L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Une convalescence recommandée

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Marine Desmuguets
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MessageSujet: Une convalescence recommandée Dim 8 Aoû - 15:05

[HRP / En provenance pour Aahron et Marine de Des quartiers pas très "saint" / HRP]

Les pavés remuaient le fiacre sans douceur mais le temps était compté pour Marine et son étrange compagnon. Bientôt, l’hôpital St Thomas fut en vu…

Marine payait le cocher pendant que les membres de St Thomas prenaient en charge l’homme qu’elle avait trouvé sous un pont près de St Paul au niveau de Covent Garden. Elle ne connaissait ni son âge, ni son nom mais la jeune aristocrate n’avait pas pu se résoudre à l’abandonner dans son état et prenait maintenant sur elle la responsabilité de sa vie. Une fois le fiacre partit, Marine pénétra dans l’hôpital. Evidemment on ne la laissa pas entrer dans la chambre de l’homme qui était actuellement en train d’être examiné, lavé, changé...La jeune femme attendit donc sur un banc pendant de longues heures jusqu’à ce qu’un médecin vint à elle.


- Bonjour my lady, je suis le docteur George Lawrinson. Le malade que vous nous avez ramené est dans un bel état ! Il a consommé plusieurs drogues et s’est apparemment laissé emporter par l’alcool en plus de ces substances. Il est très affecté physiquement mais nous pourrons tout de même aider son corps à s’en remettre. Il pourra garder des séquelles momentanées comme la perte de l’équilibre ou encore celle de la mémoire.

- Et quand pourrais-je le voir, A-t-il parlé ?

- Non hélas il est dans un comma qui pourrait durer des jours. Je ne vous promets rien mais revenez demain ou plus tard dans la semaine. Pour l’instant nous lui avons donné des purgatoires et de quoi dormir confortablement, ne soyez pas trop inquiète.

Marine ne pouvait pas se sentir paisible après une telle rencontre. Elle fut encouragée par le docteur à rentrer chez elle et à se rassurer. La jeune aristocrate retourna dans sa demeure pour la fin de l’après-midi, sans avoir pu obtenir de voir le jeune homme.

Le lendemain matin, elle se prépara très vite et, malgré les conseils de sa suivante, elle se rendit à l’hôpital dès l’après déjeuner. Elle obtint de voir l’homme, toujours endormit. Les médecins trouvaient qu’il semblait plus serein que la veille et considérant la jeune femme avec attention, ils la laissèrent entrer dans sa chambre.
Marine referma doucement la porte et alla jusqu’au lit du patient. Elle observa ses traits : effectivement il avait meilleure mine que la veille au matin mais il gardait un teint pâle et maladif et il semblait avoir de la fièvre. La jeune femme s’assit sur un fauteuil près du lit et continua de l’observer. Pourquoi s’était-il retrouvé dans un état pareil ? Qu’est-ce qui avait poussé un homme comme lui à se droguer ? La perte d’une conquête ? Un déficit financier ? Ou bien simplement le vice ?
Les vêtements qu’il portait lorsque Marine l’avait trouvé étaient tendus sur une chaise, déjà propres. D’après leur ouvrage, malgré leur fine détérioration, Marine vit bien que ce n’était pas un simple ouvrier. Ce devait être un bourgeois…
La belle lui trouvait un charme fou. En regardant son visage, encadré par l’oreiller, elle lui donnait une petite trentaine d’années. Ses cheveux foncés découpaient ses traits avec finesse et contrastaient avec la couverture blanche et sa tunique de patient, blanche également.
Marine attendit un peu puis elle sortit de son sac un petit livre. Elle avait entendu dire que les gens dans le comma entendaient parfois les vivants autours d’eux et que l’activité environnante les aidait à mieux vivre leur situation. Mais ce qu’elle savait surtout, grâce aux indications des médecins, c’est que la convalescence des patients n’était aucunement dérangées par un petit bruit de fond. Aussi Marine avait-elle ramené son livre pour le lire à voix basse à cet homme, doucement, en chuchotant. C’était une habituée des lectures publiques et elle appréciait lire à voix haute les œuvres des plus grands auteurs. Elle avait choisi Julie ou La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau, histoire épistolaire de deux amants. Elle l’avait déjà commencé chez elle et avait songé le continuer en compagnie du patient mais finalement elle préféra en donner quelques extraits audacieusement choisis pour se les remettre en tête.


