L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Quand l'innocence ne suffit plus [Adrian Foster, Hera Kaiser, ouvert][05/05/42]

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Hera Kaiser
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MessageSujet: Quand l'innocence ne suffit plus [Adrian Foster, Hera Kaiser, ouvert][05/05/42] Ven 10 Mar - 21:44

Les docks étaient actuellement encombrés de conteneurs de toutes les tailles et formes imaginables et exceptionnellement de bétail: le signe connu et reconnu par tous des cargaisons toute fraîches de la flopée de navires marchands débarquant le matin même. C'était toujours un soulagement intérieur que de voir arriver toutes ces ressources et la fourmilière quotidienne qu'elles entraînaient, autant pour les marchands qui attendaient avec impatience la livraison tant convoitée, autant pour le marin n'ayant pas fini sa nuit qui dessaoulait devant la porte qu'une mégère avait refusé d'ouvrir.
Un soupir discret, une délivrance pour la populace qui redoutait plus que tout -dont Scotland Yard et les meurtres en série- la famine dans la ville entière. Les nouveaux arrivages apportent en effet avec eux la promesse d'activité économique et la certitude d'accords commerciaux durables avec les pays voisins. Tout cela échappait bien sûr à la majorité des habitués du port, mais ils saisissaient néanmoins la connotation positive des larges navires et de leurs richesses étrangères.

Celles-ci intéressaient également l'individu se tenant accoudé au bar qui mettait le plus en évidence une grande partie des docks. Ce n'était pas une coïncidence, bien que l'absence totalement d'urbanisme ayant placé l'établissement en surplomb, et donc exposant magnifiquement le port marchand à la vue, l'était totalement. Pourtant, surveiller un endroit grouillant d'être humains et d'animaux, tous mobiles, ne présentait pas beaucoup d'intérêt au vu de la portée impossible de la chose, surtout que le soleil voilé déclinait rapidement. Il fallait savoir quel genre de personne guetterait parmi l'animation d'un quartier populaire et très fréquenté. En l'occurrence, un hors-la-loi. Même si forban, malfrat ou simplement bandit ferait l'affaire. Mais plus spécifiquement et surtout d'une manière moins péjorative, contrebandier était le terme exact pour désigner la pâle et tranquille femme scrutant la foule.
Un homme roux aux muscles gonflés, passa la porte en commandant une pinte et rejoignit la dame, la sueur du travail encore au front. À peine plus grand qu'elle, une chemise retroussée en fin de vie et l'odeur puissante des corps humains et animaux finissait de certifier son statut de manufacteur, marin de surcroît. Quant à la dame, si elle en était, n’en n’avait pas la moindre conduite. Grimée dans la même tenue négligée que l’ouvrier, seulement bien plus propre, elle ne s’encombrait d’aucun artifice féminin. Plus couverte aussi: une veste de velours brun bien que vieillie et informe, recouvrait ses épaules et sa tête était surmontée par un chapeau de feutre aux larges rebords défraichis. Si son acolyte avait scruté son visage, il aurait peut être douté du genre de son compagnon. Sous la crasse qu’une longue journée dans les fumées et germes de la City avait généré, les longs cils clairs battant nerveusement auraient pu faire douter le marin. Mais celui-ci, si doutes il avait, sembla avoir des préoccupations plus immédiates.


« Le capitaine te signale que tout est bien déchargé. Mais s’tu veux mon avis, c’est rare qu’on ai aussi peu de blêm avec les condés. »

Se permettant de prolonger sa contemplation des docks pendant quelques secondes, l’androgyne tourna finalement son regard vers son interlocuteur, arborant un sourire malicieux.

- Dis moi quelque chose que je sais pas Mark, ton capitaine serait bien stupide de faire traîner les choses avec tous les bras valides de notre grande capitale. Et t’inquiète pas à propos des contrôles. Ceci dit, qu’en pense Martial ?

Le rouquin bougonna, visiblement vexé, puis lâcha un soupir de découragement.

- Pfff, depuis l’temps qu’il a pas fait escale, tient plus en place not’captain. Ca oui il est content, c’est pas l’absence de mouchards qui va nous le crever.

- Tant mieux. Ecoute plutôt, j’ai des commandes pour lui..

