L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Promenons nous dans les bois...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Promenons nous dans les bois... Mer 2 Nov - 20:52

Alors que ciel londonien grondait, zébré d’éclairs sur un fond presque noir, la foule de passants se précipitait pour ce mettre à l’abris de la pluie torrentielle qui tombait depuis quelques instants. Les nobles se cramponnaient à leur parapluie jusqu’à atteindre le proche de leur luxueuse demeure, d’autres se précipitaient pour atteindre un fiacre afin de terminer leur parcours presque au sec. Les ouvriers voyaien là une bonne raison ou excuse pour rentrer dans une taverne et « de se réchauffer autour d’une bonne bière ». Les femmes de manière générale pestaient contre cette horrible pluie qui avait l’audace d’abimer leur belle robe. Et petit à petit la pluie lavait les rues de la capitale de son humanité, la faisant fuir.

Cependant tout le monde ne détalait devant ces goutes qui n‘étaient que d‘eau. Un jeune homme commençant tout juste à être dans la fleur de l’âge se baladait tranquillement protégé par un épais parapluie noir. Il avait les traits très fins, presque ceux d’une fille, si il possédait les formes appropriées on pourrait se tromper. Il portait un casquette de cheminot, une chemise blanche ample par-dessus un gilet d’homme. Il marchait dans la prairie presque sauvage de Regent’s Park qui en cette fin de soirée avait un aspect lugubre renforcé par le fait que le lieu était dessert. On pouvait supposer que ce jeune homme était là pour un rendez-vous secret cependant il y avait mieux comme lieu de rendez vous galant, par exemple des cafés beaucoup moins humides et un peu plus sûr. Quand le jeune homme sorti un bouteille de vin rouge, sûrement de mauvaise qualité, faite pour les pauvres classes afin d‘adoucir leur quotidien, l’explication de sa présence était trouvé : il venait ici afin de souler loin des tavernes et de ces dangers.
Il souleva la bouteille bien haut dans un geste vulgaire afin de boire, puis quelques temps après il commença à marcher de moins en moins droit, puis à presque tituber, enfin soule comme il semblait le désirer.

Mais les apparences sont parfois trompeuses et dans ce cas précis elles le sont totalement. Le jeune homme n’en est pas un, il s’agit d’une jeune fille qui n’est pas aussi jeune qu’elle en a l’air. Et si toute sa personne est contradictoire à ce qu’elle parait, elle n’est pas aussi soule qu’aux abords, pas aussi inoffensive qu’elle ne le semble. Alors l’interrogation demeure, pourquoi cette situation aussi étrange ? La chasse est peu être la clé de ce mystère.
Revenir en haut Aller en bas
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Jeu 3 Nov - 21:57

Cela faisait plusieurs jours que Gaïa rôdait autour de Regent's Park, le jour pour venir quémander de la nourriture à quelques passants sous la forme la plus adorable qui soit, la nuit pour chasser ou se prélasser dans l'herbe fraîche et humide des quelques jardins qui habitaient le parc, peu fréquentés au crépuscule, sous le clair de lune qu'elle affectionnait particulièrement. Seulement ce soir là, la jeune femme fut surprise par une pluie torrentielle qui l'obligerait ce soir à gîter aux alentours, quoi que se saouler toute la nuit était une perspective alléchante ; Après tout, il n'était pas rare que pendant ces folles soirées elle parvienne à soutirer quelques pièces à des ivrognes ayant trop bu pour s'en apercevoir.
C'est en se précipitant vers la sortie du parc qu'elle croisa la route d'un jeune homme qui attira sensiblement son attention. Après tout, c'était bien la seule silhouette aux alentours à s'enfoncer dans le parc, tandis que le reste fuyait vers les rues, cette foule, comme souvent, effrayée par ces nuits orageuses qui semblaient menacer quiconque osait s'aventurait dehors. Trempée jusqu'aux os, le regard rivé sur la silhouette éclairée par intermittence par les éclairs qui illuminaient le ciel, elle hésita un instant à poursuivre sa route, cependant, c'était mal connaître son instinct de chasseur qui lui criait de s'en approcher. Après tout...Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas amusée avec un humain, et cet aspect inoffensif était tout à fait craquant. Le cœur battant, dévorant cette petite chose des yeux, aussi loin qu'elle pouvait être, elle se résigna à s'en approcher furtivement.
Il ne pouvait pas la voir de là où elle était. A une bonne trentaine de mètres, la petite silhouette lui tournait le dos, agitant allègrement une bouteille qu'elle soupçonnait d'être de l'alcool.
Plus ou moins excitée d'avoir trouvé quelque chose ayant réussi à éveiller son intérêt, la jeune femme, recouverte d'une épaisse cape noire alourdie par la pluie, couru non sans mal se réfugier derrière un arbre à seulement une dizaine de mètre de sa proie. Discrète et silencieuse, la jeune femme, nullement essoufflée par cette course, dissimulée derrière un large tronc et couverte de la pluie par l'épais feuillage se risqua à décaler sa tête de sorte à avoir le jeune homme dans son champ de vision, son regard bleu glacé se posant alors sur ce pauvre ivrogne aux allures bien juvéniles. Jeune et déjà perdu...(au moins il la divertirait). Les lèvres légèrement entre ouvertes, subjuguée par ce spectacle, elle laissa échapper un faible soupir, désireuse d'en savoir davantage. Elle ferma alors les yeux et essaya d'en sentir quelque chose, malheureusement toute cette pluie brouillait ses sens et son odorat qui, pourtant très sensible ne lui était d'aucune utilité ici. Pourtant quelque chose lui paraissait louche dans tout ça...Pourquoi ?