- Bon…Je vais vous lire quelques passages de la Nouvelle Héloïse…Je ne sais pas si vous m’entendez mais c’est un bel ouvrage ! Alors…Je commence… « Comme le premier pas vers le bien est de ne point faire de mal, le premier pas vers le bonheur est de ne point faire souffrir. » « L'âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu'à la tristesse prolongée. » « Ce sont les petites précautions qui conservent les grandes vertus… »

Ainsi Marine lisait doucement en regardant de temps à autre le visage du malade. Elle savait qu’il n’ouvrirait sûrement pas les yeux aujourd’hui mais il lui tardait qu’il se réveille pour converser avec lui et le découvrir. Peut être serait-il agressif ? Peut être ne voulait-il pas être sauvé ? Qu’importe ! Marine savait qu’elle n’avait pas mal agit en le sauvant. Maintenant elle veillerait sur lui jusqu’à ce qu’il se réveille et puis le laisserait retourner à sa vie…Au moins aurait-elle la conscience tranquille.
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Dim 8 Aoû - 23:07

St Thomas était une belle battisse, massive, robuste et assez austère, et ce, malgré les moulures qui ornaient chaque ouverture. A la construction, l'édifice n'avait prévu d'accueillir que quarante pensionnaires mais l'hôpital semblait pouvoir en contenir beaucoup plus.

Les chambres étaient assez vaste, très blanche et dans un style très épurée. Un crucifix au dessus du lit, un lavabo dans l'angle, un lit en acier avec une ossature renforcé, une table de chevet en orme brun foncé de mauvaise qualité sur lequel figurait une bible très élimée, et adossée à un mur en face du lit, une chaise en bois avec l'assise et le dossier en osier.

Aahron était gris, immobile avec une expression détendu sur le visage. Tandis que Marine lisait scolairement mais avec une implication inspirée.

Bradford commença à grimacer. La prose de la jeune française semblait l'avoir émue.

Au dehors, des patients vaquaient dans les jardins en discutant avec leurs hôtes venus les visités. Le soleil brillait mais la journée était douce, presque fraiche comme si le soleil était tout jeune et que ses rayons ne parvenaient pas à réchauffer l'air.

Aahron était gelé mais en vie, il avait mal partout et ses entrailles semblaient se liquéfiaient à chaque instants. Soudain, il bougea. La bouche pâteuse, il articula difficilement dans un souffle presque inaudible.


-..... «Celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé. ».....«Les pauvres gens ne soupçonnent jamais le diable, quand même il les tiendrait à la gorge.»....« Un trop grand désir de connaissance est une faute ; et une seule faute peut engendrer tous les vices. ».....FAUST de Goethe.

Bradford fit un pause, se plia énergiquement de douleur dans une grimace que même un singe n'aurait pas pu mimer, puis retomba sur son lit aussi sec, essoufflé comme s'il venait de faire un 100m.

HoOoO ! Vous semblez trop belle pour être une infirmière...Vous n'avez pas de moustache !

Lança-t-il dans un sourire d'une façon ironique avant de rajouter.


-...Et vous n'êtes pas une ange car sauf votre respect...vous n'êtes pas assez belle. Bien que vous soyez complètement à ma convenance ! J'imagine « la fesse » blanche comme la porcelaine, le sein haut, ferme, doux, et auréolé d'un mamelon brun clair....HA,HA,ha,ha...Arf, arf !

