L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert]

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Tybalt Frochant
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MessageSujet: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Mar 6 Déc - 3:25


“La plus belle Muse du monde ne peut suffire à nourrir son homme.”

Alfred de Vigny, Stello

La nuit printanière n’était guère tombée depuis plus d’une demi-heure, enveloppant l’établissement sis dans l’ombre imposante de la Tour de Londres dans une brise d’une tiédeur plaisante et oubliée lors des mois écoulés.
Sans être pleine à craquer, la grande salle affichait une activité soutenue. Conversations et appels sonores à venir soulager la sécheresse des gosiers s’entre-croisaient au-dessus des têtes dans une atmosphère que les fenêtres ouvertes parvenaient à conserver relativement claire. Le
Dark Crow affichait son habituelle palette de visiteurs d’une surprenante variété, pour autant qu’ils aient de quoi payer leur écot et se montrent de bonne compagnie. Pour l’heure nul musicien attitré ne semblait installé en évidence pour régaler l'assistance de ses airs, mais s’il s’en trouvait pour s’aventurer à l’intérieur pour offrir ses services peut-être trouverait-il l’occasion bonne à saisir.

Une bonne partie de la salle était occupée par une seule et assez imposante tablée, bien que l’établissement et ses cuisines restassent par ailleurs prêts à accueillir comme à leur habitude voyageurs de passage ou de plus long séjour et autres dîneurs malgré l’heure assez tardive.
L’assemblage de tables en carré aux coins laissés assez espacés pour offrir le passage n’avait guère de ‘tête’ à laquelle on aurait trouvé installé l’hôte de cette assemblée. Une observation patiente des allées et venues des membres du personnels, dont deux étaient ce soir affectés exclusivement à cette tablée, aurait cependant laissé supposer qu’en matière de questions d’ordre logistique ou financier, ou d’admissions de nouveaux-venus qu’on n’avait pas encore vus parmi les habitués de ces gueuletons plus ou moins mensuels, l’arbitre était un jeune homme blond à la mise impeccable, assis juste à côté d’un grand escogriffe tout de noir quelque peu douteux, qui n’avait guère attendu que tous soient arrivés pour commencer à se restaurer.
Ce manque de manières était apparemment amplement pardonné d’avance, après qu’il eut fait l’offrande à son voisin lors de son arrivée d’une chemise cartonnée. Celle-ci contenait un certain nombre d’esquisses, dessins et peintures de format modeste qui faisaient désormais les frais de la conversation, entre l’accueil des arrivants plus tardifs, et les retrouvailles de ceux des uns et des autres qui ne se côtoyaient pas régulièrement en dehors de ces occasions.

La douzaine de couverts initialement prévue laissait assez d’espace pour qu’on les imagine assez facilement enfler jusqu’à la vingtaine au besoin. De fait, une quinzaine de personnes se trouvaient déjà à table alors qu’on en attendait encore apparemment quelques autres.
La totale absence d’hésitation ou de flottement du personnel face à l’inflation laissait supposer que cette dernière n’avait sans doute rien de bien surprenant ou d’inhabituel, et que les ajustements et compensations nécessaires devaient avoir été prévus en coulisses.


Dernière édition par Tybalt Frochant le Sam 10 Déc - 6:58, édité 3 fois
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Adrian Foster
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MessageSujet: Le travail c'est la santé. Jeu 8 Déc - 22:46

