L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia]

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Félicia Stones
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MessageSujet: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Lun 14 Mar - 21:23

C'est un jour ordinaire comme tous les autres parmi ceux de l'année. Félicia s'est levée tôt comme tous les matins pour aller à son travail voir ses élèves qu'elle adore. La brune devait lever comme à son habitude sa petite sœur puis l'aider à se préparer avant de partir avec elle à l'école. Elle dit bonjour à son père qui partait travailler, puis elle prit une tasse de café entre ses mains et regarda sa petite sœur manger.

- Néphéra tu manges puis après tu vas t'habiller, j'ai mis tes affaires sur ton lit, si tu as besoin de quoi que se soit tu m'appelles ou tu viens me chercher, je suis dans ma chambre d’accord ?

La brune hocha la tête en regardant sa grande sœur puis elle commença à manger, Félicia lui sourit avant d'embrasser sa petite tête puis partit se préparer dans sa chambre. Elle s'habilla, se coiffa, bref elle se prépara en une vingtaine de minutes avant d'aller voir si sa sœur était enfin prête, mais comme à son habitude, la petite traînait un peu étant encore légèrement endormie. Notre brune se mit alors à l'aider puis la coiffa avant de lui passer son cartable, elle prit à son tour le sien puis sortit de la maison familiale direction l'école. Les deux sœurs allèrent toutes les deux à pied jusqu'à l’école en se tenant la main, celle-ci n'était pas très loin de chez elles. Une fois à l’intérieur du bâtiment Néphéra partit rejoindre ses amis, quant à Félicia, elle partit dans sa classe pour tout préparer. Ses petits élèves arrivèrent un par un puis s’installèrent, la jeune femme fit son cours toute la journée, comme d'habitude tout se passa bien, aujourd'hui les élèves n’étaient pas top excités et ont plutôt bien écouté en classe.
C’était à présent la fin de la journée, il devait être 17 h -18h, le père de Félicia était passé chercher la plus jeune de ses deux filles après le travail et la ramena à la maison. L'autre était encore dans sa classe à ranger ses affaires et les bureaux des élèves pour éviter du travail en plus pour les membres du personnel de l'école. Après avoir fini elle prit son sac plus 3-4 livres dans ses bras puis sortit de l'école disant au revoir aux autres professeurs. Elle se mit alors à marcher dans les rues de la ville, le soleil avait perdu de son intensité lumineuse, il y avait de légères brises qu'on pouvait sentir. La brune marchait tranquillement quand elle sentit un regard sur elle, un regard plutôt persistant, ça ne l’inquiétait pas tant que ça mais la jeune femme préférait se méfier un peu, elle regarda discrètement derrière elle et remarqua un homme plutôt bizarre en train de la suivre. Il n'était pas très grand, plus vieux qu'elle et avait un peu une tête de psychopathe. Au début elle pensa que c'était une simple coïncidence, mais voyant qu'il ne la lâchait pas, elle préféra attendre un peu qu'il parte pour pouvoir rentrer chez elle, après tout elle n'allait pas lui montrer sa maison quand même. L'institutrice décida alors de changer de direction, elle ne savait pas trop où aller mais tant qu'elle n'allait pas chez elle tout irait bien du moins c'est ce qu'elle pensait. En regardant de temps en temps derrière elle, la brune pouvait remarquer qu'il se rapprochait dangereusement et de plus en plus ce qui la fit accélérer le pas. Elle vit au loin un angle de rue et se dit que c’était là qu'elle avait une chance de le semer, notre jeune femme s'y dirigea alors rapidement mais en essayant de garder une marche naturelle. Au moment de tourner, la brune regarda en arrière pour voir si l'homme assez bizarre la suivait encore et sentit qu'elle rentra dans quelque chose ou plutôt dans quelqu'un, mais à cause de la vitesse à laquelle elle marchait et le choc, la brune fit tomber ce qu'elle tenait dans les bras ainsi que son chapeau. Félicia regarda le jeune homme qu'elle venait de percuter, il avait un beau visage, il était brun avec de beaux yeux émeraudes et plus grand qu'elle. La jeune femme se baissa en s'excusant et ramassa les livres, son chapeau ainsi que son sac qui étaient à présent par terre, sur le coup elle n'avait vraiment pas fait attention, étant plus préoccupé par le garçon qui la suivait depuis un petit moment.


- Veuillez m'excuser je n'ai pas fait attention où j'allais, j'étais préoccupé par ce qu'il y avait derrière moi et

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle vue l'homme qui la suivait depuis un moment arrivé vers elle. La brune se redressa ayant fini de tout ramasser et se mit derrière le jeune homme qu'elle venait de percuter, pour se cacher. Elle ne pourrait pas expliquer pourquoi mais elle avait confiance en lui, il avait l'air plutôt sympa.

- S'il vous plaît aidez moi....Cet homme me suit depuis un moment déjà...
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Celimus A. Adam
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Ven 18 Mar - 18:35

[HRP/ Après le rp Mythes mycologiques/HRP]

