L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis]

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Francis H. Grant
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MessageSujet: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Mar 13 Sep - 13:35

[HRP/ A lire après « Sacrifice au dieu de la guerre ». /HRP]

Balaenoptera musculus.
C'était un os de baleine bleue, une côte plus précisément, une énorme côte. Elle devait faire plus de trois mètres de longueur....

Muet d'admiration devant une large vitrine où étaient exposés quelques ossements d'animaux marins, Francis observait de près les rainures et les pores du plus gros d'entre eux. Il avait déjà vu un squelette entier de baleine, il en avait même vu des spécimens bien vivants en mer, mais il ne pouvait s'empêcher de trouver que la nature était réellement fascinante. Cette vision le changeait des entrepôts où il s'était encore rendu ce matin pour vérifier les matériaux fournis par l'Allemagne à son entreprise. Elle était sans doute plus agréable que les forges où il avait serré la main de quelques ouvriers à midi. Elle était éminemment plus plaisante que son appartement vide où la solitude le tiraillait avec de plus en plus d'insistance. Pour une fois qu'il n'avait pas rendez-vous avec Célimus ou avec Thomas et Billy pour boire une pinte, il profitait ainsi de sa fin d'après-midi pour se promener dans le muséum et laisser ses pensées voltiger d'un os à un fossile, avec légèreté et paix.

L'ancien militaire aimait cet endroit. Le bâtiment, immense, voûté comme une cathédrale et criblé de petites statuettes grotesques, était un des plus beaux de Londres. Les collections qui s'y entassaient faisaient le bonheur des archéologues et des amoureux d'histoires naturelles. Lui-même venait souvent en ces lieux pour relativiser et oublier une partie de ses soucis. Lorsqu'il se retrouvait devant un squelette qui datait de quelques milliers d'années, son passé lui semblait bien ridicule et il laissait généralement de côté ce qui attristait son cœur.

Appuyé contre une barrière, les deux bras en avant, le regard baissé sur l'étiquette poussiéreuse de l'os géant, le Loup-Garou soupira. Ce soir, il n'arrivait pas à apprécier le muséum. Ce n'était pas comme d'habitude. Ses soucis étaient, cette fois, trop pénibles pour qu'il réussisse à les écarter de ses pensées.
Sa main trouva doucement son cou avant de descendre le long de son épaule. Sous son veston brun et sa chemise blanche, un bandage épais enserrait encore ses chairs. Serrant les dents, il se remémora de ce qu'il avait vécu sur les docks quelques jours plus tôt.
Avec Célimus, il s'était retrouvé près du port sous sa forme lupine à se battre contre quelques uns de leurs semblables et des Vampires. Un des Loups-Garous avait manqué de l'étouffer avec de la terre tandis qu'un des Vampires avait fait glisser sa rapière sur son omoplate droite. Le Loups n'était plus, mais son pouvoir l'avait assez terrifié pour qu'il ne puisse l'oublier. Quant au Vampire...il ne se souvenait même plus de ce qui lui était arrivé. Tout ce qu'il retenait réellement de cette soirée, c'était qu'il avait failli y passer. Et pourquoi ? Pour sauver trois Humains pris entre Longues-Dents et Garous, dans un genre de sacrifice insensé...C'était aberrant ! Ce qui le faisait quelque peu rager, c'était que malgré l'arrivée du Yard et des pompiers, et malgré l'intérêt qu'avaient porté les journalistes à cette histoire d'incendie sur les docks, Francis ne connaissait toujours pas le fin mot de l'histoire. Pourquoi ces femmes avaient-elles donc été couvertes de sang ? Pourquoi les Vampires les offraient-ils à des Garous ? Et où étaient-ils maintenant, ces humains qu'ils avaient sauvés de justesse ? Toute cette affaire lui déplaisait au plus haut point d'autant que Celimus avait été blessé par balle...

Le chef d'entreprise soupira. Son regard s'attarda sur une dent de morse puis il le laissa trouver le vide tandis qu'il replongeait dans ses pensées.
Cela faisait exactement 26 jours qu'il avait recruté Célimus dans sa fabrique d'armes. Pour le moment, les gars en étaient contents. Tout portait à croire que son ami allait se faire sa place à Roston & Co. Heureux de pouvoir l'aider en lui permettant de travailler pour gagner sa vie, Francis ne pouvait cependant oublier la part d'ombre qui habitait le jeune homme. Son fond violent avait refait surface lors de la dernière pleine lune. Même s'ils avaient réussi à sauver les humains et à se contrôler, il avait tout de même failli continuer la lutte alors qu'il était cruellement blessé. Ce genre de témérité le mènerait à la mort...


- Sir ? Le musée ferme ses portes dans une heure.

Francis releva la tête et sourit au petit bonhomme ventru qui venait de s'adresser à lui. Toujours appuyé contre la barrière de bois qui protégeait la vitrine, il lui fit une petite courbette, amusé par son ton un peu trop obséquieux pour un gardien.

- Très bien, sir. Merci !

Il y avait peu de visiteurs ce soir. Cela ne dérangeait pas le Loup-Garou. Au contraire : le musée était tranquille et il pouvait se promener çà et là sans se préoccuper d'éventuelles connaissances.
Quittant sa vitrine marine, l'ancien militaire décida d'aller faire un tour aux oiseaux empaillés. Ils étaient nombreux et bien conservés.
C'est là qu'il tomba nez à nez avec une jeune femme et qu'il manqua de la bousculer au détour d'un couloir.


- Oh ! Je vous demande pardon ! Je ne voulais pas vous faire peur...fit-il en reculant un peu pour laisser de l'espace à la belle. Puis, certain de ne pas avoir blessé la jeune femme, il lui sourit avant de faire une petite courbette de convention. Monsieur Grant, pour vous servir.

Galant, comme à son habitude, Francis s'excusa encore:

- Veuillez pardonner mon pas un peu vif. J'étais pressé de venir voir les oiseaux. Le musée ferme dans un peu moins d'une heure. Ajouta-t-il afin d'informer la belle et lui être ainsi agréable.


