L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42]

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Fye Flowrith
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MessageSujet: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Ven 11 Sep - 18:19

(HRP en provenance de L'affiche de l’illumination )

 La douceur du vent dans ces cheveux, l’odeur envahissante des plantes en décompositions, les murmures des pas feutrés d’un renard et enfin la couleur magnifique du tissu des robes des femmes prenant leurs marches dans le parc, tout ça éveillaient à l’intérieur de Fye des sensations décuplées par la pleine lune qui se rapprochait de jour en jour. Le jeune homme se trouvait là, parmi cet univers qui ne se préoccupait de personne d’autre que de lui-même, mangeant un morceau de pain et du fromage sur le banc du parc. La journée avait été paisible et s’est sous le beau soleil de midi que le jeune bourgeois avait décidé de venir prendre son repas ou plutôt sa collation du midi au parc. Une journée de congé parmi tant d’autres, mais ce soir la lune serait pleine et l'appréhension gagnait de plus en plus le corps du loup-garou. Plus les années passaient et plus le jeune homme se résignait à son destin de bête, mais il n’avait pas abandonné pour autant l’idée de se contrôler entièrement et plus les années passaient plus il en était capable.

Les oiseaux gazouillaient en ce début du mois de mai malgré un léger vent frais provenant des derniers vestiges de l’hiver qui venait de se terminer, laissant la place à un printemps radieux mais frisquet. Le ciel était bleu et sans nuages, un chapeau était nécessaire pour se protéger du soleil mais Fye n’en portait pas car il aimait passer sa main dans ses cheveux comme un tic. Le jeune bourgeois regardait le ciel où deux oiseaux se tournaient autour, se chamaillant ou se courtisant, s’était difficile à dire pour une personne qui ne connaissait pas spécialement le monde des oiseaux. Les gazouillements agréables rendaient l’atmosphère de cette journée sereine et paisible, Fye en oubliait presque sa future transformation en monstre sanguinaire qui se produira dès que la nuit tombera sur Londres. Le jeune homme comptait se trouver un coin reculé du centre-ville pour menacer aucun habitant de la ville.

Pour l’instant Fye n’y pensait plus, respirant l’air frai du printemps et écoutant les sons rassurant de la nature que l’on ne pouvait entendre dans la grande ville. Le jeune homme adorait ce parc plus que les autres car il y était beaucoup plus paisible et quoiqu’il aimait la solitude l’activité de ce parc le rassurait également. Beaucoup de gens parcouraient ce parc sans se soucier de lui et cela le rendait moins nerveux de ce qui se passait dans sa tête et dans sa vie en général. Le regard perdu dans le ciel bleu, il avait perdu de vue les deux oiseaux joueurs mais il les entendait toujours chanter. Fye avait pour une des rares fois l’esprit détendu et presque vide, mais la noirceur de sa prochaine nuit jeter de l’ombre sur le beau tableau de son après-midi, il sentait déjà sous sa peau le fourmillement familier des métamorphoses en loup-garou qu’il connaissait depuis plus de deux cents ans maintenant. Malgré tout le jeune Allemand voulait profiter du calme de l’après-midi et de l’odeur sucré du parfum des jeunes femmes qui s’étaient rassemblées dans le parc, probablement un club quelconque de jeune fille dont Fye ne se souciait pas de l’existence de celui-ci. Il prit une grande respiration par les narines, laissant les parfums de fruits et de fleurs remplir son nez et pénétrer son esprit, grâce à ses pouvoirs d’homme loup il était assez loin du groupe pour qu’elles ne s’aperçoivent pas de sa présence et s’était tant mieux car le jeune homme n’avait pas de véritable intérêt, ayant probablement vécu trop longtemps pour se soucier de l’amour d’une femme ou peut-être des souvenirs affreux d’une de ces transformations l’avait à jamais éloigner de l’amour et des bons soins d’une femme.

Un mouvement dans un buisson tout près fit tourner le regard bleu de Fye, délaissant ainsi la clarté du ciel. Un museau sortait du feuillage, puis une fourrure rousse brilla un instant au soleil et enfin le renard entendu plutôt se pointa le bout de son nez. Il était magnifique sous les rayons du soleil, son regard vert cristallin semblait transpercer l’âme des êtres croisant son chemin, mais le prince de la forêt ne resta pas longtemps hélas, un rire plus sonore que les autres provenant du groupe de jeune femme le fit fuir à travers les bois. Le jeune bourgeois le suivit des yeux jusqu’à ce que le bout blanc de la queue touffu de l’animal disparaisse dans le feuillage du boisé. Une rencontre de courte durée mais qui réchauffa un peu plus la vieille âme du loup, Ha qu’il aurait aimé se transformer en renard plutôt qu’en monstre assoiffé de sang et de chair, cela aurait été beaucoup plus agréable et peut-être que son frère aurait vécu la vie qu’il aurait dût vivre.

La vie se passa ainsi pour Fye en ce début d’après-midi du mois de mai, tranquille malgré l’agitation à venir. La tête penchée vers l’arrière dans une position peu confortable mais très bien pour lui Fye s’était remis à contempler le ciel lorsqu’un cri de femme en détresse lui fit lever la tête. Un homme aux allures peu fréquentables avait littéralement foncé dans le groupe de dame bien habillée et avait pris le premier sac qui semblait bien garni et avait fui sans demander son reste. Le jeune bourgeois regarda un instant le voleur prendre la poudre d’escampette puis se leva d’un bond et partit à sa poursuite, il laissa sur le banc de parc les restes de son repas ainsi que sa canne qui était une simple parure car le jeune homme marchait très bien. Il dépassa le groupe de jeune femme et leur fit un léger signe de la main, les dames parurent surprises de voir ainsi un jeune homme blond fendre l’air à la poursuite du voleur qui avait déjà une longueur d’avance, une jeune femme qui paraissait être la plus jeune du groupe répondit à son signe de main d’un même geste, un petit sourire timide sur les lèvres.

Fye courait vite, même avant sa transformation en loup-garou le jeune homme possédait une rapidité hors du commun, mais avec ses pouvoirs d’homme loup rattraper l’homme avait été un jeu d’enfant. D’un léger coup d’épaule Fye fit tomber le voleur sur le sol terreux du parc, il prit le sac d’un geste rapide de la main et avant que l’homme ai eu le temps de se relever complètement et de sortir le couteau qu’il avait dans la poche de son manteau Fye l’envoya valser d’un coup de pied brillamment exécuté. Il laissa l’homme inconscient sur le sol, on voyait bien que le voleur buvait beaucoup par la senteur évidente d’alcool qu’il dégageait et ses vêtements sales et troués, il devait avoir de bonnes raisons de voler, mais Fye ne pouvait permettre que l’on détrousse ainsi une jeune femme alors qu’il pouvait faire quelque chose. Le geste désespéré du voleur n’avait pas eu l’effet escompté et lorsqu’il reprit conscience quelques secondes plus tard et se releva il décida de fuir même si le bourgeois sauveur de ses dames était dos à lui.

