L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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[01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos}

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Aos Keggerdan
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Nombre de messages : 13
Date d'inscription : 02/11/2017
Race : Vampire
Classe sociale : Haute Bourgeoisie
Emploi/loisirs : Gérer l'entreprise Nesbor, traîner sur ses lieux de promenade préférés, aller au théâtre, lire de la littérature étrangère. Et faire régner sa terreur parmi les criminels sous la forme d'un justicier masqué, aussi. Ce qui comporte d'éliminer les plus nuisibles d'entre-eux.
Age : 251 ans
Age (apparence) : 24
Proie(s) : Les criminels, membres de gangs, les loups-garous trop agressifs, les vampires devenus incontrôlables, les êtres trop menaçants pour le reste de la population et qui pourraient potentiellement dévoiler au grand jour le secret des créatures de la Nuit. Tous ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires, sont susceptibles d'être cible.
Secte : Indépendant
Clan : Indépendant
Lignée : Laïbon (Adopté)
Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
Crédit Avatar : CASHILE
MessageSujet: [01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos} Ven 29 Déc - 13:15

___________
Le soir du 1er Juin 1842, à 23h pile se tiendrait une réunion d’une bande organisée de Loups-Garoux : « La meute », qu’ils se faisaient appeler. Ces malfrats s’étaient donné rendez-vous dans une bâtisse abandonnée, au milieu des Landes.
Aos s’était informé de cette réunion au vue de sa récente enquête sur les bandes de malfrats qui se réunissaient pour accomplir leurs faits, notamment sur les docks, et cela faisait bien un moment qu’il enquêtait sur toute cette histoire. Il avait donc un soir précédent, réussi à capturer de jeunes « louveteaux », qu’il put aisément faire parler sous ses traits revêtis du Masque, avant de les tuer. Après avoir continué son affaire, il parvint à remonter à la piste de cette fameuse Meute, et le 1Er juin, il avait tout planifié. Il avait fait en sorte de décaler légèrement le rythme de son horloge interne, et alors que d’habitude il se réveillait vers 19h, voire 20h, il se réveillerait ce soir vers 21h45. Ainsi, Aos Keggerdan s’était assuré d’être en pleine forme pour les dites festivités qu’il viendrait malencontreusement interrompre ce soir-ci.
Il se prépara méthodiquement, comme à chaque fois lorsqu’il sortait en tant que Diable Bleu et après avoir passé un grand coup d’eau sur son visage dans sa chambre, il ouvrit la porte secrète de sa chambre qui le mena jusqu’à son repère souterrain, en dessus de sa maison.
Le Vampire, une fois vêtu de son équipement léger, confectionné par ses propres soins, rangea ses nombreuses dagues de lancer sur les différents étuis répartis sur sa combinaison, avant d’ajouter une corde à son assortiment. Il enfila une grande cape noire, qui lui servait sûrement pour être inaperçu lorsqu’il devait se déplacer à grande vitesse sur les toits de Londres, et qu’il retirait souvent en cas de combat, avant de s’avancer vers son instrument de terreur principal…



Ce Vampire, camouflé sous ses traits de grand jeune homme, eux-mêmes camouflés par la figure du Diable Bleu, traversa Londres rapidement, avant d’en sortir et de se d’arriver au niveau des Landes.
Il savait que cet endroit était déjà réputé pour être ce qu’il appelait une déchetterie pour les meurtriers, qui venait ici souvent pour se débarrasser de corps.
Si cet endroit était un lieu de promenade sauvage, et idéal en plein jour, il devenait de nuit le cimeterre à « tombes ouvertes » de nombreux cadavres, au milieu des cuissons et des hautes herbes. De plus, le brouillard des Landes recouvrait une bonne partie des terres, et de nuit il devenait quasi-impossible de s’y repérer sans en être un prévenu. Et au milieu de ce sombre décor se tiendrait la scène de la Meute que Aos viendra perturber : une grande bâtisse abandonnée, en plein milieu des Landes, réellement peu connue et disposée sous une colline , idéal en toute somme pour venir se retrouver entre bons amis, ou bons ennemis…
Après s’être assuré d’avoir camouflé ses odeurs et dissimulé son aura vampirique, Aos s’approcha de la bâtisse, où d’ailleurs la Meute n’était pas encore présente. Il se mit dans une position dans laquelle il pourrait pénétrer aisément et discrètement par le toit pour venir faire une entrée musclée si besoin, et de l’extérieur, il pouvait aisément observer les convives qui se réuniraient à l’intérieur, de par notamment sa vision nocturne, et si besoin il pouvait utiliser sa « Vision Parfaite ».
Quant à entendre leur conversation, rien de plus facile pour les sens très développés du Vampire, qui en plus de cela, s’assura de ne perdre aucune bribe en plantant sèchement, mais proprement, ses doigts dans la vitre en usant de sa force. Il retira ses doigts, en constatant les trous qu’il avait faits dans le verre, qui laisseraient aisément passer le son.
Pour cette intervention, s’il en sentirait le besoin, le Diable Bleu était déjà suffisamment armé de ses multiples couteaux de lancers, -allié à son contrôle du métal ils faisaient un ravage et Aos pouvait les faire sortir instantanément de sa cape pour éliminer brutalement ses adversaires-, mais si ce n’était pas assez, le toit au-dessus de leurs têtes recelait de suffisamment de composants métalliques pour le faire effondrer, ou en utilisant des pans pour écraser quiconque.
Aos Keggerdan, ou plutôt, le Diable Bleu était en position de force, et n’attendait désormais plus que la venue des différents hôtes…

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Krieg
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Date d'inscription : 19/12/2015
Race : Loup-garous, indubitablement
Classe sociale : Âme errante. Je n'existe pas aux yeux de votre société, vermine humaine.
Emploi/loisirs : Chef de meute. Tente d'unifier les gangs de Londres sous la lumière de La Lune.
Age : 334
Age (apparence) : La trentaine passée.