Elle n'avait pas la réponse, et l'excitation n'en fut que plus grande. Les yeux toujours fermés, humant l'odeur fraîche et humide du parc, l'animal en elle parlait et l'incita à planter ses ongles dans l'écorce de l'arbre. Elle devait en savoir plus, elle avait besoin de sentir quelque chose, l'entendre par exemple...

Elle rouvrit les yeux, le regard luisant et sortit de sa cachette pour s'approcher sans précipitation de sa cible, souriant faiblement sous la capuche qui lui dissimulait une bonne partie du visage.


« Je connais de bien meilleurs endroits pour se livrer à ce genre d'activité... » Dit-elle avec nonchalance tout en continuant de s'approcher, prenant le temps d'observer chaque trait du beau jeune homme, le trouvant finalement bien efféminé. Son regard s'attarda sur la bouteille de vin et grimaça. « ...Et de
meilleurs vins. »[i]Ajouta t-elle, moins fort, le son de sa voix couvert par l'orage qui gronda au même instant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Ven 4 Nov - 20:54

La pluie continuait de tomber toujours et encore avec son rythme incessant. Elix sous son travestissement des plus convaincants commençait à avoir les bas de son pantalon trempé, cependant cela ne la gênait point. Elle appréciait énormément ces moments où elle changeait de sexe, vestimentaire ment bien entendu. Le fait est que le costume des hommes était largement plus confortable que celui des femmes, pas de corset qui comprime le dos et la taille, pas de jupe et de jupon qui rendent les mouvements plus difficiles, pas de chaussures usante ni de coquetterie exagéré. Elix sentait que la domination masculine de son époque passait notamment par l’habit et les mœurs de son temps. Elle savait pertinemment que si elle se faisait prendre les conséquences sociales seraient graves pour elle, mais la demoiselle s’en contrefichait éperdument. Mais cet accoutrement n’était pas utiliser juste pour le plaisir. En effet il était quasi nécessaire à la Chasse, si la jeune fille s’empêtrait dans des froufrous inutile les conséquences pouvaient être fatales.

D’ailleurs Elix avait l’impression que son petit numéro portait ses fruits. Quelqu’un la suivait, elle sentait un regard lourd posé sur elle. Mais impossible d’en savoir plus avec cette maudite pluie, tant pis cela corserait le jeu cette fois-ci. Sous l’apparence d’un jeune homme elle continua donc à marcher avec hésitation quand une voix suave retentie derrière elle, il n’y avait pas de doute sur le sexe de la personne en face d’elle.

« Je connais de bien meilleurs endroits pour se livrer à ce genre d'activité... »

Elle se retourna et le regard bleu perçant de l’interlocutrice la scia. Il était empreint d’une telle froideur, un court instant Elix eut l’impression de plonger dans les eaux profondes d’un lac glaciale, bleu comme ces yeux qui l’observait attentivement. La demoiselle transforma rapidement sa stupeur momentanée en une expression abrutie qui allait parfaitement avec son personnage. Après elle pu remarquer la beauté presque féline de la femme en face d’elle. Allait-elle user de ces charmes pour profiter de l’innocente chose qui était en face d’elle ? Après toute ces nuits passés dans les bas fonds de Londres Elix ne se faisait aucune illusions, passé une certaine heure toute bontés disparaissait des actions des gens. Dans son fort intérieur elle ria en s’imaginant la réaction de la personne en face d’elle. Mais la nature de cette personne lui était énigmatique, elle n’était visiblement pas un loup-garou, ni un vampire, mais quelque chose disait à la demoiselle qu’elle n’était point humaine, l’instinct de Hunter peu être.

« ...Et de meilleurs vins.

Après une pause suffisamment longue pour être crédible Elix répondit d’un voix un peu plus grave qu’à la normale :

« J’te l’ fait pas dire Mamzelle, mais c’est qu’j’ai pas envie de tâter du vieux ivres c’soir. Y’en a plein les tavernes j’préfère éviter. Et pour la piquette c’est pas avec mon pauv’ salaire que j’vais pouvoir m’acheter l’vin des nobles »

Puis elle s’avança gauchement avec les manières qu’elle avait pu observer chez certain hommes après quelque verres.

