L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Rencontre à Chinatown [LIBRE]

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MessageSujet: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Mar 25 Mai - 18:22

Soucieuse dans sa chambre, Alice patientait devant sa fenêtre. Depuis ce matin, une idée hantait ses pensées et ne la quittait pas. De sa chambre, elle avait une vue sur l’entrée du manoir et pouvait observer qui entrait et qui en sortait. Elle observait les allés et venus depuis déjà un bon quart d’heure, mais ce qu’elle guettait n’apparaissait point. Par chance, le bavardage incessant de ses dames de compagnie comblait le silence. Elle se permit un regard vers ces dernières puis revint à la fenêtre. Lorsque Lady Seymour mère retournerait dans sa demeure, elle s’en débarrasserait. Leurs manières ne lui plaisaient pas et elles parlaient beaucoup trop. De plus, une seule dame lui aurait suffit, les Seymour avaient une facilité à l’exagération et tape à l’œil qu’Alice ne partageait pas. Elle aimait le luxe dans lequel elle vivait, mais d’étaler sa richesse pour épater la galerie n’était pas vraiment dans ses habitudes et ça la rendait quelques fois mal à l’aise.

Le soir arrivait, quant un détail attira son attention vers la court. Enfin, ce qu’elle attendait depuis si longtemps arriva. Sa belle-mère s’engagea dans la calèche qui l’attendait à l’entrée du domaine. Alice prit une bonne respiration et se tourna vers les jeunes filles qui étaient assises.

-Veuillez aller me chercher mes effets personnels, je vais sortir, lança-t-elle en se dirigeant vers la porte de la chambre.

Surprise les jeunes servantes se levèrent pour rattraper leur lady. La plus jeune la dépassa pour s’engager dans le hall. Quant à l’autre se plaça à l’arrière de Lady Seymour pour la suivre.

-Si ma lady me permet, il n’était pas prévu que vous sortiez ce soir, se permit d’avancer la suivante.

-Je n’aurais pas besoin de vos services. La compagnie de votre amie me suffira pour ma promenade, vous pouvez disposer, répliqua Alice en ne prêtant pas attention à la fille.

Étonner la jeune fille voulue répliquer, mais se ravisa. Elle fit la révérence et prit congé. Avec une dame de compagnie en moins, il y aurait moins de bavardage et la plus jeune serait plus facile à garder dans le secret et à éloigner en temps voulu. Arrivée dans le hall, Alice enfila sa cape et prit l’ombrelle que lui tendit sa jeune suivante.

-Est-ce que je dois faire atteler les chevaux, ma lady, se risqua la jeune domestique.

-Non, nous irons à pied, dit Alice en enfilant ses gants.

Une fois à l’extérieur, son estomac commença à la tenailler. Elle y pensait depuis de nombreuses semaines, mais l’omniprésence de sa belle-mère l’avait empêché d’agir. Elle devait y aller. Il n’y avait pas de raison précise, mais elle devait savoir. Depuis l’horrible nuit où Lord Seymour avait trouvé la mort, elle y repensait constamment. Durant les deux années où elle avait vécu avec son époux, elle s’était souvent questionnée à son sujet, mais depuis sa mère d’autres questions étaient venues s’ajouter aux précédentes. Elle avait cru à prime abord que toute la famille de son époux était vampire et qu’elles s’en prendraient à elle. Elle se trompait la mère et le jeune frère de Lord Seymour sortait le jour. Ils ne semblaient pas l’apprécier, mais elle ne subit aucune attaque de leur part. Ensuite, elle s’était demandé comment avait-il fait pour cacher son existence à sa famille. Question qui restait toujours sans réponse.

Elles marchèrent jusqu’à atteindre les rues les plus animés de Londres, mais qui restaient assez convenable pour la jeune lady. Alice s’arrêta devant les vitrines d’un magasin quelconque. Elle se retourna vers sa suivante et lui tendit une liste.

-Voici quelques achats que vous ferez pour moi. Je vous attendrais à l’extérieur

-Mais ma lady… je dois rester avec vous, répliqua la jeune fille hésitante en regardant l’interminable liste que venait de lui tendre sa maîtresse.

