L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41]

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Comte Keï
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Date d'inscription : 01/11/2007
Nombre de messages : 1545
Race : Vampire
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Lord / Metteur en scène
Age : 589 ans
Age (apparence) : 28 ans
Proie(s) : Les Humains (pour se nourrir) et tout ceux qui se mettront en travers de son chemin.
Secte : Indépendant
Clan : Ventrue
Lignée : Kyasid (les ombres)
Rang Pyramidal : Premier
Crédit Avatar : Kunzite: Last Rose by kir-tat sur Deviantart
MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mer 7 Sep - 12:25

[HRP/ De retour du port, "Massacre sur les quais"/HRP]

L'Opéra, silencieux comme une tombe depuis le départ du Comte, s'agita soudainement. Dans la grande salle, les disciples qui avaient suivit leur maître sur les quais revenaient. Tous étaient maculés de sang, beaucoup ricanaient, trop heureux de leur victoire sur les Loups, certains restaient sombres mais souriaient vite aux coup d'épaules et à la joie des autres. Sur 70 disciples, ils étaient revenus à 48. Les pertes étaient dures et les jeunes Vampires survivants avaient particulièrement de mal à apprécier la mort de leurs frères: 6 sur 20 étaient restés en vie. C'était trop peu. Heureusement que les anciens avaient été là sinon ils auraient été tout simplement décimés. Ainsi, 22 Vampires avaient péris pour 40 Loups-Garous. Le Comte n'avait pas de quoi être très fier et certains maugréaient dans leur coin pour critiquer sa colère et son impulsivité qui les avait faits sortir si peu préparés.

Malgré cela, l'ambiance était plutôt festive. Les derniers prisonniers subirent la curé et les Vampires commencèrent à transformer la Grande Salle en lieu d'orgie. Le sang coulait dans leurs verres et leurs gorges desséchées par leur violent combat. Les tentures poussiéreuses des temps anciens furent accrochées partout pour accueillir le Comte qui n'allait pas tarder à rentrer des quais aussi. C'était une victoire, il fallait la fêter! Les Calices se mêlèrent aux festivités, soignant leurs cous et tâchant de plaire à leurs maîtres. Partout on mordait avec délectation, on chantait, on dansait de manière grotesque ou on se donnait en spectacle pour s'improviser troubadour des temps reculés afin de chanter leurs exploits de cette nuit. Les Vampires s'en donnaient à coeur joie.
Certains, trop blessés pour participer, s'étaient rendus dans les salles voisines pour se soigner et s'entre-aider. La mauvaise humeur se superposait à la félicité dans l'ombre des cercueils refermés...

Puis le Comte arriva et se furent des vivats, des courbettes et des mains tendues vers lui. Chacun se mettait en avant pour bien se faire voir, espérant une faveur, un sourire, un mot de leur maître. Jirömaru était terrible dans sa cape sanguine. Ses longs cheveux d'argent luisaient de sang séché et ses yeux brillaient d'une force inégalée. Une femme lui servit un verre du sang de son Calice. Il le prit sans la regarder et toisa l'assemblée qui s'était tournée vers lui, presque silencieuse.


- Mes frères! Fit-il en levant son verre. Ceci est une victoire!

La clameur qui suivit cette simple phrase fit vibrer les murs des sous-sols de l'Opéra comme le tonnerre des jours de tempête. Le Comte esquissa un sourire.

- Et ce ne sera pas la dernière! Ajouta-t-il avant de poser les lèvres sur son verre.

Le toast était porté. Maintenant Sarah l'attendait...
Le Comte laissa ses disciples à leur orgie, il ne se mêlait jamais à eux dans pareils moments car leurs instincts primitifs reprenaient le dessus et l’exaspéraient. Il souhaitait d'abord se laver, se changer et retrouver ses appartements douillets pour apprendre à Sarah "la chasseuse" qu'il avait lui-aussi mené une chasse. Il descendit à l'étage inférieur, s'éloignant de l'agitation bruyante de la crypte. Les Sept tinrent conseil dans la salle de réunion. Tout ce qu'il apporta à leurs analyses de la situation c'est un grognement qui montrait qu'il approuvait leur mécontentement concernant les jeunes disciples. Il fallait les entraîner, c'était un fait. Il les congédia et leur demanda de revenir le lendemain pour mettre à plat d'autres choses.

Lorsque le Comte ouvrit la porte de sa chambre, il trouva Maria recroquevillée sur le tapis. Elle pleurait à chaudes larmes, s'arranchant les cheveux comme une vestale violée, perturbée, tremblante, en position fœtale. A l'instant même où il franchit le seuil de la pièce, elle sursauta, soudainement consciente de sa présence et poussa un cri de crainte à déchirer le coeur. Le Comte su immédiatement la raison de son attitude: il était arrivé quelque chose à Sarah.
Maria n'eut pas le temps de s'exprimer: le Comte fut sur elle en une fraction de seconde et déjà il la soulevait par le cou.