« Mais si tu connais un bon endroit où s’poser j’suis pas contre, t’es tellement mignonne mamzelle-yeux-bleu »

Elix était d’humeur joueuse ce soir, elle titillait volontairement la jeune femme afin de bénéficier un bon effet de surprise si son instinct se révélait correcte
Revenir en haut Aller en bas
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Sam 12 Nov - 23:42

La jeune femme plissa les yeux tout en esquissant un sourire charnel qui faisait contraste avec son regard fixé sur cette pauvre petite chose, glacé et transperçant. Elle voyait en lui un agneau...Un agneau tendre, innocent, une viande affriolante dans laquelle elle aurait aimé planter ses crocs qui n'avaient pas servi depuis un moment. Mais elle n'était pas aussi sauvage que ça, en réalité, elle tuait (relativement) rarement. Elle gardait une certaine maîtrise de ses instincts, et la plupart du temps, ses jeux se résumaient au final à quelques égratignures à l'aube et une légère confusion chez ses victimes. Il arrivait évidemment qu'elle dérape et qu'elle les dévore, mais, heureusement, ce n'était pas toujours le cas. Elle était prudente et avait apprit qu'il était mauvais de se faire trop remarquer.

-Mais si tu connais un bon endroit où s’poser j’suis pas contre, t’es tellement mignonne mamzelle-yeux-bleu

Adorable...Si jeune, et ma foi, si beau. Gaïa en profita pour se coller au jeune homme, s'abritant en même temps de la pluie et lui effleura le cou du bout des doigts, avec un air aguicheur qui ne trompait personne. Rapprochant son visage du sien, elle réalisa quels étranges ressentis réveillait en elle ce minois. Il avait les traits fins, et, sans cet air abruti et ces loques, elle auraient pu croire qu'elle avait affaire à une femme. Il fallait dire que Gaïa n'était pas difficile, homme ou femme, elle craquait souvent devant une jolie frimousse. Elle s'attarda un instant sur ses yeux, verts, éclatants, luisants dans l'obscurité. Elle ne put s'empêcher de saliver à l'idée de toucher sa peau de lait, et alors qu'elle songea un instant au moment où elle pourrait la caresser en toute liberté, elle se décida à répondre.

-J'habite à côté...

Le sourire aux lèvres, elle dégagea d'un geste de la main le chaperon qui lui couvrait la tête, les cheveux légèrement mouillés, avant de prendre le bras de son compagnon et l'invita à emboîter le pas. Il y avait quelque chose d'étrange...Mais quoi ? Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas rencontré de danger majeur; En fait, depuis son arrivée à Londres il y avait déjà quelques mois, elle n'avait pas croisé la route d'un seul hunter ou créature surnaturelle, si ce n'est quelques vampires qu'elle repérait relativement facilement. Peu inquiétée, l'excitation parlait plus que la peur. Oui, l'excitation montait inlassablement sous cette apparence qui ne laissait transparaître qu'un soupçon de désir qui sciait si bien à ses lèvres. Calme, elle était extrêmement patiente et avait apprit à contrôler cette fureur qui l'habitait. Il n'en restait que quelques traces, fugaces, qu'elle laissait échapper par moment, à travers un regard, un contact, un sourire, des manifestations qui transpiraient la concupiscence.

Marchant tranquillement en direction de la sortie du parc, elle engagea alors la conversation, curieuse d'en savoir plus sur l'objet de son divertissement, car après tout, cela faisait parti du jeu.


-Avez-vous un nom par lequel je pourrais vous nommer... ?

Avait-il beaucoup d'importance ? Non. Mais elle aimait mettre un nom sur les jolies choses, cela lui permettait d'en garder un meilleur souvenir. Il lui arrivait encore de rêver d'un certain John...John, elle avait oublié son nom, mais c'était secondaire. Qu'il était beau...Lui aussi était jeune, quoi que plus vieux que ce qu'elle avait sous la main. Elle se souvenait encore de ses yeux bleus criant de désespoir alors qu'elle en avait presque fini avec lui, car John faisait malheureusement parti de ces « dérapages », très chers à son cœur. C'était aussi ce qui faisait de lui un aussi bon souvenir, une longue nuit qu'elle avait passé à lui courir après alors qu'il tentait de fuir son funeste destin. Il n'était pas bien de jouer avec la nourriture, mais c'était le félin en elle qui parlait dans ces moments là, elle n'y pouvait rien, c'était en elle, un désir qu'elle n'osait réprimer. Il était plus facile d'y succomber. Rêveuse, elle retrouva une seconde le goût du sang avant de se réveiller et revenir à ses occupations.

Oui...Elle allait l'amener dans cette petite demeure qu'elle visitait régulièrement. Une maison à proximité du parc, modeste, qui abritait une vieille dame qui avait perdu la tête. Depuis, Gaïa se faisait passer pour sa fille, chose aisée puisque la vieille s'en était elle-même persuadée. Pour quelle raison? Elle s'en fichait. Toujours était-il qu'elle avait un toit et un lieu où accueillir son invité, sans compter qu'elle était tranquille, sachant la vieille femme alitée depuis quelques jours, elle ne les dérangerait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Ven 18 Nov - 17:58

Lentement doucement Elix sentait que cette bien étrange femme tombait dans la supercherie. Son air aguicheur, sa manière presque vulgaire de se coller contre elle, rappelant le comportement des nombreuses prostituées qui arpentaient chaque soir les trottoirs de la ville de leur pas chalouper, toujours dans l’ombre afin de trouver les moyens de subsister. La demoiselle fut heureuse d’être presque dépourvu de poitrine et d’avoir pris le temps de de se bander avec des rubans le buste sinon elle aurait surement été découverte vu la proximité de leur corps. La jeune inconnue se découvrie, laissant voir des cheveux noirs corbeaux, qui ravivaient l’éclat bleuté de ses yeux
Automatiquement, afin de rester dans le rôle qu’elle s’était elle-même imposée Elix plongea immédiatement son regard dans le décolleté de la jeune inconnue, comportement presque bestiale qu’adoptait la plus part des hommes, par conséquent la demoiselle devait s’y plier. Puis juste après elle prit son air le plus niai possible, vu le jeune âge qu’elle semblait avoir, elle ne devrait théoriquement pas avoir put observer souvent ce genre de choses et donc en être totalement ébahit.