Alice braqua son regard glacial vers la jeune fille qui opina sur le champ. Elle avait l’ordre de garder un œil sur Lady Elizabeth Seymour depuis qu’elle était entrée à son service, mais la jeune veuve l’effrayait beaucoup plus que les colères de Lady Seymour mère. Elle avait entendu les domestiques médire sur son compte et des bruits circulaient que sa gouvernante n’était la seule responsable de la mort de Lord Seymour. Elle préférait ne pas la contrarier.

Lady Seymour attendit de voir sa suivante s’engouffrer dans le magasin et prit la route vers Chinatown. Elle rabattu le capuchon de sa cape sur sa tête par prudence. Ce lieu n’était pas un endroit pour une dame de sa qualité, mais elle devait y rencontrer un informateur qui l’avait contacté depuis la mort de son mari. Elle avait hésité à y aller, mais avait finalement céder à sa curiosité naturelle. Dans sa missive, il disait avoir des renseignements à lui transmettre. Le quartier était plus animé qu’elle l’aurait cru. Sur son passage, elle crut remarquer quelque noble parmi la populace dépravée qui prenait place dans ces lieux. Elle aperçue même quelques connaissances de son défunt mari. Elle baissa la tête et s’empressa de rejoindre le point de rendez vous.

La ruelle étai déserte. Elle était donc en avance. Cela devait être le seul coin de Chinatown qui n’était pas animé, voilà pourquoi on voulait la rencontrer à cet endroit. Il y avait bien quelques allées et venues mais rien de très achalandé. Elle se demandait bien ce qu’elle apprendrait. Une silhouette vêtue d’une cape s’avança vers elle. Elle semblait soucieuse et regardait constamment autour d’elle.

- Vous êtes la Seymour?

- Oui c’est moi. Pourrais-je connaitre la raison pour laquelle vous deviez me voir à tout prix!

- Chut! Moins fort, lui dit la voix d’un homme qui devait être assez âgé, ici les rues on des oreilles.

Il sorti une missive de sous sa cape tout en regardant toujours autour de lui.

- Tenez, elle m’avait dit de vous informer si quelques choses arrivaient, dit le petit vieillard en lui tendant la lettre.

- Elle?

- Votre vielle servante! Une femme vraiment acharné…oui qui posait toujours trop de questions… et qui savait comment obtenir des réponses. Oui trop de questions.

Alors c’était de sa gouvernante que venait cette missive. Brave femme! Même dans la mort, elle s’était arrangée pour veiller sur elle. Elle ouvrit la missive pour y jeter un coup d’œil rapide.

- Quel genre de questions?

- Ah non, j’en déjà trop dit sur les vampires, dit-il en portant ses vieilles main ridées à sa bouche.

Il regarda autour de lui, apeuré.

- Je dois y aller les rues sont bien trop dangereuses lorsque le soleil a disparu. Trop dangereuse!

- Attendez, que savez-vous des vampires?

- Tout est dans la lettre… je dois filer.

Sur ce tout en inspectant autour de lui, il disparu aussi vite qu’il était apparu. Alice de nouveau seule glissa la lettre sous sa cape. Il est vrai que le soleil était déjà disparu et que sa belle-mère devait être de retour. De plus, il y avait moins de bruits qui provenaient du quartier ce qui lui conférait une ambiance sinistre.
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Lana Stanakov
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MessageSujet: Re: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Mar 1 Juin - 21:39

Lana arpentait les ruelles étranges de Chinatown. Ce n'était pas la première fois que ses pas vagabonds l'y avaient entrainée mais elle redécouvrait cette mystérieuse ambiance qui l'avait fait frissonner la première fois qu'elle y était arrivée. Les lampions suspendus, les tentures, les gens aux yeux bridés...tant de choses à la fois belles, lumineuse et lugubre l'émerveillaient. La jeune Polonaise se promenait ainsi très tard, plus tard qu'à ses heures habituelles. Elle ne trouvait pas le sommeil et était agitée depuis quelques jours, aussi avait-elle décidé cette nuit de sillonner les rues de Londres les plus exotiques qu'elle avait trouvées.