Entre délires et réalités, l'héritier des Bradford se convulsait dès qu'il ouvrait la bouche comme si le destin le punissait après chaque ineptie qu'il sortait. Le visage déformé par les douleur, les dents serrées, les bras pressés contre son ventre, il hurlait de douleur. La crise finit, il retomba sur son lit tandis que son front commençait à perler. Hors d'haleine, il ajouta :

-Veuillez accepter mes plus plates excuses My Ladie.....mes excuses....Seigneur......J'aurai du mourirrrrr.....
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Marine Desmuguets
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Mer 11 Aoû - 20:48

Marine lisait ainsi tranquillement à voix basse quelques citations de La Nouvelle Heloïse quand elle entendit soudainement le malade articuler difficilement quelques phrases à son tour. La jeune aristocrate sursauta presque et regarda immédiatement en direction de l'homme en pleine convalescence. Il avait du mal à s'exprimer mais il semblait faire les efforts nécessaires pour être audible. Marine l'écouta, les yeux grand ouverts et sur un pied d'alerte au cas où il aurait besoin d'elle. Elle se tint prête à intervenir si elle devait appeler une infirmière ou un médecin. Malgré cette tension, elle resta calme et paisible en écoutant les quelques mots de l'homme. Il venait de lui citer Goethe...
La jeune femme observa le malade avec un sourire bienveillant. Cet homme l'avait donc entendue déclamer quelques lignes? Était-elle la cause de son réveil?
Il se tordit de douleur et retomba sur son lit dans un râle. Marine avança une main vers lui par réflexe.


- Allons! Restez couché! Vous n'êtes pas en état de...

Mais Marine stoppa ses paroles face aux nouvelles paroles de l'homme. Il lui fit un compliment sur sa beauté tout d'abord mais il ajouta ensuite une réplique ironique relativement déplacée...Puis il renchérit en s'esclaffant tout en parlant de ses fesses et de sa poitrine. Le visage de Marine changea quelques peu. Elle passa de la surprise à l'interrogation puis sa mine se renfrogna.
Elle allait répondre à cet impertinent sa façon de penser mais elle resta muette face aux convulsions du malade qui se calmèrent avec des excuses et une pointe de désespoir...ou de honte?

Marine referma son livre dans un claquement sonore et se leva. Tout près du lit du malade, elle s'avança et, droite comme un "I", elle réprimanda l'homme:


- Monsieur vous êtes un grossier! Non seulement vous ne montrez aucune marque de remerciement mais en plus vous faites l'ivrogne des bas quartiers en manque de pucelle! Et tout cela pour finir sur une plainte! Vous auriez du mourir? Hé bien non! Je ne pense pas que cela vous aurait permis d'avoir une leçon! Battez-vous! Je ne vous ai pas ramassé pour rien!

La jeune femme avait le teint légèrement rougit. Mais bien vite elle se calma, se n'était pas dans ses habitudes de maltraiter un malade et elle baissa le ton au fur et à mesure qu'elle avançait ses propos.

- Je ne sais ce qui vous a mit dans cet état. La débauche, la drogue, l'alcool...Je ne sais pas ce qui vous a poussé hier soir à tomber plus bas que terre et à frôler la mort. Mais...je pense qu'en chacun de nous il y a la force nécessaire pour se relever afin de jouir de la vie et de marcher autrement que jusqu'à maintenant.

Marine avait fini son rôle: elle l'avait trouvé, elle l'avait ramené ici et l'avait veillé. Maintenant il n'avait plus qu'à se rétablir et à faire ce que bon lui semblait de sa vie tout en ayant son avis à elle. La jeune aristocrate ne souhaitait plus le gêner dans sa convalescence et, désormais sûre qu'elle l'avait sauvé cette fois-ci, elle n'avait plus à se soucier de lui. Mais la conscience la travaillerait tout de même, elle le savait. Que deviendrait-il? Recommencerait-il les mêmes erreurs? Sans savoir sa vie, sans connaitre ses raisons, ne risquait-elle pas de le retrouver un autre jour sur les pavés? Et cette fois serait-il encore en vie? Finalement elle n'y pouvait plus rien...Le surveiller, en faire son ami ou continuer à lui faire la morale jusqu'à être sûre qu'il ne récidive pas? Quel intérêt? Tout cela ne rimerait à rien!

- Ce que vous vivez aujourd'hui, vous ne le devez qu'à vous même. Je souhaite pour vous que jamais je n'aurais à vous relever sous un pont et que l'hôpital n'ai pas à vous recevoir à nouveau dans un pareil état. Mais je ne peux plus rien pour vous à part vous confier mon amitié furtive dans cette histoire...

