L'Ombre de Londres
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La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

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Hera Kaiser - La Survie

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Hera Kaiser
Membre de l'Ombre
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Nombre de messages : 10
Date d'inscription : 25/08/2016
Race : Homunculus
Classe sociale : Roturière
Emploi/loisirs : Gouvernante/Passeur de contrebande
Age : 59
Age (apparence) : 32
Crédit Avatar : Miyazawa Sae de Jun Du
MessageSujet: Hera Kaiser - La Survie Jeu 23 Fév - 18:24



Hera Kaiser




~ OMNIA VNVS EST ~



Fiche d'identité




Prénom:  Hera
Nom:  Kaiser
Surnom: l’Albinos ou la Statue de marbre
Sexe: Apparence Féminine ( asexuée)
Âge réel: 59 ans
Âge d'apparence: Une trentaine d’années
Origine: Allemagne
Classe sociale:Roturière
Emploi: Gouvernante / Passeur de contrebande



Race: HOMONCULUS



Nature: Hera est un Homonculus natif, créé en laboratoire au Danemark sous motif militaire parmi d’autres, natifs et superficiels.

Allégorie: La Survie. Au su de son véritable âge,une prouesse parmi les siens,l’on pourrait dire que son expérience dans la fuite constante la tiendrait à l’écart des ennuis…ou au maximum des mauvaises fréquentations. Si elle n’avait pas été aussi précautionneuse ses 10 premières années d’existence, la roublardise serait son allégorie. Cette dernière est due à la capacité d’adaptation à des milieux parfois bien différents, qu’ils soient sociaux ou géographiques, dont Hera fait preuve depuis sa sortie du laboratoire. Une réactivité sans faille, une capacité d’observation et de dissimulation affûtée  ajoutées à un jeu de rôle perfectionné complète ses attributs de survivante. Ainsi, l’allégorie d’Hera est une bonne habitude qu’il lui serait fâcheux de rompre.



Description physique



Taille:1,73 m.

Poids: S’il l’on dit d’Hera qu’elle est lourde, ce ne sera pas uniquement dû à son caractère.

Yeux: Les ignorants qui la croient albinos n’en n’ont apparemment jamais croisé d’humain, ceux ci ayant rarement les yeux ni rouges et certainement pas aussi sombres que ceux d’Hera. Leur véritable couleur se rapproche plus du marron  pour quiconque y prêterait attention.

Cheveux: Au premier coup d’oeil,on pourrait croire Hera blonde platine.En vérité,  il n’en n’est rien,ses cheveux sont purement et simplement décolorés,ce qui lui vaut son surnom simpliste.

Description détaillée:Le corps d’Hera est une machine bien huilée et surtout rodée à une vie de voyage plus mouvementé qu’une simple balade.
Elle même ne saurait dire combien ses muscles et ses reflexes ont évolués face au danger et aux aléas du long fleuve tranquille qu’est le quotidien d’un homunculus libre..bien qu’elle sache qu’elle est incapable de vieillir ou grandir d’une quelconque manière autre que mentalement.En sachant peu à propos de son corps d’origine,elle a vaguement déduit qu’il s’agissait d’une sorte de militaire,une hypothèse que l’homunculus juge crédible malgré l’absurdité de l’existence de miliciennes femelles qu’elle suggère.A l’instar de son origine, les circonstances de l’expérience qui l’a vue naître lui sont inconnues.
C’est pourquoi elle se questionne toujours si le fait que la transmutation se soit extrêmement bien déroulée - ou a contrario,extrêmement mal - influe sur son absence totale d’organes génitaux, ainsi que de mamelons.
Elle a de plus découvert qu’une fois éliminés,tous les poils de son corps ne repoussaient pas incluant ses cheveux,ce qui l’a curieusement contrariée. Son tatouage d’Ouroboros se situe au creux de ses reins,d’où une large cicatrice part vers sa hanche.
Certains pourraient la qualifier d’androgyne et pas seulement par sa grande taille et une musculature sèche bien que trop développée pour une femme , qu’elle ne révèle que sous ses tenues masculines.
En effet,ses pommettes creuses et sa mâchoire haute alliés à un long nez fin et parfaitement rectiligne ainsi que des longues lèvres fine et ourlées l’accréditent parfaitement en tant que jeune homme un peu dandy lorsque l’accoutrement d’Hera est masculin.Seuls ses longs cils pâles dénotent ce visage qu’elle affiche dur et fermé lors de ses escapades, encadré par des cheveux décolorés fins et souvent en bataille tombant sur le haut de son dos.
Le contraste qu’offre son teint pâle avec ses yeux foncés contribue à sa réputation de « poupée vivante » qui s’est développée aux environs du port. Ceux ayant fait sa connaissance de nuit sous son travestissement, dont ses commanditaires, sont ceux là qui l’ont affublée du surnom « La Statue » , qu’elle porte cyniquement très bien.

