L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous]

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Aos Keggerdan
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Race : Vampire
Classe sociale : Haute Bourgeoisie
Emploi/loisirs : Gérer l'entreprise Nesbor, traîner sur ses lieux de promenade préférés, aller au théâtre, lire de la littérature étrangère. Et faire régner sa terreur parmi les criminels sous la forme d'un justicier masqué, aussi. Ce qui comporte d'éliminer les plus nuisibles d'entre-eux.
Age : 251 ans
Age (apparence) : 24
Proie(s) : Les criminels, membres de gangs, les loups-garous trop agressifs, les vampires devenus incontrôlables, les êtres trop menaçants pour le reste de la population et qui pourraient potentiellement dévoiler au grand jour le secret des créatures de la Nuit. Tous ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires, sont susceptibles d'être cible.
Secte : Indépendant
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Lignée : Laïbon (Adopté)
Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
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MessageSujet: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Dim 5 Nov - 21:03

Une soirée fut organisée le soir du 8 Mai par Aos Keggerdan, le chef de l'entreprise Nesbor, spécialisée en investissements.
Lui et son majordome, Elizio, y avaient conviés et invités de nombreux membres de la haute bourgeoisie et quelque uns de l'aristocratie, en l'honneur très simple de partager cette soirée, et de notamment célébrer le retour d'Aos à Londres après son bref voyage à Paris.
D'ailleurs, les invités fut conviés à venir à partir de 20h: le jeune homme est un petit peu en retard.
______________________________

*21h22..* Songeait le jeune homme dans sa chambre, tandis qu'il nouait un noeud papillon autour de son cou par dessus sa chemise blanche.
Il se retourna pour jeter un regard vers l'horloge qui trônait au dessus de la porte de sa chambre.

*Raté,  pensa t-il en souriant, 21h10. Bon, cela signifie qu'il est largement temps d'aller se présenter à nos invités ..*

Ce soir là, Aos Keggerdan n'avait pas la moindre envie de faire attendre ses invités, mais il avait cependant été pris par le temps au vu des événements de l'après-midi
Il était donc arrivé par la porte de derrière, tandis qu'Elizio avait déjà commencé depuis une bonne trentaine de minutes à accueillir les premiers invités.

Il s'était donc préparé en toute hâte, enfilant un pantalon noir, une chemise blanche avec un noeud papillon, et par dessus une veste en feutre noire mi-longue qui descendait jusqu'à ses genoux, qu'il laissait ouverte


Aos s'empara de sa montre qui était disposée sur son lit, un sourire déjà affiché sur le visage, en vue de la soirée qu'il allait passer. Il jeta un dernier regard à sa figure dans son miroir: son teint était frais, ses cheveux mi-longs noirs étaient bien coiffés, ses yeux bleus pétillaient d'exaltation: il était fin près pour faire bonne impression.
Il pris la clé de sa chambre, de laquelle il sortit pour refermer avec cette première, puis fit quelques pas pour arriver sur le balcon en haut de l'escalier principal du hall, à vue des invités. Il fit un sourire à certains, un signe de la main à d'autres et se mit à descendre les escaliers pour aller à leur rencontre...

Le premier vers lequel il se dirigea fut Monsieur Gelibston, un noble notaire du quartier de WestMinster. Une personne agréablement sympathique qu'il avait rencontré dans un salon de jeux, et qu'il retrouvait depuis dans de nombreuses soirées.
- Monsieur Keggerdan, dit-il en souriant, Je suis ici depuis 20h15, et je viens seulement de voir votre visage ! Allons bon !
- Ah, Monsieur Gelibston, vous exagérez ! Et puis je suis sûr que je suis déjà excusé vu que vous avez sans doute fait disparaître la moitié du buffet en attendant mon arrivée !
- Ah, mon salaud.. grommela t-il avant d'éclater de rires, Comment allez vous très cher ami ? C'est bien rare que vous organisiez une soirée chez vous, et je me demande encore pourquoi vous ne prenez pas plus de domestiques !
- Je vais fort bien, Monsieur Gelisbston ! Mais vous savez, Elizio me suffit grandement, et si je n'organise pas plus de soirées que cela chez moi, c'est peut-être parce que je n'aime pas vous voir chez moi, à traîner autour de ma bibliothèque avec votre sourire de coquin !
Les deux hommes éclatèrent une nouvelle fois de rires, et se décalèrent un peu pour laisser passer quelques gentes dames auxquelles ils adressèrent une référence rapide. L'une d'elle, Julia Tronheart, une blonde aux yeux bleus et à la robe d'un bleu clair, portant de longs gants d'un blanc immaculé, s'adressa à eux, en leur renvoyant une référence
- Et bien, et bien ! Monsieur Gelibston, Monsieur Keggerdan, se tournant vers le jeune homme, votre soirée est réussie ! Et ce nœud papillon vous donne un air bien charmant !
Celle-ci lui tendit lentement la main, qu'il attrapa et baisa:
- Et vous, votre robe est tout à faite digne d'être portée par vous !
- Mais je vous en prie, Aos ! En apprenant qu'une soirée se tiendrait chez vous le soir du 8 Mai, j'ai immédiatement foncé jusque chez le tailleur !
Aos rit légèrement, couplé avec un soupir, baissa les yeux avant de les replonger dans ceux de la femme.
- Vous ne changerez donc jamais !

Aos et Gelibston se détachèrent ensuite des dames, et se rendirent dans le salon de la maison, où ils discutèrent encore quelques instants, jusqu'à ce que Gelibston repère un plateau de viennoiseries, alors ils terminèrent leur conversation.
Aos quant à lui, se munit d'une petite coupe de vin, qu'il commença à siroter en s' attardant tranquillement à côté d'une conversation sur la politique, qu'il écoutait d'une oreille distraite, conversation que tenaient certains convives dans les fauteuils autour de la table-basse...
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Ven 10 Nov - 16:44

[HRP/ Après "Juste Peine" /HRP]

Depuis qu'elle avait revu tout le petit groupe de Hunters au QG Katherine avait repris sa petite vie mondaine. La société devait la penser à peu près saine, elle se devait ainsi de faire bonne figure. La jeune femme avait un rang à tenir que beaucoup de demoiselles enviaient et une trop longue absence ou bien des allers-retours repérés vers un endroit précis éveillerait probablement des soupçons. Elle n'avait guère envie de mettre en danger Alexender, son amant, ainsi que ses compagnons. Cette petite guilde avait besoin de chacun d'entre eux c'est pour quoi elle se devait d'être d'une extrême prudence lorsqu'elle se rendait dans ces appartements.
Sa vie d'aristocrate reprenant son cours normal, les invitations à boire le thé chez l'un de ses collègue acteur, à aller voir une exposition ou bien de soirée affluèrent. Michael faisait le tri pour elle, il était là pour lui éviter d'avoir à accomplir le travail pénible et futile telles que des réponses à chacune des invitations. Pendant ce temps la jeune femme s'occupait de faire ses comptes. Ses nombreuses demeures demandaient beaucoup de réflexion. Elle se chargeait du recrutement des domestiques, de leur paie mais aussi de nombreuses choses en relation avec les terrains qu'elle possédait et qui étaient exploités par des paysans. Certains demandaient même à pouvoir construire sur ses terres. Tout ceci pourrait aller si c'était localisé en un seul et même pays seulement elle possédait terres et demeures également en Hongrie, le pays natal de sa mère ainsi qu'en France celui de son père. Étant fille unique c'est à elle que fut attribué à la mort de ses parents l'héritage.

Une fois le tri effectué Michael classa les invitations, de la plus pressante à la plus lointaine. Une certaine lettre d'un certain Monsieur Gelibston s'était glissée entre elle. Katherine ne lui avait parlé que quelques fois lors de soirées où tous d'eux étaient invités. Cet homme n'était pas à son goût mais elle devait bien avouer qu'il possédait un certain charme. Sa manière de parler presque familière donnait un air plus gai à certaines soirées qui en avaient cruellement besoin. Ecoutant Michael parler la jeune femme eut un sourire, cela ne la dérangeait pas de se rendre à cette soirée, ce noble lui était plutôt amusant, ses amis l'étaient peut-être tout autant. C'était donc le retour d'un certain Aos Keggerdan qu'ils allaient fêter. Ce nom ne lui inspirait que peu de souvenirs mais il y avait tant de bourgeois fortunés à Londres !


Sortant de sa diligence conduite par son Majordome Katherine ne s'embarrassa pas des formalités. Elle attendit qu'il se soit garé et ait confié les chevaux à un écuyer avant de glisser son bras u sien. Elle était encore jeune, il pouvait passer pour un précepteur si l'on ne connaissait pas les mauvaises habitudes de la comtesse. Faisant quelques pas ils arrivèrent bien vite à l'entrée. L'accueil était géré par un employé de maison à la tâche semblable à celle de Michael. Apparemment il devait être le majordome de la famille. Souriante la jeune femme hocha la tête en le saluant joyeusement ne se fichant que trop bien de ses manières déplacées envers les domestiques. Si elle avait bien appris une chose durant sa longue vie c'était que n'importe qui, que n'importe quel être humain riche ou pauvre, paysan, bourgeois ou noble, domestique ou maître pouvait être bon, mauvais ou bien les deux. Les plus pauvres étaient parfois les plus chaleureux et ces domestiques presque esclaves de la volonté de leur employé possédait parfois un coeur bien plus grand que celui qu'il servait. Tous étaient des êtres humains, des êtres vivants, aucun n'était différent. La seule chose qui les séparait et qui les mettait dans des cases était leur naissance. L'étiquette n'avait pas plus de sens à ses yeux que l'esclavages. Seules devaient subsister les bonnes manières qui permettaient à chacun de vivre tranquillement.

Pénétrant dans le grand salon Katherine fit, comme bien souvent, sensation. Ce n'était pas forcément sa beauté ni même ses accoutrements qui attiraient le regard des nobles et des bourgeois. Il s'agissait seulement de son comportement. Ce comportement un peu particulier qui l'éloignait parfois des hauts personnages de la société ou bien tout simplement de ses consœurs. Bien évident ses vêtements en faisaient tourner lus un de l'oeil. Tout était brodé, filé, finement doré. Arborant une robe opaline, les broderies étaient faites au fil d'or et à certains endroits des pierres précieuses éclairaient les courbes de son corps. Ses longues boucles brunes étaient relevées en un chignon préparé avec soin bien qu'il pouvait paraître lâche pour les femmes de son époque et donc presque inconvenable. Deux pics d'argent les maintenaient en position. Simple précaution. Ces pics étaient par ailleurs soigneusement lavées à l'eau bénite et avaient déjà servi à affaiblir un adversaire. Ici dans de telles circonstances elle ne pouvait porter son Bloody Rose, elle devait posséder au moins de quoi se défendre si un vampire ou un loup-garou répondait présent à l'appel. De plus elle pouvait compter sur Michael qui à défaut de prendre son Bloody Rose bien trop voyant se contentait d'un petit pistolet à percussion chargées de balles confectionnées par la maison. Recouverte d'argent elles possédait à l'intérieur un mélange d'eau bénite et d’absinthe qui devrait suffire à s'en sortir face à ces créatures récalcitrantes.