Dernière édition par Francis H. Grant le Ven 30 Sep - 20:11, édité 1 fois
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Agatha Peterson
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Jeu 15 Sep - 22:54

HRP/ Premier RP d'Agatha/HRP

Clac clac. Les talons de bottines d'Agatha résonnaient presque avec indécence pendant qu'elle montait les marches menant aux galeries. Elle tenait à bouts de bras les pans de sa large robe créoline. La jeune femme bénit rapidement de la pensée sa sercant Hannah qui l'avait préconisée de mettre une robe un peu au dessus du niveau du sol pour faciliter son acsension. Arrivée à l'étage désiré elle relâcha sa robe dans un soupir de soulagement. Agatha pris un temps pour replacer correctement le tissu bleu clair en d'harmonieux plis et pour réajuster son ras de cou au camée qui avait un peu tourner pendant sa montée. L'ennui d'un soir solitaire avait conduit ses pas au muséum et la jeune espérait bien y trouver quelque distractions.

Son goût pour les sciences naturelles l'avait déjà guidé ici. Elle passa sans un regard devant l'entrée de la galerie des minéraux bien qu'elle appréciait tout particulièrement s'extasier devant des améthystes, agathes, pierres volcaniques ou quelques galets vétustes en tout genre. Aujourd'hui elle voulait du spectacle, Tim lui avait fait un grand éloge des collections sur le règne animal et elle comptait bien aller voir se qu'il en résultait.

Son petit frère lui avait raconté comment il s'était émerveillé devant les insectes et comment Grace, son épouse, s'était attristée tout du long du sort de ses pauvres créatures épinglées. Agatha dirigea son pas vers la collection d'insectes en vitrine du muséum. Elle s'approcha d'une vitrine qui exposait se qui lui sembler être des sauterelles et autres grillons. Elle s'en écarta assez vite avec un certain dégoût pour leurs longues pattes et leurs antennes. La petite brune préférait s'extasier devant la collection de papillons de jour. Les couleurs la ravissait. Elle admira un petit machaon européen avec beaucoup d'attrait pour le bleu et le rouge du bas de ses ailes puis un myrthil qu'elle ne trouvera intéressant que pour le petit oeil sur le haut de ses ailes. Mais quand elle vit un Monarque américain elle fut complètement subjugué par le orange vif et la finesse du motif de ses ailes.

Elle quitta la vitrine se promettant d'y revenir avec son frère tout en se dirigant vers une autre vitrine. Cette dernière contenait une collection de phasmes. Agatha releva la lèvre supérieure par dégoût mais lu le petit panonceau. Elle trouva de l'intérêt dans leur méthode de camouflage en brindille de bois ou en feuille mais ces specimens morts ne lui semblait pas donner justice à cette capacité évolutive. La jeune femme passa aussi devant une vitrine de spécimens lui rappelant vaguement des hannetons ou des scarabées mais elle passa vite son chemin devant les cornes et les élytres de ses créatures peu ragoûtantes à son seul avis.

Ennuyée des insectes la brune sortit de cette section en empruntant quelques couloirs. Le muséum lui semblait mortellement vide ce soir jusqu'au détour d'un couloir un homme au pas pressé faillit la bousculer par mégarde.

-Oh! Je vous demande pardon! Je ne voulais pas vous faire peur...

L'inconnu s'écarta pour laisser de l'espace à la jeune femme avant de s'incliner devant elle par convention.

-Mr Grant pour vous servir.

Agatha s'exécuta dans la même politesse et s'inclina devant ce monsieur Grant.

-Enchantée Mr Grant. Mon nom est Peterson Agatha.

En relevant la tête elle lui sourit amicalement. C'était un homme dont elle donnerais le milieu de la trentaine avec une grande balafre qui lui traversait le visage. Plutôt inhabituel  peut être un duel qui avait failli mal tourné présumait-elle. Agatha planta son regard vers dans les yeux de Mr Grant, s'amusant à essayer de déterminer si il était vraiment ce qu'il semblait être, un homme et seulement un homme.

-Veuillez me pardonner de mon pas un peu vif. J'étais pressé de venir voir les oiseaux. Le musée ferme dans un peu moins d'une heure.

Elle détourna le regard quand il repris la parole ne voulant pas paraître impolie. Agatha réarrangait les plis de sa créoline bleu clair discrètement tout en écoutant son interlocuteur attentivement. Quand elle entendit qu'il ne lui restait que moins d'une heure pour visiter ce qui l'intéressait elle regretta d'avoir pris le temps de regarder des phasmes morts.

-Moins d'une heure ? Oh... Dommage... J'espérais pouvoir faire plus ce soir...

Elle le regarda de nouveau dans les yeux et enchaîna sur les oiseaux.

-Les oiseaux ? Vraiment je n'en ai pas entendu parler on m'avait recommander les insectes dont je reviens... J'espère que vous aurez le temps de satisfaire votre curiosité en moins d'une heure.

Agatha lui le sourit tout en se concentrant sur ce que son intuition pouvait lui indiquer sur ce Monsieur Grant. Elle sentait bien chez lui ce quelque chose de particulier. Ne voulant pas paraitre intrusive elle papillona des yeux en serrant nerveusement ses mains. Elle ne craignait pas particulièrement ceux qu'elle reconnaissait comme "différents" mais elle se sentait toujours un peu vulnérable de sa simple condition humaine. La jeune femme repoussa une mèche de cheveux buns de son visage et sourira de nouveau à l'homme en face d'elle. Après tout il ne lui semblait pas mauvais.
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Francis H. Grant
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Ven 30 Sep - 20:56

On dit que le hasard fait parfois bien les choses, sans jamais y croire vraiment. Et puis vient ce jour où, perdu dans ses pensées, on se retrouve nez à nez avec une providentielle écoute que l'on n'attendait plus. Parmi les plus improbables des situations, celles qui semblent s'appuyer sur des forces plus puissantes que le simple hasard ou la chance, la présence divine devient une évidence pour ceux qui croient en elle. Kathie lui disait souvent que Dieu rassemblait parfois des êtres totalement opposés et les unifiait, comme pour prouver au monde que l'amour traversait tout. Elle disait souvent qu'Il s'amusait même à donner à deux inconnus le loisir de s'attarder l'un sur l'autre dans le seul et unique but de mêler leurs deux trames de vie afin de permettre à d'autres de naître ou de mourir.

Francis était resté muet un instant, ses yeux noisette plongés dans ceux de la jeune femme qu'il venait presque de bousculer. Il s'était excusé et l'avait à peine écoutée, perturbé par la clarté de ses iris et la fraîcheur de sa crinoline bleue. Ses cheveux soyeux et sa petite taille en faisaient une poupée telles qu'on peut les observer dans les vitrines le soir, lorsque la foule a quitté les trottoirs et que l'oeil badin a enfin le loisir de s'interroger sur les objets les plus anodins qui soient. Sa voix, douce et encore jeune, ravivait un peu les sens au milieu des ossements et des bocaux poussiéreux que le musée exposait alentour. C'était comme une goutte d'eau versée sur le bord d'un ustensile abandonné là depuis des décennies, qui emportait la crasse et les sombres reflets du passé pour en révéler l'éclat et en faire une nouveauté.