Proie(s) : Tout le monde.
Oui.
Absolument tout le monde.
Résistance mentale : 5/5 de résistance mentale.
Crédit Avatar : Veronica Anrathi
MessageSujet: Re: [01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos} Sam 13 Jan - 16:47

Krieg détestait ces réunions. Elles étaient utiles, bien sûr. Lors de ces nuits, où tout privilège de "rangs", de "grades" ou "d'ancienneté" se voyait jeter aux oubliettes, les nouveaux comme les vieux de la vieille pouvaient se rencontrer et échanger sereinement sans craindre une quelconque remontrance de la part de quiconque pour une parole ou un geste un peu trop brusque. Un principe de "loge" classique...L'idée venait du père Roderick, naturellement. Qui d'autres qu'un ancien curé aurait pu si sereinement mettre en place un fonctionnement de secte dans une bande de loups-garous?
Le vieux loup se retint de ricaner à cette pensée.
Ce n'était pas le principe de la chose qui le dérangeait. Plutôt son fonctionnement...Ou plutôt son absence de fonctionnement. Car malgré toutes ces belles paroles sur "l'égalité" entre "fils de la lune"...Tout le monde se comportait différemment en sa présence. Au début, ça l'avait amusé : Regards soumis. Respectueux. Changement de place. Quelques "patrons" ou "monsieur" par-ci par-là. Même sans être particulièrement friand des courbettes de ses sbires, Krieg avait su apprécier l'effort de ces derniers pour paraître "aimables". Lors des deux premières réunions, en tout cas.
Quatorze assemblées plus tard, le vieux loup n'arrivait tout simplement plus à supporter les attitudes des siens. On se taisait ou on chuchotait en le voyant arriver... On s'écartait. L'un des plus fervent partisan du culte lunaire de Roderick l'avait même appelé "Père", l'autre soir. C'en devenait un véritable calvaire.
Comble du bonheur, Slick, Alasker, Alexey et même Fergusshon refusaient de l'accompagner lorsque ce foutu curé l'invitait. Comme ce soir, par exemple. Comme beaucoup trop de soirs.

"-Monseigneur?"
Le vieux loup cligna des yeux, bailla, puis reporta son attention sur l'insupportable blablateur qui lui tenait la jambe depuis dix bonnes minutes déjà. En arrivant, il avait "par hasard" croisé le chemin du père Roderick et, après avoir fait l'horrible constat que ce dernier comptait de toute façon le noyer sous un flot de parole, avait décidé de lui faire part de son ressenti concernant ces fameuses réunions. La discussion ayant suivi s'était occupée d'achever proprement tout ses espoirs concernant une éventuelle amélioration  de la situation.
"-Je t'écoute, coco."
Roderick fronça les sourcils et Krieg espéra durant un court instant que l'illuminé avait flairé le mensonge. Mais non.
"-Le fait qu'ils vous témoignent un si grand respect, malgré ce contexte "détendu" vous inquiète-t-il toujours malgré cela?"
Le soupir qui franchit les lèvres du vieux loup à cet instant sembla interminable. Eternel. Un peu comme cette conversation. Le chef de meute et son "conseiller" s'étaient quelque peu éloignés de la bâtisse où avait lieu la réunion pour marcher dans le noir et discuter à l'abri des oreilles indiscrètes. Le fait d'être à l'extérieur, loin de tout ces imbéciles pompeux, avait rendu la discussion un tantinet plus supportable...Mais elle restait pénible.
"-Je n'ai pas dis que cela m'inquiétait fiston, j'ai dis que ça m'ennuyait."
Roderick, les mains dissimulées dans les manches de sa toge noire, émit l'un de ces fameux rire. Quand l'illuminé riait, il donnait l'impression d'être en train de mourir. Son faciès squelettique se tordait dans une affreuse grimace lui retirant tout semblant de charisme et ses deux gros yeux, marrons, globuleux et aux bords rougies, semblaient être sur le point de sortir de leurs orbites. Qui plus est, il riait en ouvrant grand sa bouche aux lèvres fissurées et aux parois intérieures de chairs lacérées ou brûlées. A la lumière du jour, c'était un spectacle particulièrement déroutant pour le commun des mortels. Moins franchement intimidant que les dents taillées en pointes de Krieg, mais plus...Surprenant? Surtout lorsqu'on savait que l'ancien homme d'église s'était infligé ces mutilations lui-même, en mâchonnant bougies allumées, lames et clous.
"-Monseigneur, c'est pour ça que vous me surprendrez toujours. Nous sommes en train d'établir un nouveau culte qui vous placera légitimement au même niveau que les prophètes envoyés par les faux-dieux de nos proies et vous...Ahaha...Vous trouvez que les marques de respects de nos premières ouailles sont "ennuyeuses".
-Hilarant, effectivement." Grinça le vieux loup, soudainement très fatigué.
Roderick se sépara soudainement de lui pour partir en direction du seul bâtiment des environs via son habituelle –et très sobre- démarche claudicantes.
"-Je dois aller allumer les bougies monseigneur, et accueillir les nouveaux arrivants, c'est mon rôle !"
Krieg hocha la tête en l'observant rejoindre un quatuor de jeunes imbéciles venant d'arriver et les saluer un à un. Une fois sûr que personne ne comptait venir l'importuner de nouveau, il s'accorda le droit de vérifier si son haut-de-forme cabossé était toujours bien vissé sur son crâne. Ce qui était le cas. Puis parti uriner derrière un buisson.

La première goutte d'eau lui tomba sur le chapeau quelque seconde après. Une trentaine d'autres rejoignirent la première l'instant suivant.

