L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Nous portons tous des masques ... [PV Deydreus] [13/11/1841]

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Red'maw
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MessageSujet: Nous portons tous des masques ... [PV Deydreus] [13/11/1841] Jeu 30 Juin - 0:11

- Rhaaaa, il fait vraiment chier ce gamin !

Je ne commente même pas les paroles qui viennent littéralement de retentir à l’intérieur de l’intégralité du Broken Jaw, et me contente de souffler doucement par le nez pendant que je charge, une à une, les boissons commandées sur un plateau de bois. De la bière, blonde ou brune, pour 4 consommations sur 5 : le dernier n’avait souhaité « qu’un verre de vin pour accompagner ». Tsss, et ça se dit irlandais. Vérifiant qu’il y avait le compte et que je ne m’étais pas trompée dans les boissons, j’arrange un peu les choppes pour les placer autour du verre, et soulève le plateau après avoir glissé la main dessous, sortant de derrière le comptoir pour me rapprocher de la table. Ayant saisi de
nombreuses brides de la conversation, je sais de quoi Jeff’, le client qui vient de réveiller tout le quartier tellement il parle fort, était en train de se plaindre. Notamment parce que ce n’était pas la première fois qu’il le fait. Le type n’était pas, comme on aurait pu s’y attendre pour un résident de ce quartier, un simple miséreux qui avait la chance d’avoir encore ses 4 membres de valides et la majorité de ses dents. Il était en réalité relieur – couvreur d’ouvrage de grande valeur, et son travail était d’une qualité relativement exceptionnelle : à peu près n’importe quel bourgeois voir noble qui tenait à avoir de beaux tomes dans sa bibliothèque – que ces derniers soient neufs mais nécessite une petite « personnalisation », ou qu’ils soient au contraire ancien et aient besoin d’une restauration – avait probablement au moins une fois fait affaire avec lui, et rare étaient ceux qui étaient repartis déçus. Enfin, ça, c’était ce qu’il disait, bien sûr, mais dans la mesure où il avait toujours payé ses consommations et où ses frusques étaient en un peu meilleur état que la moyenne, je veux bien le croire. En fait, tant qu’il paie et qu’il ne me demande pas de participer à la discussion, je veux bien le laisser raconter ce qu’il veut …

Accessoirement, s’il vit dans ce quartier, ce n’est pas à cause de son origine – bien qu’il pourrait y prétendre … S’il buvait autre chose que cette saloperie française dont il raffole – mais tout simplement parce que le cuir qu’il utilise pour faire ses couvertures était traité à deux pas de chez lui … On lui laisse généralement les chutes et autres pièces un peu trop abîmées : il parvient, dit-il, parfois à faire des miracles avec. Et puis, le fait que des gens viennent jusque dans le quartier juif pour faire appel à ses services prouve sa compétence, n’est-ce pas ? Enfin … Peut-être. Mais en attendant, s’il râle encore ce soir, c’était justement parce que sa solution pour éviter à ses clients de revenir à sa boutique lui fait faux bond en ce moment. Comme pas mal de monde, il engage régulièrement un jeune garçon du quartier pour aller porter les livres qu’il a terminé à leurs propriétaires : ça lui laisse plus de temps pour le « vrai » travail, le gamin est payé, et les clients reçoivent leurs ouvrages à leurs domiciles plutôt que d’avoir à aller se balader dans les odeurs de tannerie et de miséreux. Sauf qu’en ce moment, le gamin concerné ne porte rien du tout : une mauvaise rencontre qu’il a fait lui avait coûté une belle fracture à la jambe, et sa mère a renvoyé Jeff’ de manière quelque peu rude lorsqu’il est venu chercher directement chez lui l’employé qu’il attendait depuis quelques heures. L’un dans l’autre, c’est pas non plus si grave que cela, beaucoup de clients peuvent venir chercher leur bouquin sans trop de problème … Sauf quelques-uns. Et bien sûr, l’un d’entre eux avait passé une grosse commande quelques semaines auparavant, commande maintenant presque terminée. Posant le tableau sur la table et distribuant les boissons, je fais un petit sourire lorsqu’on complimenta ma rapidité de réaction et de service, et reprend mon plateau sous le bras, pivotant pour retourner vers le bar… Mais une main se saisit de son poignet, me coupant dans son élan.