La petite Alchimiste allait ça et là, tranquillement, observant tout ce qui l'entourait. Les maisons se fermaient, les lampions s'éteignaient et malgré l'éclat des tentures suspendues et de la lumière diffuse des réverbères, Chinatown tombait peu à peu dans le sommeil. Certains commerçants finissaient de ranger leurs dernières babioles ou leurs fruits abîmés mais à part quelques prostituées et quelques baroudeurs, la rue se vidaient littéralement de toute vie chaleureuse. Lana commençait à sentir que le lieu n'allait bientôt plus du tout être sécuritaire. Mais loin de faire demi-tour pour rentrer chez elle, elle persista à rester là au cas où quelqu'un aurait laisser par terre un objet digne d'intérêt pour mettre dans son squat.
Ainsi, farfouillant de-ci de-là comme une mendiante, l'Alchimiste ne vit pas le temps passer. Et puis au bout d'un moment, elle se sentit transit: l'air s'était nettement rafraichit et lorsqu'elle releva la tête, elle se rendit compte qu'en dehors des réverbère il faisait nuit noire.

Elle se mit alors à changer de rue et à se diriger vers la sortie du quartier chinois, non pas qu'elle n'était pas une habituée de l'errance nocturne ni une fillette sans défense qui craignait le danger, mais bien parce qu'elle avait faim et songeait à dormir tout de même.

Au détour d'une ruelle très étroite et noire, la jeune Polonaise tomba soudainement nez à nez avec deux chiens énormes. Lana s'arrêta tandis que les deux bêtes, occupées à mâchonner quelques déchets, levaient la tête vers elle en grognant. Lentement Lana recula. C'était sûrement des chiens errants, sans maître et affamés, qui rôdaient maintenant en l'absence d'âmes humaines mais qui n'étaient apparemment pas fait pour être caressés à une pareille heure et surtout pas dérangés. Pas à pas, Lana tenta de faire demi-tour mais les chiens se rapprochèrent d'elle au point qu'elle se mit à courir. Les chiens n'en demandaient pas moins pour être lancés et, à coups d'aboiements du diable et de griffes sur les pavés, ils se mirent à sa poursuite.

Lana courrait comme un lièvre, esquivant poubelles et tonneaux sans soucis. C'était une fille des rues et des toits, une vraie terreur des gouttières et des rats. Mais les chiens étaient rapides et ne laissaient pas beaucoup de temps à la jeune femme pour anticiper ses mouvements. Aussi elle ne connaissait pas Chinatown par coeur et elle se retrouva dans un cul de sac. Les chiens arrivèrent sur elle qui, rapide comme l'éclair, claqua dans ses main pour ouvrir une porte dans le mur du fond et basculer dans l'ouverture ainsi crée par l'alchimie dans un grand éclair de lumière bleue. Aussitôt de l'autre côté, elle tomba à terre, joua des pieds et des mains pour se redresser et poser ses mains sur le sol qui se souleva et vint boucher l'ouverture par laquelle les chiens allaient se jeter dans la seconde.

Sauvée par ses dons en Alchimie, Lana souffla les yeux fermés. C'était bien la première fois que des chiens lui avaient fait aussi peur. La jeune Polonaise se releva et épousseta sa chemise toute poussiéreuse avec un air de satisfaction. Et cela jusqu'à ce qu'elle s'arrête net en se rendant compte qu'elle avait eu une spectatrice...

Lana sourit à la femme qui se tenait non loin d'elle et qui l'avait certainement vu traverser le mur de cette façon extraordinaire. C'était apparemment une riche bourgeoise ou du moins une personne qui n'était ni une prostituée, ni une vulgaire marchande de poisson.


- Ha...fit Lana fort gênée de s'être ainsi mise en spectacle. Je...Bien le bonsoir! se reprit-elle après un instant d'hésitation. Je me présente: Lana Stanakov, pour vous servir, fit-elle d'une voie forte en faisant une courbette clownesque.

Elle s'approcha de la femme étrangement sombre et ajouta d'un air affolé et d'une voix de confidence:


- Il ne fait pas bon de traîner dans les rues à cette heure-là ma dame! On ne sait jamais sur qui vous pourriez tomber...


Dernière édition par Lana Stanakov le Jeu 10 Juin - 0:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Mer 9 Juin - 11:52

Alice se pressa vers le même chemin qu’elle avait emprunté plutôt. Un peu plus pressé et soucieuse, elle ne pouvait arrêtée de penser à la lettre qu’elle venait de recevoir et à ce qu’elle pouvait bien contenir. Sa nature curieuse prenait le dessus. Elle avait beau vouloir se dépêcher à rentrer, mais quelques secondes de plus ou de moins ne changerais pas grand-chose à la situation. Elle s’arrêta net. Elle était à la sortie de Chinatown quelques pas de plus et elle serait sortie. Ailleurs ou ici, le lieu n’était pas important, attendre encore plus longtemps lui semblait insupportable. Les rues entaient tranquilles, elle n’attirait pas l’attention si elle s’arrêtait quelques instants. Elle regarda autour d’elle et son regard fût attirer par une ruelle coupée par un mur. On ne pouvait pas vraiment appeler ça une ruelle tellement celle-ci semblait courte, mais l’endroit semblait discret et désert. La jeune veuve y serait tranquille.