Vêtements: Au sein de la cathédrale,la prétendue pèlerine est très souvent en tenue religieuse ,tant pour se fondre dans la masse que masquer sa chevelure attirant peur et confusion dans un tel lieu.Cette tenue consiste en une robe de dessus, fermée par devant en forme de soutane,  assez longue pour raser terre et dont les manches seront assez longues et larges pour pouvoir couvrir les mains et une ceinture de laine pour tenir la robe serrée.Elle est agrémentée d’un bonnet blanc surmonté d’une coiffe noire, nouée sous le menton,ainsi qu’un mouchoir de cou carré blanc et une cornette de toile commune blanche.
Elle se refuse cependant à se montrer ainsi en public.Lors de ses balades au port ou au Suzanne’s park, Hera se plaît à paraître veuve tant par la discrétion que sa coiffe à voilette sombre lui offre , tant par le confort bienvenu que lui apporte les sobres toilettes de deuil dans les tons mauves et bleu marine quand ce n’est tout simplement pas noir malgré le défi que représente le bustier étroit et busqué.
Ses bottines hautes,qu’elle préfère blanches,sont également les compagnes de ses sorties nocturnes,qu’elle porte dans ce cas avec des gants de cuir pantalons noirs ainsi qu’une ample chemise blanche aux manches larges resserrées par des poignets de chemise boutonnés d’argent.Elle porte par dessus un gilet brodé bleu marine et/ou une veste chaude tombant sur ses talons à larges revers,et accessoirement un foulard blanc passé sous le gilet comme une cravate sur lequel est épinglé un insigne ovale surmonté d’une pierre rouge.Ses cheveux sont alors simplement attachés en queue-de-cheval basse au contraire du chignon bas habituel.Une large ceinture de cuir brun à la boucle de fer rouillé s’enroule autour de ses hanches,permettant à Hera d’y accrocher des petites poches contenant ses butins.C’est également à cette ceinture que le fourreau de sa rapière est fixé.
Un troubadour itinérant français lui a offert jadis offert un chapeau tricorne et un masque au long nez de Pantalone, elle les porte tous deux lors de ses missions de contrebande.

Particularités: A part son étrange pigmentation,l’homonculus porte une collection de cicatrices de petite taille sur son corps,particulièrement sur son dos et ses jambes.Celles-ci étant anciennes,seule la chair plus claire que l’épiderme déjà pâle permet de les déceler. Elle a de son séjour en Allemagne conservé le tic d’écriture de mettre des majuscules un peu partout.




Caractère




En public:  Courtoise et serviable dans la plupart de ses interactions sociales, que ce soit avec des noblions ou les poissonniers du port, Hera se montre étonnamment sociable avec le commun des mortels  bien que toujours réservée. Elle tend à se montrer légèrement naïve et utopiale dans ses paroles, tant pour pousser ses interlocuteurs à révéler leur véritable nature tant pour se maquiller en jeune humaine . A l’opposé elle peut faire preuve d’un parfait cynisme dans ses phases sinistres, particulièrement au contact d’une autre être surnaturel. Toujours distraite, elle passe souvent d’un sujet à l’autre sans que l’on ne puisse suivre sa pensée volage. Hera tente désormais de faire preuve d’humour pour ne pas s’enfoncer dans son image de femme glacée, mais a encore des efforts à faire.

