L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous]

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Aos Keggerdan
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Race : Vampire
Classe sociale : Haute Bourgeoisie
Emploi/loisirs : Traîner sur ses lieux de promenade préférés, aller au théâtre...
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Proie(s) : Ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires.
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Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
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MessageSujet: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Dim 5 Nov - 21:03

Une soirée fut organisée le soir du 8 Mai par Aos Keggerdan, le chef de l'entreprise Nesbor, spécialisée en investissements.
Lui et son majordome, Elizio, y avaient conviés et invités de nombreux membres de la haute bourgeoisie et quelque uns de l'aristocratie, en l'honneur très simple de partager cette soirée, et de notamment célébrer le retour d'Aos à Londres après son bref voyage à Paris.
D'ailleurs, les invités fut conviés à venir à partir de 20h: le jeune homme est un petit peu en retard.
______________________________

*21h22..* Songeait le jeune homme dans sa chambre, tandis qu'il nouait un noeud papillon autour de son cou par dessus sa chemise blanche.
Il se retourna pour jeter un regard vers l'horloge qui trônait au dessus de la porte de sa chambre.

*Raté,  pensa t-il en souriant, 21h10. Bon, cela signifie qu'il est largement temps d'aller se présenter à nos invités ..*

Ce soir là, Aos Keggerdan n'avait pas la moindre envie de faire attendre ses invités, mais il avait cependant été pris par le temps au vu des événements de l'après-midi
Il était donc arrivé par la porte de derrière, tandis qu'Elizio avait déjà commencé depuis une bonne trentaine de minutes à accueillir les premiers invités.

Il s'était donc préparé en toute hâte, enfilant un pantalon noir, une chemise blanche avec un noeud papillon, et par dessus une veste en feutre noire mi-longue qui descendait jusqu'à ses genoux, qu'il laissait ouverte


Aos s'empara de sa montre qui était disposée sur son lit, un sourire déjà affiché sur le visage, en vue de la soirée qu'il allait passer. Il jeta un dernier regard à sa figure dans son miroir: son teint était frais, ses cheveux mi-longs noirs étaient bien coiffés, ses yeux bleus pétillaient d'exaltation: il était fin près pour faire bonne impression.
Il pris la clé de sa chambre, de laquelle il sortit pour refermer avec cette première, puis fit quelques pas pour arriver sur le balcon en haut de l'escalier principal du hall, à vue des invités. Il fit un sourire à certains, un signe de la main à d'autres et se mit à descendre les escaliers pour aller à leur rencontre...

Le premier vers lequel il se dirigea fut Monsieur Gelibston, un noble notaire du quartier de WestMinster. Une personne agréablement sympathique qu'il avait rencontré dans un salon de jeux, et qu'il retrouvait depuis dans de nombreuses soirées.
- Monsieur Keggerdan, dit-il en souriant, Je suis ici depuis 20h15, et je viens seulement de voir votre visage ! Allons bon !
- Ah, Monsieur Gelibston, vous exagérez ! Et puis je suis sûr que je suis déjà excusé vu que vous avez sans doute fait disparaître la moitié du buffet en attendant mon arrivée !
- Ah, mon salaud.. grommela t-il avant d'éclater de rires, Comment allez vous très cher ami ? C'est bien rare que vous organisiez une soirée chez vous, et je me demande encore pourquoi vous ne prenez pas plus de domestiques !
- Je vais fort bien, Monsieur Gelisbston ! Mais vous savez, Elizio me suffit grandement, et si je n'organise pas plus de soirées que cela chez moi, c'est peut-être parce que je n'aime pas vous voir chez moi, à traîner autour de ma bibliothèque avec votre sourire de coquin !
Les deux hommes éclatèrent une nouvelle fois de rires, et se décalèrent un peu pour laisser passer quelques gentes dames auxquelles ils adressèrent une référence rapide. L'une d'elle, Julia Tronheart, une blonde aux yeux bleus et à la robe d'un bleu clair, portant de longs gants d'un blanc immaculé, s'adressa à eux, en leur renvoyant une référence
- Et bien, et bien ! Monsieur Gelibston, Monsieur Keggerdan, se tournant vers le jeune homme, votre soirée est réussie ! Et ce nœud papillon vous donne un air bien charmant !
Celle-ci lui tendit lentement la main, qu'il attrapa et baisa:
- Et vous, votre robe est tout à faite digne d'être portée par vous !
- Mais je vous en prie, Aos ! En apprenant qu'une soirée se tiendrait chez vous le soir du 8 Mai, j'ai immédiatement foncé jusque chez le tailleur !
Aos rit légèrement, couplé avec un soupir, baissa les yeux avant de les replonger dans ceux de la femme.
- Vous ne changerez donc jamais !

Aos et Gelibston se détachèrent ensuite des dames, et se rendirent dans le salon de la maison, où ils discutèrent encore quelques instants, jusqu'à ce que Gelibston repère un plateau de viennoiseries, alors ils terminèrent leur conversation.
Aos quant à lui, se munit d'une petite coupe de vin, qu'il commença à siroter en s' attardant tranquillement à côté d'une conversation sur la politique, qu'il écoutait d'une oreille distraite, conversation que tenaient certains convives dans les fauteuils autour de la table-basse...
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Ven 10 Nov - 16:44

[HRP/ Après "Juste Peine" /HRP]

Depuis qu'elle avait revu tout le petit groupe de Hunters au QG Katherine avait repris sa petite vie mondaine. La société devait la penser à peu près saine, elle se devait ainsi de faire bonne figure. La jeune femme avait un rang à tenir que beaucoup de demoiselles enviaient et une trop longue absence ou bien des allers-retours repérés vers un endroit précis éveillerait probablement des soupçons. Elle n'avait guère envie de mettre en danger Alexender, son amant, ainsi que ses compagnons. Cette petite guilde avait besoin de chacun d'entre eux c'est pour quoi elle se devait d'être d'une extrême prudence lorsqu'elle se rendait dans ces appartements.
Sa vie d'aristocrate reprenant son cours normal, les invitations à boire le thé chez l'un de ses collègue acteur, à aller voir une exposition ou bien de soirée affluèrent. Michael faisait le tri pour elle, il était là pour lui éviter d'avoir à accomplir le travail pénible et futile telles que des réponses à chacune des invitations. Pendant ce temps la jeune femme s'occupait de faire ses comptes. Ses nombreuses demeures demandaient beaucoup de réflexion. Elle se chargeait du recrutement des domestiques, de leur paie mais aussi de nombreuses choses en relation avec les terrains qu'elle possédait et qui étaient exploités par des paysans. Certains demandaient même à pouvoir construire sur ses terres. Tout ceci pourrait aller si c'était localisé en un seul et même pays seulement elle possédait terres et demeures également en Hongrie, le pays natal de sa mère ainsi qu'en France celui de son père. Étant fille unique c'est à elle que fut attribué à la mort de ses parents l'héritage.