Elle s’engagea vers le passage en sortant la missive. Elle ouvrit l’enveloppe qui devait contenir plusieurs pages. Ce n’était pas l’écriture de sa gouvernante. Cette dernière avait une calligraphie beaucoup plus grossière et moins soignée, mais Alice semblait discerné une écriture féminine de part l’élégance et l’application que l’auteur avait démontré. Quoiqu’intéressée par la personne qui pouvait avoir donnée ces renseignements, le contenu tait présentement sa priorité. La première page était à propos de Lord Seymour, les informations n’étaient pas complètes mais il y avait déjà plus de choses qu’elle n’en savait. Lord Seymour était devenu vampire lors d’un voyage deux ans avant son mariage avec Alice. Elle en fût surprise, elle aurait cru qu’il l’était depuis plus longtemps. Selon ce qui était écrit, il était un vampire très discret pour un nouveau né, peut-être trop…

Des jappements de chiens la sortirent de sa lecture. Ceux-ci semblaient venir du mur qui se dressait à quelques mètres d’elle. Elle se rappela ce que le petit vieillard avait dit a propos des rues le soir. Elle devrait peut-être se rendre à sa demeure avant de poursuivre sa lecture. Elle s’apprêtait à ranger les pages, lorsqu’ un éclair de lumière bleu jaillit du mur devant elle. Éberluée, elle lâcha ce qu’elle tenait dans ses mains. Une ouverture se créa pour laisser passer une personne à travers le mur. La stupéfaction d’Alice était à son comble. Elle n’aurait jamais cru voir de la magie un jour dans sa vie. La magie existait seulement dans les histoires qu’elle avait entendues dans son enfance, dans les contes de fées. Mais elle n’aurait jamais cru que des créatures comme les vampires pouvaient exister alors à bien y penser il y avait bien des choses dans ce monde qui pourrait la surprendre. L’individu qui était sorti se releva rapidement et il posa ses mains vers le sol. Aussi instantanément que l’ouverture était apparue celle-ci se referma aussitôt. Sous le choc la jeune duchesse porta son attention sur l’être qui se tenait devant elle. Il était de dos mais à ses vêtements, on pouvait en déduire que ce devait être un homme car seuls les hommes portaient des pantalons. Les cheveux blancs qu’abordaient en général les personnes âgées contrastaient avec l’agilité avec laquelle il s’était relevé. Mais s’il était un sorcier, la logique perdait tout son sens.

En secouant ses vêtements, l’individu qu’Alice avait pris pour un homme se retourna et elle pu apercevoir plus nettement son visage. Les traits étaient fins, très féminins et juvéniles. C’était décidément une sorcière. Celle-ci remarqua la présence de la veuve, mais réagit de manière différente à ce qu’Alice aurait cru. En souriant, elle s’adressa à elle.

- Ha...Je...Bien le bonsoir!Je me présente: Lana Stanakov, pour vous servir.

Celle-ci exécuta une sorte de pirouette de présentation, ce qui permit à Alice de se sentir un peu plus détendu. Bien qu’elle restait sur ses gardes l’attitude enfantine de cette Lana était loin de ce qu’on racontait, mais cela pouvait être une ruse. La jeune demoiselle Stanakov s’avança vers elle.

- Il ne fait pas bon de traîner dans les rues à cette heure-là ma dame! On ne sait jamais sur qui vous pourriez tomber...

Par réflexe, elle recula le regard méfiant. Essayait-elle de lui jeter un sort en se rapprochant? Elle hésitait deux choix s’imposait à la duchesse, soit elle fuyait à l’instant même, soit elle pouvait confronter la jeune fille et subir les conséquences que cela entrainaient, mais c’était aussi possible dans le premier cas. Elle prit une grosse respiration.

-Oui, en effet. On m’avait déjà informé à ce propos, dit Alice, mais à ce moment là, je ne croyais pas aux sorcières.

