L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Le soir est enfin venu (pv : Ilsa)

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MessageSujet: Le soir est enfin venu (pv : Ilsa) Mar 8 Nov - 20:30

Une aura de joie enveloppa les coulisses après la représentation,la nuit allait être courte pour les acteurs et tout le personnel du HillsBurry théâtre, tous allaient fêter la réussite de ce soir, tous sauf un, Duncan. Le jeune acteur était allé retrouver sa loge aussitôt le rideau tombé, et sans prendre le temps d'ôter son costume fait de plumes noires (il s'agissait de sa plus belle parure de scène qu'il portait seulement dans le dernière acte de la pièce). Duncan s'assit devant son miroir et se contempla.

Et voilà, il venait de jouer pour la deuxième fois la pièce de Richard Brinsley Butler Sheridan. Et comme depuis le début de sa courte carrière ce fut un chef d'œuvre, pas grâce à l'écrivain ou au metteur en scène mais plutôt grâce à l'acteur, Duncan S. Miller. Chacun des rôles qu'il avait joué lui seyait à merveille, il était né pour ça et deviendrait surement le meilleur acteur de époque, mais son esprit était troublé, il ne ressentait plus la joie et l'ivresse dues aux acclamations et à l'accomplissement de son rêve, ça avait été trop facile pour Duncan, il venait à peine de découvrir le plaisir de se raser. Tout ce que Duncan avait espéré avoir dans sa vie était en sa possession, il était reconnu par ses pères, commençait à avoir quelques économies au fil de ses spectacles et assez de conquêtes à ne plus savoir quoi en faire, et pourtant Duncan se sentait vide de tout sens. Comment avait-il pu perdre le goût de la vie aussi rapidement ? Et maintenant qu'allait-il faire ? Il devait trouver quelque chose, un but, un objectif qui lui permettrait de vivre et de rêver.

Et Duncan l'avait peut-être trouvé il y a deux jours alors qu'il était au Spirit le café des artistes. Mlle Bennet, elle lui était apparue tel un ange dans ce mélange de brouhaha et de culture, car oui ce café était l'un des seuls endroits de Londres où vous pouvez parler avec la quasi totalité des différents artistes qu'ils soient aussi bien acteur, écrivain, chanteur, musicien, peintre... Duncan ne savait pas pourquoi mais il en était à présent sûr, elle serait pour lui sa porte de sortie, celle qui pourrait raviver le feu de son âme.

Le jeune acteur espérait qu'Ilsa soit venue, il l'espérait du plus profond de son être.

On frappa alors la porte, le vieux Dylan un employé du théâtre ouvrit la porte et la fit entrer, elle était d'une beauté époustouflante, magnifiquement maquillée, coiffée et habillée pour faire chavirer n'importe quel être humain. L'employé regarda Duncan lui fit un clin d'œil d'un air entendu puis sorti en prenant soin de refermer la porte derrière lui. L'employé n'avait jamais vu une femme aussi belle entrer dans cette loge et pourtant il avait déjà accompagné beaucoup de jeunes femmes ici, où un homme avec un visage d'ange les attendaient. Cette femme par rapport aux autres avait l'air d'arriver en terrain déjà conquit, sa démarche était souple et ensorcelante, ses cheveux de couleur noire semblant être un cadeau des dieux tellement ils étaient soignés et beaux. Son visage très pâle était finement maquillé ce qui lui donnait l'air très doux et fin, l'employé essaya de l'imaginer au naturel et si fit d'elle une image encore plus belle dans le plus simple appareil. Quelle femme ravissante se dit l'employé espérant que comme d'habitude Duncan ne ficherait pas tout en l'air. * Ah si seulement le gamin savait ce qu'il rate à chaque fois qu'il se joue de la gente féminine, le plaisir de chérir une femme pour le restant de sa vie, d'être près de quelqu'un lorsque l'on se réveille le matin et l'on s'endort le soir.* L'employé avait perdu sa femme l'hiver dernier, et depuis il essayait de réunir des amoureux trop timides pour se l'avouer pour éviter qu'ils ne perdent trop de temps, ça avait très bien fonctionné entre le metteur en scène et la pianiste grâce à lui et pour pas mal de couple du théâtre... Et à ce qu'il avait vu ces deux petits jeunes étaient fou amoureux l'un de l'autre, Duncan la dévorait des yeux et la Lady se jouait de lui. Il décida alors d'aller chercher un bouquet de rose qu'il avait aperçu sur scène après la représentation qu'il porta aussitôt dans la loge de Duncan, il frappa à la porte et se dit qu'il avait du être rapide car les jeunes n'avaient toujours pas bouger, il entra dans la pièce donna les roses à Duncan qui fut très surpris de le voir débarquer avec plus d'une douzaine de roses dans les bras et lui dit :