Sa chemise, blanche et à manche courte, n'était pas faite pour supporter même de courtes averses. Même chose pour le veston de cuir noir qu'il portait par-dessus et son pantalon noir, un peu trop long, touchait le sol. Seules ses bottes semblaient plus ou moins imperméables. Plus ou moins. Aussi maudit-il copieusement ce "fichu pays toujours sous la flotte, même au mois de Juin" avant de se diriger à son tour, au pas de course, vers le seuil du bâtiment.
Le vieux loup fit donc son entrée en même temps qu'un petit groupe d'habitués, rieurs et trempés, qui s'écartèrent pour le laisser passer devant eux en le saluant au passage. La réponse souriante qu'il leur adressa  manqua, sans surprise, de franchise.
L'intérieur de la "conjonction" puisque c'était ainsi que Roderick et les siens avaient nommés le bâtiment, n'était rien de plus que celui d'un entrepôt lambda, usé par toutes les années d'abandons ayant précédés sa découverte et réhabilitation de la part de la meute. Ses parois de métal grinçant étaient toutes couvertes de toiles d'araignées, de mousses, et parfois même de champignon, là où l'humidité atteignait un seuil critique, près du sol. Quand il pleuvait –comment maintenant, hélas- le toit fuyait à trois endroits différents, tous situés à l'arrière de l'entrepôt. L'écoulement de l'eau avait finit par enfoncer le sol terreux en-dessous de ces emplacements et il n'était pas rare que de grandes flaques s'y forment, lors d'averses particulièrement longues.  On avait donc installé la plus grande partie des sièges et tables à l'avant de la conjonction, près de l'entrée et du petit promontoire improvisé que Roderick s'était créé à l'aide d'un amas de planche en bois à la solidité douteuses, pour présider les réunions. Aux quatre coins du bâtiment se trouvait des dizaines de bougies allumées aux flammes tantôt vacillantes, tantôt carrément mourantes, éclairant excessivement faiblement l'intérieur. L'odeur qui émanait de toute cette cire fondue avait quelque chose de profondément troublant, pour Krieg, même si il mettait un poing d'honneur à ne pas le montrer.
Le vieux loup plissa les yeux et chercha une tête connue parmi la foule rassemblée. Une satisfaction toute relative le traversa lorsqu'il reconnut deux silhouettes déjà assises, visiblement peu intéressée par l'opportunité de se mélanger à la mélasse de convives tapageurs massés autour de l'entrée.
"-Patron." Le salua le plus vieux des deux, une fois qu'il les eût rejoint.
"-Jim'." Ils se serrèrent la main."Danny. Je ne vous savais pas amateur de la conjonction."
Danny émit un rire tellement las qu'on aurait pu le prendre pour le début d'un sanglot.
"-Nous non plus."
Satisfait par cette réponse, le chef de bande accepta la chaise qu'on lui tendait pour s'asseoir à leurs cotés.

Jimmy et Danny étaient frères, chose qui ne sautait pas vraiment aux yeux tant ces deux-là semblaient, physiquement comme mentalement, différents. Le premier avait tout de la grosse brute et pour cause, c'en était une.  L'un des écorcheurs des Docks. Jimmy se plaisait à raconter qu'il n'avait, de sa vie, jamais rien volé à quiconque. Si son imposante personne avait su se faire un nom parmi les gangs, c'était exclusivement grâce à sa force et son absence totale d'empathie. Il prétendait avoir tué dix-neuf hommes en un an. Krieg savait qu'il exagérait. Tout comme il savait où étaient enterrés ses six vraies victimes.
Danny, de son coté, déployait tout ses efforts pour conserver une allure toujours avenante. Séduisante pour les dames, sympathiques pour les hommes. Alors que Jimmy portait sur son visage couturé de cicatrices, chauve et à la barbe brune, sa brutalité naturelle et son absence de manière, Danny, lui, faisait toujours tout pour mettre en valeur ses traits fins, sa mâchoire saillante, et son regard d'un noir profond.  Cheveux bruns, mi-longs, rassemblés dans un catogan faussement négligé, rasé de près, nez droit –pas brisé, pas même une seule fois, ce qui était sans doute la chose la moins commune pour un gars des docks- tenue impeccable. Il s'habillait bien au-dessus de ses moyens, pour amadouer les riches, se mêler à eux...Eventuellement culbuter leurs femmes, puis partir avec leurs bijoux. Un voleur de qualité, qui n'avait, pour faire miroir à son frère, jamais tué quiconque pour se faire un nom.
Le duo était ami avec Slick et avait travaillé plusieurs fois avec lui, avant que ce dernier ne rencontre son "boss". Ils avaient rejoins la meute dès que cette dernière s'était fait un peu connaître et n'avait jamais causé le moindre tort à cette dernière, malgré la distance qu'ils mettaient entres-eux et les autres membres. Les deux frères aimaient agir comme si ils étaient les plus vieux, les plus expérimentés, les plus forts...Mais Krieg savait que Jimmy, le plus vieux, n'avait pas encore trente ans. Un fait qui entachait quelque peu leurs fantasmes de vieux de la vieille respectables, à qui "on ne la faisait pas".