-J'habite à côté...


A cette réponse l’excitation commença à palpiter dans les veines de la jeunes femme. Un chose qu’elle avait souvent remarqué chez les vampires, c’est qu’ils amenaient leur proies dans un lieu propice au « festin » , généralement isolé, sombre et obscure. Elix commençait à soupçonner la belle inconnue de faire partie des ces créatures de la nuit. Leur danse venait donc tout juste de commencer, chacune jouant son propre rôle, s’entrainant dans une valse endiablée, mais à la fin juste une seule s’en sortira vivante.. Pour la jeune chasseuse cela faisait tout l’attrait de la chasse, permettait une forme de plaisir, enivrante, c’était d’une certaine manière sa bouteille de wisky ou son opium…
Maintenant Elix devait dénicher la moindre informations sur cette jeune femme, qu’elle supposait au moins non-humaine. Et serra la jeune femme contre elle commença à suivre son pas pour se diriger vers sa demeure.


-Avez-vous un nom par lequel je pourrais vous nommer... ?


_J’me nome Faelan. Cherche pas c’est Irlandais, fit Elix avec un clin d’œil, Pour chez toi ça m’va et si t’as un truc moins dégeu que ce machin ça serait l‘paradis, fit elle en agitant la bouteille afin de la désigner. Et toi ma mignonne ?


La Chasseuse commença à prévoir son plan d’action. Quand elles arriveront au lieu choisit, la supposée vampire se jettera normalement tout de suite sur elle, généralement ces bêtes la ne jouaient pas trop avec la nourriture d‘après ce qu‘elle avait lu. Et là Elix sortirait son Bloody Rose et d’un coup et tout serais réglés… Nan cela gâcherais tout, Elix, elle aimait bien joueur avec ses proies, particulièrement ce soir, elle en avait envie. Mais peu être qu’avec un peu de chance celle là n’était qu’une rabatteuse et elle l’emmenait peu être dans un nid à Vampire. A cette idée Elix esquissa un sourire du coin de la lèvre, si c’était le cas cela risquerai d’être intéressant, excitant même, car la demoiselle n’avait jamais tuer de vampire auparavant… Petit à petit, la folie remontait en elle.
Revenir en haut Aller en bas
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Dim 27 Nov - 16:55

Gaïa était ravie. Le petit semblait mordre à l’hameçon et l'alcool n'y était sûrement pas pour rien. Il lui suffisait de regarder ses beaux yeux verdoyants, sublimant merveilleusement ce visage pâle et juvénile pour ressentir ce regain d'excitation qui rendait ses instincts plus présents que jamais. Oh ces yeux... Ils lui rappelaient ces petits lapins qu'elle coursait jusqu'à les déboussoler avant de les prendre à la gorge et leur briser le cou. Le souvenir de ce son, cette cassure, la fit frémir.

- Faelan...

Elle porta furtivement un regard dans le vide, savourant un instant ce qui venait de lui parvenir aux oreilles avant d'esquisser un sourire imperceptible qu'elle seule pouvait comprendre. Elle s'attarda un instant sur les lèvres du beau jeune homme avant de répondre, machinalement.

- Rose...Mon nom est Rose.


Improviser, elle savait faire. La voix un tantinet mielleuse, elle ne put s'empêcher de lui adresser un regard adorable où l'on décelait malgré tout une pointe d'animosité. Mais rien de bien dangereux en soi...Elle se comportait comme une prostituée et était très douée à ce jeu là.

A la sortie du parc, les deux tourtereaux s'engagèrent dans une ruelle sombre et humide qui ne laissait présager rien de bon. Mais Gaïa, elle, n'y prêtait pas attention. Elle avait l'habitude de ces rues, et c'était d'ailleurs celles qu'elle préférait, ces endroit reculés de la foule, trop étouffante à son goût. Elle aurait pu s'arrêter là, plaquer sa victime contre un mur , l'étrangler pour lui couper le sifflet et s'amuser avec. Mais non, elle aimait mettre en scène ses petites habitudes et ne disait pas non à un peu de confort.

Au loin, on pouvait distinguer deux silhouettes fuir à leur arrivée. Deux amants venus se crier leur amour à l'abri des regard ou un vampire séduisant un nouvelle de se victimes. Difficile à dire, c'était Londres après tout! Gaïa n'y prêta pas attention et s'arrêta brusquement devant une porte, avant de se tourner vers Faelan et lui adresser un délicat baiser sur le coin des lèvres. Le sourire aux lèvres, elle ouvrit ensuite la porte et s'engouffra dans l'habitation qui paraissait relativement modeste. Gaïa lança un regard à son interlocuteur tout en posant son index sur ses lèvres, l'invitant au silence et l'intimité. La vieille était couchée à l'étage, dormant probablement à poings fermés rêvant de sa fille disparue que lui rappelait Gaïa.