Agatha Peterson...Non, il ne la connaissait pas. Il ne l'avait jamais croisée auparavant, ni ici, ni dans un salon. A en juger par son visage de porcelaine et sa poitrine, elle devait avoir 23 ou 24 ans, peut être moins. Sa peau était d'une grande pâleur et ses joues un peu creuses: elle manquait de forme au goût du chef d'entreprise. Cependant, sa beauté était plus subtile que celle des femmes plus matures ou "mieux faites" selon les critères esthétiques de ce XIXème siècle. Elle avait un petit quelque chose qui donnait envie de lui parler, de rire avec elle et de s'en faire une amie sincère.

Cette rencontre changea l'humeur du vieux loup qu'était Francis. Il décida d'oublier un instant ses soucis et de profiter, simplement, de la vie et de ce qu'elle lui offrait comme compagnie ce soir. Evidemment, sage et respectueux, il n'imaginait rien d'autre qu'une promenade mondaine avec cette charmante jeune femme. Cela faisait bien longtemps qu'il avait laissé de côté l'idée même d'avoir une nouvelle conquête. Depuis la mort de Kathie, il avait renoncé à l'amour tel qu'il l'avait conçu à une époque. Désormais, à part quelques amantes qu'il voyait de temps à autre, et sans réelle envie, il ne s'occupait des femmes que pour rire de sa propre abstinence. Si Celimus avait été là, il l'aurait sans doute raillé sur sa différence d'âge qu'il avait avec la jeune Agatha...
A cette pensée, un sourire amusé s’immisça aux coins des lèvres du Loup-Garou, puis il se reprit. Inclinant doucement le buste, une main sur le poitrail, il tendit sa main gauche à la belle.


- Miss Peterson, que diriez-vous de m'accompagner aux oiseaux? Si vous n'en avez jamais entendu parler, alors je gage que vous ne cesserez, vous, d'en parler après les avoir vus. Ce sont des spécimens extraordinairement bien conservés, vous verrez...

Lui tendant son bras, comme un gentleman, il la poussa à le suivre jusqu'au pavillon suivant. Les étagères se firent alors plus hautes et les vitrines plus sombres. Cela pouvait effrayer un enfant, mais une fois le malaise passé, les couleurs qui les environnèrent devinrent merveilleuses. De la pie au paon, en passant par le geai, l'oiseau lyre et le toucan, la collection d'oiseau empaillés du Museum était extraordinaire. Il y avait même des corbeaux géants, des colibris en pagailles et des poules au plumage blanc cassé que l'on ne voyait qu'en illustration dans certains livres zoologiques.
Heureux de retrouver ses spécimens préférés, Francis s'éloigna un peu de la jeune femme pour s'approcher d'une vitrine derrière laquelle avaient été mis en scène un faucon qui fondait sur un lèvre en pleine course. Il se pencha en avant pour mieux voir les pattes du rapace et se retourna vers Agatha, un sourire enfantin aux lèvres.


- Regardez donc ce faucon! Avez-vous remarqué la qualité de son plumage? Et cette pose en plein vol! C'est bien mieux conservé que moi, non? Hahaha! Et sans doute plus agréable que les insectes...Quoique...A chacun ses goûts! Ajouta-t-il en haussant les épaules d'un air amusé. Vous venez souvent ici Miss?

Se redressant un peu, Francis revint vers la jeune femme et, continuant d'observer d'un oeil les oiseaux qui défilaient devant eux à mesure qu'ils marchaient, il entretint la conversation sur un ton des plus mondains:

- Je ne vous avais jamais vue auparavant. Vous êtes peut être en vacances dans la capitale? Je vois que vous n'avez ni parents, ni gouvernante avec vous...Ne craignez-vous donc pas qu'un inconnu tel que moi vous importune ?

Francis était bienveillant, heureusement pour Agatha, et il s'inquiétait de trouver une jeune femme de son âge et de sa condition seule dans un tel lieu, surtout le soir. Le musée allait bientôt fermer ses portes.

- Ah mais je suis sans doute trop curieux. Fit-il en levant les yeux au ciel. Vous avez peut être simplement laissé vos proches vous distancer dans les couloirs...Que diriez-vous que je vous raccompagne jusqu'à la sortie? Nous pourrions passer par les reptiles, même si cela risque d'être très court.
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Agatha Peterson
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Dim 2 Oct - 12:17

L'homme lui sembla se détendre car un rapide sourire lui passa sur les lèvres. Et quand il lui tendit le bras en lui proposant de l'accompagner voir les oiseaux empaillés Agatha le saisit sans hésitation. C'est avec un franc sourire aux lèvres qu'elle suivit Mr.Grant dans ce pavillon qu'elle ne connaissait pas.

En rentrant dans la pièce la jeune femme eut un petit froncement de sourcils, l'endroit était plus sombre et inquiétant. Mais en voyant les spécimens exposés elle récupéra vite son sourire. Agatha ouvrait de grands yeux d'émerveillement devant les couleurs des plumages. Elle s'arrêta un peu pour observer un paon dont la conservation des plumes ainsi que leurs couleurs lui plaisait. Son regard d'abord attiré par un toucan la jeune femme avança vers une vitrine qui exposait deux hirondelles sur une branche, comme un petit couple. Agatha eut un pincement au coeur et prit un air grave. Ses pensées avaient quitté le museum et Mr.Grant pour se diriger vers son frère Tim. Combien de fois il lui avait décrit sa joie que la vision d'une hirondelle lui provoquait. L'oiseau qui annonçait la côte aux marins.  Une ou deux fois Tim lui avait dessiné grossièrement, sur le coin d'une feuille, une hirondelle.

-Vous venez souvent ici Miss?

Tirée de sa rêverie morose par la question de Mr.Grant Agatha eut un moment de latence où elle le regarda avec des yeux confus. Puis elle reprit assez vite ses esprits et lui sourit.

-Oui je viens assez souvent ici. Je ne me dirais pas non plus habituée mais j'ai beaucoup de plaisir à découvrir les expositions.

