L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï]

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Eulalia Grey
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Race : Humaine
Classe sociale : Petite bourgeoisie (par naissance) Aristocratie (par adoption)
Emploi/loisirs : Huntress / Lire le journal, peindre, jouer du piano
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Proie(s) : Elle pourchasse les Vampires mais elle est prête à leur faire miséricorde s'ils montrent la volonté d'être meilleurs.
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MessageSujet: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Lun 14 Mai - 17:22

Ce matin là, Eulalia eut beaucoup de mal à émerger des bras de Morphée ; les jours se rafraîchissaient de plus en plus et la froideur devenait omniprésente dans la maison malgré le fait que Mrs Patterson, la vieille femme de chambre, aie prit la peine de rajouter une épaisseur d'édredons supplémentaires sur les lits. De ce fait, le sommeil de la jeune femme s'était fait plus lourd qu'à l'accoutumée et la pauvre bonne fut obligée de la secouer pour la tirer du lit, ce qui provoqua un mouvement d'humeur de la demoiselle.

- Enfin ! Mademoiselle ! Cessez vos simagrées et levez-vous, votre mère s'impatiente. Avez-vous oublié que vous devez vous rendre à la Royal Academy of Arts pour le gala de charité ?

Mince. Elle avait complètement oublié cette affaire là. Ouvrant grand les yeux, elle se précipita hors du lit, sa chemise de nuit lui battant les chevilles et s'empressa de trouver quelque chose à mettre. Effectivement, il ne fallait pas traîner. Avec l'aide de la femme de chambre, elle corseta sa taille au maximum et enfila une robe en lainage vieux rose dont le col avait été agrémenté (une fois n'est pas coutume) d'un rang de dentelle beige. Elle remonta ses cheveux en un chignon sobre et descendit retrouver ses parents pour le petit déjeuner, dans un silence quasiment monacal. Après la prière, ils entamèrent leur porridge, agrémenté de toasts à la marmelade. Elle détestait l'ambiance qui régnait ici depuis deux jours. Elle n'aurait pas dû critiquer avec autant de véhémence ces galas de charité qui n'avaient de charitable que le nom et n'aidaient pas les pauvres pour deux sous. Maintenant, sa mère lui faisait remarquer par tous les moyens qu'elle lui en voulait. Pour détendre l'atmosphère, son père lança la conversation sur la réfection de l'église St George qu'il était en train de mener. Selon lui, elle serait à nouveau prête à accueillir des fidèles d'ici dimanche. Eulalia se contint de lui faire remarquer que l'allure de cette église était si lugubre qu'il faudrait des années avant qu'un quelconque fidèle veuille bien y remettre les pieds. Une fois le repas fini, elle se leva et quitta la pièce avec une précipitation difficilement dissimulée. Elle se lava les dents dans la salle de bains de la famille qui se trouvait à l'étage. Elle redescendit sans se presser, sous le regard profondément agacé de sa mère et enfila sa vieille capeline, des gants de cuir et un châle de grosse laine écrue. L'air froid de l'extérieur la fit frissonner pendant qu'elles attendaient qu'un cab passe près d'elles.
Le trajet fut long et chaotique. Elles se retrouvèrent dans des embouteillages impossibles, au milieu des pochards qui cuvaient encore leur vin de la veille, des marchands ambulants qui hélaient les passants en vantant la qualité de leur camelote et les livreurs qui se hurlaient dessus pour savoir qui du poissonnier ou du caviste bouchait la circulation en ne déchargeant pas assez vite sa cargaison. Lally soupira. Décidément, se déplacer à Londres n'était vraiment pas une partie de plaisir. Elle tira son rideau pour ne plus avoir affaire à ce spectacle affligeant et attendit que le cab redémarre. Il les déposèrent au musée une bonne demi-heure plus tard. En sortant, Mrs Grey arrangea quelques mèches du chignon de sa fille et tapota un peu ses joues pour leur donner de la couleur, au grand agacement de cette dernière. Elles entrèrent dans l'édifice et furent accueillies par une grosse dame engoncée dans sa robe abricot qui ne s'accordait que peu avec son teint de tomate bien mûre. Elle trottina vers elles, faisant tinter les trois rangs de perles de son collier, puis se répandit en salutations inutiles et hypocrites


