L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42]

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Swan Carthew
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MessageSujet: Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42] Mar 29 Mar - 8:57

[HRP/ Après "Sacrifice au dieu de la guerre" /HRP]

Elle était seule... seule... seule.. si seule face à cette terrible et incroyable nouvelle, elle s'en doutait déjà mais là maintenant il n'y avait plus aucun doute... il fallait qu'elle le voit, qu'elle lui dise et lui avoue ce qui se passait actuellement en elle. Le cavalier ne pouvait rester dans l’ignorance de son état. Serait-il heureux ? Oui bien entendu il l'aimait... mais dans le cas contraire que ferait-elle ? S'il ne l'aimait plus ? S'il ne voulait pas assumer la responsabilité de cette nouvelle vie qui se développait dans son ventre ? Elle était une aristocrate, si elle ne fuyait pas tous le monde le saurait et sa vie serait ruiné... peut être même que l'évêque de Canturburys serait dépêché pour la sermonner et la forcer à s'enfermer dans un couvent une fois que l'enfant aurait été confié à un horrible orphelinat. Sinon... elle devait se marier très rapidement avec le premier qui accepterait, mais cela la belle aristocrate aux longues boucles sombres ne pouvait s'y résoudre. Perdre sa liberté, sa vie... Mais si cela devenait la seule manière de sauver l'enfant ? Que devait-elle faire ? La réponse ne venait pas et sous ces interrogations elle s’endormit pour se réveiller quelques heures plus tard fiévreuse et les joues humides de larmes.

Elle se redressa dans le lit aux draps immaculés, s’appuyant sur ses bras pour maintenir son échine courbée, ses longues boucles sombres retombant en cascades devant son visage encore plus pâle que d'habitude, son souffle était rauque et ses pupilles dilatées regardaient avec désespoirs autour d'elle à la recherche de quelque chose de familier, les longs doigts fin de Swan se crispèrent sur les draps alors qu'elle vacillait pour finalement retomber sur le matelas et se sachant seule, éclata en de sanglots qu'elles ne pouvaient plus revenir, elle désirait à présent une seule chose : mourir.
Oh oui la mort serait si douce après tous ces événements auquel elle avait du faire face, impuissante.

D'abord la rupture avec son cher Jeffrey, oui il faisait cela pour leur bien mais elle était prête à prendre le risque ou au moins l'aider à payer ses dettes s'il était dans de trop graves difficultés, jamais elle n'aurait voulu sa mort... elle l'aimait, oh oui Swan était désespérément tombée amoureuse de cet homme et des mille promesses qu'il avait pu lui faire... il avait presque su lui redonner vraiment goût à la vie quand elle s'abandonnait à la brutalité de son étreinte qu'elle sublimait par la passion amoureuse, mais tout était fini. Il l'avait abandonné après l'avoir serré une dernière fois dans ses bras... elle était seule... mais au fond si seulement... non maintenant elle était enceinte de lui... un enfant allait naître sans avoir de foyer si la situation restait ainsi...
Pour couronner le tout elle avait hébergé la jeune Sarah Spencer et elles avaient été enlevée ensemble par des créatures qui n'existaient plus maintenant que dans ses cauchemars, des vampires et des loups garous... enfin les loups l'avaient sauver, du moins l'un d'entre eux plus petit qui étrangement avait dégagé une douce chaleur familière, pour cela elle avait accepté de le suivre.
Il l'avait sauvé de l'enfer, du sang, de la mort et de ses kidnappeur... mais qu'était donc devenu la jeune femme ? Elle était si terrifiée quand elle l'avait recueillit, elle craignait le Comte... Et si le Comte apprenait justement qu'elle avait séjourné chez elle ? Il la ferait peut être exécute pour trahison si elle ne lui disait pas ce qu'elle savait... mais la belle s'y refusait. L'aristocrate ne pouvait trahir sa jeune amie qui lui avait confié que cet homme était également un monstre, un vampire. Elle haïssait ces monstres, toujours ils étaient apparut dans sa vie aux pires moments et en général pour les aggraver. Elle ne pouvait aller voir le Comte et lui dire la vérité, au contraire elle préférait l'affronter... mais était-ce raisonnable ? L'enfant courrait un grave danger si elle se mettait à dos en personne le conseiller de la Reine Victoria... Et ses amis courraient aussi un grave danger...
La belle aux yeux vairons pensait bien sûr à Sidka, le Comte n'aurait aucun problème à remonter le fil de ses fréquentations et pourrait s'en servir comme moyen de pression ou pourrait désirer en faire un exemple.