Il la rejoignit et ils reprirent leur marche dans le pavillon. Elle espérait silencieusement qu'il n'ai pas remarqué son absence au mieux et au pire qu'il ne lui pose pas de questions dessus. Il ne semblait pas y porter attention car il enchaîna la conversation dans un ton des plus agréables.

-Je ne vous avais jamais vue auparavant. Vous êtes peut être en vacances dans la capitale? Je vois que vous n'avez ni parents, ni gouvernante avec vous...Ne craignez-vous donc pas qu'un inconnu tel que moi vous importune ?

Agatha eut un doute sur sa première impression. Devait-elle se méfier de lui? Devait-elle lui mentir en inventant une parade tel que Hannah s'était trouvée indisposée à l'accompagner et attendait gentiment dans un fiacre? Et si il remarquait son mensonge et que personne même pas un fiacre attendait la jeune femme? Elle reconnaissait son imprudence à sortir non accompagnée le soir mais elle ne pensait pas le croiser et son plan initial était de rentrer juste après avoir vu les insectes. C'était l'ennui qui l'avait pousser à quitter son appartement et cela ne lui semblait pas être une justification à cette semblante prise de risque pour une femme de son temps. Mais son interlocuteur, peut être devant son silence gêné, repris de plus belle toujours sur son ton très poli.


- Ah mais je suis sans doute trop curieux. Vous avez peut être simplement laissé vos proches vous distancer dans les couloirs...Que diriez-vous que je vous raccompagne jusqu'à la sortie? Nous pourrions passer par les reptiles, même si cela risque d'être très court.


Agatha se demanda encore si elle devait lui dire la vérité ou pas, à vrai dire elle se sentirait coupable si il attendait avec elle la venue de quelqu'un qui ne viendrait jamais. Elle préfèrera lui répondre assez rapidement sans trop se laisser réfléchir.

-À dire vrai je suis venue seule. Son ton rapide fut un peu saccadé par la gêne mais elle reprit plus calmement. Merci de vous proposer pour me raccompagner, j'accepte avec plaisir. Et ne vouliez vous pas profiter un peu des oiseaux? Les reptiles peuvent être intéressant même fascinant mais je pense qu'il faut prendre le temps de les visiter non?

L'idée de voir les serpents venimeux lui semblait tout à fait agréable de par son penchant pour les antidotes mais elle ne pensait pas que ils auraient le temps. Surtout avec elle qui de trouverait fasciner par chaque reptiles plus ou moins dangereux et la tête prise par les moyens qu'elle trouverait de soigner leurs morsures. Et la jeune femme ne voulait pas qu'ils se retrouvent tout deux enfermés dans ce vaste museum. Les murs pouvaient sembler acuiellant et pittoresque de jour mais à la nuit tombée elle les voyait déjà froids et effrayants.

Elle s'avança un peu pour regarder distraitement un oiseau exotique dont le nom, le quetzal,  ne lui disait rien. Son petit panonceau disait que l'espèce venait de l'Amérique centrale mais pas grand chose de plus. Son plumage était ravissant, son portail rouge contrasté joliment avec le reste de son corps vert vif. Et sa longue queue de plume lui semblait bien encombrante bien que jolie.

-Mr.Grant connaissez vous cet oiseau? Il est tout à fait ravissant ! Mais le panonceau n'en dit rien savez vous autre chose sur lui?

Son ton était naïf, presque enfantin, mais pas son intention. Agatha voulait détourné l'attention de l'homme vers autre chose que le fait qu'elle soit venue seule. Elle ne voulait pas que cela lui porte préjudice en retombant sur sa réputation comme une tache. Son interlocuteur lui était tout à fait agréable et elle ne voulait pas qu'il pense à mal d'elle.
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Francis H. Grant
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Sam 15 Oct - 9:04

Francis était parfois maladroit, surtout avec les femmes. C'était un gentleman, bien élevé et d'agréable compagnie, mais il manquait parfois de tact et s'avançait un peu trop dans les discussions. Une fois encore, il venait de gêner une jeune femme par ses indiscrétions.
Agatha, qu'il avait rencontrée tout à fait par hasard, avait légèrement détourné le regard lorsqu'il lui avait demandé où était sa famille ou sa gouvernante. Le Loup-Garou n'avait pas voulu la mettre mal à l'aise. Il avait simplement désiré s'assurer de sa sécurité, et sans doute inconsciemment lui faire un brin de morale. Maintenant qu'il avait la certitude qu'il avait été un peu trop curieux, il regrettait toutes ses questions.


- Ah! Vous êtes venue seule ? D'accord...Je suis navré si j'ai pu paraître indiscret. Fit-il en évitant le regard de la jeune femme qui semblait se concentrer sur les oiseaux.

Il lui proposa alors de la raccompagner vers la sortie en passant du côté des reptiles. Agatha, plus lucide que lui, confia qu'elle préférait qu'ils terminent les oiseaux plutôt que de se précipiter vers les reptiles pour finalement n'en rien apercevoir à cause de la fermeture du musée qui ne saurait tarder. Francis lui sourit chaleureusement.


- Vous avez raison. Profitons plutôt des oiseaux. Nous reviendrons un autre jour pour voir les reptiles. Il ne nous reste plus beaucoup de temps.

Le couple entreprit donc d'observer encore les vitrines où les oiseaux empaillés les regardaient d'un air malicieux. Agatha s'approcha du verre pour voir de plus près quelques spécimens et Francis l'accompagna gentiment, même s'il les connaissait tous. Pour lui, cette section était la plus belle de toutes celles que possédait le muséum. Les couleurs des plumes de ces animaux lui redonnaient de l'espoir dans ses moments de doute. Leur diversité égayait ses journées et lui rappelait que chacun avait sa place dans le grand monde animal. Cela l'aidait à considérer sa propre nature comme "normale", ou du moins acceptable parmi les vivants.

Au bout d'un moment, Agatha s'arrêta devant un oiseau aux couleurs particulièrement prononcées. C'était un Quetzal, un mâle. Vert sur les ailes, le dos et la queue, rouge au niveau de sa gorge et bordé de noir sur le dessous, il semblait plus majestueux que tous les autres oiseaux de la vitrine dédiée à l'Amérique. Francis fut heureux que la jeune femme s'attarde sur ce spécimen: c'était un de ses favoris.