Une fois le tri effectué Michael classa les invitations, de la plus pressante à la plus lointaine. Une certaine lettre d'un certain Monsieur Gelibston s'était glissée entre elle. Katherine ne lui avait parlé que quelques fois lors de soirées où tous d'eux étaient invités. Cet homme n'était pas à son goût mais elle devait bien avouer qu'il possédait un certain charme. Sa manière de parler presque familière donnait un air plus gai à certaines soirées qui en avaient cruellement besoin. Ecoutant Michael parler la jeune femme eut un sourire, cela ne la dérangeait pas de se rendre à cette soirée, ce noble lui était plutôt amusant, ses amis l'étaient peut-être tout autant. C'était donc le retour d'un certain Aos Keggerdan qu'ils allaient fêter. Ce nom ne lui inspirait que peu de souvenirs mais il y avait tant de bourgeois fortunés à Londres !


Sortant de sa diligence conduite par son Majordome Katherine ne s'embarrassa pas des formalités. Elle attendit qu'il se soit garé et ait confié les chevaux à un écuyer avant de glisser son bras u sien. Elle était encore jeune, il pouvait passer pour un précepteur si l'on ne connaissait pas les mauvaises habitudes de la comtesse. Faisant quelques pas ils arrivèrent bien vite à l'entrée. L'accueil était géré par un employé de maison à la tâche semblable à celle de Michael. Apparemment il devait être le majordome de la famille. Souriante la jeune femme hocha la tête en le saluant joyeusement ne se fichant que trop bien de ses manières déplacées envers les domestiques. Si elle avait bien appris une chose durant sa longue vie c'était que n'importe qui, que n'importe quel être humain riche ou pauvre, paysan, bourgeois ou noble, domestique ou maître pouvait être bon, mauvais ou bien les deux. Les plus pauvres étaient parfois les plus chaleureux et ces domestiques presque esclaves de la volonté de leur employé possédait parfois un coeur bien plus grand que celui qu'il servait. Tous étaient des êtres humains, des êtres vivants, aucun n'était différent. La seule chose qui les séparait et qui les mettait dans des cases était leur naissance. L'étiquette n'avait pas plus de sens à ses yeux que l'esclavages. Seules devaient subsister les bonnes manières qui permettaient à chacun de vivre tranquillement.

Pénétrant dans le grand salon Katherine fit, comme bien souvent, sensation. Ce n'était pas forcément sa beauté ni même ses accoutrements qui attiraient le regard des nobles et des bourgeois. Il s'agissait seulement de son comportement. Ce comportement un peu particulier qui l'éloignait parfois des hauts personnages de la société ou bien tout simplement de ses consœurs. Bien évident ses vêtements en faisaient tourner lus un de l'oeil. Tout était brodé, filé, finement doré. Arborant une robe opaline, les broderies étaient faites au fil d'or et à certains endroits des pierres précieuses éclairaient les courbes de son corps. Ses longues boucles brunes étaient relevées en un chignon préparé avec soin bien qu'il pouvait paraître lâche pour les femmes de son époque et donc presque inconvenable. Deux pics d'argent les maintenaient en position. Simple précaution. Ces pics étaient par ailleurs soigneusement lavées à l'eau bénite et avaient déjà servi à affaiblir un adversaire. Ici dans de telles circonstances elle ne pouvait porter son Bloody Rose, elle devait posséder au moins de quoi se défendre si un vampire ou un loup-garou répondait présent à l'appel. De plus elle pouvait compter sur Michael qui à défaut de prendre son Bloody Rose bien trop voyant se contentait d'un petit pistolet à percussion chargées de balles confectionnées par la maison. Recouverte d'argent elles possédait à l'intérieur un mélange d'eau bénite et d’absinthe qui devrait suffire à s'en sortir face à ces créatures récalcitrantes.

A 20h00 la salle était déjà pleine. Les convives s'étaient tous réunis selon la demande de l'hôte. Hélas ce dernier ne semblait jamais arriver. Katherine en avait profité pour saluer ce notaire. Courtoise elle avait ri un peu en sa compagnie avant de le laisser vaquer à ses occupations. Elle en connaissait ici beaucoup mais aucun réellement qu'elle n'appréciait. Disons que les femmes ne manquaient pas de lui faire comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue ni auprès d'elle ni de leur époux. Malgré tout par courtoisie la jeune femme les salua un par un avant de prendre le verre que lui tendait Michael et d'aller attendre silencieusement près d'une commode. Michael lui fit la conversation et la jeune femme lui donna autant d'attention qu'elle pouvait en donner auprès d'un noble. L'hôte fit finalement son entrée une heure et demie plus tard alors que Katherine s'était tâtée à s'en aller. Les invités étaient très bavards mais peu l'abordaient auprès des bourgeois. Seuls les quelques nobles entamaient une conversation conventionnelle auprès d'elle avant de s'éclipser pour parler à une autre personne. Si elle assistait aux soirées ce n'était que par pur devoir et non par réel amusement, du moins cela faisait un petit moment que le plaisir n'était presque plus là. Elle n'était pas vraiment acceptée, elle ne pouvait rien y faire et elle ne voulait pas changer pour eux. Cependant elle les comprenait. Comme peu l'appréciaient et la trouvaient trop extravagante il lui paraissait normale qu'on ose que peu l'aborder. Elle n'en voulait à personne, simplement à la société en elle-même. C'est en ces moments-là que Katherine songeait à Alexender. S'il n'avait pas été dans une position aussi délicate elle aurait aimé l'avoir à ses côtés. Tout aurait été bien plus divertissant et agréable...
Apercevant de loin Aos Keggerdan la jeune femme arrangea les plis de sa robe et l'observa de loin. Le voyant écouter une conversation elle se glissa silencieusement derrière lui et s'exclama :


- Seriez-vous en train d'épier ces gens Monsieur Keggerdan ? Beaucoup diraient que ce n'est guère convenable…

Un petit rire cristallin s'évada de sa gorge tandis qu'elle contemplait l'homme qui se tenait devant elle de son regard joueur.



