L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41]

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Sam 6 Nov - 6:09

[HRP/En provenance de: Le commencement du cauchemar/HRP]

Le soleil venait à peine de se coucher et le grand manoir Spencer se plongeait dans un silence lourd et pesant. Les maitres de la demeure étant sortie, la jeune demoiselle qu’était leur fille restait seule parmi les grandes pièces vides et froides de toute agitation. Assise sur le rebord d’une des grandes fenêtres du salon, la jeune dame observait en silence les petits flocons de neiges tombés du ciel. Le ciel semblait pleurer des petites mousses qui recouvraient d’une mince couche blanche le paysage environnant. Au loin, la magicienne devinait son pauvre jardin secret qui mourrait dans le froid. Ses roses et son petit ruisseaux devait être entièrement gelé à présent.

Quel triste paysage tout cela. Avec un profond soupir de solitude, la chasseuse se leva gracieusement avant de s’avancer d’un pas trainant vers le petit foyer d’où émanait une chaleur rassurante.

Le dernier mois avait été si mouvementé pour la simple humaine qu’elle était. Tout d’abord il y avait eu l’attaque du comte, qui avait failli lui couter la vie. La sensation de langueur qui engourdissait ses membres pendant que tout autour d’elle brulait hantait encore les pensée de la jeune femme. Néanmoins, cette attaque avait eu du bon puisqu’ainsi, elle avait rancontré un homme égale à elle, qui vivait avec les mêmes tourmants que les siens. Alexender. Depuis bientôt un mois la magicienne n’avait pas eu de nouvelle de son prétendant. Pensait-il encore à elle seulement? Son cœur se serait douloureusement lorsque l’idée qu’il aie pu l’oublier pour aller s’assoupir dans les bras d’une autre lui effleurait l’esprit. Outre cet évènement, elle avait du affronté sa meilleure amie désormais un loup-garou sanguinaire. Nouveau soupir de découragement. Les événements de la vie se succédait tant a une vitesse folle...

Les yeux bleus de la magicienne se posèrent sur ses paumes de main. Elle avait enlevé ses bandages la veilles et sa peau avait très bien cicatrisé ne laissant presqu’aucune marques. Néanmoins, la magicienne les sentait sensibles. Lorsqu’elle tentait d’utiliser son pouvoir de feu, des milliards de petits picotements douloureux parcouraient sa peau. Pour l’instant, il valait mieux ne rien tenter.

Que la soirée était ennuyante. Avec tous ces bouleversements, ce brusque retour à la normale lui semblait dérisoire à comparer des derniers jours. Sarah se perdit pendant un long moment dans une contemplation profonde des flammes qui dansait dans ses elle. Malgré la grande bonté de son entreprise, son vouloir de sauver l’humanité, la hunter se sentait seule et démunie face à la vie dans laquelle elle c’étais laisser entrainer. Elle côtoyait l’obscur de si près, que sans qu’elle ne s’en rend compte, une partie de noirceur c’étais incruster dans son âme. Sa main remonta jusqu’au col de sa robe touchant du bout des doigts la marque désormais invisible que lui avait laissé son amant de nuit, son assassin. C’étais avec une réel stupéfaction que la chasseuse c’étais rendue compte un soir que la marque avait totalement disparut. Peut-être que l’éloignement ou bien le fait qu’il la croit morte avait brisé le lien qu’il avait imposé sur elle? Un frison imperceptible traversa le dos de la jeune femme qui frissonna malgré la chaleur qui lui était envoyé sur le visage. Après toutes ses bonnes résolutions, elle était incapable de chasser le comte de ses pensées. Sa propre proie qui avait inversé les rôles des le premier soir, de chasseuse elle était devenue une simple biche fuyant pour sa vie. Sarah poussa un soupir avant de tourner les talons et de serrer les poings avec rage. Non elle ne pouvait se permettre que ce petit voleur de sang interfère dans ses pensées. Pour se changer les idées, la jeune Spencer attrapa un livre puis alla s’asseoir devant la fenêtre. N’importe quoi pour lui changer les idées, sans grande conviction, la chasseuse ouvrit le volume et commença à parcourir les longues phrases noircies des yeux. Il s’agissait d’un ouvrage sur la ville de Londres. Quelque plan y avait été insérer et c’est avec un enthousiasme grandissant que l’aristocrate se laissa bientôt entrainer par sa lecture. Après tout, la soirée était encore bien jeune et mieux valait se tenir l’esprit occuper que de le laisser divaguer à son aise.




Dernière édition par Sarah Spencer le Mar 7 Oct - 22:39, édité 3 fois
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Lun 15 Nov - 22:22

[HRP/En provenance de "Nostalgie parfumée"/HRP]

Depuis quelques jours le Comte cherchait Sarah. Il avait fait plusieurs aller-retour entre son repaire sous l'Opéra et les salons mondains alentour. Mais pour retrouver la trace de la chasseuse, la tâche n'avait pas été aussi aisée qu'il l'avait cru. Après tout, les Hunters avaient leurs petits secrets pour se dissimuler aux yeux du monde d'en haut et celui des ténèbres...Seulement le nom des Spencer était connu et le Comte trouva sa demeure bien vite.
En cette nuit glaciale et mortifère, le Vampire avançait sans bruit tel un chat. Sa cape sanglante frôlait le sol derrière lui sans murmure et ses longs cheveux d'argent se soulevaient comme s'il eut été plongé dans un liquide céleste. Le ciel gris comme son regard mort crachotait quelques flocons cotonneux qui imbibaient le sol d'humidité froide. Le Comte respirait cet air de cimetière silencieux tandis qu'il marchait en harmonie avec la nuit complice. Même ses bottes noires ne laissaient aucune trace sur la jeune neige poudrée: son passage était imperceptible.

Arrivé face au manoir des Spencer, le Comte Kei sourit en lisant la plaque sur le muret.


- Te voilà donc...petite Sarah...

Après avoir facilement sauté par dessus le mur et les grilles de la propriété, le Vampire se glissa parmi les ombres pour se rapprocher du manoir. Il se méfiait car il savait que la jeune femme chassait sa race et que les humains de sa catégorie prenaient en général beaucoup de précautions pour assurer leurs arrières. Jirômaru arriva près d'une fenêtre et observa autour de lui l'atmosphère ambiante. De ses yeux de fauve, il ne perçu qu'une souris qui passait le long d'un mur, un insecte agonisant dans l'humus et puis rien. Nul piège ne semblait protéger cette demeure fermée à cette heure.

Le Comte s'adossa au mur et ferma les yeux. L'idée que Sarah soit encore en vie l'envahit. Merveilleuse sensation! Future victoire ou agréable torture! Délicieux présages...
Il souleva alors un de ses gants blancs et se mordit le poignet. Du sang rougeoyant en coula sur le sol et forma une petit flaque dans l'herbe glacée. Le liquide sembla bouger et bientôt il se rassembla pour former une petite chauve-souris. L'animal de sang sembla se réveiller et, après avoir secoué brièvement la tête, il virevolta quelques secondes autour du visage du Comte, se posa sur son doigt tendu un court instant et se faufila sous forme liquide par les interstices de bois des volets puis de la fenêtre.


- Vole vole, petit mouchoir, vas-donc sécher ses futures larmes...

A l'intérieur, du sang s'égoutta lentement de la fenêtre jusqu'à ce que l'animal puisse reprendre sa forme et s'envoler dans l'ombre. La chauve-souris parcouru ainsi quelques pièces, passant de l'une à l'autre en se glissant de manière liquide par dessous les portes pour ensuite se reconstituer. Le Comte voyait, à travers ses yeux, l'intérieur de la maison Spencer. C'était un pouvoir qu'il maîtrisait mieux que quiconque grâce à son don obscure et son âge. Il cherchait Sarah, via cette invocation et même s'il ne percevait que quelques objets dans une vision déformée et terne, il savait qu'il la trouverait!
Au bout d'un moment, il sentit de la chaleur émaner d'une pièce en particulier. Le changement d'atmosphère et les teintes grisâtres lui indiquèrent qu'il y avait de la lumière sous la prochaine porte: Sarah était là!

La chauve-souris trouva le chemin de la serrure et s'y immisça. Goutte par goutte, dans un silence mortel, la créature pénétra dans la pièce où Sarah était en train de lire. Au bout de longues minutes palpitantes, la chauve-souris redevint une et alla s'accrocher à un meuble non loin de la jeune femme. Le Comte se délecta de sa vision pendant quelques secondes: Sarah était là, assise dans un fauteuil. Elle lisait un gros ouvrage où se succédaient des gravures que le Comte ne discernait pas tout à fait à travers le regard de sa complice. Quel douceur et quel ardeur dans les gestes! Et sa nuque à la peau tendue, si blanche, si pure...si...désirable.