L'auberge du Dark Crow est très souvent remplie. En ce joli jour, cela n'échappait pas à la règle. Beaucoup de personnes étaient là, soit réclamant à boire, soit mangeant proprement, si ce n'étais pas les deux. Adrian, quand à lui, travaillait. Il avait toujours apprécié le fait de travailler dans une petite auberge, pour la bonne et simple raison, que cela permettait de voir de nouveau venu. Une autre raison étant, qu'Adrian étant plutôt pauvre, et le patron assez sympathique, il pouvait travailler ici de temps en temps. Le salaire n'était pas extrême, mais cela permettait de vivre, et en rajoutant certaines pièces de pourboire. Il avait gagner vingt livres de plus la dernière fois. Et dieu sait qu'il avait besoin de cet argent. Mais Adrian passait de table en table, posant les bières, prenant l'argent qu'il posait dans la caisse. Il prenait la nourriture, et des fois même, prenait un peu le temps de discuter avec les clients. Cela lui permettait d'entendre les rumeurs et les ragots. Souvent, il avait un sourire, sur les lèvres. Adrian, ce jeune homme, était assez apprécié du public. On lui posait des questions, et on lui demanda même où était la musique. Il répondit, d'un air amusé, que lui même ne le savait pas. Comme il était heureux. Il appréciait les petits plaisirs ainsi, tel les plaisanteries, et toutes ces choses. Il déambulait et souriait à tout le monde, et tout le monde lui souriait... Excepté certaines personnes un peu éméché. Mais certes. Il attendit qu'on le demande, et se dit qu'il ferait bien une petite pause. Il put à peine boire une gorgée d'eau qu'on avait encore besoin de lui... De temps en temps il aimerait prendre une pause. Il se dépêcha de voir ce qu'il n'allait pas. Il essaya de régler le problème, une bagarre d'ivrogne, le patron mit les deux personnes à la porte. Pas de bagarre dans l'établissement. C'était une des règles d'or. Adrian demanda au patron si il pouvait s'éclipser un moment. Il sortit, et regarda le ciel. Il était si beau en soirée. Il rentra (il devait continuer à aider tout de même, puis décida de servir les boissons. Il servit trois ou quatre bières, puis partit s'occuper des nouveaux clients.  
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Tybalt Frochant
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Sam 10 Déc - 7:01

Il était un peu plus tard. Les fenêtres avaient été refermées contre les incursions de l’air fraîchi du dehors, laissant l'atmosphère s’enfumer quelque peu. Un certain nombre étaient partis. Quelques-uns étaient arrivés. Ici et là on tirait sur une pipe tout en conversant, et on venait de rallumer un feu modeste dans les cheminées, plus pour la clarté et la gaieté des flammes vives que pour chauffer la pièce. Pour cela, l’effet de la presse des corps restants suffisait déjà en cette saison et en cette soirée animée.

La nuit était désormais tombée depuis une heure peut-être, et la tablée comptait dix-sept personnes quand on sembla juger que tous ceux qu’on attendait se trouvaient là. Le signal de commencer à apporter les plats fut discrètement passé, suscitant un regain d’activité autour des convives.
Les assiettes chargées de la chère simple mais bien accommodée et abondante qui faisait la réputation des cuisines du
Dark Crow firent bientôt les frais d’un assaut en règle, mettant temporairement fin à la plupart des conversations dans cette partie de la salle. Un seul, le grand échalas en noir, avait eu l’audace de réclamer haut et fort de quoi commencer à se caler la panse dès son arrivée, mais il semblait qu’une bonne part du reste de la petite assemblée n’avaient rien à lui envier pour l’appétit même s’ils avaient fait preuve de plus de retenue.

La plupart arboraient à première vue les atours d’une honnête classe moyenne ou de la petite bourgeoisie, mais à y regarder d’un peu plus près certains détails chantaient un autre air. Coudes et ourlets un peu plus usés qu’une personne d’un peu de moyens ne l’aurait ordinairement permis, habiles réparations, ou chaussures qui semblaient avoir vu un peu trop de marche pour que leur possesseur soit venu en fiacre égrenaient la chanson discrète de circonstances assez étriquées pour que l’appel d’un bon repas sans bourse délier soit peut-être aussi doux que la perspective de croiser confrères et connaissances amicales, même si l’on s’efforçait de faire bonne figure.

Sur ce fond de hardis mangeurs, seuls se détachait un groupe à géométrie variable composé de Tybalt et de trois ou quatre autres convives qui venaient le rejoindre au gré de leurs pauses dans le repas et des hasards de la conversation.
Debout à l’extrémité d’une des quatre tables là où la lumière ambiante était la plus favorable et renforcée par une paire de bonnes lampes à huile réquisitionnées pour l’occasion, ils faisaient avec animation l’inventaire et le commentaire des trésors déposés là par une majeure partie des invités. D’autres chemises cartonnées ou protégées de toile huilée ou de cuir, remplies d’une moisson d’œuvres dans les mêmes formats modestes que celles qui avaient circulé un peu plus tôt en guise de mise en appétit, laissées là à l’écart des projections de nourriture, de boissons et de sauces. Une aiguière d’eau vinaigrée et une serviette propre régulièrement renouvelées faisaient également rempart aux traces de doigts disgracieuses sur les œuvres ainsi présentées.

