L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Un repas contrarié...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Un repas contrarié... Dim 8 Juil - 0:05

Qu'il est difficile de lutter contre sa nature.

Sa dernière rencontre avec un hunter lui avait laissé un souvenir amer, si bien que depuis, Gaïa avait pris l'initiative de se faire discrète, très discrète. Elle avait beau aimer, si ce n'est pas adorer les jeux auxquels elle pouvait se livrer en compagnie d'une viande un peu coriace, se frotter à un hunter restait quelque chose de douloureux, réveillant des peurs ancestrales et une rancoeur qui la dévorait depuis déjà trop longtemps. Après cette folle nuit, elle avait finit par se réfugier dans les égouts pour comater quelques heures, le temps de récupérer de ses blessures. Cela faisait si longtemps...
Alors qu'elle longeait les murs de Londres, le pas furtif, le pelage luisant sous le clair de lune, son regard brillait, presque nostalgique de cette excitation, cette fougue, cette euphorie qui l'avait envahie alors qu'une nuit, semblable à celle là, elle boitait, ruisselant de ce liquide rougeâtre qui éveillait de vieilles passions. Cela dit, la prudence avait prit le pas, et depuis plusieurs semaines, la jeune louve n'avait pas touché à une goutte de sang, ne prenant pas le risque de se faire repérer par le chasseur auprès duquel elle avait laissé quelques poils, ou même d'autres. Après tout, cela faisait trop longtemps qu'elle n'avait pas côtoyé le danger, et elle l'avait sous estimé, erreur ! Ainsi, cela faisait plusieurs semaines qu'elle se privait de ses petits plaisirs, se limitant aux rats ou aux lapins aux bordures de Londres. Cela allait sans dire, ces petites douceurs n'avaient pas la saveur d'un beau jouvenceau ou encore celle d'un nourrisson, mais en période de crise, il était impératif de faire un effort, ce qui justifiait de sa diète.
Mais tout de même... Au fil des jours, tenir le coup devenait de plus en plus difficile, si bien qu'une semaine auparavant, alors qu'elle s'acharnait sur la carcasse d'un lièvre fraîchement chassé, et pourtant si fade, la coïncidence fit mal les choses pour une vieille femme qui eut le malheur de se promener dans le cimetière où Gaïa avait trouvé refuge alors que l'aube se levait. La langue pendante, dissimulée dans les buissons qui bordaient le cimetière, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer le bruit que ferait les os de cette antiquité alors qu'ils se briseraient sous ses crocs. Oh que le hasard pouvait être cruel parfois...La vieille n'eut pas le temps de se rendre compte du mal qui l'attendait que la nuque brisée, la faucheuse avait déjà accomplit son travail. La nature avait repris le dessus, et Gaïa avait cette fois sous estimé ses envies meurtrières. Décidément, être lycan n'était pas de tout repos. Une fois son repas terminé, la louve avait laissé le cadavre de la vieille au milieu du cimetière alors que le jour se levait, ne prenant pas la peine de finir ses restes éparpillés et témoignant d'une barbarie sans nom, complètement ivre de l'activité sanguinaire à laquelle elle venait de se livrer. Et ce ne fut pas la dernière. A croire que la privation n'attire jamais rien de bon, comme un régime qu'on entamerait et qu'on abandonnerait en passant devant une boulangerie pour que tout cela finisse en crise de gavage. On ne renonce jamais au plaisir, et surtout pas à celui là.
Ce fut le début d'une petite listes de disparitions, la plupart ayant lieu dans les campagnes environnantes de Londres, afin de ne pas attirer trop l'attention. Cependant la tension était palpable, et Gaïa savait qu'elle devrait rapidement arrêter ses virées nocturnes, elle attirait trop l'attention, mais c'était plus fort qu'elle, et ce soir là...Elle recommençait.

Dans l'obscurité, les rues londoniennes étaient souvent malfamées...Et il était rare de croiser autre chemin que celui des prostituées et des saoulards. Pourtant, ce soir, Gaïa avait envie d'autre chose, quelque chose de plus doux, plus ferme, plus tendre, comme une jolie cuisse de petit humain, très petit. Se léchant les babines, le pas léger, la louve longeait les rues sous ses airs de prédateur, et elle finit par trouver ce qu'elle voulait. En passant le long d'un mur, flairant ce qu'il y avait d'intéressant, un cri lointain attira son attention : celui d'un nourrisson en pleurs. Les oreilles dressées, aux aguets, elle se mit en quête, le regard fou, s'enfonçant dans les rues étroites, reprenant sournoisement forme humaine. Marchant calmement, le cœur battant, elle trouva finalement ce qu'elle cherchait...Une fenêtre mal fermée lui suffit pour s'infiltrer dans la propriété et venir guetter sa proie, paisiblement endormie, les joues encore marquées par les larmes crocodiles versées quelques minutes plus tôt. Doucement mais sûrement, la jeune femme, l'air faussement bienveillant pris le nourrisson dans ses bras et le berça avec une tendresse dévorante. Murmurant une berceuse, elle s'empressa de sortir, ce qui l'amena à faire des mouvements trop brusques et réveilla le bébé qui se mit à hurler. Mais la coupable était sortie et courrait déjà, prenant la forme d'une grande louve, le regard perçant l'obscurité, tenant entre ses crocs le lange qui enveloppait le petit, ballotté et étouffant quelques pleurs alors qu'on sonnait l'alarme plus loin.
Il fallait qu'elle fuit, et c'est en s'enfonçant dans les égouts qu'elle sema ses poursuivants, pour atterrir quelques quartiers plus loin et sortir de la ville, s'aventurant dans les landes, brumeuses et inquiétantes. C'était une nuit presque noire, faiblement éclairée par un croissant de lune, une faible lueur qui ne dérangeait pas Gaïa, bien au contraire. Une seule chose venait troubler sa quiétude, et c'était les pleurs du petit qui ne parvenait pas à se calmer.

Eloignée de la ville, galopant au milieu des plaines, elle ne s'arrêta qu'une fois certaine d'être assez loin et seule. La louve posa un instant le paquet de viande qu'elle tenant dans sa gueule pour guetter les alentours, scrutant le danger, et l'enfant se tut enfin. Rien...Seulement le vent caressant les feuillages, quelques hurlements lointains, et des insectes. Elle était en sécurité.

Le silence...Enfin. C'était agréable. Humant l'air et la fraîcheur environnante, la louve posa ensuite son regard sur l'enfant, à peine âgé de quelques mois, qui la fixait avec de grands yeux, à la fois émerveillé par la créature qui l'avait kidnappé, et terrorisé par le danger qu'il pressentait. Gaïa, elle, l'observait de ses yeux glacés, salivant encore, léchant doucement la joue de son repas qui sentait monstrueusement bon. L'enfant ne pleurait plus. Elle reprit dans sa gueule le petit pour aller se poser auprès d'un arbre entouré de buissons, se mettant à l'abri de quelques regards indiscrets. Elle aimait l'intimité, surtout quand il s'agissait de jouer avec un mets de choix.
Doucement, l'animal déposa le petit humain sur le sol mousseux, au pied de l'arbre et se coucha à ses côtés, le fixant amoureusement. A ce moment là, il n'y avait rien d'autre que son appétit et son plaisir qui comptait, c'était l'animal qui parlait, et non pas la part humaine de Gaïa, comme courcircuitée par les efforts considérables qu'elle avait fourni pour réprimer ses bas instincts. L'enfant en face de ses yeux ne représentait rien d'autre qu'un morceau de viande qu'elle mourrait d'envie de savourer.

Dans l'obscurité et le silence le plus total, les deux protagonistes s'observaient mutuellement. Elle n'avait plus qu'à planter ses crocs dedans, enlever ce brin de vie, cette minuscule vie insignifiante.