Sur un ordre mental du Comte, la créature ailée se fit découvrir. Elle virevolta autour de la jeune Spencer, dans un semblant d'innocence et d'étrangeté naturelle. Elle poussa quelques cris stridents comme si elle eu été prise au piège et, très haut près du plafond, elle se mit à tourner en rond comme une bête apeurée par sa situation. Derrière la fenêtre, tranquillement accroché aux barreaux de fer du faux-balcon, le Comte attendait avec un sourire serein que Sarah ouvre la fenêtre pour faire sortir l'animal fou: celui qui entrerait alors serait bien pire!

Jirômaru aurait pu entrer autrement mais piéger sa belle lui procurait un sentiment agréable de domination: quelle surprise lorsqu'elle se retrouverait à nouveau nez à nez avec lui. Quel tête à tête! Elle n'aurait pas le temps de réagir qu'il serait déjà entré tel le loup dans la bergerie...


> Jirômaru Keisuke <

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Dernière édition par Comte Keï le Sam 24 Nov - 7:51, édité 1 fois
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mar 16 Nov - 19:45

Sarah était plongée dans son ouvrage dont elle se délectait. Depuis bientôt une heure elle parcourait les pages du volume prenant quelques notes personnelles dans son cahier au fur et à mesure que des informations intéressantes captaient son attention. Après tout, on ne savais jamais quand ses détails sur la ville lui serait utile. Peut-être plutôt quelle ne le pensait vue son mode de vie. Heureusement, la lecture offrait la possibilité de se plonger dans un univers à part et avec un peu de concentration, d’oublier tout qui se passait autour de soi et présentement, la jeune aristocrate était Elle était maintenant dans la construction de la grande ville de Londres. La ville était la première à posséder un système d’épuration des eaux et les égouts était si grand qu’ils devenaient un véritable labyrinthe pour qui conque si aventurait. Quelle fascination que la grandeur des idées humaines.

La jeune femme releva soudainement la tête. Elle avait la vague impression d’être observer depuis un petit moment. La chasseuse ferma l’ouvrage qu’elle tenait dans ses mains avant de se lever sans faire de bruit. D’une main elle arrangea la longue veste qui la couvrait et qui avait glisser sur l’une de ses épaules révélant sa robe de nuit blanche satiné, tandis qu’avec son autre main elle tenait le volume épais pour ne pas qu’il tombe. Avec lenteur, elle se dirigea vers la porte où il lui avait semblé percevoir du mouvement du coin de l’œil. La magicienne allait tourner la petite pognée en bronze lorsqu’elle entendit un petit cri de panique venant des airs. Surprise elle laissa l’épais livre lui glisser des doigts et celui-ci alla s’affaler sur le sol avec un bruit sourd. Heureusement que tout les domestiques avait été congédié pour la nuit. Sarah eu un petit rire pour elle-même. Elle avait eu une de ces peur! Elle replaça une de ses mèches rebelles avant d’observer l’animal qui virevoltait dans les airs a la recherche d’une issus. La magicienne ignorait comment la chauve-souris avait bien pu entrer dans le petit salon ni depuis combien de temps elle était là pour qu’elle ne remarque sa présence que maintenant. Apres un petit soupir de consternation la chasseuse se redressa pour chercher l’animal des yeux.


--Et bien sale petite peste toi...Aller viens par ici...


L’aristocrate se dirigea vers la fenêtre du salon d’un pas rapide pour se donner constance. Elle observa un moment la neige tomber dans la nuit noire avant de pousser le loquet. Comme aspirer, les deux grandes vitres s’ouvrirent brusquement de toute leur grandeur tandis qu’un vent froid soufflait à l’intérieur du petit salon faisant vaciller les flammes des bougies. Sarah secoua la tête ignorant le phénomène pour se tourner vers l’animal qui voletait encore au plafond.

-Aller petit monstre ailé, sort d’ici, ta place est dehors...

Inconsciente du danger, la hunter croisait les bras attendant que la bestiole ailée prenne la poudre d’escampette vers la nuit qui était plutôt sombre.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mer 24 Nov - 16:30

Quel bonheur que d'être ainsi suspendu à la fenêtre de sa belle! Tel Roméo qui tente d'escalader la balustre pour rejoindre sa Juliette! Deux mondes si proches et pourtant si éloignés! Ha mais lui ne comptait pas finir comme ces deux héros tragiques! Même si Shakespeare était son doux ami, il ne suivrait pas le destin de ses personnages! Si l'histoire tournait mal, ce serait lui le poignard mordant qui transpercerait le coeur de Sarah! Nul poison et surtout nulle épée pour lui! Seule la femme, faible et insoumise, finirait par rejoindre Charon, gondolier des vallées marécageuses! L'humus la recouvrirait seule! La terre n'avait besoin de manger qu'un cadavre, le sien était déjà revenu d'entre les ombres...

Le Comte était à ses pensées, tout en écoutant les cris stridents de son avatar animalier qui tournait en rond au plafond de la belle. Par ses yeux, il voyait des brides d'images en un flot discontinue. Ce qui le marquait à chaque vision c'était la beauté de sa désirée: une femme si belle, en robe de nuit...un rêve de volupté et d'ébriété...un calice si chaud, si orné, taillé démaille et de pierres précieuses et pourtant si dénudé, si sobre dans sa coque d'or fin...
Jirômaru jubilait: comment ne pas se réjouir de la survit de ce nouveau caprice? Comment ne pas adorer cette supériorité logistique dans pareil plan de guerre?

Enfin, la fenêtre s'ouvrit...Sarah était perdue. Le Comte eut un rictus amusé: comme il était facile de jouer avec la vie des humains! Le Vampire attendit quelques secondes perché au revêtement glacial de la façade puis il se faufila comme une ombre à l'intérieur de la pièce. La chauve souris de sang s'enfuya par la fenêtre en contournant la jeune femme de manière à ce qu'elle pivote du bon sens pour éviter qu'elle ne découvre son maître. La supercherie avait réussit. L'animal s'en alla à tire d'aile et disparu dans la nuit avant de s'éteindre en petite flaque de sang dans un coin de la rue à l'abri des regards.

Quant la belle fut enfin tournée vers l'intérieur de la pièce, le Comte se tenait droit devant elle, impérieux comme une statue de marbre et si proche qu'elle pouvait frôler sa chemise blanche. Le regard hautain, les lèvres étirées en un sourire carnassier, Jirômaru embrassa de ses yeux brumeux le visage radieux de la belle chasseuse. Ainsi c'était donc vrai, elle était bien vivante! Et maintenant il l'avait devant lui, si belle, si pleine de vie...Il allait la faire sienne une fois pour toute!


- Bonjour, Sarah. Fit-il en montrant ses canines.

Attentif aux réactions de la jeune femme, le Comte recula vivement et, après avoir fait quelques pas tranquilles dans la pièce, il s'assit nonchalamment dans le fauteuil que la jeune femme avait occupé quelques minutes avant lui.


- Alors..., ronronna-t-il de sa voix grave et doucereuse, je vois que tu t'es bien remise de notre dernière entrevue, ma chère...

Le Comte sourit à Sarah avec un coup d'oeil complice très ironique avant de se mettre à observer la pièce dans un jeu de scène grotesque comme si ce lieu lui était d'une quelconque importance. Il regardait les étagères, le plafond, les lumières et les bibelots.

- Charmant...tout à fait charmant...fit-il comme un ami qui jugeait l'environnement. Ce manoir est plein de merveilles...

Le Vampire croisa les jambes et saisit le livre abandonné comme pour apprécier la découverte d'un précieux objet.

- Je vois que tu lis de bien belles choses...C'est illustré! Un magnifique ouvrage...

Il feuilleta un peu le volume sans réel intérêt, puisqu'il avait déjà connaissance de tout ce qui s'y trouvait et qu'il n'était certainement pas venu pour cela. Il l'abandonna bientôt à son tour en le laissant sur l'accoudoir. Il se mit à l'aise, un bras par dessus le livre et l'autre bras plié, le coude sur l'accoudoir d'en face, le menton dans son poing, le regard dans le vide comme s'il était las et fatigué.

- Hé bien? fit-il soudainement en levant les yeux vers Sarah, tu ne m'offres pas le thé? J'eus espéré que ta courtoisie ne me fasse pas encore défaut...