A 20h00 la salle était déjà pleine. Les convives s'étaient tous réunis selon la demande de l'hôte. Hélas ce dernier ne semblait jamais arriver. Katherine en avait profité pour saluer ce notaire. Courtoise elle avait ri un peu en sa compagnie avant de le laisser vaquer à ses occupations. Elle en connaissait ici beaucoup mais aucun réellement qu'elle n'appréciait. Disons que les femmes ne manquaient pas de lui faire comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue ni auprès d'elle ni de leur époux. Malgré tout par courtoisie la jeune femme les salua un par un avant de prendre le verre que lui tendait Michael et d'aller attendre silencieusement près d'une commode. Michael lui fit la conversation et la jeune femme lui donna autant d'attention qu'elle pouvait en donner auprès d'un noble. L'hôte fit finalement son entrée une heure et demie plus tard alors que Katherine s'était tâtée à s'en aller. Les invités étaient très bavards mais peu l'abordaient auprès des bourgeois. Seuls les quelques nobles entamaient une conversation conventionnelle auprès d'elle avant de s'éclipser pour parler à une autre personne. Si elle assistait aux soirées ce n'était que par pur devoir et non par réel amusement, du moins cela faisait un petit moment que le plaisir n'était presque plus là. Elle n'était pas vraiment acceptée, elle ne pouvait rien y faire et elle ne voulait pas changer pour eux. Cependant elle les comprenait. Comme peu l'appréciaient et la trouvaient trop extravagante il lui paraissait normale qu'on ose que peu l'aborder. Elle n'en voulait à personne, simplement à la société en elle-même. C'est en ces moments-là que Katherine songeait à Alexender. S'il n'avait pas été dans une position aussi délicate elle aurait aimé l'avoir à ses côtés. Tout aurait été bien plus divertissant et agréable...
Apercevant de loin Aos Keggerdan la jeune femme arrangea les plis de sa robe et l'observa de loin. Le voyant écouter une conversation elle se glissa silencieusement derrière lui et s'exclama :


- Seriez-vous en train d'épier ces gens Monsieur Keggerdan ? Beaucoup diraient que ce n'est guère convenable…

Un petit rire cristallin s'évada de sa gorge tandis qu'elle contemplait l'homme qui se tenait devant elle de son regard joueur.



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Aos Keggerdan
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Ven 10 Nov - 18:10

Aos Keggerdan écoutait toujours la conversation que ces gens tenaient là sur l'essor du marché et sur la nécessité de faire migrer certaines entreprises à l'étranger, au moment où son contrôle des champs magnétiques lui envoya une information.
Il perçut la présence de deux petits objets non-loin de lui, mais n'y accordait peu d'importance: l'utilisation des métaux dans les bijoux est prépondérante.
Cependant, il fit réellement attention à ce signal qu'au moment où il se rendit compte de la matière employée: de l'argent.
Bien qu'Aos n'appréciait pas les bijoux, il était bel et bien certain d'une chose, il avait horreur de l'argent. Pourtant celui-ci avait tout pour plaire.
Un métal précieux, malléable à souhait, blanc, pouvant briller, mais dangereux pour le jeune Vampire, et il le savait très bien.
Et ces deux objets d'argent se rapprochaient peu à peu de lui, inéluctablement.


*Allons bon, une certaine partie de bijoux en argent sont déjà présents dans la pièce, l'importance que j'accorde à ceux qui se rapprochent de moi n'a nul besoin d'être quantifié...*
Le jeune homme continua donc d'écouter cette fameuse discussion sans y prendre part, en avalant une gorgée de vin entre deux dires. Il remarqua alors que la personne munie de ces deux petits objets d'argent s'était arrêté juste derrière lui.
C'est alors qu'une voix lui susurra alors à l'oreille quelques dires:
- - Seriez-vous en train d'épier ces gens Monsieur Keggerdan ? Beaucoup diraient que ce n'est guère convenable…

Aos lâcha alors un petit rire, qui le sortit de la discussion qu'il écoutait quelques secondes auparavant...
Le jeune homme se retourna vers son interlocutrice, et l'observa.
La première chose qui illumina son champ de vision fut la robe de la jeune femme, incrustée de nombreuses pierres précieuses.
Son visage frais, et fin, surmonté d'un chignon débordant de boucles brunes, était tout à fait charmant.
Et, cerise sur le gâteau, les fameux objets d'argent: deux pics qui maintenaient le reste de son chignon contre le haut du crâne de la demoiselle.
Aos Keggerdan ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire mesquin, à la vue de la dame et de son propos précédent, avant de rétorquer:
- C'est à dire que je m'abstenais plutôt de tout commentaire. Certaines manières et certaines règles sociales et morales doivent parfois laisser passer le reste de nos sentiments quand il s'agit d'une urgence... ou quand on s'ennuie, je suppose !
Il se demanda ensuite si la jeune femme, qui semblait d'un charme tout à fait ravissant, faisait membre de cette caste aristocratique de filles inaccessibles qui venaient aux soirées par nécessité ou pour simplement honorer les autres convives de leurs présences.
Le vampire se risqua donc à une fameuse question:
- Qui êtes vous ? Ou alors pardonnez ma mémoire, peut-être ne nous sommes déjà rencontrés ?

En constatant la réponse de la jeune femme, Aos sembla acquiescer légèrement de la pointe du menton avant de boire une nouvelle gorgée de vin.
- En tout cas, soyez la bienvenue en mon humble demeure ! J'espère sincèrement que vous profitez bien de cette soirée. Les petits pains vous plaisent ? Si je suppose que ça ne se voit pas tant que ça, mais c'est moi qui les ait fait.

Les dires de la jeune femme et son attitude avaient, pour tout dire, sans doutes légèrement mis de côté la présence des pics qu'elles portaient dans ses cheveux aux yeux de Aos, sans nul doute parce qu'il ne se doutait pas encore qu'il avait en face de lui une Huntress, tueuse de créatures de la nuit.
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Sam 11 Nov - 9:51

[HRP/ Premier RP de Melchior. /HRP]



Soirée tranquille en

face de la Bibliothèque

Aos, Katherine et Melchior

Une soirée gratuite en présence de
sieur Keggerdan ne se refuse pas...


Demeure d'Aos Keggerdan
Le 8 mai 1842


Dans un coin du salon où le buffet avait été installé, un jeune homme était appuyé contre un pan de mur. Près d'un grand vase, il observait les convives qui se rassemblaient doucement dans la pièce. Sous ses mèches en bataille qu'il ne parvenait toujours pas à coiffer décemment, Melchior jetait des regards soupçonneux à tous ceux qu'il voyait entrer. Il était déjà 20h30 et l'hôte de cette petite soirée improvisée n'avait toujours pas pointé le bout de son nez. Heureusement, son deuxième verre de vin déjà entamé dans sa main droite lui donnait au moins l'impression de ne pas être venu pour rien. Jusque-là, il n'avait taché ni sa chemise, ni son gilet aux teintes vertes, chose remarquable, et il avait déjà aperçu quelques invités d'intérêt.
Le journaliste était venu fureter. Fureter c'était ce qu'il faisait le mieux. Il était payé pour fureter. Et fureter lui plaisait. Malgré sa timidité naturelle et son manque de confiance en lui, enquêter sur les gens, pour soulever les pans douteux de leur passé obscur, et traîner dans les coins mal famés, pour laisser son oreille récolter les petites messes-basses de la capitale, étaient ses passes-temps favoris. Qu'il le fasse dans le but d'écrire des articles de journaux ou non, il en tirait un plaisir incomparable.
Aujourd'hui, Aos Keggerdan était de retour sur Londres. Il avait convié quelques têtes connues, c'était donc l'occasion pour le "scribouillard" de venir aux nouvelles et de trouver de quoi satisfaire ses collègues en terme de petit griffonnage. Il n'attendait pas à trouver ce soir de quoi alimenter un article complet, mais il était de son devoir de se tenir au courant des dernières excentricités des plus grands.
On disait de Monsieur Keggerdan qu'il était venu s'installer à Londres pour aider son ami, Charles Nesbor, à tenir les rennes de son entreprise éponyme. Cela ne faisait déjà un an qu'il était dans la capitale mais ses nombreux voyages l'avaient rendu plus absent que présent. Aussi était-ce une des grandes fortunes de la ville dont la personnalité n'était pas encore facile à cerner. On savait qu'il aimait la lutte et qu'il appréciait la peinture (c'était au moins une chose qu'ils auraient en commun), mais nul ne savait réellement d'où il venait ni ce qu'il avait comme projets concernant l'entreprise Nesbor. Le journaliste qu'était Melchior avait donc de quoi faire. Une petite interview ne serait pas de refus. Le tout était de trouver un moyen de l'aborder sans le déranger outre mesure...

Pour meubler le temps, en attendant que la "cible" de sa mine de plomb ne daigne enfin se montrer, le jeune homme sirotait son vin en jetant par-ci par-là des coups d'oeil aiguisés. Personne ne venait l'aborder, pour la simple et bonne raison que personne ne le remarquait. C'était une des petites particularités que son don de Lycanthropie lui avait offerts. Dans un lieux plein de monde, il pouvait passer totalement inaperçu. C'était comme s'il faisait partie des meubles. Nul ne faisait attention à sa présence, et cela l'arrangeait parfois réellement. Ainsi, il avait tout le loisir d'observer les gens sans que l'on ne vienne perturber son petit manège.


*Et ces petits bibelots, là, ça ne te dit pas ? Moi je les trouve bien.* fit Mustel dans son esprit. *Regarde, dans le couloir là-bas, sur le guéridon, tu vois ? La petite boîte qui brille ? Elle irait bien dans la salle d'eau, non ?*

Melchior tiqua. Son entité ne cessait de lui indiquer tous les petits objets qu'il lui était possible de voler discrètement. Qu'importait leur valeur, du moment qu'ils lui plaisaient, le furet rêvait de les saisir et de les emporter. C'était de ce totem que le jeune journaliste tenait sa cleptomanie. Parfois, il appréciait en effet de récupérer des objets qui lui tapaient à l'oeil, mais souvent cela lui causait plus de soucis que de plaisir.