- Tiens gamin voici les roses que tu m'a demander d'aller chercher, j'espère qu'elles sont à ton goût et désolé d'être arrivé en retard, je suppose que tu les aurais voulu avant que la demoiselle n'arrive, enfin je ne m'éternise pas plus, encore beaucoup de choses à ranger, enfin tu sais ce que c’est. Bonne soirée les jeunes.

L'employé salua la Lady et sorti de la pièce.

Duncan resta bouche bée et attendit quelque secondes le temps que tout revienne dans l'ordre, sacré Dylan, *j'aurais du m'en douter, toujours à vouloir que je trouve l'amour* se dit-il.


- Je te revaudrais ça l'ancien, chuchota Duncan.

Le jeune homme traversa la pièce pour saisir la main d'Ilsa, l’éffleura de ses lèvres et lui offrit les roses.

- Voici pour vous Mlle Bennet, j'espère ne pas être trop entreprenant en vous offrant ces roses qui j'en suis sur rougissent d'être dans vos bras.

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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Le soir est enfin venu (pv : Ilsa) Mer 16 Nov - 14:36

Elle était de toute beauté cette femme face à elle. Ses cheveux étaient tirés en arrière dans un chignon serré. La perfection. Son front haut était donc dégagé et son visage de porcelaine n’avait plus à s’affoler des mèches d’ébènes qui tombaient d’habitude sur ses cotés, formant un carré fort lisse. Ses yeux, ils ressortaient d’autant plus. Ils avaient l’éclat du jour, on y lisait l’intelligence et une certaine marque de passion. Beaucoup se perdaient dans la contemplation de ce vert sombre. Captivant. Les traits de cette femme étaient lisses, elle était dans sa prime jeunesse. Une magnifique plante. Et ses lèvres rouges comme les groseilles humides après la pluie, luisaient et attiraient l’attention sur elles. Le regard ne savait plus où se poser, tiraillé de tous cotés pour profiter du visage ensorcelant de cette image.
Ilsa se détourna du miroir.
Tout était parfait. Elle refusait de décevoir son galant ce soir, lui-même très appétissant. Elle ne savait trop comment la soirée allait se dérouler. Plusieurs scénarios lui venaient en tête ; Tous débutant bien entendu par une pièce de théâtre où Duncan avait le rôle principal. Elle avait hâte de voir son jeu. Mais elle voulait aussi le revoir tel qu’il était sans son masque de scène. Quoiqu’elle doute qu’il décide de faire tomber, dès ce soir, le mur que tout le monde s’impose en société. Un jour elle réussirait à le percer à jour, cet acteur charmant.
Perdue dans ses pensées, la Vampire était en train de revêtir sa robe du soir. Elle était rose pâle et blanc cassé. C’était une robe très banale dans sa forme, mais tout le dos était fait de dentelle finement ouvragée, qui laissait transparaitre la peau marmoréenne du mannequin. C’était un chef d’œuvre, il fallait en convenir. Deux boucles d’argent raccordaient les bretelles sur les épaules carrées de la jeune femme. Au dessous de cette longue robe, deux pieds invisibles étaient chaussés d’une paire de ballerines aux couleurs assorties à sa tenue. Une fois vêtue, Ilsa se contempla à nouveau dans un imposant miroir encadré qui prenait une bonne partie du mur. Elle se sourit. Il allait certainement beaucoup apprécier sa livrée. Elle espérait qu’il trouve cela à son goût.
Bien, il était temps de partir. Sans plus attendre, la Vampire mit un chaud manteau et sortit au dehors où son fiacre l’attendait. En peu de temps elle se rendit au théâtre où Duncan avait la vedette. Son cocher la fit descendre et s’en fut avec la voiture. Comme le froid était mordant au dehors et que le vent soufflait, elle ne s’attarda pas et pénétra dans son lieu de rendez-vous. Bien entendu, elle n’aurait pas l’occasion de parler à Duncan, mais elle pourrait bien sur l’entendre déclamer ses vers et par la même, se délecter de ses faits et gestes. Elle sentait l’excitation poindre en elle. Ca allait être une belle soirée. Sans plus attendre elle partit prendre sa place et, après avoir donné quelques pièces à son PLACEUR, elle s’installa confortablement pour les deux heures à venir.