Oui, alors qu'elle léchait tendrement le petit, dorloté entre ses deux énormes pattes, elle se mit à chanter une berçeuse, lui rappelant son enfance et réveillant imperceptiblement une part d'elle qu'elle avait mise de côté ces derniers jours...Elle hésita un instant, et ce fut l'hésitation de trop. Alors qu'elle s'apprêtait à dévorer le petit, elle fut prise d'un spasme qui effraya le petit et l'empêcha de planter ses crocs dedans. Déboussolé, l'animal se redressa et recula, agitant frénétiquement la tête, comme piqué par une violente et puissante douleur, s'empêchant de hurler, avant que son image ne s'évanouisse dans la brume, laissant place à une silhouette de jeune femme, à genoux, se tordant de douleur.


- Merde, merde et MERDE !  Jura t-elle dans un murmure, grimaçant de colère et de douleur, tapant du poing sur le sol. Elle n'aurait pas du hésiter, cette hésitation coupable et trop morale pour être en phase avec les instincts sanguinaires de la louve qui l'habitait. Elle était contrariée, et c'était sa façon de lui faire savoir.

Elle releva la tête, fusillant du regard le nourrisson qui pleurait à présent, responsable de ce changement brutal et désagréable de forme qui l'empêchait de déguster comme il se devait ce met de choix et extrêmement difficile à s'approprier. Toujours à genoux, elle se rapprocha de l'enfant, à la fois excédée et désolée de cette situation. Elle s'apprêta à porter ses mains à la gorge de l'enfant, guidée par la colère, mais se ravisa et laissa échapper un long soupir d'exaspération, résignée.


- Qu'est ce que je vais faire de toi...hein ? Murmura t-elle dans un souffle, agenouillée près du petit qui pleurait encore, impuissante. Elle avança alors les mains vers lui, prête à le prendre dans ses bras pour le bercer, quand elle entendit une branche craquer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alder Vögel Drei Seele
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 03/07/2012
Race : Humain Hunter
Classe sociale : Noblesse.
Emploi/loisirs : Hunter/ Vagabonder à chercher des réponses aux questions qui n'en n'ont pas
Age : 21
Age (apparence) : Le corps laisse paraître un jeune homme, mais la ête étant recouverte d'un masque. On n'en sait pas plus
Proie(s) : Vampires, loups-garous, homonculus, chimères et mauvais alchimistes, surtout Hugues Nache
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Dim 8 Juil - 22:41

Depuis un peu moins d'une semaine Alder avait interdit à Crows de prendre la parole ou le contrôle de son corps et Geier avait pour une fois de l'importance, ayant bravé son côté très timide et lâche Geier aidait Alder dans une affaire des plus intéressantes, le genre d'affaires qui excité Crows, Alder et Geier au possible. Une histoire policière tordue où il faut garder son sang-froid et sa logique d'esprit.

Alder est sur une enquête de meurtre depuis environ cinq jours, depuis le décès d'une pauvre vieille dame dans un cimetière mort, la nuque brisée et les entrailles dévoré, mais dans le cou, aucune trace de sang n'était à déplorer, étrange... Comme si un loup-garou avait dévoré cette dame, mais impossible ou alors très peu puisque la dernière pleine lune était il y a trois jours après l'assassinat de la vieille dame. Puis, chaque lendemain un nouvel assassinat était à recenser, tous mort de la même manière et les victimes habitaient dans des villages non loin de Londres, souvent dans les landes et au sud de la ville, laissant place à une dizaine de village. Les victimes, toutes humaines, souvent jeunes, voir très jeune, des gens pensaient à un loup-garou qui ravageait les environs à la recherche de nourriture.

Alder et Geier, se partageaient mutuellement leur avis tant dit que Crows hurlait son mécontentement de ne pouvoir tuer. Les deux plus jeunes frères des Drei Seele unis dans le même corps réfléchissaient sans trouver de solutions, la manière de faire n'était pas humaine, car la violence était animalière, d'une barbarie, celle d'un loup affamé, mais d'un côté, l'intelligence des procédés n'était pas animal, mais humain, donc impossible que ce soit un loup-garou. Plus les jours avançaient, plus les Alder et Geier se croyaient devenir fou à cause de cette affaire, les meurtres étaient de la même manière, un tueur en série, inconnus du hunter schizophrène.

Heureusement une pleine lune était prévue au bout de leur troisième jour d'enquête il eut une pleine lune, ce fut la seule sortie d'Alder, ou du moins de Crows qui, durant la nuit, avaient tué pas moins de sept loups-garous sans aucune blessure, les corps furent ramenés dans le laboratoire du nouvel alchimiste de la famille Drei Seele, il était déjà plus compétent qu’Hugues Nache. Les études et expériences menaient sur les cadavres de ces monstres ont confirmé qu'ils ne pouvaient en aucun cas être responsable de ce genre d'assassinat si bien orchestré pour ces créatures trop sanguinaires. Une longue s'ensuivit avec l'alchimiste qui apprit aux deux frères l’existence des lycanthropes, une race qui peut se transformer en humain, loup et un autre animal, ils peuvent même se transformer en humain-animal mais en gardant le contrôle, des loups-garous améliorés. Dans l'esprit d'Alder, ce genre de créatures était fortement dangereux, mieux valait en avoir un comme alliés, et ces soi-disant lycanthropes savent parler le langage des animaux, c'est un bon avantage.

Finalement ce soir était enfin venu, Alder ne sachant rien de la force des lycanthropes, combien ils sont, sont-ils forts, habiles, rusés et autres compétences. Préférant vivre à mourir Alder avaient totalement repris le contrôle et seul lui agissait dans son corps. Le schizophrène avait mis son masque du lâche, ce masque en bois de frêne reprenant vaguement la forme d'un cœur, s'affinant à partir des grandes narines qui formaient le nez du masque pour se finir en une fine mâchoire avec une bouche en cul-de-poule qui possédait de multiples aiguilles en argent à cracher. Les yeux du masque étaient si grands qu'ils dépassent du visage. Les yeux grands et ronds sont décorés de multiples cercle rouges et blancs, une longue larme coule sur chaque œil. Il prit ensuite son Bloody rose, mit les cornes d'argent dans le masque du psychopathe de Crows, installa fioles d'eau bénite, crucifix de lancer en argent et sa bombe fumigène pour fuir dans une sacoche.

Alder sortis du manoir de l'Île et courut rapidement hors du Hyde park pour grimper sur un toit, comme Geier était une personne habile, il préférait se balader sur les toits, question de rapidité, discrétion et envie, sur les toits il est plus agréable de voir les étoiles de ce ciel si impur tant ses yeux ont vu de sang couler. Rapidement Alder sortis de la ville à son plus grand soulagement et piqua vers les lieux qu'il allait scruter, la chasse au lycanthrope sanguinaire était ouverte.

Le temps avait passé, plus d'une heure qu'Alder chassait et cherchait, mais il ne trouva rien. Finalement il vit au loin, au bout d'un moment une louve avec un nourrisson dans la gueule. Sachant qu'il avait trouvé sa proie, de manière agile Alder courut avec une discrétion sans nom jusqu'à l'arbre ou la louve posa l'enfant, puis il y monta pour tout observer. La louve allait mordre, tuer l'enfant quand elle hésita, ce soupçon d'hésitation arrêta la louve qui se transforma en humain après quelques paroles familières puis se demanda ce qu'elle allait faire de ce nourrisson.