*Ce n'est pas le moment...* répondit-il en soupirant.

*Mais si ! Au contraire ! Il n'est pas encore arrivé et les gens sont trop occupés à se saluer pour te voir les prendre ! Vas-y !*

Tout comme Whool, son totem-loup, Melchior préféra ne pas répondre au petit mustélidé qui ne cessait de s'agiter dans le Monde des Esprits. Dans les soirées de ce type, il était intenable. L'écouter ne menait qu'à provoquer des catastrophes. Sa mère ne lui avait-elle pas conseillé mille fois de fermer son esprit au petit mammifère dans de telles circonstances ?
Instinctivement, le Lycanthrope porta sa main libre à la petite broche d'argent qu'il avait épinglée au niveau de son coeur. L'éléphant, finement ouvragé, venait d'Inde où sa mère avait voyagé. L'avoir avec lui le rassurait. L'objet le rappelait souvent à la raison et songer à sa mère le rassérénait. C'était comme son petit bracelet tressé de trois rubans de couleurs qui, lui, venait de sa soeur cadette.

Oubliant un instant son entité et sa famille, Melchior se concentra pour détailler les invités. Il y avait-là de nombreux bourgeois de peu d'intérêt, mais aussi quelques hauts-bourgeois et même des aristocrates qu'il ne se serait pas attendu à voir. C'était le cas, par exemple, de Miss Abberdine, la fameuse chanteuse qui faisait un tabac à l'opéra depuis quelques semaines. Le journaliste songea que c'était l'occasion pour lui de s'informer un peu de son ressenti concernant son nouveau succès. Le lycanthrope repéra également Miss Thornes, celle que beaucoup surnommaient "La Hongroise", rapport à ses origines, et qui venait de rejoindre la nouvelle troupe de théâtre du lord Keisuke. C'était-là une occasion en or de lui demander quelques informations au sujet  des conditions des acteurs et surtout de tenter de lui soutirer le titre de la prochaine pièce que le grand metteur en scène allait offrir à son public. Depuis les attentats au théâtre, chacun attendait le retour du Comte et ses petits secrets relatifs à la pièce qu'il avait choisie en faisait jaser plus d'un. Obtenir le titre de cette fameuse pièce en préparation lui voudrait un certain respect auprès de ses collègues !


*Nous ne l'avons jamais rencontrée ?* s'interrogea Whool dont l'instinct était bien plus développé de celui de ses deux confrères. *J'ai l'impression que nous la connaissons...*

*Celui qui l'accompagne me dit quelque chose...Mais je ne crois pas que nous lui ayons déjà parlé...* répondit Melchior en parcourant des yeux la somptueuse robe de la demoiselle. Demoiselle qu'il trouvait d'ailleurs tout à fait à son goût.

Il était déjà 21h20 lorsque Monsieur Keggerdan vint enfin à la rencontre de ses invités. Le Lycanthrope tendit le cou pour mieux le voir entrer dans le salon. Il l'observa un moment, toujours aussi silencieux et invisible dans son coin. Son élégance avait de quoi tourner la tête des dames et son visage avait une noblesse extraordinaire. Il était décidément bel homme. Il dégageait une certaine présence qui invitait au respect et les sourires qu'il servait volontiers à ses convives firent rapidement oublier son indécent retard.  
Melchior saisit son calepin qui dépassait un peu de sa poche arrière de pantalon et se mit à griffonner quelques notes concernant le physique de son hôte. Cela pourrait toujours servir pour meubler son article. "Bien fait de sa personne, Monsieur Keggerdan a de quoi plaire aux dames, et il semble que ses nombreux voyages ne lui aient pas soustrait son amabilité et sa douce présence énergique."
Après avoir décrit son hôte, le Lycanthrope le suivit du regard et tâcha de lire sur ses lèvres ce qu'il disait à ses invités. Bientôt, Miss Thornes l'aborda et ils se mirent à discuter tous les deux. Melchior songea qu'après la jeune femme, il pourrait peut-être enfin aller lui serrer la main et le remercier pour son invitation. Il doutait que ce serait le moment de lui poser des questions sur son entreprise et ses voyages, de même que ce ne serait pas convenable de sauter sur Miss Thornes pour obtenir d'elle des informations sur la pièce du Comte - il attendrait que la soirée avance pour cela - mais ce serait le moment de se présenter et de les saluer.
Convaincu que c'était sa chance, le journaliste vida son troisième verre d'une traite afin de se libérer les mains et voulut quitter son coin de tranquillité pour les rejoindre. Mais en se détachant du mur contre lequel il s'appuyait, il fit un mauvais mouvement et son coude frôla d'un peu trop près le vase qui se tenait sur le meuble à ses côtés. Le bruit de la porcelaine qui se fracassa à terre fut comme un coup de tonnerre dans la pièce. Les conversations s'arrêtèrent nettes et tous les regards se braquèrent sur le pauvre petit bourgeois dont la maladresse devenait légendaire. Rouge comme une pomme bien mûre, Melchior leva les mains en signe d'impuissance et s'excusa platement à coup de courbettes. Il s'accroupit pour aider les domestiques à ramasser ses dégâts. S'il voulait rester discret, c'était raté...


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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Dim 12 Nov - 18:49

L'ennui tenait fermement la demoiselle. Les soirées mondaines ne lui avaient pas manqué, elle s'amusait bien plus en présence des Hunters qu'ici avec ces hommes et femmes totalement insouciants et imperturbable sur les véritables conditions de vie de certains. Ils avaient les yeux bandés tout comme ces femmes en Chine avaient les pieds bandés. Aveugles ils ne ressentaient pas le danger oppressant des créatures de la nuit. Vampires et Loups-Garous peuplaient les ruelles sombres et étouffantes de Londres à la nuit tombée. Quelques créatures particulières et potentiellement dangereuses se tapissaient dans des maisons, dans des quartiers et parfois même dans le coeur de connaissances et il était presque impossible de les reconnaître. Ces créatures Katherine n'en avait que peu croisé. Il s'agissait d'être crées par l'Alchimie et elle remerciait les nombreux ouvrages de son père pour l'avoir éclairé il y a bien longtemps sur ce sujet encore méconnu. Cette société était pourrie jusqu'à la moelle par la richesse, les héritages dégoulinants de corruption de certains hauts placés. Cette soirée ne faisait pas exception à la règle. L'hypocrisie était de la partie et les nombreuses rumeurs circulaient d'invité à invité. Des rumeurs sur tout et n'importe quoi qui noircissait la réputation de certains personnes qui bien souvent n'avaient rien demandé.

* C'est pathétique* songea t-elle. Oui approuvèrent ses entités qui ne comprenaient toujours pas le fonctionnement de l'Homme. Cet être lui-même était un paradoxe. La volonté de vivre et le rapprochement perpétuel vers la destruction. Le paraître et le réel. Tout en lui n'était qu'illusion désillusion.

Apercevant au loin l'hôte Katherine se rapprocha de lui et le surprit épier une conversation des plus ennuyante d'un petit groupe de personnes. Le sourire aux lèvres elle lui fit la remarque et le contempla. Elle ne pouvait le nier. C'était un garçon séduisant qui semblait avoir tout pour plaire aux dames de la société autant bourgeoises qu'aristocrates. Avait-il seulement conscience du succès qu'il devait avoir auprès des femmes. Les regards de certaines se perdaient sur lui, il était désirable et Katherine le sentait. Elle le voyait tout du moins lorsqu'elle s'autorisait à détourner légèrement le regard. Il était constamment regardé, épié à son tour et cela en était presque amusant. Avait-il déjà salué toutes ces femmes qui n'attendaient que son approche ?

Toute souriante la jeune femme l'écouta sous le regard protecteur de son majordome. Michael, le visage fermé, voyait toujours d'un très mauvais œil les manières de Katherine envers les hommes et même s'il acceptait parfois le jeu de séduction de la comtesse pour arriver à ses fins auprès des vampires il faisait toujours bien attention à être non loin d'elle si l'homme allait trop loin. Il avait entièrement confiance en elle. Ce fut donc sans surprise qu'il ne montra absolument aucun sympathie envers l'homme qu'elle côtoyait. Malgré tout il s'était incliné profondément comme les coutumes l'exigeaient à l'époque.


- Eh bien vous devriez peut-être les interrompre, vous êtes l'hôte exprimez-vous donc mon cher, je suis certaine qu'ils n'attendent plus que cela !

Tendant sa main afin qu'il y dépose le baisemain traditionnel elle sourit et se pencha un peu vers lui :

- Vous organisez une soirée et vous ne connaissez pas vos invités ? Je devrais peut-être m'affliger. Je pourrais même m'abstenir de vous répondre puisque certaines personnes ici présentes me présenteraient bien mieux que je ne pourrais le faire. Elle eut un petit rire amer et continua : Je ne vous en porte guère rigueur toutefois. Je suis la Comtesse Thornes. Appelez-moi tout simplement Katherine. Nous nous sommes en effet déjà rencontrés cependant sans jamais nous parler, nous avons fréquenté une ou deux soirées communes.

Tendant la main en l'écoutant la demoiselle hocha la tête et attrapa un petit pain :

- Je vous en remercie grandement. Oh je ne l'avais pas soupçonné et je vais les goûter pour vous dans ce cas. Faisons honneur à cette réussite.

Souriant elle porta le met à ses lèvres et le goûta malicieusement. Le goût était des plus agréables, elle ne pensait pas cela aussi bon et ne se posa donc plus la question du pourquoi du comment les plats se réduisaient aussi vite. Ce notaire avait décidément d'excellentes papilles. Peut-être songerait-elle à l'inviter afin de passer une soirée gourmande. Alors qu'elle allait lui annoncer que tout était parfaitement à son goût un immense fracas fit trembler la salle. Du moins, l'écho semblait être bien porté puisque lorsqu'elle se retourna elle constata qu'il s'agissait simplement d'un vase en porcelaine tombé. L'homme qui avait brisé ce petit bijoux levait les mains en l'air bien embêté de s'être fait remarqué de la sorte. Il réussit à arracher un nouveau sourire à la jeune femme lorsqu'il se baissa pour ramasser sa bavure. Il ne semblait pas être un homme puisque les confrères de Katherine ne se seraient pas embarrassés d'une tâche aussi épuisante et infériorisantes que celle-ci. Faisant un geste de la main à Michael elle l'envoya aider le pauvre homme et les domestiques qui s'évertuaient à ramasser les morceaux sans se couper.