- Ah! Le Quetzal! Je ne dirais pas que je m'y connais réellement en ornithologie, miss Peterson, ce serait mentir. Rit-il en lui jetant un coup d'oeil amusé. Mais celui-ci, je me suis un peu renseigné à son sujet dans la Bibliothèque. L'homme se plaça devant la vitrine pour pouvoir indiquer à la belle les particularités de l'oiseau. C'est un mâle, vous pouvez le voir grâce à ses longues plumes caudales, sa queue en somme, et à sa houppe. La femelle est plus simple. C'est un oiseau qui vient donc d'Amérique Centrale, c'est ce qui est écrit là, mais je sais aussi que son nom signifie "plumes vertes" et qu'il compose celui du dieu aztèque "Quetzalcoatl" qui signifie le "serpent à plume de quetzal". Vous voyez, finalement, nous revenons aux reptiles...Ahaha! Francis termina sa petite explication en s'appuyant doucement sur la vitre. Quand Cortés a conquis les peuples du Mexique, nous avons découvert de nombreuses espèces telles que le Quetzal...Comme quoi, les conquistadors n'ont pas seulement fait la guerre aux indigènes et amassé de l'or...ils ont également servi la science.

Le Loup-Garou sembla se perdre un peu dans ses pensées. Puis, il s'éveilla et plongea sa main droite dans une poche de son pantalon pour en sortir une belle montre à gousset. Un médaillon chuta à ses pieds et il le ramassa vivement avant d'ouvrir sa montre.

- Je pense qu'il faut que l'on regagne la sortie, Miss Peterson. Le gardien va nous mettre dehors à coups de balais sinon...

Tendant son bras à la jeune femme, Francis rangea sa montre et son médaillon, puis il entreprit de raccompagner la belle. Sur le chemin du retour, ils croisèrent le gardien qui leur fit une paire de courbettes avant de leur souhaiter "le bonsoir" et d'aller éteindre les lanternes dans les allées. Le Loup-Garou perçut son petit regard en coin qui les jugeait l'un et l'autre. C'était un homme que Francis croisait souvent et avec lequel il avait une bonne entente. Mais c'était également un homme curieux qui devait s'imaginer que le chef de Royston & Co avait trouvé-là une amante bien jeunette. Il risquait de jaser un peu...Cela perturba un peu le Loup mais il décida de l'ignorer et de continuer son chemin sans se préoccuper d'avantage du petit bonhomme. Après tout, il serait parfaitement en mesure de tuer les rumeurs dans l'oeuf. Sa droiture n'était plus à prouver.

Une fois dehors, Francis remonta un peu le col de son manteau et remit sur sa tête son petit haut de forme qu'il venait de récupérer dans le vestiaire de l'entrée. Se tournant vers Agatha, il lui sourit, en remettant ses gants.


- Avez-vous un fiacre pour rentrer ? Il fait encore clair mais le soleil est déjà bas dans le ciel. La nuit va bientôt tomber et je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur. Si vous voulez, je peux vous déposer chez vous. Mon fiacre m'attend un peu plus loin. Vous pourrez indiquer à mon cocher l'adresse où vous souhaitez que l'on vous dépose.

Francis préférait ramener Agatha chez elle plutôt que de la laisser seule dans la rue. A ses yeux, c'était la moindre des choses, d'autant que les ruelles étaient de moins en moins sûres ces derniers temps.

- Il y a toujours ces voyous en cavale...murmura-t-il en montrant d'un signe de tête une affiche où avait été esquissé le portrait de Von Ravellow, l'instigateur présumé du dernier attentat contre la reine.

Il faillit ajouter que les jeunes femmes se faisaient également enlever en ce moment, en référence à la jeune Spencer qui avait disparu, mais il songea que cela ne ferait qu'alimenter les peurs d'Agatha. Inutile de la paniquer et de rendre cette soirée désagréable.
Lui montrant la ruelle où l'on voyait les chevaux de son véhicule, le chef d'entreprise invita la belle à le suivre pour la ramener chez elle.


- J'espère que cette petite visite vous aura plu.
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Agatha Peterson
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Mer 19 Oct - 14:53

C'est avec un grand sourire aux lèvres que Agatha écoutait les explications de son interlocuteur. Elle le trouvait tout à fait charmant de prendre le temps de lui expliquer toutes les particularités du petit oiseau vert. Alors comme ça ce volatile avait inspiré un peuple natif de l'autre continent pour en faire un dieu. Elle haussa les épaules intérieurement après tout pourquoi pas les Grecs avaient trouvé de quoi faire des dieux dans le vin ou dans la brise fraiche du matin. Elle se nota à elle même de se renseigner un peu plus sur ce peuple amérindien dont elle n'avait que peu entendu parler. Peut être y trouverait-elle quelque inspiration pour un écrit ou deux.

Agatha examinait la houppe colorée de l'oiseau en face d'elle quand elle entendit un bruit d'un objet métallique tomber. Elle porta la main à sa poitrine avec inquiétude pour sentir si son petit flacon était toujours logé dans son corset. Il l'était et elle vit Mr.Grant se baisser rapidement récupérer un petit objet brillant au sol. La jeune femme n'avait pas bien distingué ce que c'était. Malgré tout elle se garda bien de lancer un regard interrogatif à l'homme ne voulant pas sembler irrespectueuse, surtout avec lui qui s'était montrer tout particulièrement poli avec elle. Elle présuma que cela devait être un objet quelconque comme des clefs, une pièce de monnaie ou même un bouton qui attendait son tour pour être recousu.

La jeune femme attrapa le bras tendu de son compagnon et se laissa guider vers la sortie. Elle fit un sourire tout à fait charmant au gardien qu'ils croisèrent sur leur route, riant intérieurement des courbettes répétés de ce dernier. Elle regarda du coin de l'oeil le petit homme tourner dans un couloir d'un pas pressé un peu comique.

Une fois à l'entrée elle quitta le bras de Mr.Grant  pour récupérer ce qu'elle avait mit au vestiaire du musée. Le printemps était peut être là les soirées londoniennes n'en demeuraient pas moins fraîche. Elle sourit gentillement quand la jeune fille du vestiaire lui tendit son manchon en fourrure que Georges lui avait envoyé pour l'hiver et un manteau qu'elle s'empressa mettre. La jeune femme s'empressa de rejoindre Mr.Grant qui l'attendait.

Dehors le froid de la soirée qui tombait lui donna un léger frisson et le bout de son nez rougit un peu. Elle fourra ses mains dans son manchon pour les garder bien au chaud. La proposition de Mr.Grant la fit sourire de reconnaissance, certe elle n'habitait pas loin. A même pas une vingtaine de minutes à pied si elle allait d'un pas rapide mais le froid mordait et l'idée de l' habitacle chaud d'un fiacre lui semblait idyllique.