Alder se dit qu'il voudrait mieux être plus malin que la bête, il prit un fruit dans l'arbre et le balança dans les herbes ce qui fit craquer une brindille, ce qui attira comme convenu l'attention de la lycanthrope et elle détourna le regard du nourrisson. D'un geste rapide comme l'éclair Alder sauta entre le nourrisson et cette humaine, posa sa main devant elle et murmura
« Pulsion », comme il ne l'avait pas hurlé la lycane fut propulsé à quelques pas du hunter et il observa l'humaine le visage voilé par son masque du lâche.

« Il n'est pas sage de tuer un nourrisson pour sur-vivre. Je suis Alder Drei Seele, Hunter de métier, n'espère pas pouvoir me tuer, l'inverse se produira. Mais je n'y tiens pas, dis-moi ton nom et pourquoi fais-tu cela. »

Il souriait malgré le masque qui cache son visage, ses yeux étaient froids, il voulait voir la réaction de cette créature à cette petite provocation.


Dernière édition par Alder Vögel Drei Seele le Lun 9 Juil - 9:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Lun 9 Juil - 2:46

Aussitôt avait-elle posé ses yeux sur le fruit fraîchement tombé qu'une ombre s'immisait entre elle et son casse croûte, murmurant un mot qui la propulsa en arrière. Ca, elle ne s'y attendait certainement pas. Affalée sur le sol, prise au dépourvu, Gaïa se releva dans la seconde, à la fois surprise et profondément agacée par ce malotru qui osait l'interrompre et à en croire son inervention, avait osé l'épier ! Pourquoi ne l'avait-elle pas senti plus tôt ? Son odorat avait-il été accaparé par le doux parfum qui se dégageait de l'enfant ? Probablement, mais comme d'habitude, elle s'était laissée distraite par son activité, délaissant le danger. Imprudente, comme toujours.

« Il n'est pas sage de tuer un nourrisson pour sur-vivre. Je suis Alder Drei Seele, Hunter de métier, n'espère pas pouvoir me tuer, l'inverse se produira. Mais je n'y tiens pas, dis-moi ton nom et pourquoi fais-tu cela. » 

La jeune femme, avec sa nonchalance habituelle haussa un sourcil, l'air contrarié tout en apposant sa main contre sa taille dans une attitude de défi. Pour qui se prenait-il ? Le regard glacial, elle le dévisagea de haut en bas, oscillant entre l'envie de rire ou de fuir, car elle était sûre d'une chose : elle avait soit affaire à un guignol, soit à un givré armé, ce qui ne présageait rien de bon. Elle étudia un instant le masque qu'il portait, qu'elle distinguait sans mal, même dans l'obscurité grâce à ses sens et le trouva tout à fait ridicule, quoi que très bien travaillé dans le détail. Son regard croisa ensuite celui du chasseur, aussi froid que le sien.

- Tout de suite les grands mots. Ce n'est pas ma faute, j'adore les enfants, ce doit être l'instinct maternel... Lâcha t-elle avec ironie. Sauf votre respect, je ne reçois d'ordre de personne, surtout pas venant d'une vermine de votre espèce. Depuis quand les hunters ne tiennent-ils pas à éliminer ceux de mon espèce ?

Elle ne tenterait rien maintenant, sans savoir à qui elle avait affaire... Il maîtrisait la magie, et ce n'était sûrement pas la seule surprise qu'il lui réservait. Vêtue d'une cape aux couleurs sombres, Gaïa, elle, n'avait sur elle que son poignard et du poison attachés à sa ceinture qui ne lui seraient guère utile en combat rapproché. Elle pourrait toujours prendre forme animale...Mais la louve féroce et sanguinaire accepterait-elle d'apparaître ? Rien n'était sûr.

Tandis qu'ils discutaient, l'enfant geignait derrière, hurlant à la mort, irritant les oreilles de la belle qui n'avait qu'une envie : celle de lui tordre le cou pour qu'il se taise enfin, même si... Mais ce n'était pas le sujet. C'était un dilemme que bien des lycans rencontraient : préserver son humanité ou vivre en total harmonie avec ses entités, l'une étant ici très protectrice et fière, mais aussi sans pitié avec la nourriture.


- Rendez le moi, il est à moi. Poursuivit-elle, la voix suave, tout en jetant un regard sur le petit ver qui gigotait par terre. Son ton s'endurcit pourtant, appuyant ses derniers mots...He oui...Elle avait faim. Déterminée, elle releva les yeux pour les plonger dans ceux de son interlocuteur, le regard dur et luisant sous le clair de lune.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alder Vögel Drei Seele
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 03/07/2012
Race : Humain Hunter
Classe sociale : Noblesse.
Emploi/loisirs : Hunter/ Vagabonder à chercher des réponses aux questions qui n'en n'ont pas
Age : 21
Age (apparence) : Le corps laisse paraître un jeune homme, mais la ête étant recouverte d'un masque. On n'en sait pas plus
Proie(s) : Vampires, loups-garous, homonculus, chimères et mauvais alchimistes, surtout Hugues Nache
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Lun 9 Juil - 10:48

Alder manqua de rire aux éclats en voyant la lycane se relever comme une pauvre enfant, mais il se calma, ce loup-garou intelligent n'était pas à prendre à la légère, elle avait ce regard froid et dur, cela le fit frisonner de plaisir, qu'il était agréable pour Alder de trouver un œil qui supporte son regard. Après qu'elle se soit relevée et en utilisant habilement l'ironie pour lui dire que c'était son instinct maternel puis, elle se mit à lui répondre, elle le prenait apparemment pour un hunter du dimanche, Alder, bien que schizophrène, avait Crows, le hunter au masque, et je ne pense pas qu'il est apprécié cette insulte, l'aigle sentait bouillir le corbeau en lui. Il nota aussi qu'elle ne recevait d'ordre de personne, cette jeune femme semblait ne pas aimer les hunters, peu lui importait.

Il se décontracta légèrement pour ne pas se provoquer de crampes, qui serait l'occasion idéale pour l'humaine mi-femme mi-animale de reprendre le nourrisson et d'entrer en fuite. L'humain se posa donc contre l'arbre l'enfant entre les jambes, il se demandait que faire, la réflexion devait se faire et intelligemment. L'enfant pleurait à présent, Alder n'avait jamais aimé les enfants qui pleurent, qu'elle ne fut pas l'envie de prendre en main le Bloody et lui loger une balle dans le crâne mais il se ravisa, bien qu'un hunter était un meurtrier, il ne pouvait tuer un humain comme ça, peu être qu'en imaginant qu'il se fasse mordre par un vampire puis qu'il renverse le pouvoir royal, Alder ferait une grave erreur en le laissant en vie. Secouant la tête les sens toujours en alerte il se retira cette paranoïa du crâne. Finalement cette jeune femme lui demanda de lui rendre le nourrisson car il était à elle. Il sourit sans être vu grâce au masque et répondit
.

-Bon, ne t'énerves pas comme ça, pour une fois que j'empêche mon fou de frère de déteindre sur mon comportement, évite de me trop me contrarier, il serait fâcheux qu'il me prenne l'envie de tuer ton repas dont je ne supporte pas les cris, et te tuer car il est possible quand dans un avenir proche tu m’insupporte d'autant plus. Répondit d'une voix calme et glaciale le schizophrène. Mais je ne tus pas ton espèce car tu es la première que je rencontre, de plus, tu es la seule bête de la nuit qui soit humaine à mes yeux, tu es n'as pas était mordus pour devenir une lycanthrope ? Ou tu n'es pas né de l'alchimie comme les chimères et homonculs . Demanda-t-il intéressé d'être sûr qu'elle ne faisait pas partie des proies à tuer.