La jeune femme soupira, fatiguée de tout cela et se redressa une fois le flot des larmes tarit pour s'approcher de la fenêtre, sous ses pieds le parquet de bois craquait et de minuscules échardes venaient se loger dans ses pieds jusqu'à ce qu'elle atteigne la fenêtre contre laquelle elle du batailler pour pouvoir enfin sentir le vent glacée sur sa peau de neige et respirer à nouveau. Elle ne s'était jamais retrouvé dans un hôpital ainsi et n'aimait décidément pas cet endroit, même si par son rang elle était dans les plus belles chambres, la jeune humaine entendait les cris des souffrants ébranler tout le bâtiment et son sommeil avait surtout été emplit des monstres de son passés et de son présent, loin d'être reposant.

Un nouveau soupir s'échappa de ses lèvres roses alors que ses coudes s'appuyaient sur le rebord de bois pour regarder au dehors la nuit qui étirait son long manteau sur la ville de Londres. Elle connaissait presque chaque ruelle de cette ville, pourtant elle s'y sentait étrangère. Sa place n'était pas ici, pas dans ce monde... les récits de Sidka la faisait de plus en plus rêver et les parias eux peut être la comprendraient également ? Une religion basé sur la nature, que cela lui semblait beau... le respect des hommes et des animaux... Comment faisait-il pour vivre dans cette ville après avoir connu une telle beauté ? Une telle paix..

Swan ne comprenait pas, elle l'enviait au fond car lui était vraiment libre au moins dans son esprit et cela n'avait pas de prix... d'ailleurs, devait-elle le mettre au courant des récents événements où lui ferait-elle courir un risque inconsidéré ? Étaient-ils vraiment amis ?  La jeune femme le désirait profondément, mais était ce son cas ou bien faisait-il simplement acte de charité et de pitié en l'écoutant raconter ses malheurs et en tentant de la résonner ?
La séduisante Comtesse commençait à se douter que cela devait être plus cela qu'une vraie amitié dans le cas de l'iroquois et à cette idée son cœur se serra. Personne ne l'aimait vraiment... si elle disparaissait cela n’inquiéterait personne et la société s'en porterait peut être même mieux. Le Cavalier l'avait abandonné et Asher... hé bien lui aussi l'avait abandonné il y a dix ans et maintenant il la repoussait et disait encore l'aimer, comment le croire ? Ne se jouait-il pas d'elle ? Et était-ce encore vraiment l'homme qu'elle avait connu ? Non... il avait changé... beaucoup trop changé pour qu'elle puisse s'ouvrir à lui... pourtant ces lettres, ces bouquets qu'il lui envoyait. Pourquoi les refusait-elle ? Pourquoi se refusait-elle à revenir s'abriter dans ses bras ? Peut être car maintenant qu'il avait réalisé seul leur rêve commun elle lui en voulait trop pour lui pardonner.... surtout elle ne le croyait pas... il ne pouvait être suivi d'un tueur et... d'ailleurs pourquoi tentait-il de lui faire croire cela ? Tout cela devenait un puy de pensées dans lequel la jeune femme était entrain de se noyer.

Un vertige la prit et elle du se laisser glisser le long du mur, son dos restant appuyé et ses jambes laissées aussi molles que celles de poupées de chiffons sur le sol froid, faisant remonter sur le haut de ses cuisses sa longue chemise de nuit de coton blanc.