- Jeff ?
- Red … Je viens de me souvenir. Ça t’arrive de livrer des trucs aux gens, n’est-ce pas ?
- ça arrive.
- Ce serait merveilleux ! J’ai ce client … Lord Vulpes, il est à l’hôpital, incapable de se déplacer, mais avec la charge de travail que j’ai en ce moment …
Je m’abstient de lui répondre qu’il pourrait tout à fait engager un autre orphelin tout aussi qualifié que moi pour aller se balader au milieux des malades et infections, et me contente de hausser les épaules en tournant la tête vers le bar.
- David ? T’es d’accord ?

Bien entendu, David n’écoutait pas du tout, lui, et se contentai de nettoyer ses choppes en se retenant d’étrangler le type à 2 mètres de lui qui boit tellement que s’il ne vomit pas avant la fin de la soirée, moi et mon boss seront littéralement des miraculés. Peu importe … Jeff lui réexplique depuis le début, et précise aux passage quelques détails, comme ma rémunération, le fait que ce n’est pas loin, l’hosto où je dois aller, quand … Mon patron frotte pendant quelques instants sa barbe d’une semaine avec ce frottement si caractéristique que j’avoue apprécier assez, avant de répondre de sa voix grave et d’un ton implacable. En l’espace de 5 minutes, je regarde le colosse stoïque expliquer au relieur que s’il compte me débaucher ne serait-ce que le temps d’une après-midi, ce sera seulement à partir d’une certaine heure, pour un prix plus élevé que ce qu’il propose, et avec la certitude que son « lord Vulpes » n’est pas juste un type étrange qui fantasme sur les petites blondes et lui aurait proposé une belle somme pour qu’il lui en fournisse une. L’idée me fait ricaner dans mon poing : je le cache en simulant une quinte de toux quand un ou deux regards se tournent vers moi … Mais David sait aussi bien, voir même mieux que moi que si une telle chose se produisait, ce serait plus le type qui serait en danger que moi … Et de très loin. Au bout d’une négociation qualifiable « d’à sens unique », l’affaire est conclue sans même que j’ai à prononcer un mot autre que mon accord. C’est ainsi que, le lendemain, je me retrouve à parcourir les rues de Londres dans l’habituelle tenue de garçon que je mets pour ce genre d’occasions, en direction de l’hôpital ST patrick. La journée est fraiche, mais douce, et je ne regrette même pas réellement de ne pas m’être extrêmement couvert avant de sortir. Bien sûr, ça ne veut en rien dire que je révèle plus qu’il n’en faut … Mais au moins, je n’ai pas besoin de me couvrir jusqu’au menton avec un foulard ou quelque chose du genre … ce qui change, un peu. La demoiselle qui m’accueille à l’hôpital se moindre relativement froide lorsque je lui fais comprendre que je viens pour une visite, mais m’indique la chambre sans trop de problème : je la trouve sans trop de mal … Et cogne doucement à la porte. Une voix fatiguée, précédée d’une quinte de toux, me demande qui est là. Les mots «
- Monsieur Vulpes ? “ et “Votre livre” sont les seules réponses qu’il obtient, avant de me laisser entrer dans la pièce.

C’est à peu de choses près ce que m’a décrit Jeff’ avant que je parte, une demi-heure plus tôt. Un homme que l’âge n’avait pas épargné, aux cheveux argentés, mais aux traits relativement bons malgré la fatigue qui les accablait. Vu ce qui se trouvait sur les draps entre ses genoux, il était en train de lire lorsque je suis arrivée … Et dans la mesure où il ne comprend visiblement toujours pas très bien qui je suis et pourquoi je suis là, je sors très rapidement de mon sac de toile le livre que je dois lui remettre, et lui dépose dans les mains. Son visage semble s’illuminer en voyant l’ouvrage : soulevant délicatement la couverture qui sent le cuir fraichement traité, il fronce les sourcils, et en tire un mot plié en 4. J’ai vu Jeff l’écrire devant moi avant que je parte dans son petit atelier poussiéreux, mais je n’en connais pas le contenu : je me contente de rester à le regarder en attendant de savoir si je peux prendre mon congé et retourner chez moi … Mais visiblement, il a d’autre plans pour ma personne lorsqu’il relève les yeux. Avec un ton curieux, il me demande en premier lieu si je suis vraiment un garçon : la question me tire un sourire. Retirant mon béret et défaisant le chignon qui se trouve dessous, je secoue un peu la tête pour laisser mes cheveux blonds tomber sur mes épaules, et constate que ma réponse semble appréciée. Vient ensuite un
« Est-ce que ce qui est marqué sur ce billet est vrai ? » face auquel je ne peux qu’hausser les épaules : je n’en sais absolument rien… Il sourit une fois de plus. Je suppose que mes manières peu loquaces répondent à sa question d’une manière que j’ignore. Il m’invite à m’asseoir… David m’a dit que je pouvais bien prendre l’après-midi : il appellerait le gosse qui doit me remplacer de temps à autres. Je prends un tabouret, et m’exécute avec politesse, le laissant commencer à parler … Et je dois admettre que je suis surprise. Je m’attendais à un grand discours, quelque chose du genre … Mais au début, il me pose surtout des questions. En s’arrangeant pour que je puisse répondre par « oui-non ». Est-ce que j’aime lire. Si j’ai accès aux bibliothèques londoniennes. Si je suis curieuse plutôt des sciences, de la fiction .. Mon point de vue sur certains sujets, comme la religion, ou la musique. Rapidement, ce petit jeu m’amuse autant que lui, et j’hasarde des « Et vous ? » après certaines questions qui m’intéressent. Contrairement à un nobliau lambda, il ne prend pas la mouche, et répond de manière bien plus éloquente que je n’en serai jamais capable … Je ne sais combien de temps s’écoule comme cela. Et à vrai dire, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas amusé de la sorte.
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Deydreus Fictilem
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MessageSujet: Re: Nous portons tous des masques ... [PV Deydreus] [13/11/1841] Mer 10 Mai - 23:24