***
Ilsa était époustouflée. Le jeu de cet acteur était réellement bon ! Hors norme. Elle se sentait presque hypnotisée et c’est donc les yeux pleins d’étoiles qu’elle se rendit dans les loges à la recherche de son rendez-vous. Elle rencontra un homme, plutôt vieux, qui la mena à l’acteur. Il semblait avoir la langue bien pendue, mais cela ne lui déplaisait pas. L’homme la devança soudain et frappa à une porte, Ilsa comprit qu’elle était arrivée à destination, elle sourit à son guide tandis qu’il ouvrait la porte. Puis le suivit à l’intérieur. Ses yeux se posèrent immédiatement sur son hôte, elle ne fit pas attention à ce qui l’entourait. Encore dans son costume de scène, Duncan se tenait assit devant son miroir, comme elle plus tôt dans la soirée. Elle approchait enfin ce bel oiseau rare qu’elle désirait apprivoiser afin qu’il vienne picorer dans ses paumes jointes.
Il portait encore son costume de scène, mais son visage avait été démaquillé. Il était aussi beau que dans ses souvenirs et à son arrivée ses yeux s’étaient illuminés. Etrangement elle sentait que quelque chose avait changé, mais ne savait dire quoi, pour le moment. Alors qu’elle détaillait l’homme assit, qui ne contemplait maintenant plus son propre visage mais celui de son invitée, la porte derrière elle s’était refermée et quelques instants après, celui qui l’avait mené ici poussa le battant, bouquet de roses en main. Il s’avérait qu’elles étaient pour elle. C’était charmant. Après avoir beaucoup parlé, comme il semblait en avoir l’habitude, le vieil homme s’en fut et laissa le jeune couple à ses affaires. Il la salua en passant et avec un sourire complice, comme si elle avait comprit ce qui se tramait dans ses pensées, elle lui souhaita une bonne soirée. Ils étaient seuls. Ilsa avait attendu ce moment pendant des heures. Depuis qu’il était partit du Salon la dernière fois pour être plus précise. Elle aurait aimé qu’il reste plus longtemps, pour qu’ils puissent parler encore. Mais ce soir était venu, ils avaient tout leur temps maintenant. Quoique le temps soit mortel chez les hommes.
Sans que Duncan ne le sache, la Vampire avait entendu son petit chuchotement. Elle ne sut pas vraiment de quoi il parlait. Des roses peut-être. Elle n’en avait cure, car son jeune ami venait de se lever de son siège. Le miroir ne reflétait plus qu’une place vide. L’artiste saisit sa main et lui fit un délicieux baise main, tout en lui offrant son beau bouquet de roses.


- Vous êtes un homme si charmant Monsieur Miller ! Merci, dit-elle en caressant les pétales d’une fleure du bout de son index. Elles sont splendides. Vous ne seriez pas jaloux d’elles par hasard ?

Elle rit doucement tout en portant sa main à la bouche, comme il convenait en de telles situations. Elle dissimulait par la même occasion ses solides dents blanches. Il valait mieux être prudente, si par malheur elle ressentait une envie irrésistible de sang, ses canines s’allongeraient et se serait une catastrophe. Enfin, elle savait très bien se contrôler, son âge avancé lui permettait d’être bien plus résistante à l’appel sanguinolent.

- Je vous félicite ! Cette pièce a été un véritable succès ! J’avoue que je ne suis pas une grande admiratrice de votre metteur en scène, mais… Je crois que vous faites toute la différence ! Lorsque vous jouez, vous êtes si… j’en perds mes mots tellement c’est incroyable ! Vous parvenez à nous captiver avec le moindre gazouillis. La Vampire lui sourit, des petites étoiles luisaient dans ses yeux. Vous avez une telle assurance. C’est hors du commun. Quel est votre secret ?

Ilsa avait réellement été touchée par sa prestation. Il avait était splendide. Il fallait qu’elle le lui fasse comprendre. Qu’il puisse voir à quel point il était bon. Et pourtant il jouait dans un théâtre de moindre renommée. Il fallait arranger ça.