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Aos Keggerdan
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Ven 10 Nov - 18:10

Aos Keggerdan écoutait toujours la conversation que ces gens tenaient là sur l'essor du marché et sur la nécessité de faire migrer certaines entreprises à l'étranger, au moment où son contrôle des champs magnétiques lui envoya une information.
Il perçut la présence de deux petits objets non-loin de lui, mais n'y accordait peu d'importance: l'utilisation des métaux dans les bijoux est prépondérante.
Cependant, il fit réellement attention à ce signal qu'au moment où il se rendit compte de la matière employée: de l'argent.
Bien qu'Aos n'appréciait pas les bijoux, il était bel et bien certain d'une chose, il avait horreur de l'argent. Pourtant celui-ci avait tout pour plaire.
Un métal précieux, malléable à souhait, blanc, pouvant briller, mais dangereux pour le jeune Vampire, et il le savait très bien.
Et ces deux objets d'argent se rapprochaient peu à peu de lui, inéluctablement.


*Allons bon, une certaine partie de bijoux en argent sont déjà présents dans la pièce, l'importance que j'accorde à ceux qui se rapprochent de moi n'a nul besoin d'être quantifié...*
Le jeune homme continua donc d'écouter cette fameuse discussion sans y prendre part, en avalant une gorgée de vin entre deux dires. Il remarqua alors que la personne munie de ces deux petits objets d'argent s'était arrêté juste derrière lui.
C'est alors qu'une voix lui susurra alors à l'oreille quelques dires:
- - Seriez-vous en train d'épier ces gens Monsieur Keggerdan ? Beaucoup diraient que ce n'est guère convenable…

Aos lâcha alors un petit rire, qui le sortit de la discussion qu'il écoutait quelques secondes auparavant...
Le jeune homme se retourna vers son interlocutrice, et l'observa.
La première chose qui illumina son champ de vision fut la robe de la jeune femme, incrustée de nombreuses pierres précieuses.
Son visage frais, et fin, surmonté d'un chignon débordant de boucles brunes, était tout à fait charmant.
Et, cerise sur le gâteau, les fameux objets d'argent: deux pics qui maintenaient le reste de son chignon contre le haut du crâne de la demoiselle.
Aos Keggerdan ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire mesquin, à la vue de la dame et de son propos précédent, avant de rétorquer:
- C'est à dire que je m'abstenais plutôt de tout commentaire. Certaines manières et certaines règles sociales et morales doivent parfois laisser passer le reste de nos sentiments quand il s'agit d'une urgence... ou quand on s'ennuie, je suppose !
Il se demanda ensuite si la jeune femme, qui semblait d'un charme tout à fait ravissant, faisait membre de cette caste aristocratique de filles inaccessibles qui venaient aux soirées par nécessité ou pour simplement honorer les autres convives de leurs présences.
Le vampire se risqua donc à une fameuse question:
- Qui êtes vous ? Ou alors pardonnez ma mémoire, peut-être ne nous sommes déjà rencontrés ?

En constatant la réponse de la jeune femme, Aos sembla acquiescer légèrement de la pointe du menton avant de boire une nouvelle gorgée de vin.
- En tout cas, soyez la bienvenue en mon humble demeure ! J'espère sincèrement que vous profitez bien de cette soirée. Les petits pains vous plaisent ? Si je suppose que ça ne se voit pas tant que ça, mais c'est moi qui les ait fait.

Les dires de la jeune femme et son attitude avaient, pour tout dire, sans doutes légèrement mis de côté la présence des pics qu'elles portaient dans ses cheveux aux yeux de Aos, sans nul doute parce qu'il ne se doutait pas encore qu'il avait en face de lui une Huntress, tueuse de créatures de la nuit.
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Sam 11 Nov - 9:51

[HRP/ Premier RP de Melchior. /HRP]



Soirée tranquille en

face de la Bibliothèque

Aos, Katherine et Melchior

Une soirée gratuite en présence de
sieur Keggerdan ne se refuse pas...


Demeure d'Aos Keggerdan
Le 8 mai 1842


Dans un coin du salon où le buffet avait été installé, un jeune homme était appuyé contre un pan de mur. Près d'un grand vase, il observait les convives qui se rassemblaient doucement dans la pièce. Sous ses mèches en bataille qu'il ne parvenait toujours pas à coiffer décemment, Melchior jetait des regards soupçonneux à tous ceux qu'il voyait entrer. Il était déjà 20h30 et l'hôte de cette petite soirée improvisée n'avait toujours pas pointé le bout de son nez. Heureusement, son deuxième verre de vin déjà entamé dans sa main droite lui donnait au moins l'impression de ne pas être venu pour rien. Jusque-là, il n'avait taché ni sa chemise, ni son gilet aux teintes vertes, chose remarquable, et il avait déjà aperçu quelques invités d'intérêt.
Le journaliste était venu fureter. Fureter c'était ce qu'il faisait le mieux. Il était payé pour fureter. Et fureter lui plaisait. Malgré sa timidité naturelle et son manque de confiance en lui, enquêter sur les gens, pour soulever les pans douteux de leur passé obscur, et traîner dans les coins mal famés, pour laisser son oreille récolter les petites messes-basses de la capitale, étaient ses passes-temps favoris. Qu'il le fasse dans le but d'écrire des articles de journaux ou non, il en tirait un plaisir incomparable.
Aujourd'hui, Aos Keggerdan était de retour sur Londres. Il avait convié quelques têtes connues, c'était donc l'occasion pour le "scribouillard" de venir aux nouvelles et de trouver de quoi satisfaire ses collègues en terme de petit griffonnage. Il n'attendait pas à trouver ce soir de quoi alimenter un article complet, mais il était de son devoir de se tenir au courant des dernières excentricités des plus grands.
On disait de Monsieur Keggerdan qu'il était venu s'installer à Londres pour aider son ami, Charles Nesbor, à tenir les rennes de son entreprise éponyme. Cela ne faisait déjà un an qu'il était dans la capitale mais ses nombreux voyages l'avaient rendu plus absent que présent. Aussi était-ce une des grandes fortunes de la ville dont la personnalité n'était pas encore facile à cerner. On savait qu'il aimait la lutte et qu'il appréciait la peinture (c'était au moins une chose qu'ils auraient en commun), mais nul ne savait réellement d'où il venait ni ce qu'il avait comme projets concernant l'entreprise Nesbor. Le journaliste qu'était Melchior avait donc de quoi faire. Une petite interview ne serait pas de refus. Le tout était de trouver un moyen de l'aborder sans le déranger outre mesure...