- Installe toi...

Du couloir qui donnait sur toute les pièces de la maison, elle l'invita à s'installer dans le petit salon avant d'allumer quelques bougies et chandelles pour éclairer la pièce. Évidemment, le mobilier ne datait pas d'hier. L'habitant, une vieille dame avait meublé la maison à son goût, et cela se faisait bien ressentir. Outre les étagères et la déco vieillies, la table qui se tenait au centre de la pièce datait du siècle dernier et les deux larges fauteuils installés près de la fenêtre donnant sur la rue avaient l'air usés.
Elle s'approcha alors de son invité et lui arracha la bouteille des mains.


- Je m'en occupe.

Elle lui adressa un clin d'oeil avant de sortir de la pièce et se diriger vers la petite cuisine d'un pas tranquille. Le sourire aux lèvres, elle ne cachait plus sa satisfaction. Elle posa la bouteille sur la table de la cuisine et se précipita vers les placards, sortant de l'un d'eux une bouteille d'un bon whisky appartenant à sa locataire, qui, bien que sénile et loin d'être aisée, ne se refusait jamais une bonne bouteille. Elle sortir ensuite deux verres et les remplit. Elle aurait pu s'arrêter là, mais elle sorti ensuite de sa poche une petite fiole et en versa le contenu dans le verre destiné à "Faelan". Un puissant somnifère qu'elle avait elle même confectionné! Sa plus grande fierté.

Elle revient ainsi dans le salon, souriant chaleureusement au jeune homme, lui tendant le verre en question.

L'air calme, elle bouillonnait de l'intérieur. Mais patience...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Jeu 8 Déc - 21:45

« Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose… »


Le nom de la jeune femme rappela tout de suite ses vers de Ronsard à Elix. Vers provenant d’un autre temps, appris dans un autre temps où les monstres et la chasse n’existaient pas encore dans la vie de la demoiselle. Vers qui datent quasiment de l’enfance, pour ne point être troublée, la demoiselle les enfouie rapidement au plus profond d’elle-même, afin de les oublier

Avec « Rose » Elix s’enfonça dans les rues obscures de la ville, se laçant absorber par leur noirceur, rues qui cachent tout les crimes de la nuit. On dit que les apparences sont parfois trompeuse, mais c’est certainement à Londres qu’elle le sont le plus. Sorte de scène de théâtre avec une pièce jouée constamment. Les amants que l’on rencontre à chaque croisement n’en sont pas toujours, souvent l’un se retrouve le lendemain mort avec deux piqures au niveau du cou. La maréchaussée avait l’habitude de retrouver ce genre de cadavre, cependant elle n’avait aucune explication à fournir…

Enfin elles arrivèrent devant une maison de ville sans-âge dont la façade commençait déjà à s’effriter. La Chasseuse prit le baiser à la dérober, sur les coins de ses lèvres pour une attaque qui visait plus précisément son cou, elle crispa donc prête à riposter. Mais le temps de la chasse n’était point encore arrivé, même si il commençait à se faire pressentir. Elix entra donc suivant son hôte. L’intérieur était à l’image de l’extérieur comme elle pouvait s’y attendre. Les meubles d’un style rococo dépassé, créaient une ambiance presque glauque, ambiance qui convenait parfaitement à la jeune fille.


- Installe toi...

La demoiselle posa son regard sur un vieux canapé, belle pièce, travail minutieux d’ébéniste, il avait maintenant plus sa place dans un cabinet de curiosité. Elle s’assit dessus lourdement comme l’aurait fait tout ivrogne. Elle se permit même une réflexion de mauvais goût :

_ Que si tu me rejoinds rapidement ma belle, en tapotant sur la place juste à côté d’elle

Si un homme lui avait fait pareil affront elle l’aurait certainement giflé. Jouer au gougea finalement l’amusait, elle pouvait pousser la caricature de son rôle à l’extrême.


- Je m'en occupe.

Elix ne réagit point quand « Rose » lui retira la bouteille de ses mains car intérieurement elle se demandait pourquoi la présumée vampire ne passait point à l’action. Pendant que cette dernière fut absente Elix en profita pour charger son bloody-rose. La tension augmentait la chausseuse savait que le temps du pistage allait se terminer et que maintenant il fallait passer à l’action. La jeune fille fit semblant de renverser malencontreusement son verre sur elle-même à la manière des ivrognes. Même si elle faisait semblant d’être ivre, il ne fallait point qu’elle le soit afin de protéger sa vie, de plus elle ne tenait absolument pas l’alcool. Elle fut donc bien surprise quand sa tête commença à tourner et qu’elle s’affaissa encore plus sur le canapé. L’évidence vient à elle : elle avait été droguée Instinctivement elle sorti son bloody-rose et tira en direction de « Rose » avant de laisser son corps s’écrouler bien qu’elle soit toujours consciente. Elle n’espérait qu’une chose ne pas s’être trompée et de l'avoir pas trop mal visé
Revenir en haut Aller en bas
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Sam 17 Déc - 0:34

Alors qu'un sourire impatient pointait le bout de son nez, le regard avide, Gaïa s'assit auprès de ce bel inconnu qui ne le serait bientôt plus. Les mains posées naturellement l'une sur l'autre sur ses genoux, elle serra brusquement les poings lorsqu'elle vit le verre valser sur le sol. Avait-il tant bu que ça? Une grimace se dessina sur son visage une fraction de seconde avant qu'elle ne reprenne le contrôle de ses émotions.