Il soupira longuement, Alder aimerait un peu d'action, mais il était le seul des hunters qu'il connaissait qui avait réussi à trouver que ces meurtres en campagnes étaient ceux d'un tueur en série, il sourit à sa supériorité par rapport aux autres hunters et repris son sérieux pour regarder observer son interlocutrice, elle était plutôt grande, mince et musclé, un physique dans la normalité, cependant, ses longs cheveux ébène et ses yeux d'une bleue intense retinrent son attention, bien qu'il l'ait longuement fixé dans les yeux Alder aimait ce bleu infini, raison de plus pour ne pas la tuer, elle était très belle et intelligente.

-Je reprends, je suis Alder Drei Seele, et toi ? Le ton plus doux, il voulait une conversation avec elle et en apprendre plus sur cette lycane. Je suis Hunter et comme je te l'ai dit je ne tus pas les bêtes de la nuit qui sont humaines à mes yeux, comme ton espèce que je rencontre pour la première fois grâce à toi. Tu ne te demandes pas comment je t'ai retrouvé ? C'est par une longue enquête sans sommeil.

Alder ne donna pas plus de détail pour laisser le mystère planer au-dessus de cette jeune femme. Il regarda plusieurs fois à tour de rôle le nourrisson et la lycane.

-J'aimerais savoir, tu es morte de faim au point de manger un enfant qui souffre d'une maladie ? Dit-il en souriant. Cet enfant a les doigts qui présente les premiers signes d'une maladie qui désintègre lentement le corps, en le mangeant, tu finiras vraiment morte, fâcheux hein ? Et dans d'atroces souffrances car tu verras ton corps disparaître petit à petit, des doigts jusqu'à tes beaux yeux bleus.

Il rit légèrement et reprit après avoir regardé le ciel sans tâche du soir.

-Maintenant que tu viens d’échapper à une mort lente, on peut tuer l'enfant. Il sourit car il avait remarqué la maladie de l'enfant en l'observant lui puis cette brunette à tour de rôle, mais la question était sans réponse possible.

D'un geste habile le hunter prit son Bloody rose, le visa rapidement en l'espace d'une seconde car il avait laissé la place à Geier le grand tireur parmi les trois frères et tira une balle dans un bruit sourd dans le crâne de l'enfant, une violence se dégagea de l'enfant à son grand sourire, plusieurs éclats de crâne, de cervelles et même un œil valsa en l'air. Alder regardait la jeune femme pour voir sa réaction, il lui tardait grandement de la voir en colère, si elle ne gardait pas son sang-froid elle lui serait peu être pas d'une si grande utilité pour son ambition de faire d'elle un allié qui tuerait les humains trop gênants pour Alder.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Lun 9 Juil - 16:24

A mesure que le temps passait, Gaïa ne pouvait s'empêcher de froncer sensiblement les sourcils, son regard s'intensifiant et plus froid que jamais. "Son fou de frère », « déteindre sur son comportement » ? Qu'est ce que son frère avait à voir avec ça ? Ce qu'il disait n'avait aucun sens. Elle l'avait définitivement mis dans la case des hunters givrés, elle avait déjà vu des amateurs, il n'en était pas un. Alors comme ça il n'avait pas l'intention de la tuer ? Ca ne l'empêchait pas de la provoquer, était-ce une façon de la tester ? Ou jouait-il un jeu ? Elle n'avait aucune confiance en les hunters, elle les savait fourbes et prêts à tout pour agrandir leur tableau de chasse.
Imperturbable, elle le laissa parler, laissant de côté son envie de lui tordre le coup. Elle bouillonnait intérieurement, une chaleur brûlante montant doucement dans ses membres, la faisant frissonner de plaisir. Pourtant, son regard restait glacial, impénétrable et transperçait l'obscurité, ne quittant pas des yeux son bourreau. Qu'allait-elle faire ? Etait-il judicieux d'engager les hostilités ? Etait- ce un piège dont le but était de la prendre par surprise ? Etait-il plus puissant qu'il n'en avait l'air ? Elle savait pertinemment où elle se trouvait, et les landes n'était l'endroit idéal pour songer à fuir, elle était à découvert. Elle pourrait toujours prendre sa forme féline et se dissimuler dans les buissons, mais cela allait-il être suffisant ? Non, la situation pouvait parfaitement tourner à son désavantage. Maintenant la question était : quand allait-elle fuir? Il reprit la parole, adoucissant le ton.


- … Je suis née comme ça, ça ne fait pas de moi un Être humain et pour cette raison, mon nom n'a pas d'importance. Si vous en voulez absolument un, donnez m'en un. Répondit-elle l'air désinvolte. Pourquoi lui donner son nom ? Pour lui permettre de le plaquer sur la tête qui lui servira de trophée ? Ou encore pour pouvoir la pister si jamais elle lui échappe ?Non, cela n'avait aucun intérêt.

Alors il la suivait depuis plusieurs jours. Rassurant, mais pas surprenant. Gaïa savait pertinemment qu'elle avait été imprudente ces derniers temps, mais le besoin de sang avait été plus fort que sa raison. Non, ce qui était surprenant, c'était qu'elle ne l'ai pas flairé jusque là, elle devait être plus attentive. Il fallait dire qu'elle n'avait pas l'habitude jusqu'à aujourd'hui de chasser dans les grandes villes, dans les villages, tout était plus simple. Ici, elle n'était à l'abri nulle part et la chasse devenait une discipline à part entière.
Il se mit alors à regarder son petit trésor, un peu trop à son goût. Un grognement sourd se fit entendre, laissant deviner son mécontentement. De quoi se mêlait-il?


- J'aimerais savoir, tu es morte de faim au point de manger un enfant qui souffre d'une maladie ?

Qu'est ce que ça pouvait bien lui faire ? Après tout elle avait un excellent système immunitaire, la maladie n'aurait (sûrement) pas eu le temps de se développer. Bon, après tout il n'était pas censé le savoir, mieux valait ne rien dire.

- Maintenant que tu viens d’échapper à une mort lente, on peut tuer l'enfant.

Ben voyons. Elle s'apprêtait à lui rétorquer quelque chose lorsqu'elle le vit sortir un Bloody Rose (arme qu'elle n'appréciait guère) et exploser la tête du petit homme.

- Non !! Laissa t-elle échapper dans un cri, alors que celui du bébé venait de s'évanouir.

Elle avait tendu les bras, expression de son indignation et ne cacha même pas sa déception et sa colère. Devant le sombre tableau qui se dessinait devant elle, ses ongles s'allongèrent pour former des griffes et ses pupilles prirent la forme de celle d'un félin, elle laissa même ses croc sortir par inadvertance. Pour qui se prenait-il ? Etait-il plus légitime pour prendre la vie de ce nourrisson qu'elle ? Certainement pas. Il la privait d'un plaisir qu'il ne soupçonnait même pas, et compte tenu de son pouvoir de guérison, c'était véritablement du gaspillage !


- Vous n'aviez pas le droit ! Grogna t-elle, le fusillant du regard, la pupille rétractée, menaçant de lui sauter à la gorge. Ce n'était pas tant la vie du nourrisson, prise si brutalement qui la mettait hors d'elle, mais la façon dont cet homme s'était permit de lui ôter SA proie et la tuer comme un vulgaire animal, il ne lui faisait pas honneur. Il était à moi !