- D’après ce que j’ai pu voir ce soir, je vous jure, Monsieur Miller, que vous n’êtes pas à votre place ici ! Il vous faut quelque chose de plus grandiose ! Du sur mesure ! Elle était toute excitée à l’idée de pouvoir d’aider. Je peux faire en sorte que vous ayez de meilleurs rôles, vous ferez partit des grands uniquement si l’on vous porte sur la plus haute marche. Je veux vous aider.
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MessageSujet: Re: Le soir est enfin venu (pv : Ilsa) Mar 27 Mar - 20:43

La surprise de voir Dylan revenir avec un somptueux bouquet de roses était évaporée. Il l’avait sans attendre offert à la Lady qui se tenait seule, avec lui, dans sa loge. Elle était belle, cette femme. Et ce soir tout particulièrement. Il remarqua que sa toilette était toute assortie, terriblement à la mode et à la fois en décalage avec celle-ci. Il faudrait lui demander où son couturier trouvait ces idées, car les vêtements, une fois sur son corps, la rendaient d’autant plus désirable. Un sourire en coin étira la lèvre de l’acteur tandis qu’il regardait le doigt de la jeune femme caresser doucement un pétale, tout en louant son charme.

- Oh, ma chère, vous m’avez découvert, je suis terriblement jaloux de ne pas me trouver dans vos bras à leur place.

Ses manières étaient toutes distinguées et sa main, portée à sa bouche écarlate fit monter la tension dans le bas ventre de Duncan. Comment de si petits gestes pouvaient-ils avoir de si grand effets sur lui ? S’il n’en était tenu qu’à lui, à la place de parler à demi-mots de ses désirs, il lui aurait fait connaitre quel plaisir il y avait à être en sa compagnie. Mais il n’y aurait qu’à attendre encore un peu. Il la tenait. Quoique, n’était-ce pas le contraire ? Mais d’abord il devait écouter ses remarques pleines de gentillesse et, à s’y méprendre, de sincérité. Cela lui fit chaud au cœur de connaître son avis et légèrement rire lorsqu’elle ne trouva pas ses mots pour lui exprimer quel merveilleux moment elle avait passé. Et Duncan, tandis qu’elle parlait, se perdait dans les profondeurs émeraude de ses pupilles étoilées. Son mal être était passé, il n’y pensait plus. Il ne voyait que l’instant présent et la chance qu’il avait de pouvoir séduire Ilsa Bennet, aristocrate de haut rang attirée par les artistes et ce qui découlait de leur talent. Elle le captivait.

- Le secret de mon succès ? Le talent je suppose. Il rit. Sérieusement Ilsa, pensez-vous vraiment que je vais vous dévoiler mon jardin, exposer mes rosiers à votre vue, sans que nous soyons devenus plus intimes ? Apprenez m’en plus sur vous et peut-être vous révèlerais-je ce qui semble vous intéresser.

Comme toujours, il y avait tant de sous entendu dans ses paroles, qu’il fallait prendre ses remarques sur plusieurs degrés et ce qu’il appréciait chez cette Lady, c’est qu’elle en comprenait toutes les subtilités et lui répondait elle-même sur un ton similaire. Du plaisir, il en éprouvait à cet instant. Etre en compagnie de Miss Bennet, c’était comme un vent salvateur dans un désert asséché. Alors qu’une vague de mélancolie l’avait étreint, il reprenait vigueur à son passage. Pourvu qu’elle ne s’en aille pas. *Non Ilsa, ne vous en allez pas de si tôt, je saurai vous combler*.
Touché, il l’était.
Ses dernières phrases étaient sans équivoque, elle lui proposait un grand avenir. Elle ne désirait pas le laisser là. Leur relation allait s’étoffer. Oui, sans aucun doute. Il repoussa des images fâcheuses de son esprit, tandis qu’il lui montrait un siège pour reposer ses jambes, alors que lui-même s’asseyait à nouveau devant son grand miroir. Il la dévisagea.


- Vous voulez m’aider ? Il affichait un sourire, mais le ton de sa voix s’était soudainement faite sérieuse.