"-Qu'est-ce que vous faites là, alors?" Demanda le chef de bande en s'installant sur sa bien-trop-grinçante chaise en bois.
"-On profite de cette ambiance de douce fraternité."
Les trois malfrats ricanèrent. Puis Jimmy adopta brutalement un ton sérieux, en baissant d'un ton.
"-Slick veut qu'on surveille le coin. Surtout quand vous êtes là. Il serait bien venu lui-même mais, La Fouine a besoin d'aide pour gérer les récalcitrants du bordel de feu Boyd."
Krieg soupira et hocha la tête, gravement. Ce n'était pas compliqué de comprendre pourquoi Slick avait donné cet ordre. Des louveteaux étaient morts sans raison, récemment. Un type les avait "questionnés" puis assassinés. Des gars des Docks. Pas de gros dangereux, mais pas des petites filles non plus. La vie était courte, dangereuse, quand on bossait pour un gang, à Londres. On pouvait se faire tuer par un autre gang, par un père de famille revanchard, par un justicier du dimanche, par les "escaliers" de Scotland Yard...Les trois quarts du temps, les seules personnes visées sont les victimes directes, en l'occurrence ces trois pauvres louveteaux. Mais, parfois... lorsque les corps retrouvés portaient la trace d'interrogatoire, par exemple...Eh bien...Le Gang lui-même pouvait être la cible du tueur.
"-C'est vraiment de la connerie, ce coin." Gronda Jimmy en fixant Roderick, occupé à rire avec une bande fraichement arrivée. "C'est censé être une réunion sans rang. Et pourtant le curé joue le rôle du père attentif et tout les autres vous regardent pour ce que vous êtes. Le Patron. Pas un frère, pas un membre de la "Conjonction". Le Patron. Le Premier. C'est stupide."
Krieg hocha vivement la tête.
"-A qui le dis-tu."
Danny croisa les jambes et se fit l'avocat du diable :
"-Il est impossible de nier l'efficacité de ces assemblées, cependant. La cohésion est pl..."
Krieg le coupa.
"-Je sais déjà tout ça, les enfants. Pourrait-on changer de sujet? J'arrive déjà difficilement à accepter le fait qu'on m'ait encore invité.
-L'amour de vos ouailles ne vous plait pas, patron?"
Jimmy écopa d'un regard mi-amusé mi-énervé de la part du concerné. Puis la foule alentour se mit en branle, d'un coup, et chacun partit s'asseoir silencieusement quelques instants plus tard. La plupart des sièges furent orientés de sorte qu'ils soient tournés vers le promontoire miteux où Roderick venait de prendre place. Une fois sûr que plus aucune conversation ne risquait de venir parasiter son discours de bienvenue, l'ancien curé prit la parole.
"-Avant toute chose je tiens à saluer notre Père De Morsure, Monseigneur Krieg, ici présent, pour avoir encore une fois accepté de venir perdre son temps avec nous ce soir." De sa manche trop longue, il désigna la place assise du chef de bande, qui hocha poliment la tête lorsque l'attention se dirigea vers lui. Intérieurement, le vieux loup repoussa l'envie d'aller massacrer Roderick  sur place pour mettre fin à cette farce. "Comme chacun sait : C'est aujourd'hui la quinzième conjonction que j'ai le plaisir d'organiser avec vous, pour vous. Et, comme à chaque fois, j'ai le plaisir de découvrir et d'accueillir de nouvelles têtes : Fred Reece, lève-toi."
Et les présentations commençaient. Krieg retint un nouveau bâillement tandis que les derniers arrivants se levaient un à un pour se présenter aux autres. Chaque présentation ressemblait à la précédente, toujours...Ennuyeuse. Plate. Sans intérêt. Les hommes comme les gamins présents dans cette salle n'étaient pas fait pour se faire connaître avec des mots. Ils ne vivaient pas dans un milieu où les mots comptaient plus que les actes, et cela se sentait...Pourtant tous se pliaient à cette fichue blague. Plus tard, dans la soirée, des groupes, comme toujours, se formeraient pour discuter de futurs plans d'actions. Certains louveteaux,  ayant des contacts dans d'autres gangs, partageraient avec leurs confrères ce qu'ils avaient apprit, donneraient les noms de ceux pouvant "potentiellement" changer de camp. Les plus sauvages discuteraient de la prochaine pleine lune... L'atmosphère serait alors nettement plus...Acceptable, selon Krieg. Mais pour l'instant...Pour l'instant cela ressemblait à une réunion de voisins banale, bien qu'au fonctionnement un peu louche. Sur sa gauche, Danny mit uu coup de pied à son frère, qui faisait mine de s'endormir, comme un gosse. Avec un petit sourire, le vieux loup croisa les bras, pencha la tête sur le coté, et entreprit de prendre son mal en patience.
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Aos Keggerdan
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Age : 251 ans
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Proie(s) : Les criminels, membres de gangs, les loups-garous trop agressifs, les vampires devenus incontrôlables, les êtres trop menaçants pour le reste de la population et qui pourraient potentiellement dévoiler au grand jour le secret des créatures de la Nuit. Tous ceux qui se mettront en travers de sa route, Hunters comme Vampires, sont susceptibles d'être cible.
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Rang Pyramidal : Ordinaire, mais commence sévèrement à avoir une certaine influence & un certain pouvoir
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MessageSujet: Re: [01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos} Sam 27 Jan - 2:04

Lorsque Aos commença à voir arriver les « convives » de cette grande réunion, il ne s’attendait pas à autant de fils de la lune. A vrai dire, ils étaient arrivés par petites groupes, sans doute pour ne pas attirer l’attention au départ. Mais au fur et à mesure que les quarts d’heures défilaient, le traqueur vit arriver de plus en plus d’hommes et de gamins, en quantité plus importante à chaque fois. Ils semblaient pouvoir provenir de n’importe quel quartier de Londres : Il y avait des corps usés d’ouvriers, d’autres arborant une démarche affirmée semblaient tout à fait être les membres des gangs type des Docks, et quelques uns arboraient même des habits plus bourgeois. Si il y avait autant de diversité sociale chez ces êtres, le Diable Bleu leur reconnaissait un point commun à tous : aucun n’était innocent.

Aos Keggerdan riait quasiment intérieurement en en voyant débarquer  certains, qui pour tout dire, avaient tout l’air de fritures dans un gang de thons, plus gros et plus intéressants en tant que proies.
A l’arrivée de l’un d’entre eux qui était vêtu d’une longue toge noir, ils commencèrent à répartir et à allumer des bougies à travers le bâtiment pour éclairer l’endroit faiblement et du mieux qu’ils le pouvaient. Ils commençaient ainsi à installer chaises et tables, ne manquant plus que le couvert et la garniture sans doute pour débuter un de ces longs festins ennuyeux.


Le Vampire se chargeait donc d’écouter tour à tour les conversations les plus intéressantes stratégiquement parlant. Pour autant, certains qui ternissaient d’angoisse semblaient en être à leur première réunion de famille, si on peut dire ça comme ça. D’autres, comme celui en toge noir, dont Aos avait dégoté le nom, un certain « Roderick » se chargeaient plus principalement d’animer la soirée. Mais le jeune homme prenait toujours son mal en patience, hésitant encore à intervenir dans cette soirée. C’était cependant l’unique occasion d’éliminer plusieurs membres de gangs, tous parqués dans cet abattoir qui serait leur unique tombeau. S’il n’y avait pas d’informations qui servirait à Aos de remonter de nouvelles pistes et continuer son enquête sur les gangs de fils de la Lune à Londres.
Le jeune homme avait élevé par une famille croyante, mais n’ayant lui-même jamais été pratiquant, il ne s’est jamais vraiment posé la question de savoir si une quelconque divinité régnait sur le monde et préservait un certain ordre. Toujours est-il que si cette divinité existait, elle faisait très mal son travail. En fait, Le Diable Bleu n’a jamais eu directement  comme objectif de cibler les créatures de la Nuit, et encore moins au nom de Dieu.

Le Diable Bleu est une promesse faite à un ami : Ivan.
Un pacte justicier, libérateur et annonciateur d’un moindre avenir pour les bourreaux des opprimés. C’est ainsi que ce symbole est né. Un symbole qui a su perdurer au fil des années grâce à la vie préservée du Vampire.