Pour meubler le temps, en attendant que la "cible" de sa mine de plomb ne daigne enfin se montrer, le jeune homme sirotait son vin en jetant par-ci par-là des coups d'oeil aiguisés. Personne ne venait l'aborder, pour la simple et bonne raison que personne ne le remarquait. C'était une des petites particularités que son don de Lycanthropie lui avait offerts. Dans un lieux plein de monde, il pouvait passer totalement inaperçu. C'était comme s'il faisait partie des meubles. Nul ne faisait attention à sa présence, et cela l'arrangeait parfois réellement. Ainsi, il avait tout le loisir d'observer les gens sans que l'on ne vienne perturber son petit manège.


*Et ces petits bibelots, là, ça ne te dit pas ? Moi je les trouve bien.* fit Mustel dans son esprit. *Regarde, dans le couloir là-bas, sur le guéridon, tu vois ? La petite boîte qui brille ? Elle irait bien dans la salle d'eau, non ?*

Melchior tiqua. Son entité ne cessait de lui indiquer tous les petits objets qu'il lui était possible de voler discrètement. Qu'importait leur valeur, du moment qu'ils lui plaisaient, le furet rêvait de les saisir et de les emporter. C'était de ce totem que le jeune journaliste tenait sa cleptomanie. Parfois, il appréciait en effet de récupérer des objets qui lui tapaient à l'oeil, mais souvent cela lui causait plus de soucis que de plaisir.

*Ce n'est pas le moment...* répondit-il en soupirant.

*Mais si ! Au contraire ! Il n'est pas encore arrivé et les gens sont trop occupés à se saluer pour te voir les prendre ! Vas-y !*

Tout comme Whool, son totem-loup, Melchior préféra ne pas répondre au petit mustélidé qui ne cessait de s'agiter dans le Monde des Esprits. Dans les soirées de ce type, il était intenable. L'écouter ne menait qu'à provoquer des catastrophes. Sa mère ne lui avait-elle pas conseillé mille fois de fermer son esprit au petit mammifère dans de telles circonstances ?
Instinctivement, le Lycanthrope porta sa main libre à la petite broche d'argent qu'il avait épinglée au niveau de son coeur. L'éléphant, finement ouvragé, venait d'Inde où sa mère avait voyagé. L'avoir avec lui le rassurait. L'objet le rappelait souvent à la raison et songer à sa mère le rassérénait. C'était comme son petit bracelet tressé de trois rubans de couleurs qui, lui, venait de sa soeur cadette.

Oubliant un instant son entité et sa famille, Melchior se concentra pour détailler les invités. Il y avait-là de nombreux bourgeois de peu d'intérêt, mais aussi quelques hauts-bourgeois et même des aristocrates qu'il ne se serait pas attendu à voir. C'était le cas, par exemple, de Miss Abberdine, la fameuse chanteuse qui faisait un tabac à l'opéra depuis quelques semaines. Le journaliste songea que c'était l'occasion pour lui de s'informer un peu de son ressenti concernant son nouveau succès. Le lycanthrope repéra également Miss Thornes, celle que beaucoup surnommaient "La Hongroise", rapport à ses origines, et qui venait de rejoindre la nouvelle troupe de théâtre du lord Keisuke. C'était-là une occasion en or de lui demander quelques informations au sujet  des conditions des acteurs et surtout de tenter de lui soutirer le titre de la prochaine pièce que le grand metteur en scène allait offrir à son public. Depuis les attentats au théâtre, chacun attendait le retour du Comte et ses petits secrets relatifs à la pièce qu'il avait choisie en faisait jaser plus d'un. Obtenir le titre de cette fameuse pièce en préparation lui voudrait un certain respect auprès de ses collègues !


*Nous ne l'avons jamais rencontrée ?* s'interrogea Whool dont l'instinct était bien plus développé de celui de ses deux confrères. *J'ai l'impression que nous la connaissons...*

*Celui qui l'accompagne me dit quelque chose...Mais je ne crois pas que nous lui ayons déjà parlé...* répondit Melchior en parcourant des yeux la somptueuse robe de la demoiselle. Demoiselle qu'il trouvait d'ailleurs tout à fait à son goût.

Il était déjà 21h20 lorsque Monsieur Keggerdan vint enfin à la rencontre de ses invités. Le Lycanthrope tendit le cou pour mieux le voir entrer dans le salon. Il l'observa un moment, toujours aussi silencieux et invisible dans son coin. Son élégance avait de quoi tourner la tête des dames et son visage avait une noblesse extraordinaire. Il était décidément bel homme. Il dégageait une certaine présence qui invitait au respect et les sourires qu'il servait volontiers à ses convives firent rapidement oublier son indécent retard.  
Melchior saisit son calepin qui dépassait un peu de sa poche arrière de pantalon et se mit à griffonner quelques notes concernant le physique de son hôte. Cela pourrait toujours servir pour meubler son article. "Bien fait de sa personne, Monsieur Keggerdan a de quoi plaire aux dames, et il semble que ses nombreux voyages ne lui aient pas soustrait son amabilité et sa douce présence énergique."
Après avoir décrit son hôte, le Lycanthrope le suivit du regard et tâcha de lire sur ses lèvres ce qu'il disait à ses invités. Bientôt, Miss Thornes l'aborda et ils se mirent à discuter tous les deux. Melchior songea qu'après la jeune femme, il pourrait peut-être enfin aller lui serrer la main et le remercier pour son invitation. Il doutait que ce serait le moment de lui poser des questions sur son entreprise et ses voyages, de même que ce ne serait pas convenable de sauter sur Miss Thornes pour obtenir d'elle des informations sur la pièce du Comte - il attendrait que la soirée avance pour cela - mais ce serait le moment de se présenter et de les saluer.
Convaincu que c'était sa chance, le journaliste vida son troisième verre d'une traite afin de se libérer les mains et voulut quitter son coin de tranquillité pour les rejoindre. Mais en se détachant du mur contre lequel il s'appuyait, il fit un mauvais mouvement et son coude frôla d'un peu trop près le vase qui se tenait sur le meuble à ses côtés. Le bruit de la porcelaine qui se fracassa à terre fut comme un coup de tonnerre dans la pièce. Les conversations s'arrêtèrent nettes et tous les regards se braquèrent sur le pauvre petit bourgeois dont la maladresse devenait légendaire. Rouge comme une pomme bien mûre, Melchior leva les mains en signe d'impuissance et s'excusa platement à coup de courbettes. Il s'accroupit pour aider les domestiques à ramasser ses dégâts. S'il voulait rester discret, c'était raté...