Elle était seule.
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Sidka
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MessageSujet: Re: Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42] Mer 30 Mar - 14:13

[HRP/ Venant de "Sacrifice au dieu de la guerre"

Le Saint Thomas'Hospital...
Depuis la maladie incurable jusqu'au simple chagrin en passant par la mutilation, les cas de viol ou les petits bobos bénins, le plus grand hôpital de Londres offrait divers services salvateurs aux patients qui s'y réfugiaient depuis maintenant plus de six cents ans. L'établissement jouissait d'une réputation qui le plaçait parmi les joyaux de l'empire. Tous ceux qui mettaient les pieds à Saint Thomas ressortaient guéris ou, grâce au génie de Monsieur Guy, finissaient au Guy's Hospital pour y recevoir de nouveaux soins. Ainsi le système fonctionnait-il. En général, les patients capables de payer leur chambre étaient évidemment plus à même de sortir rapidement des lieux, mais Saint Thomas était également connu du monde pour sa grande charité.

Sidka soupira.
Il venait régulièrement en ces lieux pour veiller sur son demi-frère, Cheveyo, qui était plongé dans le sommeil depuis maintenant plusieurs lunes. Il n'aimait pas cet édifice, même s'il lui devait beaucoup, car il lui rappelait son impuissance et le ramenait à tous ses problèmes personnels. Cheveyo n'était pas mourant, pas encore, mais si son esprit ne revenait pas d'ici peu, il savait que les médecins ne pourraient plus rien faire pour lui. Celui qui n'était pas Lycanthrope ne pouvait comprendre...


*Nous n'aurions pas dû venir...* murmura-t-il entre ses lèvres pincées tandis qu'il soulevait une poignée de sable au pied de l'arbre mort que son propre esprit projetait.

*Swan en a besoin.* répondit Cocoa. Le colibri se trouvait dans le monde des hommes. Il se posa sur une branche d'arbre non loin d'une fenêtre derrière laquelle brillait un candélabre: la chambre de Swan.

Sidka soupira de nouveau. Koulaï, lui, ne dit mot. Allongé non loin de son compagnon, le museau sur ses pattes, le loup observait le sable couler entre les doigts de l'humain comme s'il comptait le temps qui s'égrainait ainsi au creux de ce sablier improvisé.


*De toute façon, nous ne pouvons qu'attendre...*

L'Iroquois ressassait les événements de la nuit. Pourquoi donc Swan avait-elle été enlevée? Et par qui? Qui était cette seconde femme dont Koulaï avait parlé? Et toutes ces créatures rassemblées sur les dock? Toute cette scène macabre n'avait aucun sens pour lui. Swan ne lui avait jamais parlé de quiconque, à part de son ancien amant et du fils des Landsong, et encore, elle n'avait jamais réellement affirmé que ce fut bien Jeffrey Landsong son nouvel amant, il l'avait déduit lui-même...Qui pourrait donc en vouloir à la jeune aristocrate au point de la conduire au milieu d'un brasier? Pourquoi était-elle couverte de sang quand il l'avait trouvée? Elle n'était apparemment pas blessée...A qui était tout ce sang? Même Koulaï n'était pas parvenu à comprendre toutes les odeurs que son flair avait repérées.

*Les Longues-Dents et les Garous se font la guerre, mon frère. Ta femelle et son amie se sont retrouvées au milieu d'une bataille qui ne les regardait pas, c'est tout.*

Sidka s'irrita. Il serra le poing sur les derniers grains de sable qu'il lui restait en main et jeta un regard sombre à son totem dont l'attitude désinvolte acheva de l'énerver.

*Bon sang, Koulaï, ça n'a pas sens! On les a enlevées! Il fallait bien qu'elles servent à quelque chose! Et pourquoi elles?*

Le loup se releva sur ses hautes pattes et trottina jusqu'à son ami. Doucement, il posa son arrière-train sur le sol près de lui et pencha la tête de côté pour lui jeter un regard doux.