Cela faisait une dizaine de jours maintenant… Une dizaine de jours que lui, Francis et les enfants étaient partis en balade. Treize jours exactement que l'accident s'était passé, que son coeur s'était craquelé dangereusement prêt à le faire s'écrouler. Ses jambes ne l'avaient plus tenu. Désemparé, angoissé, effondré. Il avait eu si peur. Herman n'était pas son fils naturel cependant… Il avait eu le temps d'apprendre à le connaître, à l'aimer comme s'il avait s'agit de l'un de ses enfants. Treize jours que son petit protégé était blessé et reposait dans un lit. Celimus évitait de le faire marcher pour le moment… Et s'il faisait une hémorragie ? Et si cela aggravait ses blessures internes ? Il ne se le pardonnerait pas. De plus, le médecin lui avait prescrit bien plus de calme qu'autre chose. Cet incident semblait avoir transformé Maxime, lui le frère jumeau turbulent. Compatissait-il ? Il avait eu peur lui aussi pour son frère. Tous… Tout le monde. Quelle douleur de l'avoir vu dans les mains d'une telle souffrance ! Le soir-même, après le dîner, Celimus n'avait pas pu s'en empêcher. Seul dans sa chambre il s'était laissé envahir par les larmes qui martelaient ses joues. Et si c'était lui qu'il perdait ? Tout était de sa faute, il aurait dû les surveiller de plus près… Il aurait dû être là… Être plus compétant… Son poing avait violemment frappé le mur faisait trembler le petit meuble de bois qui lui était collé. La colère s'était emparée de son cœur. Celimus n'avais pas été capable de le protéger. Cela ne devait plus jamais se produire. Il avait déjà perdu Elea… Elea…

Depuis, Celimus avait fait de son mieux pour que les enfants ne manquent de rien. Il multipliait les petits emplois afin d'accumuler un peu plus d'argent et acheter de meilleurs soins à Herman. Cependant les petits travaux n'étaient pas les seuls à se multiplier… Les frais et les besoins des enfants également. Il fallait qu'il les nourrisse convenablement, le mois d'Avril n'était pas le plus chaud de l'année et le jeune Herman ne devait manquer de rien. Heureusement Francis avait été là pour lui, dès la semaine qui avait suivi l'accident il avait pu travailler un peu dans son usine. Affecté au trempage des lames pour la première fois de sa vie, ce petit boulot n'avait pas té des plus simples. De plus certains des employés de son ami semblait passer leur temps à parler ce qui exaspérait au plus haut point Celimus. Mais ! Mais Celimus s'était retenu. Il était resté calme face à leurs bavardages et avait continué sa tâche sans discuter. Il avait besoin de cet argent.
Et puis pour compléter ses journées, revenir avec des nouvelles chaussures pour les enfants et de la viande il avait du faire des extra. C'était dans de pareils moments qu'il fermait son cœur et se mettait au service du plus offrant. Le soir du 20 Avril il fit couler du sang. Un mal pour un bien… Il détruisait peu à peu son humanité mais au moins il était bien payé et pouvait subvenir aux besoins de ses orphelins. Il ne comptait pas tenir Francis au courant de cela… Il savait déjà ce qu'il en pensait, il n'avait pas besoin d'être réprimandé, il n'était plus un enfant et puis… Il ne pouvait pas toujours lui demander quelques pièces. Francis avait une vie à côté de lui. Le jeune bourgeois considérait qu'il ne pouvait pas dépendre indéfiniment de ses aides financières. Il avait un orgueil bien trop démesuré pour cela.

Le 23 Avril à 18 heures, Celimus termina de poncer le bois. Il avait été engagé afin de réparer une toiture et se devait de la terminer dans la semaine qui suivait. Cependant à force d'accumuler les petits travaux, ses muscles se fatiguaient et c'était bien souvent exténué qu'il rentrait chez lui. Arrangeant son manteau troué afin d'essayer de ne pas faire passer l'air frais du soir, Celimus se mit à marcher dans WhiteChapel. Il devait sortir de ce quartier dangereux au plus vite. Le soleil déclinait et les gens de la nuit ne tarderaient pas à sortir, les femmes faire le tapin sur les trottoirs et certains hommes malintentionnés régler quelques comptes. Et puis… Personne n'y était à l'abri.
Les mains dans les poches afin de les protéger du froid il traversa quelques ruelles avant de tomber sur une petite avenue. Son regard balaya l'allée. Il n'y avait donc pas d'horloge ni de chapelle pour essayer de se repérer dans le temps ?! Il ne voulait pas trop tarder, les bambins l'attendaient à la maison et il comptait encore s'arrêter acheter du pain pour le repas du soir.

Le Loup-Garou s'attendait à tout ce soir-là, à tout, sauf à se faire percuter par une jeune femme qui avait déboulé d'une ruelle adjacente. Le choc lui avait fait tomber tout ses livres et Celimus réprima un gémissement. Le coin de l'un d'eux s'était douloureusement enfoncé dans son ventre. Remarquant le chapeau qui traînait au sol, le jeune homme se baissa et le lui reposa doucement sur la tête de la petite brune. Il lui sourit agréablement, tentant tant bien que mal de cacher la douleur lancinante au niveau de son ventre avant de lui répondre :

- Voyons ce n'est rien mais vous devriez éviter de traîner dans ces quartiers le soir…

L'aidant à ramasser ses livres il fut étonné de la voir se cacher derrière et lui demander de l'aide. Posant sa main sur son bras, il lui demanda silencieusement de se calmer avant de croiser le regard vitreux de l'homme. Certainement un ivrogne, ce n'était pas bien rare dans croiser à WhiteChapel après une dure journée. Un coyote prêt à assouvir ses propres désirs. Passant sa main à sa ceinture il attrapa l'un de ses couteaux qu'il gardait sur lui en cas d'affrontement et le dissimula dans sa manche droite. Soudain il grogna :

- Qu'est-ce que tu lui veux ? Laisse-la tranquille, tu entends ?