- Mrs Grey ! Quel plaisir de vous voir enfin parmi nous ! Avez-vous été retardée ?
- Oui, en effet, un problème de circulation dû à un déchargement de marchandises.
- Quelle horreur ! Bientôt la capitale sera impraticable et nous serons condamnés à rester coincées chez nous sans pouvoir en sortir. Oh, mais je vois que vous avez amené votre fille ! Euh... Brittania je crois ?
La jeune femme fit son possible pour rester calme devant cette bourgeoise dodue.
-Je m'appelle Eulalia madame.
-Hm. Oui, bien sûr. Je tenais à vous dire que votre robe est ra-vi-ssante !
Ce qui en quelques mots, voulait dire : ''Comment pouvez-vous sortir en étant attifée comme cela ?'' La jeune femme ne perdit pas son sang froid et répondit du tac au tac :
-Merci. Sachez que votre compliment me va droit au cœur. Pour ma part, je dois dire que votre robe vous sied à merveille et que je ne vous ai jamais vu une aussi bonne mine Mrs Whiterspoon.
Ce qui, en clair, signifiait : ''Et vous vous ressemblez à un énorme pot de saindoux enveloppé d'un sac de pommes de terre.''
La grosse dame rougit et adressa un sourire crispé aux deux femmes avant d'aller s'occuper des autres invités. Pour éviter d'avoir à subir les remontrances de sa mère, Lally se mêla à la foule et disparut facilement. Elle regardait distraitement les tableaux, cherchant désespérément à se distraire. Quelque chose sembla bouger. Un chaton ! Sûrement celui du gardien. Elle essaya de rattraper la petite bête et s'éloigna de la réception. Elle descendit une volée d'escaliers et se perdit au milieu des couloirs. Elle avait été semée et se retrouvait seule au milieu de portes toutes plus anciennes et vermoulues les unes que les autres.
*Décidément, la journée commence bien. * Pensa-t-elle.


Dernière édition par Eulalia Grey le Jeu 9 Mai - 9:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Lun 14 Mai - 21:18

Aria venait de passer plus d'une semaine enfermée dans sa très chère cave de l'académie. Enfin à vrai dire, elle avait bien du sortir une ou deux fois, pour avoir de quoi se nourrir, mais pas plus. Elle était dans une période d'hibernation où ne serait-ce que la moindre personne la dérangeait. Elle dormait lorsqu'elle entendit des bruits en tout genre. *se passerait-il quelque chose à l'académie ?* Elle sortit petit à petit de sa torpeur, et se mit à écouter attentivement, allongée et immobile sur son lit vétuste et grinçant au moindre mouvement... Elle reconnut le bruit de table que l'on bouge, des pas précipités dans tous les sens, et tout ce qui peut caractériser la mise en œuvre d'un évènement de type fête. Elle bougonna. Une fête ? Du bruit gênant, rien de plus, qui allait troubler son hibernation. Mais peut-être que cela aurait le mérite de la faire sortir, justement. Un rat passa au pied de son lit et cela la décida à se lever. Une fête et un rat en même temps, c'était juste un peu trop. Qu'ils lui tiennent compagnie de temps en temps, passe. Qu'ils fassent du bruit au moment où elle en avait le moins envie, c'était plutôt dangereux pour ces petites bêtes. Elle attrapa son poignard et l'envoya à quelques millimètres du museau de l'animal (qui faillit, soit dit en passant, faire une magnifique crise cardiaque). Le Rat resta immobile, tant et si bien qu'elle put l'attraper sans aucune difficulté. Elle amena la tête de l'animal face à elle, de façon à l'avoir bien en face.

- Pour qui tu te prends ?

et le pauvre animal de la regarder avec un air terrifié. Elle soupira. Qu'allait-elle en faire ? Une idée germa dans son esprit. Elle allait faire d'une pierre deux coups. Elle regarda le malheureux rat avec un sourire qui n'inspirait pas la confiance. *Que devient une fête où fait irruption un rat ? Elle devient pagaille !* Elle rit légèrement. Mais pas très longtemps. *Et si on me découvrait ? Adieu la cave ! Et le gardien ? Il se ferait virer !* Elle abandonna son projet, légèrement dépitée. Néanmoins, qu'allait-elle faire du rat ? Une chose était sûr, elle allait devoir sortir pour le mettre à la porte. Elle regarda le rat qu'elle avait toujours en main, face à elle. La pitié la prit.

