L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Les pensées interdites de Shanoa Wingheart

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AuteurMessage
Shanoa Wingheart
Membre de l'Ombre
Date d'inscription : 23/08/2015
Nombre de messages : 59
Race : Humaine
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Hunter//Joue de la musique et chante. Lit beaucoup./ Aime danser/ Manie la rapière
Age : 20 ans
Age (apparence) : 18 ans
Proie(s) : Principalement les vampires mais si les autres créatures sont dans les parages, elle les combattra eux aussi. Il s'agit pour elle de débarrasser la ville des indésirables
MessageSujet: Les pensées interdites de Shanoa Wingheart Ven 18 Déc - 0:12






26 Avril 1842


J'ai tellement de chose en mon cœur que je me dois de les écrire ici pour me soulager. Hier, j'ai fait la rencontre d'un être exceptionnel. Je ne pensais pas trouver de sitôt un homme aux qualités semblables de mon défunt fiancé. De plus il a aimé mon requiem; peu de gens l'apprécie. Beaucoup le pense trop noir, trop sombre, mais c'est avec mes sentiments que je l'ai composé, peu m'importe leurs critiques. Mais lui, Ludovik Dickins puisqu'il s'appelle ainsi, est le premier à avoir compris le sens des notes, des accords. Malgré sa cécité, j'avais l'impression qu'il pouvait dévoiler mes pensées les plus secrètes? J'avoue que j'étais gênée qu'il puisse lire en moi comme un livre ouvert. Puis il s'est à sont tour mis à jouer un morceau pour me redonner le sourire.

Je crois que c'est à ce moment là où j'ai senti quelque chose d'étrange en moi, un sentiment que j'avais oublié, enfoui dans le néant de mon être. Oui c'est bien cela: de l'amour... Lorsque je l'ai vu jouer, j'étais comme attirée par lui. On aurait dit un ange. Ses yeux vitreux semblaient se perdre dans le vide, dans un horizon lointain, ses mains caressaient le violoncelle, d'une telle délicatesse. Sa chevelure brillait d'un éclat doré par les rayons du soleil qui venaient les sublimer. C'était comme regardé un ange parfait.

Puis nous avons longuement parlé. C'est d'ailleurs la première fois que j'ai autant souri et ris. Je n'ai d'ailleurs plus penser à Benjamin pendant tout ce temps. J'ai parfois honte de moi en me disant que cela fait de moi une fiancée indigne, mais comme mes domestiques me l'ont rappelé, personne ne le ramènera à la vie, aucun grimoire de magie n'a cette formule.

Je crois qu'il est grand temps que je prenne un nouveau départ.  Il me faut oublier Benjamin. Ce sera difficile, mais j'ai appris hier qu'il existe des personnes qui peuvent vous ramener cette étincelle de vie et j'ai assez prié la mort qu'elle me le rende. Adieu Benjamin... Tu as toujours ta place dans mon cœur, pour l'éternité, mais il me faut vivre les heures qui me sépare de ma mort. Je suis sûr que tu aurais fait pareil. Mais un jour viendra où je te rejoindrai et dans cette nouvelle vie, j'espère qu'on pourra vivre ce que celle-ci nous a lâchement volé.

Pour l'heure, Mr. Dickins m'a gracieusement invitée à admirer la vue depuis le sommet de la cathédrale St- Paul, il me tarde Ô combien de le revoir pour pouvoir nous reparler. Mais je dois lui cacher certaines choses, comme l’existence des créatures et laquelle à tué mon fiancé. Et ce que je deviens lorsque la lune de son croissant nous souri : une tueuse... Si notre relation va plus loin, et que je me sens prête à lui avouer, pourra-t-il me le pardonner ? Le destin lui même ne saurait me le dire.



27 Avril 1842



Hier j'ai vécu une chose incroyable mais qui m'a quelque peu changée. J'ai été victime d'un homme voulant assouvir ses besoins charnels. J'avais vraiment eu l'impression d'être épiée. Lorsque je me suis engouffrée dans la rue du quartier de Chinatown où rosent les prostituées, j'avais fait la le plus mauvais choix. En effet, cet individu est apparu de nul part et ce fut le début de mon cauchemar éveillé.