Alors si des vermines des ports de Londres viendraient déranger son héritage, et que nul Dieu n’interviendra pour les éliminer, le Diable s’en chargera.

Un nouvel arrivant vint perturber la réflexion d’Aos : c’était la venue de ce qu’il semblait être un vieil homme, vers lequel tout le monde quasiment se tourna à son arrivée, qu’ils gratifièrent pour la plupart d’entre eux de « chef. », « bonjour patron » ou bien encore de simples regards qu’ils laissaient émaner un immense respect pour leur interlocuteur.

*C’est lui, le chef de la bande* se dit le jeune homme, en lui accordant un peu plus d’attention.
En fait, l’intéressé n’était pas du tout un vieillard, il avait plutôt l’air d’avoir entre la trentaine et la quarantaine d’années, mais les traits de son visage semblaient lui donner dix ans de plus, et comme si cela ne suffisait pas, il se tenait de manière vouté, et semblait très maigre. Sa chevelure  noire de jais et ses sourcils bien taillés soulignaient une certaine droiture dans son visage, ce qui était encore plus horrible étant donné que ce type passait le plus clair de ses instants à déformer les traits de son visage. Néanmoins, Aos passa un moment à l’observer, et ce qu’il en ressortit, c’était que ce n’était certainement pas ce « patron » qui avait organisé ce petit comité : l’ennui gravé sur son visage était lisible depuis la cachette du Vampire, et l’air de ne pas savoir quoi faire ici était aussi présent que ses interventions dans les conversations d’autrui étaient absentes.


Enfin, il sortit un moment avec le dénommé Roderick à l’extérieur, ce à quoi réagit Aos en soupirant, avant de remarquer quelques instants plus tard qu’il commençait à pleuvoir.
*Mince.. ça c’était pas prévu.*
Des gerbes d’eau s’engloutissaient déjà dans les quelques fissures présentes dans le toit pour aller se déposer à trois endroits distincts sur le sol de l’entrepôt.  Aussi, l’eau qui venait perler sur la silhouette d’Aos commençait déjà à perturber ses capacités de perception des flux magnétiques, ce qui pouvait constituer un problème dans certaines situations. Il sentait à travers ce fameux sixième sens que les ondes étaient moins diffuses qu’à l’ordinaire, et donc moins facilement reliées et perceptibles, ce qui amenait dans le flux magnétique interne du Vampire qui est habituellement continu quelques coupures.

*Peu importe, ce n’est pas la météo qui va ruiner cette soirée. Les convives eux, même s’ils voient leur toit à travers lequel il pleut, ne s’arrêtent pas de parler pour autant* pensa Keggerdan.
Il remarqua le dénommé Roderick sortir ensuite, et avec un sourire amusé constata le soupir de certains qui devait signifier quelque chose du genre de « il est barbant celui-là.. une pause enfin. ».
Puis le jeune homme s’entreprit s’examiner un par un les emplacements des bougies disposées à travers la pièce, il était en train de prendre une décision. Après quelques instants, Roderick finit par revenir dans le repaire des loups, avant d’être suivi par celui que tout le monde nommait comme étant le patron. Il y avait une vingtaine de bougies, et les loups garous sont nombre d’entre eux dotés de la faculté à voir dans le noir. Néanmoins, le Diable possède quelques nombreux atouts dans sa manche qu’il ne manquerait pas d’utiliser.


C’est alors que la plupart des convives présents dans la salle commencèrent à se remuer à travers la salle, et à déplacer les chaises pour former un genre d’assemblée, que le Vampire observa quelques instants. Le volume sonore de la salle commençait donc à diminuer, afin de pouvoir laisser le père Roderick parler. Celui-ci entama donc un nouveau discours de présentations, amenant notamment de nouvelles recrues parmi les connaissances de tout un chacun. Un par un, ils se présentèrent tous, de manière assez répétitive, jusqu’à ce que l’un d’entre eux vienne attirer son attention.
Un grand gaillard chauve dont le visage était parsemé de cicatrices, qui, en se levant frappa son torse de son poing  avant de s’adresser à l’assemblée. Celui-ci semblait avoir un peu de renommée parmi les autres, et même si Aos ne l’avait jamais rencontré, il savait reconnaître un des brigands des docks quand il en voyait un : les cicatrices à peine dissimulées, la démarche bourrue qui se veut imposante, le nez cassé. Le jeune homme au masque comprit très rapidement que celui-ci deviendrait l’une de ces cibles, car parmi les dizaines et dizaines de loups à l’intérieur, seuls une poignée d’entre eux, si ce n’est aucun, ne succomberaient pas à la terreur, l’arme principale de Aos. Hors ce type-là semblait être le genre d’homme à foncer dans le tas et à frapper en désordre quand il se voit perdre le contrôle de la situation.  


En revanche, la « patron » qui se trouvait s’appeler « Krieg » imposait lui aussi une sorte de respect mais pas sous la même forme que le gaillard précédent : celui-ci semblait moins tenace, moins robuste, mais en revanche bien plus fourbe, réfléchi, qui saurait potentiellement être bien plus dangereux que l’autre. D’autres loups continuaient de se présenter, mais le Diable en avait assez. L’heure était venue.
Si cette soirée ne lui ferait don d’aucune information alléchante, en revanche elle serait le dernier baroud d’honneur de certains des invités.

Alors, Aos profita de l’entièreté des regards dans la salle dirigés vers Roderick, et commença à glisser de sa cachette pour traverser le toit, et se pointer juste au-dessus de l’entrée, évidemment gardée par deux fils de la lune.

*Trop facile. Je n’aurais pas besoin d’utiliser mes pouvoirs. * Se dit-il, avec un petit sourire en coin, malgré les gouttes d’eau qui atterrissaient sur ses épaules. Il mit une main à sa ceinture, pour en délier rapidement une chaîne en métal qu’il garda à sa main gauche, et une corde épaisse qu’il attacha à un rebord du toit, testant la solidité du support en tirant dessus,  avant de laisser la corde gire à ses pieds sur le toit. Il attrapa un gravas sur le toit, pour le jeter dans un buisson afin d’attirer l’attention des gardes de manière assez anodine. Évidemment, un premier fit quelques pas en direction du buisson.
Le Diable attrapa rapidement sa corde attaché au toit avec sa main droite, en profita pour descendre de manière foudroyante derrière celui resté à côté de l’entrée, l’enserrant brutalement autour de la gorge avec la chaîne en métal de sa main gauche, et se servant de sa main droite pour tirer sur la corde pour donner une impulsion à son saut et retourner sur le toit. Arrivé en haut, avec le garde enserré autour de sa main gauche, il croisa son regard l’espace d’un instant, y lisant l’angoisse la plus totale qui traduisit la suite : Aos lui tordit la nuque.