*Quel abruti...*

La chaleur avait disparue de son visage, laissant place à une noirceur qui laissant comprendre toutes ces excitations qui se mêlaient, s'entrechoquaient et provoquaient des émotions qu'elle avait du mal à contenir. Quel toupet! Mais en avait-il bu assez? Elle avait peur que cela ne suffise point à endormir ce stupide petit animal qui lui donnait, décidément, du fil à retordre. Cette attente, cette montée d'excitation, cette poussée d'adrénaline s'était transformée en frustration, une frustration telle qu'elle avait du mal à se contenir et ne pas lui sauter tout de suite dessus pour exprimer le fond de sa pensée. C'était comme ça avec Gaïa. Calme et tranquille, elle pouvait en un éclair laisser s'exprimer ses terribles instincts où sa part d'humain avait du mal à trouver sa place.

Mais elle n'était pas au bout de sa surprise. Alors qu'elle observait doucement son agneau sombrer, le coeur battant qu'inquiétude et de désir, toujours assise sur le fauteuil qui prenait place à côté de celui de Faelan, elle se raidit brutalement en suivant du regard sa main qui ne présageait rien de bon. Elle n'était pas stupide, et ses instincts la trompait rarement sur un danger imminent. Elle avait apprit à ressentir ces choses là, et ce qu'elle vit sortir la conforta dans son idée.
Elle n'eut pas le temps de réfléchir. Si il était assommé, il était bon tireur et ses gestes étaient tout à fait naturels et elle était bel et bien dans son viseur. Survoltée, elle se leva brusquement et cracha à la manière d'un félin sur son adversaire, adoptant une posture de défense propres aux animaux. L'espace d'un instant, ses pupilles changèrent de formes mais la balle qui la frappa de plein fouet dans l'épaule gauche l'empêcha d'aller plus loin dans ses efforts. Propulsée en arrière, elle s'affala sur le sol avec une violence à laquelle elle ne s'attendait sûrement pas. Un peu assommée et encore insensible à la douleur qui allait bientôt faire son effet, elle resta quelques secondes allongée sur le sol, en état de choc. Les yeux ébahis, la bouche entre ouverte, elle laissa échapper à râle qui laissait entendre sa douleur. Elle était bonne celle là. Il fallait qu'elle tombe sur ces foutus hunters.
Sous le choc, la peur avait pris le pas sur la colère. La douleur se répandait lentement dans l'ensemble de son corps et, son corps s'alourdissait à mesure que les secondes passaient. Mais il en fallait plus pour venir à bout de cette chevronnée. Si jouer ne faisait plus parti de ses projets, elle allait quand l'étriper. Il fallait dire qu'elle n'était pas en très bonne entente avec les hunters, qui prenaient un malin plaisir à massacrer son espèce. Péniblement, la jeune femme se redressa et contempla avec un plaisir non contenu le corps inerte de son bourreau. Il était à sa merci, et elle était bien décidée à ne pas le laisser en reste. C'est alors qu'en se relevant, laissant échapper un petit rire absolument effroyable elle entendit du bruit venant de l'étage. Forcément, le bruit du coup de feu avait réveillé la propriétaire des lieux, fiévreuse, certes, mais pas assez sourde pour ne pas s'inquiéter d'un tel bruit.


"Un hunter...Il fallait que ce soit un hunter..."

Contrariée, le regard noyé d'animosité, elle s'avança, le bras gauche pendant sur lequel commençait à se déverser timidement un liquide rouge flamboyant. La balle avait traversé son épaule et n'était par conséquent plus dans son organisme, mais la douleur lancinante qui la transperçait avait tendance à la rendre d'humeur moyenne, et le pire, elle le sentait, c'était que la balle était en argent. Elle pouvait remercier le ciel d'avoir été épargnée, car si elle était restée bien encrée dans son épaule...Non elle ne préférait pas y penser. Elle se laissa ensuite tomber sur le corps du jeune homme, assommé, mais conscient. Elle esquissa alors un petit sourire qui n'avait rien de bien sympathique, ses yeux plus glacés que jamais scrutant du regard sa proie. Elle jeta un oeil sur l'arme qu'il avait pointé sur elle et la dégagea de son champ d'atteinte. Une fois mais pas deux. Elle se pencha ensuite sur lui et sentit, oui, sentit, à la manière d'un chien, ce visage qui dégageait une odeur étrange...Familière mais étrange. Elle ne l'avait pas remarqué avant mais il y avait quelque chose qui ne collait pas. Elle ferma un instant les yeux, ne se fiant qu'à son flair et ne put s'y tromper, c'était une femelle!
Elle se redressa, planta son regard suspect dans celui de ce qui était en réalité une jeune femme, et s'assura de sa découverte en déchirant son chemisier découvrant avec stupeur une poitrine compressée par des rubans. Vexée de s'être fait bernée de la sorte, elle se pencha une nouvelle fois sur la hunter, la regarda droit ans les yeux, l'air défiant et lui cracha une nouvelle fois dessus, ses pupilles changeant une nouvelle fois de forme.