Ce rendez-vous de barbouilleurs était assez régulier en ces lieux pour que personne autour d’eux ne s’offusque des silhouettes humaines, masculines ou féminines, plus ou moins dénudées, qui entre maints autres sujets représentés faisaient parfois leur apparition brandies par l’un ou l’autre des interlocuteurs. Les poses dépeintes restaient cela dit pour la plupart dignes du classicisme le plus éprouvé plutôt que d’un de ces pamphlets érotiques qui fleurissaient sous le manteau en ces temps-là.
Certains des artistes présents avaient peut-être parfois le crayon ou le pinceau plus délurés, mais les preuves n’étaient pas ici, où l’on aurait pu facilement les dénoncer et les accuser de corrompre les esprits malléables des classes laborieuses, des femmes et de la jeunesse.

En parlant de jeunesse… le vampire afficha un léger sourire même s’il se garda bien de regarder trop directement l’intéressé par-dessus les feuilles qu’il maniait.
La jeunesse semblait se rapprocher de leurs quatre tables après avoir papillonné, il n’y avait pas d’autre mot, dans la salle depuis l’arrivée de Tybalt et son entourage et sans doute encore auparavant. Assez grand pour son âge, avenant, bouclé et brun de cheveux et --plus inhabituellement-- de peau, contact facile, accourant partout avec promptitude et aidant avec enthousiasme...
Puis le jeune homme était sorti prendre l’air avant de revenir de plus belle. Un bref aperçu d’une silhouette féminine dans le plus simple appareil peut-être, qui lui avait fait quelque effet et l’attirait de nouveau vers ces tables dont le personnel habituel du
Dark Crow avait pourtant fait comme chaque fois leur province ?
Officiellement, parce que ce n’était tout de même pas très honnête de laisser voir “ça” à un presque-enfant encore. Officieusement, le montant du pourboire espéré quand ces messieurs-dames là venaient et s’estimaient bien servis y était sans doute pour quelque chose aussi.
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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Sam 10 Déc - 19:00

Adrian, continuait son travail. Et il regarda rapidement la petite salle, et vit un nouveau groupe qui venait d'arriver. Ils étaient quatre ou cinq, et semblaient discuter. L'un d'entre eux était blond, plutôt grand, et blanc de peau. Il était vraiment beau. Un peu comme si ces anges, qu'Adrian avait vu, dans un passé qui lui semble si loin, était vivant devant lui.

Il cacha un sourire niais devant la beauté de la personne, et commença à aller chercher un petit carnet, et un stylo, pour noter la boisson qui calmera leurs soifs, et la nourriture qui annihilera leurs faims.

Il passa devant une table, où deux hommes musclés s'amusait à faire un bras de fer. Quand ils virent qu'Adrian approcha, ils lui demanda deux nouvelles bières. Adrian faillit soupire. Pourquoi il devait s'éloigner de l'ange d’albâtre? Cependant, son devoir était d'aider les gens.

Il ramena les bières et se dépêcha de les servir. Les deux hommes sourirent au garçon, et même l'un d'entre eux lui fila une pièces en guise de pourboire. 5 shillings. Adrian eut un grand sourire de remerciement. Ce n'était pas souvent qu'il gagnait autant.

Il s'approcha enfin de la table de "l'ange". Il le regarda, lui et ses compagnons et dit:  


-Bonjour! Je vous sers quelque chose?

Il les regarda et attendit une réponse.
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Tybalt Frochant
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Mer 14 Déc - 7:58

Le charmant jeune homme osa. Ne prêtant aucune attention aux regards de travers ou aux bouches en “O” de surprise de certains et certaines de ceux qu’il assistait ce soir devant son audace, il vint lui parler.

Le sourire du vampire s’élargit, quoi que dissimulant toujours sans qu’il y paraisse l’extrémité de ses canines. Le fruit d’une longue habitude et du souvenir d’époques où il avait peut-être parfois moins su faire preuve de retenue, plutôt que d’une nécessité immédiate.
Son propre festin viendrait plus tard quand serait achevé celui qui occupait la quinzaine de convives qu’il régalait. Mais pour l’heure ses crocs restaient sagement rangés, leur extrémités plus pointues et tranchantes que la normale indécelables en dehors d’un examen rapproché qu’il n’aurait de toute façon jamais permis.