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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mer 24 Nov - 18:32

Sarah suivit de ses yeux bleus la petite créature ailée qui voletait dans les airs au niveau du plafond. Le petit animal affolé faisait de petit cercle comme s’il ne voyait pas la fuite qui s’offrait a lui. Finalement, il piqua avant de sortir par la grande fenêtre dont les vitres étaient ouvertes. L’aristocrate se dirigea vers l’ouverture en poussant un petit soupire de soulagement et posa ses deux mains sur les poignés de bronze. Le temps froid lui fouettait le visage faisant rougir ses joues et déposant quelque petits flocons sur sa peau nacré. La jeune femme demeura un moment à observer le paysage ou se mêlait l’automne et l’hiver. Les feuilles mortes et rouges était entièrement recouverte de neige et celles qui avait réussi à s’extirper du tapis blanc pointait comme des âmes abandonner sous les feux de la lune.

Un frisson de malaise traversa la colonne de la magicienne tandis que l’impression d’être observer et de frôler un imminent danger crispait instinctivement ses muscles. Elle refermera brusquement la fenêtre qu’elle verrouilla à double tour espérant ainsi se débarrasser de la mauvaise impression qui lui pesait. Après tout, il se faisait tard et sa lecture l’avait rendue un peu rêveuse, elle avait du s’imaginer des choses. Elle recula de quelque pas avant de se retourner prête à reprendre ses occupations. Néanmoins, ce ne fut pas l’obscurité rassurante d’une petite pièce vide et éclairé par les chandelles et les flammes sur quoi elle tomba mais sur un vampire dans toute sa splendeur hypnotisant.

Le sang de la chasseuse se glaça en même temps qu’il prit feu. Son pire cauchemars venait de se matérialisé sous ses yeux. Pareil à ses souvenirs, le comte se tenait là, devant elle, ses canines blanc ivoire visible par le rictus de satisfaction qui étirait ses lèvres minces. Sa cape rouge comme le sang qu’il avait déjà trop fait couler posé négligemment sur ses épaules à la carrure respectable faisait ressortir l’éclat blanc de sa chemise qu’elle aurait pu frôlé tant il était proche, la plongeant dans l’ombre de sa silhouette. Sarah demeura totalement impassible, comme figé sur place tandis que son agresseur lui lançait un bonjour, comme si il se trouvait dans de simple retrouvaille après une longue période d’absence.

Sans bougé, la hunter l’observa prendre ses aises dans SA demeure portant de petit commentaire sur tout ce qu’il voyait. Ces yeux brumeux se posaient sur tout n’oubliant aucun détail. Même si son attention était entièrement centrée vers le comte, la jeune Spencer tentait d’élaborer un plan dans son esprit. Elle se trouvait dans le petit salon, une des pièces qui ne lui était nullement attribué et donc dans laquelle les moyens pour se défendre contre une créature de la nuit étaient bien minces. Crier ne servirait à rien non plus; le bruit alerterait les domestiques qui se hâterais de venir la rejoindre mais alors il se retrouverait face à la force incroyables du vampire et sans nécessité un calcul très poussé, la jeune femme s’avait d’avance l’issus de ce combat. Des morts sur la conscience pour rien car après tout c’étais après elle qu’il en voulait. D’ailleurs, la magicienne ne comprenait pas la réaction du comte. Leur dernière entrevue comme il venait de le mentionner c’étais mal terminer, pour elle surtout. Et la dernière chose qu’elle aurait cru possible c’est qu’il revienne la voir chez elle attendant d’être servie avec courtoisie.

Reprenant enfin le contrôle de ses membres, Sarah serra les poings en faisant lentement le tour de la pièce, longeant les murs pour mettre le plus de distance possible entre elle et le comte.


-Pardonne-moi Jirômaru de rester surprise par ta visite…vue notre dernière rencontre je ne m’attendais pas à te croisé de nouveau...

Le courage et l’intrépidité était des valeurs que même le frôlement de la mort ne pouvait effacer. Néanmoins, la chasseuse restait prudente. La porte était encore loin et elle demeurait dans le champ de vision du vampire peu importe l’endroit où elle passait. La jeune femme serra les poings.

-Tu n’es pas le bienvenu ici Keïsuke...


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Lun 29 Nov - 13:43

Jirômaru exultait: il était chez Sarah, dans sa demeure, sur son fauteuil, si près d'elle alors qu'elle était en robe de nuit. Elle était si frêle, si jeune, fragile et belle...Le Comte profitait de ce que la jeune humaine avançait autour de lui en longeant les murs pour la dévorer du regard sans retenu. Après tout pourquoi se gêner? Il la considérait sienne et elle n'avait à l'heure actuelle aucun moyen de se défendre. Evidemment le Comte n'oubliait pas les pouvoirs étranges de la jeune Hunter. Depuis sa première tentative de la tuer en l'enfermant dans un cercueil, il savait qu'elle usait de facultés hors du commun pour assurer sa survie. Maintenant qu'il y songeait, elle avait peut être à nouveau utilisé ses dons concernant le feu pour se sortir de l'incendie du bal? Quelle femme épatante! Une humaine aux ressources inespérées pour ses projets de grandeur! Un calice des plus subtil, une aimable créature d'Eros et Thanatos! La sensualité enfermée dans ce petit corps frais lui éveillait les sens. Depuis le fauteuil il sentait son odeur enivrante et ne songeait plus qu'à boire à la source son plaisir.

Ainsi il la suivait du regard et, acteur talentueux qu'il était, il fit mine d'être touché par les propos de la jeune humaine:


- Ce que tu me dis-là me chagrine Sarah...Il est vrai que j'y suis allé un peu fort l'autre fois, mais sais-tu la jalousie chez les Vampires s'opère de la même manière que chez les humains...nous sommes juste un peu plus expéditifs lorsque nous n'avons pas ce que nous désirons...
Le Comte semblait se livrer à une auto-analyse de sa race. Mais au fond, même s'il savait que la raison de son emportement avait en partie pour cause la jalousie pure et dure, il savait aussi que ce n'était pas la seule raison qui l'avait poussé à attenter à la vie de la belle: un caprice, une envie de massacre, un instinct bestial dont ses pairs et lui ne savaient se dépêtrer depuis la nuit des temps. Ainsi étaient-ils faits, les êtres de l'ombre, les détenteur du pouvoir sombre! Un fond d'animalité régnait en eux même chez les plus évolués et les plus raffinés. La poésie de leur âme damnée ne pouvait pas toujours dissimuler leurs réflexes primaires.

- Tu est charmante, Sarah, sache que je ne souhaite pas te tuer et que je ne suis certainement pas venu pour cela. Détends-toi...De toute façon je n'ai plus de raison de te voir à nouveau me refuser ta vie, morte tu ne me servirais plus et cela serait, je me répète, un gâchis sans nom. Je me suis emporté, chez ce très cher Alexender. Enfin, cela date d'hier, il ne nous gênera plus, pensons au présent et à notre futur!

Le Vampire s'étira et se leva assez vivement avec un sourire aux lèvres comme s'il avait derrière la tête quelques idées malveillantes ou un sentiment de victoire qu'il ne voulait cacher. Il ignora quelques minutes Sarah et regarda les étagères, les bibelots et les cadres accrochés aux murs tout en lui parlant comme un vieil ami.

- Car vois-tu, j'ai des projets, de grands projets! Et j'ai toujours voulu que tu en fasse partie. Ta fuite dans le temps ne saurait être éternelle, Sarah...Je te ferai mienne, par la force ou de la manière la plus mondaine, mais je te ferai mienne quoi qu'il en soit.

Jirômaru ne cachait plus rien, il dévoilait tout, ses sentiments, ses ambitions, ses manigances à l'égard de la jeune chasseuse. Pourquoi lui cacher? Il l'avait déjà en poche! Sa dernière carte était un as de pic qui écrasait son petit valet!

- Je souhaite faire de toi mon calice, fit-il en se tournant vers la jeune femme. Tout en s'approchant lentement, il continua jusqu'à la pousser à reculer vers le mur. Un calice est un humain qui se laisse prendre son sang pour nourrir un Vampire. Souvent ils le font de leur plein gré, le savais-tu? Car la sensation qui découle du lien sacré qui uni un Vampire à son calice préféré est aussi agréable que ce que vous appelez chez vous le sentiment d'amour et de jouissance. Je souhaite te faire découvrir cela.

Le Comte leva lentement la main vers le visage de Sarah pour lui relever une mèche rebelle et lui saisir doucement le menton. Il plongea ses yeux dans les siens, envoûtant l'esprit de la jeune femme en tentant de passer les barrières revêches de son âme.