- J'espère Messire que cet objet n'avait que peu de valeur à vos yeux…

Inclinant légèrement la tête elle se dirigea vers l'inconnu et se pencha légèrement vers lui :

- Laissez donc Michael ramasser tout cela Monsieur. Etes-vous blessé ?



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Aos Keggerdan
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Emploi/loisirs : Gérer l'entreprise Nesbor, traîner sur ses lieux de promenade préférés, aller au théâtre, lire de la littérature étrangère. Et faire régner sa terreur parmi les criminels sous la forme d'un justicier masqué, aussi. Ce qui comporte d'éliminer les plus nuisibles d'entre-eux.
Age : 251 ans
Age (apparence) : 24
Proie(s) : Les criminels, membres de gangs, les loups-garous trop agressifs, les vampires devenus incontrôlables, les êtres trop menaçants pour le reste de la population et qui pourraient potentiellement dévoiler au grand jour le secret des créatures de la Nuit. Tous ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires, sont susceptibles d'être cible.
Secte : Indépendant
Clan : Indépendant
Lignée : Laïbon (Adopté)
Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Jeu 16 Nov - 19:22

La domination.

C’est un élément clé de la chaîne alimentaire qui se transmet chez les êtres vivants depuis la nuit des temps. Elle inclue des dominés, ceux qui naissent dans un monde forgé où ils verront leurs possibilités de choix réduites aux capacités innées ou qu’ils auront acquises. Ces dominés devront s’adapter aux autres êtres susceptibles de les écraser, et si ces premiers ne voient pas leur capacité d’adaptation assez intelligente pour survivre et ainsi prendre les décisions qui s’incombent : ils mourront.

La deuxième catégorie recèle les dominants.

Ceux-là naissent avec des acquis particuliers ou une volonté spéciale.
Ces acquis leur permettront de montrer leur domination aux autres et ainsi d’asseoir leur pouvoir parmi les dominés. La volonté détenue par ces dominants consiste en général à vouloir faire membre des plus forts de son espèce, si ce n’est le plus fort, et ainsi hériter des avantages qui en découlent, donc
la richesse, le pouvoir, la malléabilité du monde qui les entoure.
Les dominants ne s’adaptent pas au monde qui les environne : c’est eux qui façonnent un monde adapté à leurs besoins, de par leur volonté et leurs capacités.


Si Aos Keggerdan n’avait autrefois jamais désiré être le plus fort, il a rapidement réalisé qu’il ne voudrait jamais être un faible, et c’est pourquoi il s’est toujours efforcé de travailler avec assez d’acharnement pour être le maître dominant de chacune de ses actions.
S’il y avait bien quelque chose qui lui déplaisait, c’était de perdre le contrôle de la situation. Et il avait bien appris à affronter les différents adversaires qui pourraient nuire à son contrôle.


*la Comtesse Thornes.. Je vois* se dit le jeune Vampire avant de plonger son regard dans les yeux de Katherine. Il esquissa un sourire suite aux paroles de la jeune femme qu’il avait en face de lui, avant de répondre :
- Disons que j’aime bien apprendre à dompter l’imprévu. Rencontrer de nouvelles personnes et apprendre à les connaître peut quelques fois s’avérer intéressant.
Katherine Thornes attrapa l’un de ces petits pains, qu’elle approcha de ses papilles, et s’en repu.
- Alors à la vôtre, Katherine, dit Aos en terminant son verre de vin.

C’est alors qu’un bruit sourd se répandit dans la pièce, et tous se tournèrent vers celui-ci. Un jeune homme blond au visage rouge comme un diable se tenait à côté de débris d’un ex-vase de porcelaine, les mains en l’air, l’air qui soit le plus désolé du monde.
Aos Keggerdan afficha un drôle de sourire en entendant les dires de la comtesse Thornes, tandis qu’il regardait le jeune homme s’accroupir pour commencer à ramasser les débris.


Katherine fit alors quelques pas pour traverser le salon pour rejoindre le jeune homme, et Aos remarqua une nouvelle fois ce qui faisait ironie à ses yeux pour les aristocrates : leur sens des priorités.
Alors qu’il y a à peine quelques secondes ils regardaient avec effroi le vase brisé au sol, ils tournèrent de l’œil au passage de Katherine pour contempler la jeune femme aux boucles brunes.


Aos poussa un léger soupir avant de se rapprocher du jeune homme pour inspecter son état, Katherine déjà présente juste à sa gauche.
Il s’agenouilla aux côtés de celui-ci, en attrapant d’une main un débris et posant son autre main sur l’épaule du jeune homme :

- Allons, mon brave, faites ce que dit la dame, dit Aos avec un large sourire affiché sur le visage.
Il se redressa, en faisant glisser sa main de l’épaule au poignet du jeune homme, puis tira dessus pour l’aider à se relever.
Aos Keggerdan, toujours avec un grand sourire bienveillant adressé à l’homme blond, posa le débris qu’il avait dans l’autre main sur une commode.

Devant la mine surprise du blond, Aos s’adressa avec lui pour briser la glace :
- Un peu de nerf, mon vieux ! Dit-il avec un léger rictus, Dîtes moi quel est votre nom ? Ne vous faîtes pas de bile en essayant de sonder le prix de votre précédente victime, la valeur d’un objet n’est que de celle qu’on lui donne.
Et puis, un vase se remplace, pas une main coupée !


*21h35*
Aos Keggerdan baissa alors les yeux sur sa montre d’un bref regard.
*Ah, 21h43, encore raté.*
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Ven 17 Nov - 11:34



Soirée tranquille en

face de la Bibliothèque

Aos, Katherine et Melchior

Maladresse mon amie
La chance me sourit


Demeure d'Aos Keggerdan
Le 8 mai 1842


*Ah ben bravo ! Il était beau ce vase. Tu aurais pu le prendre...Le voilà cassé. T'es vraiment maladroit.*

Le visage écarlate, Melchior paniquait. Lui qui avait voulu aller à la rencontre de son hôte avec un minimum de dignité et de tact, se retrouvait accroupi au niveau du sol pour ramasser les morceaux de la porcelaine qu'il venait de briser. Tout le monde dardait sur lui des regards indignés, peinés ou moqueur. Il se sentit humilié par sa propre maladresse. Mustel s'agitait dans sa tête, ce qui ne l'aidait pas à se sortir de l'angoisse soudaine qu'avait provoquée chez lui cette cruelle erreur.

*Ne t'occupe pas de lui.* murmura Whool, toujours prêt à réconforter son jeune ami dont il connaissait les tourments.

Le journaliste fut bien vite entouré de domestiques qui se mirent à l'aider à ramasser les débris tout en le priant de les laisser faire. Au bout de quelques minutes, un grand homme aux cheveux noirs vint soudainement leur prêter main forte et une voix féminine fit tressaillir le jeune blond. Melchior se redressa un peu pour tourner son visage décomposé vers celui de son interlocutrice. C'était Katherine Thornes. Le Lycanthrope en eut un choc au coeur et rougit d'autant plus qu'elle se trouvait très prêt de lui.


- Heu...je...oui. Merci. Je veux dire, non, je ne suis pas blessé...

Son coeur battait la chamade. Il se sentait si ridicule, si maladroit ! Il aurait souhaité se transformer en souris pour disparaître dans un trou, loin de cette réception et de ces regards insidieux.

*On y va ?* demanda Mustel en bondissant partout dans l'herbe de son espace mental, heureux à l'idée de sortir dans le monde des humains.

*Surtout pas !!* s'affola Melchior en serrant les dents.

C'était rare, mais il était déjà arrivé que le furet prenne la place de l'humain sans qu'il ne se soient concertés. S'il se transformait maintenant, au milieu de la foule, devant Katherine Thornes et les autres convives, ce serait une véritable catastrophe !
Alors qu'il se disputait avec son entité et tendait une main hésitante vers un gros morceau de porcelaine, une autre main le saisit avant lui et une voix de stentor le sortit de ses pensées. Melchior jeta un regard ahuri à Aos Kaggerdan qui le pressait d'écouter les conseils de Miss Thornes. Incapable de réagir, le journaliste sentit la main de son hôte s'appuyer sur son épaule avant qu'il ne le relève par le poignet en l'exhortant à se remuer un peu.
Une fois debout, un peu chancelant, le jeune blond se mit à faire quelques courbettes, plus gêné que jamais d'avoir brisé l'objet et d'avoir été relevé par son hôte lui-même. Il s'excusa platement, une main sur le coeur.


- M..Monsieur Kaggerdan ?! Je...Je suis vraiment navré ! Je...

Il jeta un dernier regard au vase brisé et grimaça un peu face au regard du haut-bourgeois. Ce dernier le rassura quant à la valeur de l'objet et lui rappela qu'il valait mieux laisser les domestiques gérer la chose plutôt que d'y perdre une main.

- Certes, oui...répondit timidement le Lycanthrope. Mais...si vous souhaitez que je vous dédommage, je n'y manquerais pas. Melchior tenta un sourire et se redressa. Il devait se calmer.

*Présente-toi.* fit le loup dans son esprit

Son totem avait raison. Monsieur Kaggerdan lui avait demandé son nom et c'était l'occasion pour lui de se présenter. Peut-être même que c'était là sa chance de l'aborder réellement et de lui demander si son entreprise se portait bien...


- Je me nomme Melchior Henry Barnes. Je suis journaliste au Times. Peut-être avez-vous lu quelques uns de mes articles ? répondit-il en se frottant la tête. Il doutait sérieusement que Monsieur Kaggerdan le connaisse, d'autant que ses articles étaient minuscules et de peu d'importance au sein du journal en question. Ce n'était qu'une petite main. Je suis ravi de vous voir en chair et en os, Monsieur. fit-il en lui serrant la main avec ce qu'il pouvait de fermeté. Merci pour cette soirée, elle s'annonce bien, si l'on oublie ma maladresse...ah ah...

Melchior agissait comme un gamin au milieu des adultes. Sa gêne transpirait de chacun de ses pores et son regard demeurait presque larmoyant. Son coeur ne cessait de battre comme un tambour dans sa poitrine et ses pensées s'entrechoquaient dans son esprit. Sans Whool et sa sérénité légendaire, il aurait déjà pris ses jambes à son cou.
Ne négligeant aucune manière, le jeune blond se tourna bien vite vers Miss Thornes pour la saluer à son tour. Si le contact s'était fait plus naturellement avec Monsieur Kaggerdan, ce n'était qu'à cause de leur proximité physique due à son geste pour le relever.


- Miss Thornes...fit-il en esquissant une courbette de circonstance. Je suis ravi de vous rencontrer également. Merci pour votre aide, ajouta-t-il en jetant un coup d'oeil au dénommé Michael qui prêtait main forte aux domestiques de leur hôte. Je suis navré si j'ai interrompu votre conversation avec Monsieur Kaggerdan, à cause de mes bêtises...