Marine se demanda si elle ne ferait pas mieux de s'éclipser maitnenant. Lui donner son nom serait la moindre des politesses, certes, mais elle ne connaissait pas le sien et ne savait rien des meurs de cet homme...Aussi préféra-t-elle prendre les devants:

- Hormis de mon fessier et de mes mamelons, monsieur aurait-il autre chose dont il voudrait m'entretenir avant que je ne m'en retourne? Un nom peut être? Goethe était bien joli pourtant dans votre bouche...
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Lun 16 Aoû - 21:00

Entre deux spasmes, dans une accalmie relative, Aahron prit le temps de se remettre dans sa couche. Il regarda d'un air apaisé la jeune femme. Après un instant, il finit par se lancer.

-...Vous avez sauvez "l'unique" héritier de la famille Bradford.

Il ferma les yeux comme pour mieux gouter cette instant de quiétude.

- Vous savez...ça fait un mal de chien "d'être sauver"!

Il rouvrit les yeux. De temps à autre, une grimace réapparaissait mais Aahron commençait à prendre la mesure de son mal et tentait tant bien que mal de tempérer ses démonstrations de souffrance. Après tout, Marine n'était pas obligé de supporter les jérémiades d'un homme qui avait délibérément tenter de s'ôter la vie.

-Veuillez accepter mes excuses pour les excès dont je vous ai gratifier
à l'instant.J'ai pu remarqué que vous aviez un très léger -presque imperceptible- et délicieux petit accent...Français...je pense.


Aahron se montrait le plus doux qu'il pu car en dépit d'être un femme; et par cette condition, d'être tout à fait au goût de Bradford; Marine était délicieuse.

Le teint pale de porcelaine, un visage sans imperfections ou disgracies, beaucoup d'homme la qualifierait de ...BELLE, et en dehors du fait d'êtrebelle, elle était aussi...JEUNE. Deux "qualités", si l'on peut parler dequalité lorsqu'on parle de caractéristique physique, mais toujours est-il que Aahron le pensait.


- Je dois vous avouer que je ne me souviens pas de la soirée d'hier...

Il fit une pause en prenant une expression bien étudié pour faire comprendre la suite de son propos sans être trop grossier.
Le visage légèrement interrogateur, un sourire à peine naissant qui
lui donnait un air taquin, séducteur et un rien provoquant.


-...Est ce que nous...enfin, nous deux, nous...Heuuu...Je ne veux pas être vulgaire... Enfin, vous voyez?....... mais...si tel était le cas, c'est fort dommage car j'aurai tant aimé me souvenir. Heuu ...ne vous méprenez pas, je suis sincère...je ne me souviens de rien!

Bradford connaissait bien les femmes, il savait comment les manipuler. C'est parce qu'il les aimait, qu'il les avait décrypter, et classer selondivers critères afin de mieux les séduire. Marine semblait être très indépendante, autonome et avec un fort caractère. Aahron s'amusait déjà de voire avec quel énergie elle lui répondait. Elle n'en était que plus jolie à ses yeux. Alors même qu'il lui parlait, il décelait déjà qu'elle allait le remettre à sa place et plutôt que d'essuyer la foudre, il anticipation les remontrances bien à propos que la jeune femme allait lui faire.

-...Oubliez ce que je viens de vous demandez.

Il prit un air grave, les yeux dans la vague, en regardant les couvertures qui le bordaient. Puis il leva les yeux sur Marine. Les cheveux couleurs d'ébène, la peau plus clair qu'un rond de pleine lune, le port altier, un décolleté généreux, alors qu'il "la rêvait", il se prit à penser qu'il avait eu de la chance car après avoir été sauver, la jeune femme était revenue le voire en convalescence. Conscient soudain, qu'aucun mot n'était sortit de sa bouche depuis plusieurs seconds alors qu'il était lové par la beauté de Marine, il rompit le silence.

- Il se peut que j'ai eu une attitude assez désinvolte, que j'ai pu être grossier mais je ne voudrais pas que vous vous fourvoyez sur ma personne. Je ne puis vous révéler aujourd'hui quel dessein je poursuis mais je ne suis pas un homme qui court la débauche pour le seul plaisir d'échapper à la réalité de la vie.