- Tu es jeune, Sarah, tu est belle et pleine d'un potentiel qui ne demande qu'à devenir ton arme et ton alliée pour conquérir de nouveaux horizons. Je ne veux pas te faire oublier le soleil et t'adonner entièrement à la Lune, souveraine de nos nuits. Non...non...n'i crainte, je souhaite que tu vives pleinement ta vie humaine et que tu puisses encore croquer à pleine dents les fruits du jours et la société des Hommes. Mais j'aimerai te donner l'opportunité d'avoir un pied dans chacun des deux mondes, de devenir le lien entre le jour et la nuit, entre la chaleur printanière et l'obscure glace des éternelles ténèbres. Ne le voudrais-tu donc pas? Sarah? Pourquoi chasses-tu les êtres comme moi? Sont-ce nos canines qui te font peur? Les chiens en ont des plus dangereuses! Sont-ce nos manières, notre vie nocturne qui te répugnent? Les chouettes et les hiboux vivent la nuit et pourtant ils sont symboles de sagesse depuis l'antiquité et des passionnés collectionnent leur plumes!

Jirômaru pris les mains de Sarah avec tendresse.

- Que crains-tu donc chez moi? Je suis peut être un peu violent et ambitieux, mais ne suis-je pas poète et lord à la cours de notre aimable reine Victoria? Je sais être mondain et je suis surtout une assurance de puissance et de pouvoir. Avec moi tu ne sera jamais plus menacée, ni dans le monde mortel, ni chez les immortels. Je suis allé trop vite car j'ai sentit mon coeur noir se disloquer à ta vue et je t'ai désirée, je t'ai voulue immédiatement! Tu t'es refusée une fois, deux fois, j'ai souhaité ta mort et ta perte totale pour t'oublier! Mais je puis te jurer que de te voir à nouveau en vie me soulage l'esprit...

Le Comte laissait à Sarah la liberté de se défaire de son emprise au niveau de ses mains. Il ne souhaitait pas la coincer et surtout pas lui donner l'impression qu'elle était déjà sous sa domination. Ses projets avaient besoin de ce jeu d'acteur pour se parfaire et il jubilait d'avance de ses réelles intentions. Même s'il disait la vérité de manière globale, Jirômaru s'apprêtait à frapper fort, très fort...

- Même si les loups mordent et pillent les troupeaux, certains sont doux et la plupart fuient l'Homme. Nous, Vampires, sommes condamnés par une contagion non voulue, en général, et nous ne choisissons pas certaines choses que vous blâmez. Faudrait-il exterminer tous les loups de la terre pour s'assurer de garder à jamais des troupeaux complets, ou bien faudrait-il laisser vivre ces bêtes au regard aimable qui n'ont d'autre choix que de tuer pour survivre? Sarah, ne veux-tu pas plutôt t'asseoir avec moi et tenter de me connaitre? J'aimerai savoir ton passé, j'aimerai que tu m'éclaire sur ta haine à l'encontre de ma race. Ne veux-tu pas que je te donne mon âge véritable et mes origines? Ne souhaite-tu pas apprendre et comprendre plutôt que de tuer et d'anéantir cette source de savoir? Avant de me condamner, avant de me haïr, j'aimerai que tu me connaisse autrement...


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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mer 1 Déc - 2:55

Sarah serrait les poings de rage tout en longeant les murs de sa démarche souple et gracieuse. Garder le plus de distance entre elle et le compte était une chose prioritaire. Tout en fixant la porte de ses yeux clairs, elle évaluait mentalement le temps de réaction du vampire si elle décidait de courir pour sortir d’ici. Par la suite, quitter le manoir étant trop périeux, elle devrait se diriger vers la salle d’armes afin de mieux pouvoir se défendre... Son avantage était qu’elle connaissait les lieux mais ce n’étais surement pas un dédales de couloir qui empêcherait son assaillant de la rattraper. En rapportant son attention sur son ennemi, elle croisa le regard indécent de celui-ci qui la dévorait des yeux sans aucune retenue. Comment osait-il?! Avoir une pareille attitude loin de celle d’un gentleman et dans sa propre demeure qui plus est! Instinctivement, sous ce regard impudique, la jeune femme cacha la peau offerte de sa gorge en rabattant le tissus de sa robe de cambre, dont le tissus soyeux lui semblait bien inapproprié en ce moment. Tandis que le comte faisait mine de s’offusquer de ses propos, elle parcouru la pièce de nouveau à la recherche d’un objet en argent. Quel acteur, s’il croyait pouvoir là manipuler encore une fois…de la jalousie? Allons donc! Pour pouvoir éprouver un tel sentiment il fallait d’abord être capable d’aimer tout simplement!...Oh non, ce n’était pas de l’amour qu’il y avait entre eux. Elle était un simple trophée qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de s’approprier. Si les paroles du comte ne l’affectaient pas, elle tressaillit néanmoins en entend le nom de son tendre ami Alexender. De la bouche du vampire ce nom choyé semblait lourd de menace. Elle l’observa se lever comme si soudainement l’environnement autour de lui l’intéressait tandis qu’elle demeurait alerte et sur ses gardes, désormais immobilisé et toute oui. Ainsi donc, il n’avait pas oublié ses plan de la faire sienne. Quoi qu’il en soit, peu importe la manière, il ne l’aurait jamais vivante. En ayant cette pensée, une lueur de défis s’alluma dans les yeux bleus de la chasseuse. Non elle ne se laisserait pas prendre sans s’opposer...

La belle demoiselle allait répliquer mais la présence soudainement proche de son ennemi la mit mal à l’aise. Instinctivement, elle recula jusqu'à ce que son dos touche le mur. Elle ne pouvait aller nulle part désormais. Prise au piège, la magicienne serra les poings prête à se défendre mais le comte semblait d’une humeur à discuter aujourd’hui. Il l’aborda encore avec son histoire de Calice. Pour avoir fait quelque recherche, la hunter comprenait mieux se terme mais elle n’arrivait pas à comprendre le choix des humains d’agir de la sorte. Bien évidemment, le vampire lui fourni l’explication. Sa réponse fit monter le rouge aux joues de la pudique aristocrate. Ainsi donc c’étais pour cette raison que tant d’humaine s’offrait au service de ces vampires…Pourtant la sensation qu’elle avait ressentit lors de sa dernière morsure était loin d’être agréable et passionnel. Non, elle avait plutôt suscité une douleur atroce dont elle avait encore souvenir. Malgré elle, les yeux de la jeune dame se posèrent dans les reflets brumeux des iris du comte. Tout en elle l’avertissait du danger comme un animal sauvage se sachant traquer. Et pourtant, la beauté fascinante de son assaillant l’hypnotisait au point qu’elle cessait presque de respirer en sa présence lorsqu’il agissait ainsi. Tout en lui l’attirait indéniablement. Sa voix calme comme une note de musique qui lui parlait, ses doigts froids qui caressait le rond de son oreilles en tentant de replacer une mèche rebelle avant de saisir doucement son menton ce qui eu pour effet de la faire frissonner. Les paroles de l’être obscure pénétrait dans son esprit et malgré elle, faisait naitre le doute. La main douce et froide glissa jusqu’au siennes les enveloppant de d’une douceur soyeuse. Elle aurait presque souhaité le croire, une grande partie d’elle adhérait déjà à ses paroles. Connaissant l’étendue de savoir de son ennemi, Sarah sentait sa curiosité piquée. Étant un être d’intellect, sa soif d’apprendre était sans limite, elle était humaine après tout. D’où venait vraiment cet être de brume? Il avait déjà été un samouraï, ça elle l’avait découvert lors de leur rencontre au musé de cire mais comme un homme don t la réputation de droiture était sans limite avait pu se pervertir au point de devenir l’homme qu’elle connaissait aujourd’hui?

Les barrières mentales de la magiciennes s’effaçaient lentement lorsque le visage d’Alexender fit surface dans son esprit brisant le charme qu’exerçait le vampire sur elle.

-Non...

Prenant conscience de sa position, elle retira ses mains de ceux du comte se libérant de son attraction pour faire de nouveaux quelque pas dans la pièce établissant une distance respectable entre elle et Jiromaru. La jeune dame ferma les yeux un instant pour se remettre les idées en place, Loin de l’effet hypnotisant du comte Keïsuke, la jeune Spencer se sentait reprendre le contrôle de la situation. Elle était chez elle après tout! Se tournant vers l’être de nuit, elle le toisa avec une fureur froide de s’être laissé prendre aussi facilement.