Se retournant à moitié vers la demoiselle il encercla son poignet de ses doigts et lui murmura de le suivre. Il ne comptait pas l'emmener chez lui mais bien vérifier que cet homme en avait après elle et s'il se faisait trop insistant, il lui réglerait son compte comme les hommes savaient si bien le faire… Il ne craignait pas de se faire blessé, il se savait agile, ce dont il avait peur c'était d'un éventuel groupe d'hommes mauvais ou simplement ivres.
Celimus n'était cependant pas très doux, ses doigts tenaient le poignet de Félicia comme s'il se chargeait de punir un enfant. Autrement dit… Il le lui broyait ? Mais ce n'était pas intentionnel, il ne voulait pas lui faire du mal, simplement l'emmener ailleurs. Et puis… La pleine lune approchant il ne se rendait pas compte de son agressivité naissante...
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Félicia Stones
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Dim 10 Avr - 22:42

En sentant le jeune homme lui toucher le bras pour la calmer un peu, elle sue qu'elle avait eu raison d'avoir confiance en lui, en plus il lui avait remis gentiment son chapeau sur sa tête en souriant, ne lui avait même pas reproché de lui être rentré dedans et il l'avait même aidé à ramasser ses affaires. En gros, elle avait vraiment eu de la chance de tomber sur ce jeune homme, car certaines personnes n'auraient pas mais alors pas du tout réagi comme lui, on lui aurait peut-être crié dessus ou alors on ne l'aurait même pas aidé.

Félicia sentit la main de son mystérieux sauveur attraper un de ses poignets, elle fut d'ailleurs un peu surprise sur le coup, mais le laissa faire en l'écoutant parler. À la fin de sa phrase la brune le regarda et hocha la tête à ses paroles avant de murmurer.

-D'accord je vous suit ,mais pourriez vous moins serrez votre main ? Je sais que vous ne faites pas exprès ,mais vous avez beaucoup trop de force pour moi et je commence à avoir un peu mal....

Effectivement la brune commençait à avoir mal là où il la tenait, elle avait essayé tant bien que mal de ne pas y penser mais le jeune homme avait beaucoup trop de force comparé à elle et son poignet lui ne le supportait pas. Félicia savait très bien qu'il ne faisait pas exprès ou qu'il n'avait pas fait attention donc elle ne lui en voulait vraiment pas. La brune lui avait même fait un petit sourire pour le rassurer et pour éviter qu'il s'en veuille.
Elle resta ensuite silencieuse décidant de laisser faire le jeune homme, elle s'en voulait quand même un peu ,voir un peu beaucoup de l'avoir entraîné dans cette situation. Après tout il n'avait rien à voir avec ça et si par malheur il venait à se battre ainsi qu’être blessé, elle s'en voudrait encore plus qu'elle ne l’était déjà. La brune regarda alors l'homme qui la suivait en décalant un peu sa tête à cote du bras de son sauveur pour pouvoir le voir.


- Tu sais très bien ce que je veux, c'est elle. En plus je l'ai vue en premier, donc laisse moi là, ou tu peux peut être me la prêter pendant quelques minutes? Je te la rendrais après fit l'homme.

Ce dernier les fixait ,mais en regardant Celimus, il se demandait si ça valait la peine de se battre contre lui vu son physique. Mais après quelques secondes, il se dit qu'il n'allait pas laisser si facilement la jeune femme tranquille. Après tout, il avait envie d'elle et il ne l'avait pas suivi tout ce temps pour partir au premier obstacle qu'il rencontrait sur sa route. Puis quand nous avons tellement bues d'alcool au point d’être dans un sale état, nous ne savons pas trop où et quand nous arrêter.
L'homme à l'allure assez bizarre commençait à s'approcher doucement ainsi que dangereusement, d'un pas nonchalant, de Celimus et de Félicia. Il venait d'avoir une nouvelle idée en tête ce qui eut pour conséquence, l'apparition d'un grand sourire assez flippant sur son visage.
La jeune femme écouta l'homme parler d'elle comme si la brune était un objet ou un jouet, ce qui eut le don de l'énerver un peu et si elle aurait eu un objet moins important que ses livres a porté de main et qu'elle pouvait lui jeter en pleine face, elle l'aurait fait avec grand plaisir. Notre jeune institutrice regarda alors l'homme s'approcher en restant bien derrière son sauveur, se demandant comment ils allaient bien pouvoir se sortir de ce pétrin.


- Et si je te donne de l'argent, beaucoup d'argent même, me la laisserais tu sans émettre une seule résistance ? Insista-t-il.

Et oui cet homme ne comptait pas en venir aussi facilement aux mains, il préférait d'abord négocier un maximum avant de laisser tomber ou alors se battre. Même s'il était à moitié soûl, il savait que toute personne traînant dans ces quartiers malfamés avait besoin d'argent. Il était quasiment sûr que tu allais accepter sa proposition plutôt alléchante, après tout tu ne connaissais pas cette jeune femme donc ça serait encore plus facile pour toi d'accepter son offre.
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Celimus A. Adam
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Lun 18 Avr - 18:21

Celimus avait brusquement été percuté par une jeune demoiselle en détresse. En effet celle-ci paraissait tout particulièrement affolée et lui expliquait avec le peu de mots qu'elle arrivait à prononcer qu'un homme la suivait partout. Un ivrogne ? Très certainement. Cela n'étonnerait pas le loup-garou que le badaud pue l'alcool. Prenant en compte sa demande d'aide, il l'avait aidé à se relever pour lui remettre son chapeau sur la tête et la placer derrière lui, créant ainsi une barrière corporelle entre elle et son potentiel agresseur. Prenant son poignet en main le jeune homme ne pensait pas à la force qu'il y mettait, de plus, la pleine lune ne tardant pas à arriver faisait bouillir en lui la créature immonde qui sommeillait. Elle ne tarderait pas à se réveiller. Il le sentait. Les nuits étaient de plus en plus difficiles et il ressentait des pulsions violentes auxquelles son corps apportait beaucoup trop d'attention. Il lui en fallait de peu durant ces jours-ci pour sauter à la gorge du premier inconnu qui l'agressait et le rouer de coups. Violent lui ? Un peu. Il était dur de se contenir quand même ses propres muscles peinaient à lui répondre correctement sans obéir aux ordres secrets du démon caché en lui.  

