L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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La demeure aux rideaux tirés. [Amaryllis][22/04/42]

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Amaryllis Runaway
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Nombre de messages : 33
Date d'inscription : 27/07/2014
Race : Vampire
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Comédienne
Age : 89 ans
Age (apparence) : 20 ans
Proie(s) : Les humains.
Secte : Indépendant.
Clan : Ventrue
Lignée : Arhimane
Rang Pyramidal : Ordinaire
MessageSujet: La demeure aux rideaux tirés. [Amaryllis][22/04/42] Lun 10 Aoû - 22:07

[HRP/ Après "Nouvelle Comédienne" /HRP]

La sublime vampire aux longs cheveux ondulés d’un blonds vénitiens tirant sur le roux s’affala en un geste négligent et pourtant emplis de grâce sur un confortable divan au tissus d#un bleu roi plaisant. Elle poussa un profond soupire et enfouit son visage entre ses bras quelques instants, lasse de cette éprouvante journée. Pourtant elle était heureuse. Elle avait enfin un chez elle... Enfin un nouveau chez elle.
La belle marquise se redressa et saisit par habitude la carafe de vin et se servit dans un beau verre ciselé qu’elle dégusta lentement même s’il avait toujours un goût de cendre dans sa bouche. Au moins c’était quelque chose de rassurant, de normal.
Finalement elle ferma les yeux avec lassitude pour se détendre et repenser à la journée qui venait de s’écouler.

Une fois que sa grâce au près du Comte ait été rendu publique elle avait du trouver un nouveau logement digne de son rang et près de la base du Lord Jiromarû Keisuke qui se trouvait sous l’Opéra si elle voulait profiter de sa protection le temps de devenir une femme assez forte pour vaincre le Baron, l’assassin !
Amaryllis était donc parti à la recherche d’une demeure à la hauteur de son rang, pour que sa présence ne paraisse pas suspecte au près de l’aristocratie. Une marquise ne pouvait pas rester dans une maison au départ faite pour la petite bourgeoisie Londonienne. La belle aristocrate aux yeux de glaces n’aimait pas vraiment Londres, elle la préférait à Bristol mais ne retrouvait pas le charme de d’Édimbourg, que cela soit les bâtiments où les habitants. Cependant elle devait finir par s’y sentir bien, elle ne sortirait pas cette ville avant d’aller au devant de la Mort en tentant d’assouvir sa vengeance et sa soif de sang.
La jeune femme à la peau nacrée avait donc choisis un bel hôtel particulier aux abords du Nina’s park. Elle aimait bien cet endroit, il était plutôt calme, proche de l’Opéra ce qui était une bonne chose.

Sa nouvelle demeure était haute de plus de quatre étages ainsi que de combles sous les toits pour loger les domestiques supplémentaires ou s’en servir comme simple grenier. Il y avait une aile perpendiculaire au bâtiment principale qui abritait les écuries et haut dessus les quartiers des domestiques. Une belle cave s’étendait également sous la demeure avec son lot de souterrain que la marquise avait étudié avec attention avant de les transmettre aux vampires chargés de sa protection, mais en effaçant quelques uns qu’elle préférait garder secret si jamais on venait à la trahir. Elle n’avait plus peur du Comte, mais plutôt de ses nombreux disciples, avides de pouvoirs et de gloires.
Un petit parc s’étendait au dehors et un haut mur le séparait du Nina’s
A l’intérieur Amaryllis avait découvert une armée de domestique prêt à la servir et lui apprenant que leur ancienne maîtresse était morte l’année passé sans héritier.
Les pièces étaient plutôt belles et certainement très lumineuse mais avant de s’y installer elle avait fait installer de lourdes tentures devant les fenêtres pour se protéger si par malheur elle devait se lever pendant la journée et des volets dans sa chambre et dans le petit salon attenant. Elle avait apprécié la décoration et n’avait donc pas changé grand chose, aimant les différents salons tapissés d’un bleu roi comme dans sa chambre ou d’un rouge presque sanglants. D’autres étaient dans des couleurs plus pastelles mais la marquèrent moins.

Cependant en tant que comédienne, la jeune femme avait fait aménager la salle de musique pour qu’elle soit plus complète et ménager un espace au centre pour lui mettre de chanter et avoir une bonne résonance. La séduisante rousse avait également fait un peu modifier la décoration de la salle de bal et fais quelques aménagements. Elle avait observé la grande bibliothèque et l’avait fait compléter avec la satisfaction de pouvoir enfin décider un peu de ce qu’elle désirait voir dans sa demeure ou non. Cela avait toujours été son mari qui avait pris les décisions sans la consulter à son grand regret autrefois.
A présent c’était elle la maîtresse de maison et personne d’autre. Cependant la jeune vampire aurait bien échangé ce privilège contre le fait de pouvoir à nouveau se blottir dans les bras de son époux.
Puis dans la même journée, l’aristocrate aux yeux d’un bleu aussi pur que le givre avait fait appeler le meilleur tailleur de Londres pour se faire confectionner des robes moins discrètes.
Cela faisait trop longtemps que son mari était mort pour qu’elle puisse se permettre de porter encore le deuil sans paraître faible.
Ses robes étaient donc redevenues anthracites, bleus pales ou saphirs, verts émeraudes ou encore vermillons.
Elle avait aimé porter du noir, mais cela ne se faisait pas et elle devait bien se plier à la société et à ses règles. La vampire avait également fait confectionner des vêtements d’équitation, même si elle doutait d’en avoir l’utilité.
Seulement une fois que toute sa garde robe fut commandé elle alla se reposer et regretta de ne toujours pas avoir de cercueil, sa demandant comment en obtenir un discrètement dans cette ville. Et devait-elle mettre ses domestiques au courant de sa nature ? Autrefois ils l’étaient tous quand c'était Ethan le maître de maison. Elle devrait demander conseille au Comte Keisuke qui saurait certainement lui indiquer comment expliquer tout cela à son personnel.
La séduisante jeune femme au corps de poupée de porcelaine se massa lentement les tempes avant de se laisser aller sur le divan, fermant les yeux et se laissant plonger dans un sommeil qu’elle aurait aimé profond mais qui fut agité de cauchemars où elle revoyait encore et encore la mort de son époux. Elle murmurait son nom lors de son sommeil, l’appelant pitoyablement et lui demandant de revenir.


