L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Nul besoin d'aller enquêter à Epsom pour avoir du sel. [Edward / Charlotte]

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Edward Carter
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Date d'inscription : 10/02/2016
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Race : Lycanthrope.
Classe sociale : Aisé
Emploi/loisirs : Enquêteur - La Logique
Age : 25 ans
Age (apparence) : 26 ans
Entité n°2 : Araignée Paon du nom d'Henry
MessageSujet: Nul besoin d'aller enquêter à Epsom pour avoir du sel. [Edward / Charlotte] Ven 5 Mai - 23:59

[HRP: En provenance de: Du Green Park dans: Festivités printanières /HRP]

Il l'avait mauvaise depuis le mariage des Trollope. Le regard plus mauvais qu'à l'accoutumée, des mots plus secs que la guillotine de la révolution française et le langage plus fleurit que celui de Ronsard. Il inventait de nouvelles insultes plus savantes et condescendantes d'heures en heures. Il ne supportait pas le manque de contrôle total. Ce mariage était un échec oui! À aucun moment il n'avait eut un total contrôle! À aucun moment il n'avait berné comme il voulait ses deux pions, l'alchimiste et le mangeur de bolognaise étaient des êtres purulents et incestueux, oui incestueux, il fallait être de la même fratrie pour être aussi con l'un que l'autre. Comme pour le punir, aujourd'hui on l'envoyait régler une pauvre histoire de vol. Alors que claquait la porte de son supérieur il se remémorait la façon dont ce porc au caramel du Vietnam l'avait traités!

Cinq minutes plus tôt, Carter ferme la porte avec une mine visiblement agacée et prend place à son supérieur qui a la fâcheuse tendance à ressembler plus à une viande infectée, saucée et sortant du four, qu'à membre du Yard.


-Bien! Carter j'vais être clair, hier vous avez humilié l'ensemble du Yard! Pourris un évènement qui se voulait joyeux.

-Jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas moi qui suis entre quatre planches.

-Toujours est-il que vous l'étiez grâce à monsieur Della Serata.

Ses dents grincèrent alors son visage débitait dans des langues insoupçonnée un ensemble d'insultes dégradantes sur tout ce qui faisait de lui un sac à viande. Il ne répondit rien, ses doigts tapaient nerveusement sur l'accoudoir en cuir usé de la pièce.

-Pour les prochains jours, vous allez donc quitter les scènes de meurtres, les grands bracages, les salles d'études, on vous envoie régler des problèmes de vol de faible envergure, pas plus que mille livres.

-Vous me reléguez! Moi Edward Carter! L'enquêteur le plus talentueux du Yard à des enquêtes aussi dignes la gastronomie australienne? Et bientôt quoi? La prochaine étape? Vérifier que Véronica ne perde pas ses jupons en passant par les rebords d'une fenêtre?

-Cat' Eye Alchemist! Elle reste votre suppérieure!

-Seulement par le grade, car ses compétences sont cadavériques...

-Toujours est-il qu'elle vous a clairement mis une amende avec un rapport pouvant à s'apparenter à "Comment bien faire son métier" Edward Carter!

-Mais quel est l'intérêt! La voix du meurtre est bien plus intéressante qu'un vieux morceau de bois flétrit qui s'étouffe dans sa propre nourriture!

-Edward, la prochaine remarque et j'vous met au trou, ça vous manque depuis hier?

-Déposez moi le dossier sur mon bureau pendant que je réunis mes affaires.

Après être sorti et pendant les quelques minutes qui suivirent, il se saisit de sa redingote, une écharpe, une canne et son insigne. Il quitta le yard le dossier sous le bras pour monter dans une voiture. Il fallait se rendre dans la maison d'un noble.. Les Sanders, il ne connaissait que de nom, une mort récente avait frappé dans l'entourage si on incroyable mémoire ne lui faisait pas défaut, mais comme il ne se souvenait pas si bien que ça, c'est que cette famille devait être relativement inutile et peut digne d'intérêt.