-Cesse de faire l’acteur Jiromaru, je t’ai vue sous ton vrais jours ne l’oublie pas et ce n’est certainement pas quelque parole qui me feront oublier tout ce que tu ma fait… J’ai refusé ta proposition 2 fois, vue ton intellect je m’attendais à mieux de ta part néanmoins dois-je réitérer mon refus une 3em fois pour être bien claire?

La voilà qui se dressait dans toute sa puissance! La jeune dame était une lady et avait reçus l’éducation en conséquence. Les longues heures obligés d’apprendre la discussion et ses nombreux débats verbaux au salon mondain donnait fruit. Les poings serrés, la chasseuse continua d’un ton cassant:

-Et puis la cours de Londres et celle de la reine étant ce que nous connaissons, je ne me venterai pas à ta place d’en faire partie. Cela signifie juste que tu meilleur manipulateur que les autres mon cher Keïsuke!

Tout en parlant, la Hunter reculait prudemment vers la porte. Sa dernière confrontation avec le comte c’étant mal dérouler pour elle, elle ne souhaitait pas que la situation se reproduise.

-De plus, si tu avais un peu de conscience moral, tu ne t’abaisserais pas à te comparer a des loups dont le comportement est dictés par l’instinct et pour qui la moral n’a aucune signification. Tu t’attaques à tout ceux qui ose se mettre à travers de ton chemin Jiromaru! Tu tues sans limite uniquement pour satisfaire tes petites ambitions personnelles et ensuite tu me parles de jalousie? D’amour? Mais tu ignores ce qu’est l’amour! Pour toi il n’y a que tes petits désirs et ton amour propre! Oh mais bien sur, je suis sur que tu saurais me protéger des deux mondes, humains comme vampires, je connais parfaitement tes manières mais dit moi, qui me protègera de toi? Hum?

Sarah se calma un peu le temps de reprendre son souffle. Ses joues c’étaient rosies de colère et plusieurs autres mèches rebelles étaient tombées de son chignon fait négligemment pour facilité la lecture de son livre, témoignant ainsi de son énervement. Elle c’était laissée emporter préférant parler fort plutôt que de se montrer faible inconsciente que c’étais justement son attitude farouche et inaccessible qui la rendait plus désirable aux yeux du vampire. Avec une impassibilité étonnante l’aristocrate repris sur un ton neutre :

-Maintenant, sort d’ici Keïsuke, nous n’avons plus rien à nous dire...


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Lun 13 Déc - 11:17

Le Comte sourit lorsque Sarah se défit de lui. Il n'exerçait pas entièrement son pouvoir sur elle et ne retenait pas ses mains: quel intérêt? Il voulait la conquérir autrement que part le don obscur ou la force physique, cela n'en serait que plus glorieux! Il allait la prendre aux sentiments et jouer avec ses nerfs comme il l'avait déjà fait à plusieurs reprises pour finalement la contraindre par les mots à aller où il l'entendait...
La jeune aristocrate s'éloigna de lui en pestant ce qu'elle avait sur le coeur. Elle fit la femme hautaine qui avait saisit tout le petit numéro de l'artiste raté qui se donne en spectacle sans réelle conviction. Jirômaru la laissa l'insulter et le rabaisser. Pendant ce temps il s'était lui aussi éloigné de la jeune humaine pour parcourir la pièce.


- Un amant qui ne réitère pas autant de fois sa demande n'aime pas celle qu'il pourchasse...murmura-t-il plus pour lui-même que pour Sarah.

Le Vampire passa devant un miroir au moment où Sarah parlait de la cours. Ha oui? C'était simplement un manipulateur à la cours de Victoria? Ha si elle savait que sa petite reine avait encore la vie sauve parce qu'il veillait sur elle! Ha si elle savait toutes les choses qui se tramaient réellement à la cours...Jirômaru leva ses yeux brumeux sur le néant brillant du miroir: depuis bien des siècles son reflet n'y était plus visible par les humains mais lui se voyait et il se trouvait vieilli malgré l'immortalité qui était la sienne, et ce même s'il entretenait sa jeunesse grâce au breuvage de vie pris aux humains...Les affaires humaines et ses projets secrets le fatiguaient.
Au bout d'un instant, il passa son chemin, sans répondre à Sarah, pour ensuite s'arrêter devant une étagère. Il y trouva une petite statuette d'ivoire qu'il souleva pour en évaluer le poids et en regarder le détail. Sarah était alors en train de lui reprocher de se comparer aux loups. Le Comte se tourna vers elle et leva un sourcil.


- Considérer les loups comme de vulgaires tueurs sans prendre le temps de les observer, Sarah, c'est faire preuve de bien grands préjugés...fit-il en reposant la statuette pour recommencer à regarder la pièce et les objets qui s'y trouvaient. Et je trouve cela plutôt comique que moi, un Vampire, te dise cela alors que nos plus grands ennemis sont précisément ces derniers...Les humains n'ont donc aucun respect pour les autres races de ce monde...et ce sont nous les tueurs sans scrupules?

Avec un petit sourire distrait, le Comte se détourna de Sarah, cependant, les derniers mots de la jeune femme l'arrêtèrent net dans son errance. Il sentit monter en lui une vive colère qu'il eut le plus grand mal à contenir. Le Vampire serra les poings et se tourna vers l'humaine. Il regardait maintenant Sarah avec une rage froide. Cette dernière avait beau être magnifique, surtout dans son excès de colère, ce qu'elle venait de dire allait lui coûter cher...Comment osait-elle parler d'amour? Comment pouvait-elle le juger sur les quelques informations qu'elle avait de lui? Rien ne pouvait lui confirmer ce qu'elle venait de dire! Elle n'écoutait que ses préjugés et sa haine, sans tenter de fonder la moindre réflexion!
Sans lui répondre immédiatement, le Comte avança vers elle d'un pas rapide pour finalement ralentir afin de garder ses distances: il allait finir par la tuer une bonne fois pour toute si elle continuait...mais il fallait qu'il se retienne encore. Jirômaru se laissa alors tomber dans le fauteuil, épuisé moralement par l'attitude de la jeune humaine. Une main retenant sa tête, il gronda d'un air désespéré et énervé au possible:


- Que sais-tu de l'amour, toi, pauvre humaine à peine née? Ne crois-tu pas que tes petits jeux avec cet Alexender ne sont qu'une infime partie de ce qu'est le véritable amour?! Son ton était vif mais bientôt il s'éteignit comme une flamme trop vive que l'on étouffe pour éviter d'avoir trop chaud. Mais tu as raison, je ne peux t'aimer...Après tout mon coeur n'est plus et tu ne pourra jamais le remplacer... Le Comte se perdit quelque peu dans ses souvenirs et sentit à nouveau la haine l'envahir. Aussi préféra-t-il abandonner-là ses pensées et achever cette rencontre. Mais je ne vais pas te faire un long discours sur ce sentiment...fit-il sombrement. Tu ne m'écouterais pas, une nouvelle fois, et surtout ne comprendrais pas puisque tu pars du principe que les êtres de la nuit ne peuvent que jouer avec autrui sans jamais s'en préoccuper ou les apprécier...

Le Comte se leva lentement en poussant un soupir profond de lassitude. Mais bien vite un sourire d'apparente courtoisie pris place sur son visage.

- Mais je vais maintenant te laisser...La nuit ne fait que commencer et j'aimerais en profiter un peu pour me promener sur les toits. Ha si tu savais ce qu'était la lune vue de la lande, ou encore le vent nocturne lorsqu'il vient du port...

Le Vampire était étrange, il semblait réellement vouloir partir à présent et d'ailleurs il se dirigea vers la fenêtre qu'il rouvrit d'un coup sec. Il commença à passer l'encadrement de bois lorsqu'il fit un petit demi-tour pour regarder Sarah.

- Au fait, te voilà bientôt sans amant...j'ai bien peur que la torture n'ai raison de lui plus vite que prévu...

Le Comte passa la fenêtre, laissant Sarah seule avec cette dernière remarque. Sa cape au vent, il s'accrocha à une moulure du mur et regarda le ciel sombre: il hésitait...désirait-il réellement cette humaine? Sa rage de vaincre était puissante mais terminer tout ceci dans le sang était une perspective qui commençait sérieusement à lui apparaître comme la meilleur solution. Il trouverait un autre calice, aussi beau, aussi téméraire mais plus ouvert et coopératif. Sarah ne souhaitait pas tomber, elle tomberait d'une manière ou d'une autre, qu'elle le veuille ou non.
Cet Alexender la renforçait? Très bien, il allait l'éliminer à moins qu'elle ne fléchisse maintenant...