L’approche du jeune homme semblait motivée par la vue de Tybalt lui-même plutôt que par celle de certaines des oeuvres qui passaient entre ses mains et celles de ses interlocuteurs comme il l’avait initialement supposé. Ce qui bien sûr n’était pas pour lui déplaire.
La fascination des mortels, celle que ceux-ci parvenaient parfois à lui inspirer, celle qu’il leur inspirait parfois, était un doux nectar dont ceux qui le connaissaient un tant soit peu, lui et ses habitudes, auraient presque pu jurer qu’il lui était aussi nécessaire et revigorant que celui plus réel, écarlate et brûlant puisé par leur espèce aux artères et veines de l’humanité.

Tybalt ne se doutait en effet nullement en cet instant qu’Adrian puisse être autre chose qu’un mortel. Autant il restait aux aguets de l’éventuelle présence de congénères aux intentions incertaines ou hostiles, autant les autres créatures de la nuit avaient tendance à lui glisser de l’esprit quand il n’avait guère de raisons immédiates de soupçonner et craindre leur présence. Soit pour certaines qu’il en ignorait purement et simplement l’existence au-delà de vagues rumeurs, soit que ses dernières rencontres avec les autres remontaient à assez longtemps pour qu’il ne juge pas utile de rester davantage sur ses gardes qu’il ne le faisait déjà.


- On s’occupe déjà de nous.

Son regard effleura au passage sa propre assiette abandonnée à quelque distance de là, dont le contenu avait été dérangé histoire de faire illusion, mais guère consommé. Peut-être la raison de la sollicitude du jeune homme, s’il n’avait pas simplement affaire à un roué qui se doutait qu’on aurait du mal à le déloger de là pour lui sonner les cloches tant qu’ils seraient en train de converser et que Tybalt ne semblait pas incommodé par sa présence

- Ne vous inquiétez pas pour ça. J’ai déjà mangé à l’occasion d’un autre rendez-vous un peu plus tôt. Et on dirait que ce ne sera pas perdu pour tout le monde.

De fait, le grand escogriffe en noir, après avoir vidé et essuyé sa propre assiette jusqu’à lui donner une propreté et un poli remarquable pour la céramique relativement grossière dont elle était faite, semblait lorgner celle de son voisin absent, et lui adressa un sourire en coin quand il se vit ainsi surpris, finissant par s’en emparer sous le regard indulgent du français.
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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Mer 4 Jan - 15:30

Quelle manque de chance pour Adrian... L'ange avait donc déjà mangé. Adrian rougit, par honte de ne pas avoir remarqué que l'ange et sa compagnie avait quelques assiettes devant lui. Il finit par cacher son embarras. Il pensa à ce qu'il pourrait dire pour enlever la gêne du moment. Le moment suivant dura environ une seconde. Il réfléchissa et se dit qu'il avait l'air stupide, il devait essayer d'être naturel, même si à l'instant, il pensa qu'il n'y arriverait peut être pas.

-Oh. Je vois. Désolé pour ce manque d'attention. Je suis un peu dans la lune en ce moment...

Il sourit avec innocence, et réfléchit ensuite à quoi dire.

-Vous avez besoin de rien d'autre ? A boire ou autre ?

Dieu que cet homme l’intéressait. Sa beauté hors-norme est un peu étrange, certes, mais il y a toujours eux des hommes plus beau que les autres. Un si joli visage en était presque hypnotisant. Mais il y a aussi sa voix, suave, douce, d'une incroyable justesse. Quel combo parfait. Adrian se demanda quel problème pouvait bien avoir cet personne. Il l'as appris il y a bien longtemps personne n'est parfait...Pourtant cette voix magnifique, ce visage angélique, et ces yeux... ces yeux ! D'une très belle couleur bleue, qui est en harmonie avec ces cheveux en fils d'or.