Étant dans une ruelle sombre où les femmes s'y retrouvent pour dévoiler leur corps, j'avais été confondues avec l'une d'entre elle et je me suis sentie mal à l'aise. Le "chef" n'étais pas à que pour l'argent. Peu lui importait vraiment ce que je venais faire ici. J'avais beau lui répétez que je n'était pas l'une d'entre elle, il était attiré par mon corps et me voulais de gré ou de force.  Je revois encore ses yeux brillants et ayant fait le tours déjà des scénarios possibles.

Sur le moment un retour en arrière se fit, et je me retrouvait un an plus tôt devant le vampire. Cette façon d'apparaitre, de vouloir me posséder. Je ressenti un étrange malaise mais je ne sais pourquoi, je savais que l'homme en face de moi à ce moment là n'était pas un vampire. Il n'avait  pas cette aura oppressante et sombre qui nous réduit à l'état de néant.; Un autre homme se pointa et je me suis retrouvée piégée. J'étais tellement perdu dans mes souvenirs que je n'ai pu réfléchir à une défense.

Heureusement derrière moi me suivait une femme qui endormi l'un de mes deux agresseurs. J'ai pu enfin me sortir de ses griffes et la chinoise m'entraîna dans les profondeurs de Chinatown. Il appela plusieurs autres de ses hommes et tous partirent à notre recherches. Ce fut comme s'était décrit dans les romans, épiques. Avec du recul, je me dis que je tenais  vraiment à la vie. après tout, je pense que je n'aurais pas posé de résistance il y a quelques mois de cela. Mais depuis ma rencontre avec Mr. Dickins, j'avais l'impression de revivre et c'est ce tout petit rien qui me murmurait de fuir, de garder ma dignité et ma virginité.

Azami et moi avons eu des échanges de mots pendant un court instant. Elle était un des femmes qui ont à leur pieds toutes les filles du quartier, comment les appelle-t-on... hum.. des maquerelles je crois. Elle me proposa de la rejoindre. J'aurais bien pu accepter, j'étais veuve et je n'avais jamais gouter les plaisirs de la chair, aucun homme n'aurais été là pour me juger. Une part de moi voulais céder à la curiosité, je voulais y gouter, pouvoir accéder au 7e ciel. "pourquoi pas ?" me soufflait-elle.

Mais il fallait se rendre à l'évidence, j'étais une aristocrate qui voulait réécrire sa vie, la recommencer. Beaucoup de jeunes hommes appartenant à cette même catégorie y aller de temps à autre pendant que leur femme se demande et s'inquiète de ne pas le voir rentrer. Puis, j'avais une mission une fois la nuit tombée: Traquer les vampires et autres monstres, reniés de Dieu. De plus, je ne voulais pas avoir à faire a des hommes comme ceux qui nous guettaient. J'aime l'amour doux, le vrai amour et je ne m'offre qu'à celui qui saura le mériter. J'ai décliné poliment mais même à cette heure-là, cette idée est restée dans mon inconscience qui l'analyse. Pourquoi pas lui demander des cours de séduction pour peut-être appâtés les créatures pour mieux les tuer?!

Lorsque la brute m'attrapa par surprise, j'ai mécaniquement réagit  Je m'impressionna moi-même, Azami et la victime. Je dois dire que je fus contente de ne pas être restée là sans bouger. Je suis donc capable de me défendre seulement si mes souvenirs ne refont pas surface. Il faudrait que je trouve un sortilège qui me permette de les bloquer, cela me servirait à m'apaiser et être plus efficace au combat. Cependant, les hommes réussirent à nous encerclée et j'ai bien cru que c'était la fin. le chef nous applaudi d'abord pour ensuite m'infliger une claque qui m'a projetée sur le sol. Cette marque rouge sur ma joue était le signe de mon insolence à son égard. Il était maintenant en colère et n'inspirait plus qu'à me violer, me jeter en pâtures et finir me tuer par la suite. Il m'attrapa les poignets pour que toute fuite me soit impossible et hurlait sa clémence à mon visage. Je dois dire que jamais je n'avais connu à ce jour un homme avec une haleine empli d'alcool.