- Bon, si tu es gentil, je te garde et je te nourris, c'est un bon compromis, non ?

Et elle se retrouva à sourire à un Rat. Elle le posa sur la table qui bougeait à chaque mouvement du rat. Elle regarda la porte qui donnait directement sur l'extérieur et celle qui permettait d'entrer dans l'académie. Après une courte réflexion, elle se dirigea vers la porte menant aux couloirs de l'académie. *Au moins, j'apprendrais peut-être la raison de ce remue-ménage...* Aria ouvrit lentement la porte, afin qu'elle ne grince pas trop. La lumière l'éblouit.

-Urg... pas agréable

Pensa-t-elle tout haut.

- Droite ou gauche ?

Voilà qu'elle se parlait à elle-même. *je vais finir soliloque...* et elle partit tout droit. Elle avança, discrètement, se cachant des gens qui passaient, bien qu'ils soient rares. elle passa devant une salle vide, avec la porte antre-baillée. Elle ne put s'empêcher d'y jeter un coup d’œil. *personne...* Et elle entra dedans, sans que personne ne le sache. Elle regarda un peu partout, découvrit sur une table un crayon posé sur une feuille de papier vierge. Elle ne se refusa point de tracer quelques lignes, recouvrant de coups de crayon la feuille. Au fil des minutes qui s'égrenaient, apparaissait un arbre, un vieil arbre à l'écorce épaisse, se dressant majestueusement vers le ciel. Absorbée, elle en oublia la fête, le bruit. Cependant, quand elle eut finit, un bruit de pas dans le couloir la ramena à la réalité. Elle se leva, sans bruit, regarda son dessin. Il était bien tordu son arbre, mais elle trouvait qu'elle avait réussi à exprimer la force de la vieillesse. Les bruits de pas se rapprochèrent. Aria se glissa jusqu'à la porte, et observa l'inconnue. C'était une jeune femme d'une vingtaine d'année, les yeux bleu-gris, la chevelure brune assez longue mais pas autant qu'Aria. *je devrais m'échapper vite, si jamais elle me voit et me dénonce !* pensait-elle. Elle recula, afin de disparaître dans le fond de la pièce. Elle aurait mieux fait de se retourner et de regarder où elle allait. En effet, au sol, il y avait une chaise renversée qu'elle ne manqua pas. Elle tomba à la renverse. Avec un joli bruit de chaise pas solide qui casse sous son poids (pourtant très léger). *La poisse.* pensa-t-elle. Maintenant, il était certain que la jeune femme allait voir derrière cette porte et qu'elle la trouverait, elle, la petite souillon. *Pourvu qu'elle ne crie pas, comme ses dindasses d'aristocrates ! même si elle ne ressemble pas à l'une d'entre elle... pas assez riche au niveau des vêtements...* Elle tenta de se relever, mais a chaque mouvement se faisait entendre des bruits de morceaux de bois qui se brisent. *j'ai achevé la chaise* constata-t-elle. La suite de la journée promettait si cela continuait comme ça avait commencé. Il y a des jours où l'on ferait mieux de rester au lit.




Dernière édition par Aria Hinoï le Jeu 17 Mai - 11:01, édité 1 fois
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Eulalia Grey
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MessageSujet: Re: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Mar 15 Mai - 18:22

Eulalia continua d'avancer dans les couloirs sombres des sous-sols de l'académie. Bon sang de bonsoir, dans quel pétrin s'était-elle encore fourrée ?! Elle soupira en ramenant une mèche de ses cheveux bruns dans son chignon. Elle se hasarda à appeler, au cas où quelqu'un de potentiellement vivant passerait dans le coin.

- Eh oh... Il y a quelqu'un ? Ohé... Dites, si vous m'entendez, répondez moi ! Je me suis un peu perdue, voyez vous et...