Adrian regarda chacun petit détail de cette magnifique personne. Ces cheveux, ces cils, sa bouche, ces yeux, son nez. Cet homme est un tableau qui à pris vie. C'est l'allégorie de la beauté pensa  Adrian. Minute, se dit-il. Une allégorie ? C'est impossible. Il perdit un peu son sourire, en se demandant si finalement, l'ange d'albâtre n'était pas... Non, impossible. Il ne pouvait être un homonculus. Ce n'est qu'une coïncidence...

Adrian déglutit. Il regarda discrètement les compagnons de l'ange. Et pour enlever sa peur, la faire disparaître, demanda à la compagnie :


-Et vous ? Vous êtes assez servie ? Vous avez soif ?

Il réussit à sourire. Il s'épongea le front, avec sa manche. Il suait, non à grosse goutte, cependant il suait tout de même. L'ange avait moins l'air d'un ange après cette remarque. Il avait plus l'air d'un diable, d'un sorte de succube masculin. Sa beauté le rendait divin ou infernal, Adrian n'arrivait pas à décider. Il attendit que lui et ses amis répondent.
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Veronica Newburry
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Dim 5 Fév - 0:30

Veronica avait quitté Scotland Yard ce soir là. Elle avait eu de nombreux dossiers à traiter, plusieurs agents à assister et l'Alchemist Room ne lui facilitait pas la tâche. Elle était tellement occupée par son rôle de médiatrice qu'elle passait plus de temps à remplir des papiers qu'à avancer ses projets personnels. Après avoir rangé ses derniers livres de notes, elle épousseta sa robe camel, qui se mariait avec ses yeux émeraudes. Elle passa doucement son manteau en lainage et entoura sa gorge d'un foulard en soie avant de quitter son bureau.

Maintenant, elle errait dans Londres à la recherche d'un endroit ni trop mal, ni trop bien fréquenté, pour se restaurer et boire un peu avant de rentrer chez elle. Elle se ferait sans doute encore disputer par sa gouvernante pour être revenue tard mais l'Alchimiste avait envie d'être un peu seule. Depuis quelque temps, Armando traînait dans ses souvenirs et elle n'avait pas de meilleure idée que d'adopter des habitudes de vieux garçon célibataire pour l'oublier. Oui, car qui, en 1842, ne rentrait pas chez soi pour boire dans les auberges ? Pas les jeunes femmes bien éduquées en tout cas, c'était certain.

C'est ainsi que la jeune femme finit par pousser la porte du Dark Crow. L'auberge avait l'air d'être propre et les gens qui l'occupaient ressemblaient à des bourgeois tout ce qu'il y avait de plus classique. Véronica, dans ses habits sans prétention, ne peinerait pas à se fondre dans la masse. Il semblait y avoir une réunion, vu le nombre de tables qui avaient été rassemblées. Tant mieux, elle pourrait se faire discrète et passer un peu de temps seule sans se faire remarquer. Elle s'installa ainsi à une table, dans un coin de la salle et sortit du papier et un crayon, pour dessiner. Véronica réfléchissait à un modèle de machine destiné à permettre aux personnes amputées d'un membre de pouvoir marcher ou travailler à nouveau. Pour le moment, elle n'avait en tête que des bribes d'idées qu'elle décida de mettre en scène via quelques croquis. Elle sursauta quand on l'interrompit pour lui demander ce qu'elle prendrait. La jeune femme rougit un peu et déplaça maladroitement ses affaires.


- Oh, euh... Je... Je vais vous prendre du thé, si vous avez. Avec un peu de rhum au fond de la tasse si possible. Et... Et si vous pouviez m'apporter un morceau de tourte à la viande et quelques pommes de terre... Ce serait parfait. Merci.

La jeune femme regarda dans le vague. Ce n'était pas dans ses habitudes de commander de l'alcool dans son thé. Visiblement, son chagrin d'amour l'avait bien plus affectée que ce qu'elle avait pu s'imaginer. Enfin bon... Ici, il n'y avait personne d'influent pour la juger ou la reprendre sur sa conduite. Elle continua alors à griffonner ses idées de machinerie en attendant sa commande, tout en tapotant nerveusement le bois de la table avec son autre main.

HRP:
 
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Adrian Foster
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MessageSujet: Je vous sers ça. Dim 5 Fév - 14:21

Une tension, palpable au couteau s'était installé avec l'ange. La confrontation n'allait pourtant pas durer longtemps.