La demande de la demoiselle le fit se figer. Moins serrer sa main mais de… Oh… En effet, il ne s'en rendait pas compte, peut-être qu'il serrait bien trop fort. Papillonnant un instant des yeux, il posa ses prunelles sur sa main qui encerclait son poignet et desserra ses doigts presque incrustés dans sa chaire.


- Oh pardon, excusez-moi, je ne m'en rendais pas compte…

Son sourire le fit faiblement rougir. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Ce n'était qu'une femme rien de plus ! Que c'était embarrassant de rougir comme un puceau devant une femme à laquelle on avait fait un peu mal. S'il s'en voulait ? Bien sûr, il n'avait jamais voulu la blesser, certes aussi faiblement. C'était embêtant de ne pas réussir à se contrôler normalement. Gardant la jeune femme tout de même derrière lui, il observa le badaud et tout en l'éloignant et lui demanda ce qu'il voulait. Celimus n'était pas dupe mais il laissait une chance à l'ivrogne de se raviser et de s'en aller sans risquer de se prendre un poing en pleine poire. La réponse de l'homme ne l'étonna guère par ailleurs. Il était bien trop soûl pour pouvoir prendre le temps d'une infime réflexion. La prêter ? Qu'il était marrant. Celimus eut un petit rire et hocha la tête d'un air moqueur, comme s'il allait accepter de la lui prêter pour quelques minutes. Le temps qu'il fasse quoi ? Qu'il la viole ? Mais bien sûr.


- Retourne chez toi l'ami. A voir ta tête tu dois empester l'alcool, ta femme doit t'attendre. C'est non.

Comment voyait-il les femmes ? Prêter une femme ? Oh non, elles ne sont pas des jouets, ce sont des humaines capables de porter un enfant doté de sentiments tout comme l'homme. Elles sont simplement plus faibles physiquement que ces derniers. Se retournant vers la jeune femme il lui sourit doucement et caressa son poignet. Tout se passerait bien. Elle n'avait pas à s'inquiéter, il ne laisserait pas cet ivrogne s'approcher un peu plus d'elle par simple prétexte qu'il avait des pulsions à satisfaire. Fusillant l'inconnu du regard il le laissa s'approcher sans ciller. Il n'avait pas peur, se battre était presque dans ses habitudes. Sa proposition se fit soudain beaucoup plus tentante. Il se figea et jeta un regard à la jeune femme. Une pensée traversa son esprit. De l'argent, il en avait besoin. C'était pour cela qu'il travaillait dur. Pour gagner de quoi nourrir les enfants qui vivaient chez lui. Ils avaient besoin de vêtements pour l'hiver, de bons légumes, de la viande, des fruits afin de bien grandir et de ne manquer de rien. Celimus devait payer pour l'école et il voulait faire rentrer le plus grand à l'université dès qu'il en aurait les moyens. Ou bien il trouverait un mécène. Oui Celimus avait besoin d'argent… Pas simplement lui mais toute sa famille. Il ne devrait plus rien à Francis.
Ramenant la jeune femme devant lui il hésita un instant. Il pouvait le faire, il en était capable. Ils en avaient tous besoin… Mais pourrait-il se regarder dans la glace après ça ? Arriverait-il à vivre en sachant qu'il avait échangé une femme pour de l'argent ? En sachant qu'il avait cédé aux caprices d'un homme ? Non, il était bien trop orgueilleux et fier et puis… Celimus ne fonctionnait pas comme ça. Pour qui le prenait-on ?
Doucement il mena la jeune femme jusque devant l'homme et fit mine de la lui tendre. S'arrêtant en face de lui et tendant la main pour obtenir l'argent il fit mine de s'impatienter et finalement serra le poing pour le lui coller en plein dans le nez. Lâchant la belle il se jeta sur l'homme à corps perdu, les nerfs à vif en criant :


- Chien ! Ahah !! T'as cru quoi ! Ahah ! Que j'allais te l'échanger pour du fric hein ? Bah tiens ! Ahah ! Tu fais moins le malin là hein ?!


Enlevant sa veste et remontant ses manches Celimus distribuait les coups. À croire que cela lui plaisait. Après tout, ne participait-il pas aux bagarres volontairement pour le simple plaisir de se battre ? Être viril. Voilà peut-être la motivation.
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Félicia Stones
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Lun 18 Avr - 22:34

La jeune femme regarda Celimus desserrer sa main de son poignet et en entendant les excuses de ce dernier, la brune ne pue que lui sourire doucement. Elle remarqua aussi qu'il c'était mis à légèrement rougir, la jeune femme sur le coup trouva ça plutôt mignon venant de la part d'un jeune homme comme lui et ne lui fit pas remarquer pour ne pas le gêner davantage.

- Ne vous en faites pas, je sais que vous ne l'avez pas fait exprès...

L'inconnu insistait de plus en plus pour pouvoir obtenir ce qu'il voulait, c'est a dire, la jeune femme. Il voulait trouver ce qui pourrait intéresser le jeune homme au point qu'il arrête de la protéger. Il comptait tout essayer afin de trouver LA CHOSE qui le fera céder.

- Mais non elle ne m'attend pas. Soyez généreux mon bon monsieur ! Vous ne la connaissait même pas en plus !

La brune avait vraiment confiance en lui, ces sourires et la caresse sur son poignet ne faisait que renforcer ce sentiment de confiance qu'elle avait vis à vis du jeune homme. La brune répondait à ces sourires et de faibles rougeurs apparaissaient sur ses joues en le sentant la toucher. Elle n'était pas habituée à ce qu'on la touche qu'on soit tactile comme ca et surtout pas par un jeune inconnu plutôt pas mal physiquement et assez gentil comme lui. Elle avait surtout l'habitude que ce soit sa sœur ou son père qui fassent ce genre de choses.