La jeune femme rit toute seule. Voilà qu'elle se comportait comme une jeune femme en détresse. Se redressant de tout son mètre soixante treize, elle continua a avancer, se disant que si elle continuait tout droit, elle finirait bien par ressortir... Ou par se retrouver dans un cul-de-sac. Tout ça à cause d'un petit chaton excessivement mignon. Quelle pitié, vraiment... Elle progressa plus avant, toussant à cause de la dose phénoménale de poussière qui régnait dans cet endroit. *Seigneur... * pensa-t-elle *Cet endroit a bien besoin d'un coup de balai vigoureux. Quelle horreur... Il doit y avoir des araignées dans tous les coins. Des grosses bêtes noires et velues avec... Oh, je ne préfère même pas y penser, c'est trop affreux. Bon. Je ne vais pas me mettre à hurler non plus. Quand on supporte la crasse de l'East End tous les soirs, on peu bien s'accoutumer d'un peu de poussière non ?* Tout en se livrant à son monologue intérieur, elle ne cessait d'avancer, ses talons claquant contre le sol froid et poussiéreux qui salissait le bas de sa robe. Elle crut soudain voir une silhouette passer dans l'ombre. Avait-elle la berlue ? Elle sut que non au moment où elle entendit un fracas à réveiller les morts dans la pièce à côté. Des bruits de bois cassé et de meubles qui tombent... Surprise, elle retint un hurlement de peur et s'approcha de la porte d'où était venu le bruit.

- Il y a quelqu'un ? Tout va bien, vous n'avez rien ?

Elle essaya d'ouvrir la porte mais quelque chose bloquait. Sans doute un bout de bois. Regardant à droite et à gauche pour vérifier que personne n'arrivait, la jeune femme retroussa ses jupes, dévoilant des jambes fines et galbées. Sans doute la plus jolie partie de son anatomie avec ses yeux. Mais l'heure n'était pas à l'admiration. Elle enfonça la porte d'un bon coup de pied bien sec et entra dans la pièce. Elle fut stupéfaite d'y découvrir une fille un peu plus jeune qu'elle allongée au milieu des débris de bois. Elle était vêtue de vêtements très pauvres et ses pieds menus n'étaient protégés que par des sandales... Une longue chevelure encore plus brune que la sienne était éparse sur ses épaules recouvertes d'un vieux châle. Que faisait-elle ici ? Elle devait plutôt venir de Seven Dials ou de Whitechapel Road si l'on se fiait à sa mise. Elle eut un élan de pitié pour cette fille bien plus mal lotie qu'elle. Elle avança, piétinant les bouts de bois et s'assit près d'elle en l'aidant à se relever. Elle examina ses mains pour vérifier qu'elle n'avait pas d'échardes puis la regarda en face. Elle était jolie, bien plus jolie qu'elle, ou du moins, elle le pensait. Une pointe de jalousie perça un court instant mais elle la relégua dans les confins de son cœur avec un mouchoir dessus. Elle esquissa un sourire et s'agenouilla d'une manière un peu plus confortable pour lui parler. Lally voulait que la jeune fille se sente en confiance.

- Bonjour... Je suis Eulalia Grey. J'ai 20 ans. Em... Disons que je me suis un peu perdue dans les couloirs de cette académie mais... Dis, qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas un endroit pour une fille comme toi !

Réalisant le double sens de sa phrase, elle ajouta sans plus tarder :

- Enfin... Je veux dire... Pas plus que ne le sont les hospices, les maisons de travail et les quartiers insalubres où vous êtes relégués d'habitude. Car tu es bien une ouvrière n'est-ce pas ? Je ne me trompe pas ? Mh... Je dois te paraître un peu étrange avec toute ces questions que je te pose mais je suis curieuse de nature. Ne t'en fait pas, je ne vais pas te dénoncer. En fait, je voudrais même t'aider à te sortir de cet endroit si tu acceptes.

En effet, un projet avait déjà germé dans la tête de la jeune femme. Mrs Patterson se faisait vieille et avait bien besoin d'une aide pour les tâches quotidiennes. Eulalia pensa que cette jeune fille pourrait faire office de femme de chambre. Sa condition s'améliorerait déjà grandement. Elle ne serait pas aussi bien logée que les grands de ce monde mais elle aurait de vrai vêtements, un vrai lit et mangerai toujours à sa faim... Oui, elle allait faire comme ça. De toute façon, sa mère ne pourrait pas refuser.