En tant qu'Homonculus: Si l’on découvre son autre facette, l’on découvrira avec surprise un homunculus pourvu de morale, bien que tordue. D’une loyauté sans faille à ceux qu’elle en juge dignes, elle respecte la vie humaine, beaucoup moins celle de ses pairs. Cette logique peut amener à l’hypothèse qu’elle dévalue sa propre existence, ce qui consisterait un paradoxe à son credo.
Elle se montre avec les étrangers la démasquant distante et implacable, sans se départir de son cynisme. Elle développe un fanatisme à l’égard des humains qu’elle assume difficilement qui constitue un sujet mouche pour l’homonculus.

Loisirs: Hera étant pour l’instant peu employée en tant que gouvernante, elle vaque à d’autres occupations monétaires tel que la contrebande ou autres services d’informations nécessitant sa connaissance de la City ainsi que sa discrétion. Flirter ainsi avec les limites de la légalité la tient aussi occupée à éviter les forcers de l’ordres, les enquêteurs et fouineurs inopportuns humains ou surnaturels.
Le port constitue en cela sa planque favorite et également le terrain d’un loisir plus relaxant qu’est pour elle ses longues promenades. Le reste de son temps est consacré à assister les soeurs de la cathédrale dans leur quotidien et depuis peu, de trouver un nouvel asile.

Religion: Un phénomène qui attise énormément la curiosité d’Hera, qui se bute malgré elle sur l’engouement spirituel si subjectif de chaque mortel. Habitant au sein d’une communauté purement religieuse, elle comprend tous les concepts de l’anglicanisme et du catholicisme en général. Elle a eu vent de l’existence de concepts étrangers, sur lesquels elle souhaiterait se pencher si elle a la chance de survivre assez longtemps. L’homoncules désespère de cerner un jour la spiritualité en général.

Qualités: Hera a peu l’occasion de faire profiter de ses talents, mis à part à ses commanditaires. Pourtant, si elle vous accorde sa confiance, elle demeurera loyale et vous assistera de toutes les manières possibles sans rien demander en retour, ce qui n’est pas le cas de ses partenaires de crime. Son corps vigoureux à toute épreuve et son esprit pragmatique en font une personne habile et pleine de ressources, ayant développé une ingéniosité pour stratagèmes de toute sorte. Vous pourriez alors découvrir un allié plein de ressource et terriblement efficace, bien que les rapports sociaux ne soient pas son fort.

Défauts: Principalement méprisante, pour qui la connaît de près ou de loin. Pas de manière ostentatoire certes non,mais chacun des poivrots du port pourra dire que « la mignonette aux drôles de cheveux,et ben elle semble toute pressée nuit et jour,comme si elle avait le diable aux miches ! » Hera n’a rien à vous dire, et rien à vous donner et encore moins du temps si vous ne la mettez pas suffisamment en confiance. C’est également ce qui lui procure un autre défaut, une facilité de jugement incroyablement rapide. Alliés à sa méfiance approchant dangereusement de la paranoïa, ces trois défauts pourraient lui être rapidement fatals sans son mutisme à toute épreuve, qui lui a parfois tendance à la faire passer pour simplette aux nonnes de la cathédrale.




Background



Résumé: Hera atteignait 6 and plus tôt les côtes du Royaume-Uni après un voyage de plusieurs années dans nombre de pays dont la liste n’est toujours pas exhaustive.
Elle est un Homunculus natif dont le parcours laisse penser que sa « création » presque soixante ans plus tôt s’est déroulée au delà du nord de l’Allemagne, très probablement au Danemark. Au coeur d’un institut légal mais aux méthodes obscures, l’Alchimie s’est imposée comme ressource prometteuse dans la recherche de « l’übermensch », ou le « sur-homme ». Recherche qui, bien évidemment, se solde par un nombre incalculable d’échecs parsemés de quelques semis-réussites qui annoncent les limites de l’Alchimie lorsque la viabilité et le contrôle des sujets peinent à atteindre l’équilibre.
Dans un équilibre fragile à la fois mental et physique ( état végétatif, instabilité, maladie auto-immunes violentes, faiblesse de l’organisme..) , les résultats sont loin des « übermenschen ». Aussitôt,d’autres pistes sont engagées, cette fois plus conventionnelles et plus prometteuses, et les fruits de l’Alchimie supposés éliminés. Hera fait partie de ces réussites tardives, née alors que la fin du projet était déjà ordonnée. Suite à la destruction du site par ses congénères artificiels assoiffés de liberté, l’homunculus qui avait pourtant accepté son sort se trouve propulsé dans le monde hostile des mortels et perçue comme par les alchimistes et hunters locaux comme responsable potentielle des meurtres fleurissant après l’évasion de ses pairs. Sa fuite dans le sud de l’Allemagne puis dans les pays de l’Est lui permet pendant un temps d’échapper à ses poursuivants, mais prend depuis la décision de ne rester pas plus de 10 ans dans le même pays.