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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Dim 12 Nov - 18:49

L'ennui tenait fermement la demoiselle. Les soirées mondaines ne lui avaient pas manqué, elle s'amusait bien plus en présence des Hunters qu'ici avec ces hommes et femmes totalement insouciants et imperturbable sur les véritables conditions de vie de certains. Ils avaient les yeux bandés tout comme ces femmes en Chine avaient les pieds bandés. Aveugles ils ne ressentaient pas le danger oppressant des créatures de la nuit. Vampires et Loups-Garous peuplaient les ruelles sombres et étouffantes de Londres à la nuit tombée. Quelques créatures particulières et potentiellement dangereuses se tapissaient dans des maisons, dans des quartiers et parfois même dans le coeur de connaissances et il était presque impossible de les reconnaître. Ces créatures Katherine n'en avait que peu croisé. Il s'agissait d'être crées par l'Alchimie et elle remerciait les nombreux ouvrages de son père pour l'avoir éclairé il y a bien longtemps sur ce sujet encore méconnu. Cette société était pourrie jusqu'à la moelle par la richesse, les héritages dégoulinants de corruption de certains hauts placés. Cette soirée ne faisait pas exception à la règle. L'hypocrisie était de la partie et les nombreuses rumeurs circulaient d'invité à invité. Des rumeurs sur tout et n'importe quoi qui noircissait la réputation de certains personnes qui bien souvent n'avaient rien demandé.

* C'est pathétique* songea t-elle. Oui approuvèrent ses entités qui ne comprenaient toujours pas le fonctionnement de l'Homme. Cet être lui-même était un paradoxe. La volonté de vivre et le rapprochement perpétuel vers la destruction. Le paraître et le réel. Tout en lui n'était qu'illusion désillusion.

Apercevant au loin l'hôte Katherine se rapprocha de lui et le surprit épier une conversation des plus ennuyante d'un petit groupe de personnes. Le sourire aux lèvres elle lui fit la remarque et le contempla. Elle ne pouvait le nier. C'était un garçon séduisant qui semblait avoir tout pour plaire aux dames de la société autant bourgeoises qu'aristocrates. Avait-il seulement conscience du succès qu'il devait avoir auprès des femmes. Les regards de certaines se perdaient sur lui, il était désirable et Katherine le sentait. Elle le voyait tout du moins lorsqu'elle s'autorisait à détourner légèrement le regard. Il était constamment regardé, épié à son tour et cela en était presque amusant. Avait-il déjà salué toutes ces femmes qui n'attendaient que son approche ?

Toute souriante la jeune femme l'écouta sous le regard protecteur de son majordome. Michael, le visage fermé, voyait toujours d'un très mauvais œil les manières de Katherine envers les hommes et même s'il acceptait parfois le jeu de séduction de la comtesse pour arriver à ses fins auprès des vampires il faisait toujours bien attention à être non loin d'elle si l'homme allait trop loin. Il avait entièrement confiance en elle. Ce fut donc sans surprise qu'il ne montra absolument aucun sympathie envers l'homme qu'elle côtoyait. Malgré tout il s'était incliné profondément comme les coutumes l'exigeaient à l'époque.


- Eh bien vous devriez peut-être les interrompre, vous êtes l'hôte exprimez-vous donc mon cher, je suis certaine qu'ils n'attendent plus que cela !

Tendant sa main afin qu'il y dépose le baisemain traditionnel elle sourit et se pencha un peu vers lui :

- Vous organisez une soirée et vous ne connaissez pas vos invités ? Je devrais peut-être m'affliger. Je pourrais même m'abstenir de vous répondre puisque certaines personnes ici présentes me présenteraient bien mieux que je ne pourrais le faire. Elle eut un petit rire amer et continua : Je ne vous en porte guère rigueur toutefois. Je suis la Comtesse Thornes. Appelez-moi tout simplement Katherine. Nous nous sommes en effet déjà rencontrés cependant sans jamais nous parler, nous avons fréquenté une ou deux soirées communes.

Tendant la main en l'écoutant la demoiselle hocha la tête et attrapa un petit pain :

- Je vous en remercie grandement. Oh je ne l'avais pas soupçonné et je vais les goûter pour vous dans ce cas. Faisons honneur à cette réussite.

Souriant elle porta le met à ses lèvres et le goûta malicieusement. Le goût était des plus agréables, elle ne pensait pas cela aussi bon et ne se posa donc plus la question du pourquoi du comment les plats se réduisaient aussi vite. Ce notaire avait décidément d'excellentes papilles. Peut-être songerait-elle à l'inviter afin de passer une soirée gourmande. Alors qu'elle allait lui annoncer que tout était parfaitement à son goût un immense fracas fit trembler la salle. Du moins, l'écho semblait être bien porté puisque lorsqu'elle se retourna elle constata qu'il s'agissait simplement d'un vase en porcelaine tombé. L'homme qui avait brisé ce petit bijoux levait les mains en l'air bien embêté de s'être fait remarqué de la sorte. Il réussit à arracher un nouveau sourire à la jeune femme lorsqu'il se baissa pour ramasser sa bavure. Il ne semblait pas être un homme puisque les confrères de Katherine ne se seraient pas embarrassés d'une tâche aussi épuisante et infériorisantes que celle-ci. Faisant un geste de la main à Michael elle l'envoya aider le pauvre homme et les domestiques qui s'évertuaient à ramasser les morceaux sans se couper.

- J'espère Messire que cet objet n'avait que peu de valeur à vos yeux…

Inclinant légèrement la tête elle se dirigea vers l'inconnu et se pencha légèrement vers lui :

- Laissez donc Michael ramasser tout cela Monsieur. Etes-vous blessé ?



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Aos Keggerdan
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Race : Vampire
Classe sociale : Haute Bourgeoisie
Emploi/loisirs : Traîner sur ses lieux de promenade préférés, aller au théâtre...
Age : 251 ans
Age (apparence) : 24
Proie(s) : Ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires.
Secte : Indépendant
Clan : Indépendant
Lignée : Laïbon (Adopté)
Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Jeu 16 Nov - 19:22

La domination.