- Parles avant que je ne te tue!

Maria sanglotait les yeux écarquillés par la terreur. Son beau visage était déformé par la souffrance et la peur du châtiment ultime. La main de son maître lui brûlait la peau et écrasait son œsophage au point qu'elle ne pu parler que lorsqu'il desserra un peu sa prise.

- M..M..Maître...Elle...Elle s'est enf...enfuie...

Le Comte la jeta à terre avec violence, ouvrit la porte, l'attrapa par le col et la projeta avec une force inouïe dans le couloir voisin avant de refermer d'un claquement terrible la porte de ses appartements. Il lui sauvait la vie en la jetant hors de sa vue.
Le Vampire, affreusement calme d'apparence mais le coeur battant à tout rompre, se promena dans sa chambre un instant avant de s'appuyer contre la commode située prêt de son armoire de samouraï. Il jeta un coup d'oeil mauvais à son ancienne armure et dans un soudain hurlement de colère, il poussa à terre ses vases et ustensiles de toilette d'un geste brusque. Les faïences se brisèrent dans un bruit cacophonique et éclatèrent en mille morceaux tandis que les fleurs éparpillèrent leurs pétales sur le tapis déjà souillé par les bottes terreuses et sanguinolentes du Vampire. Vibrant de colère, le Comte resta un moment appuyé sur sa commode, les bras battant le rythme effréné de son coeur. La tête baissée et les cheveux pendants, il réfléchissait à toute allure:
*Enfuie?! Comment...? Par où? Avec quelle magie? Cette garce...*

Bientôt ce fut l'illumination: la porte par laquelle il était entré avec elle! Rien n'était gardé au fond de la chambre d'ami, rien n'était fermé! Il avait lui-même désactivé l'entrave magique pour entrer avec la chasseuse et il avait oublié de la remettre! Quel crétin!
Hors de lui, le Comte donna un coup de pied dans la commode en tapant à plat de ses deux mains sur le meuble.


- C'est pas possible! Mais quel imbécile!

Piétinant les roses blanches, il se rendit dans la chambre d'ami et alla vérifier le passage secret. C'était clair: elle était partit par-là...Maria n'y était pas pour grand chose, elle ne pouvait pas s'y attendre. C'était lui qui n'avait pas refermé la protection.

Il s'affala dans un fauteuil et se prit la tête dans les mains. Que faire? Aller la reprendre? Elle c'était certainement rendu compte qu'ils étaient sous l'Opéra...Quelle fuite! Où pouvait-elle bien être à l'heure actuelle? A courir dans les ruelles? Irait-elle chez elle ou chez ce stupide Alexender qu'elle ne reverrait plus? Le Comte eut un sourire. Oui...De cela au moins il était heureux. Qu'espérait-elle donc en brisant leur pacte? Son ami était certainement déjà mort mais cela valait peut-être le coup d'aller vérifier et de l'achever pour apprendre à cette donzelle qu'il ne fallait pas prendre à la rigolade ce genre de chose! Non..c'était une perte de temps, il était sûrement mort.
Une fois passée chez lui, peut-être lui reviendrait-elle, désespérée et perdue? Peut-être qu'il faudrait qu'il retourne la chercher chez elle. Ses parents, Alexender, qu'importait l'otage? Il en avait eu et il en aurait toujours: les humains n'étaient-ils pas faibles à cause de leurs sentiments?

Le Comte finit par sortir de sa torpeur enragée. Il se lava, se vêtit légèrement et se coucha. Son cercueil lui fit l'effet d'une maison retrouvée après un long voyage. Que d'émotions! Que de colère! Son sang bouillonnait...mais il avait d'autres plans pour Sarah et son sourire s'étira. Si elle pensait pouvoir lui échapper, elle rêvait...


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Lun 17 Oct - 23:17

Trois jours après la fuite de Sarah, le Comte allait enfin sortir de sa demeure sous l'Opéra. Il avait bien des difficultés à prendre sur lui son erreur qui avait permise l'évasion de la jeune femme. Aussi, pendant plusieurs jours était-il resté dans ses pensées, rongé par une profonde colère. Afin de canaliser cette dernière et d'éviter de la déverser sur ses disciples, il avait préféré ne voir personne. C'était toujours ainsi avant que le Comte n'agisse: il fallait qu'il réfléchisse et qu'il s'accommode, seul avec lui-même, de la direction à prendre. La suite des opérations, ainsi était sa vie, devait être toujours mûrement réfléchie.

