L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Les débuts du S&B

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Les débuts du S&B Sam 24 Jan - 14:38

[HRP/ De retour d'Ivresse nocturne /HRP]


Bibliothèque
Pont de Londres
Université / bâtiment des Alchimistes
Le Somerset
Coven Garden

Entre les passants à éviter à la dernière seconde et les tressautements des roues sur les pavés inégaux, le barman tentait de lire la liste qu'il avait mise en place avant de partir ses affichettes sous le bras, bicyclette en main et un pot de peinture de fortune harnaché à l'arrière de son moyen de locomotion. Il avait déjà parcouru une bonne partie de la ville et placardé la moitié de ses tracts sur les nombreux murs prévus à cet effet, d'ailleurs il en avait aussi collé à des endroits interdits, mais plus visible que dans l'encombrement de papiers délavés et semi arrachés, se superposant sans aucune harmonie. Maintenant, il avait décidé de se diriger vers la bibliothèque la plus grande de Londres, où il avait aperçut un petit parc non loin. Il était certain que dans cet endroit, il y avait bien quelques bons poivrots, ou encore des ouvriers blasés de leur vie qui avec de la chance, viendraient tremper leur vulgaire langue dans son rhum de basse qualité. Plus la vie semble monotone et triste, plus les hommes veulent se réfugier dans ce qui leur semble le plus accessible, l'alcool était une solution, sans en être une, mais pour Brandy peu lui important tant que l'on remplissait sa bourse. Et pour se faire, il avait besoin de clientèle et c'est pour cette raison qu'il se retrouvait sur son deux roue à arpenter Londres avec ses pancartes à l'effigie du Shoot&Boom, son bar flottant qui mouillait en ce moment sur la Tamise, près des Docks. Ce n'était pas un endroit fort accueillant, mais une fois qu'on savait éviter les endroits les plus malfamés, il devenait plaisant de s'y promener, en prenant quand même garde de ne pas avoir sur soi de quoi attirer les envies.
L'homme cessa de pédaler et posa pied à terre. Face à lui, par delà les grilles, s'élevait la Grande Bibliothèque. N'y prêtant pas attention, il pénétra dans le parc, déroula l'une de ses grande feuille de papier, badigeonna un arbre de colle et y plaça son affiche. Il referma sa boite à glue, rangea ses feuilles ainsi que son pinceau, et se frotta les mains l'une contre l'autre pour en faire partir le liquide gluant qui commençait à lui coller les doigts. Ensuite, il enfourcha de nouveau sa bicyclette et reprit son chemin vers... Il jeta un oeil sur sa liste... Vers le pont de Londres, de l'autre coté du port.
En route, il passa devant la prison de la ville, qu'il fixa du coin de l'oeil. Elle était sombre, ses pierres étaient sales, enlaidies par le manque d'entretien, de la mousse poussait entre les blocs de roches mal taillées par endroit. Voir son aspect extérieur ne rassurait en rien sur ce qui pouvait se trouver dans son enceinte. Passant rapidement devant l'édifice, il continua son chemin, s'écartant en jurant quand un fiacre le frôla de trop près et pensant aux prochaines nuits qui pourraient s'annoncer bonnes si la clientèle pointait le bout de son nez. Rien ne pouvait le confirmer en cet instant, mais il espérait que son offre serait alléchante: trois bières achetées, la quatrième offerte.
Quelques jour auparavant, Brandy s'était occupé d'engager des serveuses, qu'il payait un prix convenable afin qu'elles n'aillent pas chercher du boulot ailleurs que dans son établissement. Pour le moment par contre, il comptait éviter de prendre un deuxième barman que lui même, car avec déjà deux salaires à rémunérer chaque semaines, il verrait vite le bout de ses économies partir en fumée. Le Barman regarda le ciel et fit la moue, le temps commençait à se gâter, s'il ne faisait pas vite il rentrerait tout mouillé de son expédition. A moins qu'il ne retourne immédiatement au Shoot&Boom et ne retourne que le lendemain placarder ses affiches. Oui. Bifurquant à droite, le blond reprit la route qui longeait la Tamise et se retrouva rapidement sur les docks. Sans trop ralentir l'allure, il passa entre les gosses ou les matelots qui débarquaient leur cargaison. En quelques minutes, il avait rentré sa bicyclette qu'il avait négligemment déposé sur le pont contre la cabine de fonction destinée au capitaine. Ensuite, ouvrit la porte qui menait dans la cale, où était aménagé son bar. Après avoir descendu une volée de marches, il se retrouva sur une mezzanine où s'élevaient quelques tables et leurs tabourets de fortune, mais si l'on prenait de nouveau les marches situées à gauche, on se retrouvait à même la cale cette fois-ci, tout ce grand espace avait été brillamment aménagé pour permettre de se mouvoir sans peine et s'y sentir comme chez soi. D'un coté, sous la mezzanine, se tenait le bar qui se tenait sur presque toute la longueur du mur, derrière lui était accroché un long miroir qui faisait se refléter toute la pièce, les verres, les choppes et les bouteilles. Devant le comptoir, se trouvaient de nombreux tabourets hauts, dont le cuir sombre, d'un brun rougeâtre s'éparpillait à travers toute la salle, sur les banquettes et les chaises, séparés par quelques paravents de bois peint, pour que les soiffards se sentent plus à l'abri des regards. Parvenu au bas des marches, Brandy prit la porte qui se situait à gauche du bar. Il se retrouva dans sa cuisine américaine, parfaitement agencée, de sorte que l'on puisse s'y trouver à plusieurs sans se gêner dans ses tâches, le Capitaine se lava les mains et les essuya à l'aide d'un torchon à carreaux. Il passa ensuite dans la remise et évalua toutes les denrées qui s'y trouvaient, autant liquide que solides. Il avait fait le plein dernièrement et avec tout cela le barman comptait bien tenir plusieurs semaines sans se ravitailler sauf en bière, rhum et les aliments périssables. Il ressortit sur le pont un bon quart d'heure plus tard, après avoir passé un coup sur le marbre noir veiné de blanc cassé. Brandy posa les coudes sur la rambarde, le regard tourné vers la rambarde et les nuages noirs, le clapotis de l'eau se faisait déjà plus bruyant en cet instant que quand il était remonté de sa promenade à bicyclette, le vent s'était levé et s'engouffrait par accoups dans les cheveux cuivrés du barman. Fermant les yeux, il sentit bientôt quelques gouttes de pluie tomber sur ses bras nus, nullement gêné par la fraîcheur, il contempla l'horizon d'un air lointain, pensant à sa femme et à sa terre natale.
La pluie se fit plus drue et l'obligea à rentrer. Il était tout mouillé, des pieds à la tête, dans ses cheveux brillaient de minuscules larmes de pluie qui scintillaient à la lumière blafarde de la lampe à huile qu'il avait allumée car le soleil étant dissimulé derrière les nuages orageux, les ombres sombres de Londres s'étaient abattues sur tout le paysage. Traversant le couloir qui menait à sa cabine, le Capitaine sifflotait une vieille comptine d'enfant, il ouvrit sa porte, posa sa lampe et prit place sur la chaise derrière son bureau. Il retira ses bottes et se massa les pieds. Il faudrait qu'il s'en procure des neuves dans peu de temps qu'il ne voulait pas finir avec des ampoules irréversibles. Il retira sa chemise et se sécha à l'aide d'une serviette de fortune. Telle une plainte, il laissa un soupir franchir le bord de ses lèvres. Des images de l'autre coté de l'Atlantique lui vinrent à l'esprit, il les chassa de son mieux, mais d'autres les remplaçaient. Brandy n'aurait pas cru être si attaché aux mers des Etats-Unis, mais il fallait croire qu'il avait le mal du pays. Il ressentait parfois, comme en ce moment, un pincement au coeur d'avoir laissé tout cela derrière lui. A cause de cette lubie qu'il s'était créé, il avait rompu avec Zaël, à moins que se ne soit elle...
Broyant du noir, les heures passèrent sans que le barman ne s'en aperçut. Une fois la nuit définitivement tombé, il sortit de ses rêveries et partit s'installer derrière son comptoir. Ses serveuses firent irruption quelques temps après dans la grande salle. Ils parlèrent peu, attendant que des hommes passent la porte. Par chance, le temps maussade n'avait pas empêché les matelots et les Londoniens de sortir et le Shoot&Boom, même sans avoir toutes ses tables remplies, avait retrouvé les couleurs de sa jeunesse dans les rires et les grognements des nombreux buveurs amassés sur leurs tabourets.
La fin de soirée arriva au moment ou l'orage semblait enfin se calmer. Il n'avait pas été tellement puissant, mais avait tout de même fait assez tanguer le navire pour que certains en ressortent malade, non pas d'avoir bu, mais d'être resté à bord. Heureux, Brandy s'endormit dans sa couchette après avoir fermé les portes du bâtiment. Il avait laissé de coté ses tristes réflexions sur le passé, remplacées par l'espoir d'un avenir meilleur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Jeu 19 Fév - 19:16