C’est un élément clé de la chaîne alimentaire qui se transmet chez les êtres vivants depuis la nuit des temps. Elle inclue des dominés, ceux qui naissent dans un monde forgé où ils verront leurs possibilités de choix réduites aux capacités innées ou qu’ils auront acquises. Ces dominés devront s’adapter aux autres êtres susceptibles de les écraser, et si ces premiers ne voient pas leur capacité d’adaptation assez intelligente pour survivre et ainsi prendre les décisions qui s’incombent : ils mourront.

La deuxième catégorie recèle les dominants.

Ceux-là naissent avec des acquis particuliers ou une volonté spéciale.
Ces acquis leur permettront de montrer leur domination aux autres et ainsi d’asseoir leur pouvoir parmi les dominés. La volonté détenue par ces dominants consiste en général à vouloir faire membre des plus forts de son espèce, si ce n’est le plus fort, et ainsi hériter des avantages qui en découlent, donc
la richesse, le pouvoir, la malléabilité du monde qui les entoure.
Les dominants ne s’adaptent pas au monde qui les environne : c’est eux qui façonnent un monde adapté à leurs besoins, de par leur volonté et leurs capacités.


Si Aos Keggerdan n’avait autrefois jamais désiré être le plus fort, il a rapidement réalisé qu’il ne voudrait jamais être un faible, et c’est pourquoi il s’est toujours efforcé de travailler avec assez d’acharnement pour être le maître dominant de chacune de ses actions.
S’il y avait bien quelque chose qui lui déplaisait, c’était de perdre le contrôle de la situation. Et il avait bien appris à affronter les différents adversaires qui pourraient nuire à son contrôle.


*la Comtesse Thornes.. Je vois* se dit le jeune Vampire avant de plonger son regard dans les yeux de Katherine. Il esquissa un sourire suite aux paroles de la jeune femme qu’il avait en face de lui, avant de répondre :
- Disons que j’aime bien apprendre à dompter l’imprévu. Rencontrer de nouvelles personnes et apprendre à les connaître peut quelques fois s’avérer intéressant.
Katherine Thornes attrapa l’un de ces petits pains, qu’elle approcha de ses papilles, et s’en repu.
- Alors à la vôtre, Katherine, dit Aos en terminant son verre de vin.

C’est alors qu’un bruit sourd se répandit dans la pièce, et tous se tournèrent vers celui-ci. Un jeune homme blond au visage rouge comme un diable se tenait à côté de débris d’un ex-vase de porcelaine, les mains en l’air, l’air qui soit le plus désolé du monde.
Aos Keggerdan afficha un drôle de sourire en entendant les dires de la comtesse Thornes, tandis qu’il regardait le jeune homme s’accroupir pour commencer à ramasser les débris.


Katherine fit alors quelques pas pour traverser le salon pour rejoindre le jeune homme, et Aos remarqua une nouvelle fois ce qui faisait ironie à ses yeux pour les aristocrates : leur sens des priorités.
Alors qu’il y a à peine quelques secondes ils regardaient avec effroi le vase brisé au sol, ils tournèrent de l’œil au passage de Katherine pour contempler la jeune femme aux boucles brunes.


Aos poussa un léger soupir avant de se rapprocher du jeune homme pour inspecter son état, Katherine déjà présente juste à sa gauche.
Il s’agenouilla aux côtés de celui-ci, en attrapant d’une main un débris et posant son autre main sur l’épaule du jeune homme :

- Allons, mon brave, faites ce que dit la dame, dit Aos avec un large sourire affiché sur le visage.
Il se redressa, en faisant glisser sa main de l’épaule au poignet du jeune homme, puis tira dessus pour l’aider à se relever.
Aos Keggerdan, toujours avec un grand sourire bienveillant adressé à l’homme blond, posa le débris qu’il avait dans l’autre main sur une commode.

Devant la mine surprise du blond, Aos s’adressa avec lui pour briser la glace :
- Un peu de nerf, mon vieux ! Dit-il avec un léger rictus, Dîtes moi quel est votre nom ? Ne vous faîtes pas de bile en essayant de sonder le prix de votre précédente victime, la valeur d’un objet n’est que de celle qu’on lui donne.
Et puis, un vase se remplace, pas une main coupée !


*21h35*
Aos Keggerdan baissa alors les yeux sur sa montre d’un bref regard.
*Ah, 21h43, encore raté.*
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Melchior H. Barnes
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Age (apparence) : 25-26 ans
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Ven 17 Nov - 11:34



Soirée tranquille en

face de la Bibliothèque

Aos, Katherine et Melchior

Maladresse mon amie
La chance me sourit


Demeure d'Aos Keggerdan
Le 8 mai 1842


*Ah ben bravo ! Il était beau ce vase. Tu aurais pu le prendre...Le voilà cassé. T'es vraiment maladroit.*

Le visage écarlate, Melchior paniquait. Lui qui avait voulu aller à la rencontre de son hôte avec un minimum de dignité et de tact, se retrouvait accroupi au niveau du sol pour ramasser les morceaux de la porcelaine qu'il venait de briser. Tout le monde dardait sur lui des regards indignés, peinés ou moqueur. Il se sentit humilié par sa propre maladresse. Mustel s'agitait dans sa tête, ce qui ne l'aidait pas à se sortir de l'angoisse soudaine qu'avait provoquée chez lui cette cruelle erreur.

*Ne t'occupe pas de lui.* murmura Whool, toujours prêt à réconforter son jeune ami dont il connaissait les tourments.

Le journaliste fut bien vite entouré de domestiques qui se mirent à l'aider à ramasser les débris tout en le priant de les laisser faire. Au bout de quelques minutes, un grand homme aux cheveux noirs vint soudainement leur prêter main forte et une voix féminine fit tressaillir le jeune blond. Melchior se redressa un peu pour tourner son visage décomposé vers celui de son interlocutrice. C'était Katherine Thornes. Le Lycanthrope en eut un choc au coeur et rougit d'autant plus qu'elle se trouvait très prêt de lui.


- Heu...je...oui. Merci. Je veux dire, non, je ne suis pas blessé...

Son coeur battait la chamade. Il se sentait si ridicule, si maladroit ! Il aurait souhaité se transformer en souris pour disparaître dans un trou, loin de cette réception et de ces regards insidieux.

*On y va ?* demanda Mustel en bondissant partout dans l'herbe de son espace mental, heureux à l'idée de sortir dans le monde des humains.

*Surtout pas !!* s'affola Melchior en serrant les dents.