Quand Félicia entendit la proposition de son agresseur, elle regarda Celimus et vis qu'il était en train d'hésiter, devait elle commencer à s’inquiéter ou à songer à un plan d'évasion ? La jeune femme réalisa alors qu'elle avait peut etre trop confiance en lui et qu'elle allait sûrement le regretter. Et d'ailleurs quand son ''sauveur'' la mit devant lui pour la donner à l'alcoolique, elle fut complètement déboussolé et choqué, voilà ce qui arrivé quand on faisait confiance à un inconnu. Il nous trahissait toujours et dans ce cas là c'était pour...pour de l'argent, la jeune femme ne revenait toujours pas de ce qui était en train de se passer. Elle pensait vraiment que Celimus était différent des autres mais elle c'était visiblement trompé, les hommes sont tous pareils...

L'homme quant à lui, souriait en voyant que le protecteur de la jeune femme avait finalement accepté sa proposition. Il s'approcha aussi, voulant attraper Félicia par le bras et se mit aussi à fouiller dans ses poches pour lui passer l'argent qu'il lui avait promis. Quand tout à coup il se prit un poing dans le visage, ce qui le fit tomber à terre. L'homme était un peu sonné et ne riposta pas se laissant frapper avant de s'excuser et de supplier Celimus d’arrêter ainsi que de le laisser rentrer chez lui.

Félicia elle était resté immobile toujours un peu choquée, elle avait vraiment cru qu'il allait l'échanger contre de l'argent mais finalement non ce n'était qu'une ruse. Elle n'arrivait toujours pas à réaliser, elle fixait la scène avec un regard un peu vide étant dans les nuages ou plutôt dans un moment/état de bug. La brune reprenait ses esprits grâce aux paroles de son agresseur et remarqua ce qui était en train de se passer sous ses yeux.

Elle laissa tomber ses livres au sol, se précipita sur Celimus et l'alcoolique, sans vraiment réfléchir à ce qu'elle était en train de faire, elle attrapa le bras droit de son sauveur, le tirant en arrière.


-  Stop !Arrêtez vous s'il vous plaît ! Reprenez vous, ou vous allez le tuer ! Pensez un peu à sa femme et à sa famille !

La jeune femme le tirait en arrière de toutes ses forces pour qu'il s’arrête, la brune n'avait pas peur de se prendre un coup, elle ne voulait pas que le jeune homme le tue, il ne fallait pas qu'il fasse cette bêtise pour ne pas avoir sa mort sur la conscience et ainsi s'en vouloir toute sa vie. Félicia espérait que ses paroles le résonnent un peu et qu'il s’arrête de frapper l'autre homme.
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Celimus A. Adam
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Mar 10 Mai - 22:16

La jeune femme qu'il avait face à lui avait un véritable problème. Poursuivie par un ivrogne sans scrupule, elle lui avait imploré son aide après l'avoir percuté sans douceur. Le choc avait été assez brutal pour lui faire perdre prise sur les livres et les cahiers qu'elle tenait dans ses bras avec peine. L'ayant aidé à se relever et à ramasser ce monticule de papier relié, il formait finalement un bouclier humain entre elle et le charognard. Créature, qui plus est, semblait réellement désirer de manière malsaine ce petit oisillon. Avait-elle simplement conscience de toutes les pensées qui pouvaient traverser l'esprit de cet homme ou bien était-elle aussi pure qu'une oie blanche ?

Ah ça ! Pour sûr qu'il ne la connaissait pas ? Elle lui paraissait totalement inconnue, le bourgeois aussi riche qu'un paysan aurait forcément retenu les traits de son visage… Quoi que… Cela laissait à désirer. Celimus n'était pas du genre à s'intéresser aux femmes et s'il en fréquentait certaine c'était pour se détendre l'espace d'une soirée ou deux dans le mois quand il en avait les moyens. Regarder une femme avec l'idée de l'épouser lui serait alors bien farfelue, jamais il n'avait songé à ce mariage à part depuis le jour où il avait reparlé à Francis… oui pour Rosa et Anne-Marie il lui suggérait de prendre une épouse qui pourrait s'occuper de ces deux demoiselles sans qu'il ne soit accusé de multiples perversions envers ses petites protégées.

Les multiples demandes du badaud le laissaient totalement de marbre ; il ne lui laisserait pas la jeune femme comme ça, parce qu'il souhaitait assouvir ses plus vils désirs. Ahah et puis quoi encore ? Qu'il la lui serve avec un verre de champagne ? Cependant sa toute dernière proposition sema le doute en lui. On lui échangeait cette femme qu'il ne connaissait pas contre de l'argent. Fauché comme il l'était c'était comme une sorte de bénédiction, il lui fallait simplement accepter le fait qu'il torture cette pauvre demoiselle. Les quelques enfants qui l'attendaient à la maison comptaient bien pus à ses yeux que cette femme ordinaire, il n'avait aucun lien avec elle et elle n'était même pas son amie. Celimus avait hésité. Oui, il en avait besoin de cet argent mais n'était-il pas immoral de faire souffrir autrui pour un bien matériel ? N'était-il pas trop fier pour ne pas se laisser berner par une offre alléchante d'argent ? Non ce n'était pas concevable pour lui, on ne pouvait pas l'acheter comme ça, il ne pouvait pas se faire avoir de cette manière, de plus il ne pourrait plus assumer de se tenir encore debout, fier et en bonne santé, surtout devant Francis s'il savait qu'il avait laissé cette jeune femme à ce chien. Il avait le devoir que tout homme avait en ce monde et que peu respectait, celui de protéger les êtres plus faibles, ici les femmes. Savait-elle se défendre ? Il en doutait vu ses bras frêles et sa demande suppliante d'aide.