Brandy gagna ses appartements en traînant des pieds. Pour sur il avait eût des clients ce soir, comme chaque soir depuis trois nuits, et ces hommes n’étaient pas du genre à quitter leur tabouret bien chaud, ainsi que leurs verre d’alcool, avant que le jour ne soit proche. Il était exténué, de toute la soirée, il n’avait pu s’accorder qu’une petite pause, ses serveuses n’étaient certainement pas dans un meilleur état que lui. Le barman appréciait malgré tout cette assommante fatigue, il avait l’impression dans ces moments là, juste avant de se reposer sur un matelas douillet, qu’il était le plus heureux des hommes. Arrivé à la porte, il tâtonna à la recherche de la poignée, ouvrit et pénétra dans sa chambre ténébreuse. Il déboutonna sa chemise, la laissa tomber au sol, puis il s’affala sur les draps défaits de son lit, qu’il n’avait pas prit la peine de refaire quand il s’était levé. Sans tarder, il s’endormit et ne reprit ses esprits que durant l’après-midi et bien qu’il éprouve l’envie de rester couché, il bougea sa vieille carcasse pour astiquer son bar, qu’il avait lâchement laissé en plan la veille afin d’éviter de tomber inanimé sur le sol, bavant sur le plancher.
Tout remettre en place lui prit deux bonnes heures, après quoi il s’accorda une petite pause. Accompagné d’un petit verre de gin, il s’installa sur l’une des banquette, dos au mur, observant par le hublot, sur le mur d’en face, les vaguelettes verdâtres de la mer, dans laquelle la pluie certainement glacée plongeait inexorablement. Les yeux brumeux, il s’assoupit tout simplement.