Quelque minutes plus tard, le patron de l'auberge appela Adrian. Le jeune homme fit un sourire d'excuse. Il s'approcha du patron, qui lui pointa du doigt une jeune femme. Le patron lui demanda de lui ramener son thé.

Quand Adrian sentit le thé, il remarqua le rhum. Il se demanda si il appréciait cela. Il demanderait au patron d'en faire un plus tard, ce n'est pas un souci. Mais cela avait quand même une odeur acre, presque dérangeante. Il éloigna la tasse de son nez.

Il regarda la jeune femme. Très belle, elle aussi par ailleurs. Elle avait un charme... dangereux. On pouvait "voir" ça a ces yeux verts, qui avait une lueur intelligente et charmante à la fois. Il arriva près de la jeune fille, et fit un sourire destiné pour la clientèle, un sourire réservé au fille par ailleurs.

La jeune dame paraissait de son âge. Bien qu'il paraisse jeune, Adrian rentrait quand même dans sa 26eme année.  


-Bien le bonjour Madame. Je crois que c'est votre thé.

Il posa le thé, et fit un grand sourire.

-Si vous avez besoin de quoi que ce soit appelez moi.

Bizarrement, il se sentit... oppressé par la jeune femme. Comme si elle était trop dangereuse. Adrian sourit mais la sueur sur son front, causé par « l'ange d’albâtre » était encore un peu présente.
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Veronica Newburry
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Mar 7 Fév - 9:26

Véronica gribouillait, mettait des signes sur ses idées, sur son projet. En fait elle essayait surtout d'effacer Armando de son esprit. L'Italien occupait beaucoup trop ses pensées et elle se sentait pitoyable d'avoir encore pour lui cette affection dont elle aurait préféré se détacher.
Elle sursauta quand un gamin, d'une quinzaine d'années, vint lui apporter son thé. Gentiment, elle sourit et saisit la tasse entre ses mains.

- Je vous remercie, c'est pour moi, en effet.

Le garçon était poli. Elle se revit soudain, au même âge, parcourant l'Angleterre pour son apprentissage en Alchimie au côté de son maître. Elle en avait vu du pays... Mais parfois, elle regrettait de ne pas être restée avec ses parents. Oui, sans doute serait-elle alors morte dans le cruel incendie qui avait ravagé sa maison mais au moins aurait-elle quitté ce monde avec ceux qu'elle aimait. Aujourd'hui, il ne lui restait guère plus que sa gouvernante et son majordome.
Elle porta la tasse à ses lèvres et grimaça quand le rhum piqua sa gorge. Elle buvait peu, mais la douleur mêlée au plaisir de sa boisson avaient quelque chose d'exutoire. Elle ignorait maintenant la foule d'artistes et se concentrait sur son dessin. Un gargouillis de son estomac lui rappela que son repas se faisait attendre. Machinalement, elle sortit sa montre, ornée du symbole des Alchimistes, pour regarder combien de temps s'était écoulé depuis sa commande quand, au même moment, on venait lui apporter sa part de tourte et ses pommes de terre.

La jeune femme s'écarta un peu et remercia le serveur avec son habituel sourire lointain avant de commencer à mâchonner sa pitance, sans cesser de griffonner. elle n'aurait pas pu dire pourquoi, mais quelque chose la dérangeait ici ce soir. Peut-être étaient-ce les vapeurs d'alcool et de fumée qui provenaient de la grande tablée ou alors l'air lourd de ce mois de printemps ? A moins que ses seules sombres pensées suffisaient à lui donner l'air morne... Quoi qu'il en était, elle se hâterait vite de retrouver le cocon protecteur de sa maison après avoir englouti ce plat, fort bien préparé au demeurant.
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Adrian Foster
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MessageSujet: Oh... Mar 7 Fév - 12:43

La jeune femme lui paraissait fortunée, aussi s'attendait-il a un pourboire. Mais non. Il regarda quand même la jeune femme, qui était, selon lui, fort jolie.

Le rhum lui piqua les yeux. Un moment les yeux de la jeune femme se tournèrent vers lui. Adrian pensa "Enfin, je vais pouvoir avoir mon pourboire." Le jeune femme fouilla sa poche et en sortit une montre. Adrian appréciait les montres mais celle la lui rappelait une chose... Mais quoi donc.