Elle se pencha vers son interlocuteur, révélant le visage solennel des transactions clandestines. Le messager, d’abord déconcerté, finit par obtempérer à chacun des mots de son interlocuteur. Il quitta ce dernier quelques minutes plus tard sans effusion de salutations.
L’androgyne ne s’attarda pas non plus sur les lieux, et s’éclipsa en saluant le propriétaire, qui remarqua plus tard que son aimable client n’avait jamais payé sa consommation.
Pourtant, il s’agissait plus bien souvent d’un oubli de la part de cette dernière qu’une autre preuve de sa malhonnêteté. Cette distraction ne la servait pas, mais elle avait un avantage parmi la race des contrebandiers, et de poids: ses titres d’androgyne et roublarde se complétaient par celui, bien plus gênant, d’homonculus.
Homonculus qui se dirigeait maintenant vers la tour, celle là même qui se situait derrière les docks et le pont de Londres. Son refuge se trouvait bien plus loin, et le soleil était désormais couché sur la city, ce qui voulait dire qu’un nouveau cycle de débauche, irrépressible et dangereuse, allait débuter sous peu. C’était d’ailleurs loin de lui être égal, mais son métier particulier la contraignait souvent à traîner plus tard et plus loin qu’elle ne le souhaitait. Par chance sa destination était fréquentée, surtout avec l’agitation proche des déchargements, une soirée parfaite pour une collecte d’informations. Car c’est précisément ce qui s’imposait actuellement, on ne laissait pas la place au doute dans le métier, surtout quand celui-ci suggérait «  Scotland Yard ».
C’est avec cet unique but que l’être alchimique franchit diligemment le pas du Dark Crow, une auberge à la bonne réputation malgré la diversité extrême de sa fréquentation.
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Adrian Foster
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MessageSujet: Quand l'innocence ne suffit plus. Sam 11 Mar - 19:53

Il était encore assez tôt. Le soleil se couchait juste. Adrian appréciait ces moments. Mais l'heure tournait. Il devait prendre sa place de "Chef des serveurs" (autoproclamé) du Dark Crow. Si il était chef des serveurs si surtout, parce que la plupart du temps, il n'y en avais pas d'autre. Il était le "serveur". Il était assez apprécié par le patron, et très apprécié par la clientèle, surtout la féminine. Son innocente jeunesse donnait au dames, (surtout les âgés) un immense sourire. Pour elle, il était un bout de chou aimant aidé, et elles avait pas entièrement tort. Même si il aimait surtout aider, quand les pièces de monnaie trébuchait entre ses doigt.

Ce qui est pratique, c'est que le patron le nourrit. Il n'as pas besoin de dépenser de l'argent pour la nourriture, c'est en quelque sorte compris dans le salaire. Cela étais assez utile, car son salaire étant quand même assez bas, l'embêtais un peu. Des fois, il ne mangeait pas pendant deux jours, en attendant qu'il puisse repartir travailler.

Aujourd'hui, deux jeunes filles s'était aventuré devant le Dark Crow. Adrian aimait beaucoup quand des jeunes dames viennent. Il pouvais ainsi jouer au jeu de la séduction. En effet, Adrian appréciait faire la cour a des jeunes demoiselle. Elle demandait un effort tactique, et par chance, Adrian était stratégique pour ça. Et en plus il était beau garçon. Il aimait faire la cour au fille de son "âge" et de son âge. C'est donc entre 15 et 25 ans.

Il appréciait beaucoup certains "joueurs" du dimanche. Adrian avait des fois, le droit de jouer au poker avec eux. Il gagnait parfois, et parfois non. Par contre il exécrait les personnes arrogantes, et les personnes méprisante. Mais pour le patron, il gardait son sourire.

Adrian repensa a Veronica. Il se demanda comment allait la jeune femme, et si elle faisait attention. Après tout c'est une véritable tête brûlé. Et c'est aussi la première personne qui avait écouté son histoire. Le CIAH n'avait qu'a bien se tenir! Puis il repensa qu'il était deux. Ce n'est vraiment pas assez. Il trouverais d'autre personnes. Homonculus, ou bien simple humain. Il se le promit.

Le carillon tinta. Quelle belle mélodie. Adrian avait gardé sa fibre musicale. Il appréciait encore la jolie musique d'un carillon sonnant, d'une guitare, ou même d'un piano, bien qu'il n'en entendit moins souvent. Une nouvelle femme entra. C'était une habituée, et Adrian s'occupa de suite d'elle.