- Msieu’ Weest ? Faut vous réveiller ! C’est Clarisse ! Hou-hou…

Le capitaine ouvrit les yeux. Une jeune femme aux cheveux de jais qui tombaient en cascades bouclées sur ses épaules, encadrant un joli minois, se tenait face à lui, une main appuyée sur la table de bois rectangulaire. Il cligna des paupières. Quelle joie de se réveiller avec une femme devant les yeux !

- Vous dormiez quand je suis arrivée, j’vous a laissé tranquille, mais là y se fait tard !

- Humpf… Marmonna Brandy en s’asseyant. Son regard se posa alors sur le hublot, le même qu’il avait contemplé avant de dormir. Il faisait nuit au dehors. Rho, mouai il est tard. Il baillât. Allez…

Il se leva en faisant craquer ses cervicales et s’étirant, bras levés au ciel. Ah cette sieste l’avait requinqué. Il se sentait plus frais. Attrapant son verre, il se dirigea derrière le comptoir ou il lava son récipient.

- Tu sais l’heure qu’il est là ? Demanda-t-il à la serveuse.

- Je crois que la dernière fois que j’ai entendu les cloches, y devait être 18 heures. M’est avis que les clients ne vont pas tarder.

Le capitaine acquiesça. Le Shoot & Boom n’ouvrait ses portes que tard dans l’après midi, plus tard, quand sa renommée serait plus grande, il tâcherait de trouver un bon gars qui le remplacerait pendant le midi, jusqu’à ce qu’il émerge du sommeil. Cependant il n’avait pas d’intérêt à se tuer la vie à chercher des ivrognes durant l’après midi.
Échangeant quelques mots avec Clarisse, ils attendirent de voir passer Alysson, jeune femme à la chevelure rousse coupée plus courte que la moyenne féminine. Cela lui donnait un charme bien particulier, qui ne lui faisait pas défaut. Elle leur offrit un sourire dont elle avait le secret, puis s’assit elle aussi sur un des grands tabourets du bar.


- Brandy ! Vous avez pas mit votre chapeau ce soir ?

Ce dernier se tâtât le crâne et rit de bon cœur, bientôt suivit par ses deux acolytes.

- Faut croire que non ! Attendez moi là, j’reviens bientôt, je vais le chercher. Pensez à pas faire peur aux clients ! Haha !

Il s’éclipsa et récupéra son précieux couvre chef. Quand il redescendit les escaliers, il avait une cigarette qui lui pendait des lèvres et un nuage brumeux et nauséabond qui le suivait. Les deux jeunes femmes conversaient comme seule la gent féminine est capable. Ne désirant pas les déranger, il s’accouda au comptoir et fuma paisiblement.
La salle se remplit peu à peu d’hommes et de quelques rares femmes. Les deux serveuses débutèrent leur boulot, Brandy le sien. Routine familière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Julian
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 28/01/2009
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Jounaliste
Age : 24
Age (apparence) : 29
Entité n°2 : Buse
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Mar 15 Sep - 20:45

Un jeune homme marchait rapidement dans la rue pavée. Ses chaussures claquaient contre la pierre avec un son mat. Il esquivait les passants de peu, avec une agilité gracieuse. Son visage avenant quoique marqué par les ans qu’il n’avait pas vécu était penseur. Loin des rêves qui l’assaillaient parfois, il réfléchissait à un nouvel article qui germait dans son esprit pour La vie Londonienne. Il était rédacteur des échos, ce qui lui permettait d’avoir une grande marche de manœuvre. Il devait mettre son nez partout, fouiner à la recherche de la moindre information intéressante. C’était un genre de grande chasse au trésor journellement renouvelée. Les mains enfoncées profondément dans les poches de son gilet, il se dirigeait vers une nouveauté dont il avait vaguement entendu parler : un navire bar installé depuis peu dans le port de la ville. Le Shoot&Boom, tenu par un américain revenu aux sources.

- Mr Levendruck ! Héla une voix.

A l’appel de son nom, le jeune homme s’arrêta et se tourna vers un couple. L’homme avait levé la main, un sourire enjoué sur les lèvres. Julian s’approcha et serra vivement la main de M. Fighter, puis il retiré son chapeau avant de baiser la main de la belle Dame qui l’accompagnait. Cet individu était un homme politique proche de la reine mère que le journaliste avait dans ses contacts. Ils avaient une bonne entente et ce cher M. Fighter portait le jeune reporter dans son cœur, sans que celui-ci ne sache concrètement pourquoi. Peu lui importait, c’était un riche monsieur, qu’il valait mieux avoir dans ses amis que dans le camp opposé. Tous deux parlèrent quelques minutes à propos du sujet principal qui avait été publié le jour même dans la presse : les disparitions étranges et inopinées de plusieurs jeunes femmes. Ils ne précisèrent pas qu’elle étaient de simple filles de joie, là n’était pas le problème. Que feraient-ils si cela continuait, et si cela touchait des femmes de bonne famille ? En fait, M. Fighter demandait déjà si l’on avait pas grossit les faits, ce qui n’était pas le cas. Ils se quittèrent enfin, la mine grave.