Le regard assassin, elle le contourna, fébrile, et s'agenouilla près de ce aurait dû être un festin, les mains tremblantes, et se risqua à tremper le bout de ses doigts dans le sang immaculé du cadavre encore chaud dont les restes étaient éparpillés sur l'herbe fraîche et humide. Comme absorbée par son activité, elle porta ses doigts contre les lèvres et le lécha avec une sensualité si animale qu'elle en était fascinante. Gaïa ne dégageait rien d'humain, même si elle en avait l'apparence. Comme d'autres lycans, elle avait cette particularité d'être arrivée à un stade où elle était en parfaite osmose avec ses deux entités, une harmonie qui se répercutait sur son comportement et son aura, même si il lui arrivait parfois, dans certains moments critiques comme cela avait été le cas ce soir, de laisser resurgir un peu d'humanité qui contrariait sa nature. Quel gaspillage en effet... Le sang du petit était délicieux, d'une douceur exquise qui caressait ses sens, transportant la jeune femme l'espace de quelques seconde dans une ivresse que seul le sang lui permettait d'atteindre. Elle ferma les yeux et soupira de plaisir avant de les rouvrir et les poser sur le hunter, comme anesthésiée, et donc quelque peu calmée de l'injustice qui lui avait été faite.

- Je croyais que les hunters s'efforçaient de protéger les humains, et vous êtes un, je le sens... Il semblerait pourtant que ayez perdu votre humanité. Sa voix était grave, calmée, mais la jeune femme restait d'humeur sombre et belliqueuse. La seule chose qui la retenait, c'était l'arme que tenait son adversaire, chargée de balles qui auraient pu lui être fatales.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alder Vögel Drei Seele
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 03/07/2012
Race : Humain Hunter
Classe sociale : Noblesse.
Emploi/loisirs : Hunter/ Vagabonder à chercher des réponses aux questions qui n'en n'ont pas
Age : 21
Age (apparence) : Le corps laisse paraître un jeune homme, mais la ête étant recouverte d'un masque. On n'en sait pas plus
Proie(s) : Vampires, loups-garous, homonculus, chimères et mauvais alchimistes, surtout Hugues Nache
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Lun 9 Juil - 19:36

Alder, après son coup de feu se mit à rire discrètement lorsque la lycane qui lui refusait de donner son prénom hurla sa rage contre lui, c'était hilarant aux yeux d'Alder de voir cette femme si froide, franche perdre tout son sang-froid à cause d'un nourrisson, qui... au final allait bien, il avait baratiné cette histoire de maladie pour pouvoir tuer ce gosse et montrer à la jeune femme qu'il était sérieux et froid. Il avait fait mouche, mais il recula d'un coup en voyant la femme devenir à moitié louve.

*Ce n'est pas bon Alder, fais gaffe, je crois que sous cette forme, elle tuait ses repas ! Avertit Geier *

*Ne t'en fais pas, je fais faire attention, mais j'aurais dû prendre plus de balle, j'en avais pris qu'une pour intimider cette femme, mais apparemment...le double ou le triple aurait été le bienvenue, cracha Alder visiblement énervé*

La bête qu'elle était se jeta sur le corps de l'enfant et lécha du bout des doigts le sang du nourrisson, on aurait dit un vampire dans cette position, mais le corps ne rendait pas la scène crédible, pas du tout même, après, elle posa son regard enragé sur lui et lui hurla qu'il n'avait pas le droit, mais bon, ce gosse s’insupportait au possible, il allait devenir fou si jamais il avait continué à écouter ses cris. Toujours dans son regard de haine elle lui dit qu'il avait perdu toute humanité, Alder en sourit mais Geier lui soupirait bruyamment dans l'esprit d'Alde
r.

*Bon Alder, on est venue ici pour trouver le meurtrier de ces humains, on l'a trouvé, c'est une femme lycanthrope, mais on la considère comme une humaine, on ne peut pas la tuer, tu as faits trop de dégâts, si ça continue vous allez vous entre-tuer, bien que tu gagnes il n'est pas sage de faire d'elle un ennemi si jamais elle survit... Elle pourrait réunir sa race et là, nous n'aurions aucune chance, je prends le relais, laisse-moi le contrôle du corps, je vais arranger tout ça. Il marqua une pause, prit son courage à deux mains et reprit. Et tu n'avais en aucun, aucun cas le droit de tuer ce gosse pour la simple raison qu'il pleurait, toi aussi tu as pleuré et bien plus que Crows et moi durant notre jeunesse ! Comment oses-tu ! *

Il avait osé répondre à son frère, un événement historique dans la vie du vautour, Alder ne répondit pas, signe qu'il acceptait la demande de son frère. Tout de suite cet accord le corps d'Alder changea étrangement, il devint plus humain dans sa manière de se tenir, Geier ayant à présent le pouvoir de parler murmura un peu « pauvre enfant... Alder est vraiment trop cruel » puis il regarda cette femme et s'assit au sol.

-Tu n'as plus rien à craindre, Alder m'a laissé la possession provisoire du corps que je partage avec lui et Crows, mes frères sont fous, il soupire et la regarde dans le bleue des yeux. Moi je suis le plus jeune frère des trois, je suis Geier, le frère lâche ou peu courageux.

Il devait faire plus peur que son frère à parler de cette voix douce et aimable, mais bon il était comme ça, se rappelant que la belle ne savait pas qu'ils se partageaient le corps d'Alder à trois il entreprit de lui explique la chose.

-Ça peut te paraître fou, mais nous nous ressemblons, mise à part que ce sont des animaux avec qui tu partages ton corps et ton esprit, Alder lui le partage avec ses deux frères qui se sont retrouvés dans son esprit après une mort plutôt douloureuse à cause d'un alchimiste d'État. Depuis nous partageons nos talents, nos caractères opposé dans une plus ou moins bonne entente selon les cas. Moi je suis le plus peureux mais le gentil et compréhensible des frères Drei Seele, Alder est le plus froid et réfléchi comme tu as pu le voir avec le coup du nourrisson et enfin, Crows le plus fou, sadique et psychopathe.

Geier passa sa main droite dans ses cheveux couleur sang et sourit, même si la jeune femme ne pouvait le voir. Il posa le Bloody rose sur le sol devant la jeune femme et lui dit.

-Tu ne crains rien de ça, il n'y a qu'une balle, et Alder l'a utilisé, si je te dis ça c'est que tu n'as rien à craindre, sauf si Alder reprend le contrôle de force, en outre, si tu tentes de me blesser, de me tuer ou fuir. Mais je veux juste parler. Il marqua une pause. Je suis Geier Drei Seele le plus jeune des frères Drei Seele et toi?

Tout au long de ses tirades sa voix c'était faite douce, aimable, joyeuse et calme, l'inverse d'Alder sauf pour la partie calme. Il espérait entamer un discours raisonnable, le fait de lui avoir donné son Bloody rose confirmé ses pensées et Alder n'approuva pas le moins du monde mais pour le coup il devait laisser faire son frère qui était plus apte au dialogue et à gagner la confiance tant sa naïveté était désarmante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Mar 10 Juil - 7:25

La louve entendit son murmure et haussa les sourcils, l'air perplexe. Voilà qu'il se parlait à lui-même... Dire qu'elle croyait avoir tout vu, elle tombait sur un fou armé. Décidément, elle était chanceuse ce soir ! Un hunter bon pour l'asile et qui souhaitait en plus discuter avec un monstre, c'était inouïe ; De tous les hunters, il avait fallu qu'elle tombe sur celui là ! Agenouillée, elle le regarda avec méfiance s'asseoir et déblatérer ses inepties...Elle avait gagné le ponpon ! Pourtant elle était tentée de le croire, son discours avait véritablement changé, et même l'expression de son regard (puisque c'était tout ce qu'elle pouvait percevoir de son visage). Essayait-il de gagner sa confiance ? Elle avait du mal à cerner son jeu, ainsi que le but de ses manoeuvres, puisque si il avait voulu la tuer, il l'aurait déjà fait, ou bien il l'aurait capturé, pas besoin de ces subterfuges pour arriver à ses fins. Et puis il avait une façon d'exposer les faits... était-ce réellement utile ? Pour la lycan qui n'était pas bavarde, il parlait beaucoup trop, surtout pour un chasseur, et elle trouvait cela fort perturbant. Elle n'aurait jamais, même dans ses pires cauchemars échangé plus de deux mots avec ses pires ennemis, et voilà qu'à présent, non seulement il lui avait volé son butin qui avait à présent refroidi, ce qui le rendait immangeable, mais en plus il se permettait de lui parler comme son égal...Fallait-il y chercher un sens ? Compte tenu de la folie dont il était victime (que son histoire soit vraie ou pas), elle su se convaincre que non. A présent la question était : de quelle façon y répondre ? Devait-elle en profiter pour tenter une attaque déloyale ? Ou s'aventurerait-elle dans son jeu et attendrait de trouver un moment sûr pour fuir ? A en croire ses dires, son Bloody Rose était à présent déchargé...