***

Sa nouvelle femme de chambre, un jeune fille aux beaux cheveux froncés et aux yeux noisettes vint la réveiller une fois que le soleil ait disparut à l’horizon. L’aristocrate avait prévenus ses domestiques qu’elle vivait la nuit et qu’il était interdit de venir la réveiller avant le crépuscule à cause de sa maladie de peau qui risquerait de la tuer leur avait-elle simplement dit la veille.
La belle domestique lui offrit un sourire agréable et finit de faire monter le baquet dans la chambre, une fois que l’eau fut chaude Amaryllis retira sa chemise de flanelle et s’y glissa en soupirant d’aise et commença à discuter amicalement avec sa nouvelle domestique qui était une londonienne pur souche et commença à lui raconter divers ragots sur la noblesse de la capitale et beaucoup tournèrent autour du célèbre Lord qui régnait sur les vampires, mais cela Alice ne le savait pas.
Au bout d’un moment alors que la servante brossait la longue chevelure blonde vénitienne de sa maîtresse sur laquelle elle s’était extasiée pendant de longues minutes, ce qui avait fait sourire la jeune femme aux yeux de glace lui demanda :

- Est-ce donc vrai madame que vous avez rencontré le Comte ? Et qu’il vous a même intégré à sa célèbre troupe ? Est-il vraiment aussi beau qu’on le raconte ? La brune poussa un petit soupire en se pâmant. J’aimerais tellement le rencontrer...

La jeune femme eut une lueur d’amusement dans le regard et éclata de rire en entendant toutes les questions de sa domestique qui avait commencé à natter ses cheveux pour les entrelacer et lui faire un élégant chignon dont des mèches s’échappèrent aussitôt pour encadrer son beau visage qu’elle maquilla en même temps de manière experte, se peignant les lèvres d’un rouge sulfureux avec précision tandis qu’elle soulignait son regard d’un simple trait de khôl. Elle prit son mouchoir et essuya doucement ses lèvres pour qu’elles soient moins voyantes Après tout elle n’avait plus personne à séduire depuis longtemps. Au fond cela finirait par lui manquer, mais cela n’avait pas d’importance. Seul sa vengeance en avait.


- C’est bien vraie Alice, j’ai en effet rencontré le Comte et il m’a invité à rejoindre sa troupe, c’est un grand honneur pour moi ainsi qu’un plaisir. Ses yeux s’assombrirent un peu avant de poursuivre Oui le Comte est un bel homme, étrange mais bel homme. Cependant je ne regarde pas vraiment les autres hommes, mais tu auras peut être l’occasion de le rencontrer un jour. Qui sait...

Lui souffla-t-elle au bout d’un temps en regardant distraitement la pièce qui l’entourait. Elle se souvenait de ses anciennes domestiques qui passaient des heures à s’extasier sur son mari tandis qu’elles s’occupaient d’elle en lui expliquant la chance qu’elle avait.

N’ayant toujours pas de nouveaux vêtements pour le moment elle passa l’une de ses élégantes robes noires qui enserrait sa taille et dont les manches étaient longues, cependant ne voulant pas paraître trop austère il y avait tout de même un certain décolleté, conforme à ceux de son époque. Sa crinoline était ornée d’une dentelle finement travaillée. Amaryllis passa à on cou sa parure de diamants noires qu’elle portait le jour de sa fuite, l’un des seuls objets qu’elle gardait de son époux  et glissa à son annulaire sa bague contenant du poison.
Elle pensa un instant à demander au Comte d’envoyer quelqu’un récupérer ses anciennes affaires, mais c’était bien inutile comme demande. Il ne pourrait le faire sans s’opposer directement au Prince d’Édimbourg. La belle jeune femme devait se faire une raison...
Surtout qu’après presque un an on avait du piller leur demeure.

Une fois prête, la nouvelle cantatrice du célèbre metteur en scène choisit soigneusement quelques textes et partitions pour qu’on puisse l’accompagner au piano et au violon qu’elle mit dans une pochette les posant sur le petit guéridon de bois dans l’entrée tandis qu’Alice lui apportait ses gants ainsi que son chapeau, rabattant la crêpe de dentelle devant son visage livide, dissimulant en partie son regard de glace descendant l’allée et entra dans le fiacre qui l'attendait devant la porte pour l’emmener chez le Comte.


[HRP/ Suite à "Divine Mélodie" /HRP]
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La demeure aux rideaux tirés. [Amaryllis][22/04/42]

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