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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mar 14 Déc - 5:26

La jeune aristocrate gardait un silence obstiné. Elle avait bien assez défendue son point pour ne pas s’abaisser à répliquer et à partir un débat alors qu’elle était sensée se trouver seule dans la demeure. Leurs éclats de voix aurait tôt fait d’ameuter tous les domestiques et Sarah se voyait bien mal expliquer la présence du comte ici, surtout sa présence seule, avec un homme et dans cette tenue ce qui créait un sentiment de malaise chez la jeune femme. Malgré les accusations que lui portait le vampire, la belle dame resta stoïque, presqu’imperturbable jusqu’à l’explosion de colère du Comte. Ce n’était pas tant la colère du jeune homme qui l’effrayait mais bien le choix de ses mots. La chasseuse se sentais profondément blesser de se voir attaquer de la sorte. Comment osait-il aborder ses propres sentiments? Il ne connaissait rien de son histoire avec Alexender. Sans broncher, la magicienne le regarda s’approcher soudain plein de fureur. Elle demeura immobile ébranler par ce qu’elle cru apercevoir l’espace d’un instant dans les yeux brumeux du vampire. C’étais la première fois qu’elle voyait ce type d’émotion dans les reflets pâles qui animait ses regard. On aurait dit une vieille douleur, une blessure si vieille et si profonde qu’elle enflammait les iris du Comte. Mais cette lueur disparut rapidement, remplacer pas l’impassibilité coutumière à laquelle la jeune Spencer était habituée. Enfin son invité imprévus décida de prendre congé.

Sarah observa Jiromaru, un sourcil haussé d’un air hautain. Elle était presqu’heureuse qu’il la quitte si tôt. Ainsi, pour une fois, leur entrevue se terminerait dans un ensemble assez bien. Ce fut donc avec un certain soulagement qu’elle le vit se diriger vers la fenêtre par laquelle il était sans doute entré. La chasseuse allait retourner à ses habitudes lorsque le Comte se retourna une dernière fois. C’est paroles eurent l’effet d’une claque en plein visage et d’une douche froide à la fois sur la jeune humaine. Elle sentit son sang se glacé dans ses veines et tandis que le sol sous ses pieds devenait un abîme noir et profond. Instinctivement, la magicienne se mordit la lèvre inférieur jusqu’au sang et la douleur la ramena peu à peu à la réalité. Les paroles et les pensées s’enregistraient de nouveau dans son cervaux et elle pris peu à peu conscience des paroles qui avait été prononcé. L’aristocrate ne doutait pas de ce que lui avais dit le Comte, après tout il était bien capable du pire. Prenant conscience de la situation, la hunter s’élança à la poursuite du vampire. Ignorant le liquide vermeil qui perlait sa lèvre elle se dépêcha de passer le cadre de la fenêtre encore ouverte.


-Jirô, attend!

La jeune Spencer sortit au grand froid. Aussitôt qu’elle se glissa dehors, un vent violant remplis de flocon s’abattit sur son visage. Zéphire la frappa de plein fouet, libérant ses longs cheveux et faisant virevolter les pans de sa robe de chambre dévoilant pendant un court instant ses longs bas blanc qui montait jusqu'à la moitié de ses cuisses. Aveugler, Sarah se dépêcha de remette ses tissus en place glissant par la même occasion sur la neige. Elle perdit pied et alla heurter le dos massif du comte. Ramenant instinctivement ses mains sur lui, elle s’accrocha à son bras puissant comme un animal effrayé par le froid. La jeune femme resta un moment immobile cherchant les restes de son courage qui s’était affaiblis avec sa raison suite au menace de cet homme. Elle leva sur lui un regard implorant tandis qu’elle glissait ses doigts dans sa main.

-Je t’en pris dis moi que c’est faux... Que tu n’as pas...

La fin de sa phrase se perdit dans une nouvelle rafale de vent. La voix brisé, la belle reteint ses larmes et jeta un regard au vide non loin d’elle. L’envie irrésistible de si jeter lui effleura l’esprit à l’idée que son tendre amant puisse mourir par sa faute. Le gout du sang dans sa bouche lui leva le cœur et elle resserra ses doigts sur ceux du Comte. Toute cette histoire devenait déraisonnable. Sarah recula de quelque pas en titubant resserrant ses bras autour d’elle soudain en proie à de grand vertige et un froid intérieur. Il avait gagné. Il lui était impossible de pouvoir contester son dernier coup de maitre. Depuis le début, il avait tout planifié, la chasseuse en était sur. Il l’avait manipulé jusqu'à la fin, usant de ses charmes et de ses tours pour l’amener là ou il voulait. Pauvre Ophélie au bord de la folie, la magicienne tourna toute les possibilités qui s’offrait à elle et n’en vit aucune. Son roi allait être mis échec et mat, elle devait donc sacrifier sa propre reine pour conserver la pièce la plus importante du jeu. Même si elle les mots lui répugnait, elle les prononça d’une petite voix éteinte et triste similaire à celle d’une enfant qui vient de découvrir son jouet préférer en morceaux.

-Tu...as gagnée...je ferai se que tu me demandes...

La jeune Spencer essuya d’un revers de main les larmes qui menaçaient de s’échapper du coin de ses yeux.

-C’est ce que tu voulais non?... Je...t’ap... j’accepte ton offre...

L’humaine baissa les yeux complètement anéantie. Les joues rougies par le vent, ses lèvres perler par le sang qui s’échappait de la blessure qu’elle c’était infligée, la magicienne aurait volontiers sombré dans l’inconscience mais la situation était trop importante pour qu’elle se permette ce genre de faiblesse. Elle redressa la tête en serrant les poings.

-Mais si tu lui à fait le moindre mal...je...je...

La miss Spencer cherchait désespérément une menace qui saurait faire son poids mais elle ne trouvait rien qui puisse paraitre assez dangereux pour menacer Jiromaru. Peut lui importait. Si Alexender était encore en vie, elle allait tout tenter pour que rien ne lui arrive même si elle devait sacrifier sa liberté pour son tendre amant.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Dim 19 Déc - 15:44

Oui il allait tuer cet Alexender une fois pour toute, Sarah le haïrait et le pourchasserait, il n'aurait plus qu'à jouer au chat et à la souris...Pourquoi se gênerait-il? Après tout il pouvait utiliser ses dons et sa force pour obtenir tout ce qu'il désirait! Pourquoi rechignait-il à ce point à perpétuer le mal? Pourquoi avait-il ce fond de loyauté envers les humains? Ils étaient d'une race si faible, si fragile et si aisément manipulables!

Alors que le Comte était dans ces pensées sombres de remise en question de ses actes et principes, Sarah arriva sur le balcon. Jirômaru ne bougea pas d'un pouce, même lorsque la jeune humaine glissa et s'agrippa à lui. De marbre, le Vampire était droit comme une statue. Il regardait la ville s'étendre devant lui sous la magnifique neige du soir. Ses longs cheveux blancs semblaient accompagner dans la brise glaciale ces petites mouches blanches qui virevoltaient dans l'air. Il sentait le sang de Sarah: l'odeur tendre se répandait dans l'atmosphère ouvert et lui envahissait les sens. Cependant, il prit sur lui et, trop perdu dans ses pensées pour s'en soucier sur le moment, Jirômaru ne réagit même pas lorsque la frêle main de la petite aristocrate vint se loger dans la sienne.

Pourquoi ces souvenirs lui revenaient-ils en mémoire? Pourquoi en cet instant se sentait-il si vulnérable au temps alors qu'il était immortel et certainement l'un des derniers de son âge? Où était-elle aujourd'hui? Cela faisait si longtemps...Et son sabre? De cette époque de gloire il ne lui restait plus que son couteau à manche d'ivoire...

Le Comte levait les yeux vers le ciel, songeant à ses anciennes médailles oubliées au Japon, et ce n'est que lorsque Sarah s'essuya les larmes qui perlaient à ses yeux qu'il revint à la réalité. Il tourna lentement son regard vers Sarah, baissant son regard de brume vers la jeune humaine à peine vêtue. Lui ne ressentait pas le froid, mais cela ne l'empêcha pas de trouver Sarah merveilleusement ravissante dans sa robe blanche, à moitié nue sous la neige, ses cheveux sombres au vent. L'image qu'elle renvoyait était pleine de poésie et de charmes. Il enleva ses gants blancs et releva le menton de la jeune femme pour passer son pouce sur ses lèvres vermeilles. Il ôta ainsi le sang d'un rouge profond qui s'était accroché à sa bouche et lécha son pouce rapidement pour goûter à nouveau à la vie de Sarah. Il se retint alors de lui sauter au cou, trop hâtif de boire à pleines gorgées ce sucre divin.