*Paix, mon frère. Réfléchit. Elles sont de la nourriture pour eux.*

Sidka ne répondit pas. Plongé dans ses réflexions, il cherchait un sens à toute cette histoire. De son côté, Cocoa ébouriffa ses plumes et rentra un peu sa petite tête dans son col pour attendre patiemment un mouvement.
Au bout d'un moment, Sidka se leva et se dirigea vers l'arbre mort. Il posa une main sur son tronc tortueux et en fit lentement le tour, comme s'il avait besoin de communiquer avec cet être de bois et de sève séchée. Puis, il s'assied contre l'écorce rugueuse et se passa une main sur le visage.


*Ils devaient chercher l'autre femme. Swan a été prise aussi alors qu'elle n'avait rien à voir avec cette affaire.*

Koulaï vint tranquillement lui faire face. Ses grands yeux fauves le transpercèrent tandis qu'il l'écoutait attentivement.

*Elles servaient peut être à nourrir des serviteurs ou à attirer l'ennemi dans un piège...Les Vampires ont pu attirer les Garous, ou l'inverse, pour leurs petites histoires de clan...*

*Tu vois quand tu réfléchis, Damballah...

Sidka leva les yeux au ciel puis tendit la main devant lui. Koulaï approcha et se laissa caresser le haut du crâne. Sa fourrure était encore soyeuse pour son âge.

*Swan a besoin de nous.*

Le loup acquiesça d'un mouvement de tête.

****************

Après de longues heures d'attente, Cocoa s'éveilla soudain en piaillant. Alertés par leur petit compagnon, Koulaï et Sidka redressèrent la tête dans le Monde des Esprits.

*C'est elle?*

*Oui! Elle ouvre la fenêtre!*

Cocoa reprit son envol. Contrairement aux vrais colibris, il n'avait pas besoin de voler sans arrêt pour conserver un rythme cardiaque nécessaire à sa survie. C'était un totem, un esprit de la nature, il était donc capable de se poser comme les oiseaux européens et même de s'endormir. Cependant, il préférait battre des ailes et ce petit réveil lui fit plaisir, d'autant plus qu'il aperçut rapidement les cheveux de Swan à la fenêtre. Il aimait beaucoup cette humaine. Elle était gentille et douce. Malgré sa tristesse, ses caprices et surtout ses problèmes qui semblaient la poursuivre depuis toujours, il lui trouvait un petit quelque chose de maternel. Cocoa représentait presque l'enfance chez l'Iroquois. Il était synonyme de joie et d'immaturité. Il avait toujours eu besoin d'être encadré et surtout aimé...

*Ne t'approche pas trop.* prévint Sidka en le sentant s'avancer vers la fenêtre.

*Elle pleure...* répondit doucement le petit oiseau exotique tout en continuant de s'approcher.

Sidka se mordit la lèvre inférieure. Il mourrait d'envie de prendre le relais et de venir à la rencontre de Swan sous sa forme humaine pour lui demander comment elle allait et surtout pourquoi elle s'était retrouvée sur les docks, mais il savait qu'il risquait gros s'il était découvert et que ce n'était sans doute pas le moment de demander des comptes à la pauvre jeune femme. Mais, tout de même, elle s'était sentie mal au repas qu'ils avaient fait ensemble et il elle s'était ensuite fait enlever...Il y avait de quoi paniquer...


*Cocoa!*

Sidka frémit au cri de son loup. Il voulut retenir son petit totem mais il sentit que le colibri leur fermait son esprit. Ce dernier bondit vers le rebord boisé de la fenêtre derrière lequel la jeune femme venait de disparaître et n'accorda plus une miette d'attention à ses deux compagnons.

Arrivé près de l'encadrement de la fenêtre, il hésita. Mais, après un bref coup d'oeil derrière lui, et après s'être un peu penché par l'ouverture, il pénétra dans la pièce faiblement éclairée. Puis, il vrombit près de l'oreille de Swan qu'il trouva affaissée contre le mur sous la fenêtre et se plaça devant elle. Ses petites ailes battaient l'air comme celles d'une abeille et son long bec en forme de petite trompe tirait parfois la langue.
De ses petits yeux noirs, il observa la belle, en vol stationnaire. C'était comme s'il tentait de lui dire quelque chose, sans articuler un seul mot. Il resta ainsi quelques minutes, sans bouger. Du moment que la jeune femme ne faisait pas de geste vers lui, il restait toujours à la même distance, presque à portée de mains.