En prenant le dossier sous les yeux, il se rendit compte que la situation était dégradante pour son génie. Néanmoins, Henry était heureux de partir à l'aventure, il chantait une chanson paillarde qu'il avait plusieurs fois entendu dans un bar où il venait piquer son repas lorsqu'Edward l'autoriser à vadrouiller. Michel lui n'était guère rassuré par l'état de l'humain, il avait peur pour les pauvres personnes qui s'attendaient à voir arriver "un représentant de l'ordre", mais qui au final était "Un représentant des abysses" déguisé en membre du Yard. On envoyait Edward pour le vol d'un Horloge. Bientôt c'est Yvonne, boulangère du coin qui viendra se plaindre qu'il lui manque trente grammes de farine que son mari aura étalé au sol en éternuant de son rhume contagieux sur la farine, qui servira à la fournée du matin et rendra malade toute la ruelle adjacente à la boutique. Dans quel monde vivons-nous pensait Edward, les gens n'ont vraiment aucun savoir vivre.

En soupirant le représentant de "l'ordre" descendit de la voiture, du pommeau de sa canne il remonta son haut de forme et frappa le carrelage au sol. Peu utilisé, ce qui signifiait que la famille ne recevait pas beaucoup, où alors marchaient beaucoup. Il monta les escaliers en marbre et observa les colonnes, mais l'une d'entre elles n'étaient pas parfaitement alignée, la rage de Carter ne fit que croître, surtout lorsque les poignées de la porte d'entrée ne son pas de la même matière, l'une en laiton, l'autre en or. La différence est quasi inexistante, mais l'oeil d'un humain normalement constitué, c'est-à-dire seulement un pour-cent de la population mondiale, peut distinguer cette erreur fondamentale.

Il toqua et entra, sans attendre la domestique. Il observa la maison et déjà il soupirait. Il retira son haut de forme et égoutta sa canne sur le carrelage blanc. Quand on vint enfin à lui il détailla la domestique et répondit.


-Edward Carter, du Yard, j'espère que monsieur se remet du décès de sa femme, puisqu'il a embauché une femme pour combler l'absence féminine. La canne doit pendre en direction du nord dans la boîte à canne, la redingote ne doit pas être à côté de teintes froides dépassant trente pour-cent de bleu et ne dois pas se trouver à côter de vêtement en cuir. Ho et j'oubliais le plus important, vos col sont bien hauts pour une domestique, j'espère que vous ne monnayez pas votre corps pour un peu d'argent, quoi que vous ne devez pas avoir beaucoup de clients. Bien montrez-moi l'endroit où l'on stockait l'horloge et expliquez-moi tous les faits et présentez-moi la personne qui à découvert le larcin, puis montrez-moi un ou deux lieux importants de la maison qui m'aiderait dans mon investigation. D'ailleurs je ne sais pas qui est l'architecte, mais il ne sait pas faire son travail, il en va de même pour la personne qui a choisit les poignées de porte, mais faire des erreurs pareils revient à avoir le Q.I d'une sous-race.

Il tapotait du pieds en observant son interlocutrice et il soupira.

"Je n'ai encore rien dit de dégradant..." soupira-t-il intérieurement.
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Charlotte Pitt
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Race : Lycanthrope
Classe sociale : Ouvrière
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Proie(s) : Charlotte ne chasse pas. Elle essaye de survivre, c'est déjà bien.
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MessageSujet: Re: Nul besoin d'aller enquêter à Epsom pour avoir du sel. [Edward / Charlotte] Mar 16 Mai - 22:33