Education
- La musique: Dans sa courte vie, principalement de vagabonde, l’homunculus a peu eu l’occasion de s’approcher d’un instrument,un noble art humain d’après elle. Elle a pourtant observé de nombreuses fois des artistes, notamment ses quelques compagnons de route, jouer à merveille du violon, dont la sonorité la fascine.

- Les sciences: Hera n’a jamais vraiment saisi quel rapport entretenait les sciences avec l’alchimie qui l’a façonnée, mais a eu maintes fois l’occasion d’assister à la puissance des lois qui les régissent et à l’intelligence qu’elles développaient chez la race humaine. L’ingéniosité de ceux ci est prouvée le plus magnifiquement possible dans la Révolution des industries qui frappe de plein fouet le Royaume-Uni, d’après les dires d’Hera. Cette dernière considère la sorcellerie comme une science occulte et la juge de même, puissante et merveilleuse. Elle surestime ainsi ces pouvoirs, occultes ou non, avec une certaine dose de naïveté quant à leur dangerosité.

- L'Alchimie: En tant qu’homunculus natif, Hera ne peut utiliser l’alchimie ou tout instrument ce qui s’y rapporte. Elle a pourtant lu sur le sujet autant qu’elle en avait l’occasion, et ne nourrit pas de haine ou de crainte pour la pratique en elle même. D’un autre côté, elle connaît mieux que quiconque l’équilibre fragile qui la régit et estime que c’est un savoir nuisible aux humains plus qu’autre chose. Ironise du sort,elle en a conclut que l’existence des êtres crées par alchimie devait cesser, et craint que ceux-ci ne finissent par éradiquer la race humaine.

- Les langues: Mordue de lecture et avide de connaissances peut être Hera lorsqu’un sujet l’intéresse ou que sa vie en dépend. La maîtrise de l’allemand, du français et de l’anglais a été motivée par les deux et l’homunculus vagabonde nourrit fascination pour l’espagnol, l’arabe et l’italien,les seules langues qu’elle aie déjà entendues. Le danois la plonge à l’inverse dans une totale stupeur et un profond malaise qui remonte probablement à ses origines.

Histoire:

Point de vue interne


« J’ai passé la Porte, le portail, the gate, das Portal, je ne sais comment ceux de ce monde le nomme. Je ne le saurais que quand j’aurais arpenté ce monde éclaté en territoires chassée par mes créateurs, et cherché mon salut dans le savoir qu’ils ont engrangé. J’apprendrais alors que ce ne sont les créateurs ni de mon esprit ni de mon corps. Certes, mon enveloppe physique n’avait pas l’apparence qu’il porte aujourd’hui. Mais mes traits n’ont rien de nouveau, je suis toujours comparable à une humaine. Si l’on excepte mon métabolisme et ma longévité. Mon esprit n’est pas de ce monde non plus. Mais que la majorité des mortels remarquera, ils ne semblent croire que ce qu’ils ont la possibilité de voir. Je ne peux leur laisser cette possibilité, ils sont trop fragiles. Même mes docteurs, mes savants. Je ne saurais dire si ils se considèrent nos égaux à nous, ceux qu’ils ont arrachés au repos au delà de la Porte. Ils se clament maîtres des miens, ou plutôt de nos corps verrais-je lors de la purge. Tristes sires les a appelé Euterpe. C’est d’ailleurs l’une des rares choses qu’elle pourra prononcer. Je ne la reverrais pas, elle non plus n’a pas eu la chance d’apprendre à parler correctement, comme moi. C’est fâcheux, car quand je sortirais, les mollets empalés de débris de verre, pour la première fois à l’air, je ne pourrais communiquer avec mes premiers mortels. Ah, ceux là viendront bien plus tard. Je me nourrirais rarement, cela me dégoûte et je me suis attachée aux hommes. Je ne pense pas dire à mes savants qu’aucun de nos enveloppes physiques n’a été leur succès. J’ai prétendu être Meig, l’humaine que je suis supposée être, mais comme elle ne me parle pas du tout, je n’en sais pas plus sur elle. Ils sont fragiles mais intelligents, mes docteurs remarqueront mais n’oseront pas me toucher pour retirer ma pierre. Ils doivent regretter de me l’avoir dis car je ne parle plus depuis. Mon repos me manque, pas que le silence manque ici mais manier un corps ne m’est pas utile, je ne sais pas ce qu’ils attendent de nous, les valides. Dois-je parler au singulier maintenant ? J’ai eu de terribles problème pour parler et les comprendre. Pour me matérialiser aussi, et je sais que ça n’a pas été que mon cas. Le seul être non humain que j’ai pu voir passer n’étais pas bien fait, comme moi. Nous avons eu des problèmes pour nous faire. Mais nos savants auront des problèmes aussi. L’Alchimie qui a combiné nos corps et esprits les gangrèneront, et je me plairais à penser qu’ils n’avaient pas le choix de se débarrasser de toute trace de leurs expériences. En parlant d’expérience, celle qu’ils ont nommé Euterpe pensera que si , elle ne les laissera pas toucher sa grande oeuvre. Euterpe parle beaucoup, hurle de rage quelque fois désormais, mais elle n’est pas très mobile. Elle est pourtant toujours en vie, ils la qualifient de miracle grâce à son comportement parfait d’humain parfaitement normal, sauf que cet humain peut que ramper et réclamer sa libération. Euterpe est celle qui prend son rôle le plus à coeur et aussi celle qui perdra patience en premier. Je ne suis pas sûre que ce soit elle qui provoquera le châtiment que recevront nos créateurs après l’élimination systématique de leurs sujets. Pas tous, je le crains pour eux. Certains, alertés par l’odeur du gaz, du métal et du sang, deviendront incontrôlables. Alors je ne resterais pas, je voudrais regagner la Porte mais ma grande oeuvre ne peut la passer et j’y suis liée. Je vagabonderais dans le monde pour en trouver un autre, un savant, pour qu’il me transmute une seconde fois, dans la bonne direction. Un alchimiste. Mais d’ici là, longtemps j’observerais. »

Chronologie


Février 1783 : Meig Skellige était veuve de militaire depuis peu, servant également dans l’armée depuis de nombreuses années. La trentaine d’années et bien bâtie, sa vie jusque là confortable fut bouleversée par deux évènements funestes. La première était la mort violente de son mari, emporté par le tétanos, secondée de la découverte tardive d’un cancer du sein qui la poussa dans ses derniers retranchements. Un contact parmi les médecins militaires vers qui elle se tourna en désespoir de cause la conduisit vers un personnel médical entièrement dédié au projet de l’Unité militaire expérimentale. Du moins, c’est le seul nom qu’on daignât lui donner lors de son intégration en tant que sujet « à vocation militaire ». Meig n’était ni stupide ni en mieux de sa forme, c’est pourquoi comprenant pourtant bien son statut de cobaye dans une expérience aussi trouble bien qu’accrédité par le gouvernement, remit son sort de toute manière scellé entre leurs mains sans grand espoir. Bien lui en prit.