Cocoa était confiant, malgré la petite peur qui lui étreignait le coeur, avertissement de ses amis restés dans le Monde des Esprits. Swan ne lui ferait pas de mal.

Au bout d'un moment, il s'approcha en un petit bond et continua de regarder la jeune femme comme s'il fut fasciné par une fleur nouvelle.
Alors, sa petite voix résonna dans la pièce:


- Que fais-tu, petite fleur? Tu pleures?

Sidka n'entendit pas tout mais il se crispa comme jamais. Il comprit que Cocoa avait franchi une frontière très dangereuse. Koulai émit un grognement de désapprobation et montra les crocs. Ce petit imbécile risquait de les trahir! Quel idiot! Sidka ne pouvait reprendre sa forme et lui non plus ne pouvait forcer l'échange sans que Swan ne tombe en syncope ou ne comprenne qu'ils ne faisaient qu'un. Ils étaient obligés de rester en retrait...

Fier de son effet, le colibri fit une pirouette en l'air et s'éloigna de la jeune aristocrate en poussant des petits cris. Ignorant tout ce qu'on pouvait bien lui dire dans le Monde des Esprit ou ici, il se mit à faire des arcs de cercle dans la pièce et à voltiger en tous sens. Trop heureux d'étonner et de rendre à Swan un semblant de vie, il exécuta une série de figures au-dessus du lit avant de se poser sur le sommet d'un des pieds, sur une grosse boule de cuivre qui ornait la barre.
Patient, il attendit que la belle n'approche. Il voulait qu'elle s'installe sur son lit plutôt que sur le sol.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42] Jeu 7 Juil - 20:47

[HRP]Un rp sauvage apparait enfin ! Avec une Swan moins geignarde... oui, enfin.[/HRP]

Larmes... c'était toute sa vie, des larmes versées jours après jours pour des raisons distinctes ou semblables. Lorsqu'elle était enfant pour l'injustice de ses parents, leurs absences, la solitude qui la poursuivait au début de son adolescence jusqu'à ce qu'elle rencontre ses amis et les aident. Larmes en découvrant que son père était un négrier. Larmes en perdant son amour et ses amis. Larmes en perdant sa famille. Larmes en attendant la mort. Larmes à l'abondant d'Asher. Larmes pendant toutes ces années. Larmes au retour d'Asher et à ses rejets. Larmes à la violence et à la rupture de Jeffrey. Larmes pour cet enfant qui grandissait dans son ventre.
Cela ne pouvait plus dure, elle ne pouvait pas continuer de verser ces torrents de perles salées à la moindre occasion. Que devenait la jeune femme fortes qu'elle avait pu être ? Où était passé sa combativité ? Sa vigueur, son courage ? Pourquoi cette flamme si chaude qui l'avait animé s'était-elle éteinte ?

Certes cet enfant allait être un défi, un problème, mais l'aristocrate refusait de le voir ainsi. Swan allait l'aimer, elle allait être mère et que ce soit avec le concours de Jeffrey ou seule. Personne ne lui arracherait. Que ce soit ces imbécile et maniérés aristocrates, l’opinion public pouvait aller brûler en enfer, cela n'avait plus d'importances. Ce carcan social qui obligeait tout le monde à vivre dans l'ombre, à faire des manigances, où on crachait et dissimulait pour son petit profit. Le maître à danser de cette mascarade n'était autre que le Comte Jiromarû Keisuke, conseiller de la Reine, grand metteur en scène, vampire et ravisseur de la belle Spencer. Pourquoi se plier à des règles édictées par de telles personnes ? Aucune raison n'était valable.


- C'est la fin...