Fye marchait maintenant vers le groupe de dames qui s’était rapproché de la scène, le regard brillant d’admiration pour le jeune bourgeois. Il s’avança vers la victime de vol et lui remit sa bourse sans qu’elle ait été ouverte, il lui sourit gentiment puis salua les autres dames d’un signe de tête polie puis sortit de l’attroupement pour reprendre sa place sur le banc de parc où heureusement sa canne y était restée. Fye la prit dans ses mains et la fit tournoyé lentement, se reperdant dans ses pensées qui s’assombrissaient de plus en plus que le temps avançait, menaçant le jeune homme de l’ombre du loup qui grondait silencieusement à l’intérieur de lui-même.


Dernière édition par Fye Flowrith le Jeu 1 Oct - 14:23, édité 2 fois
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Anya Krov
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Ven 11 Sep - 20:44

C'était une belle journée. Trop belle pour rester enfermée. Anya avait besoin de prendre l'air, de respirer et d'oublier la nuit qu'elle venait de passer. Il lui semblait parfois que le temps s'arrêtait, la laissant seule dans des ténèbres dont elle ne pourrait plus sortir. Elle passa l'une de ses robes les plus simples : noir, sans volants et dont le corset en pointe était à peine dentelé. Contrairement à l'air du temps, nulle épaule n'était découverte et la dentelle sombre emprisonnait jusqu'à son cou. Pas de chapeau fleuri ni d'ombrelle aux couleurs criardes, Anya noua ses cheveux et partit enfin marcher. Ce début d'après midi offrait un vent dont la fraîcheur contrastait avec l'éclat du soleil. Après avoir quitté les rues de Bloomsbury, la jeune femme eu envie de s'évader de la ville. Mais au lieu de se diriger vers le Nina's Park, comme à son habitude, elle préféra changer de quartier. Il y a des jours ou le besoin d'évasion est si grand que prendre l'air ne suffit plus. Il faut changer de cadre. C'était l'un de ces jours. Elle opta donc pour l'Emminent's Park. Elle n'y allait que rarement, préférant les lieux moins passagers. Mais il s'agissait d'un endroit calme et réputé pour son agréable environnement. Un endroit accueillant et revigorant. Tout ce dont elle avait besoin.

Arrivée à l'entrée du parc, Anya déambula plusieurs minutes sur les chemins verdoyants de ce lieu apaisant. Elle y croisa des couples amoureux, des familles heureuses et des regroupements bruyants. Les rires se mêlaient aux bruissements de feuilles, les voix étouffaient le bourdonnement des insectes et la joie ambiante embellissait le chant des oiseaux. La jeune femme s'arrêta au détour d'un chemin pour contempler les scènes de vie qui se déroulaient autour d'elle. Tout semblait si normal, et cela lui faisait un bien fou. Elle observait ce qu'elle ne pourrait jamais avoir, mais comme un enfant se nourrissant de l'odeur du gâteau en train de cuire, Anya se réjouissait par procuration des moments de bonheur qu'elle pouvait admirer. Elle ne les jalousait pas, comprenant bien que ce monde n'était, finalement, pas le sien. Elle ferma les yeux quelques instants, inspirant profondément l'air frais de ce début d'après-midi ensoleillé, l'odeur de la nature environnante mêlée aux senteurs émanant des repas. Écoutant le ronronnement des couples, le murmure des bêtes et les cris d'une jeune femme. *Les cris*. Anya rouvrit les yeux et aperçu non loin d'elle une scène beaucoup moins réjouissante. Un homme semblait s'enfuir avec un bien qu'il ne possédait pas. A peine eut elle le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer qu'un second jeune homme, plus gentleman celui là, se mit à la poursuite du bandit. Il l'avait pris en chasse sans même se soucier de ses propres affaires, sautant d'un banc en y abandonnant son repas et une canne qui n'était visiblement pas d'une utilité vitale. Restant à l'ombre d'un arbre, Anya posa son regard sur le groupe de jeunes femmes qui avait été la cible de l'agression. Une fois le choc estompé, elles semblaient toutes plus intéressées par le jeune homme que par le vol. Celui-ci revînt d'ailleurs triomphant, quelques minutes plus tard. Anya laissa un sourire malicieux étirer son visage alors qu'elle voyait enfin celui qui attisait tant l'attention des demoiselles. D'humeur plus sociable que quelques heures auparavant, Anya décida de s'approcher. Elle observa de plus près le gentleman victorieux, ses traits fins, ses cheveux d'un blond particulier et son allure particulièrement soignée. Elle comprit mieux l'intérêt qu'il avait suscité auprès de la gente féminine. Amusée par la situation et intriguée par cet homme qui ne cherchait même pas à profiter de son succès, Anya l'accosta sans gêne.


- C'est une belle prouesse que vous avez réalisé là. Et on dirait que vous avez de nouvelles admiratrices.

Elle lui adressa un sourire sincère avant de désigner le banc d'un coup de tête.

- Vous permettez que je vous tienne compagnie un instant ?
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Fye Flowrith
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Sam 12 Sep - 23:51


Sa canne cessa ses tours lorsque la main du jeune homme stoppa net le mouvement d’un geste. La canne, un simple bout de bois particulièrement ouvragée et sertit d’une tête de loup magnifiquement sculpté qui lui rappelait sans cesse ce qu’il était en vérité valait à elle seule une petite fortune, mais l’argent n’était heureusement pas un problème dans la vie du bourgeois. Donc le mouvement de la canne avait stoppé pour la simple et unique raison qu’une dame d’apparence noble s’était adressée à lui. Tout de noire vêtue la jeune femme paraissait tel un ange de la mort avec sa peau blanche comme le lait et sa chevelure ébène, seul son regard où se trouvaient toutes les émotions du monde réunies dans deux pupilles bleus profondes comme la mer donnait de la couleur à ce tableau des plus intrigants. Fye la fixa de son regard également bleu, deux couleurs totalement différentes pourtant car le bleu du jeune homme était plus limpide, plus clair et paraissait plus calme alors que celui de l’inconnue était aussi intense qu’une tempête en plein océan. Le bourgeois sourit aux énonces de ses prouesses et de son nouveau fan-club qui se trouvait d’ailleurs pas très loin et dont plusieurs membres l’observaient encore du coin de l’oeil.