Dernière édition par Eulalia Grey le Jeu 9 Mai - 9:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Jeu 17 Mai - 11:00

Aria savait qu'elle avait été entendue. Maintenant il lui fallait espérer qu'elle avait affaire à une peureuse qui fuirait et se perdrait un peu plus loin dans les couloirs du sous-sol. Elle tenta une nouvelle fois de se lever, mais elle se stoppa nette quand l'inconnue parla.

- Il y a quelqu'un ? Tout va bien, vous n'avez rien ? 

Si elle n'avait rien ? A vrai dire, si, elle avait un problème. Et ce problème était la personne qui posait la question. Aria ne savait pas quoi faire. Elle allait tenter de se relever quand la porte vola, défoncée par l'inconnue. Aria leva la tête, assez surprise. La jeune femme s'avançait vers elle, et Aria cacha son regard derrière sa longue chevelure. Elle se laissa faire quand la demoiselle vérifia s'il n'y avait pas d'échardes dans ses mains, cependant elle était toujours méfiante. Discrètement, Aria observait cette inconnue qui pour l'instant l'aidait. Ce n'était vraiment pas une de ces aristocrates hypocrites. Tant mieux pour elle.

- Bonjour... Je suis Eulalia Grey. J'ai 20 ans. Em... Disons que je me suis un peu perdue dans les couloirs de cette académie mais... Dis, qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas un endroit pour une fille comme toi !

Aria ne sut pas tout de suite si elle devait répondre à la demoiselle. Elle hésita encore plus avec le double sens de la fin de phrase. Pas un endroit pour elle ? Mais existait-il réellement un endroit pour les gens comme elle ? Cela l’énerva quelque peu. Si son visage n'était pas en partie cacher par ses cheveux, la demoiselle aurait remarqué la vague de colère qui y passait. Cependant, comprenant le double sens involontaire de sa phrase, elle se rattrapa. Juste à temps. Aria avait empoigné un morceau de bois d'un assez belle taille par rapport aux autres et aurait pu le lui lancer d'un moment à l'autre.

- Enfin... Je veux dire... Pas plus que ne le sont les hospices, les maisons de travail et les quartiers insalubres où vous êtes relégués d'habitude. Car tu es bien une ouvrière n'est-ce pas ? Je ne me trompe pas ? Mh... Je dois te paraître un peu étrange avec toute ces questions que je te pose mais je suis curieuse de nature. Ne t'en fait pas, je ne vais pas te dénoncer. En fait, je voudrais même t'aider à te sortir de cet endroit si tu acceptes.

Elle étouffa un rire. On la prenait donc en pitié, mais malgré tout ce n'était pas une idiote qu'elle avait devant elle. Un sourire apparut au coin de ses lèvres. La colère était passé.

- Enchanté. Je suis Aria. Aria Hinoï. Je n'ai que 17 ans et ici c'est chez moi.

La jeune fille fit mine de réfléchir, mais elle en profita pour observer les réactions de son interlocutrice. La méfiance partit vite, ce n'était pas quelque chose de très prononcé chez elle. Ça lui avait joué pas mal de tour,surtout lorsqu'elle chassait les vampires. Mais était-ce de sa faute si elle n'avait peur de rien, ou presque ? Si elle aimait faire confiance au gens, quoi qu'ils soient ? Elle daigna enfin finir de répondre aux questions d'Eulalia.

- Je suis à la rue, aussi. Et je ne demande pas d'aide. Je suis plutôt bien ici. C'est sombre. Enfin merci quand même de vous préoccuper de moi.

Aria se releva, fit tomber les morceaux de bois qui couvraient ses vêtements et tendit une main propre à la jeune femme afin de l'aider à se relever.
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Eulalia Grey
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MessageSujet: Re: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Jeu 17 Mai - 11:55

Eulalia se dit un moment qu'elle avait dit une bourde monumentale. Elle se mordit la lèvre mais, finalement, la jeune fille sourit. Bon, c'était déjà ça. Elle la regarda tandis qu'elle se présenta :

- Enchanté. Je suis Aria. Aria Hinoï. Je n'ai que 17 ans et ici c'est chez moi.