"J'ai envie de te tuer...Te dévorer, te dépecer ma jolie..." Lui souffla t-elle dans un murmure, tout en lui caressant du bout des doigts la joue, jusqu'à toucher malencontreusement une croix en argent qu'elle portait sur elle qui lui brûla la main. Sous le coup de la surprise et de la douleur, elle se redressa et fit volte face, poussant des grognements qui n'avaient rien d'humain. Elle était décidément bien équipée. C'est alors qu'elle entendit la voix familière de la vieille dame qui appelait à l'aide. Gaïa regarda en direction de l'escalier, maudissant ce morceau de viande avarié (la viande n'était pas assez tendre à cet âge là) et se traîna jusqu'au couloir, tournant la tête vers ce hunter qu'elle ne tuerait pas ce soir.

"A bientôt ma belle...car crois moi je vais finir ce que j'ai commencé." Ajouta t-elle dans un souffle, riant doucement à l'idée de planter ses crocs dans sa chair tendre et délicieuse. Le pas traînant, affaiblit par l'argent auquel elle était sensible, elle disparut dans le couloir avant de disparaître dans l'obscurité de Londres... Elle avait besoin de repos, d'un endroit chaud...et de souris.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Lun 6 Fév - 22:53

[HRPG: Désolée pour mon énorme retard]

Le monde était étrange, flou. Elle était consciente, elle existait. Ce sentiment était certain, mais quelque chose ne tournait pas rond, ne concordait pas ; c’était comme si elle réfléchissait au ralenti. Elle essaya de bouger, elle en était presque incapable juste ses doigts remuèrent. Elle se savait dans un état anormale mais plus elle y pensait plus cela empirait .
Même si certains de ses sens étaient altérés, son ouïe ne l’était en aucun cas… Et ce qu’elle entendit ne présageait vraiment rien de bon. Elle entendit le bruissement des vêtements puis enfin les paroles cinglantes de son adversaire. Une chose était sûr elle était vivante et sa vie de semblait pas du tout en danger. De ce fait elle pouvait tirer les conclusions suivantes : premièrement « Rose » n’était pas un vampire (elle serait morte ou grièvement blessée après la balle reçue), ce qu’elle était posait maintenant un problème, cependant l’évidence de sa non-humanité était omnipotente, secondement sa situation était maintenant peu enviable par sa dangerosité. En effet elle était dans un état second face à une créature non identifiée.

Elle réussit enfin à ouvrir les yeux, sa vision n’était pas nette mais elle pouvait deviner ce qui l’entourait. Deux grands yeux bleu, qu’elle aurait pris pour ceux d’un loup la scrutait intensément. Ils étaient extrêmement proche d’elle, fascinants, d’une beauté obscure.
Pour un fois Elix frissonna devant sa « proie » . Elle ressentait dans tout son corps l’inhumanité, la haine, non de la faim qui étaient présent dans ce regard. Elle était vraiment scruté par un loup, affamé qui plus est. Chose étrange, la demoiselle n’eut pas peur, une excitation pure monta doucement en elle. Au combien sublime. Elle touchait la mort d’un peu plus près, elle n‘avait peu être jamais été aussi porche d‘elle, s’apprêtait à danser avec elle, et au combien était-ce délicieux. Pour une fois au moment où elle allait peu être mourir, Elix se sentait pleinement vivante…

« Rose » découvrit toute la supercherie, la tromperie, ce qui augmenta sa colère. Mais Elix n’était plus effrayée, cela ne faisait rien, elle était calme et son adversaire était tout le contraire de cela, tel un chat en colère. Ainsi le loup se transformait en chat, et ne représentait potentiellement moins un danger. Cependant ce chat avait les griffes bien aiguisées.
Lentement cependant une torpeur monta en elle, elle lâchait prise et finit par sombrer dans ce qui se rapprochait le plus du néant.

Elix se réveilla en sursaut, criant presque. Un mal de tête presque insoutenable l’assaillit. Elle regarda autour d’elle sans comprendre, sans savoir où elle était. Ses membres était endoloris, elle bougea son pied qui écrasa un morceau de verre, elle regarda les débris au sol et tout d’un coup se souvient. Les éléments de sa soirées se bousculèrent de manière confuse dans sa tête, deux yeux bleus étrangement revenait souvent comme un même motif. Elle ne savait pas combien de temps elle était restée ainsi.
Quoiqu’il en soit il fallait partir et tout de suite… La demoiselle se leva précipitamment cachant à même se poitrine presque dénudée. Avançant en chancelant elle trouva tant bien que mal la sortie et s’enfuit en courant dans les rue de Londres que quelques rayons de soleil levant éclairait, sa croix en argent tomba de son cou sans qu’elle ne le remarque et s’écrasa sur le seuil de la porte qu’elle venait de quitter. Pour la première fois elle venait d’échouer dans sa chasse, mais elle savait que ce n’était que le début d’une longe traque…
Revenir en haut Aller en bas
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois... Ven 17 Fév - 21:30

[HRP: Et moi donc! XD.]