-Si ça ne vous dérange pas de me déposer j'accepte avec grand plaisir ! Je n'ai pas pris de fiacre à vrai dire car je n'habite pas si loin et j'aime venir à pied c'est tout à fait plaisant ! Vous savez d'ici à Trafalgar on a pour une vingtaine de minutes à pied. Croyez moi quand le froid n'est pas là et quand le soleil est plus haut c'est vraiment agréable.

Agatha fronça les sourcils en voyant l'affiche que l'homme lui montrait. Elle reconnaissait le visage de l'homme dépeint mais n'avait cependant pas vraiment suivit son affaire. Elle avait dû lire qu'il avait fait brûler le théâtre d'un des Lords de la ville et l'attentat était vraisemblablement contre la Reine. Effectivement elle préférait qu'il l'a dépose que de se risqué à croiser un tel individu. La jeune femme le suivit dans la  ruelle où attendait son fiacre.

-Oui,  cette petite visite imprévue m'a beaucoup plus j'espère que à vous aussi ! Vous m'avait fait voir la très jolie collection d'oiseaux que je ne serais peut être pas aller voir de moi même ! Merci beaucoup !

Agatha lui décrocha un chaleureux sourire puis se détacha un peu de sa compagnie en avançant vers la voiture de Mr.Grant. Elle s'approcha du cocher et lui donna poliment mais très timidement son adresse avant de retourner rapidement vers Mr.Grant comme pour se cacher derrière lui. Agatha ne savait jamais comment aborder les cochers, toujours apeurée qu'ils ait prit le verre de trop ou qu'ils cherchent à la séduire lourdement. Mais Mr.Grant lui semblait être un homme bon et elle serait la première surprise à le voir se faire servir par des gens peu respectueux et respectables cependant ne sait-on jamais. Après tout elle avait bien décelé chez lui quelque chose d'étrange. Même si son sentiment de vulnérabilité premier l'avait quitté avec la politesse des plus charmantes de son interlocuteur, elle ne demeurait que plus à l'affut d'indice qui pourrait la renseigner sur cette étrangeté.

La jeune femme lui sourit n'osant monter sans son accord dans le fiacre. Elle veillait à être à cheval sur son étiquette et sa politesse pour ne pas se retrouver à devoir marcher et de se mette un homme si bienveillant à dos. Son regard fixa sur la porte de la voiture pour s'y perdre un instant. Elle mit sa main à son cou et titilla mécaniquement son camée. Agatha pensait aux spécimens qu'il lui avait montré. Les couleurs, les plumes, les becs et les griffes... Elle se sentit monter une vague d'inspiration. Elle soupira légèrement espérant ne pas en perdre le fil le temps d'arriver chez elle. Bien que la jeune femme ait de quoi écrire ces petits bouts d'essais elle n'oserait pas le faire en public. Elle se voyait déjà composer quelques charmants phrasés sur l'oiseau vert. Agatha coupa sa petite absence, releva la tête bien droite et sourira amicalement à son interlocuteur.

-D'ailleurs d'où tirez vous votre savoir sur ces oiseaux? Ils semblent tellement vous plaire... J'imagine que vous n'êtes pas ornithologue de métier, vous m'avez dit ne pas trop vous y connaître mais pourtant vous en dites plus que les panonceaux du musée !  

Agatha rit chaleureusement comme pour chasser le froid du soir londonien. Elle pouvait sembler être taquine mais en vérité la connaissance ornithologique de l'homme l'impressionnait sincèrement.
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Francis H. Grant
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Mar 25 Oct - 12:39

Francis était un habitué du musée. Il en connaissait les moindres recoins et suivait ses préférences: les oiseaux et les ossements marins.
Ce soir, il était venu pour se changer les idées, afin d'oublier un peu ses dernières mésaventures avec son ami Celimus et les créatures de la nuit. Cette histoire de Loups-Garous et de Vampires sur les docks l'avait beaucoup remué. La transformation lupine était déjà pénible et dangereuse, mais si en plus les Longues Dents s'amusaient à jouer avec les nerfs des Garous, cela devenait un véritable problème. Des Humains avaient même été utilisés comme des appâts voire même des sacrifices...Quelle drôle d'affaire! Démêler ces événements était bien évidemment tentant. Francis tenait à la paix entre les créatures, pour leur bien-être à tous, et il intervenait régulièrement pour raisonner les uns et les autres. D'habitude, il était au courant de ce qu'il se tramait sur les quais de la Tamise. C'était un des stratèges les plus connus chez les Loups-Garous, un médiateur qui était souvent sollicité pour ses capacités diplomatiques et sa grande sagesse. Aussi était-il peiné et intrigué du fait de n'avoir pas été prévenu de ce qu'il se passait avant même de se retrouver dans la tourmente aux côtés des Humains et de son meilleur ami. Il y avait eu des morts, beaucoup de blessés, les flammes avaient ravagé le hangar et les avancées de bois, Celimus avait pris une balle...Ça avait été un véritable capharnaüm ! Comment se l'expliquer!? Quel sens donner à toute cette scène?
Finalement, le musée n'avait pas pu effacer ses doutes et ses questionnements. Les vitrines les plus intéressantes de l'endroit qu'il chérissait pourtant n'avaient pas pu le détourner de ses pensées. Ainsi, le chef d'entreprise s'était-il laissé aller à la mélancolie réflective, jusqu'à ce que le gardien ne l'interrompe pour lui donner l'heure et qu'il ne tombe sur Agatha.

Agatha était une jeune femme agréable. Pleine de bonnes manières, charmante, souriante et curieuse, elle l'avait salué avec distinction et accompagné volontiers dans les couloirs aux oiseaux afin de marcher un peu en sa compagnie et de découvrir cette section extraordinaire avant la fermeture des lieux. Francis était heureux de l'avoir rencontrée. Elle avait apporté un rayon de soleil sur la triste soirée qu'il s'était préparée. Non seulement elle était parvenu à le faire sourire, mais en plus son petit air innocent et son intérêt certain pour les informations qu'il lui donnait avec sympathie avaient rapidement réussi à lui faire oublier ses déboires sur les quais. Cet instant de répit lui fit un bien fou. Au point que l'homme ne se contenta pas de marcher: il alla jusqu'à se mettre à compléter les panonceaux des vitrines. Quelque part, c'était peut être pour étaler sa science et s'enorgueillir de ses petits savoirs ornithologiques, mais c'était sans doute surtout pour ravir la jeune femme, égayer sa propre soirée et meubler un vide qui se serait trop vite installé sans ces efforts pour converser.
Trouvant avec bonheur du répondant chez Agatha, Francis la mena de vitrine en vitrine et s'attarda volontiers sur le Quetzal qui affectionnait particulièrement pour son plumage chamarré.