La jeune femme se pencha un peu en avant et lui adressa un beau sourire. Aria... Ce prénom résonna étrangement dans sa tête, comme une litanie vieille de dix mille ans. Elle ne venait probablement d'Angleterre si on se fiait à son nom des plus atypiques. Elle eut un air pensif et ferma les yeux puis recommença à parler.

- C'est un joli prénom... Dis-moi, Aria, tu as un emploi ? Enfin... Je pense que non mais... Je pourrais...

Lally ne sut pas trop comment formuler le fond de sa pensée. La voix de la jeune fille coupa court à ses turpitudes. Elle en avait tellement vu, des gens comme elle quand elle fouillait les bas fonds à la recherche des Suceurs de sang qui empoisonnaient la capitale. Elle aurait aimé pouvoir tous les sauver... Mais elle savait cela impossible. La société était trop cruelle et cette fille de pasteur utopiste le comprenait douloureusement. On lisait dans ses yeux la volonté de se battre pour cette cause perdue d'avance.

- Je suis à la rue, aussi. Et je ne demande pas d'aide. Je suis plutôt bien ici. C'est sombre. Enfin merci quand même de vous préoccuper de moi.

Eulalia sourit franchement et saisit la main de la jeune fille pour se relever. Elle épousseta un peu le bas de sa robe de laine, quelques mèches de ses cheveux brillants et propres descendant sur son front.

- Merci.

Elle se redressa soudain de toute sa hauteur, posant les mains sur ses hanches. Tant pis, elle ferait une entrée en la matière un peu cavalière mais elle s'en moquait. Elle voulait aider cette fille et quelque chose dans son instinct la poussait à aller vers elle. A l'aider. Comme si elle la connaissait depuis toujours. Elle dégagea son visage pâle qui avait toujours reçu les soins nécessaires, sans déborder dans la coquetterie. Se sentant plus à l'aise, elle prit une inspiration et prit le taureau par les cornes.

- Tu dois certainement me mépriser avec ma pitié et mes idéaux. Tu dois te dire que c'est facile de vouloir aider les gens quand on a un toit sur la tête et une maison confortable... Je sais, c'est souvent comme ça que ça se passe... -Elle commença à marcher un peu dans la pièce- Mais ce n'est pas feint, tu sais ? Je voudrais vraiment te venir en aide. Je sais que tu n'as rien demandé et que tu trouves probablement ton compte à vivre ici... Malgré tout, je me dois de te proposer de venir avec moi. Tu ne pourras pas vivre éternellement ici, il y aura forcément un moment où quelqu'un d'autre que moi te découvrira. On te mettra dehors et tu devras travailler dans un atelier de confection ou... Faire le trottoir. J'ai l'opportunité de te sortir de cet enfer ou du moins de ce que je pense être un enfer alors je ne la laisserai pas passer. Je voudrais sauver tout le monde, sortir tout ces gens de la misère mais ce n'est pas possible. Mais mon père dit que ce sont les ruisseaux qui font les grandes rivières... Lally se retourna vers Aria et lui prit délicatement les poignets. Viens avec moi. Tu travaillerait en tant que femme de chambre. Bien sûr, c'est un peu contraignant mais Mrs Patterson sera là pour t'épauler. Elle est sur la fin de sa vie mais encore très vigoureuse. Et puis, tu n'auras pas à servir des gens oisifs comme le font les bonnes de la haute bourgeoisie. Chez nous, tout le monde retrousse ses manches. Tu auras des vrais vêtements, résistants et propres, tu pourras te laver tous les jours, tu auras une chambre confortable et bien chauffée... Tu pourras manger à ta faim aussi. Au moins, toi, je t'aurai sortie de la misère, tu pourras vivre longtemps. J'aimerais que tu réfléchisse sincèrement à ma proposition. Je ne te force pas à accepter, si tu ne veux pas, je respecterai ton choix. Et je garderai le silence sur ta cachette...

Ne sachant plus que dire, Eulalia se tut. Elle regarda la jeune fille et enleva son châle beige encore imprégné de sa chaleur et de son odeur de cannelle et d'orange pour le poser sur les épaules maigres d'Aria.

- Présente toi au 40, Bloomsbury Square. C'est la maison à côté de l'église, on ne peut pas la rater. Je t'attendrai demain. Si tu ne viens pas, je considérerai que tu as refusé. Au revoir Aria.