« Rien. », Dit celui qui s’était un peu écarté, avant de se retourner et constater avec effroi la disparition de son camarade. Effroi néanmoins qui ne lui laissa guère le temps de crier, puisqu’il subit rapidement le même sort que son camarade.
Le Diable bleu accrocha ensuite les deux corps entre-deux, avant de les attacher à sa corde.


Il retourna à sa propre cachette, à côté de la fenêtre, avant de se concentrer et de s’entailler le poignet, pour laisser couler un filet de sang à ses pieds. Il s’accroupit et disposa une boule d’artifice de sa propre fabrication de la taille d’une prune au milieu du sang, qui commença à former quelque chose autour de la boule : un rat de sang. En effet, la capacité de créer des petits animaux de sang était assez répandue chez les Vampires, qui s’en servaient d’ordinaire pour envoyer un message ou espionner autrui, Aos en avait détourné l’usage pour se servir de l’animal de sang comme cocon d’une petite surprise.

Il intima ainsi à ce petit rat de sang  de se glisser peu à peu dans la bâtisse, pour aller se situer vers le milieu de la pièce. Le jeune homme avait donné une énergie et une résistance minimale à cette invocation, d’une part pour s’économiser, et d’autre part parce que le but était justement de s’en servir à retardement. En effet, une fois le rat de sang envoyé, le Diable bleu parcouru le toit, pour se saisir des deux cadavres de loups qui gardaient l’entrée,  toujours ficelés, et se plaça au-dessus du milieu approximatif du toit, où était justement disposé quelques fenêtres.

Ca y’est.
La fête pouvait enfin commencer !

Le Diable Bleu sourit d’un air presque sadique sous son masque, et son animal de sang fondit sur le sol, en bas, ce qui sonnait le glas du début des hostilités.
L’artifice libéré aussitôt explosa au milieu de la pièce, libérant ce qui constituait un nuage de fumée qui vint rapidement envahir la salle. Le Vampire souria en balançant alors les deux corps des gardes sans vie ficelés à travers l’une des fenêtres du toit, qui, reliés à celui-ci, vinrent juste se placer au-dessus des têtes des différents hommes à travers la salle, qui ne les remarquaient pas cependant pour l’instant à cause de la fumée dans la salle. Aos en profita ensuite pour se glisser hors de sa cachette, et se servir du désordre pour descendre à l’intérieur, placé le long d’un mur.

Toujours entouré par sa cape, Aos profita de la fumée pour se frayer un chemin à travers la panique générale dans la pièce et alla éteindre les bougies.
Rapidement, la salle entière se retrouva dans le noir le plus total. La fumée, légère, commençait déjà se lever et à découvrir les corps des gardes dont les nuques étaient curieusement inclinées.

Cependant, les fils de la lune ne tardèrent au bout d’un moment pas, à relever la tête, et à découvrir avec effroi les cadavres qui pendaient au-dessus de leur tête.
*Ils peuvent voir dans le noir. Moi aussi. Mais peuvent-ils voir dans le noir, et avec de la fumée ? Ca c’est une bonne question…* pensa le Diable, qui patienta plusieurs instants pour laisser la panique monter parmi les rangs.
Ensuite, Aos attrapa plusieurs petites boules à artifice identiques à la première qu’ils avaient utilisée, et les lança partout à travers la pièce. Le Vampire activa sa vision parfaite, ce qui lui permettait de distinguer sans aucune difficulté tout ce qui se situait dans la pièce, et il se servit de la fumée et de l’obscurité comme de voiles, pour, un par un, semer la panique dans la salle en arrivant par derrière une cible et l’égorger brutalement avec un poignard avant de re-disparaître, et de se rediriger vers une autre cible.

Le Diable bleu se fraya un chemin jusqu’au grand gaillard chauve aux cicatrices, "Jimmy", et tandis que celui-ci poussa un grand cri rauque sous la vision du masque cornu, Aos planta sauvagement ses doigts gantés dans sa gorge et l’arracha avec force, ce qui fut suivi par une petite gerbe de sang.

Les vraies festivités venaient de commencer…
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Krieg
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Date d'inscription : 19/12/2015
Race : Loup-garous, indubitablement
Classe sociale : Âme errante. Je n'existe pas aux yeux de votre société, vermine humaine.
Emploi/loisirs : Chef de meute. Tente d'unifier les gangs de Londres sous la lumière de La Lune.
Age : 334
Age (apparence) : La trentaine passée.

Proie(s) : Tout le monde.
Oui.
Absolument tout le monde.
Résistance mentale : 5/5 de résistance mentale.
Crédit Avatar : Veronica Anrathi
MessageSujet: Re: [01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos} Dim 4 Fév - 16:29