Faisant mine de la lui tendre et de déployer l'autre main en l'attente d'une bourse, il la ramena devant lui puis finalement se jeta sur l'inconnu à corps perdu. Frappant avant ses poings au niveau de son visage et de son estomac Celimus avait bel et bien du mal à se contrôler. La pleine lune approchait et son agressivité augmentait à une allure autant hallucinante qu'effrayante. La bête cachait en lui s'éveillait et titillait ses nerfs. Non, ce gars-là il ne le laissera pas partir, si ce n'est pas elle, qui d'autres voudra t-il violer tranquillement dans un coin ? Peut-être même qu'il était de ce genre d'homme à violenter sa femme et ses enfants. S'efforçant de ne pas penser à ce que lui aurait dit Francis, Celimus continua son combat. Contre toute attente, l'homme ne ripostait pas. Y allait-il un peu trop fort ? Celimus aurait aimé un peu plus de réactivité de sa part. Un petit corps accroché à son bras tentait de le tirer en arrière mais réussissait simplement à arrêter son coup, non pas grâce à sa force semblable à celle d'un petit rongeur mais surtout qu'il ne voulait pas lui faire mal. Ne la regardant pas une seule seconde Celimus éclata de rire et offrit un coup de tête à son adversaire avant de lui cracher au visage et de se relever, titubant et s'écrasant sur son fessier, encore sonné.


- Sa femme… Sa famille… S'il y pensait vraiment il ne serait pas là soûl à arpenter ces rues à la recherche d'une proie facile. Il a eu ce qu'il méritait et j'aurais même bien aimé le finir.


Essuyant la sueur qui perlait de son front du revers de la manche Celimus concéda enfin à tourner son visage vers celui de la jeune femme et il fronça les sourcils :

- Je ne vous ai pas fait mal au moins ?

Observant l'homme à un mètre de lui Celimus hésita. Devrait-il prendre sa bourse et partir avec ou bien le laisser décamper quand il se sera remis de ses coups ? Non, cela ne serait pas honnête, s'il avait vraiment une famille il devait la lui laisser pour elle et non pas pour cet homme. Se relevant et rattrapant son manteau décousu, délavé ou déchiré à quelques endroits, il l'enfila afin de ne pas attraper froid et se tourna vers la jeune femme :

- Je vous raccompagne chez vous ? Ou bien voulez-vous rester pour dîner avec nous le temps de vous remettre de vos émotions ? Je vous déconseillerai seulement de rester seule ici, surtout le soir, les malheurs arrivent bien vite vous savez...
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Félicia Stones
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Mer 18 Mai - 22:10

La jeune femme ne pouvait pas regarder deux hommes se battre sous ses yeux et encore moins rester planté là sans rien faire. En plus, tout était de sa faute, c’était elle qui avait entraîné le jeune homme dans cette histoire, qui lui avait demandé de l'aide. La brune pour les séparer avait eu une petite idée, elle s'était accrochée à un des bras de son sauveur et tira en arrière de toutes ses forces ce dernier pour qu'il arrête de se battre. Au début, elle ne pensait pas que cette technique pourrait marcher mais quand elle ne sentit plus bouger Celimus, elle fut contente et le regarda en le lâchant doucement. L'autre homme lui, était inconscient ainsi qu'allonger au sol suite aux coups de Celimus, il respirait encore heureusement, ce qui prouvait qu'il était encore en vie.

En le voyant rire et mettre un coup de tête à son agresseur, ce à quoi elle ne s'attendait vraiment pas  puisqu'elle croyait qu'il avait fini de le frapper et qu'il c'était calmé, la brune fut plutôt assez surprise et eut mal au front pour Celimus. La jeune femme hésita un peu à lui faire la morale et à le réprimander comme elle fait avec ses élèves mais les paroles du garçon la fit réagir et elle
n'eut plus qu'en tête ces paroles.


-Je suis d'accord avec vous mais peut être que sa famille ne sait rien et pense que c'est un bon ainsi qu'un honnête homme, mettez vous un peu à leur place.... Et ne dites pas de telles choses comme «aimé le finir» je suis sur que vous valez beaucoup mieux que ça....

La brune lui sourit doucement quand il tourna enfin son visage vers elle. Elle s'accroupit pour être à sa hauteur et posa sa main sur son front pendant quelques secondes avant de l'enlever un peu gênée par ce geste. C'était un mouvement non contrôlé, mais elle était tellement habituée à faire ça avec les enfants de l'école que c'était maintenant devenue un pur reflex.

- Non je n'ai rien ne vous en faites pas et vous, votre front ? Cela a dû faire mal ce que vous avez fait....J’espère que vous n'allez pas avoir une bosse ou un bleu...

Elle regarda alors Celimus se relever, et fit pareil le regardant aussi mettre son manteau qui était dans un mauvais état. Effectivement elle avait remarqué les petits trous, les quelques morceaux déchirés ainsi que décousus. Elle se posa quelques questions, se demandant s'il avait des problèmes d'argent ou alors s'il aimait tellement ce manteau qu'à force de le mettre il l'avait usé.

- Même si je ne cautionne pas trop ce genre de choses d'habitude, vous devriez prendre l'argent qu'il voulait vous donner, au moins cet argent ne servira pas à l'achat d'alcool ou à d'autres choses dans le même genre...Et de toute manière la prochaine personne qui va le voir comme ça va lui prendre, donc autant que ça soit vous...

Elle continua de l'observer et écouta ce qu'il lui dit. La brune à ses paroles, ne savait pas vraiment quoi dire. Il lui proposait de venir chez lui manger ou de la raccompagner ce à quoi elle n'était pas vraiment habituée. Elle resta d'ailleurs un peu en bug avant de reprendre ses esprits, réalisant la situation et réussit enfin à dire quelques mots.

- Je ne sais pas quoi vous dire mais je n'ai aucune envie de vous déranger davantage....déjà que vous m'avez aider à l'instant....