Elle regarda la jeune fille devant elle. Son cœur commença à s’accélérer dans sa poitrine. Elle aurait peut-être du fuir après tout il n’était pas trop tard. Mais encore une fois, sa curiosité l’emportait sur sa lucidité. Elle voulait savoir.

-Parce que c’est ce que vous êtes, n’est-ce pas!?
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Lana Stanakov
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MessageSujet: Re: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Jeu 10 Juin - 0:46

Comme Lana s'y attendait bien, la femme fut à la fois surprise et terriblement inquiète de ce qu'elle venait de voir. Une jeune fille qui traverse les murs et les rebouche en un geste était en effet peu courant et la jeune alchimiste savait que son art était très peu connu de ses contemporains, elle et ses confrères préférant le secret plutôt que les huées, les suspicions et les assassinats qui découlaient de la crainte qu'ils inspiraient.
La jeune Polonaise ne pu cependant s'empêcher de hausser un sourcil et de sourire d'un air amusé.


- Une sorcière? répéta-t-elle avec un rictus. Oui...peut être...fit-elle en s'approchant de la femme avec un air sournois pour l'effrayer si possible. Je connais bien des formules qui pourraient vous transformer en bonhomme de terre...Lana se baissa et traça sur le sol un tout petit cercle, une lumière jaune en jaillit et elle matérialisa une petite figurine de terre qui ressemblait à la femme. Se redressant, l'alchimiste lui tendit avec un sourire et lui jeta dans les mains sans crier gare.

Lana rit de faire ainsi peur à une étrangère du principe d'équivalence. Mais elle préféra reprendre très vite un air sérieux plutôt que de jouer à la fanfaronne plus longtemps, son but n'étant en rien de donner à l'alchimie des ennemis. Et puis cette femme ne lui avait rien fait en soit, le jour était couché depuis quelques heures et Lana n'était pas assez insouciante pour procurer des frayeurs à une telle heure. D'ailleurs la femme était seule, dans ce quartier louche, cela aurait pu la traumatiser! A moins qu'elle ne soit là pour quelques affaires sombres...


- Allons! Souriez, je ne suis pas là pour vous donner des vertiges! Les sorcières n'existent pas ma pauvre petite dame! Cela m'étonne que l'on y croit encore d'ailleurs!

La jeune Polonaise se sentait d'humeur à expliquer à cette femme ce qu'était l'alchimie. Après tout le peuple avait le droit de savoir! Y croire était difficile à cette époque de troubles et de rêveries nocturnes, mais Lana comptait bien rassurer cette femme et lui apprendre les bases de sa technique afin de ne pas la laisser sans réponse. Après tout elle allait peut être s'intéresser à elle et financer ses recherches un jour!

Lana eut un frisson et tourna la tête vers une ruelle noire. Que ce lieu était lugubre à cette heure! Il fallait vite qu'elle rentre chez elle si elle ne voulait pas mal finir!
Aussi se dépêcha-t-elle de mettre au courant la femme:


- Rassurez-vous, je ne suis pas une sorcière mais bien une alchimiste! Nous sommes des scientifiques qui utilisons la matière pour la modifier et l'examiner. Ce que vous venez de voir n'est pas très exceptionnel, j'ai juste utilisé la terre pour reboucher le trou que j'ai fait dans le mur de brique en condensant leur structure.

La jeune Polonaise semblait tendue maintenant et elle tourna à nouveau la tête vers la ruelle noire. Cette fois-ci elle était sure d'avoir entendu du bruit.

- Bon...Je ne sais pas vous mais il me tarde de rentrer chez moi! Ce quartier n'est décidément pas fiable la nuit...Il n'y a pas que des chiens qui y traînent à mon avis et je pense que les humains sont bien moins facile à semer...

Un homme d'une trentaine d'année, bâtit comme une armoire sortit de la ruelle. Lana recula d'un pas et grogna d'une voix basse pour elle-même:

- Ho comme je te sentait venir toi...

L'homme s'approcha un peu, un couteau à la main. Il avait l'air ivre ou malade, toujours est-il qu'il boitait de la jambe gauche et n'avait pas l'air asiatique pour un sous.

- Aller mes petites poulettes...vous allez me filer tout ce que vous avez...fit-il d'un voix empreinte de folie.

Lana serra les poings et se redressa. Elle jeta un regard vers la jeune femme près d'elle avant de lancer à l'homme d'une voix forte et hautaine:


- Va donc! Pauvre pêche! Si tu crois qu'on a quoi que ce soit pour toi, tu peux rêver!