Danny n'avait jamais su se battre comme son frère.
Concrètement, il était très loin d'être sans défense ni courage. Sa force de frappe n'était pas négligeable, et sa passion pour les femmes l'avait souvent conduit à échanger quelques coups avec d'autres prétendants. Cependant...Jamais, ô grand jamais, le distingué Danny n'avait pu ne serait-ce qu'approcher le niveau du brutal Jimmy.
Son grand frère n'était pas simplement plus fort. Il était aussi plus rapide. Plus précis. Plus sadique. Tandis que Danny frappait d'abord pour écarter un danger, Jimmy, lui, avait toujours porté des coups pour le plaisir de faire mal...Enfin...Toujours, peut-être pas. Mais en tout cas, depuis qu'il s'était mit à empêcher leur taré de père de leur mettre des raclées injustifiées.
D'aussi loin que Danny se souvenait, jamais il n'avait vu son frère être prit par surprise ou perdre un combat. Ce cogneur des bas-quartiers, c'était son rempart ultime au travers duquel rien ne passait jamais.
Jusqu'à maintenant.
Le sang gicla. Une goutte vint se poser sur ses lèvres. Ca avait un goût immonde. Obscène. Innommable. Le goût d'un meurtre déloyal, gratuit. Le goût de la mort de Jimmy.
La vue du tueur le paralysa quelques instants. Il resta bouche bée. Incapable de respirer. Incapable de rejoindre la réalité. Figé, il ne put que voir la silhouette squelettique de Krieg se jeter sur l'agresseur au masque et disparaître dans la fumée, avec lui. L'instant d'après, Jimmy s'écroula en émettant quelques borborygmes pitoyables, les mains posées contre la plaie à sa gorge.
Dans un état second, Danny déboutonna mécaniquement sa veste, dégaina ce qu'il cachait dans la poche intérieure de cette dernière, puis s'avança à la suite de son chef et de l'assassin de son frère.
Sa progression en aveugle ne fut pas longue. Il les retrouva tout les deux rapidement, trop rapidement. Ils se battaient toujours. Quelques gars s'étaient rassemblés autour d'eux, peu sûr de savoir quand et comment aider le patron. Ou alors souhaitaient-ils simplement observer un bon combat. Ou alors, Krieg leur avait demandé de ne pas s'interposer. Ou alors...ou alors... Qu'importe.
Danny n'en avait rien à foutre.
Calmement, alors que le vieux loup expédiait son front dans le masque de son ennemi en le tenant par les épaules, Danny pointa son pistolet dans leur direction. Et pressa la détente.

Krieg cracha un glaviot de sang et de bave à ses pieds puis s'essuya la bouche du dos de la main droite. D'un regard presqu'attristé, il toisa le corps du diable bleu étendu par terre, inerte. Le coup de feu les avait surprit tout les deux. Tellement brutal. Tellement inattendu. Tellement décevant. La seconde ayant suivi le tir, Krieg avait comprit que leur combat n'en était plus un. Il avait senti les muscles de son adversaire se détendre. Ses forces l'abandonner... Puis l'avait laissé glisser au sol sans sourire.
On ne pouvait pas en vouloir à Danny d'avoir vengé si...Abruptement, l'assassinat de son frère. Pourtant, le vieux loup sentait, en lui, poindre un soupçon de ressentiment à son égard. Cela faisait combien de temps que quelque chose où quelqu'un d'aussi indiscutablement dangereux s'était battu contre lui? Un siècle? Deux, peut-être. Quel gâchis. Cette sensation de travail inachevé allait le poursuivre durant plusieurs jours, au moins.
"-Pute borgne, il bouge encore." Toussa un des gars, autour d'eux.
Krieg mit un genou à terre pour se pencher aux cotés du diable bleu. De fait, le type n'avait pas l'air mort. Il bougeait encore, faiblement certes, mais au moins la vie l'habitait toujours. Pour l'instant. Rien d'impressionnant, au final. La balle l'avait pénétrée en plein thorax, mais n'avait sans doute pas endommagée "trop" d'organes vitaux, une fois logée dans sa chair.
Ce qui était plus troublant, par contre, c'était l'odeur de brûlé qui se dégageait du corps. De plus en plus forte, d'ailleurs.
"-Ne restez pas planté là vous autres." Gronda-t-il. "Sécurisez les lieux, cherchez des blessés. Plus vite que ça."
La foule se dispersa dans la fumée. Déjà, cette dernière commençait à se dissiper. Comme si elle n'existait que parce que le diable bleu l'avait bien voulue, qu'elle ne pouvait pas maintenir sa présence en ce monde sans son aide.
Quelque part, sur sa droite, la voix désespérée de Danny se fit entendre :
"-Quelqu'un, vite ! Un chiffon, n'importe quoi, il n'est pas encore mort !"
Le vieux loup soupira en imaginant le spectacle qu'offrait Jimmy et sa gorge béante. Evidemment qu'il n'était pas encore mort. Ca allait prendre quelques temps, en fonction de l'état de la plaie. Mais il allait finir par mourir. C'était sûr et certain. Ce genre de coup pardonnait rarement.
Krieg retira le masque du diable bleu sans cérémonie lorsque l'odeur de brûlé se fit encore un peu plus forte. Le visage qu'il découvrit en dessous ne semblait n'avoir strictement rien à voir avec le salopard sanguinaire qui venait de massacrer par surprise des louveteaux pleins de questions. C'était le visage fin d'un jeune homme solide. Bien fait. Bien entretenu. Pas une balafre, si ce n'était une discrète entaille au menton. Pas une ride d'expression. Une peau parfaitement lisse. Le genre de visage que lui et les siens s'amusaient à défigurer depuis des générations, à coups de poings ou de crocs. Un visage transpirant la bourgeoisie.
Krieg le détesta aussitôt.
"-Monseigneur, sa main...Celle de droite. Regardez !" Souffla Roderick, seul à être resté à ses cotés.
Le vieux loup reporta son regard sur l'appendice mentionné. A l'intérieur de cette dernière se trouvait une marque noire de chaire cruellement calcinée. Une marque représentant une croix. Ou un crucifix.
"-Danny." Appela-t-il.
Une voix chevrotante lui répondit.
"-Quoi?
-Ton frère, il portait quelque chose au cou?"
Court silence.
"-Ou...Ouai. Le collier porte-bonheur de notre mère.
-Qui représente?
-Un crucifix banal. Pourquoi?"
Le loup éleva son regard jusqu'au prêtre.
"-Roderick, mon vieux. Rappelle-moi pourquoi tu as établi ta conjonction ici plutôt qu'ailleurs?"
La réponse vint avec passion.
"-Parce que cet endroit est construit sur les restes sacrés d'une église catholique brûlée...Et depuis longtemps oubliée.
-Nous sommes prêt d'un terrain jugé sacré?
-Nous sommes littéralement dessus, en réalité. Les fondations sont encore..."
Krieg le coupa.
"-Aide-moi à le lever.
-Pourquoi?
-C'est de lui que vient l'odeur. C'est lui, qui est en train de cramer."