Après la dame assise, il prit sa commande et alla boire un verre d'eau et s'assit au bar, près des jeunes filles.

Le courant ne passa pas, quelle dommage.  
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Hera Kaiser
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MessageSujet: Re: Quand l'innocence ne suffit plus [Adrian Foster, Hera Kaiser, ouvert][05/05/42] Dim 12 Mar - 12:35

Le quartier de la Tour, à l'image de l'édifice, prenait des allures sinistres quand ses rues se vidaient de toute vie. Ou alors, et cela était bien plus fréquent, quand les seules âmes qu'on y croisait erraient tel des fantômes : perdues, damnées ou désespérées.
Peu de gens avaient croisé d'authentiques esprits et s'en étaient de plus échappé indemnes, mais de l'avis de la vagabonde travestie si l'on risquait de croiser des âmes en peine à Londres ce serait définitivement aux abords de la prison élevée.
Mais en l'occurrence, entre les badauds revenant glorieusement d'une journée de labeur comme d'une session fainéantise, les maisons de passe à tous les détours et les mendiants en haillons capables de se jeter sous les roues d'un fiacre pour un penny, le district ressemblait à n'importe quel autre ghetto de la City.

Sur ces pensées que la femme à l'allure  équivoque voulait rassurantes, elle trouva son chemin dans le dédale de ruelles menant à la porte grande ouverte du Dark Crow.

Une salle immense, flamboyante des lampes à gaz et des couleurs qui l'animaient inspirait une première impression positive de l'endroit. L'auberge se voulait de toute évidence d'une ambiance chaleureuse et claire, car il semblait que les lieux étaient aménagés de façon assez  vaste pour accueillir le torrent infernal de passages qu'un tel quartier pouvait recevoir. Le confort n'était pas mis en reste, bien que les tables restaient plutôt sommaires, la place n'était pas ce qui manquait sans qu'aucun coin ne soit dépourvu de banquettes dont le tissu rembourré et délavé garantissait une position douillette.
La compagnie actuelle était festive, sans surprise, mais peu nombreuse. Toutefois, c'était peut être préférable à l'entente d'un brouhaha presque égal à celui d'une foule.
En somme, l'on respirait l'atmosphère typique de tous les établissements du même acabit.
La préférence du contrebandier venant de pénétrer dans un de ces lieux allait largement à  papilloner d'un bouiboui miteux à l'autre plutôt que se terrer dans un endroit si exposé à qui voulait. Mais ce soir, c'était elle l'espion.
Elle resterait donc en retrait dans un premier temps, sans s'isoler complètement : d'une part afin d'éviter de se faire distinguer comme suspecte dès son apparition, d'une autre afin de dompter un milieu duquel elle était peu familière. Elle jeta  promptement son dévolu sur un siège bar, sans se départir de la démarche lourde mais leste qu'elle avait observe toute la journée sur les manufacteurs des docks.
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Adrian Foster
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MessageSujet: Me voila Mar 28 Mar - 18:51

Adrian venait de finir de servir un vieil habitué. Il regarda à droite, puis à gauche, ne voyant aucun nouvelle tête. Il soupira, mais fut heureux. Cela signifiait que c'était l'heure de sa pause. Cela devait déja faire deux bonnes heures qu'il travaillait. Il se servit un verre d'eau au bar.

Pendant qu'il but son verre d'eau, une étrange créature entra. Cet homme... Adrian regarda mieux, avec son oeil expert. Non cette femme, se dit il, est fort jolie. Il avait appris le nom de ce genre de de personne, quand il était à l'orphelinat. Des albins. Non. Des albinos. Il savait que la plupart du temps, ces personnes étaient exclues de leur propres communauté.

Adrian connaissait a peu près ce genre de sentiments, après tout, lui aussi se sentait longtemps exclue, bien que ce n'était qu'un sentiment. Aujourd'hui, encore, il ne se sentait pas en paix. Il voulait se battre. Face a eux... Saleté d'alchimistes. Puis il repensa à Véronica. Il prenait, depuis hier, tout son temps à penser à elle. Allait elle bien? Etait-elle vraiment une alliée? Il le croyait au plus profond de son âme.

Finalement, il s'approcha de la jeune albinos, avec un franc sourire.


Bien le bonjour, Madame! Qu'est ce que je vous sers?

Un grand sourire ne pouvait pas lui faire de mal.
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