Comment continuer la discussion sans risquer qu'elle ne s'éteigne ? Aos Kaggerdan n'allait certainement pas rester-là à le regarder: il avait d'autres invités à voir. Le petit coup d'oeil qu'il avait jeté à sa montre prouvait bien assez qu'il avait d'autres obligations. Il fallait trouver une amorce dans l'immédiat ou il risquait de devoir attendre encore de nombreuses heures pour avoir l'occasion de lui parler. Le journaliste fut, pour le coup, plutôt malin: il regarda tour à tour la jeune femme et l'homme pour les inclure ensemble dans la conversation qu'il devait lancer.

- Vous parliez sans doute de l'entreprise Nesbor, n'est-ce pas ? demanda-t-il en souriant. Monsieur Kaggerdan, il paraît que votre aide est fort appréciée de Monsieur Nesbor. Je suppose que vos affaires sont bonnes ? Son sourire feint fut plutôt convainquant. Puis, il se tourna vers Katherine. Ah ! Mais peut-être que vous parliez plutôt de votre rôle dans la nouvelle pièce de Monsieur Keisuke ? fit-il en observant la réaction de la jeune femme. Il semblerait que les répétitions aient déjà commencé...

Il était entré dans le vif du sujet, peut-être un peu rapidement, mais au moins avait-il amorcé la chose. S'annoncer comme un journaliste juste avant de poser ce genre de question était peut-être un peu maladroit, mais la politesse des uns et des autres les obligerait à lui répondre et à continuer la conversation. Finalement, cette histoire de vase lui avait sans doute porté chance.

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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Jeu 23 Nov - 19:41

Surprenant son hôte épier une conversation politique et économique entre certains nobles et bourgeois présents, la demoiselle se permit d'interrompre son écoute et de lui en faire la remarque. Cela pouvait paraître déplacée si elle n'était elle-même pas issue d'une classe plus élevée que celle d'Aos. Et puis sincèrement... Elle s'en fichait. Si elle avait été invitée c'est qu'il devait l'apprécier ou tout du moins tolérer son comportement particulier, scandaleux et révoltant pour beaucoup de ladies et gentlemen ici présents. La surprise passée, le jeune homme eut presque l'affront de lui demander son identité ce qui étonna fort la demoiselle. Un hôte qui ne connaissait pas ses invités. Avait-il été conseillé ou était-il simplement idiot de convier n'importe qui à l'une de ses soirées ? Si Katherine avait été dans son cas elle aurait demandé un minimum d'informations sur chacun d'eux afin de pouvoir discuter sur les sujets que ses invités considéreraient comme intéressant. Ne lâchant pas son regard Katherine le gratifia d'un sourire charmeur dont elle avait le secret avant d'accepter de goûter à ses petits pains. Ce point également l'intriguait. Elle connaissait peu de bourgeois ou de nobles qui s'essayaient à la cuisine et encore moins nombreux étaient ceux qui désiraient régaler les papilles de leurs convives par eux-mêmes. Étrangement, cela ne la dérangeait pas. Si son propre passe-temps était de monter sur scène pour jouer, dévorer une multitude de livres ou attirer dans sa couche chaque homme qu'elle trouvait à son goût, celui de Sieur Keggerdan pouvait bien être la cuisine.

Alors qu'elle allait le complimenter sur la saveur de ses mets un grand fracas fit vibrer la salle toute entière et bientôt chacune des discussions s'éteignirent comme des bougies soufflées par le vent. La bouche légèrement entrouverte puisqu'elle s'apprêtait à parler Katherine se tourna vers le garçon qui avait détruit un magnifique vase. Des plus gênés il rougissait à ne plus paraître humain. Souriante comme toujours Katherine souffla quelques mots à son hôte avant d'envoyer Michael aider le malheureux puis s'approcha de l'inconnu. Ainsi elle traversa la foule d'invités, ne se souciant guère de ne pas saluer un tel ou un tel qu'elle n'avait pas encore eu le temps de voir et s'approcha du jeune homme. De sa voix douce elle lui demanda si tout allait bien tout en lui intimant l'ordre de laisser Michael se charger de tout ceci. Il était déjà suffisamment en position d'infériorité pour se rabaisser encore plus à ramasser chacun des débris de l'objet précieux. Le blondinet rougit un peu plus devant la Comtesse qui ne savait réellement comment l’interpréter. La honte ou bien la gêne de se retrouver face à une femme de haut rang ? De toute évidence, il ne faisait pas parti de l'aristocratie. Peut-être l'avait-il reconnue. Ce dernier l'assura qu'il allait bien malgré ses bégaiements qui firent sourire un peu plus la demoiselle. Amusée de le voir ainsi elle se baissa un peu plus afin d'avoir son visage à sa hauteur. Il était jeune.

*Un enfant* pensa t-elle.

Son comportement lui faisait penser à celui d'un jeune adolescent. Timide, rougissant, penaud et insouciant il n'avait pas vraiment l'air d'un adulte responsable. Du moins pas en la présence de la comtesse.

-Vous m'en voyez rassurée.

Les gestes du garçon se firent peut-être un peu plus confiants lorsqu'Aos arriva, lui conseilla de céder aux paroles de la jeune femme avant de l'aider à se relever. L’embarras de l'inconnu se fit de plus en plus démonstratif. Alors qu'il s'excusait platement et tentait de se faire pardonner ce dernier finit par se présenter. Ce fut certes assez maladroit. Katherine grinça des dents presque gênée d'avoir face à elle un de ces journalistes qui déblatéraient absolument tout et n'importe quoi dans leur paperasse et leur rôle n'allait pas en s'améliorant au fil des siècles. Après les articles critiquant les personnalités publiques beaucoup véhiculaient des ragots, des rumeurs, des légendes et aggravaient parfois la situation de quelques personnes qui se trouvaient bien embêtée par la suite. C'était en l’occurrence les journalistes en diffusant les nouvelles qui avaient reclus un peu plus Alexender au ban de la société.

Raina s'agita. Katherine fronça un instant les sourcils avant d'afficher à nouveau son joli sourire. Qu'avait perçu la louve ? Etait-ce le terme de journaliste qui l'avait perturbé ? Non, il y avait autre chose. Une légère sensation la traversa. Comme un sentiment de déjà-vu. Connaissait-elle ce Melchior ? Non, elle saurait s'en rappeler. Alors comment expliquer qu'elle avait l'impression de le connaître… Cela lui était bien étrange d'autant plus que les mots que lui soufflait la louve l'inquiétaient presque. Elle trouvait qu'il avait une « odeur » particulière. Quelque chose qui faisait qu'il n'était pas vraiment que Melchior. Il y avait autre chose.
La révérence du journaliste la tira de ses pensées. C'était idiot. Ce garçon n'avait rien d'anormal mis à part le fait qu'il semblait plus maladroit que n'importe qui dans cette pièce. Sa petite courbette la fit sourire à nouveau. Malgré sa gêne il faisait tout pour paraître poli et respectueux d'autant plus qu'il semblait déjà la reconnaître.


- C'est un plaisir partagé Monsieur Barnes. Oh ce n'est rien, il ne fait que son travail. Rassurez-vous,  nous ne parlions de rien de bien urgent.

Soudainement impliqué dans les prochaines paroles qu'allaient prononcer le journalise la Comtesse l'éouta attentivement tandis que Michael, ayant fini de ramasser les débris et de nettoyer en compagnie des domestiques, lui apportait un verre de vin à la robe bordeaux. Le remerciant silencieusement elle manqua de s'étouffer alors qu'elle portait le liquide à ses lèvres. S'étouffer avec l'air, lors d'une simple inspiration juste avant de goûter à ce merveilleux rouge. Ainsi c'était pour la pièce qu'il l'avait reconnue ! Les nouvelles allaient de bon train et tous ces rapaces ne maqueraient pas bientôt de venir harceler chacun des comédiens et même le metteur en scène afin de soutirer des informations. Au moindre faux pas envers le Comte Katherine pourrait ruiner, sa réputation à travers les journaux, sa carrière de comédienne et… Sa vie entière en réalité. Restant interdit pendant un instant elle secoua la tête et attendit que Sieur Keggerdan réponde pour faire à son tour :

- Aucunement, nous discutions des fabuleux dons culinaires de notre hôte, tenez un merveilleux petit pain préparé exclusivement pour nous.

Lui tendant de quoi garder la bouche pleine Katherine attendit que les regards se rangent enfin pour pouvoir continuer :

- Je ne me permettrai pas de discuter de cela sans l'accord du Lord Keisuke Monsieur Barnes. En effet nous avons commencé les répétitions. Que savez-vous de la pièce ? Vous êtes un curieux…

Poussée par la louve la jeune femme se risqua à continuer. Pour se faire elle se pencha doucement vers lui comme si elle voulait lui faire une confidence et de manière très inconventionnelle elle posa sa main sur la bras du garçon pour demander en plongeant ses prunelles dans les siennes :


- Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Avons nous déjà discuté ensemble ?

Cette dernière paraissait troublée. Se rendant compte de son geste elle ôta sa main et fit un sourire radieux à leur hôte :

- Messire Keggerdan, pourrions-nous nous isoler afin de ne point être perturbé par l'un de vos convives ? Non pas que je n'apprécie l'un d'eux, seulement je pense que certaines oreilles indiscrètes se permettent d'écouter notre conversation… cela me rappelle quelqu'un…

Riant elle lui jeta un regard entendu et porta son verre à ses lèvres.



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Aos Keggerdan
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Mer 13 Déc - 17:31

Le Vampire se fit une rapide description du journaliste, qui avait un air vaguement adolescent. Peut-être était-ce plutôt son attitude, un peu désordonnée et maladroite qui renforçaient cette impression de traits pubères, ou alors était-ce l’hésitation dans le moindre de ses mouvements.

Aos ne l’avait pas encore remarqué durant la soirée, du moins il ne lui avait pas accordé grande attention. En effet, la plupart de ses convives avait été principalement invité par Elizio, qui se chargeait en général de la plupart de ses paperasses. Il est vrai qu’Aos avait été débordé par de nombreux évènements ces derniers temps, notamment il y eut vent de quelques nouvelles rumeurs au port et aussitôt s’était-il décidé une nouvelle fois d’aller enquêter en revêtant le masque du « Diable Bleu ». Ce même masque qui lui avait autrefois servi durant les luttes en Afrique, celui qui lui avait valu même le surnom du « Diable Bleu ». D’ailleurs, on ne savait pas vraiment s’il s’agissait de légende urbaine, ou d’un véritable démon qui avait été libéré certains esclaves du joug d’exploitations un peu trop cruelles avec leurs « capitaux humains ».