Mon coeur battait la chamade. C'est à ce moment précis où j'eus le plus peur.  Paniquée, je n'avais pu réfléchir à un plan d'action pour nous sortir de là et je suis restée tétanisée, immobile...

Comment ais-je pu faire une chose pareil ? Et si cela se produisait avec un vampire, serais-je restée là aussi ? Il m'écarta d'Azami pour plus de sécurité et me colla contre son torse. De ses mains baladeuse, il me caressa le dessus des seins découverts par mon corset qu'il commença a me dénouer le lacet. Il avait sa tête contre mon cou. Autour de nous étaient attroupés comme des loups affamés ses hommes qui n'attendaient que de voir la scène macabre. Honteuse  je pleurais ce qui n'étais pas dans mes habitudes. Là aussi j'aurais pu le supplier de mettre à terme à mes souffrance et de me tuer ici et maintenant. Hors je ne l'ai pas fait.

J'aurais pu des ce soir le rejoindre, mais la vie en avait décidé autrement. Mon coeur avait décider v=de vivre et non plus de chercher la mort. C'est ici que je compris que mon envie de mourir n'étais plus. Je ne daigna même pas regarder mon agresseur et leva les yeux au ciel pour  prier une dernière fois l'apparition d'un miracle. je n'avais pas le courage de le regarder me dénudant devant une foule. Je ne pouvait entendre que nos deux souffles et mon coeur tambourinant dans ma poitrine. Il m'avoua vouloir me garder comme esclave sexuelle personnelle pour s'assouvir des que le besoin se ferait sentir. Il y gagnerai tout : une femme de l'aristocratie aux bonnes manières,à son service gratuitement et le sommet : j'étais encore vierge et cela l'excitait que ce soit lui le premier.

Je hais ces hommes qui sont parfois pires que les animaux et font preuve d'une cruauté rare. Puis le miracle se produisit et nous fumes sauver par les vigiles d'Azami. Le cauchemar avait prit fin.

Cela faisait longtemps que je n'était pas sortie en ville. Il fallait que cette agression tombe sur moi... Parfois, j'ai le sentiment que le malheur me suis tel mon ombre sur le sol.  De plus, il faudra que je m'entraîne encore plus dur car mon incapacité à élaborer une stratégie d'action m'a été d'un grand inconvénient et a failli me coûter la vie.
J'ai ensuite discuter avec Azami. j'ai eu l'idée d'intégrer l'Antre pour pouvoir écouter les conversation ou repérer peut-être des créatures nocturnes. Cela ne lui a pas plu. Il est vrai que ce que je veux entreprendre est un risque pour le quartier et pour la chinoise elle-même. J'étais tellement secouée que je n'ai pas réfléchis aux conséquences si cela tourne mal. Il faut que je me repose la tête.

Demain j'ai rendez vous avec Ludovik je ne pourrais donc pas enfiler ma tenue de hunter pour combattre quelques monstres. La disparition de Miss Spencer est très médiatisée et très inquiétante. Je devrais partir à sa recherche et rencontrer d'autres chasseurs, ils auront peut être des information à me donner. Je pense à plusieurs théories qu'il me faudra vérifier. Peut-être morte, enlevée, peut être a-t-elle voulu échapper à quelque chose, ou à quelqu'un ? Tant de questions sans réponse qu'il me faudra méditer et écarter le vrai du faux.

Le sommeil m'emporte, je dois donc poser ma plume et refermer ce journal pour ce soir. Il me faut dormir pour pouvoir être à la hauteur demain soir aux côtés de Ludovik. j'ai tellement hâte !