Julian poursuivit son chemin et arriva au port. Il ne mit pas longtemps à trouver le bâtiment qu’il cherchait. C’était un magnifique bateau, imposant et bien entretenu. Il en fut époustouflé. C’est donc avec un bon pressentiment qu’il monta sur la passerelle, traversa le pont puis descendit dans la cale, où se trouvaient déjà quelques consommateurs.
Tranquillement, le lycanthrope alla s’asseoir au bar sur une chaise haute, les yeux allant de droite et de gauche pour percevoir ce que renfermait la carcasse flottante. Il n’était pas déçu. Du tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Jeu 17 Sep - 10:10

Brandy, son chapeau de cow-boy bien installé sur son crâne, une cigarette trainant parfois entre ses lèvres, accomplissait son travail de barman comme il l'avait toujours fait: le cœur léger avec l'envie de se faire une bonne réputation pour se trouver des habitués et d'autre clients. Il n'avait pas à se plaindre, chaque soir depuis son installation sa salle principale faisait de plus en plus complète, ce qui se reflétait sur le chiffre d'affaire. Cependant, il lui aurait fallu un remplaçant qui aurait assuré les sessions de la journée, car il travaillait déjà de nuit en plus de faire le ravitaillement. Il ne pouvait pas tout faire.
Tout en discutant mollement avec un grand brun efflanqué, il ressuyait des verres après les avoir astiqués. Il interrompait sa tache par moment en servant quelconque client qui venait s'installer au comptoir, mais pour ce qui était de la salle, c'était les filles qui s'en chargeaient. Elles avaient vite apprit leur nouveau métier et il leur faisait assez confiance pour qu'elles dosent elle même le contenu des verres. Cela lui permettait de ne pas être trop débordé et de prêter attention aux nouveau venus.
D'ailleurs, un homme descendit les escaliers et vint s'assoir au bar. Du coin de l'oeil, Brandy l'examina. Propre sur lui, l'oeil vif, la démarche certaine, une mine avenante. Cet individu ne semblait pas être un alcoolique ou un jeune bougre qui viendrai noyer un chagrin dans le jus.


- Bonsoir', j'peux vous aider à quelque chose? Demanda le barman, les deux mains appuyées sur le comptoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Julian
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 28/01/2009
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Jounaliste
Age : 24
Age (apparence) : 29
Entité n°2 : Buse
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Ven 18 Sep - 10:42

La contemplation du journaliste fut interrompue par le barman au chapeau qui se trouvait devant lui. Avant de répondre, Julian le considéra du chef jusqu'au tronc, comme le reste était caché. Cet homme avait donc l'allure d'un coy-boy importé directement d'Amérique, avec son chapeau, sa cigarette roulée, son allure toute entière respirait l'air de l'ouest. Il avait plus de la trentaine, peut-être même approchait-il de la dizaine suivante, il n'aurait pu l'affirmer en regardant ses cheveux blonds paille où l'on ne percevait pas d'infâmes rappels blancs. Son visage attira particulièrement le jeune homme: le barman avait un nez brisé et des cicatrices restaient apparentes, excepté derrière sa barbe de plusieurs jours, qui même blonde, recouvrait sa peau avec négligence. Ce qui choqua le plus Julian, c'était ces affreuses chemises à carreau que portait cet homme. C'était vraiment de mauvais gout, mais il ne pouvait s'enquérir d'informer cet éleveur de vaches qu'à Londres c'était des vêtements dépassés de campagnards.
Il s'éclaircit discrètement la gorge et parla fort pour qu'on l'entende dans le brouhaha ambiant:


- Bonsoir, j'aimerais un cognac.

Sa voix avait un peu hésité sur la boisson qu'il allait choisir, il espérait que son interlocuteur avait entendu, car il n'aimait pas vraiment répéter.

- Il y a peu de temps que je vois ce navire mouiller au port, vous êtes arrivés il y à peu? Demanda le journaliste, déjà à l'affut de la moindre information.

En même temps, rester dans un tel endroit ne le dérangeait nullement, il aimait bien l'ambiance de ce bar atypique, avec un nom à coucher dehors "Shoot&Boom" qu'il appréciait particulièrement. Il était presque certain de revenir se désaltérer dans ce lieu par la suite tellement il était conquis. Même le barman lui donnait une envie de reviens-y.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Sam 19 Sep - 13:50

Brandy contemplait l’homme qui venait de s’asseoir, il attendait patiemment que ce dernier lui donne sa commande, ce qu’il fit après une brève hésitation. Le barman acquiesça, un fin sourire sur le bord des lèvres, atténué par la cigarette qui y pendait. Il porta sa main à sa bouche et prit sa roulée entre les doigts. Avec des gestes expert, il attrapa une bouteille, un verre et le remplit d’un liquide oranger, tandis qu’il expirait de sa bouche un filet de fumée qui emplissait ses poumons. Enfin, il posa en face du jeune homme sa consommation et lui répondit :

- En effet, j’ai débarqué ici il y a seulement trois semaines et j’ai ouvert mon bar il y a deux semaines, après avoir trouvé mes deux serveuses là bas. Il les désigna du doigt d’un coté et de l’autre de la salle. C’est pas toujours facile de s’installer dans une nouvelle ville, mais j’trouve que j’ai plutôt de la chance, y a déjà des clients et certains repointent parfois leur bout de nez.