Aos Keggerdan se fichait au départ pas mal de la réputation qu’il avait forgé pour son personnage, mais lorsqu’il en eut vent, il ne cessa de l’utiliser dans le cadre de sa lutte en Afrique. Évidemment, cette légende est restée dans la bouche de tribus, pour autant qu’il le sache, et n’avait probablement jamais atteint Londres.
Aussi, c’était à cause d’autres affaires pressantes qu’il n’avait guère pu organiser lui-même les invitations de la soirée, et la seule chose à laquelle il put participer fut l’élaboration de mets, chose motivante en soi pour le Vampire qui tirait un certain plaisir dans la conception de plats diverses et variés.


Ce fut donc avec un grand plaisir qu’eut le Vampire aux traits du jeune homme dans la fleur de l’âge, à discuter avec la Comtesse de Thornes qu’il trouvait fort entreprenante.
*Peut-être est-ce ce le genre de petites filles issues d’un grand nom presque disparu, qui aujourd’hui se permet d’adopter une attitude abusante vis-à-vis des autres classes sociales* se disait-il, *Non, c’est autre chose*.
Et s’ils n’avaient pas été perturbés par le journaliste blondinet, Aos n’aurait sans doute eu aucuns déplaisirs à poursuivre dans cette conversation avec la Lycan, en essayant d’apprendre à la connaître.
Il fit donc de son mieux, avec grande assurance, pour calmer Melchior et lui assurer que ce vase n’avait pas grande valeur, et que « d’accord, vous pourriez me dédommagez ça un jour prochain sous forme de service ! », puisqu’il voulait absolument le mettre à l’aise.
Le journaliste lui demanda alors s’il avait déjà lu un article d’un certain Barnes dans le Times, ce à quoi il répondit :

- Hélas non, mon ami ! Pas encore, mais maintenant que ce nom a marqué ma mémoire, sachez que ni l’alcool ni autre abus de ma part ne saurait l’en effacer, et c’est ce pourquoi si mes yeux passent rapidement sur l’un de vos articles, votre nom en ressortira et je pourrais alors m’arrêter sur votre écriture pour en profiter.
Melchior lui serra ensuite la main, poignée à laquelle il répondit avec habitude.
Aos possédait cette attitude assurée, émanant une aura à la fois capable d’une froideur extrême tout comme de grande bienveillance, l’élément le plus courant de cette aura était sans nul doutes la détermination du Vampire, appuyé par son beau physique long et élancé, puissant. Il utilisait l’art de la rhétorique à merveille, mais ce qui s’imposait dans les débats avec ses amis était sans nuls doutes cette même aura, témoin d’assurance et de détermination.

- Votre maladresse s’est déjà effacée, Monsieur Barnes, dit-il en souriant, N’ayez nulles craintes concernant votre réputation de briseur de vases, tous sont qui sont dans cette pièce sont tenus au secret professionnelAjouta Aos en penchant sa tête légèrement sur le côté comme pour désigner les convives présents dans la salle, un grand sourire malicieux affiché sur le visage.
Melchior se tourna ensuite vers la comtesse, où Aos se surpris lui-même en train de se détailler les courbes de la dame, avant de se notifier une nouvelle fois le comportement particulier de Katherine.
Et puis, le Vampire réalisa que le journaliste leur avait demandé quelque chose et que la jeune femme lui avait répondu, semble-t-il.
D’autant que Katherine lui jeta un regard attentif, qui laissait comprendre qu’elle attendait une réponse de sa part. Aos Keggerdan mit donc quelques secondes à réaliser que Melchior Barnes attendait une réponse :

- Euhm… Oui, enfin non, dit-il avec un petit rictus gêné, rien de spécial.
Puis vint la réponse de Katherine concernant les petits pains, à laquelle il haussa les épaules au son des dires de celle-ci.
Après cela, Melchior demanda à la Comtesse la progression de la pièce de théâtre sa troupe, question à laquelle répondit Katherine en évoquant notamment le nom de Keisuke.

*Le Lord Keisuke, ne s’agirait-il pas d’un personnage reconnu à Londres ? Il me semble même qu’il s’agit du chef d’une troupe de théâtre, j’ai déjà dû aller voir l’une de leurs représentations, ou peut-être pas ? Ça m’aurait échappé ?*
Katherine continua d’ailleurs d’alimenter leur conversation, et tendit l’un des petits pains au jeune journaliste blond, qu’il attrape rapidement pour y goûter.
Aos Keggerdan s’efforça donc de se concentrer sur la conversation, tout en arborant un de ses grands sourires charmeurs dont il avait le secret. Le vampire, d’ailleurs, avait appris au fur et à mesure des années, voire siècles, d’alimenter sa beauté avec une attitude plus ou moins mystérieuse, charmeuse, ce qui lui permettait sitôt après de casser cette attitude avec de l’humour, et ainsi aborder l’autre interlocuteur de différentes façons et voir ce qui correspondait le mieux à l’autre, s’y adapter selon ses besoins. D’autant que le grand brun était une personne qui aimait tout autant se montrer sociable comme solitaire, et il n’avait aucune difficulté à le faire.

Il passa une main dans sa longue chevelure brune, et, à la demande de la Comtesse de Thornes, leur indiqua de les suivre avec ce même grand sourire, en envoyant un clin d’œil à la jeune femme :
- Je vous en prie, madame et monsieur…
Il traversa la pièce, au milieu des convives dont il évita les regards afin de n’avoir à s’arrêter, et pénétra dans la pièce adjacente où peu de personnes se tenaient : en effet l’accès était restreint puisqu’il s’agissait de sa bibliothèque.
En effet, accueillir des inconnus dans sa maison était loin d’être quelque chose d’ennuyeux, mais cela ne lui empêchait guère de restreindre l’accès à la plupart des pièces qu’il estimait plus personnelles.


Ils arrivèrent donc dans la bibliothèque, qui se tenait sur plusieurs rayons avec de grandes étagères métalliques sur lesquelles se tenaient des centaines de livres différents.
Le jeune vampire à l’apparence du jeune homme brun mena les deux convives jusqu’à un petit coin de la bibliothèque éclairé, où se tenaient quatre fauteuils, avec une table de chevet à côté d’un d’eux, sur lequel il y avait un livre, plutôt fin, ouvert sur la scène 3 de l’acte 2 de la pièce de théâtre de Shakespeare « Richard III ».
Il s’assit sur l’un des fauteuils, et invita d’un geste de la main à s’asseoir aux autres convives :

- Je pense que nous serons à notre aise ici. Peut-être que la probabilité d’être écouté par un malheureux en est sûrement réduite.
Il esquissa ensuite un petit sourire placé au coin de ses lèvres, avant de regretter d’avoir laissé son verre dans la salle d’à côté. Celui du journaliste devait sans aucuns doutes avoir été laissé poser sur une table à côté au moment où le blond avait voulu s’agenouiller pour ramasser les débris de son vase. Il regarda donc la jeune femme qui portait d’ailleurs une nouvelle gorgée de vin à ses lèvres.
*Elle ne cesse de boire depuis tout à l’heure.*
Peut-être s’ennuyait-elle à cette petite soirée mondaine ?
Peu importe, ce qui intéressait Aos n’était pas l’ennui de Katherine, mais ce qu’elle tenait dans sa main.

- Vous permettez, madame ? Lâcha-t-il, avec un léger rictus tandis qu’il prenait le verre de vin de la main de la Comtesse. Ce geste n’avait pas été réellement calculé, mais le Vampire se doutait bien qu’il venait de faire quelque chose de particulièrement outrant, provocant et qui devait paraître choquant pour un ou une aristocrate. Mais ce n’était pas de provocation qu’il était animé.
C’était de l’envie de jouer.
Il avala un trait d’alcool, tout en la regardant, puis se tourna vers Melchior Barnes :

- Est-ce que la soirée et les petits pains vous plaisent, monsieur.. Barnes me semble-t-il. J’espère que vous vous y sentez à votre aise, du moins. Vous aimez la littérature ?

Aos posa sa main libre sur son fauteuil, et animait inconsciemment ses doigts sans aucun bruit.

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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Dim 17 Déc - 21:46



Soirée tranquille en

face de la Bibliothèque

Aos, Katherine et Melchior

Songe d'une nuit d'été


Demeure d'Aos Keggerdan
Le 8 mai 1842


Maladresse ne rime pas toujours avec malchance. Certes, Melchior conservait une gêne atroce et la moitié de ses gestes demeuraient maladroits suite à l'incident avec le vase, mais le journaliste était également heureux d'avoir réussi à attirer l'attention de son hôte et de la comédienne. Aos Keggerdan et Katherine Thornes se tenaient désormais là, devant lui, et il avait réussi par il ne savait quel miracle à s'inclure dans leur conversation.

*Bien ce vase. Je te l'avais dit. Bien. Bien. Bien.* Le furet sautillait dans les herbes de son monde spirituel en chantonnant. Whool lui jetait des regards fatigués.

*Arrête de t'agiter, tu le perturbes. C'est déjà assez compliqué comme ça.* Fit le loup en soufflant par la truffe d'un air exaspéré.

*Il a ce qu'il voulait. Je suis content !*

Melchior ignora ses entités. Ce n'était pas le moment de perdre davantage sa concentration. Maintenant qu'il avait les deux personnes qui l'intéressaient en face de lui, il devait la jouer fine afin de maintenir leur attention et espérer poser les questions dont ses articles avaient besoin. Il savait qu'en leur proposant une interview, comme ça, de but en blanc, il risquait de les irriter, aussi choisit-il de glisser ses interrogation au fil de la conversation, pour ne pas donner l'impression d'enquêter trop précisément.
Partant de ses remerciements et de ses excuses,
il se présenta bientôt, afin de satisfaire son hôte. Miss Thornes avait été très aimable en lui demandant s'il ne s'était pas blessé, et Melchior la gratifia platement de mille remerciements.


- Vous êtes bien aimable, my lady. Ne vous en faites pas, je n'ai touché aucun bord tranchant.

Face à la réaction d'Aos lorsqu'il lui demanda s'il avait déjà lu quelques uns de ses articles et s'il connaissait déjà son nom en conséquence, Melchior rougit un peu. L'enthousiasme de son hôte le perturba d'autant qu'il se savait en bas de l'échelle chez les journalistes et que l'équipe du Time méprisait son travail. Finalement, il regretta un peu de lui avoir tourné les choses de cette façon. Il avait l'impression de recevoir des marques d'attention quelque peu imméritées.