[i]Aahron s'était tue et regardait Marine dans les yeux alors que lorsqu'il tentait de s'expliquer sur l'état dans lequel elle l'avait retrouvée, sa sincérité l'avait poussé à chercher des éléments visuels dans la pièce à quoi se raccrocher. Ici la poignée de la porte, là le coin du lit, la fenêtre qui laissait entrer la lumière du soleil dans la pièce, comme pour trouver un peu de courage, mais là, il la regardait dans les yeux marquant sa fragilité.[/]

-...La nuit dernière, hormis les premiers instants où j'entrais dans le "pub", je me souviens de rien. Tout ceci pour vous remercier de m'avoir secouru et de me pas m'avoir juger "complètement mauvais". Maintenant que vous savez que je me nomme....Bradford....Aahron, pourrais je en savoir
un peu plus long sur "mon ange gardien"?
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Marine Desmuguets
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Jeu 19 Aoû - 14:07

Malgré les malheureuses paroles de l'homme et son inconvenance, Marine n'était pas encore partit. Elle lui avait laissé une chance de s'exprimer autrement que de manière outrageante et elle fut heureuse de l'entendre répondre à son dernier flot de paroles. La jeune femme se détourna de la porte et revint vers le lit. Elle sourit, sa colère passée, espérant de tout coeur que l'homme allait lui paraître maintenant plus amical. Entre deux élans de douleur, le malade s'exprima, s'excusa et lui fit même quelques compliments sur son accent.

Marine l'écouta attentivement, silencieuse face à la "honte" que semblait ressentir l'homme quant au fait d'avoir été sauvé. La jeune aristocrate se répéta plusieurs fois le nom qu'il venait de lui donner: "l'héritier des Bradford", Bradford...non elle n'avait jamais rencontré ce nom depuis qu'elle était en Angleterre.

Puis la jeune femme rougit un peu lorsque le malade lui dit qu'il appréciait son accent français.


- Heu...oui je viens de France, en effet...confirma-t-elle timidement.

Elle s'approcha encore un peu du lit pour regarder l'homme dans les yeux. Il semblait un peu perdu et il lui avoua ne pas se souvenir de la fameuse soirée où il avait perdu conscience. Marine allait lui dire qu'il ne valait peut être mieux ne jamais savoir ce qu'il s'était passé mais, avant qu'elle n'ouvre la bouche, l'homme tenta une question des plus étranges...
Marine rougit perceptiblement et détourna le regard. Perdue entre la colère, la timidité et l'amusement face à de pareilles conjectures, la jeune femme ne répondit pas, gênée au possible.
Mais qu'imaginait-il maintenant? Il la flattait, c'était appréciable d'un certain côté, mais il était réellement outrageant d'un autre...Comment prendre une pareille question?

Marine n'eut pas à répondre puisque l'homme pris les devants en lui demandant d'oublier sa question. Il s'excusa derechef et expliqua qu'il ne se souvenait décidément plus de sa soirée. Enfin, Marine obtint le prénom du malade: Aahron. Un prénom peu banal qu'elle retiendrait sans aucun doute!

Après quelques secondes de silence, Marine jugea préférable pour elle de se rasseoir sur la chaise qu'elle avait abandonnée quelques minutes plus tôt. Elle posa son livre sur la table de chevet du malade et, les yeux baissés sur ses propres mains, elle commença timidement à se dévoiler:


- Hé bien...Je m'appelle Marine, Marine Desmuguets. Ma famille est restée en France, mon pays natal comme vous l'avez deviné, ajouta-t-elle en relevant son regard vers Aahron. Je vis seulement depuis deux ans à Londres...Quant à nous, enfin vous...Je me promenais de bon matin à la recherche d'une horlogerie lorsque je vous ai trouvé inconscient sous un pont. Avec l'aide d'un vétérinaire, je vous ai conduit ici le plus vite possible. Voilà...fit la jeune femme avec un sourire gêné, nous ne nous sommes jamais vus avant que vous n'ouvriez les yeux aujourd'hui...