Elle se calma un peu, retrouvant son sang froid. Assise en face de lui, elle était prête malgré tout à bondir à tout moment, n'étant pas assez stupide pour baisser sa garde en de pareilles circonstances. Il pourrait lui siffler toutes les douceurs du monde, avec la voix la plus mielleuse du monde qu'elle n'y croirait pas. Il avait fini de parler, et elle laissa volontairement sa question en suspens. Si ce qu'il disait était vrai...Regardant tour à tour l'arme et son propriétaire, d'un geste rapide et précis, elle pris l'arme en main, la pointa entre les deux yeux de son interlocuteur et tira sans hésiter...Soit, il avait raison, c'était bien déchargé. L'air méfiant et suspicieux, sans le quitter des yeux, elle ouvrit alors le chargeur pour vérifier qu'il ne la dupait pas, et cela se confirma. Bien, elle détestait ces armes là.

L'arme toujours en main, elle se mit à la caresser du bout des doigts et à la flairer longuement tout en regardant en coin le hunter à la manière d'un animal sauvage, farouche et méfiant, mais sans une once de peur. En flairant ainsi l'arme à feu, elle s'imprégnait non seulement de son odeur, à savoir celle de Alder, mais aussi celle du Bloody Rose. Son odorat était implacable, elle était capable de reconnaître une odeur parmi milles, et celle là elle ne l'oublierait pas. L'arme puait l'argent, à un tel point qu'elle en eu des picotements dans le nez qui la firent éternuer. Elle secoua ensuite la tête, reprenant un visage plus humain et rentra sagement ses griffes. Elle s'employa alors à lui répondre, non sans une pointe de dédain.


- Gaïa...Tu devras t'en contenter, hunter. Fini la politesse. Toujours assis face à face, elle soutenait sans mal le regard de son ennmi, et finit finalement par reposer l'arme entre eux, sorte de no man's land qui les séparait et qui signait une forme de pacte de non-agression, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Pour Gaïa, c'était davantage un explosif qui menaçait de sauter à tout moment. Soit, elle était encore entière, c'était déjà un point positif.

- Parler de quoi, au juste ? De ma capture ? Depuis quand est-il d'usage de « parler » à un lycan ?Poursuit-elle, d'une façon calme mais ironique. Elle ne pu s'empêcher de sourire, l'air charmeur et assassin. Je ne suis pas naïve, quoi que tu attendes de moi, tu ne me laisseras pas vivre. Je suis une prédatrice et donc un danger pour ton espèce. Parler est inutile, soit tu me tues, du moins tu essaies...Elle sourit de plus belle, le regard amusé...soit tu me laisses partir.

Sans scier, appuyant son regard, elle passa doucement la main sous sa cape pour en ressortir un poignard qu'elle présenta face aux yeux de ce qui semblait être un jeune homme pour le garder près d'elle, s'assurant que lui n'y avait pas accès. Elle ne se voulait pas menaçante, seulement prévoyante.

- Et tu te trompes sur un point, nous ne sommes pas semblables. Mes entités et moi-même ne faisons qu'Un, ce qui ne semble à l'évidence pas être ton cas... Vérité ou pas, tu as cependant raison sur une chose, nous avons bien un point en commun : nous sommes tous les deux des monstres.

Un faible sourire éclairait encore son visage de porcelaine où brillait cependant dans le regard une lueur malicieuse. Elle ne lui pardonnerait jamais le tort qu'il venait de lui faire, et la colère continuait de bouillir au fond d'elle, mais elle s'efforçait de garder son calme, affichant un sourire, quoi qu'agressif, tout à fait inviolable. Elle n'avait pas peur, elle avait l'habitude de côtoyer le danger, et quoi qu'il se passerait ce soir, elle se le jurait, elle verrait le jour se lever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alder Vögel Drei Seele
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 03/07/2012
Race : Humain Hunter
Classe sociale : Noblesse.
Emploi/loisirs : Hunter/ Vagabonder à chercher des réponses aux questions qui n'en n'ont pas
Age : 21
Age (apparence) : Le corps laisse paraître un jeune homme, mais la ête étant recouverte d'un masque. On n'en sait pas plus
Proie(s) : Vampires, loups-garous, homonculus, chimères et mauvais alchimistes, surtout Hugues Nache
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Mar 10 Juil - 10:55

Geier regardait cette lycane qui lui avait enfin donné son prénom, Gaïa, comme cette déesse égyptienne ou grecque, il ne s'en souvenait plus et il devra le regarder en rentrant à l'Île. Plus tôt, disons quelques minutes avant, elle n'avait pas hésité à prendre le Bloody, viser et tirer entre ses deux yeux, la rapidité et la précision en étonna le vautour des Drei Seele, que cela était amusant pour Alder qui résistait à l'envie de reprendre le contrôle mais il murmura ses instructions juste après le tir de la jeune femme. Il devait en faire devenir une alliée, sa force de tir n'était plus à faire, pas le moins du monde, avec cette fille en alliée, les chasses seront plus efficaces, de plus elle avait tout à gagner en venant avec lui. Mais, Geier se méfia bien qu'il s'en doutât, Gaïa avait avec un poignard, mais il ne valait pas les dagues coniques en argent de Crows.

Il ôta à moitié son masque pour le mettre vers la droite, puis il prit le masque de l’orgueil d'Alder pour le mettre à la gauche de son visage, laissant paraître la moitié du visage d'Alder. Le visage d'un bel homme aux cheveux rouges déjà visible avec un masque au visage, un sourire tendre et un regarde de miel, c'était l'expression habituelle de Geier, avec un sourire aimable il remit le masque du lâche. Le simple fait d'avoir dévoilé la moitié de son visage déplu fortement à Alder
.

-À vrai dire, nous ne sommes pas des monstres, Alder, Crows et moi vivons en totale symbiose, nous nous côtoyons depuis le berceau et nous nous connaissons par cœur, marquant une pause il reprit. Ensuite pour ma part, tu es humaine, tu as le pouvoir de métamorphose, et je suis honnête, j'admire ce pouvoir que tu as, je t'ai vu en louve, en quel autre animal peux-tu te transformer ?

Des étoiles venaient de naître dans les yeux de Geier qui se passionnait vraiment pour les lycans, il voulait les connaître, les comprendre, le côtoyer au quotidien.

-Après, moi je ne suis pas hunter, je n'ai pas choisi de l'être, ce sont mes frères qui ont voulu, à deux contre un, tu comprends que le combat n'est pas équitable n'est pas ? Moi je veux juste courir en forêt, vivre la seule vie que j'ai déjà perdue, pour moi, les seuls hommes qui méritent de mourir sont bien les alchimistes, ces hommes magiciens qui tuent pour leur simple plaisir d'expérience... sa voix calme devenait colérique au furent et à mesure que sa dernière phrase continuait de progresser. Alors, voilà qui sont les monstres dans l'histoire, nous, on vit dans un même corps de trois manières différentes, du coup on passe pour des monstres...