Murmura la Comtesse en caressant ses lèvres du bout de ses doigts. D'un coup le chemin de ses pensées n'étaient plus une route boueuse dans laquelle elle s'enfonçait. Enfin elle avait atteint une voie pavée de pierre solides qui la soutiendraient. Enfin la belle aux longs cheveux noirs, s'était échappée de cette gangue noire et poisseuse qui l'avait tenue prisonnière pendant tant d'années et l'avait submergée sans lui laisser de possibilité de remonter à la surface. A présent elle nageait enfin vers le rivage.

Pendant que la séduisante jeune femme restait perdue dans ses pensées, bercées par le bruit de la ville qui lui parvenait par la fenêtre ouverte, un petit bruissement répétitif lui fit lever ses beaux yeux vairons et un petit cri d'étonnement s'échappa de sa bouche.
Un colibris, mais comment était-ce possible ? Il n'y en avait pas normalement à Londres à part dans les zoos et ils étaient enfermés dans des cages.
Il la regardait sans animosité et semblait être là depuis un moment.
Tandis qu'elle réfléchissait, un petit sourire béat était venu étirer les lèvres de Swan, qui le regardait avec presque émerveillement. Qu'il était beau ce petit être à plume plein de couleurs chatoyantes.


 - Mais que fais-tu là bel oiseau ? Tu es perdu ?

Plus elle contemplait le colibri plus il lui faisait penser à Sidka. Qu'avait-il dit un jour ? Que le colibri était le symbole de la liberté à ses yeux ? En voyant ce bel oiseau elle comprit instantanément pourquoi il avait pu dire cela. Il apparaissait à elle comme un symbole de vie en cet instant, comme pour lui confirmer ses choix. Cette vision était un heureux présages, était-ce donc cela les signes du grand Esprit dont lui avait parlé l'iroquois ? Peut être bien... peut être s'en ouvrirait-elle à lui un jour à ce sujet, ou elle garderait cet évènement précieusement enfouit en elle.

Swan le regarda s'approcher et tendit un doigt pour qu'il puisse s'y percher s'il le désirait comme pouvait le faire les perruches ou les canaris domestiques. Une voix s'éleva, elle sursauta et regarda tout autour d'elle puis son regard revint vers l'oiseau, elle était totalement stupéfaite.


- Est-ce toi qui a parlé ?

Demanda-t-elle, commençant à croire qu'elle plongeait dans la folie et qu'elle n'allait pas mieux contrairement à ce qu'elle avait pu penser. La jeune femme cligna des yeux à nouveau plusieurs fois et se rendit à l'évidence, elle essuya prestement ses larmes et lui répondit, se disant que c'était certainement le seul moyen pour obtenir une réponse. Et puis même si cette vision était créée de toute pièce par son esprit, elle était fore sympathique.

- Je ne pleure plus... c'est fini je ne veux plus pleurer. J'ai envie de vivre et d'être forte, tu vois je vais être mère et je ne veux plus être faible et triste. Je veux être forte pour cette enfant qui grandit dans mon ventre, apprendre à vivre avec mon passé, mais ne plus jamais sombrer... surtout pas pour un homme... même si je l'aime. Confia-t-elle au bel oiseau exotique sans chercher à plus réfléchir. Et toi que fais-tu là ?

Le questionna-t-elle en se releva pour le regarder évoluer dans l'air avec un émerveillement non feint. Swan l'enviait tant, elle aurait aussi voulue pouvoir virevolter avec une telle adresse, posséder une telle grâce et une telle liberté.
Comme Cocoa le désirait, la jeune femme aux cheveux ébènes vint s'asseoir sur le rebord de son lit sans le quitter des yeux.


- Tu es une créature fascinante. Je t'envie...

Souffla-t-elle toujours souriante. Elle aurait aimé que Sidka soit là pour qu'il puisse aussi voir ce bel oiseau, allégorie de la liberté à leurs yeux de prisonniers.
Alors, qu'elle attendait sa réponse, un craquement se fit entendre derrière la porte. D'un mouvement vif mais doux Swan prit délicatement l'oiseau entre ses doigts et le posa sous le lit en le priant de ne pas bouger.
Un sinistre médecin pénétra dans la pièce au même instant en se raclant la gorge.