Elle lui désigna alors le banc d’un signe de tête qui la fit paraître un peu arrogante mais qui ne lui enlevait rien de son charme. Le long bac que Fye avait occupé à lui seul avec les reliefs de son repas constitué de fromage et de pain, il ne restait que des miettes, mais les miettes attiraient les pigeons non? Ce fut le cas lorsque le jeune homme fit tomber les bouts de pains et de fromages sur le sol pour laisser une place un peu plus respectable à la noble dame qui voulait lui tenir compagnie, il faudrait bien qu’il lui réponde d’ailleurs car ces gestes sans paroles n’étaient pas nécessairement une invitation à s’asseoir même se cela si rapprochait.


-Si le coeur vous en dit alors il n’y a aucun problème à ce qu’une dame de votre rang veule bien tenir compagnie à un vieux bougre comme moi.

Fye oubliait souvent que son physique ne représentait pas son âge, comment son corps aurait pu représenter plus de trois cents années de vie? Il ne le savait pas lui-même comment ce miracle ou plutôt cette malédiction avait opéré, mais il en était là: un corps d’une vingtaine d’années avec l’expérience d’un aïeul de trois cents ans. Bref Fye n’en faisait plus énormément de cas comme le reste de sa vie d’ailleurs, il vivait seulement par peur de l’inconnu, peur de ce qui pourrait se passer après la mort, sans cette peur il se serait probablement enlevé la vie une centaine d’années plus tôt. Fye avait eu à de nombreuses reprises l’occasion de mourir, il en avait vu des guerres et des horreurs dans divers pays, mais la mort ne voulait pas de lui.

Le gentleman qu’était Fye fit un signe de la main pour présenter le banc maintenant dénudé de toutes miettes de pain ou de fromage, la laissant ainsi s’asseoir à côté de lui sans pour autant être très proche, cela serait manqué aux convenances que deux personnes de sexes opposés avaient l’obligation de tenir dans un lieu public comme celui-ci. L’après-midi était bien entamée à présent et le loup-garou sentait venir lentement mais sûrement l’heure de sa descente en enfer. Une transformation lente et douloureuse, une nuit blanche où son double maléfique rôdera dans les rues de la ville à la recherche d’une proie à déchiqueter car le loup n’aimait pas seulement le goût de la chair, il aimait aussi la chasse, il adorait la chasse. L’exaltation de la course, l’odeur de la peur provenant de sa future victime, être le chasseur et non le chassé cela lui plaisait et même sous sa forme humaine Fye ne pouvait nier que lorsque lui revint des images et des émotions de ses escapades nocturnes il aime la sensation que lui procure le pouvoir sur la vie de quelqu’un, le jeune homme se dégoûte lui-même à chaque fois, mais il ne pouvait faire autrement.

Le regard de Fye se posa dans celui de la belle inconnue, un sourire étira les lèvres du jeune homme.


-Puis-je connaître votre nom si cela n’est pas trop indiscret de ma part?

Fye s’était redressé pour être assis plus convenablement, il posa sa canne près de lui pour demeurer attentif aux paroles de la dame car les effets de la transformation faisaient dévier son esprit au moindre son et à la moindre odeur différente qu’à l’habitude.
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Anya Krov
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Dim 13 Sep - 12:41

Anya fixait la main du jeune homme qui balayait le banc sans répit, faisant par là-même le bonheur des volatiles aux alentours qui se ruèrent sur les restes de son repas. Elle se dit également que la blondeur de ses cheveux était vraiment peu ordinaire. Ils étaient si clairs, presque blanc.D'ailleurs, tout chez lui était clair : ses cheveux, ses yeux et sa peau, ce qui lui donnait un aspect assez angélique. Elle sortit de sa contemplation lorsque le jeune homme s'adressa à elle, acceptant sa présence. Entre étonnement et amusement, elle ne put s'empêcher de sourire à sa remarque. Ce « vieux bougre » ne semblait pas avoir plus de la vingtaine. Il avait même l'air plus jeune qu'elle. C'est donc avec un ton léger, tâché d'humour, qu'Anya lui répondit tout en s’asseyant près de lui.

- Et bien le temps semble avoir été très clément avec vous, Monsieur. Bien plus qu'avec les autres vieux bougres qu'il m'ait été donné de rencontrer.

Anya laissa son regard s'égarer une nouvelle fois sur le groupe de jeunes femmes. Certaines vaquaient de nouveau à leurs occupations, ou plutôt à leurs conversations, mais d'autres n'avaient toujours pas détachées leurs yeux du jeune homme. L'une d'elle, en particulier, vêtue d'une robe rose et blanche, regardait Anya avec une particulièrement intensité. Peut-être était-elle jalouse de ne pas être celle qui c'était assise près de lui. Après tout, rien ne l'en aurait empêché, et surtout pas Anya dont les préoccupations dépassaient largement celles d'une amourette naissante. Sentant le regard du gentleman se poser sur elle, la jeune femme cessa de s'intéresser aux yeux noirs qui la fixaient pour détourner son visage vers celui de son interlocuteur. Sa voix était aussi douce que son allure et elle prit quelques secondes pour admirer ses iris bleuté. C'était étrange, il lui semblait que différentes teintes de bleu s'y mélangeaient et qu'une ombre bien plus profonde tentait de recouvrir les autres. Anya, de son regard brut, avait pour habitude d'analyser les yeux des autres : miroir de l'âme qu'elle aimait interroger sans répit. Et derrière cette lumière qui ne semblait pas quitter le sien, brillait un feu bien différent. Et bien plus triste, aussi. Elle finit par cesser de se noyer dans ces iris particulière et rendit son sourire au jeune homme.


- Anya. Anya Krov. Et quel nom porte le sauveur de ces dames ?