Il baissa les yeux sur se mains, fines et blanches. Dans sa cervelle revinrent des idées sombres. Avant qu’elle n’arrive, il sentait son attrait pour le théâtre s’étioler. Non pire, il aimait le théâtre, c’était tout ce dont il avait toujours rêvé, mais il haïssait cette tendancieuse facilité qui lui permettait de n’avoir aucune difficulté à endosser un rôle. Il était capable de toutes les métamorphoses. Et cela ruinait son plaisir. Il voulait éprouver de la satisfaction pour son travail. Il était une étoile montante et s’arrêter là serait bête, mais que lui apporterait la reconnaissance, si lui-même ne croyait pas que cela en vaille la peine.
Après un soupir, Duncan releva la tête et croisa le regard de Lady Bennet. Pour la conquérir, il devait trouver sa place dans une pièce monumentale de la capitale. Mais en plus de ce qu’il était prêt à faire pour elle, il sentait qu’il y avait plus. Depuis qu’ils avaient parlés, d’artiste à artiste, il s’était retrouvé dans ses paroles, il sentait qu’entre eux il y avait plus que cette relation puissamment sexuelle latente. Elle avait dit des choses qu’il pensait lui aussi. Ils étaient deux esprits libres aux idées communes et il n’avait jamais connu une telle osmose en si peu de temps. Non, à dire vrai, il n’avait jamais rien connu de tel.
Cette femme était troublante. Diablement belle. Irrésistible. D’une intelligence qui se rapprochait de l’infini. Elle était une motivation qu’il ne devait pas abandonner.


- Devenez ma Muse Ilsa. Vous inspirez l’homme qui est en moi. A vos cotés, je serai capable de montrer au monde le grand acteur que je suis. Vous êtes source de vie, une mère à mes sentiments. Il bondit à genoux devant la jeune femme, lui prenant les mains. L’art déborde de votre personne et si vous me gardez auprès de vous, puissiez vous me permettre de boire à la source même de la création. Dans son élan il posa son front contre les mains emprisonnées qu’il serrait avec vigueur, sans faire mal pour autant. Il continua, haletant presque. J’accepte votre aide volontiers, mais que dois-je payer en contre partie, pour cette attention à ma personne ?

Duncan savait qu’il en faisait beaucoup, mais il avait l’habitude de s’exprimer en endossant les expressions d’un autre. Rare étaient les fois où il se montrait comme il était lui. Simplement. Bien sur, il disait là ce qu’il pensait, mais avec bien plus d’expansion que cela aurait mérité. Et puis, Ilsa ne l’avait connu qu’ainsi et elle semblait aimer son jeu d’acteur. Elle-même prenait parfois des airs.
Relevant la tête, le jeune homme attendit la réponse de l’aristocrate, de la crainte peinte sur son visage angélique, en totale contradiction avec le pétillement de ses yeux.
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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Le soir est enfin venu (pv : Ilsa) Mer 28 Mar - 14:57

Ses pommettes exsangues reflétaient bien mal ses sentiments, si le sang ne lui avait pas manqué, ses joues auraient prises une jolie teinte rosée, preuve de sa pudeur et qu’elle se sentait flattée de toutes ces remarques et attentions, quoiqu’elles soient bien souvent déplacées. Le franc parler de l’acteur lui plaisait énormément, elle était bercée par ses mots doux, emportée loin de la réalité par ses sous entendus, caressée par le velours de sa voix. Il maniait les mots avec vélocité, quoique sans grande prudence. Une aristocrate toute autre aurait pu se sentir choquée par les paroles d’un artiste de si basse renommée, bien qu’il soit en train de percer dans le métier. Non, tout cela plaisait à la Vampire. Elle appréciait ses paroles à demi-mots, c’était un jeu dans lequel elle se laissait entrainer sans sourciller. Et l’on pouvait lire l’amusement dans la sombre forêt de ses yeux.

- Bien, bien, je capitule. Que voulez-vous savoir, curieux ?