Cela faisait maintenant presque cinq mois que Charlotte travaillait chez les Sanders, à Belgrave Square. Du jour au lendemain, elle s’était retrouvée sans nouvelles de son ami James, les portes de son manoir définitivement closes. Après avoir tenté vainement de le chercher pendant des semaines, elle s’était résolue à retrouver un emploi et recommencer sa vie. Sans lettres de recommandations, elle avait dû essuyer de nombreux refus. Pour éviter de passer ses nuits dans le froid, elle s’était introduite illégalement dans la maison Hunt, qu’elle savait inoccupée, pour avoir accès à un point d’eau et à une literie décente. Après plusieurs semaines de prospection, elle trouva enfin un emploi de femme de chambre chez un homme ravagé par le deuil. Sa femme venait de mourir et il avait congédié, de chagrin, la totalité des femmes qui s’étaient occupées d’elle pendant sa maladie, les jugeant responsable du décès de son épouse. Ce geste, mû par la colère aveugle d’un homme abattu, eut néanmoins des conséquences : le personnel féminin, en sous effectif, ne parvenait plus à garantir le standing de la maisonnée et l’histoire, s’étant ébruitée, avait dissuadé bon nombre de candidatures potentielles.
Elle s’était très vite habituée à la vie dans la maisonnée et s’était montrée d’une exemplarité sans faille. Discrète et prévenante, elle n’avait pas spécialement d’ennemis au sein du personnel et s’entendait même plutôt bien avec Tasha, son espiègle voisine de chambre. Bien sûr, elle avait dû prendre quelques précautions, notamment pour dissimuler son tatouage au moment de la toilette et au moment du coucher. Mais les cols des uniformes et vêtement de nuit étant assez hauts, elle n’eut pas réellement de mal à soustraire sa particularité physique aux autres occupants de la maisonnée.

Ce matin là, elle s’était réveillée, comme à l’accoutumée, avec les premiers rayons de soleil afin d’être seule dans la salle d’eau. Lorsque les autres commencèrent à arriver, toutes ensommeillées, elle avait déjà passé sa robe noire et ajustait sa coiffe devant un miroir. Les mines étaient sombres, on chuchotait à voix basse dans les couloirs. Avant-hier soir, une précieuse horloge avait été volée dans le salon. Mrs Hugues, la gouvernante, était la dernière à avoir vu l’objet lorsqu’elle était allée vérifier les fenêtres du salon avant d’aller se coucher. Le lendemain, lorsque Betsie, la fille de cuisine, était venue ouvrir les rideaux, elle avait remarqué la disparition. Toute la journée, le personnel avait été sur le pied de guerre pour retrouver l’objet, sans succès, si bien qu’un des valets de pied était allé déposer une plainte au Scotland Yard, dans l’espoir que l’on élucide ce qui ressemblait fort à un vol.
Charlotte se demandait bien qui pouvait avoir fait le coup. La maison ne semblait pas avoir été forcée et aucun des domestiques n’avait vraisemblablement quitté sa chambre. C’était comme si… Comme si l’horloge s’était tout bonnement volatilisée.

Vers 7h, tous les domestiques se retrouvèrent pour petit déjeuner dans la cuisine. Les discussions allaient bon train et des paris étaient déjà ouverts pour savoir qui pouvait bien avoir fait le coup. Heureusement, un simple coup d’œil de la sévère cuisinière suffit à faire taire les plaisantins qui remirent leur nez dans leur porridge avec un air un peu honteux. On les avisa qu’un agent du Yard passerait dans la matinée pour inspecter la maison. D’ici là, ils devaient tous agir comme à l’accoutumée.
Ainsi, Charlotte termina sa tasse de thé avant de se diriger vers le grand escalier central, dont elle devait cirer la rampe avec deux autres femmes de chambre. Pendant ce temps, Lord Sanders allait être réveillé par son majordome qui lui apporterait petit déjeuner et nouvelles du jour. Un silence de mort pesait sur la maisonnée. Même Tasha, d’habitude bavarde, n’osait pas ouvrir la bouche. Cette affaire allait une fois de plus éclabousser le personnel de la maison… Qui sait combien risqueraient de perdre leur emploi cette fois-ci ?

Soudainement, plusieurs coups, donnés à la porte principale, arrêtèrent les demoiselles dans leur tâche. On n’attendait personne à cette heure… Et le majordome n’était pas là pour ouvrir la porte ! Un moment de flottement s’installa, pendant lequel les jeunes filles se demandèrent quelle initiative il conviendrait de prendre.
Quand les coups, répétés plus forts, les firent sursauter, la jeune Lycane n’y tint plus et alla ouvrir, de peur de mécontenter la personne qui se trouvait derrière.