L'homme grogna:

- Toi...tu m'plait pas...je vais te faire voire...

Puis il marcha sur un papier à terre, se pencha et le ramassa.

- Mhm...qu'est-ce que c'est que ça...?

C'était le papier que la femme tenait dans ses mains avant que Lana ne passe à travers le mur de briques, mais cela la jeune Polonaise n'en savait rien.
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MessageSujet: Re: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Mar 24 Aoû - 5:10

Alice se tenait devant la jeune créature qui se dressait devant elle. En temps normal, tout individu sain d’esprit aurait prit ses jambes à son coup sans poser de question. Alice était saine d’esprit pour autant que pouvait l’être une personne qui avait vécu ce qu’elle avait vécu. Elle était cependant victime d’une mal bien plus dangereux que celui qui pouvait affecter l’esprit. Elle était curieuse, avide de savoir tous les mystères qui peuplaient le monde. La curiosité fait d’elle une femme aussi instruite que celles qui vivaient à Londres. L’indifférence de son père pour l’éducation de ses enfants l’aurait surement privé de ce qu’une jeune lady devait savoir. Alors jusqu’à maintenant sa curiosité ne lui avait jamais vraiment nuit. C’était de son air altier habituel qu’elle avait posé la question, une sorcière aurait pu prendre ceci pour de l’insolence, mais sa question sembla seulement surprendre la jeune étrangère.

- Une sorcière, répéta-t-elle, oui...peut être...

Elle s’avança vers la duchesse. Instantanément, la jeune veuve se sentit moins sur d’elle, mais elle resta aussi droite et fière s’il lui arrivait quelque chose se serait en restant digne. Elle n’était pas le genre à fuir devant une épreuve.

- Je connais bien des formules qui pourraient vous transformer en bonhomme de terre...

La dénommé Lana s’accroupit vers le sol et commença à tracer quelque chose. Tout comme auparavant lorsqu’elle avait traversé le mur, une lumière jaune en jaillit. À l’endroit exact ou elle avait tracé le sol, une petite personne fait de terre qui ressemblait à la femregarda la figurine qui était un miniature d’une femme…d’elle-même. Elle ne savait pas que penser, mais la peur l’envahi quelque seconde.me. Se redressant, l'alchimiste lui tendit avec un sourire et lui jeta dans les mains en laissant échapper un rire qui glaça le sang de la pauvre duchesse.

- Allons! Souriez, je ne suis pas là pour vous donner des vertiges! Les sorcières n'existent pas ma pauvre petite dame! Cela m'étonne que l'on y croie encore d'ailleurs!

Alice leva son regard vers la jeune alchimiste qui venait de se jouer d’elle. Quelle impertinence! Mais en même temps quelle magie, pouvoir créer de cette manière! Qu’était-elle si elle n’était pas une sorcière. Elle reporta son regard sur la statuette intriguée et subjuguée par cette dernière.

-Fascinant, murmura-t-elle pour elle-même.

- Rassurez-vous, je ne suis pas une sorcière mais bien une alchimiste! Nous sommes des scientifiques qui utilisons la matière pour la modifier et l'examiner. Ce que vous venez de voir n'est pas très exceptionnel, j'ai juste utilisé la terre pour reboucher le trou que j'ai fait dans le mur de brique en condensant leur structure.

-L’alchimie…

Elle avait déjà entendu ce terme à quelque part, mais n’avait jamais su de quoi il s’agissait. C’était une découverte inouïe! Elle n’était pas sur de tout comprendre, mais elle était intéressée ça c’était certain. Cette petite créature était beaucoup plus intéressante qu’elle ne l’aurait cru. Sa curiosité avait atteint son paroxysme, elle devait questionner cette jeune habitante pour en savoir plus. La duchesse était tellement captivée par cette découverte qu’elle ne portait plus attention à son interlocutrice qui semblait s'inquièter.

Puis tout comme l’alchimiste, elle entendit des bruits se rapprocher d’elles. La nuit envahissait totalement la ruelle qui était à peine éclairée par la lune caché derrière les nuages. Un homme assez trapu et d’apparence assez négligée s’avançait graduellement vers les deux jeunes filles. Tout comme la petite créature qui l’accompagnait, Alice recula d’un pas puis d’un autre pour se faire oublier derrière l’alchimiste qui laissa échapper quelques mots que la rouquine ne pu entendre. Les nuages s’estompèrent éclairant un peu plus la scène. Alice put voir luire une lame entre les mains de la brute qui ne se tenait qu’à quelques mètres d’elles.