Il laissa ses yeux errer de tables en tables, il reconnaissait déjà des visages parmi les hommes et les femmes assis. Il reposa les yeux sur son interlocuteur, avec un certain intérêt.

- C’est la première fois que je vous vois ici, dites si je me trompe, qu’est ce qui vous a fait venir ?

Il ne craignait pas d’être trop indiscret, l’homme aux cheveux noirs avait l’air ouvert et enclin à la conversation. Il n’avait rien à faire d’autre pour le moment que de discuter, alors il en profitait. De plus cela lui permettrait aussi d’apprendre des choses sur les habitants de Londres. Toute info était bonne à prendre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Julian
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 28/01/2009
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Jounaliste
Age : 24
Age (apparence) : 29
Entité n°2 : Buse
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Lun 19 Oct - 16:25

Julian regarda le barman le servir avec un certain émerveillement, tout dans ces gestes était précis et mesuré. Rare devaient être les gouttelettes qui pouvaient avoir le plaisir de s’échapper du fleuve alcoolisé déversé dans les verres. Le journaliste prit entre ses doigts sa commande, puis se tourna vers les deux jeunes femmes que le cow-boy désignait de la main. Elles avaient une morphologie parfaite pour le métier qu’elles exerçaient : jeunes, bien en chair, jolies en somme.

- Elles ont l’air enchantées de leur besogne à ce que je peux voir. En tous les vas, vous avez trouvé deux petites perles.

Le jeune homme acquiesça, en effet, il était rarement simple de se trouver une place en quelque lieu que se soit lorsqu’on était commerçant. Ou dans tout autre corps de métier. Seule les prostituées n’avaient pas de mal à se trouver une clientèle foisonnante.

- Vous devez être fort physionomiste pour déjà repérer ceux qui ne sont jamais venu. Car en effet, c’est bien la première fois que je mets les pieds dans votre bâtiment. Mr. Levenbruck, enchanté de faire votre connaissance. Il tendit la main par-dessus le comptoir. Pour tout vous dire, je suis journaliste. Je suis venu ici dans le but de faire un article sur votre arrivée à quai. Comme je ne veux pas donner d’informations erronées, j’ai préféré venir directement m’adresser à vous. Je ne me souviens pas avoir déjà vu un bateau dans votre style, excepté le vieux « Delport » qui a fermé et une bicoque sans avenir plus bas sur la Tamise. En clair, rien qui ne pourrait vous faire de l’ombre à Londres.

La langue de Julian était déliée, une fois cela fait, peu de choses pouvaient l’arrêter. Depuis sa sortie de captivité, il avait prit goût à la vie et à la conversation. Sans arrêt il cherchait les rapports avec autrui, à combler un vide qui l’avait pendant bien longtemps habité. Ainsi, son nouveau métier lui convenait parfaitement. De plus, il avait un réel talent pour rédiger des articles et donner envie aux lecteurs de lire et revenir à la prochaine édition. Il était fier du chemin accomplit depuis l’accident qui avait emporté sa femme, et éloigné son fils de lui.

- J’espère que cela ne vous gêne pas de paraître dans un journal ? Si c’est le cas, je ne ferais ici qu’une simple visite de courtoisie. Sachez d’ailleurs que j’aime particulièrement l’ambiance de ce lieu. Oh, mais comment vous est il venue l’idée de faire ce genre de bar ? C’était une sorte de rêve ? Un coup de tête ? Je parles peut être trop, il eût un rire bref, excusez moi…

Il laissa un sourire naïf tendre ses lèvres. Il tenait certainement là un bon article à rédiger. Il paraîtrait sans doute dans l’édition du surlendemain, les planches pour demain étant certainement terminées, prêtes à l’imprimerie. Il était trop tard pour faire quoi que se soit ce soir.
Julian but une gorgée de son breuvage, qu’il trouva d’ailleurs au goût de ses papilles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Mar 7 Sep - 17:53