Marine sous-entendait bien qu'il ne s'était absolument rien passé entre eux cette fameuse nuit et qu'elle n'était rattachée à lui qu'en tant que "sauveuse".
Qu'ajouter de plus? Marine était réellement curieuse de connaitre la vie de cet homme. Son nom sonnait noble, ou du moins bourgeois. Qui était-il en réalité? Il venait de dire qu'il avait des desseins dont il ne pouvait pas forcément parler...Elle n'en savait pas assez sur lui pour se dévoiler plus que cela. Cependant elle pensa bon d'ajouter quelques détails sur sa personnalité afin que l'homme arrive à mieux la cerner:

- Je ne travaille pas, comme quasiment tout ceux de ma condition, mais j'étudie beaucoup les sciences qui me fascinent et je lis aussi beaucoup de littérature, cela m'occupe! sourit-elle.

Ainsi Marine avait notifié son état social et ses deux passions.

- Et vous, monsieur Bradford? Vivez-vous également à Londres? demanda-t-elle rapidement comme pour passer à un autre sujet. Avez-vous une profession?
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Sam 28 Aoû - 21:40

Bradford trouvait la compagnie de la jeune femme très rafraichissante. Il l'imaginait prude, curieuse, autonome, ayant du caractère et de la détermination, Aahron ne pouvait s'ôter l'idée que Marine était un peu candide, naïve et qu'il pourrait la berner facilement si le besoin s'en faisait sentir. Alors que Miss Desmuguets parlait de sa petite vie, Aahron ne savait que faire, il avait fréquenté tellement les bouges de Londres, qu'il avait pu se repaitre de nombres histoires glauques et très curieuses.

Les crimes en tous genres étaient monnaie courante dès la nuit venue, sectes secrètes, créatures démoniaques, il semblait que les forces obscures convergent vers Londres de façon inquiétante.

Une lutte pour le pouvoir semblaient se dérouler lorsque l'astre de lumière voyait ses derniers rayons éteignent.

En dépit de son goût pour la mort, Aahron cherchait à savoir se que recelait Londres, mais jusqu'alors, il n'avait jamais été témoin de quoique se soit. Il savait qu'il eut été plus facile de se mêler à la lutte s'il avait intégré une société secrète telle que les roses croix, pour ne citer qu'eux.

Alors il voyait, enfin, en Marine, une opportunité de se glisser sous le voile de mystère qui tombait chaque nuit sur Londres.


-Je suis imprimeur, ici, à Londres. J'ai une demeure à moi...avec deux domestique.

Les yeux dans le vague, il prit un instant pour inspirer tranquillement. Il connaissait cette jeune femme depuis une heure, et il s'apprêtait à lui faire sa biographie. Il la pensait curieuse et un peu hâtive. Ce devait être son petit côté aventurière qui la poussait à poser des questions personnelles. Qui d'autre qu'une aventurière irait s'approcher d'un homme à l'agonie dont la tête serait dans le vomit? Il restait perplexe, mais après tout, il lui devait la vie. Il pourrait bien lui révéler quelques bribes de sa personnalité ou de ce qu'il aime?

-...Vous comprenez peut être mieux les quelques passages que j'ai pu vous sortir de Faust de Goethe.

Lui sortit-il d'un air amusé et de reprendre.

-...Et vous voyez, tout comme vous, j'apprécie assez...les expériences...L'alchimie.

Il se tut, regarda un instant par la fenêtre comme si de rien n'était, attendant une petite réaction de
la demoiselle.
Aahron avait de la reconnaissance pour la jeune femme, elle était belle, cultivé et si jusqu'alors l'héritier
des Bradfords s'enfonçait dans les nuits angoissantes de Londres sans penser voire le levé du jour suivant, il voyait dans cette rencontre un signe du destin mais il se laissait du temps pour se dévoiler à la jeune femme car même si elle lui semblait sincère, il lui manquait une nuit de souvenirs.

Laissant son esprit un peu affaiblit par la lutte acharnée qu'il avait du mener pour survivrait, son esprit
attrapait et associait les idées comme elles venaient tandis qu'il observait la course des nuages.