- Aller mes petites poulettes...vous allez me filer tout ce que vous avez...

Alice frissonna et laissa tomber la statuette qui se brisa sur le sol. Elle était prête à lui laisser sa bourse si cela pouvait les débarrassé de cette odieuse présence. Elle avait bien sa dague d’argent sous ses jupes, mais dans cette situation, la rouquine ne voyait pas comment elle pourrait s’en servir sans subir la force de son adversaire. Elle allait glisser sa main vers sa bourse, mais la voix de cette Lana s’éleva.

- Va donc! Pauvre pêche! Si tu crois qu'on a quoi que ce soit pour toi, tu peux rêver!

La jeune veuve retenu son souffle. Quel courage en pareil situation! Mais cela ne fit qu’encourager la violence du voleur.

- Toi...tu m'plais pas...je vais te faire voir...

Il s’avança vers la jeune alchimiste. Le cœur d’Alice s’accéléra. Peut-être qu’en montrant son argent l’homme les laisserait partir, mais Alice en doutait bien. Il s’arrêta brusquement pour ramasser une feuille qui trainait.

- Mhm...Qu’est-ce que c'est que ça...?

Alice reconnu les feuilles qu’elle avait échappées plutôt. Avec la rencontre de la jeune alchimiste, elle avait complètement oublié la raison qui l’avait mené en ces lieux et la missive qu’on lui avait remis. Ces papiers contenaient des informations confidentielles et très importantes. Ils ne devaient pas tombés entre les mains d’un tel voyou et elle ne devait surtout pas en perdre une. Elle regarda rapidement autour d’elle les feuilles étaient condensées autour de l hommes. Puis son regard s’attarda à quelques planches de bois laisser pèle mêle a quelques pas d’elle. Elle ne devait plus penser aux conséquences, car jamais elle n’agirait.

-Qu’est-ce que… des vamp.., lança le brigand sans pouvoir continuer sa phrase.

Alice s’élança avec une petite planche de bois en criant pour ne pas qu’il poursuivre sa phrase. Ses jupes l’empêchait d’aller aussi vite qu’elle l’aurait voulu, mais l’homme semblait tellement surpris qu’il ne pu éviter la planche qui l’assomma directement au visage. La duchesse avait mis dans ce coup toutes les forces qu’elle pouvait posséder. Le voleur vacilla sur le coup et elle en profita pour lui assainir un second cou. L’homme tomba au sol.

La jeune fille lâcha la planche le souffle coupé. Les larmes coulaient sur ses joues tellement elle avait peur. Ses mains tremblait trop pour pouvoir continuer de tenir la dite arme. Elle regarda l’homme qui était à ses pieds puis ses mains. Ses gants étaient tachés de terres. Elle n’osa pas regarder vers l’alchimiste. Mais une question l’habitait … Était-il mort? Elle respirait bruyamment, puis aperçue les feuilles doucement elle s’agenouilla pour les ramasser. Elle trainait ses jupes sur la terre les tachant de celle-ci mais pour le moment ramasser toutes les feuilles la concernaient plus. Elle ne prêtait pas trop attention à la main qui agrippa sa cheville. La jeune veuve laissa échapper un cri tentant de se dégager. L'homme était encore allongé sur le sol le visage en sang, mais on pouvait voir la rage sur son visage.
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Lana Stanakov
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MessageSujet: Re: Rencontre à Chinatown [LIBRE] Jeu 2 Sep - 13:28

Lana venait de provoquer le truand qui se dirigeait vers la bourgeoise et elle-même dans un but certainement lucratif. La jeune Polonaise le regarda arriver en levant un sourcil: qu'allait-elle lui faire pour l'arrêter? Elle se tint prête à utiliser la terre à ses pieds. Elle la soulèverait pour l'ensevelir après une petite esquive rapide. Encore une occasion de briller devant la bourgeoise! Cependant l'homme s'arrêta le temps de ramasser un papier. Lana s'apprêta alors à lui sauter dessus pour lui prendre des mains: curieuse et soucieuse de donner d'elle une image aimable pour la bourgeoise.