- Tu es si belle...murmura-t-il.

Le regard à la fois triste et solennel, le Comte redressa Sarah en la prenant dans ses bras. Elle semblait perdue, entre la haine et l'abandon, entre la colère et la perte totale d'espoir. Jirômaru saisit sa cape et d'un geste bref la ramena autour de Sarah pour l'enrouler dedans afin de la protéger du froid et de la rapprocher encore de lui en la serrant dans ses bras. La maintenant pour ne pas qu'elle défaille, il lui dit d'un air grave en lui caressant les cheveux:


- Sarah, je ne souhaite pas te faire du mal, je ne l'ai jamais réellement souhaité.

Le Vampire leva à nouveau son regard vers les étoiles: peu restaient visibles sous la masse nuageuse grise qui déversait ses flocons cotonneux sur Londres mais cela suffisait au Comte pour sentir au fond de lui l'appel des astres. Elonie était perdue, elle l'avait trahit...Elonie était parti, il l'avait tuée...Elonie...

- Si tu désires que le jeune Von Ravellow vive, je le laisserai vivre et ce même s'il nous poursuivra, même s'il se fera une joie de me prendre comme ennemi juré et même s'il souhaitera te récupérer car je sais ce que signifie la séparation. Mais je souhaite t'emmener avec moi, qu'il le veuille ou non, je souhaite que tu partages ma vie nocturne tout en vivant chez les humains...J'aimerai que tu quittes ce métier barbare de tueur et que tu redeviennes une femme complète. Si tu vivais ainsi, me voyant régulièrement, en amante véritable, je te couvrirai de présents et rien ne te manquerait. Je sais être affectif, je sais être à l'écoute et je sais qu'il ne te sera pas aisé au début de me faire confiance et de m'accorder ce plaisir, mais bien vite j'espère te faire goûter aux plus grandes joies que ce monde ai porté.

Le Comte saisit alors Sarah par la hanche, doucement, pour la coller à lui et la porter ainsi d'un bras, comme un fétus de paille. Il sauta depuis le balcon, chute qui aurait pu être fatale à un humain ou du moins le conduire à des fractures mais qui pour un Vampire n'était qu'un acte de voltige habituel. Ses pas marquèrent la neige lorsqu'il atterrit et n'eurent plus d'impact par la suite. Il portait maintenant Sarah comme dans les contes de fées, sauf qu'il n'était pas prince mais seulement lord, et non humain.

- Le sort du jeune Ravellow n'est actuellement pas entre mes mains. J'ai ordonné qu'on le laisse en vie mais je ne puis t'assurer qu'il n'ai pas de séquelles...fit-il tout en marchant.

Le Vampire passa le muret de pierre et entama sa marche dans la rue. Qu'allait-il faire désormais? Pourrait-il faire confiance à Sarah et en avoir la confiance? Où commencerait ce qu'il cherchait et où cela finirait-il?
Il souhaitait en faire son calice, son amante, sa belle humaine mais s'il laissait cet Alexender en vie, il risquait de souffrir de la jalousie et toute cette histoire pouvait très bien se terminer dans les ténèbres. Et s'il faisait la promesse de ne pas le tuer si Sarah lui obéissait et faisait tous les efforts possibles pour être son aimée, il risquait de tout perdre à n'importe quel moment! Que faire? Jirômaru était coincé entre le devoir, l'honneur et ses désirs...Il la voulait pour lui seul mais finalement, même si le jeune Von Ravellow périssait, qu'est-ce qui lui prouverait que Sarah n'agirait pas le jour contre lui? Qu'est-ce qui lui assurerait sa fidélité? La menace? Le chantage? Peut être...

Mais il n'était pas encore l'heure de songer à tout ceci. Le Comte allait laisser Sarah sous l'Opéra et aller rejoindre Angelstone sous la bibliothèque. L'Ange des ténèbres avait-il réussit à coincer le Hunter? Cela il l'espérait bien!


- Sarah...je vais t'emmener avec moi dans mon repaire que tu as déjà visité. Mais avant je dois t'endormir, comprend-tu? Je te rappelle cependant que tu ne dois pas sortir de la chambre ou de la salle de musique car mes disciples rôdent alentours et je ne peux te certifier qu'ils ne te feront pas de mal, même au péril de leur vie. Pendant que tu dormiras le temps des humains, j'irais au secours du jeune Ravellow pour te garantir sa vie.

Le marché semblait convenable mais le Comte se doutait que Sarah voudrait l'accompagner, chose qu'il ne désirait absolument pas! Lui mettre sous le nez son amant blessé n'allait pas l'aider à gagner sa confiance! Et puis il avait un certain nombre de choses à dire au jeune Hunter...Il venait de trouver une idée pratique pour garder la jeune Spencer avec lui et anéantir le jeune homme sans qu'il ne le touche...


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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Jeu 30 Déc - 7:04

Sarah était perdue. Sa raison était comme une feuille d’automne au vent et se faisait balloté de tout les côté ayant de grande difficulté à rester stable tandis que la folie apparaissait comme une douce amante si chaleureuse à cet instant. La jeune femme imaginait tant son pauvre amant, subissant les pires tortures qui soit, emprisonner dans une prison sordide au allure sinistre et retenue par un geôlier des plus diaboliques, que son cœur sombrait dans sa poitrine comme une chute sans fin. Brisé, la chasseuse avait de la difficulté à soutenir son propre poids, tremblante sous la morsure du froid enneigée qui semblait amplifier ses attaques. Ses larmes avaient gelé sur ses joues froides et blanches, traçant des petits chemins sinueux et glacés sur sa peau de satin. Elle oubliait peu à peu l’environnement hostile qui l’entourait sombrant dans un désespoir profond. Ce fut avec un regard éteint quelle releva la tête pour observer le vampire tandis qu’il exerçait une légère pression sous son menton. Belle? Si elle pouvait damner sa beauté en ce moment! Si Dieu avait décidé de la faire moins jolie, moins attirante aux yeux des hommes, elle ne serait pas dans cette situation! Elle maudissait bien son apparence plein de charme à cet instant qui avait attiré sur elle le regard brumeux du Comte, sa témérité qui l’avait placé sur sa route, et son manque de courage lorsqu’elle avait eu l’opportunité de le tuer. Mais loin de laisser exploser sa haine, la magicienne le considérait présentement comme la seule aide possible qu’elle pouvait fournir à celui pour qui son cœur battait.

Ce ne fut que lorsque le vampire l’entoura de sa cape, que la jeune humaine se rendit compte de l’état de faiblesse dans lequel elle se trouvait. L’adrénaline de l’annonce quittait peu à peu ses veines pour laisser place à une torpeur maladive. Maintenue dans les bras de son assaillant, elle se retenait de se laisser aller de toute sa tristesse, restant aussi droite que possible dans ses bras accueillant. S’il avait décidé de la tuer là, maintenant, la chasseuse n’aurait même pas eu la force de lever le moindre de ses membres pour se défendre. Elle aurait accueillis la mort comme une amie salvatrice venue la tirer de l’enfer qu’était devenue cette nuit. Néanmoins, le Comte semblait avoir d’autre plan pour elle. Tout en caressant ses longues boucles rebelles d’un geste qui pouvait être considérer comme tendre, elle sentit sa voix près de son oreille comme une mélodie envoûtante. Elle écouta ces paroles qui l’instauraient tranquillement dans un climat de confiance. En effet, malgré le froid de sa peau, les bras du vampire était nettement plus invitant que le tourbillon de neige du balcon. Après avoir secoué doucement la tête, l’aristocrate parla d’une voix éteinte et à peine audible.


-Je me moque de ma condition... Jure-moi seulement que tu ne lui feras pas de mal...d’aucune manière...et je ferai tout ce que tu me demandes...