Mais sa question resta en suspend. La jeune femme s’assit sur un petit fauteuil, peu joli mais somme toute confortable. Entrainée ailleurs dans la pensée, elle lui proposa de l’aider à montrer les marches du succès, ce qui sembla en un instant modifier le comportement de son interlocuteur. En effet, il la dévisageait le sourire aux lèvres. Loin de détourner le regard, elle contempla ses yeux noisette. Ils étaient beaux. Lui était beau. Et cette beauté lui avait manqué pendant les deux derniers jours. A cet instant, Ilsa désira qu’il accepte son aide, pour pouvoir rester auprès de lui plus souvent, plus longtemps. Le désir d’en apprendre plus sur cet humain la consumerait et s’il fallait qu’elle l’espionne à son insu, elle le ferait. Elle ne se priverait pas. Elle eut un pincement au coeur en pensant que si elle en venait à le suivre, il serait certainement en compagnie d’autres femmes et elle ne le voulait que pour elle. Si elle découvrait des rivales, elle se sentirait trahie. Soudain, elle se rendit compte qu’elle voulait cet acteur, elle le voulait pour son intelligence et son talent, mais aussi pour l’homme qu’il était. La femme en elle désirait Duncan. Elle se demanda un instant comment réagirait le Comte s’il apprenait son aventure avec lui. Sans doute serait il en colère, possessif comme il était, son protégé serait en danger, à moins qu’elle ne parvienne à amener la chose avec subtilité. Jiromaru. Il lui avait proposé une alliance. S’acoquiner avec un humain, il n’y verrait pas d’inconvénient tant qu’elle répondait à ses faveurs. Mais si elle lui accordait l’exclusivité, à cet humain, Keï ne la comprendrait plus. Quoique, il avait toujours su qu’elle adulait l’humanité et qu’elle était un être libre. Elle ne lui appartenait pas. Il faudrait qu’elle s’accorde le temps de la réflexion sur son avenir avec cet humain, quoiqu’il en pense, elle ferait en sorte qu’il ne sorte pas de sa vie de si tôt, même si elle devait utiliser ses dons pour cela.
La Vampire sortit de ses pensées lorsqu’elle sentit à nouveau le regard de Duncan se poser sur elle. A quoi pensait-il ?
Sa Muse.
Il voulait faire d’elle sa Muse ! Qu’il était touchant ! Et tandis qu’elle se complaisait intérieurement de cette nouvelle, il posa genoux à terre et lui serra les mains, tout en enchainant des paroles plus belles les unes que les autres. Cet homme était un charmeur, d’un charme fou, et elle le trouvait irrésistible. Il posa son front, tandis qu’elle laissait échapper de ses lèvres une exclamation de surprise, il ne lui laissait plus paraitre que sa chevelure. Ses mains emprisonnées auraient voulu caresser la soie noire qui tombait en cascade de ces épaules masculines, jusque sur sa robe. Un sourire étira ses lèvres. A cet instant, la compagnie de Duncan lui sembla indispensable à sa vie.


- Qu’avez-vous besoin d’une Muse ? Vous êtes toujours parfait. Du moins pendant cette représentation et je gage que ce soit le cas durant toutes les autres. Mais se serait un véritable honneur pour moi d’être celle que vous appelez, ma Muse. C’est si beau, si poétique.

Ilsa se tue. Son visage délaissa toute trace de gaité et un masque grave s’y superposa. Nul sourire, nul fossette. La jeune femme se montrait sérieuse à faire pâlir le plus froid des hommes.

- Pour que je vous suive et vous inspire Duncan, il me faudra m’abandonner votre âme. Vous serez mon instrument, un jouet de chair et d’os. Vous continuerez à me faire rire et lorsque je me serai lassée de vous, la mort vous prendra.

La voix même de l’aristocrate était transfigurée, rien n’aurait pu laisser paraitre qu’il n’y avait rien de sérieux dans ses dires. Là, elle voulait lui prouver qu’elle aussi, était capable d’être une actrice convaincante et par la même occasion, qu’elle pourrait réellement lui venir en aide dans son entreprise.
Un lourd silence alourdissait l’air de la pièce. Jugeant que s’en était assez, Ilsa se mit à rire aux éclats tout en gardant un œil sur le visage du jeune homme.


- Oh mon très cher, je ris de vous, n’est-ce pas méchant ? Haha. Excusez-moi, je n’ai pu m’en empêcher. Que dites vous de cette petite prestation ? Mon talent est-il à la hauteur de vos attentes ? Suis-je une bonne Muse ?

La jeune femme lui sourit tendrement et tendit la main pour lui caresser voluptueusement la joue. Au contact de sa peau, elle se retint de descendre ses doigts dans son cou et d’approcher son visage du sien. Mais, dans ses yeux se lisait sans mal l’envie qu’elle désirait assouvir.