28 Avril 1842



Encore une attaque. Décidément, cela n'en fini pas. Tout d'abord, le panorama de la ville vu de St Paul est tellement magnifique. J'avais les larmes aux yeux. Mais j'ai encore et encore fais un écart. Je voulais exprimer toute ma gratitude à Ludovik pour ce cadeau, et je voulais le remercier en l'enlaçant.... Cela a été une très mauvaise idée. Pour moi qui avait un coup de foudre pour lui, me voilà frappée par l'éclair. Il ne ressent pas ce que je ressens et j'ai essayé de rendre ce geste moins embarrassant en affirmant qu'il s'agissait d'un acte amical et non d'amour. Je n'ai fais que mentir, de toutes les façons, chaque personne qui restent avec moi meurent un jour ou l'autre. C'est très troublant. J'ai tellement eu peur pour Ludovik, que je n'ai pas réussi à mettre à terre cet homme. j'ai encore des frissons en me remémorant ses yeux emplis de rage et de vengeance. Si Nash n'avait pas été là, je n'ose imaginer ce qu'il aurait pu me faire. Il avait l'air bien décidé de me faire payer la mort de son père. Il est toujours en liberté et je ne me sens pas en sécurité ici. Je n'arrive pas non plus à dormir, j'ai tellement peur qu'il revienne et que cette fois-ci je ne puisse pas lui échapper. Je ne savait pas qu'être huntress serait aussi difficile, mais je dois tenir le coup. Ma tête me fais encore mal, même après les cachets du médecin.Je vais en avoir pour un moment avant de me rétablir correctement. de plus, je fus obliger de dévoiler un peu de mon activité à Nash. Pourvu qu'il garde le secret, sans quoi, je ne reverrais plus Ludovik. Lui aussi a eu une soirée épouvantable. Lorsque je l'ai vu trébucher, et chuter, j'eus l'impression que tout ce passait au ralenti, mais que je ne pouvais rien faire pour l'empêcher de heurter les marches. La scène était macabre. j'étais tétanisé à l'idée qu'il soit mort par ma faute. Moi aussi je vais faire payer à ce bandit d'avoir essayé de tuer des innocents, surtout mon ami. J'attends impatiemment de ses nouvelles pour évaluer son état. Je prie le ciel, pour qu'il n'ai rien et qu'il puisse se rétablir.

Il est tard, mais mon sommeil est trop noir pour y sombrer. Il y a dans mon rêve tous mes ennemis qui m'encerclent et je n'arrive pas à leur résister. La bande de l'autre soir me ligotent et me violent sans que je  puisse appeler du secours, Azami est à côté de moi, une balle logée en pleine tête. Une fois cela terminée, je me retrouve dans un sous-sol sombre et cette fois-ci, c'est le vampire qui me torture en ricanant. Je hurle, mais personne ne peut m'entendre. J'ai la sensation d'être épuisée, que la mort est là, toute proche, mais que ce vilain fais tout pour qu'elle ne me vienne pas en aide. Et je me réveille toujours de la même façon : en sueur, en hurlant, ce qui fait venir toutes les domestique à mon chevet. Je crains fort que ces cauchemars ne cessent qu'avec la mort de ce dernier ou de la mienne... Margareth ne veux pas que je l'envisage, elle dit que si je redoute un événement trop fort, il se produira. Mais le fait est que si je suis aux mains de cet homme, impuissante et sans défense, je ferais appel à ma magie afin d'invoquer mon épée et je me transpercerai le coeur. Dans l'antiquité, c'était les héros, les guerrier qui se donnaient la mort de cette manière. Je sais que je ne tiendrais pas longtemps sous la torture et savoir que ce psychopathe fera tout pour me garder en vie et me faire souffrir jusqu'à ce qu'il se lasse et me laisse mourir lentement.


Avril 1842



A venir après Lament of innocence



©Shaneliae | Never Utopia




Dernière édition par Shanoa Wingheart le Dim 22 Mai - 13:11, édité 1 fois (Raison : Mise à jour)
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