Mais Lana n'eut pas le temps d'appliquer son plan: avant que l'homme ne finisse quelques mots qu'il s'était mis à lire, la jeune dame se saisit d'une planche et l'abattit sur le crâne de celui-ci. Il y eut un gros craquement sonore et le truand s'affala par-terre dans un grognement guttural.
La jeune alchimiste regarda avec des yeux ronds la femme qui ramassait à la hâte ses papiers sur le sol. Elle semblait aussi choquée que la jeune alchimiste l'était face à cette réaction aussi efficace qu'effrayante de brutalité soudaine.

Lana mit ses mains dans les poches de son pantalon rapiécé et avança tranquillement vers la jeune femme et le tas que formait au sol le bandit.


- Pfiouuu, siffla-t-elle, On apprend ça dans les écoles de bourges ou bien? Hé beh!

La jeune Polonaise s'approcha du mec au sol et le toucha du bout du pied.

- Il est bien sonné! fit-elle d'une voie triomphante.

Elle jeta un coup d'oeil à la bourgeoise et observa vite-fait les feuilles qu'elle ramassait. Pour l'instant, inutile de se précipiter vers la vie de cette femme, elle avait l'air en état de choc et puis elle en apprendrait plus certainement en temps voulu. Pour le moment, sortir de Chinatown était une idée.
Lana s'éloigna un peu de la bourgeoise et lui tourna le dos. Avec nonchalance, toujours les mains dans les poches, elle lui demanda de loin:


- Mais qu'est-ce que vous faisiez donc dans cette rue à une heure pareille?! On n'a pas idée de prendre de tels risques quand on est aussi bien sapée que vous! Vous avez vu un peu ce type...? fit Lana en se retournant vers la jeune femme.

La jeune Alchimiste vit au même moment l'homme en question attraper la cheville de la femme. Cette dernière poussa un cri et tenta de se dégager. Lana se précipita vers elle pour l'aider. Elle joignit ses deux mains et s'accroupit dans sa course pour matérialiser à partir de la terre un grand bâton de bois. Dans son élan elle tourna sur elle-même, évita la jeune femme et assena un coup au truand en pleine tête. Lana n'avait pas l'intention de le tuer mais elle se fichait tellement des lois que rien ne lui faisait peur. Elle dérapa après ce coup et posa le bâton sur la gorge de l'homme qui avait lâché la bourgeoise en poussant un râle de haine et de douleur.

- Écoute, fit Lana sèchement, soit tu nous lâches, soit je te rosse avec tellement de conviction que tu ne sauras même plus ramper.

L'homme gémit, il n'avait plus rien à dire, c'était un pauvre erre qui truandait comme il pouvait pour survivre dans ces rues mal famées. Sa vie n'était pas gaie et l'argent était rare dans sa poche. Mais Lana était dans le même cas sauf qu'elle tentait de se faire de l'argent sans agresser les gens. Pour elle le vol était un art subtil, pas une vulgaire joute verbale accompagnée de menaces. Et puis il avait eu la prétention de croire que deux femmes étaient de faibles cibles...et ça Lana ne supportait pas en tant que femme combattive! Alors quitte à se débarrasser d'un gêneur pareil, autant le faire bien, sans grande compassion.

- Maintenant dégage!

Lana poussa du pied l'homme qui se mit à ramper puis se relever pour disparaitre le dos courbé dans une ruelle sombre. La jeune Alchimiste hésita: allait-elle maintenant s'en retourner chez elle et laisser la jeune femme finir sa nuit étrange d'errance dans les rues de Chinatown ou bien tenter de continuer le dialogue avec elle? Qu'avait-elle à y gagner? Elle ne connaissait même pas l'alchimie! La fréquenter n'avait aucun intérêt pour sa quête! Mais après tout...elle avait des secrets à cacher, cela était flagrant! L'homme avait ébauché la lecture de ces documents volants: cela avait attisé la curiosité de la jeune Polonaise. Et puis elle avait aussi de l'argent à y gagner! Une bourgeoise! Évidemment!

Lana laissa son bâton tomber au sol et saisit la jeune femme par le bras pour la relever d'un coup et l'épousseter vite fait.

- Allons! Debout! Vous voulez encore trainer ici pour quelques raisons qui me sont inconnues ou bien vous raccompagner chez vous serait une bonne idée?

La jeune alchimiste sourit à la femme avec un air amical.

- C'est bon? Vous avez tout vos papiers?
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