- À qui parliez vous Comtesse ? Vous semblez ne toujours pas vous être remise du choque. J'aimerais surtout parler avec vous de qui est cet enfant. Bien sûr vous n'êtes pas marié et aucune fiançailles n'ont été annoncés. Nous sommes d'accord que la meilleure solution est que je vous opère et que nous nous désirions de cette chose indésirable pour vous et votre réputation.

La Comtesse serra les dents durant le court monologue du médecin et due se forcer à inspirer profondément avant de répondre en essayant de chasser toute agressivité de sa voix.

- Je vous remercie monsieur, mais non je vais garder cet enfant qui n'a rien d'indésirable à mes eux. Je souhaite partir immédiatement. Si vous voulez m'être aimable contentez vous de faire appeler un carrosse. Bonne soirée.

Sur ces derniers mots elle se retourna, le congédiant avec mépris. Quand il eut refermé la porte après une petite courbette elle se tourna vers le coffre dans lequel se trouvait quelques robes de rechange, elle en choisit une simple, tressant rapidement ses cheveux avant de lasser ses bottines. Certes ses membres lui étaient douloureux, mais elle désirait rentrer au plus vite. Se baissant pour regarder sous le lit elle sourit au colibri.

- Veux-tu venir avec moi ? Tu pourras te nourrir du nectar des fleurs de mon jardin.
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Sidka
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MessageSujet: Re: Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42] Mar 9 Aoû - 15:33

Cocoa avait parlé à Swan. Le petit totem, indiscipliné et joueur, n'en avait encore fait qu'à sa tête. Il mettait en danger toute la fratrie : Sidka, Koulaï et lui-même. Sans se préoccuper des conséquences de ses actes, il avait agi sur un coup de cœur, suivant ses sentiments et son instincts. Sans une once de réflexion, sans accorder une seule seconde son attention aux mises en garde de ses frères, il avait encore fait preuve d'une immaturité qui risquait de leur coûter très cher.

*TsSS ! Quel égoïste !*

Koulaï sortit les crocs et son grondement monta dans sa gorge comme l'orage roule sur le sommet des montagnes avant de déverser sa colère sur les paisibles vallées.

*COCOA ! Arrête !*

Sidka tenta vainement de reprendre le contact avec le colibri mais rien n'y fit. Il eut beau crier de toutes ses forces, le jeune totem avait fermé son esprit et ne les entendait plus.
Face à face avec la belle humaine, Cocoa la dévisageait sans bouger, pour l'observer et attirer doucement son attention. Lorsque les beaux yeux vairons de la jeune femme le trouvèrent et qu'elle poussa un petit cri de surprise, il s'ébroua un peu et poussa à son tour des petits cris, tout heureux d'avoir produit son effet. Swan était surprise mais, contrairement à bon nombre d'humains qui auraient sans aucun doute hurlé de terreur avant de se réfugier dans un placard ou de donner un coup à la boule de plumes qui s'agitait devant eux, elle se contenta de l'observer à son tour et de lui répondre. Cocoa ne s'était pas attendu à ce qu'elle tente de communiquer avec lui. Il avait juste voulu piquer sa curiosité et l'obliger à quitter cette posture prostrée qu'elle avait prise.

Il dédaigna son doigt tendu, refusant tout contact physique avec quiconque et virevolta plus loin, sans écouter ce qu'elle lui disait. Après quelques tours dans la pièce, l'oiseau multicolore s'installa sur un des pieds du lit de la patiente. Swan se leva et le rejoignit.
Alors qu'elle lui demandait ce qu'il faisait là, des pas dans le couloir les surprirent tous deux. Cocoa voulut alors s'envoler pour s'esquiver par la fenêtre mais la jeune femme fut plus rapide que lui. Sa grande main se referma sur lui et il se retrouva bientôt sous le lit. Le cœur battant, le petit totem s'éloigna un peu dans l'obscurité et la poussière qui lui collait aux plumes. Il trébucha plusieurs fois et piailla doucement de mécontentement. Jamais il n'avait autorisé un humain à le toucher ! Swan avait été vive et sans brutalité, mais elle l'avait quand même touché et même presque enfermé ! Comment avait-il pu se laisser attraper aussi facilement ? Il fallait qu'il se sauve ! Il ne voulait pas rester là dans le noir, tout seul, dans la poussière...Il fallait qu'il atteigne la fenêtre !