†††††††

Ca n'avait pas été très compliqué de convaincre Danny de faire boire à son frère mourant le sang du diable bleu. Il n'avait pas vraiment écouté les explications abracadabrantesques de son chef et du prêtre. La seule chose qui comptait, c'était que "on peut potentiellement sauver ton frère". Ca avait suffit. Le plus dur, en réalité, ça avait été de faire boire Jimmy sans qu'il ne s'étrangle avec son propre sang. Seul, Krieg n'aurait jamais pu y parvenir. Mais ses sous-fifres s'étaient empressés de l'assister, curieux de voir la suite. Les doigts crasseux d'un louveteau ayant travaillé, quelques années auparavant, dans une morgue, avaient grossièrement recousue la gorge ouverte du quasi-cadavre, pendant qu'un débardeur des quais aux bras épais comme des troncs d'arbres maintenait ce dernier en place et qu'un autre ne cessait de faire des allers retours pour essuyer le sang en trop.
Le vieux loup n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faisait. Il ne savait pas si ça allait marcher. Et espérait de tout cœur que ce fichu diable était bien un vampire, et pas une création alchimique simplement allergique aux crucifix. Tout ce qu'il savait, maintenant, c'était que, si jamais Jimmy mourrait vraiment, sa crédibilité allait en prendre un coup. "Tout ça pour rien" grinceraient certains. "Il est fou" penseraient d'autres. Sur ce dernier point, on ne pouvait d'ailleurs pas vraiment leur donner tort. Ses connaissances, au niveau des immortels suceurs de sangs, se résumaient à quelques rencontres impromptues, des soirs de pleines lunes, la lecture du journal d'un Hunter mort depuis longtemps et à d'interminables discussions nocturnes avec un alchimiste complètement fou. Le plus simple, pour conserver sa place et sa crédibilité de chef de meute, ça aurait été de laisser Jimmy mourir.
Mais Krieg s'était obstiné, sans trop savoir pourquoi. Et maintenant, il priait pour que le processus de transformation vampirique ait lieu comme dans ce fichu journal, qui trainait d'ailleurs toujours dans son antre :
"Un Humain, vidé de son sang, doit boire le sang du Vampire avant de rendre son dernier souffle s'il veux devenir un Maudit à son tour. Le sang qu'il a perdu entraîne sa mort le temps que son corps assimile le sang obscur de son créateur. Une fois que l'estomac accepte de laisser couler le liquide sacrilège dans les veines du nouveau-mort, ce dernier devient alors l'un de ces enfants de salauds." L'écrivain défunt avait souligné trois fois "enfants de salauds", avec tellement de force que le papier de la page suivante avait gardé la marque de la plume. On pouvait donc en déduire qu'il détestait tout particulièrement les suceurs de sangs. A l'inverse, ses écrits, plats et sans intérêts, concernant les membres de la race de Krieg, n'étaient jamais rien d'autres que ça. Des écrits plats et sans intérêts. Cliniques. Nulle trace de haine. De rancœur. De méfiance.
Ca expliquait en partie pourquoi c'était, finalement, un loup-garou, qui avait sorti son cœur de sa poitrine fumante pour l'écraser entre ses griffes.
Krieg se passa la langue sur les lèvres. Quel délicieux festin ça avait été.

"-Il revient à lui, Monseigneur." Souffla Roderick, en entrant de nouveau dans le bâtiment. Ses vêtements étaient ruisselants d'eau de pluie, tout comme son visage, pourtant à l'abri sous sa capuche.
Le vieux loup quitta le chevet de Jimmy, allongé sur le dos, au milieu de la Conjonction. Au pas de course, il sortit, sous la pluie, pour rejoindre leur invité surprise.
Le diable bleu était enchainé à un arbre, à une distance respectable de l'ancienne église. Deux hommes, en plus de Roderick, s'étaient portés volontaires pour veiller à son réveil. Krieg n'avait absolument aucune idée de jusqu'où s'étendait la puissance véritable du type, alors, dans le doute, ils avaient fichtrement exagérés le nombre de liens et de chaines. C'était à peine si le pauvre pouvait respirer, ficeler comme ça.
Enfin, en imaginant qu'il avait besoin de respirer, bien sûr.
Malgré la mine souriante que le chef de bande continuait d'afficher en présence de ses sous-fifres, ce fichu vampire l'inquiétait quelque peu. Sa présence pouvait dire beaucoup de chose. Son organisation naissante commençait-elle à énerver des bourgeois? Une nouvelle concurrence était-elle en train de se mettre en place? N'était-ce qu'un acte isolé ou le début d'une longue et sanglante liste d'embuscades déloyales? Et ce type, en y réfléchissant. Il avait tué ses gars, enfumé une baraque et lui avait tenu tête en combat singulier alors même que le sol sous ses pieds devaient commencer à saper ses forces. En pleine forme, qu'est-ce que ce gamin à belle gueule pouvait être capable de faire?
Trop de questions, pas assez de réponses.
Les gars avaient sortis une chaise, pour lui. Qu'ils avaient placés en face du prisonnier enchainé. Il les remercia du regard et se laissa tomber dessus. Ses sbires s'éloignèrent aussitôt, manifestement mal à l'aise en présence du prisonnier.
Une fois bien installé, le loup frappa dans ses mains pour être sûr d'attirer l'attention du prisonnier.
"-Je pensais que ce n'était qu'une rumeur, ces histoires de conflits entre vampires et loups-garous. Après tout, pourquoi diable nos races se détesteraient-elles? On chasse les mêmes proies, et nous sommes chassés par les mêmes salopards."
Il marqua une pause.
"-Tu sais, les hommes louches, grands manteaux. Pan pan, les balles en argents. Les épées aux pommeau-crucifix. Les Hunters quoi. J'croyais que c'était eux, les vrais méchants, pour nous. Mais non. Le type qui vient de massacrer mes louveteaux sans raison se révèle être une créature manifestement non-humaine et présentant...Un certain nombre de points communs avec les vampires. Que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Alors quoi? Les mortels sont tellement désespérés qu'ils apprivoisent les nôtres pour faire leur boulot, maintenant? Ou est-ce que j'ai simplement vexé quelqu'un dans ton entourage, sans m'en apercevoir? Dis-moi tout. Qu'on s'extirpe de cet horrible malentendu.
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MessageSujet: Re: [01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos}

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[01/06/42] - Festivités Lupines interrompues {Krieg & Aos}

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