- Vous n’avez rien à payer pour que je reste à vos cotés. Je suis toute consentante à vous suivre. Se sera un plaisir renouvelé de vous rendre service. Je n’avait qu’une hâte depuis que nous nous sommes quittés au Salon, vous retrouver à nouveau.
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MessageSujet: Re: Le soir est enfin venu (pv : Ilsa) Mar 3 Avr - 22:25

Des douceurs. De véritables bijoux sucrés, pailleté d’acide. Le travail d’un fin orfèvre en somme. Ilsa Bennet maniait l’art du langage et de l’humour avec le doigté de l’orateur accomplit. Sa voix s’élevait, claire, mélodieuse et de sa bouche prenait forme des mots et des phrases, dont le sens était exquis. Duncan remercia le ciel d’être né avec ses cinq sens. L’ouïe était un don lorsque l’on pouvait entendre les paroles d’une si belle Dame, car belle elle l’est, incontestablement et cette fois c’est la vue qui permet de se régaler, avec modération. Par chance ils étaient proches, alors l’artiste sentait le parfum de cette femme aux gracieuses formes, une fleur rare, un mirage venu d’ailleurs. Et la magie faisait que cette vision il pouvait la toucher de ses doigts, ce soir peut-être pourrait-il même presser son sein. Ou bien gouter avec plaisir cette langue dissimulée derrière deux lèvres loin d’être closes.
Tandis que ses yeux fixaient la jeune femme, son esprit s’éloignait déjà ailleurs, dans un futur qu’il espérait proche. Mais il revint à la réalité, quand elle reprit la parole.


- Avec vous, je serais capable du pire, ma Muse ! S’exclama Duncan.

Mais alors il vit le visage de sa belle se déformer et perdre son tendre sourire. Que méritait-il cette bouille ? C’était comme si l’on avait posé un masque sur son visage. Effrayant. L’homme ressentit un poids lui tomber sur l’estomac. Qu’était-il en train de se produire sous ses yeux ? Ce n’était pus Ilsa, mais une autre femme, une statue de marbre banc avait prit forme dans la pièce, et elle se tenait pareille à une Diane courroucée, prête à en découdre avec la créature humaine qui s’était mise en travers de son chemin, croyant pouvoir la séduire, déesse de chasteté.
Et c’est tel un être surnaturel que cette femme s’exprima, en un langage démesuré. Son âme ! Délaisser sa liberté, être le vulgaire pantin, une poupée de chiffon tenue par des fils tendus aux bouts des doigts fins de sa Muse. Absurde ! Et lorsqu’il aurait fait son temps, elle trancherait de ses ongles les liens de sa vie, le menant à la mort. Duncan ne put retenir un frisson, alors qu’il restait sans voix. L’air s’était fait pesant, jusqu’à ce qu’un rire le tranche, le rejetant dans l’oubli. L’artiste à la mine déconfite ne semblait plus rien y comprendre. Il fronça les sourcils, son humeur allant en s’assombrissant. De quoi se moquait-elle donc, celle-là ? De lui ! Ouvertement. Il se sentit blessé dans son orgueil, jusqu’à ce qu’il comprenne où elle désirait en venir. Lui montrer son propre talent. Et quelle maîtrise !


- Une Muse douée il va sans dire ! Mais cessez de me jouer de tels tours ! Je n’aime pas ça. Même s’il essayait de le cacher, Duncan se sentait boudeur. Il faudra vous faire pardonner.

Et tandis que ces mots s’échappaient de sa gorge, il la vit lever la main sur lui et la poser tendrement sur sa joue, lui faisant don d’une caresse, promesse de tant d’autres. Et ses yeux ne démentaient pas son envie. Lui-même sentait la tension palpable qui existait entre eux. Elle parla. Il lui sourit. Elle venait de lui offrir l’ouverture qu’il attendait, de lui donner le droit, de manière détournée, de faire d’elle son amante. Doucement, mais avec fermeté, il tendit lui aussi le bras et posa ses mains sur sa nuque, puis il captura ses lèvres. Le baiser ne fut pas chaste. Après quelques hésitations, il pénétra la rouge barrière pulpeuse et débuta un ballet dansant. Sans plus attendre, sa main libre se posa sur sa taille, remonta à la racine de ses cheveux, puis s’aventura près de ses fesses. A genoux devant elle, il n’était pas loin de la soulever et de l’allonger sur le sol afin de poursuivre leur exploration. Mais à la place, il se recula et après un regard, partit en plongée sous ses jupons, dans l’espoir de l’entendre soupirer à son égard.
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