C'était rare, mais il était déjà arrivé que le furet prenne la place de l'humain sans qu'il ne se soient concertés. S'il se transformait maintenant, au milieu de la foule, devant Katherine Thornes et les autres convives, ce serait une véritable catastrophe !
Alors qu'il se disputait avec son entité et tendait une main hésitante vers un gros morceau de porcelaine, une autre main le saisit avant lui et une voix de stentor le sortit de ses pensées. Melchior jeta un regard ahuri à Aos Kaggerdan qui le pressait d'écouter les conseils de Miss Thornes. Incapable de réagir, le journaliste sentit la main de son hôte s'appuyer sur son épaule avant qu'il ne le relève par le poignet en l'exhortant à se remuer un peu.
Une fois debout, un peu chancelant, le jeune blond se mit à faire quelques courbettes, plus gêné que jamais d'avoir brisé l'objet et d'avoir été relevé par son hôte lui-même. Il s'excusa platement, une main sur le coeur.


- M..Monsieur Kaggerdan ?! Je...Je suis vraiment navré ! Je...

Il jeta un dernier regard au vase brisé et grimaça un peu face au regard du haut-bourgeois. Ce dernier le rassura quant à la valeur de l'objet et lui rappela qu'il valait mieux laisser les domestiques gérer la chose plutôt que d'y perdre une main.

- Certes, oui...répondit timidement le Lycanthrope. Mais...si vous souhaitez que je vous dédommage, je n'y manquerais pas. Melchior tenta un sourire et se redressa. Il devait se calmer.

*Présente-toi.* fit le loup dans son esprit

Son totem avait raison. Monsieur Kaggerdan lui avait demandé son nom et c'était l'occasion pour lui de se présenter. Peut-être même que c'était là sa chance de l'aborder réellement et de lui demander si son entreprise se portait bien...


- Je me nomme Melchior Henry Barnes. Je suis journaliste au Times. Peut-être avez-vous lu quelques uns de mes articles ? répondit-il en se frottant la tête. Il doutait sérieusement que Monsieur Kaggerdan le connaisse, d'autant que ses articles étaient minuscules et de peu d'importance au sein du journal en question. Ce n'était qu'une petite main. Je suis ravi de vous voir en chair et en os, Monsieur. fit-il en lui serrant la main avec ce qu'il pouvait de fermeté. Merci pour cette soirée, elle s'annonce bien, si l'on oublie ma maladresse...ah ah...

Melchior agissait comme un gamin au milieu des adultes. Sa gêne transpirait de chacun de ses pores et son regard demeurait presque larmoyant. Son coeur ne cessait de battre comme un tambour dans sa poitrine et ses pensées s'entrechoquaient dans son esprit. Sans Whool et sa sérénité légendaire, il aurait déjà pris ses jambes à son cou.
Ne négligeant aucune manière, le jeune blond se tourna bien vite vers Miss Thornes pour la saluer à son tour. Si le contact s'était fait plus naturellement avec Monsieur Kaggerdan, ce n'était qu'à cause de leur proximité physique due à son geste pour le relever.


- Miss Thornes...fit-il en esquissant une courbette de circonstance. Je suis ravi de vous rencontrer également. Merci pour votre aide, ajouta-t-il en jetant un coup d'oeil au dénommé Michael qui prêtait main forte aux domestiques de leur hôte. Je suis navré si j'ai interrompu votre conversation avec Monsieur Kaggerdan, à cause de mes bêtises...

Comment continuer la discussion sans risquer qu'elle ne s'éteigne ? Aos Kaggerdan n'allait certainement pas rester-là à le regarder: il avait d'autres invités à voir. Le petit coup d'oeil qu'il avait jeté à sa montre prouvait bien assez qu'il avait d'autres obligations. Il fallait trouver une amorce dans l'immédiat ou il risquait de devoir attendre encore de nombreuses heures pour avoir l'occasion de lui parler. Le journaliste fut, pour le coup, plutôt malin: il regarda tour à tour la jeune femme et l'homme pour les inclure ensemble dans la conversation qu'il devait lancer.

- Vous parliez sans doute de l'entreprise Nesbor, n'est-ce pas ? demanda-t-il en souriant. Monsieur Kaggerdan, il paraît que votre aide est fort appréciée de Monsieur Nesbor. Je suppose que vos affaires sont bonnes ? Son sourire feint fut plutôt convainquant. Puis, il se tourna vers Katherine. Ah ! Mais peut-être que vous parliez plutôt de votre rôle dans la nouvelle pièce de Monsieur Keisuke ? fit-il en observant la réaction de la jeune femme. Il semblerait que les répétitions aient déjà commencé...

Il était entré dans le vif du sujet, peut-être un peu rapidement, mais au moins avait-il amorcé la chose. S'annoncer comme un journaliste juste avant de poser ce genre de question était peut-être un peu maladroit, mais la politesse des uns et des autres les obligerait à lui répondre et à continuer la conversation. Finalement, cette histoire de vase lui avait sans doute porté chance.

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Crédit image: Trouvée ICI. Peu d'informations.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous] Hier à 19:41

Surprenant son hôte épier une conversation politique et économique entre certains nobles et bourgeois présents, la demoiselle se permit d'interrompre son écoute et de lui en faire la remarque. Cela pouvait paraître déplacée si elle n'était elle-même pas issue d'une classe plus élevée que celle d'Aos. Et puis sincèrement... Elle s'en fichait. Si elle avait été invitée c'est qu'il devait l'apprécier ou tout du moins tolérer son comportement particulier, scandaleux et révoltant pour beaucoup de ladies et gentlemen ici présents. La surprise passée, le jeune homme eut presque l'affront de lui demander son identité ce qui étonna fort la demoiselle. Un hôte qui ne connaissait pas ses invités. Avait-il été conseillé ou était-il simplement idiot de convier n'importe qui à l'une de ses soirées ? Si Katherine avait été dans son cas elle aurait demandé un minimum d'informations sur chacun d'eux afin de pouvoir discuter sur les sujets que ses invités considéreraient comme intéressant. Ne lâchant pas son regard Katherine le gratifia d'un sourire charmeur dont elle avait le secret avant d'accepter de goûter à ses petits pains. Ce point également l'intriguait. Elle connaissait peu de bourgeois ou de nobles qui s'essayaient à la cuisine et encore moins nombreux étaient ceux qui désiraient régaler les papilles de leurs convives par eux-mêmes. Étrangement, cela ne la dérangeait pas. Si son propre passe-temps était de monter sur scène pour jouer, dévorer une multitude de livres ou attirer dans sa couche chaque homme qu'elle trouvait à son goût, celui de Sieur Keggerdan pouvait bien être la cuisine.