De grosse perles salées glissèrent de nouveau sur les joues désormais insensible par le froid de la chasseuse. Toute cette mascarade, cette folie, cette douleur était uniquement de sa faute et la culpabilité qui la rongeait se faisait vorace. Elle baissa misérablement la tête ne sachant quoi faire d’autre pour surmonter cette douleur. Une fatigue intense saisie alors son corps frêles et c’est sans aucun mouvement de protestation quelle se laissa aller contre le torse du vampire. Elle sentit de nouveau le vent dans ses cheveux puis le bruit léger d’une chute dans la neige. Sarah leva ses yeux clairs vers le balcon qu’ils venaient de quitter puis sur l’ensemble du manoir qui disparaissait rapidement de sa vue sitôt le petit muret passé. Une autre douleur vient s’ajouter lorsqu’elle songea un moment que c’étais sans doute la dernière fois qu’elle voyait sa demeure. Encore entourer de la cape rouge du Comte, la hunter se blottit instinctivement contre lui tandis que des frissons lui parcourait le corps à l’annonce que ce n’étais pas lui qui retenait son amant. Ainsi donc n’importe qu’elle fou possédant une paire de canine était peut-être en possession de l’être le plus cher à ses yeux! En proie à une grande détresse, elle ferma les yeux cherchant à retrouver le peu d’esprit qu’elle avait en sa possession.

Elle ouvrit de nouveau les yeux que lorsqu’elle entendit le Jiromaru lui annoncer qu’il allait la laisser dans son repaire. La chasseuse s’agita légèrement avant de protester faiblement.


-Non...je veux le voir, je veux le voir...

De toute ses forces, la jeune femme esseilla de s’extirper de l’état de langueur dans laquelle elle se trouvait. À quoi bon servait de l’endormir? Il n’en fallait pas beaucoup pour que le néant la saisisse toute entière et la plonge dans une inconscience certaine. De cette fatigue la magicienne tenta de se sauver car le Comte pouvait la faire basculer dans les bras de Morphée en ce passant de son opinion et avec une facilité déconcertante.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Mar 18 Jan - 15:01

Évidemment qu'elle voulait le voir!

Le Comte tenait fermement Sarah dans ses bras tandis qu'il la transportait vers l'Opéra. Il devait l'endormir avant d'arriver près de sa cachette afin qu'elle ne sache jamais où elle se trouvait. La jeune humaine commençait à délirer, elle avait conscience de ce qui lui arrivait mais la fatigue, le froid et la douleur avaient raison de ses dernières forces. Le Vampire n'aurait aucun mal à l'endormir, sa volonté fléchissait à vue d'oeil. Aussi Jirômaru lui parla tranquillement de sa voix grave et rassurante pour la calmer:


- Je vais tenter de le sauver seul, tu ne ferais que me ralentir jeune fille...Et si tu te retrouvais en danger au milieu de mes congénères, je ne pourrais veiller à la fois sur lui et sur toi. Si cela devait mal tourner, je préfèrerais qu'il n'y ai qu'une perte humaine et songe à ce que souhaiterait le jeune Ravellow...

Tout en lui parlant ainsi pour la calmer, il exerçait son pouvoir de fascination sur elle. Sarah allait bientôt se sentir au chaud, avec la sensation de se trouver dans un lit douillet. Ha si Ilsa était là! Elle saurait s'occuper de la petite humaine pendant qu'il allait vérifier le travail d'Angelstone! Mais maintenant il ne pouvait la contacter car il devait agir vite: sauver ou non cet Alexender...il devait réfléchir rapidement et il hésitait encore!

D'abord, il lui fallait laisser Sarah dans ses appartements, fermés, sous la garde des sept et près d'elle juste des esclaves humains, personne d'autre, il en allait de sa survie...Car malgré son pouvoir le comte ne pouvait maitriser parfaitement ses disciples à distance, emmener Sarah dans son repaire était dangereux mais il n'avait guère le choix. Cette fois Ilsa n'était pas là, cela le chagrinait un peu, car non seulement elle lui manquait mais en plus sa présence donnait à son foyer un quelque chose de familial...cela aurait peut être rassuré la jeune humaine.

Le Comte songea à la première fois qu'il avait emmené Sarah sous l'opéra: ses ébats avec Ilsa avaient été maladroits, certes, mais Sarah avait été si hargneuse à son réveil! Cela l'avait fait rire! Il se souvint de leur discussion autour de la musique, du théâtre et de l'opéra, il avait évoqué Shakespeare et il avait entendu Sarah jouer du piano...Quel souvenir enivrant! Il avait réellement envie de revivre ce moment! Il se souvint également qu'il avait été proche de la posséder, qu'elle s'était presque donnée à lui par un élan étrange de son coeur de hunter. Il se rappela alors qu'il avait été repoussé à la dernière minute et que cela l'avait plongé dans une colère froide. Fronçant les sourcils avec un tic amusé, il pensa aussi à la perte d'Asman, Vampire décati et sans importance, qui avait osé s'approcher de Sarah en présence d'Ilsa et qui l'avait payé de sa vie. Ha! Comme elle agissait vite et violemment cette petite! D'ailleurs il n'avait jamais su pourquoi Asman avait reçu un coup fatal ce jour-là, il demanderait plus tard à Sarah de lui en parler car sa curiosité n'était pas satisfaite depuis tout ce temps!

La neige s'était arrêtée de tomber. Elle avait laissé à la terre et aux rues un petit manteau de velours gelé qui scintillait dans la lumière des réverbères. Le Comte esquiva plusieurs patrouilles de soldats, il évita les coins animés des prostituées, pauvres créatures mortifiées par le froid mais qui tenaient vaillamment leur place près des maisons closes. Ainsi il commença à entrer dans Covent Garden.

Il avait endormit Sarah au fur et à mesure que ses pas le menaient vers son repaire. La jeune femme, enroulée dans sa cape rouge sang, était belle comme un papillon posé sur une fleur de printemps. Cette image frappa le Vampire: depuis plus de 500 ans il n'avait pu voir une fleur ouverte sous le soleil! Depuis plus de 500 ans il n'avait pas vu de papillon diurne vivant!

Retourné dans ses sombres pensées, le Comte arriva à l'Opéra...


[HRP/ Suite sous l'Opéra! Wink Post "Seconde visite"/HRP]


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41] Lun 28 Fév - 2:34

Tenter de faire quelque chose, même aussi inutile soit-elle. Le voir, elle voulait revoir ce visage mémoriser par ses mains, les yeux pétillants et profond de son amant, son sourire charmeur et la manière que voletait ses cheveux lorsqu’il bougeait. Peut-être sinon, la perspective de l’apercevoir une dernière fois, bien en vie, avant que le Comte ne décide de son sort ou du sien. Que voulait-il d’elle après tout? Ne pouvait-elle pas vivre comme une simple humaine? Pourquoi tout était si lassant...

Frissonnant de nouveau la jeune femme se força à ouvrir les yeux. Le froid était plus intense que jamais à cette heure avancée de la nuit. Sa tête posé contre l’épaule de son ravisseur, elle sentait son visage caresser par les cheveux blancs doux similaire à de la soie qui venait frôler sa joue. Elle offrait une sorte de tableau surréaliste et enchanteur presque féérique s’il y avait eu quelque noble sentiment. La jeune demoiselle, traversant Londres dans les bras d’un homme qui avait tout d’un prince. Situation que bien des donzelles mondaines lui auraient envié. Néanmoins, elle n’avait même pas le loisir de pouvoir méditer a quelque pensée sarcastique. L’aristocrate se sentait lasse, le corps alourdie comme si elle n’avait pas dormie pendant des jours et des jours. Tout ses membres étaient crisper et malgré la chaleur procurer par la lourde cape, elle frissonnait encore. Les paupières lourdes elle lutait contre le sommeil, l’idée même d’observer les routes qu’ils prenaient ne lui effleurant pas l’esprit. Dans quelque instant elle se retrouverait une fois de plus dans le repère du Comte, un nid de vampire, et son rôle de chasseuse ne lui suffisait pas à pouvoir distinguer ou elle allait.

Bercer par la voix grave de son ravisseur, la magicienne ferma les paupières. Finalement, le vampire ancestral avait peut-être raison. Qu’était un humain face à ses choses qui les dépassaient? Elle avait eu beau luttés de toute les manières possibles, être une adepte des sciences occultes et pourtant toujours aussi faible. Faible et lasse, comme un flocon de neige, mouchoir de pureté, voletant dans un ciel grisâtre. Sarah se rendit compte que le balancement de la marche et le silence avait réussi à l’endormir. La jeune femme eu un petit gémissement puis elle sombra dans un néant vide de rêve. Son corps se détendit d’un seul coup devenant totalement immobile tandis que les traits de son visage quittaient leur expressions soucieuse et mélanger pour devenir impassible. Ainsi endormie et libre de toute pensée, la chasseuse ressemblait à n’importe qu’elle jeune fille, paisible et magnifique dans sa simplicité et les flocons blancs qui tombait au ralentie.


[suite à l'Opéra... ce n'est pas comme si j'avais le choix Razz Seconde visite]


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Lune solitaire [Sarah, Comte] [11/10/41]

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