Tendant la main doucement, Deydreus attrapa un des nombreux scalpels se trouvant sur sa trousse de médecin. Approchant la lame de la chaire de son "patient", le docteur appliqua une légère pression sur cette dernière avant de commencer un mouvement ascendant, remontant le long du bras de la personne allongée sur la table de marbre. Très rapidement, un long filet sanglant s'écoula le long de la peau sectionnée, imbibant presque immédiatement le fin tissu posé en dessous du corps. Soufflant au travers de son masque, Deydreus posa ensuite l'outil de nouveau sur la trousse, s'emparant d'une multitudes de petites pinces qu'il apposa sur différentes parties de la peau sectionnée, ouvrant littéralement le bras de son cobaye pour exposer les muscles et tendons de ce dernier.

- Charles?

Presque aussitôt, le majordome du médecin lui tandis un couteau un peu plus grand, que le porte-peste utilisa pour ouvrir les muscles de son patient de manière méthodique, prenant soin de ne pas abîmer les tendons du bras. Une fois le découpage effectué, le docteur reposa le couteau et s'empara d'un flacon emplit d'un liquide émeraude. Faisant voler le bouchon de liège qui scellait le flacon, le docteur pencha légèrement l'ustensile pour verser son contenu sur les tendons et les os du bras de sa victime. Presque instantanément, une fumée grisatre s'échappa du bras et les os commencèrent à fondre légèrement, tandis que la chaire se nécrosait petit à petit, dévorant les cellules saines entourant la zone d'éclaboussure du liquide. Observant son oeuvre d'un sens critique, le médecin de peste recula sa chaise puis pivota pour attraper son journal et commencer à griffonner dessus avec sa plume et son encrier.

- Fascinant... Cette nouvelle formule nécrose même la chaire des cadavres et provoque une réaction innatendue sur les ossements humains. Visiblement, il n'y a aucune différence de faite entre les individus de sexe masculin et féminin...

Se concentrant par la suite de nouveau sur la plaie qu'il avait causé, le docteur s'étira doucement avant de finalement se lever, refermant son journal qu'il déposa sur son bureau avant de se diriger vers le sortie du sous-sol, analysant ce qu'affichait sa montre à gousset.

- Je te laisse refermer tout ça et placer le corps dans un des conteneurs d'acier Charles. Nous observerons les effets de cette formule sur le long, je veux voir si la nécrose continue de se répandre sur les corps décédés ou ne s'applique qu'aux alentours de la plaie. Tu prendras également le soin d'envoyer au fossoyeur qui a gentiment mis ses services à notre contribution l'or que je lui avais promit veux-tu? Si mes souvenirs sont bons il se trouve aux alentours de Whitechapel. Je serais revenu un peu plus tard dans la soirée, ne m'attend pas pour souper et si le cœur t'en dit, je serais ravi qu'à mon retour les numéro quarante et trente-quatre aient été nourris. Le numéro trente-cinq cependant n'a toujours pas le droit de manger, je veux voir les effets de la maladie sur un corps affamé.
- Bien, maître.