C'est vrai que tu venais de l'aider en la sauvant des mains de cet homme aux idées malsaines et c’était plutôt à elle de te proposer de venir manger chez elle pour te remercier ou faire quoi que ce soit d'autre pour te rendre l'appareil.

-D'ailleurs si vous avez besoin de quoi que ce soit, si je peux vous aider pour... je ne sais pas...mais vraiment quoique se soit je serais ravis de vous rendre ce service. Sans vous je ne sais pas comment j'aurais fait pour lui échapper..Je suis vraiment reconnaissante et je vous remercie de m'avoir aidé.


Dernière édition par Félicia Stones le Mar 6 Juin - 16:05, édité 1 fois
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Celimus A. Adam
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Sam 9 Juil - 14:25

Comment pouvait-on s'en prendre à une femme ? Créature fragile et longtemps méprisée qui ne pouvait se défendre face à un homme ivre ? Comment pouvait-on faire preuve d'autant de lâcheté en désirant soumettre un être plus faible que soi par la force ? Celimus ne supportait pas cette injustice qui à la base venait de la création des hommes et des femmes. Les hommes avaient été conçu avec une musculature qui pouvait se développer plus facilement que les femmes. Ces dernières avaient pour fonction principale d'enfanter. L'homme, lui, de protéger le « nid ». Leur corps était donc moins bien adapté au combat. Et ici, la jeune demoiselle semblait ne s'être jamais battue de toute sa vie. En un sens il ne l'imaginait pas autrement. Pourquoi se serait-elle battue ? Aurait-elle eu la force de balancer son petit poing pour l'écraser sur la joue d'un autre homme ? Certainement pas, il y avait là de toute évidence une différence de poids considérable et donc de masse musculaire. En revanche il pouvait l'en attester, les gifles de la gente féminines étaient assez puissantes pour lui enflammer douloureusement la joue. Oui, il n'avait jamais su comment s'y prendre face à une femme. Non pas qu'elles ne l'attiraient pas, mais surtout qu'il s'en fichait éperdument. Du moment qu'il puisse de temps en temps assouvir ses désirs chez la prostituée du coin…

Celimus avait frappé assez violemment l'homme pour le faire s'écraser par terre. Il l'avait par la suite achevé avec un coup de tête extraordinaire qui lui avait donné le tournis. Papillonnant des yeux d'un air sonné le jeune homme ne savait plus s'il devait être fier de cet exploit ou bien s'il devait le regretter. Peut-être finirait-il avec une bosse lui aussi… Il en était presque certain. Et après cela il lui faudrait tout expliquer à Francis ! Arg… Il percevait déjà sa réaction. Francis ne serait certainement pas fier de lui, non, bien au contraire. Il se ferait peut-être même réprimander comme un enfant. Et puis oh !  Au diable Francis ! Il était assez grand désormais pour se gérer seul. Alors certes son ami le calmait et le maîtrisait de temps en temps quand ses hormones de mâle dominateur et orgueilleux reprenaient le dessus et en faisant un abruti fini mais, parfois, oui cela pouvait arriver, Celimus agissait pour une cause. Ce jour-là, certes il en avait fait peut-être un tout petit peu trop, cependant… N'avait-il pas porté secours à une belle demoiselle en détresse destinée à se faire violer par l'un de ces ignobles rustres qui ne désiraient que s'enfiler des jeunes femmes plus belles que leur épouse ?


- C'est bien naïf de penser ça, pensez-vous que son épouse ignore ses aventures nocturnes ? Ça ne passe pas inaperçu, moi je vous le dis ! Bon et honnête peut être en attendant une fois qu'il a bu il était près à vous violer. Ah non hein ! Je suis pas le saint esprit ni le Bon Dieu, je ne vais pas me mettre à la place des malheureux, non merci, j'ai déjà assez à faire de mon côté. Oh pitié, ne défendez pas un imbécile né, un homme pire que moi l'aurait achevé, je me suis retenu, je ne l'ai pas fait.

Se calmant il se jugea peut-être un peu trop sévère à son égare. Finalement il lui adressa un sourire, il ne pouvat pas lui en vouloir, c'était peut-être ça la sensibilité féminine défendre tout et tout le monde. Cependant il le savait, si ce chien s'en était pris à Rose ou Anne-Marie il l'aurait torturé jusqu'à lui offrir une mort lente et douloureuse. Il aurait été bien moins clément que ce soir-là. Qu'il ait une famille ou non cela aurait eu peu d'importance à ses yeux.
La laissa faire il se mit à rire et demanda :

- Oh non ce n'est rien, je ne suis plus un enfant, une petite bosse ne me tuera pas ! Et si ça se trouve j'aurais les deux ! Une bosse ou un « rouge » comme dirait Flitz ahah !

Se relevant il avait enfilé de nouveau son manteau, ce n'était pas le moment pour lui d'attraper froid, au travail il serait bien moins efficace, de plus… il se devait d'être en forme pour toute la marmaille qui l'attendait à la maison. Observant la bourse il regretta de devoir lui laisser. Après tout, elle avait peut-être raison, ce chien avait peut-être une famille à nourrir. Et puis, il était bien trop orgueilleux et fier pour gagner ainsi sa vie.

- Non, je n'en ai pas besoin, si je dois avoir de l'argent je le gagnerai à la sueur de mon front pas en ramassant le butin des autres. C'est son problème s'il ne sait pas comment gérer son salaire. S'il a une famille alors elle doit en avoir besoin.

Il lui avait alors proposé de venir manger chez lui ou bien de la raccompagner. Dans tous les cas il ne la laisserait pas seule dans ces ruelles, elles étaient bien trop dangereuses pour une femme d'une quelconque condition, nul n'y était à l'abri, pas même les hommes en réalité...
Sa réponse ne le surprit pas, elle ne voulait pas le déranger, elle était bien trop polie pour accepter son offre.