Juin 1783 : Décès officiel de Meig Skellige, née Olensen. L’expérience qui était censée sauver sa vie la précipite, par le biais d’une transmutation non seulement interdite mais également hors contrôle,gâchant la vie de non pas un mais deux êtres dont un assistant infirmier. Cependant, émerge des restes fumants autrefois humains une forme humanoïde, chétive mais vivante. Malgré un résultat décevant s’ajoutant  aux nombreux autres plus calamiteux les uns que les autres, l’être est « recueilli » et mis en quarantaine sous surveillance. Par ironie, le personnel médical lui attribue le nom d’Hera, la puissante déesse grecque, et accessoirement patronne de la fécondité. Il est plus tard révélé à Hera que chacun de ses congénères a ainsi été doté d’un homonyme semblable, en la personne de l’homonculus dénommée Euterpe, la muse présidant à la musique parmi ses huit soeurs, auxquelles sont confiés neufs Arts et Sciences. Si l’homonculus féminin qui portait cette dénomination avait effectivement une voix puissante, elle l’utilisait essentiellement pour pousser des hurlements lugubres, qui devinrent vite le fond sonore du bâtiment où elle était confinée.

Décembre 1783 : L’ordre d’arrêt de l’experimentation en cours fut donné ce mois-ci, mais ne prit pas immédiatement effet dans sa globalité. Si les idées novatrices mais ravageuses stoppèrent, l’observation des sujets jusque là résistant à leurs malformations continuèrent, dans l’espoir que parmi eux, au moins un se révèle à la hauteurs de leurs espoirs et des dommages causés.

Octobre 1784 : Peu des êtres alchimiques avaient succombé en quelques mois, cependant les rapports de l’observation portée des derniers temps ne furent pas jugés ni assez favorables ni assez prometteurs par l’Etat pour que celui-ci engage plus de moyens dans ce projet chronophage et pompant dans les ressources médicales et matérielles. Le début de « l’épuration des stations » marqua également le début de l’abandon  massif de la plupart du personnel. Assistants, infirmiers, médecins, savants et alchimistes se firent plus rares, notamment dans les sas de quintaine où étaient décelés les derniers homonculus, comme les maigres trophées du projet qui avait tant promis.

Mars 1785 : La désertion des effectifs et l’atmosphère poussiéreuse avait apporté aux créatures comme aux hommes restants la sensation amère du néant approchant. Un sentiment qui ne resta pas longtemps en suspens, puisqu’il succéda au climat tendu entre chacun alors que la fatalité se resserrait. Quel meilleur climat pour une rébellion ? Certains dû se poser la question car, personne n’a jamais su ni où ni par qui, une première résistance fut opposée aux humains porteurs de l’annihilation des êtres surnaturels. Ce qui enflait doucement mais sûrement prit la forme d’une altercation, d’une évasion furtive mais brève et surtout de beaucoup de bruits de la part des créatures séquestrées. Toujours est-il que pendant l’extermination systématique qui débarqua ce qui devait être un beau matin et surprit homonculus après homonculus, le désir de vivre de ces derniers atteint le point de non-retour. Une violente insurrection éclata, et dans les heures qui suivirent, l’environnement chromé et épuré laissa place aux cadavres hétéroclites de corps humains et artificiels, tous fumés par le feu qui rongeait les entrailles des bâtiments. Il n’y eu nul vainqueur, car seul le chaos ressorti du conflit et régna par la suite en maître sur ce lieu et tout ceux qui y avait pénétré. L’opprobre fut jeté sur les acteurs du projets et ses vestiges comme les familles des victimes furent ignorés et oubliés, autant par l’Etat que la population environnante.

Octobre 1785 : Cette nouvelle période de la vie d’Hera fut marqué d’une expérience inédite pour elle, le premier contact qu’elle eu avec des mortels non reliés à son passé, des gens de modeste condition qui la prirent néanmoins sous leur aile sans plus de questions. Si ce fut également de loin son meilleur souvenir de l’époque, il ne fut pas de longue durée. En plus de la traque officieuse qui s’engagea contre elle et ses congénères, l’homoncules se rendit vite compte de sa vulnérabilité et de son besoin paradoxal de se nourrir des gens qui l’accueillaient.

Décembre 1787 : La prise de conscience mordante de sa propre réalité fit déchanter Hera, qui sortit de la passivité qu’elle cultivait depuis 4 ans. C’était les débuts d’une existence destinée à perdurer, et donc à lui accorder une seconde chance..si toutefois l’homonculus échappait aux griffes des Alchimistes. Suite à sa décision, l’être quitta le Danemark, en direction du sud de l’Allemagne.