Le vent souffla légèrement plus fort. Un peu plus froid encore. Anya contempla les spectacle de quelques feuilles tourbillonnant dans l'air et son esprit s'égara un moment. Bientôt, elle devrait retourner se perdre dans la noirceur de la nuit car la lune serait ronde. Et une lune ronde attire les Hunters. Mais elle savait, au fond d'elle, que si une créature se trouvait en face d'elle, elle devrait concentrer toutes ses forces pour ne pas être tuée et ainsi oublier, encore une fois, la traque qui la menait dehors. Car si par malheur elle retrouvait Thomas vidée de toute énergie, alors la chasseuse deviendrait la proie, et elle n'aurait aucune chance d'en sortir vainqueur. Son esprit revînt sur terre une fois le bruissement des feuilles atténué. Son regard se tourna à nouveau sur le jeune homme assit à côté d'elle, attendant d'en connaître le nom.
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Fye Flowrith
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Mer 16 Sep - 21:28


Le vieux loup ne put s’empêcher de rire légèrement à la remarque d’Anya, oui le temps avait été clément sur le physique mais pas nécessairement sur l’esprit. Fye regarda dans le vide, derrière l’épaule d’Arya, son regard devint mélancolique et l’esprit du bourgeois partit pour une de ces nombreuses escapades vers son passé. Une nuit parsemée d’étoiles en Afrique, où exactement il ne se souvenait plus, cela faisait terriblement longtemps maintenant. Une nuit magnifique où Fye se souvenait du doux visage d’une femme, une femme qui avait hanté ses nuits pendant longtemps et venait y faire un tour de temps à autre encore aujourd’hui, une femme amoureuse et lui aussi l’était...amoureux. Un amour profond, il avait quatre-vingt-treize ans à l’époque mais paraissait aussi jeune qu’aujourd’hui, un amour destructeur, un amour assassin. Un drame se passa, bien sûr, comme toujours, un drame une nuit de pleine lune et le corps étendu là, sans vie et déchiqueté par les crocs d’une bête. Ensuite ce fut la fuite, vers où? Fye pensait que s’était vers la Chine...peut-être, s’était flou, flou et douloureux d’y penser en cet instant, la pleine lune sera belle ce soir, le ciel est sans nuages. Le sourire du jeune homme se figea et son regard prit une teinte jaunâtre, il baissa les yeux et reprit contrôle de ses pensées, une fraction de seconde s’était passée mais dans l’esprit fragmenté du loup cela semblait avoir été une éternité. Le bleu revint maître des pupilles et le jeune homme releva la tête tout sourire.

-Très clément, je me trouve assez chanceux comparé à d’autres.

Le sauveur de ces dames, que ce surnom sonnait drôlement à ses oreilles, il n’avait que rapporter une bourse à une jeune fille qu’il allait peut-être dévorer cette nuit si elle osait se promener en cette nuit où la lune exerçait une étrange et surtout horrifiante attraction sur des êtres tels que Fye. Il la sentait d’ailleurs qui se rapprochait lentement dans le ciel, voulant avidement prendre la place du soleil et régner sur les êtres surnaturels qui peuplaient Londres. Ha que cette dame la lune était cruelle, elle dansait avec la mort à chaque nuit et exerçait son emprise sur les pauvres bêtes lorsqu’elle allait se vêtir de ses plus beaux atouts, faisant se lever les loups qui mouraient d’une envie de chasse, une chasse sauvage et sanglante qui n’épargnait que rarement une pauvre âme perdue dans la nuit. Fye se trouvait là, sur un banc de parc à profiter de la bienveillance du soleil avant de devenir l’esclave de l’astre lunaire et discutait normalement comme un jeune homme d’une vingtaine d’années, sourire doux aux lèvres et regard rieur.

-Fye Flowrith pour vous servir.

Fye se leva et fit une légère révérence, plus par amusement que par réel besoin de politesse, sourire charmeur aux lèvres il avait tout du parfait gentleman, il ne manquait que le chapeau qu’il avait laissé à la maison tout simplement parce qu’il n’avait pas eu envie de le porter. L’air s’était rafraîchi, signe fatidique que l’après-midi de printemps tirait presque à sa fin, laissant la place au soir où les bonnes gens allaient dîner en famille, les plus riches dans des restaurants chics, les gens de la classe moyenne chez eux mais avec de la bonne nourriture à la table et enfin les pauvres. S’ils avaient un chez eux le repas serait maigre et s’il n’en avait pas...eh bien ils se nourriraient de ce que les passants pressés daigneraient leur donner ou si la chance le permettait les poubelles d’un restaurant auraient quelques restes à laisser aux pauvres âmes sans-abri de la ville.

Fye était resté debout, ne voulant plus rester assis car il l’avait été un bon moment. Sa course-poursuite l’avait bien sûr dégourdi les jambes, mais il avait besoin de bouger pour détendre son corps qui se préparait pour une énième transformation. Le jeune homme tendit son bras à Anya et posa son regard dans le sien.


-Si cela ne vous dérange pas j’aimerai bien marcher un peu, l’ambiance ici commence à être désagréable.

Fye se servit du groupe de jeune fille comme excuse, il était vrai que les regards des quelques dames encore secouées par l’évènement commençaient à être agaçant et quoique Fye ne s’en souciait guère il trouva que cela était une bonne excuse pour se déplacer. Anya venait d’arriver et ne voulait peut-être pas se lever maintenant, mais Fye n’en pouvait plus de rester assis, il sentait les fourmillements familier sous sa peau qui annonçait les changements à venir. La métamorphose était habituellement rapide, douloureuse mais rapide, c’était les signes qui l’annonçaient qui était dérangeant: les émotions à fleur de peau, des fourmillements sous la peau, des sensations dans les membres comme des poussées de croissance et plus. Fye avait réussi à contrôler de manière presque parfaite ses sautes d’humeur durant la journée, mais son corps le fatiguait grandement en ce moment et bouger lui ferait le plus grand bien.

Le jeune homme prit sa canne, dans sa main droite et présenta son bras gauche à la demoiselle, espérant qu’elle accepterait sa demande et marcherait à ses côtés dans le parc, déambulant jusqu’à l’heure fatidique où Fye devrait se retirer pour trouver un endroit le plus éloigné possible de la population.
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Anya Krov
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Jeu 24 Sep - 12:46

Anya ne pu s'empêcher de sourire lorsque le jeune homme se présenta au travers d'une révérence. Elle contempla ses yeux charmeurs qui donnaient à son visage une douce allure, presque enfantine. Le temps était toujours radieux, mais le vent se faisait plus frais et les gens commençaient à vider le parc. A vrai dire, Anya n'aimait pas trop la foule, ce n'était donc pas pour lui déplaire. Et bien que moins peuplé, le parc restait toujours un endroit agréable. Fye s'adressa de nouveau à elle d'une voix légèrement plus sérieuse. Il lui tendit son bras et lui fit comprendre qu'il ne se plaisait plus ici. La jeune femme ne pu s'empêcher de jeter un regard sur les demoiselles qui, riant gaiement, s'étaient peu à peu désintéressées de leur conversation.