Brandy eut un sourire en coin lorsqu'il entendit l'homme mûr face à lui le complimenter, c'était une bonne manière de se mettre quelqu'un dans sa poche, celui-là devait avoir l'habitude de parler de la sorte, ses paroles sonnaient juste et semblaient tout naturellement lui venir aux lèvres, le barman se doutait bien qu'il ne devait pas être là pour rien. L'homme a toujours un but a atteindre, quel qu'il fut.
Le propriétaire du Shoot&Boom serra la main de Mr Levenbruck en ajoutant que lui aussi était très heureux de le connaître et il ne fut pas non plus surprit en apprenant juste après que cet homme était un journaliste. Un journaliste venu dans le seul but de faire un article sur lui et son bâtiment, rien que ça. Cela fit hausser les sourcils du barman: soit cet homme n'avait rien trouvé d'autre à faire que de lui apporter une publicité bien appréciable, soit... soit, il ne trouvait rien a ajouter, mais trouva tout de même cela étrange. Les choses bénignes avaient elles donc leur place dans les journaux de Londres? Il n'en savait rien, mais après tout, cet homme ne pourrait pas lui faire de mal. Il l'espérait tout du moins. Seconde nouvelle apportée par cet inconnu à la langue bien pendue: son bateau et lui étaient les seuls à exercer sur la Tamise, ou presque. C'était une bonne nouvelle, la nouveauté de son arrivée lui permettrait peut-être d'amener une nouvelle clientèle. Peut être plus chic que celle qui occupait pour le moment les tables. S'il pouvait s'arranger pour que son bar ne devienne pas seulement le repère de vieux loups de mer, vagabonds et alcooliques -qui faisaient cependant un très bon chiffre d'affaire, lorsqu'ils payaient leurs bouteilles-, mais aussi un navire qui accueillerait des bourgeois... Pourquoi ne pas faire en sorte que certains soirs le bar se convertirait en cabaret? Tout ceci était à réfléchir.
Pour le moment, il était l'heure de répondre à son interrogatoire.


- Et bien, non ça ne me dérange pas, ça pourrait même me servir ce que vous faites là, par contre, vous comptez donner un point de vue positif j'espère? Sinon il n'est pas question que vous publiez votre article! Brandy avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais il se doutait que son interlocuteur avait comprit le message. Pour tout vous dire, je viens des Etats Unis, où j'ai grandit, c'est là que j'ai fait l'acquisition d'un navire que j'ai rénové et rendu tel qu'il est maintenant. Je pense que c'est une idée qui m'est venue comme ça, un jour j'ai trouvé ce que je voulais faire: devenir un barman, et je me suis dit que comme j'aimais bouger, il n'y avait rien de tel que de faire mon métier sur un bateau.

Le barman éteignit sa cigarette dans le cendrier et s'accouda au comptoir.

- Vous enchainez vite les question oui, mais après tout c'est le but de votre venue n'est-ce pas!? Alors, que voulez-vous savoir d'autre?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Julian
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 28/01/2009
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Jounaliste
Age : 24
Age (apparence) : 29
Entité n°2 : Buse
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Mer 8 Sep - 0:11

Tout se passait à merveille pour le jeune journaliste. Brandy, le barman qu'il était venu interviewer avait plutôt l'air content de sa venue, il n'y avait aucune retenue dans ses réponses. Bien entendu, Julian avait bien comprit que cet homme voulait qu'il rédige un article montrant les aspects positifs du Shoot&Boom, ce qu'il y avait de plus normal. D'ailleurs, il ne comptait pas faire autrement, il n'était pas de ces journalistes colporteurs de médisances, n'apportant que tracas et rancœur sous leur plume, quoique cela plût a un certain type de lecteurs. Non Julian, comme il l'avait précisé, était venu afin d'avoir lui même un aperçu de ce nouvel endroit et de son propriétaire. Il ne cherchait qu'à refléter la réalité dans ce qu'il écrivait, rien de plus. Alors d'un geste de la main il balaya toute peur du barman et ajouta que son intention n'était pas mauvaise. Après quoi, il sortit de la poche de sa veste un petit calepin relié par des cordelettes, ainsi que de quoi écrire et sans quitter des yeux son interlocuteur, il griffonna quelques mots clefs pour ne rien oublier de cette conversation.
Avant de poursuivre ses questions, il s'humecta les lèvres dans sa boisson, puis reposa son verre, sans pour autant le lâcher.


- Des questions, des questions! Bien sur que je suis venu pour ça, mais aussi pour passer un moment agréable, ce qui a ma foi fort bien débuté!

Julian savait que parfois il jouait trop le jeu du lèche botte, cela marchait bien avec certaines personnes. Mais d'après ce qu'il pouvait voir, ce petit jeu n'avait pas d'effet sur le barman, enfin pas celui escompté. Quoique peut-être que ses gentillesses faisaient tout de même plaisir à son égo. En tout les cas, rien de bien méchant.

- Passons aux choses sérieuses maintenant si vous me le permettez... Pourquoi avoir choisi la ville de Londres, alors que vous viviez à l'autre bout de l'Atlantique? Pourquoi être partit si loin de chez vous? Julian, tout sourire, ajouta après une interruption, si vous trouvez que je m'intéresse trop à votre vie personnelle, faîtes le moi savoir, il n'y a aucun mal à ça. Quoi d'autre? Ah oui! Vous avez un style vestimentaire bien particulier, votre chapeau par exemple, est-ce parce que vous voulez refléter vos origines? Dépayser le client?

Les questions se suivirent, s'enchainant les unes aux autres, si bien que Julian du demander qu'on le resserve à nouveau. Pendant ce temps, des clients allaient et venaient dans la cale du navire, servis tantôt par le barman, tantôt par les deux jeunes serveuses que Julian ne se retenait pas de lorgner lorsqu'elles passaient près de lui.