1788 : Durant son passage en Allemagne, bref mais enrichissant, Hera choisit le patronyme de Kaiser, apprit avec avidité tout le savoir de son époque dont elle avait été privée, en commençant par la lecture, car Meig s’était toujours conté des rudiments. L’homoncules s’attacha ensuite aux coutumes et codes sociaux de son pays, mais se trouva ignorante de la moindre nouvelle venant du delà des frontières. Les rumeurs d’évènements perturbants et du quadrillage de la région par les forces de l’ordre, accompagnées d’un alchimiste, finit de la convaincre de s’exiler. Elle s’engagea sur les routes commerciales terrestres vers l’est, puis disparut de toute vue humaine en quittant les sentiers. Plus de 50 ans d’errance s’écoulèrent avant son retour en Europe centrale, où elle réapparu dans le pays basque français.

Juin 1838 : Forte de ses longues années d’éloignement qui lui avaient prodigué maints atouts, dont certaines relations professionnelles, Hera Kaiser devenue prodige de la forbanderie se vu conseiller pour un emploi temporaire requérant ses services outre-mer, lui fournissant un prétexte pour quitter le territoire qu’elle jugeait trop fréquenté. Départ de France pour les côtes d’Angleterre en paquebot.
Elle passe ses premières semaines à Dover, où, grimée en homme elle établit les accords commerciaux franco-anglais et rédige les rapports de comptes qu’on lui a chargé de dresser. Elle ne tarde pas à déceler des anomalies concernant certains de ses accords, et découvre par la suite leur nature illégale mais sous bonne couverture. Menacée de perdre, et sa liberté, et sa source principale de revenus, elle décide de conserver le secret de ses transitions, mais également de prendre le contrôle des opérations les plus délicates. Elle gère depuis d’une main de maître de tels commerces qui sont bien souvent sous l’oeil inquisiteurs des forces de l’ordre, dont Scotland Yard. Hera deal tant avec les distributeurs qu’avec les percepteurs particuliers ou grossistes, dirige certains « livreurs » en leur indiquant la marche à suivre, les personnes à contacter, les passages à emprunter et éviter, et les codes concernés et occupe elle-même cette place. Les produits concernés sont surtout fantasques et venant d’Orient : des soit-disant portes bonheurs ou médecine chinoise tels que peuvent l’être cornes de rhinocéros, pénis de tigre, carapaces et oeufs de tortue.. D’autres « livraisons » s’avèrent plus classiques et pourraient presque être commercialisées légalement : poudres à canon non approuvées et donc non répertoriées, opiacés, parfois spiritueux dont la composition reste un mystère entier. Les marchands et affréteurs peu scrupuleux, malhonnêtes ou parcimonieux - souvent les trois - ne désirant pas déclarer leurs produits font appels à ses services.




En société



Famille: Si au départ d’Hera du Danemark celle ci savait certains de ses congénères en vie, c’est à présent une incertitude mêlé d’indifférence,l’homunculus désirant peu recroiser un jour la route de ses pairs. Elle considère les nonnes qui l’ont hébergée tout ce temps comme des protecteurs passifs mais bienveillants, et les seconde dans leur tâche en guise de remerciements.

Ennemis: Peu désireuse de faire la rencontre d’autrui,surtout si autrui s’avère ne pas appartenir au commun des mortels, Hera se considère plus comme un proie aux yeux des alchimistes ou de potentiels hunters. Elle éprouve au contraire une profonde aversion pour ceux de sa race, et si elle ne tente rien pour leur nuire, il sera assuré qu’elle fera de sa surveillance une affaire personnelle.

Alliés: Si l’homunculus a su se rendre discrète et s’intégrer son rapport aux commun des mortels, et plus encore, et tel qu’il l’a toujours été. Pas franchement téméraire mais pourtant peu facilement impressionnée, Hera reçoit volontiers les « missions » que les âmes désespérées veulent bien lui confier, en échange d’informations, d’une poignée de pièces ou de services frauduleux. Ainsi, fidèle à sa maxime, ses relations autres que neutres se font et se défont au jour le jour..ou au soir le soir.

Situation: A l’écart des salons mondains comme des sociétés secrètes les plus occultes, Hera ne vit ni le jour ni la nuit et vit principalement par procuration d’informations extérieures. Mais si elle prend soin à ne pas créer de remous, elle reste consciente que la City ne lui procurera pas toujours asile.