- Ce sera parfait.

Anya se redressa et saisit le bras qu'il lui offrait. Si elle était venue dans ce parc,c'était surtout pour se changer les idées. Et il lui semblait que le dénommé Fye lui apportait plus de détente que les lieux eux-mêmes. La marche n'était vraiment pas quelque chose qui la rebutait. Déambuler lentement, se perdre dans ses pensées, profiter de la fraîcheur du temps et admirer les ombres qui se dessinent sous les arbres au fur et à mesure que le jour disparaît. Tout ceci l'apaisait, finalement.

Anya regardait droit devant, sentant la chaleur du corps à côté d'elle. Elle ne le regardait pas mais sentait sa posture, droite et ferme. Un homme d'une grande  élégance, tant dans ses actes que dans sa démarche, se fit-elle remarquer. Elle détourna les yeux vers la droite, détaillant la canne que le jeune homme tenait dans sa main droite. Elle était très belle. Les finitions particulièrement soignées représentaient une tête de loup. Anya aimait beaucoup le bois, et le travail qui avait été fait sur celui-ci était vraiment remarquable.


- C'est une très belle canne, je n'en ai jamais vu de semblable.

Anya était sincère et semblait vraiment intéressée par cet objet. Elle laissa un léger silence appuyer ses mots. Fly Flowrith ne semblait pas avoir besoin d'aide pour marcher, mais l'esthétisme de l'objet suffisait peut-être à le rendre utile.

Le vent se rafraîchit davantage et la lueur du soleil faiblissait, signalant que l'après-midi touchait à sa fin. Les quelques tulipes rouge sang qui peuplaient les bords du chemin semblaient se recourber légèrement, comme annihilées par le manque de lumière. Elle contempla les alentours, remarquant qu'il n'y avait plus grand monde. Ils prirent la direction d'un chemin désert, apercevant au loin quelques couples se baladant encore. L'attention d'Anya fut soudainement attirée par un groupe d'hommes qui marchaient dans leur direction, à quelques dizaines de mètres d'eux. C'était étrange. Non pas que le fait de voir des hommes se balader à Emminent park était anormal, mais leur allure, elle, semblait bien trop rapide pour concorder avec une envie de promenade. Anya ralentit le pas. Ils étaient encore loin, mais elle cru reconnaître un visage parmi les quatre avançant avec détermination. Ses vêtements, ses cheveux noirs, son allure peu soignée. C'était le voleur qui avait sévit plus tôt. La jeune femme lança un regard à Fye. Elle n'était pas apeurée, mais plutôt inquiète. Tout ceci sentait les représailles. En effet, pourquoi reviendrait-il ici accompagné de ceux qui semblaient être ses amis alors qu'il avait échappé de peu à une arrestation ? Ce n'était pas très prudent. Selon Anya, la colère était l'un des rares moteurs suffisamment puissant pour faire prendre à un homme autant de risques. L'expression de ses yeux se durcit lorsque les quatre membres du groupe s'arrêtèrent à deux ou trois mètres d'eux. Celui qu'elle soupçonnait être le voleur pris la parole en premier, un regard mauvais fixé sur Fye.


- Tu me remets ?

Anya ôta son bras de celui du jeune homme, lui laissant la place de riposter en cas d'attaque soudaine de l'un des quatre assaillants. Les yeux du voleur se posa sur elle. Une expression étrange se dessina sur son visage lorsqu'il la reluqua de haut en bas, avant de lui lancer de façon désinvolte, imitant de façon grossière les manières connues de la haute société :

- Désolée chérie, ton homme et moi avons un différent à régler ! Je me dois d'écourter votre promenade. Mais t'en fait pas, je m'occuperai de toi plus tard.


Anya se crispa légèrement. Son cœur accéléra, énervé par la colère et par un brin d'affolement. Elle eu l'impression d'attirer les problèmes, ou qu'elle aille. Elle jeta un énième coup d’œil aux alentours qui semblaient désespéramment vide de vie. Étrangement, elle se sentait plus effrayée de devoir affronter un être humain qu'une créature de la nuit. Son regard bleu nuit se posa alors sur Fye qui, pour le moment, concentrait tous les regards menaçant. La situation allait dégénérer, elle en était certaine. Elle espéra seulement que le Gentleman savait aussi bien se défendre que courir après les bandits.
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Fye Flowrith
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Ven 9 Oct - 4:56

Heureux d’entendre que la jeune demoiselle adhérait dans le même sens que lui et qu’elle lui saisit le bras, Fye commença lentement ses déambulations dans le parc tant aimé des habitants de la grande ville qui y venaient pour respirer un air plus pur que celui des égouts de Londres. S’était parfait en effet de marcher tranquillement, se détendre avant la dure nuit qui venait de plus en plus vite et rendait le jeune homme de plus en plus instable, cependant la présence d’Anya à ses côtés tranquillisait de façon étonnante le loup qui s’impatientait de sortir. Fye sentait à peine la main de la jeune femme sur son bras, elle était légère et douce, ne s’appuyant aucunement sur son bras, le tenant probablement que par courtoisie.

Anya fit une remarque sur sa canne, Fye en oubliait souvent son existence lorsqu’il marchait, elle était seulement là, fidèle compagne de ses jours en solitaire. L’intérêt que portait la jeune femme sur la canne de Fye donna une belle occasion d’avoir une discussion simple et sans tracas, une discussion aimable entre deux jeunes gens se connaissant depuis peu. Elle venait de loin cette canne, mais le jeune homme ne pouvait dire toute la vérité sur cet objet sans révéler qu’il était beaucoup plus vieux qu’il ne le paraissait car elle provenait d’un de ces nombreux voyages ayant pour cause sa malédiction. C’était un artisan Perse lui semblait-il à moins que ce ne fût lors de son voyage en Égypte… Peu importait à présent la canne était là et le suivait depuis maintenant 97 ans dans ses voyages et ses marches au parc, elle devait lui rappeler constamment qui il était ce qui le déplaisait parfois, une histoire amour haine s’était développé avec elle et Fye ne pouvait tout simplement plus s’en défaire.
 

-Ah cette vieille canne, elle m’a été offerte par un artisan lors d’un de mes voyages, Elle est juste là par parure, comme vous le voyez je n’ai pas de difficulté à marcher haha.