Quand il vue la gravure sur la dite-montre, le temps se figea. La montre était semblable a celle de Declan. Ce qui pouvait signifier qu'une chose. La jolie jeune fille était une alchimiste. Et pire que tout. Une alchimiste d'état. Adrian sentit ses griffes sortir de sa peau. D'un mouvement brusque, il les fit rentrer.

Dieu seul sait a quel point il était terrifié. La soirée avait débuté depuis peu, et déjà, il avait croisé un "hypothétique" homonculus, et une alchimiste d'état. Le sang battait à tout rompre.

Soudain, il tomba. Pendant sa chute, qui dura moins de trois petite secondes, mais qui, pour lui dura 1 ans, il vit Declan, lui brûlant la peau, lui tailladant la chair , lui injectant enfin, la pierre philosophale.

Soudain il sentit le sol dur, contre son dos. Il étouffa un cri rauque. Aie. Il s'était fait mal. Rien de cassé certes, mais c'était quand même douloureux. Un vieil habitué de la taverne s'approcha de lui et lui demanda si tout allait bien. Adrian, bien qu'un peu transpirant, sourit et s'excusa du gêne occasionné. Une simple chute. Il déclara qu'il était un peu maladroit. Il regarda la jeune femme. Que ferait-elle?
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Veronica Newburry
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Dim 19 Fév - 16:59

Véronica était fatiguée, perturbée, pensive, à tel point qu'elle en oublia le jeune homme venu lui apporter sa commande. Elle le remercia, le regard vague et regarda sa montre sans plus se préoccuper de lui. Les chagrins d'amour avaient vraiment le pouvoir de faire perdre tout sens des politesses... Heureusement, ce temps d'absence ne dura qu'une minute et la jeune femme se redressa soudain, attrapant un penny et quelques farthings dans son porte monnaie.

- Attendez, j'ai oublié de vous...

Alors qu'elle tendait la main vers le jeune serveur, celui-ci s'écroula à terre. La jeune femme pâlit. Était-il mort soudainement ? La fatigue avait-elle eu raison de lui ou bien était-il malade ? Sans hésiter, la jeune femme s'avança rapidement alors qu'un attroupement se formait autour du jeune homme, tombé sur le dos. Celui-ci sembla se relever, avec l'aide d'un homme plus âgé. Véronica arriva pour le soutenir et l'aida à se relever en passant un bras dans son dos. Il devait avoir 15 ans, peut-être 16... C'était encore un gamin.

- Est-ce que ça va mieux... ? Tenez, j'ai oublié de vous donner ça.

Alors que Véronica tendait son pourboire au jeune garçon, elle aperçut, dans son dos, un bout de peau découvert. Sa chemise devait s'être échappée de son pantalon. Soudainement, l'Alchimiste pâlit. Elle avait vu quelques détails d'un tatouage, cachés par le coton blanc. Pour le commun des mortels, cela n'aurait rien voulu dire mais son oeil exercé reconnut l'Ouroboros.

Un Homonculus. Instinctivement, elle recula, les mains soudainement crispées. Elle se méfiait de ces créatures. Elles étaient instables, incontrôlables, le fruit dangereux d'Alchimistes non licenciés par l'Alchemist Room, semeurs de chaos et mangeurs d'hommes.
La vérité était bien plus complexe que cela. Son maître ne lui avait jamais parlé des expériences auxquelles l'Alchemist Room s'adonnait, dans le plus grand secret. De par son statut de novice et son sexe de femme, on la tenait à l'écart des fins militaires de l'organisation. Véronica ne savait rien du projet de la CIAH et pensait que les Alchimistes véreux, comme Maxwell, n'étaient que des exceptions. Elle était loin de s'imaginer que bientôt, tout ce en quoi elle avait cru serait balayé d'un revers de main.

Elle se rassit à sa table mais son regard ne pouvait plus quitter le jeune serveur. Elle savait. Et elle était presque certaine qu'il ne tarderait pas à comprendre qu'elle savait, si ce n'était déjà le cas.