Localisation sur l'Ombre



Votre demeure: Hera est arrivée il ya de cela quelques années par le port, et n’a depuis que très rarement quitté la City, peut être par peur de croiser la route d’êtres alchimiques ou d’autres ennuis. De ce fait, elle réside à la cathédrale St-Paul en tant que pèlerine dans une chambre austère et reculée, et a su se faire oublier parmi la multitude de nonnes,religieux et exilés peuplant l’immense édifice.

Endroits les plus fréquentés: La jeune femme passe la plupart de son temps à aider aux tâches au sein de la cathédrale, mais surveille régulièrement la mer et accessoirement les ragots de Londres et autres informations à propos du reste du monde au port, qu’elle connaît bien, sans s’y aventurer la nuit tombée.Il lui arrive également de se rendre au Suzanne’s park,où elle ne craint ni les ombres ni la fréquentation bien que douteuse. Cette dernière lui rend en fait plutôt service, tantôt en l’informant, tantôt en employant ses services.




But(s)



Comme son allégorie l’indique, le principal but d’Hera est de survivre.Pour un homunculus, cela semble être un objectif tout à fait décent voire pertinent, mais c’est aussi un fardeau qui peut peser lourd sur ces êtres maudits. Accrochée à la morale humaine et fascinée par le paradoxe que suscite celle-ci au sein des humains, Hera est pourtant coupée de l’objet de sa vénération par son propre dessein, car elle est incapable de profiter du moment présent.



Armes et équipement



Armes:Officiellement,et en tant que gouvernante,Hera possède un revolver-poignard Dumontier récupéré en France dont la lame n’a rien de spécial à part sa tranche ciselée.Au regard du monde obscur de Londres, l’homonculus natif possède une rapière en argent,dont la lame est fine mais non moins solide.

Objets personnels: Ses armes comptent déjà beaucoup pour Hera, elles sont la matérialisation du but de son existence. De plus, l’homonculus sait combien elles valent dans la lutte entre êtres de l’obscurité, et y prend donc grand soin. Elle n’a rien de personnel à part cela, mais elle s’efforce de rester vêtue aux codes de son époque, société humaine oblige.




Pouvoirs


- Mimétisme: Cet homonculus a la possibilité de recréer par mimétisme toute compétence qu’il a vu utilisée.
Inconvénients: Ce pouvoir,ou plutôt cette capacité,n’est pas totalement applicable sur un être de l’obscurité.Non qu’Hera ne puisse pas se servir de ses propres compétences sur eux,elle est en revanche incapable de reproduire les techniques qui leur sont propres.
- Force de la nature (passif):Hera jouit de la résistance naturelle d’un Homonculus « en bonne santé » si la santé a déjà été accordée à cette espèce. Alliant force et regeneration,les Homonculus ne sont cependant pas reconnus comme invincibles, car toutes les capacités,dont celle des êtres de l’obscurité,ont des limites. Outre le fait que les Alchimistes auraient tôt fait de reconnaître un Homonculus lorsque celui-ci déploierait sa force, cette dernière, bien que largement supérieure aux humains, ne peut pas se mesurer à la forme animale d’un Loup-garou ou d’un Lycanthrope en furie. Quant à la regeneration,il est de notoriété publique -public ayant au moins connaissance des Homonculus bien sûr - que plus celle-ci est maintenue, plus l’être s’épuise et se rend vulnérable car subissant le contre-coup de sa guérison accélérée.




Autres personnages



Pas de second personnage.




Questions IRL



Comment avez-vous découvert le forum?: Par recherche sur internet.

Votre niveau de RP?: Expérience de rôleplay de plus de deux ans, mais l’Ombre de Londres est mon premier forum.





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Dernière édition par Hera Kaiser le Sam 11 Mar - 15:55, édité 1 fois
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Hera Kaiser
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MessageSujet: Re: Hera Kaiser - La Survie Jeu 9 Mar - 20:29



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~ Les aventures de la Statue de marbre ~



- Quand l'innocence ne suffit plus [05/05/42]
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Hera Kaiser - La Survie

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