La lumière se tamisait de plus en plus rapidement, la chaleur douce du soleil laissait place à la fraîcheur annonciatrice de la nuit qui venait remplacer le jour. Il était peut-être temps d’y aller, mais cela faisait si longtemps que Fye n’avait pas été aussi détendu en compagnie de quelqu’un, surtout si près d’une pleine lune. Habituellement le jeune homme évitait tout le monde, tous les êtres vivants de la ville étaient à présent des proies et Fye préférait les éviter que de penser à ce que son double à fourrure pourrait leur faire. Mais aujourd’hui il se sentait bien, profitant d’une discussion aussi légère que la brise qui passa ébouriffer sa chevelure blonde. Ils bifurquèrent vers un chemin désert, le chant des oiseaux lançait une dernière mélodie, ode à la beauté de la journée avant de la nuit les plonge dans un léger sommeil. Le doux chant qui ravisait les oreilles du jeune bourgeois fut interrompu abruptement par un groupe d’hommes d’âges variés qui approchait rapidement dans leurs directions. Fye reconnu plus à l’odeur nauséabonde que par vue le bandit arrêté plutôt, Fye n’avait pas réellement besoin d’une poussée d’adrénaline juste avant une transformation, cela risquerait de mal tourné et ce n’était pas ce qu’il voulait. Anya avait ralenti, ressentant probablement elle aussi ce qui arrivait, Fye s’arrêta totalement, ne voulant pas rapprocher l’heure de la rencontre de son plein gré, pas qu’il avait peur, quoique peut-être oui il eût peur, mais pas peur pour lui-même, peur pour eux, peur pour Anya. Il ne voulait qu’elle le voie perdre le contrôle, cela serait catastrophique. Fye sentit le regard de la demoiselle le fixer, mais le sien était centré sur celui du voleur, apparemment il n’avait pas été assez humilié, dommage car maintenant il fallait rectifier le tir. Ils étaient quatre, seulement quatre, cela ne devrait pas lui causer bien des problèmes, il devrait pouvoir régler cela sans que son loup ne prenne trop le dessus.

Le jeune bourgeois allemand resta silencieux à la question simplette de son opposant, le bras qui pesait doucement sur le sien disparu, lui laissant ainsi une meilleure liberté de mouvement. cependant Fye se posta un peu plus avant, se plaçant entre Anya et les quatre hommes car le bandit la regardait avec un peu trop d’insistance et ce que Fye détestait par-dessus tout du comportement des hommes était bien dans cette catégorie-là. Les mots sonnèrent étrangement dans la bouche du vil individu, une imitation grossière des bonnes manières qui se voulait peut-être une farce. Mais il n’y avait rien de drôle dans ces paroles remplit de sous-entendus tordus qui firent serrer le poing libre du jeune homme et serrer la canne de son autre main. La pauvre canne émit un son d’avertissement, un léger son que seul l’ouïe fine du loup-garou put entendre. Fye desserra un peu son emprise, ne voulant pas briser cette oeuvre d’art pour un troupeau de buffle abruti par l’alcool.

Le parc semblait s’être soudainement vidé, il était vrai que les êtres humains avaient beaucoup de difficulté avec l’entraide… Quelque-uns en étaient capables, mais la plupart fuyaient devant les problèmes des autres surtout si ses autres n’étaient pas dans leurs cercles d’amis et de proches. Fye ne s’en formalisa pas, quoi de plus naturel que d’éviter les ennuis, mais là maintenant les ennuis lui fonçaient droit dessus avec un poignard car oui un truand qui n’était pas le chef du groupe s’élançait à présent vers le loup-garou sans se douter de la vraie nature de son opposant.

Un mouvement complexe du poignet, un corps qui plane quelques secondes dans les airs puis retombe lourdement sur le sol, un gémissement et un juron. Voilà ce que se passa en quelques secondes seulement, Fye était resté impassible, le regard sévère. Il avait utilisé la force de son adversaire pour le projeter au sol, une technique efficace contre les personnes aux quotients intellectuels peu développé et qui préféraient foncer dans le tas plutôt que d’analyser la situation.


-Eh merde!

Celui qui semblait être le chef de cette jolie bande pointa Fye de sa main gauche sale.

-Attraper le moi!

Celui par terre se releva en grognant, les trois autres se jetèrent sur leur opposant dans le but évident de lui faire mal. Fye se déplaça vers la gauche pour s’éloigner d’Anya, ne voulant pas qu’un des bandits s’en prennent à elle. Le bourgeois réussit à se débarrasser de deux des trois assaillants d’un coup de pied dans l’estomac pour un et un coup de canne sur le crâne de l’autre. L’homme frappé à la tête tomba inerte sur le sol, assommé et ainsi hors combat pour un moment. Fye se permit de regarder en sa direction pour s’assurer qu’il n’était pas mort, il laissait assez de cadavres sur son chemin pour qu’il en laisse un autre délibérément. Cependant ce moment d’inquiétude sur la vie d’un être qui n’en méritait pas tant le mit dans une situation des plus fâcheuses car les deux autres hommes lui avaient prient chacun un bras par-derrière, le contorsionnant ainsi dans une position désavantageuse. Le bandit de droite frappa dans le creux de son genou, le lui faisant ployer et ainsi descendre au niveau du sol, l’orgueil fit qu’aucun son ne sortit de la gorge du bourgeois, même lorsque celui-ci reçut un coup de poing dans l’estomac de la part du chef de la bande que Fye avait humilié environ une quarantaine de minutes plus tôt.

-Tu fais moins le malin salopard!

C’est à ce moment que les iris de Fye devinrent jaunâtres, ses traits de visage dissimulés par sa chevelure blonde et la position de sa tête devinrent plus dures, plus fauves. Ses ongles s’effilèrent et ses dents s’aiguisèrent. Le loup-garou saisit les mains qui le retenaient et les serra si fort qu’il brisa les poignets des deux truands qui se mirent à hurler de douleur avant de lancer plusieurs jurons. Ils reculèrent de plusieurs pas, plus aussi courageux que tout à l’heure, le chef de la bande sortit un poignard de son veston défraîchit et attaqua le bourgeois. Une main griffue l’attrapa à la gorge et serra doucement, le bandit laissa tomber son poignard, suffocant sous la poigne solide du monstre. Leurs regards se croisèrent, celui de Fye jaune et froid, devenu inhumain sous l’influence de la lune et celui de l’humain, terrifié, un regard qui exprimait une peur quasi primitive, seule la fuite comptait à présent et c’est ce que firent les deux bandits encore debout. Une moue de dégoût étira les lèvres de Fye et on ne sait si c’était le loup ou l’humain qui laissa partir la proie, si cette chasse avait été trop facile pour le loup ou si l’humain avait pris un instant le contrôle de son propre corps. Quoiqu’il en soit le bandit partit en courant, se tenant la gorge marquée de la main du Fye.