*...Qui aurait cru que cet endroit soit plus malfamé qu'un autre!...C'est incroyable que
je ne me souvienne de rien. Le grand gaillard roux, on aurait dit un Irlandais, et puis après, c'est assez
flou....des successions de salle....des filles nues....de la fumée, beaucoup de fumée...des bouteilles partout....C'est incroyable que je sois vivant!....Et Marine, Là, comme un ange!....Et si...NON!....ou alors si....si....j'avais enfin trouvé une piste....et si elle n'était pas là par hasard?...
*

Cela faisait à peine quelques seconds qu'il errait dans ses pensées.

Soudain, il se plia en deux sous les douleurs affreuses de crampes de ventre.Les dents serrés, le visage
déformé par la douleur, les deux bras pliés sur le ventre


- AAAaaarrr! Marine! Maaarine! Appelez une infirmière, je vous en supplie! Marine.....Arf, Arf!
Appelez quelqu'un je vous en conjure! Marine!.....


[i]Des perles commençaient à se former sur le front de Aahron, se tordant de douleur sur son lit et implorant tous les saints du ciel.[/]


[HRP: J'aurai aimé que ça soit notre dernier message à l'hopital pour qu'on se revoit ailleurs. (contact en MP)]
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Marine Desmuguets
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Jeu 2 Sep - 9:49

Aahron était un homme charmant. Si l'on ôtait de lui l'image d'un être déchu et que l'on oubliait ses paroles mal placées pour se concentrer sur le dialogue qu'il entretenait maintenant, c'était un homme plein de ressources et dont la vie semblait attrayante, surtout pour une jeune femme aussi éveillée que Marine.
Il lui expliqua qu'il était gérant d'une imprimerie. Cela donna la réponse aux questions que Marine se posait sur son éducation littéraire. Et puis Aahron enchaina sur son goût pour les sciences, allant jusqu'à évoquer rapidement l'alchimie. La jeune femme se redressa soudainement comme si ses sens étaient maintenant totalement aux aguets. Elle fut ainsi surprise de ce que Aahron connaissait cet art étrange, beaucoup critiqué, surtout par la science, et peu reconnu par la population. Finalement seuls l'Achimist Room traitait officiellement de l'alchimie, bâtisse fermée et sujette à de nombreuses rumeurs plus horribles les unes que les autres.
Marine se retint d'ennuyer Aahron avec ses questions. Elle resta muette tout comme lui pendant de longues secondes. Elle le regardait puis baissait son regard pour le perdre sur ses propres mains.

Soudain, brisant le clame apparent, Aahron fut pris d'une crise de douleur qui le fit hurler. Marine se leva de sa chaise, terriblement inquiète et fit immédiatement ce que l'homme lui priait de faire: elle sortit de la pièce et revint presque aussitôt avec deux infirmières. Pendant qu'elles calmaient Aahron, l'une le tenant, l'autre lui injectant un peu de morphine, Marine récupéra son livre sur la table de chevet et s'éloigna un peu du lit pour ne pas déranger les infirmières.
Que faire? Il était certainement temps pour elle de laisser cet homme seul avec ses soins...

Une infirmière sortit pendant que l'autre resta près d'Aahron. Elle sous-entendit à Marine que ce n'était plus le moment des visites pour lui. La jeune aristocrate eut ainsi juste le temps de s'entretenir une dernière fois avec Aahron et d'obtenir son lieu de résidence. Elle lui promit de venir le voir chez lui, s'il le désirait, une fois sa convalescence terminée.


********************************

Le lendemain, une infirmière posa une petite lettre sur la table de chevet d'Aahron. Marine n'avait pas pu s'empêcher de lui envoyer un petit mot pour clore cette visite. Elle était calligraphiée à l'encre noire.

Citation :
Monsieur Bradford,

Je suis heureuse de vous avoir permit de revoir la lumière et je vous prie de rester de ce côté-ci de la barrière sinon tout mes efforts envers vous auraient été vains. Je viendrais vous voir à l'imprimerie, si cela ne vous dérange point. Cela me ferait réellement plaisir que vous me fassiez un jour visiter cet endroit pour m'expliquer le fonctionnement de votre métier.
Je serais également ravie si vous m'accordiez encore un peu de votre temps afin que l'on discute un peu de science...