*Reste caché bougre d'imbécile !*

Le colibri tressaillit. La panique avait fait tomber toutes ses barrières mentales et ses frères avaient de nouveau eu accès à ses pensées. Sidka avait vite réévalué la situation et compris que Swan avait dissimulé son totem sous son lit afin que le médecin qui venait d'entrer ne l'aperçoive. Il fallait maintenant calmer Cocoa pour éviter qu'il ne fasse une stupidité de plus.

*Elle m'a mis sous son nid...* Pleurnicha le Colibri.

*Un nid ? T'es vraiment stupide...* Pesta le loup.

*Attends qu'il soit parti et va-t-en. T'en a assez fait comme ça. Laisse-moi prendre le relais !*

*Mauvaise idée Damballah.*

Alors un éclat de voix les fit tous sursauter. Swan congédiait froidement le médecin. Elle était enceinte et comptait garder son enfant, quoi qu'il en dise. Sidka sentit son estomac se soulever.

*UN ENFANT ?!*

Cocoa pleurnicha de nouveau et se rapprocha du bord du lit pour voir si le médecin était bien parti. Koulaï, lui, sortit ses griffes et donna un grand coup dans un rocher. La pierre gicla sous sa patte et hérita d'une paire de balafres. De son côté, Sidka resta figé, les yeux écarquillés dans le vide. Il ne savait plus que penser. Tout s'embrouillait dans son esprit et quelque chose, quelque part, le rendit plus furieux que jamais.

Pendant ce temps, Swan était en train de se trouver des vêtements adéquats pour quitter l'hôpital. Le colibri ne bougea pas d'une plume avant qu'elle ne se présente devant lui pour lui demander s'il voulait venir avec elle. Cocoa hésita puis, d'un battement d'aile puissant, il passa près de sa joue à la vitesse de l'éclair et disparut dans la nuit par la fenêtre toujours ouverte.
Arrivé dans l'arbre depuis lequel il avait observé la chambre un peu plus tôt, il zigzagua entre les feuilles et voulut se percher sur une branche. Mais Sidka reprit le contrôle avec un peu de brutalité et le colibri fut obligé de lui céder la place. Son corps grossit soudainement et s'étira en membres humains à la peau brune. Il perdit toutes ses plumes pour les échanger contre des vêtements de cuir : un pantalon noir, taché d'huile aux genoux, une veste rapiécée, noire elle aussi, des bottes sombres aux semelles usées...C'était sa tenue de tanneur. De longs cheveux lui poussèrent et un pendentif se balança autour de son cou.
Tout s'était passé en quelques secondes, le temps que Cocoa ne revienne à la fenêtre pour que Sidka se rattrape à sa bordure. Impossible que qui que ce soit n'ait aperçu la transformation. L'iroquois se hissa grâce à ses bras musclés, habitués aux tâches qui demandaient beaucoup de force. Il passa les deux jambes dans la chambre et se redressa pour faire face à Swan. Ses cheveux étaient dans un désordre sans nom et il arborait de nouvelles peintures blanches et rouges sur le torse. Elles représentaient un labyrinthe dans lequel des souris se perdaient.


- Bonsoir, Miss. Fit-il avec un grand sourire. Je suis venu voir comment vous alliez. Navré de passer par la fenêtre mais je doute qu'ils m'auraient laissé vous rendre visite...J'espère que je ne vous ai pas fait peur.

Le Lycanthrope avança un peu et fit mine de découvrir la chambre en y jetant un regard circulaire. Puis il ramena ses yeux clairs dans ceux de la belle et lui sourit à nouveau avec chaleur.

- Vous êtes un peu pâle. Les soigneurs vous ont bien traitée j'espère ?
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Un oiseau aux mille couleurs des larmes [Swan, Sidka][26/04/42]

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