Ainsi, seul dans sa chambre, il passait son temps à songer, silencieux, tel une statue de marbre abandonnée dans un atelier par quelque artiste en fuite. Cependant, un des Sept avait tout de même tenté de lui parler: Salluste, qui avait ramassé un morceaux de papier sur la grande scène, était venu frapper à sa porte. Le Comte ne l'avait pas laissé entrer, pensant sa trouvaille complètement futile, mais il avait bien été obligé de recevoir le dit-papier une fois qu'il eût été glissé sous sa porte avec précaution. Ainsi, lorsque le Vampire y prêta enfin attention, sa colère ressurgit de plus belle et se décupla. C'était un morceau de livre, annoté, gribouillé, bafoué avec des schémas et des réflexions qui n'étaient pas les siennes mais qui s'intéressaient aux siennes. C'était une véritable intrusion dans son esprit, un viol de sa personne intime. Après vérification, le Comte fut certain de ce qu'il pensait: Sarah avait emmené avec elle son carnet de songes...Il l'avait cherché partout, retournant toute la pièce et la chambre d'amis où il laissait ses livres, et ne l'avait pas trouvé.
Il s'en était fallu de peu que le Vampire ne se précipite dehors pour aller l'arracher des mains de la jeunes humaine et qu'il ne la ruine pour définitivement l'éliminer. Mais sa raison pris le dessus sur sa folie et, comme d'habitude, un plan mûrit dans son esprit: il allait récupérer le tout, son carnet et Sarah, en temps voulu. Pour le moment, il lui fallait de l'activité plus "saine". Laisser la chasseuse se reposer, se rendre compte avec douleur que la mort de son amant était une réalité, la laisser se perdre dans la tristesse et la fureur, la laisser hésiter à venir le pourchasser sous l'Opéra...tout cela était réfléchit, pour lui, pour elle, pour le monde, elle souffrirait encore un peu dans sa solitude et sa haine, perdue entre plusieurs sentiments et différents dilemmes...

Pour l'heure, il allait attendre de voir ce que ferait la jeune femme, le jeu était intéressant.


*****************

Ce soir-là, le Comte s'était donc extirpé de sa torpeur et s'était préparé pour se rendre au palais de Westminster. Il avait quelques personnes hautes placées à voir, histoire d'apparaître en public et de gérer ses terres. Peut-être y verrait-il la reine? Cela faisait longtemps qu'il ne lui avait pas donné le bonsoir.
Vêtu simplement mais distinctement d'une chemise blanche au coton travaillé, d'un pantalon noir, et d'une veste taillée dont les boutons étaient d'or, le Vampire fit cirer ses bottes de cuir, jeta sur ses épaules sa cape flamboyante, ajusta le petit mouchoir dans la poche de sa veste, plaça sa canne-épée à son côté et son haut de forme sur ses longs cheveux d'argent. Il ajouta dans une des poches de son pantalon une montre à gousset. La chaine en or qui tintait à sa taille, accompagnant chacun de ses pas, ajoutait du panache à sa tenue. Finalement, il enfila ses gants blancs, symboles des valeurs aristocratiques et de courtoisie depuis le Moyen-Âge. Enfin prêt, le Comte avait l'allure d'un des plus grands gentilshommes de son époque. Son rang prenait certes toute son importance dans sa seule allure et par son air naturellement noble mais il savait qu'il fallait soigner sa tenue. Aussi, malgré sa propension à la négliger et à apparaître au naturel, il la soignait astucieusement.
Avant de quitter l'Opéra, le Comte donna quelques ordres à ses disciples, visant surtout à protéger son domaine au cas où Sarah aurait la mauvaise idée de revenir avec des renforts pour les y déloger. Puis, il sortit. Un fiacre, conduit par un calice, l'attendait. C'était rare que le Comte ne se déplace pas à pieds mais dans pareil moment il faisait attention pour garder auprès des lords son image d'humain, respectable et respecté de la haute société. Arriver à pied en passant par toutes les ruelles sombres, les chaussures salies par les pavées n'était pas très en vogue chez les aristocrates...

Tandis que les réverbères lançaient leurs rayons disparates sur les vitres du véhicule, le Vampire se perdit dans un nouveau type de songe: l'avenir, le vrai, l'avenir humain qu'il n'avait jamais eu. Ces pensées très inhabituelles chez lui commençaient à lui titiller l'esprit. Il était parfois fatigué de l'immortalité...Mais il avait une mission à accomplir.


[Suite du RP au Palais de Westminster, post "L'Architecte"]


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
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