HRP:
 
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Adrian Foster
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Age (apparence) : 15 ans (c'est jeune)
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Crédit Avatar : Hunter, par LAS-T sur deviantart.
MessageSujet: Peur...Douleur... Dim 19 Fév - 19:34

Adrian prit ce que la jeune alchimiste lui tendit. C'est a dire quelque pièces. Cela n'allait pas lui être très utile... Il s'éloigna un peu de la jeune femme, mais sentit son regard inquisiteur.

Adrian pensa, que la théorie de la chute était très peu... probable. Pourquoi elle le regardait comme ça? Elle ne pouvait pas savoir si? Il demanda au patron si pouvait boire un verre d'eau. Le patron acquiesça, bien entendu.

Adrian avait presque envie de pleurer. Evidemment en tant qu'Homonculus, ces sentiments "humains" était appauvries. Cependant, lui n'en était qu'un homonculus artificiel. Il connaissait donc la joie, la tristesse... Tous ces sentiments qui lui laissait une partie de son humanité. Il s'essuya les yeux, et remit bien sa chemise. Un tic.

Adrian se calma. Il réfléchit. Il était peu probable que la jeune fille ait vu l'ouroboros. Enfin peu signifie que c'est tout de même probable. Adrian savait qu'il n'avait pas le droit de mourir maintenant.

Alors il décida de jouer a un jeu dangereux. C'était moins dangereux que ne rien dire. Il attrapa un papier, un crayon et écrivit. "Toi, si tu veux savoir, viens devant l'orphelinat, ce soir à vingt-trois heures." Il se rendit compte qu'il mourait probablement. Tant pis. Il fuira. Le quartier de l'orphelinat est son terrain de jeu. il regarda la montre du patron. Il était vingt deux heures cinq.  

Il avait encore le temps. Il fit un tour, puis posa le papier sur la table, en lançant un grand sourire a l'alchimiste. Cette fille était encore jeune. Il s'en voulait. Il se promit que si elle n'attaquait pas, il n'attaquerait pas non plus. Cependant, l'alchimie... Il haissait ça tout de même. Il s'assit sur un tabouret, à côté du bar et regarda l'alchimiste.
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Veronica Newburry
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MessageSujet: Re: Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert] Dim 19 Fév - 23:11

La jeune femme retourna s'asseoir, encore bouleversée. Elle ne savait pas quoi penser du jeune homme en face d'elle. Il pouvait être une créature immonde, avoir dévoré déjà plusieurs dizaines d'innocents pour restaurer sa pierre ! Peut-être serait-elle la prochaine sur la liste... Avait-il vu sa montre d'argent ? Il aurait pu l'identifier facilement ainsi...

Véronica appuya nerveusement sur son sac. Elle y conservait un revolver de poche, au cas où. Elle était une femme mais n'en restait pas moins un sous-lieutenant de l'Armée par son admission dans l'Alchemist Room. Elle savait se défendre, elle savait tirer et elle n'hésiterai pas à le faire à la moindre hostilité. Fébrile, elle avala son thé d'une traite, sa gorge la piquait un peu. Elle s'attaqua ensuite à sa tourte et à ses pommes de terres quand, soudainement, on vint déposer un mot à sa table. L'air circonspect, la jeune femme le déplia et lut les quelques lignes. C'était sans doute un traquenard qu'on lui tendait... Et cette fois-ci, il n'y aurait pas d'agent du Yard pour la tirer de ce mauvais pas.

Qu'à cela ne tienne, elle irait. Elle ne pouvait pas ignorer un Homonculus, pas maintenant. Elle était prête à l'affronter, pour le bien de la communauté. D'un air décidé, elle avala la fin de son repas et se redressa. Elle se rhabilla et passa au comptoir régler son dû avant de s'engouffrer dans la nuit, sans un regard en arrière. Sur le trottoir, une fois la porte refermée, elle poufait encore entendre le bruit de la fête qui se tenait au Dark Crow.

Des sabots résonnèrent sur les pavés. Elle arrêta le cab et monta prestement à l'intérieur, sans aide, en lançant au cocher :

- A l'Orphelinat je vous prie !

[HRP/]Fin du RP avec Véronica, suite à l'Orphelinat. [/HRP]
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Muses, chevaliers-servants et pique-assiettes [Tybalt, Adrian, ouvert]

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