Geier se leva lentement remettant le Bloody rose dans son étui pour éviter de l'oublier, regarda encore une fois le ciel pure de cette soirée, il se mit l'espace d'un instant à rêver de la mort d'Hugues Nache, l'homme que les trois frères voulaient tuer, et le plus vite possible. Il réalisa qu'il avait oublié de répondre à Gaïa sur le passage concernant une capture. Il s'empressa de calculer deux-trois phrases potables et lui répondit.

-Pour te répondre concernant ta capture, tu as tord, j'ai mentalement discuté avec Alder, et il est d'accord pour que vienne chez nous, dans notre grand manoir.

Voyant la jeune s'offusquer il reprit.

-Écoute-moi jusqu'au bout, dans mon manoir, il y a de grands espaces où un loup passerait inaperçu, ou de plus, nul ne peut suspecter notre famille de tuer, tu as besoin d'humain pour sur-vivre ? En venant dans le manoir des Drei Seele tu ne seras jamais suspecté d'être un meurtrier ou encore moins un lycanthrope. Nous...non, moi, Geier Drei Seele, en échange d'un pacte, je ne te tuerais pas, et passerais à blanc tous les assassinats que tu feras, à la seule, du moins aux deux conditions que voici ; un : Tu m'aideras, moi et pas mes frères à tuer tous les alchimistes possibles, tous mes ennemis, humains, ou non et en deuxième condition tu vivras dans notre manoir et si tu acceptes... il laissa un suspense pour reprendre ensuite. Tu pourras tuer qui bon te semble à partir du moment où tu remplis ta part du marché en assassinant les alchimistes que tu trouveras, mais pas avec un poignard, tu apprendras à te battre avec une arme blanche et une arme de poing, et peut-être, si mes frères sont d'accord, tu apprendras notre sort de magie.

Il se retourna un instant pour lui refaire face ensuite.

-Tu as tout à gagner à venir, logement, sécurité, force, nourriture, allié. Mais en échange tu n'as qu'à tuer des alchimistes humains. Plutôt avantageux comme pacte n'est pas ?

Geier avait joué cartes sur table, si ça ne marchait pas, elle mourrait, car personne ne doit avoir le droit de voir leur visage sans un serment d'allégeance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Mar 10 Juil - 23:10

Le regard de la jeune femme brillait de curiosité alors que le jeune homme ôtait son masque, laissant voir une partie de son visage, ce qui le rendait tout de suite beaucoup plus sympathique (et moins ridicule aux yeux du lycan). Il avait l'air jeune, et s'avérait loin d'être désagréable à regarder. Il souriait, ce qui la surprit ; un sourire tendre et amical auquel elle n'était pas familière, et qui n'était pas tout à fait approprié à la situation actuelle...Et finalement, cela avait quelque chose d'assez effrayant. La tendresse qu'elle lisait sur le visage du hunter provoqua chez elle une réaction de dégoût qu'elle se reteint pourtant d'exprimer, et ce, jusqu'à ce que celui-ci ne remette son masque...Décidément il en avait une panoplie. Puis il se remit à parler, espérant connaître la deuxième entité qui l'habitait. Allait-il lui demander de miauler ensuite ? Si Gaïa était extrêmement curieuse, elle n'aimait pas qu'on le soit trop à son égard. En effet, on ne pouvait pas dire qu'elle aimait s'étendre sur elle-même et partager quoi que ce soit qui la concerne. Se livrer à quelqu'un n'était pas sa tasse de thé. Parler était déjà de trop pour elle, mais dévoiler ses atouts ? Silencieuse, elle plissa légèrement les yeux, observant avec attention ceux de son interlocteur qui venaient se mettre à briller de passion. Qu'est ce qui l'intéressait tant ? Elle ne comprenait pas ce qu'il y a avait de fascinant chez elle...La prenait-il pour une bête de foire ? Si oui, il n'avait pas frappé à la bonne porte et elle lui ferait vite savoir.

- ...

Son cœur battait à cent à l'heure, elle ne savait à quoi s'attendre et était incapable de baisser sa garde. Par ailleurs, la situation était assez déstabilisante...A qui parlait-elle ? Se représenter trois personnages en un aurait pu paraître tout à fait évident pour un lycan, et pourtant, ça ne l'était pas pour elle. Geier, donc, n'avait jamais voulu être hunter...C'était donc des personnalités à part entières. C'était étrange, perturbant. Devait-elle donc considérer l'homme qui lui parlait autrement ? Etait-il autre chose qu'un ennemi ?

Impassible, elle continuait de l'écouter avec un calme exceptionnel alors que le ton montait du côté de Geier. Il ou plutôt « ils » devaient haïr les alchimistes au moins autant qu'elle haïssait les hunters, d'ailleurs...En parlant d'alchimistes, elle ne savait pas exactement de quoi il parlait. Tout cela lui était inconnu. Elle avait vaguement entendu parler de monstres appelés homonculus, mais pour le reste...l'alchimie restait pour elle un mystère, si bien qu'elle préféra se taire et le regarda se lever, faisant de même en exerçant un mouvement de recul, le poignard à la main. [/i]

-Pour te répondre concernant ta capture, tu as tord, j'ai mentalement discuté avec Alder, et il est d'accord pour que vienne chez nous, dans notre grand manoir.

Pardon ?! Il se fichait d'elle, ses yeux s'écarquillèrent avant qu'elle ne fronce les sourcils, laissant échapper un grognement. Elle s'apprêtait à s'insurger quand il reprit, la coupant net dans son élan. Elle le laissa poursuivre, à l'affût de la moindre faille dans son discours qui lui aurait permit de se mettre en fureur, sauf que finalement, son offre paraissait assez intéressante. Chasser qui elle le désirait sans crainte, avoir un toit, de l'espace... En définitive, si elle devait le croire, manger, dormir et s'amuser lui était garanti. Il lui suffirait de tuer en retour les personnes de son choix. Tuer n'était pas un problème...Et en plus il lui proposait de lui enseigner d'autres disciplines... Il titillait sa curiosité, et cela pouvait faire pencher la balance en sa faveur.

- Tu as tout à gagner à venir, logement, sécurité, force, nourriture, allié. Mais en échange tu n'as qu'à tuer des alchimistes humains. Plutôt avantageux comme pacte n'est pas ? 

D'abord réticente, en position de garde et l'air méfiant, elle y songea un instant et se dit que la proposition méritait d'être étudiée... Mais avait-elle seulement le choix ? Elle avait plutôt l'impression d'être tombée dans un guet à pan.

- Avantageux, en effet...Mais à quel prix. Elle marqua une courte pause, jouant allègrement avec son poignard, pleine de dédain et de malice. Et SI, hypothétiquement...  Elle insista lourdement sur le mot Je refusais ? Tu me proposes, en définitive, de devenir ton chien...Elle faillit prononcer les mots « Plutôt mourir », mais elle s'abstint, craignant de signer son arrêt de mort (et bon...Gaïa tenait à garder la tête sur épaule malgré tout), mais la phrase le sous entendait clairement. Avait-il oublié à qui il s'adressait ? Depuis quand proposait-on à un loup de se faire domestiquer? Car l'offre était clair : sécurité et confort contre une obéissance aveugle, en clair, il lui proposait de devenir son chien.