Elle ouvrit de grands yeux ronds quand elle vit qu’un homme à l’évidente apparence de roturier ne l’avait pas attendue pour pénétrer dans le hall et se croyait déjà comme chez lui, se découvrant et égouttant ses affaires.
Avant qu’elle ait eu le temps de soupirer, l’homme se présenta comme un enquêteur et déblatéra à une vitesse déconcertante une quantité incroyable d’informations. La jeune femme dût se concentrer pour ne pas perdre le fil. Successivement, elle haussa les sourcils d’incompréhension, rougit de gêne lorsqu’il parla de son col trop haut et fronça les sourcils lorsqu’il commença à s’en prendre à la maisonnée. Lorsqu’enfin il eut terminé, elle choisit de prendre un instant pour peser ses mots. Visiblement, cet homme n’était là que pour être payé et se moquait bien des gens vivant dans cette maison.  Il jugeait sans comprendre, drapé dans sa superbe. La douce et discrète Charlotte entendit Matt et Kiara grogner, en écho avec sa propre colère.

Doucement, elle croisa ses mains sur le devant de son tablier et redressa la tête, d’un air tout à fait aimable avant de s’adresser à l’inspecteur. Elle savait qu’il attendait qu’elle prenne sa canne et son manteau pour les ranger selon ses recommandations.


- Monsieur Carter, la bienséance voudrait que vous entriez par derrière, nous ne souhaitons pas que nos invités soient traités de la même façon qu’un inspecteur du Yard, voyez-vous. Pour ce qui est d’une absence féminine, vous constaterez par vous-même que la composition du personnel suit les normes et qu’elle n’a rien à voir avec le décès de Lady Sanders. Elle s’écarta un peu pour laisser voir les femmes toujours au travail dans l’escalier, le nez dans leur ouvrage. La maigrelette jeune femme redressa un peu le visage, toujours ce même sourire respectueux au coin des lèvres. De plus, je doute que vous soyez au courant des propos à tenir dans une maison de standing, mais je tiens à vous signaler que les commentaires sur les tenues des domestiques sont d’un terrible manque de respect.

Enfin, elle s’approcha de lui pour daigner prendre sa canne et son manteau humide, qu’elle trouva particulièrement lourd. C’était du bon cuir… Combien de temps avait-il dû travailler pour se payer une pareille pièce ?! Son salaire d’agent n’aurait jamais pu suffire !

- Je vais aller poser vos affaires dans le vestibule des domestiques puis je vous montrerai les différentes pièces de la maison. Veuillez m’attendre ici.

Elle faillit s’en aller mais au dernier moment, fit demi tour pour ajouter avec un sourire :

- Une des colonnes n’est pas dans l’alignement à cause d’un petit glissement de terrain. Quant à la poignée en laiton, elle est là en remplacement de l’ancienne poignée qui a été brisée accidentellement, le temps que celle-ci soit refondue.

Sur ces mots, elle disparut, le temps de déposer les affaires de l’agent dans une petite pièce. Elle laissa la canne dans un porte parapluie vide sans se préoccuper de l’orientation et suspendit le vêtement sur un cintre, bien éloigné du reste. Elle revint ensuite et invita l’homme à la suivre dans le salon. C'était une pièce très élégante, lumineuse. La tapisserie des murs, impeccable, était dans des tons crème. Les fauteuils et le mobilier étaient taillés dans des bois précieux. Le tissus qui recouvrait les assises brillait délicatement. De nombreux bibelots précieux décoraient les étagères et les guéridons. La domestique avança jusqu'à la cheminée en marbre, qu'elle désigna d'un revers de main.

- L'horloge se trouvait ici, sur le haut de la cheminée. C'est un modèle ancien, quasiment bicentenaire. Monsieur y tenait beaucoup. Elle n'était pas très grande mais elle était très lourde. Nous ne la soulevions quasiment jamais pour la nettoyer. La dernière personne à l'avoir vue était Mrs Hugues, la gouvernante. Chaque soir, elle est la dernière à passer dans chaque pièce pour vérifier que rien ne manque et que toutes les fenêtres sont bien closes. Au matin, c'est notre fille de cuisine, Betsie, qui entre la première dans les pièces pour ouvrir les rideaux. C'est elle qui a constaté le vol.
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