Le regard rivé sur ses proies qui fuyait une envie irrésistible de les poursuivre grondait dans la tête de Fye, mais l’humain prenait de plus en plus le dessus pour une dernière fois en cette journée.
Ses iris redevinrent lentement bleus, son visage se radoucit et ses griffes disparues. Le jeune homme se tourna enfin vers Anya, son regard se planta dans le sien, un regard bleu limpide où se lisait souffrance, tristesse et inquiétude. Inquiétude de ce qu’avait vu Anya, de ce qui allait se passer ensuite, un sourire triste se figea sur les lèvres du jeune homme, attendant la suite avec appréhension.
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Anya Krov
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Mer 4 Nov - 14:17

Comme elle l'avait prédit, la situation dégénéra. La lueur de rage qui brillait au fond des yeux de ces hommes indiquait qu'ils n'avaient nullement l'intention de les laisser en paix, ni lui, ni elle. Fye s'interposa entre le groupe et la jeune femme, qui recula d'elle même. Son cœur battait à tout rompre. Elle se demanda ce qu'elle ferait si le Gentleman n'arrivait pas à garder le contrôle de la situation. Comment pourrait-elle l'aider ? Elle n'avait pas la force physique nécessaire pour intervenir dans ce genre de situation. Même sa magie ne lui était d'aucune utilité, elle risquait même, au contraire, d'empirer la situation. En effet, l'une des capacités d'Anya, outre les rêves étranges qu'elle faisait parfois, était de noircir l'âme des êtres qui l'entouraient. Elle pouvait faire ressortir le pire en chacun d'eux, en chaque créature vivante sur cette terre. Comment ? Elle n'en avait aucune idée. Elle ne contrôlait rien. Et en ce cas présent, elle espérait seulement ne pas aggraver les tensions qui semblaient déjà atteindre des sommets.

Un premier assaut fut lancé. L'un des hommes se jeta sur Fye, mais celui-ci n'eut pas de difficultés à l'éloigner. Crispée lors de l'attaque, Anya se laissa gagner par la surprise. Un à un, les assaillants furent projeté au sol. La jeune femme découvrit ainsi une nouvelle utilité à cette canne qu'elle trouvait si agréable à regarder. Et c'est au moment ou elle commençait à reprendre confiance, à détendre ses muscles et à calmer son cœur que le Gentleman fut saisit par plusieurs hommes à la fois. Il avait été pris. Tout était terminé. Anya, désemparée, cherchait du regard quelqu'un capable de les aider. Elle était prête à se jeter elle même dans la mêlée pour tenter de lui laisser une chance de se délivrer. Mais elle n'eut pas besoin d'en arriver là. Devant elle, Fye sembla se métamorphoser. Il n'était plus le jeune homme qu'elle avait rencontré quelques instants plus tôt. Son physique sembla se durcir, son corps se raidir et ses yeux laissaient apparaître un étrange feu qui n'était aucunement naturel. Anya retînt son souffle et, sous son regard étonné, le Gentleman se défit de ses assaillants. Semblant porté par une force surhumaine, il attrapa les poignets qui le retenaient avant de les briser sans ménagement. Fye était comme hors de son corps. Elle avait l'impression de ne plus voir la même personne le diriger. Son regard s'attarda sur les mains du jeune homme autrefois si pures. Elles étaient désormais allongées. Griffues. Poilues. Ce n'était définitivement pas le même homme. Ce n'était définitivement pas un homme. Mais cette transformation pour le moins spectaculaire n'était apparemment pas suffisante pour le chef de cette bande de bras cassés. Il sortit un couteau, dernière arme qu'il possédait, voulant à tout prix la peau de celui qui l'avait humilié plus tôt. Mais cette fois-ci, Anya n'était plus inquiète et, en effet, elle n'avait plus à l'être. En tout cas, plus pour la victoire de Fye, ou tout du moins de ce qui restait du Fye qu'elle avait recontré. L'homme attrapa violemment son agresseur à la gorge. La jeune femme restait stoïque, le souffle suspendu, tout comme cet homme soulevé sans peine au dessus du sol. Elle regarda le visage transformé du Gentleman. Ne le tuez pas. *Ne le tuez pas Monsieur Flowrith*. Tout son esprit priait en ce sens. Elle attendait avec appréhension le verdict de celui qui était devenue maître de la partie, espérant de tout son cœur qu'il n’achèverait pas le voleur. C'est donc sans retenir un soupir de soulagement qu'elle regarda Fye délivrer son bourreau de son emprise et le laisser s'enfuir avec le reste de sa troupe. Mais elle n'avait maintenant que faire de leur fuite, concentrant son regard et toute son attention sur l'homme transformé qui se tenait devant elle. Et tandis que lui fixait la course du groupe d'assaillants, son physique sembla se radoucir. Comme un écho au premier phénomène auquel elle avait assisté, Anya admira le Gentleman retrouver peu à peu son apparence humaine. Ses dents étrangement longues ne le défiguraient plus. Ses mains duveteuses et aux griffes acérées laissèrent de nouveau place aux mains si graciles du jeune homme qu'elle avait rencontré. Et ses yeux, l'espace d'un instant si flamboyant, retrouvèrent leur bleu naturel. Le calme après la tempête, songea Anya. Tout était redevenu à la normal, comme si ces dernières minutes n'avaient été qu'un rêve. Ou un cauchemar. Il détourna finalement ses yeux vers les siens, laissant apparaître sur son visage une expression bien différente de celle qui l'avait animée pendant la lutte de tout à l'heure. Anya le fixait en silence. Son cœur battait toujours aussi vite. De nombreuses émotions se bousculaient en elle. Soulagement de voir cet assaut terminé. Peur d'être attaquée par la bête qu'elle avait décelé. Curiosité pour cet être qui la regardait maintenant. Et culpabilité. Oui, culpabilité. Parce qu'en ce moment même, Anya se demandait si ce n'était pas à cause d'elle que le jeune homme avait perdu le contrôle de lui-même. Si ce n'était pas cette magie noire qui émanait d'elle qui l'avait poussé a accepter cette transformation avant l'heure. Et tendis que les deux se regardaient en silence, tandis qu'Anya analysait l'âme de celui qui lui faisait face et que Fye semblait attendre avec appréhension une quelconque réaction de sa part, elle compris. Elle su qui était ce double qui se cachait au plus profond de lui. Elle reconnu cette fougue et ces traits si particuliers dont sa mère lui avait plusieurs fois parlé. Elle se souvînt de ses mises en garde quant à leur dangerosité. Elle n'en avait jusque là jamais croisé sous leur forme animale, tout simplement parce qu'elle se savait incapable de se défendre une fois la pleine lune à son apogée. Elle craignait les créatures de la nuit. Mais elle craignait aussi les hommes. Ce lycan qui se trouvait devant elle était les deux à la fois. Pour autant, il l'avait défendu. Et le regard qu'il posait sur elle en ce moment n'indiquait aucunement l'intention de lui faire du mal. Elle était donc intriguée, reconnaissante et un brin méfiante. Après un silence bien plus pesant qu'elle ne le pensait, Anya se décida à le briser et s'approcha lentement de Fye. Ses pas résonnèrent dans le parc vide de toute âme et de tout bruit.