Une fois les oiseaux passés et le gardien salué, il proposa à la belle de l'accompagner dehors et de la reconduire chez elle en fiacre. Agatha lui avait confié qu'elle était venue seule. C'était quelque peu cavalier et indécent, mais au moins le chef d'entreprise serait-il rassuré de la savoir avec lui plutôt que seule dans les ruelles à une heure pareille. Le printemps ne laissait pas encore beaucoup de temps au soleil pour caresser les pavés de ses rayons crépusculaires. Il faisait noir tôt et avec ces histoires de terroristes, d'enlèvements et de quais en flammes, le tout mêlé aux créatures de la nuit, le Garou préférait agir en conséquences et servir de rempart à toute éventuelle agression.
Agatha accepta avec plaisir son offre, même si elle parut un peu gênée. Cela était tout à fait normal. Après tout, ils ne se connaissaient pas vraiment, c'était une femme seule et lui un homme seul qui l'invitait à se retrouver en tête à tête dans un endroit confiné, donc intime. Elle pouvait craindre les commérages, voire pire: un réel danger venant de ce gentleman qu'elle ne fréquentait que depuis moins d'une heure.

Francis se voulut rassurant:


- J'aime aussi marcher. Si vous préférez que l'on marche, je ne vous forcerais pas à entrer dans le fiacre. Mais je pense que la fraîcheur du soir, qui se glace d'humidité, est à éviter. Et puisque que j'ai justement mon véhicule sous la main, autant l'utiliser.

Agatha n'était pas réticente à l'idée de monter dans le fiacre, elle faisait simplement attention à ne pas déroger aux règles de bienséance et prenait son temps pour lui expliquer qu'elle avait l'habitude de marcher, histoire d'alimenter encore la conversation.

- Je veux bien vous croire, miss Peterson! Les beaux jours vont arriver et nous apprécierons davantage les promenades, fit le Loup-Garou avec un grand sourire tout en lui indiquant son cocher afin qu'elle lui donne son adresse.

Le cocher écouta la petite voix de la jeune femme et lui répondit un "Yes, M'Dam" très sonore avant de ramener son attention sur ses chevaux qui piaffaient d'impatience.


- Je suis content que cette fin de visite en ma compagnie vous aie plu. N'hésitez pas à revenir dans la galerie des oiseaux, ils changent régulièrement une des vitrines pour exposer de nouveaux spécimens ou remettre au goût du jour les anciens.

Voyant que la jeune femme n'osait pas monter dans le fiacre, Francis prit les devants pour l'inviter. Il ouvrit la portière frappé d'un emblème martial qui rappelait l'épée et le pistolet croisés, à ceci près qu'ils étaient plus stylisés que ce dont on avait l'habitude dans la capitale. Puis, écoutant la question qu'Agatha lui posait concernant sa science des oiseaux, Francis sourit et leva un doigt vers le ciel d'un air complice.

- Allons, je vous dirais ça dans le fiacre. Vous allez attraper froid si nous continuons de parler sur le trottoir. Allez-y, je vous en prie.

L'homme fit un geste pour inviter la jeune femme à entrer dans le véhicule et lui tendit une main pour l'aider à monter sur le marche-pied.
Une fois qu'elle fut à l'intérieur, le chef d'entreprise monta à son tour et claqua la porte. Enfin installés tous les deux, le Loup-Garou frappa trois coups au plafond et le fiacre se mit en branle.


- Ah...J'aime beaucoup ces banquettes. C'est plus fort que moi! Fit Francis en rebondissant un peu sur les sièges de cuir rouge. Puis, tandis que le véhicule les menait tranquillement vers leur destination qui était fort proche, le chef d'entreprise répondit enfin à la question de la jeune femme: Vous avez raison, je ne suis pas ornithologue, Miss Peterson. Je fabrique des fleurets et des pistolets, ce n'est pas aussi sympathique. Il eut un petit rire amer. En vérité, c'est ma femme qui aime les oiseaux. Enfin...qui aimait les oiseaux. Elle s'appelait Kathie. Grâce à elle, je me suis mis à apprécier ces volatiles et à les observer un peu. Elle avait beaucoup de livres sur eux et elle les dessinait à l'occasion...Depuis sa mort, je m'attarde sur les spécimens du musée...C'est un peu d'elle que je retrouve dans ces plumages colorés. C'était une femme pleine de vie et d'entrain. Francis laissa son regard se perdre dans le vide près de la bordure d'une fenêtre avant de reprendre sur un ton désolé: Elle est morte en couche. Notre fils n'a pas survécu lui non plus. C'est comme ça...On n'y peut rien...Au moins a-t-elle réussi à m'attacher à des animaux tels que le Quetzal. Ah ah ah!

Malgré son rire et ses efforts pour rendre la discussion plus joyeuse qu'elle ne l'était, on pouvait sentir un soupçon d'amertume et de tristesse dans le ton de l'homme. Il se passa une main dans sa moustache et sa barbe avant de sourire de nouveau à Agatha. Francis changea alors de sujet, une idée lui étant soudainement venue:

- J'y pense, miss, mon entreprise organise une exposition demain. Les ingénieurs de Roston & Co vont présenter le nouveau modèle de Pistolet "Poivrière". Je ne sais pas si une lady peut trouver cela très intéressant, mais d'autres modèles seront exposés, ainsi que des schémas explicatifs, des poudres, des cartouches un peu spéciales...Il y aura les patrons des plus grandes firmes concurrentes ainsi que notre ami le très distingué Samuel Colt, venu tout droit nous visiter des Etats-Unis.

Laissant du temps à la jeune femme pour lui répondre, Francis songea à cette exposition. Cela faisait un mois que ses coéquipiers et lui-même la préparaient, et cela n'avait pas été de tout repos. Il avait fallu demander des renforts de sécurité, notamment à cause de l'attentat au théâtre, et pour garantir qu'aucun papier ou prototype ne puissent sortir des vitrines. Il se demandait si Celimus serait présent. Avec sa blessure, il en doutait, mais son coeur réclamait son soutien...

Le fiacre s'arrêta soudainement et Francis se rattrapa un peu à la portière.