Quittant finalement le sous-sol donc, le docteur se dirigea vers sa chambre où il se changea, avant de finalement quitter ses appartements pour se diriger vers l’hôpital de St-Thomas. La route fut relativement rapide et Deydreus ne rencontra pas d'obstacles particulier sur sa route, mis à part peut être deux ou trois marchands un peu trop insistants, mais rien de bien fâcheux. Arrivant sur place, le médecin se présenta à l'accueil, s'annonçant. Rougissante et bégayant légèrement, partagée entre un sentiment de crainte et d'admiration, l'infirmière indiqua rapidement la direction du couloir de Lord Vulpes et le fait que ce dernier avait eu de la visite plus tôt dans l'après-midi. D'un geste vif de la main, Deydreus intima le silence à la pauvre femme avant de lui rappeler qu'il avait demandé à être prévenu en cas de visite non programmée. Se mettant à sangloter légèrement, l'infirmière se confondit en excuses que le médecin n'écouta même pas, marchant d'un pas boiteux mais relativement rapide vers la chambre de son vieil ami.
A mesure qu'il avançait au sein du couloir, le docteur sentait de plus en plus une odeur particulière emplir les lieux. Un mélange étrange entre l'houblon, le malt et... Les parfums d'un requin? Se retrouvant devant la porte, le docteur tourna la poignée doucement mais rapidement, poussant la porte du bout de sa canne.
Fixant le père d'Azeria et la jeune femme avec qui il échangeait des mots, le médecin leva un sourcil en entrant dans la pièce silencieusement, remarqué par les deux individus se trouvant à l'intérieur.


- Ah! Tu es là Deydreus... Je te présente, Red! Une jeune femme charmante, vraiment, et à l'esprit très curieux. Elle me rappelle un peu ma chère épouse lorsque je l'eut connue. Et contrairement à toi, je dois avouer qu'elle a plus de conversations.
- Navré d'être plus préoccupé par votre état de santé que par des discussions futiles. A ce propos, qu'elle est la raison de la venue de cette "jeune femme charmante"?
- Allons, ne sois pas rabats-joie fiston, approche donc un peu et viens parler avec nous! Cette enfant est venue m'apporter les ouvrages que j'avais commandé. Tu sais, celui qui parle des vampires dans la culture asiatique moderne. Je ne l'ai pas encore entamé, mais j'ai déjà remarqué les mots Nukekubi et  Mandurugo, respectivement du peuple japonais et philippin. Cela promet d'être intéressant.
- Probablement. Et je dois préparer vos médicaments, je ne m'approcherais donc pas pour le moment.
- Comme tu voudras. En tout cas, Red'Maw, je suis heureux que ce ne soit pas mon livreur habituel qui soit venu en ce jour! Ça me change, toute cette curiosité.

Attrapant une poudre verte qu'il avait sorti d'une bourse pendant à sa ceinture, le docteur écrasa cette dernière dans un petit bol de bois avant de la mélanger à un liquide emplit de sucre et d'autres composés végétales. Une fois cela fait, le corbeau s'empara d'une bougie et commença à réchauffer le contenant liquide dans lequel commençait à bouillir le liquide résultant de son mélange. Pendant tout ce procédé, le docteur observa la demoiselle se trouvant au niveau du lit du vieux Vulpes, analysant chacun des mouvements et expressions de cette dernière, au travers de son masque corbin. Aucun détail ne lui échappait, et plongeant dans sa mémoire, l'homme tentait en vain d'assimiler son odeur à quelque chose de connu, restant toujours dans le flou mais s'approchant légèrement des odeurs non "naturelles" sans en être certain. Après tout, son odorat humain n'était pas aussi parfait que celui sous forme lupine, même si impressionnant.
Versant le liquide épais dans une cuillère, le médecin se leva doucement et s'approcha du vieil homme pour lui tendre l’ustensile. Ce dernier tandis la main difficilement puis, aidé par le porte-peste, avala le contenu médicamenteux que Deydreus lui avait confectionné. Une fois cela fait, le médecin se dirigea de nouveau vers la table pour y déposer la cuillère.

- Cela devrait empêcher la toux de se propager et de vous empêcher de dormir tout en évitant les saignements. De plus, j'y ai ajouté quelques composés qui permettront de soigner vos maux d'estomac.
- Tu es un génie Deydreus. C'est un génie vous savez ma chère Red'maw! Il n'y a rien que ce médecin là ne puisse soigner.
- La vieillesse et la sénilité. Preuve en est, je n'ai rien pu faire pour vous.
- Hahahaha... Tu as de la chance de dire ça lorsque ma fille n'est pas là, elle t'aurait attaqué sans hésitation pour ces mots. Dis moi Deydreus, compte-tu garder ce masque pendant toute ta visite? Tu cherches à impressionner ma convive?
- Absolument pas, comme je l'ai dis plus tôt, je ne m'approchais pas car je préparais vos médicaments. Je n'ai que faire "d'impressionner" cette demoiselle. D'autant que je ne la trouve pas très réceptive à mon image.