- Eh bien, Monsieur Flowrith, je constate que vous êtes aussi doué pour vous défaire de situation délicates que charmer les demoiselles. Elle ramassa la canne en bois du Gentleman avant de la lui tendre. N'oubliez surtout pas cette merveille.

Sa voix n'était en rien agressive. Au contraire, elle se voulait rassurante. Balayant une nouvelle fois les lieux des yeux, Anya remarqua à quel point la pénombre devenait présente. Elle se demanda combien de temps l'homme qui se trouvait à ses côtés réussirait à maîtriser la bête qui sommeillait en lui. La scène qui s'était déroulée devant ses yeux résonnait encore dans sa mémoire. La violence, la transformation, le danger. Elle savait qu'elle avait eu de la chance d'avoir cet homme à ses côtés. Après tout, s'il n'avait pas été doté d'une telle force, ils auraient probablement tous les deux subit un sort des plus noir. Consciente de tout cela, la jeune femme fixa à nouveau les iris bleutés de Fye. Cette fois ci, sa voix, son visage et son regard étaient plus intenses. Elle se laissa même à aller poser une main sur le bras qu'elle avait entouré au début de leur promenade.

- Vous savez, Monsieur Flowrith, il y a du bon et du mauvais en chacun de nous. Je vous remercie d'avoir utilisé tous les aspects de votre âme pour nous venir en aide.

Elle détourna un instant les yeux pour se concentrer sur la lueur de la rue au loin, les laissant tous les deux baigner dans un nouveau silence.

- Je pense que nous ne devrions pas rester là. Un sourire étira ses lèvres. Je ne veux pas prendre le risque d'être enfermée dans ce parc toute la nuit !
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Fye Flowrith
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MessageSujet: Re: Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42] Jeu 24 Déc - 15:08


Fye devina le tumulte d'émotion qui tournoyait à l'intérieur de la jeune femme avec qui il marchait plutôt, l'agréable moment qu'ils avaient passé ensemble semblait être loin à présent, des souvenirs passés qui se bousculaient dans l'esprit du gentleman qui peinait à garder son esprit le plus lucide possible. Elle se rapprocha, tout doucement et pourtant si le jeune homme aurait eu des oreilles comme sa forme animale en possédait elle se serait abaissées sur son crâne comme un chien battu qui attendait sa sentence après une mauvaise action, mais ce fut une tout autre réaction qu'Anya eût pour le monstre qu'était Fye. Elle lui tendit sa canne, il la prit avec hésitation, pas par méfiance, ou peut-être un peu, méfiant de la gentillesse que la demoiselle exprimait à son égard.

Sa main sur son bras le fit sursauter, mais ce léger toucher le fit reprendre entièrement contact avec la réalité de ce qui approchait à grands pas maintenant: la lune. Le parc était entièrement plongé dans la pénombre à présent, une ombre qui annonçait fièrement les dangers à venir. La populace qui peuplait le parc un peu plus tôt avait disparu, peut-être les briguant en avaient été la cause, mais le jeune homme soupçonnait que la pleine lune en était un peu la cause, les gens, même s'ils n'étaient pas au courant de ce qui se passait réellement les soirs de pleine lune devaient, dans leurs instincts de survie, avoir une sensation qui les poussait à se dissimuler dans leurs demeures les soirs possédant une lune pleine.

Des paroles réconfortantes qui allèrent le toucher tout au fond de son coeur meurtri par les années de solitude, des paroles qui redonnèrent espoir au vieux loup car un autre rejet l'aurait très certainement plongé dans la dépression et la folie. C'est alors qu'elle parla du parc, des portes car oui les portes de ce parc étaient fermées aux visiteurs pour la nuit, ce ne serait pas trop compliqué d'en sortir mais tout de même ce serait plus commode de prendre la sortie officielle. Le regard bleu du jeune homme sortit des brumes pour se poser dans celui d'Anya, un léger sourire toujours empreint de tristesse étira les lèvres de Fye, ce simple sourire exprimait tel un livre toutes les émotions qui se mélangeaient dans son esprit. La tristesse d'être un monstre, la joie qu'Anya n'est pas fuie lorsqu'elle l'avait vu, l'incompréhension qu'elle soit restée et beaucoup d'autres plus complexes et plus difficilement explicable. Malgré ce maelstrom d'émotion le loup acquiesça, il fallait qu'ils sortent du parc.


-Alors sortons...Je vous accompagne jusqu'à la sortie.

La sortie du parc était à peine à quelques minutes de marche qui se passèrent néanmoins en silence, Fye ne savait pas quoi dire ni quoi faire d'autre, il se concentrait déjà assez sur son propre corps qui était attiré par les effets des rayons lunaires qui commençaient à paraître dans le ciel sans nuages. À la sortie du parc le jeune homme s'arrêta et se tourna vers Anya, son regard sombre se plongea dans la contemplation du ciel au même moment que les pupilles auparavant bleus changeaient de couleur pour se changer en jaune doré, cela aurait pu être beau s'ils n'annonçaient pas l'horreur qui s'en venait à grands pas.

-Nous devrions nous séparer maintenant...Je risque d'être de très mauvaise compagnie lorsque la lune sera complètement là et je ne voudrais pas vous blesser ou pire encore...Mais bien sûr si vous n'êtes pas dégoutée de moi nous pourrions-nous recroiser à nouveau.

Le bourgeois prit sa canne entre ses deux mains et la tendit à Anya.

-Si vous acceptez j'aimerais vous en faire cadeau, de toute façon elle ne m'est pas d'une grande utilité.
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Le regard d'un renard et les mains d'un bandit (libre) [25/04/42]

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