- Nom de nom! Nous sommes déjà arrivés!? Vous n'habitez pas loin, en effet! Clama-t-il en riant.

Descendant du véhicule, le Loup-Garou tendit la main à la jeune femme et l'aida à poser pied à terre. Une fois qu'ils furent devant la demeure d'Agatha, Francis acheva les formalités avec bienveillance.


- L'exposition a lieu dans un de nos locaux de Roston & Co, vous ne pourrez pas la louper, tout sera fléché. Je pense que nous aurons du monde. Au plaisir de vous y voir, si vous venez, ou de vous retrouver au musée un jour prochain, miss.

Après un baise-main tout à fait convenable, Francis remonta dans son fiacre et se laissa porter vers sa propre demeure. Cette soirée c'était finalement terminée de façon plus intéressante qu'elle n'avait commencé.

[HRP/ Fin du RP avec Francis. Suite à venir./HRP]
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Agatha Peterson
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MessageSujet: Re: Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis] Mer 26 Oct - 22:24

Agatha se laissa guider dans le fiacre gentillement par l'homme. Son sourire, d'abord doux quand elle le vit s'extasier des banquettes de cuir.  se figa quand il commença à lui parler de Kathie et de son fils mort né. Sa moue se fit affligée et elle porta sa main sur son coeur prise d'émotion. La jeune femme n'avait pas vu venir une telle confession en posant cette question qui lui semblait ne pas avoir autant de poids émotionnel pour son interlocuteur. Elle avait beaucoup de compassion pour le pauvre homme. Il lui rappelait son père qui avait perdu d'abord une fille puis sa femme avec la naissance de Tim et Edward, les jumeaux de la famille. Comme il avait dû souffrir et comme ce Mr.Grant devait porter le poids de cette perte encore plus que son père. Il avait tout perdu alors que William Peterson lui pouvait encore voir sa femme dans ces quatre enfants. Elle comprenait que l'homme cherche sa femme dans ce qu'elle pouvait aimer de son vivant. Bien qu'elle n'est que des souvenirs lointains de sa mère Agatha connaissait que trop bien les dégâts que pouvait faire la perte d'un être cher comme une épouse.

Agatha avait détourné le regard dès le début de l'aveu ne voulant pas gêner Mr.Grant de ses pupilles claires qui pouvaient sembler inquisitrice. Quand elle entendit son rire un peu amer elle le regarda de nouveau.

-Je suis désolée d'apprendre votre malheur, mes condoléances...

Ses yeux n'étaient pas humides mais sa voix s'était distordue par l'émotion. Elle trouva sa phrase maladroite mais ne voulant pas tourner le couteau dans la plaie elle ne rajouta rien. Elle n'avait rien dit sur sa mère ne voulant pas le faire culpabilisé d'avoir raviver des souvenirs. La belle détourna son regard une fois de plus et prit un temps pour reprendre le dessus sur son sang froid.

Quand Agatha eut repris ses sentiments en mains elle considéra la proposition du fabricant d'armes. Très peu portée sur les armes de part son sexe elle se dit qu'il y avait toujours à apprendre et décida d'accepter. Elle décocha à l'homme un agréable sourire se voulant excuser son émotion précédente et lui répondit d'une voix plus posée.

-Il y a toujours à apprendre, tel est mon avis Mr.Grant alors je me rendrai à votre exposition avec plaisir.

Le fiacre s'arrêta un peu brusquement et Agatha eut un petit rire à l'exclamation de l'homme. Elle n'avait elle même pas vu le trajet défiler. On était si vite rendu en fiacre. La belle se laissa aider pour descendre du véhicule car sa crioline n'aidait pas vraiment à un déplacement souple et fluide. Une fois descendue son sourire se fit doux et bienveillant.

-Allons Mr.Grant disons nous plutôt à demain car je suis sûre de venir voir cette exposition.

Agatha s'inclina poliment pour répondre au baise-main puis remit ses mains fines dans son manchon. Elle le regarda remonter dans le fiacre puis se retourna pour se diriger vers son immeuble.

L'air chaud du hall d'entrée lui fit lâcher un soupir de bonheur. Après avoir monter les marches elle se fit accueillir par Hannah, sa domestique, avec des remontrances polies mais un peu épicées.

-Enfin Mademoiselle ce n'est pas une heure pour rentrer! Vous allez vous faire tomber malade!

Agatha soupira mais ne lui répondit pas. Elle se refusait à lui donner affaire à commérer. Hannah prit le manteau et le manchon de sa maitresse tout en sifflant dans  sa barbe qu'elle était inconsciente. En ignorant imperialement les petites médisances de sa domestique Agatha filla dans sa chambre, s'enferma et sortit de sous son lit le petit coffret qui contenait ces essais. La jeune femme s'installa sur son bureau et prit sa plume et une feuille vierge. Elle écrivit tout ce dont elle se souvenait du Quetzal pour en parler à son frère lors de sa prochaine lettre.

Une fois le savoir retranscrit elle rangea le papier dans le coffret et perdu son regard dans le vide retraçant sa soirée dans son esprit. Ce Mr.Grant s'était montré vraiment très agréable à son égard. Il était si poli et bienveillant... Mais la tristesse de la perte de Kathie et son fils semblait l'affecter tellement, elle avait perçu une douleur sourde dans la voix de l'homme quand il lui avait confessé ce malheur. Compatissante de tout son être la jeune femme eut une moue de tristesse. Elle fut arraché à sa rêverie par Hannah qui lui annonçait que son dîner aller être bientôt prêt. Agatha se leva et respira profondément pour refaire surgir du calme en elle. Elle rangea son coffret puis rejoignit sa domestique dans sa petite salle à manger.

La jeune femme écouta distraitement le mélange de remontrances et de potins qui ponctuait le discours d'Hannah. Elle pensait déjà au lendemain. Quelle robe mettre pour ne pas paraitre impolie? Avec quels bijoux ? Et devait-elle faire venir Hannah pour ne pas apparaître seule ? La présence d'Hannah la dérangeait déjà elle connaissait sa domestique elle savait qu'elle pourrait commérer.. Agatha se dit qu'elle la ferait attendre dans le fiacre. Oui après tout pourquoi pas? Ce n'était pas très agréable mais l'idée d'avoir sa domestique dans les pattes ne lui faisait naitre que de l'exaspération dans son coeur.

/HRP/ Fin du RP avec Agatha, suite à venir. /HRP/
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Vitrine sur le monde [28/04/42] [Agatha, Francis]

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