[i]La jeune femme ne bougea pas d'un pouce et afficha un sourire carnassier. L'offre était tentante...Mais il avait oublié une chose : il s'adressait à un loup, et on ne domestiquait pas un loup. Sa dignité n'était pas à vendre, et encore moins sa liberté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alder Vögel Drei Seele
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 03/07/2012
Race : Humain Hunter
Classe sociale : Noblesse.
Emploi/loisirs : Hunter/ Vagabonder à chercher des réponses aux questions qui n'en n'ont pas
Age : 21
Age (apparence) : Le corps laisse paraître un jeune homme, mais la ête étant recouverte d'un masque. On n'en sait pas plus
Proie(s) : Vampires, loups-garous, homonculus, chimères et mauvais alchimistes, surtout Hugues Nache
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Mer 11 Juil - 9:18

Geier soupira bien plus fort que son soupiré précédant, la jeune femme n'était pas totalement contre, ni tout à fait pour, d'après elle, il voudrait en faire un loup domestique, Gier n'y avait pas pensé le moins du monde, et puis il n'aimait pas soumettre les autres, Alder et Crows eux, aimaient ça mais Geier était trop gentil pour ce genre de chose. L'humain étant plus neutre que'hunter regardait Gaïa avec un regard désolé, visiblement triste qu'elle doute encore de lui, en même temps, Alder avait tué ce gosse de sang-froid et sa réaction était normale.

Cependant, il n'aimait pas la manière qu'elle avait de tripoter son poignard, ses gestes n'étaient pas assez fluides à son goût et il apprendra à cette lycane à se servir avec précision d'un couteau, et peut-être d'une autre arme. Il voyait en elle une sorte d'espoir, une personne comme eux, vivant à trois, devant chacun leur tour s'exprimer. Il voyait aussi en elle, la personne qui allait peu être le rendre fort, il plaçait de nombreux espoirs en cette Gaïa
.

-Sache que tu as tort Gaïa. Il n'y a aucun mauvais prix, dans le manoir de l'Île le terrain est si vaste que tous les domestiques ne pourraient surveiller tout le domaine. Il y a même un enclos et non une cage ou réside des animaux exotiques qui sont nourris par mes soins et je pense que tu pourrais vivre convenablement dans cet enclos où il te sera facile de t’échapper si je te laisse un double de la clef, ou alors que tu passes par-dessus de l'enclos. Les seules personnes à venir dans l'enclos sont des employés de confiance qui ont plus vécu dans le manoir que moi et moi-même. Il la regarde simplement. Donc, ta liberté ne sera pas altérée, et au pire pour paraître crédible auprès de mon père on mentira sur une histoire d'amour bien que je n'aime pas ce genre de mensonge, mais ça sera à discuter. Aussi, je te vois en aucun cas comme un loup domestique, ce que tu dois sûrement penser, mais je vois en toi une alliée, une camarade. Je ne te demande que de m'aider à tuer des alchimistes, je t'apprendrais tout ce que je sais à leur sujet, ainsi tu pourras les combattre sans être totalement exposer au danger.

Il marqua une pause, recula de quelques pas et l'observa à nouveau.

-En venant tu auras donc, liberté, vie, chasse, tranquillité, alliés, entraînement, hausse de force, nourriture, et une tranquillité à toute épreuve. Après, à toi de voir, moi je rentre à l'Île, si tu veux venir j'en serais vraiment heureux, si jamais tu ne viens pas...tant pis...

Il se retourna ensuite et entama une marche lente pour lui laisser le temps de revenir, s'il ne l'entendait pas revenir, Crows ou Alder prendra le contrôle et ils tueront cette belle lycane. Sa dernière carte s'est abattue et il espère qu'elle marchera.

[HRP : Suite du Rp d'Alder à l'Île, je lancerais le sujet si jamais Gaïa vient, sinon on reste ici pour d'agréables surprises./HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaïa Healey
Membre de l'Ombre
avatar
Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 07/06/2011
Race : Lycanthrope
Classe sociale : Vagabonde
Age : 23 ans
Entité n°2 : Chat
MessageSujet: Re: Un repas contrarié... Mer 11 Juil - 17:15

Elle n'aimait pas la façon dont il la regardait, elle n'y était pas habituée. Elle l'écouta parler et ne pu s'empêcher de faire la moue en croisant les bras, vexée. Son discours était convaincant, mais ça ne faisait pas de la lycane quelqu'un de convaincu, incrédule; Et finalement, c'est sa grande curiosité qui l'amena à revoir sa position: quel vilain défaut. Si la jeune femme était friande de chasse à l'homme, elle avait aussi une grande soif de savoir, et c'est d'ailleurs ce qui l'avait poussé à l'origine à migrer vers la capitale.
La louve en elle gronda, elle n'était clairement pas d'accord avec cet arrangement, quant à sa deuxième entité, aussi curieuse que Gaïa, et appréciant autant le confort qu'une chatte de salon, elle n'y opposait aucune résistance. Qu'allait-elle choisir? Cela faisait des mois qu'elle errait à Londres et ses régions environnantes, rendant service à certains paysans contre la pitance et en tuant d'autres pour son plaisir. Etait-ce la vie qu'elle souhaitait mener? Son désir le plus profond et le plus insoupçonnable était au bout du compte de s'intégrer, mais elle avait bien compris qu'elle n'y parviendrait jamais. Mais cela la condamnait-elle pour autant à vivre comme une paria? Pensive, elle regarda l'homme s'éloigner lentement, tiraillée.
Silencieuse, elle jeta un coup d'oeil au cadavre du nourrisson dont les restes s'étalaient sur l'herbe fraîche, recueillant déjà la rosée du matin... Elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Doucement, elle se pencha dessus et le flaira à la façon d'un animal, cherchant apparemment quelque chose de précis, puis elle s'arrêta. Elle avait trouvé ce qui l'intéressait. La jeune femme sortit alors sa main droite de sa cape et la plongea au milieu des restes de la cervelle du petit, jusqu'au moment où elle ressentit un picotement au niveau de son index. Elle touchait au but. Délicatement, elle prit entre ses doigts le petit projectile à coque d'argent et s'empressa de le placer dans une petite bourse où se trouvait déjà le pendentif en argent de la jeune huntress avant de la refermer aussi vite. Elle détestait ces armes là décidément...
L'air contrarié, elle se releva, jetant un dernier regard à son festin qui pourrissait déjà sous ses yeux. Des charognards iraient sans doute dévorer ses restes dans l'heure qui suivrait...Elle secoua la tête, exaspérée, quel gâchis. Ce hunter n'avait pas le sens des valeurs ni la moindre pitié. Elle tourna la tête vers la silhouette qui s'éloignait lentement, il semblait l'attendre. Elle devait prendre une décision à présent.

Il n'était pas fiable, en tout cas pas ses deux frères, et rien ne lui garantissait qu'il disait vrai. Il aurait très bien pu demander à un autre hunter de faire ce travail, pourquoi aller chercher un lycan, et un meurtrier de surcroît? Ca n'avait aucun sens. Peut-être son espèce l'intéressait-il... Mais de quelle façon? Elle ne connaissait même pas son niveau, peut-être était-il plus judicieux de fuir, ou pas. Après tout, elle pourrait très bien le faire si il s'avérait moins habile qu'elle l'espérait, après l'avoir tué, cela allait de soi, et s'il l'était, elle avait tout à y gagner et tout à perdre si elle fuyait, car allait-il seulement la laisser fuir? Trop de questions se bousculaient dans sa tête, et hésitante, elle finit par emboîter le pas timidement, poussée par l'envie de savoir, le suivant de loin, en silence.

[HRP: Suite sur l'île donc]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Un repas contrarié...

Revenir en haut Aller en bas

Un repas contrarié...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Repas du tournoi» Réflexion autour d'un repas [PV]» Un bien beau repas satisfaisant [Rp terminé]» Repas triste» Eviter de se sentir ballonné après les repas
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ombre de Londres :: A l'extérieur de Londres :: Périphérie londonienne :: La Lande-