Après avoir erré dans les rues de Londres à la recherche d'un abri sûr et confortable, c'est dans les égouts qu'elle se résigna à habiter, au moins pendant le reste de la nuit, désireuse de récupérer une santé bien abîmée par cette foutue femelle qui était parvenue à duper son odorat. Il fallait dire qu'avec cette pluie...Et cela faisait bien trop longtemps qu'elle ne s'était pas frottée contre un hunter. Elle avait été tranquille ces derniers temps, et avait pris, à l'évidence, un peu trop pris confiance.
Fiévreuse, perdue dans le labyrinthe souterrain de Londres, elle avait fini par s'écrouler, dans un état second, le bras lourd et brûlant, la douleur irradiant jusque dans sa poitrine. Elle ne mettrait que quelques heures, tout au plus à se remettre de sa blessure, mais elle sentait encore l'argent empêcher la cicatrisation des plaies, loin d'être superficielles. Quelle sensation terrifiante. Elle haïssait les hunters, et elle souvint pourquoi. Les yeux à demi ouvert, rivés sur un rat qui commençait à s'abreuver des quelques gouttes de sang, elle avait l'esprit ailleurs, songeant à la façon dont elle allait venger son orgueil... Elle irait sans doute lui crever les yeux...Lui tordre les extrémités, lui lacérer sa peau de lait avant de jouir rien qu'à la vue de l’élixir rouge flamboyant qui allait couler à flot. A cette pensée, dans l'obscurité, le froid et l'humidité, elle finit par s'endormir paisiblement, affalée, alors que quelques rats lui tenaient gentillement compagnie.

Lorsqu'elle se réveilla, la douleur avait disparue, ou presque. La fièvre tombée, il ne lui restait qu'une migraine qui allait rapidement s'estomper. Ce n'est qu'en se levant qu'elle ressenti les frasques de la nuit passée, l'endroit impacté par la balle du hunter encore endolori, mais guéri. L'argent, son pire ennemi sans doute, plus que les hunters qui savaient en faire bon usage. Elle grogna avant de retourner sur ses pas pour retrouver ce qu'il restait de son adversaire, ne serait-ce que son odeur ou un objet qui lui servirait de piste. Elle n'allait certainement pas lâcher l'affaire, et, elle n'en doutait pas une seconde, sa rivale non plus. Elle ne connaissait trop bien ces chasseurs qui traquaient sans relâche ceux de son espèce, et elle ne serait pas tranquille tant qu'elle ne l'aurait pas tué. Après tout, la meilleure défense n'était-elle pas l'attaque?

Pouilleuse, sale et encore les vêtements humides de la veille, elle sorti de sa cachette et ne pu s'empêcher de se dissimuler le visage derrière sa main, aveuglée par la lumière du jour. Elle ne savait pas quelle heure il pouvait être, mais à l'évidence, elle avait mis un peu de temps à récupérer. Elle sortit ainsi discrètement, sans même attirer les regard des passants sur elle, avant de se diriger vers la maison dans laquelle elle aurait dû à l'heure actuelle encore apprécier son jouet. Elle avait sale allure, couverte de sang et de boue, et dégageant l'odeur nauséabonde que l'on ne retrouvait que dans les égoûts. C'est en rasant les murs, faisant mine d'être une mendiante lorsqu'elle passait au milieu d'une foule qu'elle arriva devant l'habitation en question, où une enquête avait été faite plus tôt par les gardiens de l'ordre. Forcément, quelle ne dut pas être la surprise de son hôte lorsqu'elle découvrit le souk au rez de chaussée? Dans un coin relativement discret, à l'abri des regards, la jeune femme pris la forme d'un chat, au pelage aussi sale que les vêtements et les cheveux de Gaïa sous forme humaine. Le pas légèrement boitant, elle s'approcha en reniflant, cherchant l'odeur de ce fameux "Faelan" qui s'était révélé être une femme. Elle sentait encore son parfum...Beurk. Elle grimpa sur le rebord de la fenêtre du salon, scrutant la pièce du regard, agitant la queue l'air contrariée. Personne ne faisait attention à un chat...Cela avait ses avantages. Tout avait été nettoyé... Elle tourna la tête vers la rue, regardant aux alentours lorsqu'elle remarque quelque chose briller sur le seuil de la porte. La chatte se figea un instant, les oreilles dressées et la queue fébrile avant de descendre de la fenêtre pour s'approcher du trésor en question... Quelle ironie, une croix en argent.

Elle n'avait plus qu'à retrouver sa propriétaire....

[HRP: Fin du RP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois...

Revenir en haut Aller en bas

Promenons nous dans les bois...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Promenons-nous dans les bois. [Emeric]» Promenons-nous dans les bois... [Privé]» Promenons nous dans les bois , pendant que le loup n'y est pas ~PV Yû» Un, deux, trois promenons-nous dans les bois ?» [Défi] Promenons nous dans les bois
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ombre de Londres :: Regent's park et Marylebone :: Regent's park-