- Comme vous le voudrez, dans tous les cas vous ne dérangerez pas, les enfants aiment avoir de la compagnie à table. Oh ce n'était rien vous savez, je trouve ça plutôt normal, si c'était mon ami que vous auriez croisé il vous aurait aidé de la même manière. Avec peut-être plus de délicatesse…

Il s'inclina devant elle en mimant la courbette des nobles et lui sourit d'un air enjoué :

- Voyons voyons pas tant de manière, je vous l'ai dit ce n'était rien ! M'aider…

Il se mit à y réfléchir sérieusement. Comment pouvait-elle l'aider lui qui était si fier ? Brusquement il se retourna vers elle et murmura :

- Eh bien… Vous êtes une femme… vous connaissez les secrets des femmes. J'aurais besoin de conseils. Je ne veux pas me séparer de Rosa, mais elle est bientôt en âge de devenir une femme. Je suis un homme seul entouré d'enfants… on parle assez de moi comme étant un pédophile mais elle commence à grandir. Je ne sais comment gérer ce problème. Comment me comporter avec elle. Voyez vous je n'ai jamais eu de femme à la maison à part ma sœur et bon… nous étions tous les deux jeunes, je ne m'en souciais pas encore.
Je ne veux pas la placer dans un couvent mais en même temps je ne veux que son bonheur, là-bas on lui apprendrait tout, alors que l'éducation que je lui offre n'est pas suffisante, je n'ai jamais été très doué…
avoua t-il un peu honteux, sa mère avait pourtant tout fait pour lui...
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Félicia Stones
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MessageSujet: Re: Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia] Ven 30 Juin - 0:20


Félicia, pour le coup, se fit un peu grondée comme une enfant par le beau jeune homme qui venait de la sauver. Cependant elle ne lui en voulait pas, après tout elle comprenait pourquoi il réagissait comme ça. Elle savait aussi que le but de ses paroles n’était pas de la gronder et ce fut confirmé quand il lui souria , sourire d'ailleurs qu'elle lui rendit avant d'être gênée par le geste qu'elle avait fait. La jeune femme se re-saisissa rapidement, de plus il essayait de la mettre à l'aise en parlant de Flitz, ce qui fonctionna assez bien puisqu'elle laissa échapper un petit rire.

- Je suis désolé....c'est un réflexe chez moi...j'ai tellement l'habitude d'être avec les enfants, que de temps en temps je me comporte de la même manière avec les adultes sans m'en rendre vraiment compte...D'ailleurs on me le fait souvent remarquer....

Elle se frotta la tête un peu gêné puis se mit à sourire. Ensuite, Félicia regarda puis écouta parler le jeune homme, elle comprit qu'il avait sa fierté et qu'il était du genre plutôt orgueilleux, d'ailleurs c'était le cas de la plupart des hommes. Elle ne préférait donc pas répliquer et trouvait ça quand même bien qu'il ne prenne pas l'argent de son agresseur, malgré le fait qu'il en est vraiment besoin.

- Oh, vous avez des enfants ? Vous en avez beaucoup ?

Elle souria amusée en le voyant s'incliner de cette manière, le trouvant marrant. Elle trouvait aussi qu'il était un peu jeune pour avoir plusieurs enfants,mais ça ne l'a surpris pas plus que ça.

-Vous trouvez peut être cela normal, mais il y a plus d'un homme qui n'aurait pas fait ce que vous venez de faire malheureusement.....C'est donc pour ça, que je vous remercie et que je vous aiderais à mon tour. De plus ce n'est pas du tout négociable.  

La jeune femme souria et se mit à l'écouter parler de la fameuse Rosa. Il est vrai que les femmes sont compliquées et que les hommes n'arrivent pas toujours à les comprendre. Et  ce, quel que soit l'âge de la  femme, d'ailleurs c'est encore pire quand ce sont des jeunes femmes qui sont en pleine poussée de croissance. Félicia comprit très bien qu'il était dépassé par tout ça, c'était tout à fait normal et compréhensible, c'était d'ailleurs pour ça qu'elle était prête à l'aider. Puis ça ferait sûrement du bien à cette jeune fille de parler de femme à  femme.

- Hé bien oui je suis une femme, dit elle amusé. Et ça serait avec plaisir que je vous donnerais des conseils, après tout je comprends ce que vous êtes en train de subir. Ne vous en faites pas, mon père était pareil que vous, il était un peu dépassé par tout ça, mais il a réussi à se débrouiller et je dois dire que je suis plutôt bien éduqué.

Elle souria au jeune homme et replaça bien ses livres contre elle, puisqu'ils avaient failli lui échapper des mains.

- Je crois que je vais accepter votre proposition, comme ça je verrais votre fille et je pourrais lui parler un peu de femme à femme, ça ne pourra que lui faire du bien. Puis.... je pourrais aussi vous donner quelques conseils, comme ça vous ne seriez pas obligé de la placer dans un couvent et je suis sur que vous êtes plus doué que ce que vous croyez. De plus je suis sur qu'elle est plus heureuse avec vous que dans un couvent loin de sa  famille, alors courage et continuer de faire de votre mieux !

La brune sourit encore une fois, elle était contente de pouvoir aider celui qui venait de la sauver. En plus, ça lui faisait plaisir de l'aider de cette manière, elle connaissait bien les femmes puisqu'elle en était une, qu'elle avait une petite sœur et elle adorait les enfants.

- Je pourrais aussi lui donner quelques une des mes anciennes robes, ça ne me dérangerais pas du tout puisque ma sœur est trop petite pour les mettre.
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Une journée qui commençait plutôt bien [23/04/42][Celimus, Félicia]

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