Alors qu'elle allait le complimenter sur la saveur de ses mets un grand fracas fit vibrer la salle toute entière et bientôt chacune des discussions s'éteignirent comme des bougies soufflées par le vent. La bouche légèrement entrouverte puisqu'elle s'apprêtait à parler Katherine se tourna vers le garçon qui avait détruit un magnifique vase. Des plus gênés il rougissait à ne plus paraître humain. Souriante comme toujours Katherine souffla quelques mots à son hôte avant d'envoyer Michael aider le malheureux puis s'approcha de l'inconnu. Ainsi elle traversa la foule d'invités, ne se souciant guère de ne pas saluer un tel ou un tel qu'elle n'avait pas encore eu le temps de voir et s'approcha du jeune homme. De sa voix douce elle lui demanda si tout allait bien tout en lui intimant l'ordre de laisser Michael se charger de tout ceci. Il était déjà suffisamment en position d'infériorité pour se rabaisser encore plus à ramasser chacun des débris de l'objet précieux. Le blondinet rougit un peu plus devant la Comtesse qui ne savait réellement comment l’interpréter. La honte ou bien la gêne de se retrouver face à une femme de haut rang ? De toute évidence, il ne faisait pas parti de l'aristocratie. Peut-être l'avait-il reconnue. Ce dernier l'assura qu'il allait bien malgré ses bégaiements qui firent sourire un peu plus la demoiselle. Amusée de le voir ainsi elle se baissa un peu plus afin d'avoir son visage à sa hauteur. Il était jeune.

*Un enfant* pensa t-elle.

Son comportement lui faisait penser à celui d'un jeune adolescent. Timide, rougissant, penaud et insouciant il n'avait pas vraiment l'air d'un adulte responsable. Du moins pas en la présence de la comtesse.

-Vous m'en voyez rassurée.

Les gestes du garçon se firent peut-être un peu plus confiants lorsqu'Aos arriva, lui conseilla de céder aux paroles de la jeune femme avant de l'aider à se relever. L’embarras de l'inconnu se fit de plus en plus démonstratif. Alors qu'il s'excusait platement et tentait de se faire pardonner ce dernier finit par se présenter. Ce fut certes assez maladroit. Katherine grinça des dents presque gênée d'avoir face à elle un de ces journalistes qui déblatéraient absolument tout et n'importe quoi dans leur paperasse et leur rôle n'allait pas en s'améliorant au fil des siècles. Après les articles critiquant les personnalités publiques beaucoup véhiculaient des ragots, des rumeurs, des légendes et aggravaient parfois la situation de quelques personnes qui se trouvaient bien embêtée par la suite. C'était en l’occurrence les journalistes en diffusant les nouvelles qui avaient reclus un peu plus Alexender au ban de la société.

Raina s'agita. Katherine fronça un instant les sourcils avant d'afficher à nouveau son joli sourire. Qu'avait perçu la louve ? Etait-ce le terme de journaliste qui l'avait perturbé ? Non, il y avait autre chose. Une légère sensation la traversa. Comme un sentiment de déjà-vu. Connaissait-elle ce Melchior ? Non, elle saurait s'en rappeler. Alors comment expliquer qu'elle avait l'impression de le connaître… Cela lui était bien étrange d'autant plus que les mots que lui soufflait la louve l'inquiétaient presque. Elle trouvait qu'il avait une « odeur » particulière. Quelque chose qui faisait qu'il n'était pas vraiment que Melchior. Il y avait autre chose.
La révérence du journaliste la tira de ses pensées. C'était idiot. Ce garçon n'avait rien d'anormal mis à part le fait qu'il semblait plus maladroit que n'importe qui dans cette pièce. Sa petite courbette la fit sourire à nouveau. Malgré sa gêne il faisait tout pour paraître poli et respectueux d'autant plus qu'il semblait déjà la reconnaître.


- C'est un plaisir partagé Monsieur Barnes. Oh ce n'est rien, il ne fait que son travail. Rassurez-vous,  nous ne parlions de rien de bien urgent.

Soudainement impliqué dans les prochaines paroles qu'allaient prononcer le journalise la Comtesse l'éouta attentivement tandis que Michael, ayant fini de ramasser les débris et de nettoyer en compagnie des domestiques, lui apportait un verre de vin à la robe bordeaux. Le remerciant silencieusement elle manqua de s'étouffer alors qu'elle portait le liquide à ses lèvres. S'étouffer avec l'air, lors d'une simple inspiration juste avant de goûter à ce merveilleux rouge. Ainsi c'était pour la pièce qu'il l'avait reconnue ! Les nouvelles allaient de bon train et tous ces rapaces ne maqueraient pas bientôt de venir harceler chacun des comédiens et même le metteur en scène afin de soutirer des informations. Au moindre faux pas envers le Comte Katherine pourrait ruiner, sa réputation à travers les journaux, sa carrière de comédienne et… Sa vie entière en réalité. Restant interdit pendant un instant elle secoua la tête et attendit que Sieur Keggerdan réponde pour faire à son tour :

- Aucunement, nous discutions des fabuleux dons culinaires de notre hôte, tenez un merveilleux petit pain préparé exclusivement pour nous.

Lui tendant de quoi garder la bouche pleine Katherine attendit que les regards se rangent enfin pour pouvoir continuer :

- Je ne me permettrai pas de discuter de cela sans l'accord du Lord Keisuke Monsieur Barnes. En effet nous avons commencé les répétitions. Que savez-vous de la pièce ? Vous êtes un curieux…

Poussée par la louve la jeune femme se risqua à continuer. Pour se faire elle se pencha doucement vers lui comme si elle voulait lui faire une confidence et de manière très inconventionnelle elle posa sa main sur la bras du garçon pour demander en plongeant ses prunelles dans les siennes :


- Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Avons nous déjà discuté ensemble ?

Cette dernière paraissait troublée. Se rendant compte de son geste elle ôta sa main et fit un sourire radieux à leur hôte :

- Messire Keggerdan, pourrions-nous nous isoler afin de ne point être perturbé par l'un de vos convives ? Non pas que je n'apprécie l'un d'eux, seulement je pense que certaines oreilles indiscrètes se permettent d'écouter notre conversation… cela me rappelle quelqu'un…

Riant elle lui jeta un regard entendu et porta son verre à ses lèvres.



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous]

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Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos et Katherine / Ouvert à tous]

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