- Vous me faites trop d'honneur, Monsieur. Je doute que mes malheureux articles ne vous passionnent. Je ne suis qu'un petit greffier parmi tant d'autres. Mes écrits ne sont guère travaillés pour le moment, mais j'espère m'améliorer...fit-il en se passant une main derrière la tête. C'est normal si vous n'avez jamais croisé mon nom ou si vous ne l'avez pas retenu...

*Tu t'enfonces.*

Son entité avait raison. Plus il s'étalerait sur le sujet, plus il risquait de voir Monsieur Keggerdan aller quérir un journal pour y chercher son nom et tiquer sur la médiocrité des sujets de ses articles. Cela n'allait pas l'aider à obtenir sa confiance ou du moins sa bienveillance.
Profitant de la situation, le Lycanthrope cessa de discuter du journal pour tâcher d'en savoir plus sur l'entreprise Nesbor et sur la pièce du lord Keisuke. Melchior fut amèrement déçu. En effet, il fut rapidement question des petits pains que leur hôte avait préparé lui-même. Quel sujet déplaisant ! C'était complètement inintéressant...Le journaliste soupira doucement en songeant que ses articles n'avaient généralement que ce genre de chose à se mettre sous la dent. Des petits pains...merveilleux...Et il n'avait pas faim en plus. En prendre un ne le tentait absolument pas.


*C'est gratuit et ça leur fait plaisir, tu prends.*

Le mustélidé avait raison aussi Melchior accepta-t-il le petit pain que la comtesse lui tendait. Il croqua dans un petit coin du-dit pain et le mâcha lentement pendant que la jeune femme lui expliquait qu'elle ne comptait pas dévoiler le sujet de la pièce du lord Keisuke. Le journaliste manqua de s'étouffer. Le pain était bon, mais il avait la gorge sèche depuis qu'il avait brisé le vase et abandonné son verre. Et puis, la belle actrice venait clairement de le percer à jour. En effet, malgré ses précautions, la jeune femme lui avait lancé quelques regards en biais et elle venait même de le qualifier de "curieux". Melchior lui sourit et haussa un peu les épaules. Il tenta la franchise pour se sortir de son malaise:

- Je...oui...je suis curieux. Mais qui ne l'est pas concernant cette pièce ? N'importe qui rêve de vous poser les mêmes questions, Miss Thornes. Être acceptée dans la troupe de Sir Keisuke doit vous faire grand plaisir, n'est-ce pas ? C'est une belle reconnaissance de vos talents ! Et puis, depuis Coriolan, les spéculations vont bon train quant au choix du Comte pour sa prochaine représentation. Certains sont persuadés qu'il va simplement reprendre Coriolan et qu'il est en train de revoir la mise en scène de certains passages; d'autres sont d'avis qu'il a complètement abandonné cette pièce, jugée maudite par les plus crédules, et qu'il a choisi une autre pièce de Shakespeare. Au regard qu'il perçut chez la jeune femme comme étant de la surprise, il sourit un peu d'un air légèrement narquois, comme s'il avait deviné quelque chose. Tout le monde connait son amour de Shakespeare my lady...

Le Lycanthrope se sentit soudainement de trop. Son instinct lui siffla qu'il s'aventurait sur un terrain dangereux et que sa façon de s'y prendre n'était pas la bonne. Sans doute avait-il fait preuve d'un peu trop d'impatience et d'orgueil...

*On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué* rit Mustel en émettant quelques craquètements de dents.

- Mais je comprends votre réticence à en parler: le secret doit être conservé, fit brusquement Melchior en amorçant une position d'entremetteur qui chuchote une messe basse. Il voulait se rattraper. Si vous le souhaitez, vous pourrez m'en dire ce que vous pouvez, mais je n'insisterai pas, vous avez ma parole.

Melchior termina son petit pain en esquissant une moue enfantine. Pour le coup, l'enquête était annoncée. Tant pis. Sa couverture d'innocence s'était envolée en même temps que sa crédibilité. Quel imbécile...Melchior rageait intérieurement de ne pas avoir été assez malin jusqu'au bout. Maintenant, la belle actrice serait sur ses gardes et le sujet du théâtre risquait d'être évité.
Son regard croisa alors brièvement celui de son hôte. Ce dernier avait esquivé lui aussi le sujet qui le concernait, à savoir l'état de l'entreprise Nesbor. Il n'avait pas été très attentif à sa question sous-jacente et s'était contenté de répondre avec nonchalance qu'il n'avait pas abordé ce sujet avec la comtesse. Quelle déception ! Le bourgeois n'en avait même pas profité pour se vanter des mérites de son entreprise ! C'était pourtant l'occasion rêvée pour lui de se mettre en avant et de briller. Apparemment, Melchior l'avait mal jugé.
Une légère pointe de désespoir lui oppressa le coeur. Finalement, il n'avait rien obtenu d'eux et risquait de ne rien en obtenir de la soirée. Maintenant qu'il s'était annoncé comme journaliste et que Miss Thornes avait compris qu'il enquêtait plus qu'il n'était là pour faire la fête, il se sentait idiot et surtout incapable de rebondir. Son angoisse transparut dans le Monde des Esprits: un vent glacial se leva et agita les herbes folles où Mustel bondissait toujours.


*Calme-toi, mon ami. Tu as toute la soirée pour les aborder* fit le loup dans son esprit.

Encore une fois, son totem avait raison. D'ailleurs, et contre toute attente, Miss Thornes posa une de ses mains sur son bras et lui demanda s'ils ne se connaissaient pas déjà. Melchior rougit furieusement à ce contact des plus inappropriés pour une dame de son rang et ses yeux plongèrent dans les siens.


- Heu...non...Je ne crois pas que nous nous soyons déjà rencontrés...Je m'en souviendrais, croyez-moi...ajouta-t-il pour la complimenter en creux.

Son regard glissa sur cette main quelque peu cavalière et remonta sur le visage de la belle qui se trouvait légèrement trop près à son goût. Il pouvait sentir son parfum, enivrant de douceur, et la chaleur que dégageait sa peau parfaite. Cela le déstabilisa tant qu'il ne su même plus comment sourire et qu'une étrange moue disgracieuse fendit son visage d'adolescent. Heureusement, le contact fut rapidement rompu par la jeune femme.
Katherine demanda alors à son hôte s'il ne pouvait pas les conduire dans une pièce moins fréquentée afin qu'ils puissent discuter loin des oreilles indiscrètes. Melchior sentit que sa chance ne l'avait pas quitté. Peut-être que dans un espace plus confiné la jeune comtesse et Monsieur Keggerdan se confieraient-ils plus facilement ? Cet échange un peu plus intime avait-il donc tout changé ? C'était étrange. Cette femme le fascinait autant qu'elle l'effrayait. Son assurance des plus arrogantes le mettait aussi mal à l'aise que la beauté et la prestance de leur hôte. Décidément, Melchior avait l'impression d'être le seul ici bas à ne pas avoir de charisme...


- Nous vous suivons ! fit-il avec un certain entrain avant de laisser Katherine passer entre eux et de les suivre. Il ne désirait pas laisser sa gêne le perturber assez pour qu'il loupe cette nouvelle occasion.

Dans le mouvement, le Lycanthrope ne perçut pas la connivence entre les deux êtres et oublia même son verre sur le guéridon où il l'avait posé depuis un bon quart d'heure. Il traversa la salle de réception au petit trot pour ne pas perdre le couple qu'il désirait questionner. Enfin, ils arrivèrent dans ce qui s'apparentait à une petite bibliothèque personnelle. Ses yeux, vifs et curieux, inspectèrent aussitôt les lieux pour en retenir une foule de détails qui pourraient un jour lui être utile.


- Vous possédez une demeure magnifique, Monsieur Keggerdan. Cette pièce est merveilleuse, fit-il pour complimenter son hôte avec la politesse qu'il lui devait.

Aos les invita à s'asseoir et Melchior ne se fit pas prier. Le journaliste prit donc place avec ses deux compagnons dans un des fauteuils qui leur offrait un confort des plus agréables. Alors qu'il détaillait encore les étagères et les couvertures des livres qui les environnaient, Melchior fut surpris par le comportement de son hôte. En effet, ce dernier saisit le verre de la jeune actrice et en but le contenu d'une traite. Comment pouvait-il se permettre un tel geste ? Surtout avec une lady telle que Miss Thornes ! Choqué, le Lycanthrope observa la réaction de la belle avant de s'interroger: ces deux-là n'étaient-ils pas amants ? C'était étrange...Ils semblaient drôlement proches et pourtant si lointains. Quelque chose les avait rapprochés ce soir, et il ignorait quoi, mais une chose était certaine: ni l'un, ni l'autre ne répondait à toute les exigences que leur dictait la bienséance.
Melchior s'étonna de voir son hôte se tourner vers lui pour lui poser une série de questions. C'était comme si ce dernier s'était soudain rappelé de sa présence et qu'il tentait de faire bonne figure après cet écart. Ainsi le perçut le journaliste, même s'il était loin du compte.


- Oui...Je n'ai pas eu le temps de vous le confirmer tout à l'heure mais vos petits pains sont excellents. Cette soirée s'annonce belle ! Vos invités ont l'air de s'amuser, dit-il avec politesse, même s'il n'avait pas fait attention aux-dits invités. Oui, j'apprécie la littérature...Vous aussi d'ailleurs, n'est-ce pas ? Je vois que vous êtes dans la lecture de Richard III, pièce intéressante m'est avis, mais quelque peu indigeste. Je préfère Le Songe d'une nuit d'été, la magie qui y règne me donne à rêver d'autres mondes, d'autres êtres...

Melchior eut l'impression que Monsieur Keggerdan s'ennuyait. Il changeait régulièrement de sujet, comme pour trouver le bon, et le journaliste à l'oeil attentif avait remarqué ses coups d'oeil régulier à sa montre ainsi que d'autres détails tel que son envie de boire ou le tapotement qu'il exerçait désormais sur l'accoudoir de son fauteuil. A ses yeux, c'était autant de signes qui dénotait son ennui profond. Il fallait entretenir la conversation avant qu'il ne se lasse complètement.

* Peut-être qu'il préférerait être seul avec la dame...* fit Mustel en riant comme un imbécile. Son sous-entendu était flagrant, et finalement plutôt crédible.

* Vous parlez théâtre et Shakespeare, c'est le moment de ramener sur le tapis la pièce du Comte. * grogna doucement Whool.