En espérant que votre convalescence ne soit pas trop longue ni éprouvante, je vous envoie mes bons baisers.

Marine Desmuguets

PS: Vous trouverez au dos de cette lettre mon adresse.


[HRP/ Fin du RP, on reprend quant tu veux, où tu veux! Marine rentre chez elle pour l'instant! Ici, la suite: L'invitation d'un gentleman/HRP]
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MessageSujet: Re: Une convalescence recommandée Dim 5 Sep - 0:26

Marine avait prit congé sans qu’Aahron ne s’en aperçoive vraiment replier qu’il était sur les souffrances que lui infligeait son corps meurtris.

Une fois les infirmières passées, Bradford tomba dans un sommeil sans rêve jusqu’au lendemain et c’est au petit jour qu’il s’aperçut que Miss Desmuget lui avait écris.
Malgré son état, il prit le plie comme un cadeau magnifique, une surprise éblouissante. Souvent, il posait les yeux sur le courrier de sa sauveuse.

Il passa sa journée seul, alité, prit encore très souvent par des crises violentes. La journée de torture de Aahron contrastait avec le temps frais et très ensoleillé qu’il y avait au dehors. Malgré sa convalescence un peu difficile, mais bien mérité suite au comportement très léger qu’il avait eut deux jours plus tôt, Aahron était pareil au temps. Plein de promesse et plutôt de belle humeur.
Au fure et à mesure que la journée passait, il se prenait à penser à Marine…


*…Que peut elle bien faire à l’heure actuelle ?..................... Cette jeune femme est assez…lumineuse !*

Pour tromper l’ennuis, il finit par prendre la bible qui était posé sur sa table de chevet. Il l’ouvra au hasard et en lu un passage à mi-voie.

- …. « Je sais, Ô Eternel ! Que tes jugements sont justes ; c’est par fidélité que tu m’as humilié. Que ta bonté soit ma consolation, comme tu l’as promis à ton serviteur ! »…..

Il se tut un long moment, tout en refermant le livre sacré, le regard perdu sur le ciel bleu qu’il voyait par sa fenêtre à barreau. Son visage se durcissait peu à peu, ses traits devenaient grave, presque triste. Il baissa les yeux vers la Bible qu’il tenait fermer dans ses deux mains, sur ses jambes alitées. Il caressa affectueusement la couverture bien reliée mais complètement élimé. Il posa le livre délicatement sur la table de chevet tout en marmonnant.

- Tout ça n’est que fadaise ! Dieu est une imposture pour déresponsabiliser les hommes…

Bradford restait assit dans son lit, encore un peu trop faible pour se promener, par ailleurs, il était toujours prit par des douleurs. Ainsi, le temps s’était comme figé, seul les aiguilles de la montre à gousset de Aahron, fourrée au fond du tiroir de la table de chevet, tournaient pour se rattraper l’une, l’autre dans une course poursuite effrénée.
Marine ne vint pas les jours suivant, non plus, et Aahron poursuivit sa convalescence, seul, tantôt en promenade, lorsque le temps le permettait ou alité et petit à petit, il finit par prendre l’habitude de lire quelques lignes ici et là de la sainte bible.
Au bout du quatrième jour, on lui annonça qu’il pourrait sortir et rentrer chez lui. Durant son hospitalisation, il n’avait pas vu son médecin et lorsqu’il avait demandé à ses soignantes quand il pourrait s’entretenir avec lui, elle lui avait répondu très évasivement qu’il était très occupé, et à chaque fois qu’il demandait, il avait la même réponse diplomatique. Il apparaissait très clair que l’addiction au substance psychotrope n’était pas une pathologie très bien vu.

Durant son séjour, et malgré le courrier de Marine, à chaque fois que la porte s’ouvrait, Aahron espérait voire apparaitre le visage doux et souriant de Miss Desmuget.

Il donna les informations pour sa sortie, tel que sa raison social et sa domiciliation. Bientôt, Aahron Bradford était dans une calèche roulant à vive allure vers son domicile.


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Une convalescence recommandée

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