- Une dernière chose, j'y pense seulement, vous avez dit que vous aimez voyages, cela veut-il dire que vous comptez quitter Londres dans quelques semaines? Quelques mois peut-être? Vous pouvez bien sur n'en rien savoir, mais sait-on jamais! Poser une question n'a jamais tué personne.

Après cette énième question, le journaliste avait épuisé ses réserves. Il leva son verre:

- A votre réussite mon cher! J'espère sincèrement que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes pour vous.

Il vida le reste de son verre d'un trait. Dehors il faisait nuit noire. Le temps avait passé sans que Julian ne s'en rende compte et lorsqu'il entendit les cloches de deux heures sonner il s'exclama:

- Bon Dieu! Il se fait déjà tard! D'un geste il rangea son calepin et son crayon dans une poche. Je vous ferait parvenir ce que j'ai écrit. Je viendrais même moi même si j'en ai le temps. J'espère bien que ça vous plaira! Moi je n'ai aucun doute la dessus. Sur ce, Mr Weest, il est temps pour moi de lever l'ancre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brandy Weest
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 16/08/2008
Race : Humain
Classe sociale : Commerçant
Emploi/loisirs : Barman / Monter à cheval
Age : 39 ans
Age (apparence) : 45 ans
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Mer 8 Sep - 15:20

D'un geste habile et mainte fois répété depuis des années, Brandy sortit une pochette de tabac et roula une cigarette, qu'il porta ensuite à sa bouche. Il fourragea dans un tiroir du comptoir et en sortit une petite boite d'allumettes, il en craqua une qui s'enflamma avec son bruit coutumier. Menant la flammèche au bout de sa cigarette, il l'alluma, et secoua le petit bâton de bois qui s'éteignit et tomba dans la poubelle. Un point rouge luminescent se consumait, tandis que le barman ressentait les bienfaits de la nicotine sur son métabolisme. Après sa première inspiration, de la fumée se dégagea de ses lèvres entrouvertes et se dissipa lentement à la lueur des lanternes.
Il sa racla ensuite la gorge,et répondit à la première question.


- J'ai décidé de voyagez plus loin que je ne l'aurais cru, j'avais envie de changer d'air, ce qui paraît normal pour quelqu'un qui apprécie le dépaysement. Je me suis dit que l'Amérique n'était plus pour moi, j'y avait un passé, je le voulait révolu, j'ai donc choisit de lâcher prise et je me suis installé à Londres... D'abord c'est pour une raison purement pratique, nous parlons la même langue ou peu s'en faut, je parle aussi le français de la Nouvelle Orléans, mais cette capitale me paraissait plus appropriée. Et puis, il y a toujours du monde à Londres, la Tamise était un fleuve qui me paraissait receler de merveilles, j'avais envie tout simplement, de prendre place ici...

Ce que lui dit ensuite le journaliste le laissa pantois. Il se reprit vite et eût un rire fracassant qui se termina en une quinte de toux, il s'était bien attendu à des remarques de se genre, mais les entendre pour de vrai était autre chose.

- Heum, pardon, héhéhé. Ça n'est rien de tout cela Mr. Levenbruck! Non vous vous méprenez! C'est tout simplement que je suis le fils d'un éleveur de vache, par chez moi nous portons tous ce chapeau, et même devenu ce que je suis, je ne peux m'en défaire. Mes bottes elles même sont fraichement importées de mon pays. Il leva alors la jambe par dessus le comptoir et la lumière environnante fit briller son éperon. Sa jambe retomba ensuite au sol. En fait, c'est juste que je ne considère pas avoir besoin de m'habiller à la mode Londonienne, je suis bien dans mes frusques, voilà tout. Après, si cela peut plaire au client, tant mieux, héhé...

Le journaliste poursuivit ses questions et Brandy lui donna les réponses qu'il souhaitait, réfléchissant parfois à ce qu'il pourrait dire, revenant d'autres fois sur une précédente question. Leur échange se déroulait à merveille et c'est ainsi que la dernière question fit son entrée.

- Oh, m'est avis que je vais rester là un moment, quelques années peut-être. Mais rien est bien sur, mes plans peuvent changer du jour au lendemain! Si la clientèle est toujours la, je ne vois pas de raison de m'en aller.

Le journaliste montra alors des signes qu'il allait quitter le navire. Brandy se servit un verre et trinqua avec lui.

- De même pour vous, j'imagine que le journalisme ne doit pas être de tout repos!

Les cloches sonnèrent.

- Oui en effet, l'heure tourne. je vous remercie de votre sollicitude, j'attendrais le journal avec impatience. Si cela me plais, n'hésitez pas à revenir, je vous paierais ma tournée.

Après le départ du journaliste, Brandy continua son travail. Ce soir là il avait fait une bonne recette, c'était une bonne chose. Les affaires prenaient tournure. La venue de ce personnage, il ne s'y était pas attendu, mais elle se présentait à point nommée, juste quand il en avait besoin. Il espérait que la bonne fortune continuerait ainsi de lui sourire et à le faire prospérer.