Cela frappa soudain le Lycanthrope: bien évidemment ! Il n'avait même pas à jouer des pieds et des mains pour retrouver le sujet et le réamorcer avec Katherine. Profitant de l'occasion que lui donnait son hôte, il enchaîna:


- Qu'appréciez-vous dans Richard III, Monsieur Keggerdan ? demanda-t-il en souriant. Et vous, Miss Thornes, quelle est votre pièce préférée ? Vous qui êtes actrice, est-ce que Shakespeare vous inspire ?

Melchior tâcha de se mettre plus à son aise. Il croisa les jambes, l'air de rien, et poussa un léger soupir pour évacuer le stress qui lui tenait encore les côtes. Puis, il écouta ses interlocuteurs d'un air détaché au possible, histoire de cacher son intérêt pour le moindre détail qui pourrait l'aiguiller sur la pièce qu'avait choisi le Comte. Il sentit au fond de sa gorge qu'il avait soif, mais se retint de demander quoi que ce soit à son hôte, de peur de lui déplaire et de le voir quitter la pièce pour répondre à sa requête. Dans son esprit, ses deux totems s'agitaient un peu. Mustel n'en pouvait plus de ces mondanités et souhaitait sortir faire le tour des ruelles, respirer l'air frais de la capitale, ou du jardin d'Aos. Il en avait déjà marre d'être enfermé dans ce manoir. Whool, de son côté, prenait son mal en patience et réprimandait le petit mustélidé d'une voix douce mais ferme.

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MessageSujet: Re: Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous] Dim 14 Jan - 23:31

La bourde du garçon n'avait échappé à absolument personne. Il ne fallait pas bénéficier d'une ouïe extraordinaire pour entendre le fracas strident des morceaux de verre sur le sol. Après quelques minutes d'échanges d'excuses et de politesse, Aos tenta de dérider le garçon qui malgré tout laissait transparaître un stress évident. L'inquiétude de la demoiselle s'effaça après les remerciements respectueux du malheureux. Enfin, vint le tour des présentations. Cela ne faisait presque aucun doute de l'identité des deux personnalités bourgeoises et nobles en revanche c'était une véritable découverte pour ce garçon. Melchior, journaliste de la grande capitale. Laissant les deux hommes discutailler la jeune femme se mit à songer sur ce jeune inconnu qui lui donnait un air étrange de déjà-vu. Était-ce seulement son imagination ? Peut-être. Mais c'était une sensation tout à fait étrange et… perturbante. Arrivèrent enfin les questions dérangeantes du garçon. Grillé. C'était des informations qu'il désirait et Katherine savait qu'elle ne pouvait pas les lâcher comme ça. C'était comme une sorte de secret professionnel. Le titre de la pièce ne devait être révéler qu'à la fin ou par le metteur en scène lui-même sinon cela briserait l'effet de surprise. De plus, au vue des récents événements liés au Théâtre il était normal que certains curieux se questionnent sur cette nouvelle pièce. Grimaçant e légèrement inquiète de la tournure de la conversation la demoiselle proposa expressément au jeune homme de goûter les délicieux petits fours du maître de maison. Le regardant déguster ce que la Hongroise lui proposait elle sourit comme pour approuver que ces mets étaient délicieux et méritaient un sujet rien que pour eux. En réalité elle s'en contrefichait. Cela lui permettait de ramener la discussion sur leur hôte mais également de zapper l'intérêt du journaliste pour la pièce du Lord Keisuke.

Alors qu'il dégustait le petit pain, Katherine lui confia que c'était en réalité un sujet assez glissant et que cela ne lui plaisait que très peu de continuer sur cette lancée. La réponse de l'intéressé détendit légèrement la jeune comtesse. Elle s'attendait à un peu plus de pression mais apparemment le message était passé. Le gratifiant de l'un de ses sourires les plus agréables et au passage les plus chaleureux elle lui répondit légèrement :


- Vous avez raison, je subodore que vous n'êtes pas le seul à vous intéresser du sujet de cette pièce et je trouve cela tout à fait normal, cependant je ne peux qu'en être navrée, je n'en parlerai afin de ne rien gâcher et si vous voulez en savoir plus peut-être pourriez-vous interroger Sir Keisuke, enfin si vous avez l'opportunité de l'approcher… ce qui n'est pas chose aisée vous en conviendrez… En effet, cela me réjouit d'autant plus que cela fait un moment que je n'ai pas eu l'occasion de monter sur scène. Vous savez, être aristocrate n'est pas réellement de tout repos ; C'est un travail différent mais ce que je dis est peut-être malvenu. Disons que nous sommes envahi par la paperasse et les mondanités ce qui me laisse peu de temps pour me vouer à ma passion. C'est un véritable soulagement. Je ne peux que lui en être infiniment reconnaissante, cela va de soi.

La jeune femme, surprise, lui lança un regard assez étonné avant de se mettre à rire. Le journaliste connaissait bien ses cibles apparemment.

- Si vous me le permettez, Shakespeare est aimé de beaucoup, c'est une référence dans le monde du théâtre...

Contre toute attente le garçon sembla vouloir se rattraper. Il l'excusa presque de ne pas pouvoir en parler et son attitude fit sourire la jeune femme qui le voyait presque comme un enfant. Il paraissait si juvénile, si innocent et par-dessus tout soucieux de conserver le plus grand respect. C'était agréable. Jetant un petit regard à Aos qui semblait assez perdu dans ses pensées Katherine posa un doigt sur ses lèvres et ricana :

- Ce sera un secret bien gardé mon ami, n'ayez crainte. Je me rappellerai de faire appel à vous si jamais il me venait l'envie d'en parler…

Cependant une question taraudait depuis un moment l'aristocrate et finalement elle se risqua à la lui poser. Elle adopta un comportement légèrement plus familier et vu d'un très mauvais œil en posant sa main sur son bras et en se rapprochant. Ce n'est qu'en le voyant rougir aussi brusquement que Katherine se rendit compte de son attitude un quelque peu déplacé. Cette proximité indisposait assez le journaliste pour qu'il laisse quelques secondes afin de trouver ses mots après une hésitation. Sa réponse la déçut un quelque peu. Elle se mordit la lèvre inférieure, le regard soucieux et elle le lâcha doucement :

- Pardonnez-moi dans ce cas… Ce ne doit être qu'une impression...

Essuyant d'un revers de la main cette déception la comtesse se tourna vers leur hôte et le gratifia d'un sourire des plus agréables afin de lui demander s'ils ne pouvaient pas aller dans un lieu un peu plus à l'abri des regards afin que leur discussion ne soit pas écoutée par quelques curieux. Si jamais elle venait à parler de la pièce et qu'elle faisait une bourde elle désirait s'assurer que nul autre qu'eux ne l'entende, de plus, être au centre des regards dans cette immense pièce ne lui plaisait pas. Elle aimait parler avec assurance dans un lieu où elle se savait seule en compagnie de ses interlocuteurs. Disons qu'elle trouvait la plupart des gens bien plus indiscret qu'elle et irrespectueux en épiant certaines conversations. Les suivants en jetant un regard à Michael elle lui fit un signe de les suivre non loin et de se disposer entre la porte et les fauteuils afin de ne pas les gêner au cours de leur discussion mais en même temps d'être présent. Elle savait qui il était dans un autre pays. Elle n'oubliait pas sa condition. Seulement ici, aux yeux des gens… Il n'était rien. Rien à part un domestique. S'asseyant sur l'un des fauteuils la demoiselle eut tout le loisir de contempler le livre ouvert avant de relever les yeux et de se régaler de cette profusion de bouquins en tout genre. Voilà un homme qui avait du goût. La lecture, c'était si bon si agréable qu'elle pouvait s'y perdre pendant des heures puis se réveiller de sa torpeur stupéfaite de ne pas avoir vu le temps passer.

- Je vous en remercie…


Ayant gardé son verre la jeune femme le porta à ses lèvres pour y goûter une nouvelle fois le délicieux breuvage. Elle ne buvait pas beaucoup, il s'agissait de petites gouttes lui offrant ainsi leur parfum délicats à ses papilles. Surprise la jeune femme resta tout d'abord interdite avant de sourire assez étrangement. Elle ne savait pas réellement si elle devait le gifler pour cet acte inconsidéré, présomptueux ou bien en rire et s'en amuser. Il s'agissait tout de même de son verre et pour le coup de son alcool. Décidant de ne pas faire de scandale et de se détendre un peu la jeune femme se mit à sourire puis à rire :


- Si je vous le permets ? Il me semble que je n'ai plus à y répondre vous m'avez devancée. En revanche j'ose espérer que vous m'en resservirez un peu…

La conversation qui s'en suivit avait tout pour être intéressante. Les deux jeunes gens discutaient de littérature et cela plaisait à la demoiselle qui n'avait que peu souvent un interlocuteur pour ce genre de sujet. Cependant les mondanités la fatiguaient. Elle ne se sentait pas elle-même, Aos semblait également avoir du mal à les digérer. Tachant de ne rien montrer de son ennui Katherine écouta d'une oreille distraite leur échange de parole en caressant ses doigts. Tournant la tête vers Melchior elle lui répondit après quelques secondes de réflexion :

-Eh bien, c'est une question assez complexe, j'en ai tellement lu que choisir me semble bien ardu. Cependant je peux vous confier mon amour profond pour la pièce « Antigone » de Sophocle, pour le courage de cette jeune femme, sa volonté de ne pas entrer dans les normes et de décider par elle-même. Ce n'est peut-être pas ma préférée mais je l'apprécie grandement. Pour ce qui est de Shakespeare cela va de soi. Il est une source d'inspiration infini pour bon nombres d'acteurs… En revanche j'ai bien d'autres sources Monsieur Barnes. Shakespeare est à l'Angleterre ce que Molière ou Racine sont à la France. J'ai été baigné dans trois mondes, le monde britannique de par mon père et ma vie ici, le monde français, mon pays natal dans lequel j'ai beaucoup appris et le monde hongrois, pays natal de ma mère, dans lequel j'ai exercé bien plus qu'ailleurs ma passion. J'ai donc ainsi d'autres références telles que Andras Fay ou bien Karoly Kisfaludy que j'ai…


La jeune femme s'arrêta s'apprêtant à se trahir. Oui elle l'avait connu, elle l'avait même côtoyé plusieurs fois à la Cour mais elle ne pouvait pas le dire. Cet homme était décédé en 1830, aux yeux des Londoniens, à cette époque là, Katherine n'était encore qu'une enfant, cela n'avait que très peu de sens.

- Que je n'ai pas eu la chance de côtoyer, hélas…
Petit message:
 



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Soirée tranquille en face de la bibliothèque [08/05/42] [Aos, Katherine, Melchior / Ouvert à tous]

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