Posant son grand manteau sur la chaise en bois se trouvant à côté de la table, Deydreus retira par la suite ses gants et son masque, déposant ce dernier sur la dite table et laissant ses cheveux noir de jais tomber sur ses épaules, se grattant légèrement la barbe avant de se tourner vers le duo près du lit, observant le vieil homme puis la demoiselle de ses yeux vairons. Les minutes qui suivirent ne furent remplis que de diverses questions rapides de la part du médecin vers Red. Chaque fois, le docteur posais des phrases directes et fermées, ne laissant la possibilités à la demoiselle que de répondre par des mots simples et concis. A mesure du temps, les questions s'éloignèrent de l’interrogatoire simple pour partir sur des sujets plus divers, Deydreus ne souhaitant pas brusquer et le vieil homme, et la jeune femme devant lui. Chaque fois qu'elle lui demandait de répondre cependant, le docteur bottait en touche ou le vieux Vulpes répondait à sa place. Une bonne heure passa ainsi, puis le médecin se leva et alla récupérer ses affaires, intimant à la demoiselle de faire de même, afin de laisser le vieil homme se reposer. Ce dernier ricana doucement et demanda à la jeune fille de lui livrer ses livres à l'avenir, afin qu'il ne tombe pas dans la monotonie londonienne. Sortant de la chambre de son patient, Deydreus fit signe à Red de le suivre de manière silencieuse, ne s'exprimant que par des gestes précis. Lorsqu'il s'approcha de la sortie de l’hôpital, l'infirmière qui l'avait accueilli s'approcha de lui et lui tendit un panier de divers objets brodés. Deydreus attrapa le panier et la remercia de manière froide et sèche, ne pouvant cependant pas enlever cette expression mêlée chez la jeune femme. Une fois dehors, le docteur commença à marcher doucement en direction de Whitechapel, demandant à Red de le suivre.

- Je suppose que votre mandataire à parler d'un paiement n'est-ce pas? Sachez qu'à la base, ce dernier ne fait que rembourser une dette qu'il doit à la famille Vulpes, c'est pourquoi Lord Vulpes ne vous avait rien donné à votre arrivée. Néanmoins, il semble avoir apprécié votre compagnie donc un salaire est mérité. D'après vos vêtements, vous habitez probablement vers Whitechapel, n'est-ce pas? Et d'après l'odeur qui recouvre ces derniers, je suppose que vous travaillez dans une taverne, ou quelque structure de la sorte? Et à l'odeur de malt dominant l'houblon, je suppute que c'est un bar irlandais? Pourrais-je vous demander de m'y conduire? J'aimerais voir les produits que vous proposez, je vous paierais en conséquence naturellement, je suis certain que vous ne doutez pas de ma capacité à tenir pareil promesse, n'est-ce pas?

Faisant une courbette volontairement surjouée après avoir jeté le panier de broderies dans un caniveau, le corbeau tendit la main vers les ruelles suivantes, demandant par ce fait à Red'Maw de passer devant. Sur la route, Deydreus posa de nouveau quelques questions un peu plus ciblées sur la demoiselle, et ses origines. Le docteur était intrigué par son odeur si particulière et quelque chose en elle titillait sa curiosité. Sa façon difficile de parler, peut être... Quelques minutes plus tard, le duo tomba au détour d'une ruelle sur un groupe de pauvres voleurs et malfrats, qui semblaient vouloir dépouiller le corbeau de ses biens, et faire quelques "expériences" avec la jeune demoiselle se trouvant à ses côtés. Ricanant doucement en s'appuyant sur sa canne, le corbeau montra le groupe d'un bandit tout en fixant le rictus énervé de la demoiselle, et le "couteau" qu'elle venait de sortir.

- Et bien et bien... Chère Red'Maw, voila pour vous l'occasion de gagner un peu plus d'argent, vous semblez tout à fait capable de me protéger. Ou alors je me trompe, et il en est finit de vous et de mes possessions...

HRP: I AM NOT DEAD!!!! ( Bon si, je l'ai été un peu, j'avoue... )
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