[HRP/ Fin du post. Suite toujours au Shoot&Boom avec Asher Rosenbury à "Lambeaux" /HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Julian
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 28/01/2009
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Jounaliste
Age : 24
Age (apparence) : 29
Entité n°2 : Buse
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B Jeu 16 Sep - 14:50

Julian réajusta sa veste, puis tendit la main au barman en lui souhaitant une bonne fin de soirée, avant de tourner les talons, il déposa sur le comptoir de quoi payer sa consommation, puis il sortit par la porte de bois après avoir monté une volée de marches. Le battant de la porte se referma sèchement derrière lui. Un léger brin de vent soufflait sur le port, s'engouffrant à travers les vêtements du journaliste qui frissonna, la nuit était drôlement froide. Mais après tout, c'était aussi parce qu'il n'était pas accoutumé à ces heures nocturnes. Du pont il descendit sur le quai et les mains au fond des poches, il marcha jusqu'à sa demeure.
En chemin, les pieds battant le pavé ou la terre gelée, il pensa à cette soirée. Elle s'était déroulée à merveille, il avait de quoi écrire un très bon article, long et fournit, véridique surtout, car étant payé à la ligne imprimée et non à la justesse de ses propos, il aurait pu raconter toute sorte d'inepties. Mais il mettait un point d'honneur à faire un travail de recherche afin de ne pas créer de fables comme le font tant d'autres. De même, en plus de sa réussite dans son labeur, il avait fait la connaissance d'un homme qui lui paraissait être un bon bougre, aimable, commerçant, et américain. Même si Julian ne prêtait pas attention à la valeur véridique des ragots, il allait sans dire que les américains n'avaient pas toujours bonne réputation, avec leur air condescendant et leurs manières. Mais ce Mr. Weest s'était montré courtois et n'avait pas été gêné de sa visite.
Le journaliste était bien décidé à rendre hommage à ce lieu qui lui avait tant plût! Ainsi qu'à ces serveuses mais de manière détournée. En lui même, le fait de s'installer dans un bateau pour faire le métier de barman était une idée de génie, c'était ce que pensait Julian. Et comme le lui avait dit le propriétaire du Shoot&Boom, cela lui permettais de voyager quand il le désirait. Cette originalité attirerais certainement du monde. Et Julian comptais bien aider cet homme venu d'un autre continent. Il se sentait intéressé par ce personnage. Il avait envie d'en apprendre plus. Et puis, un barman était aussi une bonne source d'informations, il pourrait garder de bonnes relations et satisfaire ses questions. Faire son travail.
Arrivé chez lui, le Lycanthrope se dévêtit, il posa son calepin sur la table et son crayon tomba au sol. Il le ramassa. Après un brin de toilette il souffla sa bougie et se mit au lit à tâtons. Le sommeil ne tarda pas à le prendre, laissant ainsi ses pensées au lendemain, lui offrant un repos bien mérité.
Le lendemain, il se leva aux cloches de sept heures. Il prit une tranche de pain et partit en claquant la porte pour se rendre au journal. Arrivé à son bureau, où il n'était pas seul à travailler, il prit sa plume et rédigea son article à propos du Shoot&Boom. Article qui paraitrait le lendemain dans la gazette.


Du nouveau sur la Tamise!
Il y a à peine un mois qu'un navire mouille à St Katharine dock, ce n'est pas un scoop! Mais la particularité de ce bateau est qu'il renferme un bar d'un tout nouveau genre! En effet, un américain est venu s'installer sur le quai pour nous faire profiter de son pub, le Shoot&Boom! Malgré ce nom atypique et quelque peu farfelu, j'ai tenté ma chance et mit les pieds sur le pont de ce navire. J'ai succombé à son charme et à son originalité  au premier coup d'œil, et n'ai pas regretté mon déplacement. Bien installé au comptoir, j'ai discuté avec Mr. Weest, le barman et gérant du bar café, un homme tout aussi étrange que le nom de son pub, mais serviable, commerçant et tout ce qui s'en suit. Américain de naissance, il a décidé de quitter son continent pour s'installer ici à Londres afin de nous faire profiter de son savoir.
Le Shoot&Boom est un lieu convivial ou chacun pourra se plaire, les tables plus ou moins écartées les unes des autres permettent de s'entretenir et de se délecter des boissons servies par deux serveuses qui ne laissent pas indifférent. Tout porte à croire que ce bar va prospérer et ramener des clients de toutes sortes et c'est dans les prochaines semaines que nous sauront enfin de quel bord sera ce lieu. Un Pub malfamé ou ce que j'espère un lieu de tranquillité ou toute personne montant dans sa cale pourra se sentir chez lui!
J'ajouterais ensuite ...

[HRP/ Fin du post. Aucune suite prévue pour le moment. /HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Les débuts du S&B

Revenir en haut Aller en bas

Les débuts du S&B

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Buts de la finale de LDC (Barça 3-1 MU)» Buts extraordinaires» Meilleur Pointeur/Moy Buts Alloué» Mes débuts de serveuse ! [VENEZ, CLIENTS! LIBRE]» Débuts en cuisine -libre-
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ombre de Londres :: La City :: Le Port: St Katharine's dock :: Shoot&Boom (bar et demeure de Brandy)-