Sur ce, elle tourna les talons et s'en fut avant de laisser le temps à la jeune fille de lui rendre son châle. Elle en aurait besoin si elle restait ici. L'hiver s'annonçait froid. Elle prit le chemin inverse par lequel elle était venue. Elle se retrouva à nouveau à la surface une demi-heure plus tard, au milieu des belles toilettes et des discours pseudo philanthropes de ces dames. Eulalia soupira. Tout ça à cause d'un chat.


[Direction : 40, Bloomsbury Square à : Demeure d'Eulalia Grey]


Dernière édition par Eulalia Grey le Jeu 9 Mai - 9:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gala de charité. [Privé : Aria Hinoï] Jeu 17 Mai - 17:03

Eulalia s'était pencher en souriant vers Aria, et lui avait fait un compliment sur son prénom. La jeune femme la remercia aussi. Cela faisait longtemps que personne ne l'avait remerciée. Après s'être relevée, elle lui fit une sorte de petit discours -très sincère- mais qui était assez loin de l'état d'esprit d'Aria.

- Je vous suis très reconnaissante, c'est bien d'avoir des idéaux mais...

La jeune femme posa alors sur les épaules d'Aria son châle beige. Ses narines furent emplies d'un doux parfum de cannelle et d'orange. C'était chaud. C'était doux. C'était bien.


- Présente toi au 40, Bloomsbury Square. C'est la maison à côté de l'église, on ne peut pas la rater. Je t'attendrai demain. Si tu ne viens pas, je considérerai que tu as refusé. Au revoir Aria.

- Att... attendez !

Mais il était trop tard. Aria avait eut un temps de surprise trop long. Et Eulalia était partie promptement. La jeune fille resta là, quelques instants, un peu hébétée. Elle s'aperçut qu'elle avait encore le châle de la jeune femme. Il allait falloir qu'elle lui rende. Et donc qu'elle aille à l'adresse qu'elle lui avait donnée.
Aria retourna d'abord dans sa cave. Elle était persuadé d'y avoir oublié quelque chose. Quand elle passa la porte, la première chose qu'elle vit fut un rat déconfit sur sa table bancale. Toujours là. A vrai dire, ne pas bouger était pour lui une question de sécurité. Ce n'était pas un gros rat auquel la minable table aurait été un jeu d'enfant à quitter. C'était un jeune rat peureux, maigrichon, qui avait faillit se faire tuer et qui était un peu perdu (perplexe ?). Elle voulut l'attraper, il lui montra ses dents de devant. Elle le regarda, et, sans avertir, abattit sa main sur le dos de la bête.


- Le jour où tu sauras me prendre au piège et me mordre, eh ben, c'est pas demain la veille ! Remarque, tu auras fait un grand pas dans ta vie de rat. Mais néanmoins sûrement le dernier.

Elle le mit sur son épaule. Pourquoi ? Parce qu'il était doux. Comme le châle. Que cet abruti de rat tenta de croquer, pour voir. L'odeur peut-être ? Toujours est-il que, pour la deuxième fois de la journée, il frôla la mort. Il devint un rat traumatisé et obéissant. Dans son propre intérêt, bien sûr. Aria le caressa, pour rassurer le petit coeur affolé. Elle s'assit sur son lit vétuste et grinçant. Quand irait-elle rendre le châle ? Si elle y allait le lendemain, Eulalia allait prendre cela pour l'acceptation de sa proposition. Alors autant y aller le jour même. Elle se relava, décidée. Elle fila un vieux croûton au rat, avant de remettre la pauvre bête sur la table bancale. Cependant, cette fois-ci elle lui laissa une gamelle d'eau et le reste de son repas. Elle cala un peu mieux la table afin que rien ne se renverse, mais pas assez pour que le rat prenne l'initiative de s'en aller. Elle lui jeta un dernier coups d'oeil et pris cette fois-ci la porte menant directement à l'extérieur. Elle était presque persuadée que Eulalia était déjà chez elle, au 40 Bloomsbury Square. Elle avança un peu dans la rue avant de se mettre dans un coin assez sombre où elle ferma les yeux, se faisant mentalement le chemin.

[direction 40, Bloomsbury Square, demeure d'Eulalia Grey]
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