L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Concours n°1: En haut d'un escalier. [abandonné]

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Adhéna
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Emploi/loisirs : aller dans des salons, ou des galeries d'art,...
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Age (apparence) : 17
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MessageSujet: Concours n°1: En haut d'un escalier. [abandonné] Sam 8 Mar - 21:36

Chers Londonniens, j'annonce le concours n°1 ouvert!

Sujet: Vous êtes dans une vieille batisse de Londres, des bruits étranges se font entendre à l'étage du dessus. Imaginez ce que vous allez découvrir en gravissant les marches de ce sombre escalier...





Critères de réussite: celui qui aura fait la description la plus originale et la plus appréciée du jury sera déclaré vainqueur.


Bonne chance à tous!
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MessageSujet: Re: Concours n°1: En haut d'un escalier. [abandonné] Ven 18 Avr - 20:26

Sylphien en se promenant dans les rues de Londres plongées dans la pénombre, respirait toujours ce brouillard qu'il aimait tant. Il sentait une vigueur nouvelle et puissante se répandre en lui. Le sang. Voilà la vraie force, le véritable pouvoir de l'existence. Lui, maître de la brume, inhalant la vie en une gorgée de sang, pour l'enchaîner à lui.

*Quel régal ce repas à la faible lueur d'un lampadaire.*, pensait-il en faisant glisser sa lèvre inférieur entre ses canines saillantes.

"Le roublard" continuait ainsi son errance londonienne, rempli de puissance et de souvenirs enivrants.
Il souriait encore de ce plaisir lorsque ses pas ralentirent progressivement pour se planter devant l'ouverture d'un vieux bâtiment. Celle-ci semblait être obstruée par des planches. Intrigué et n'ayant pas d'autre but, Sylphien s'en approcha, leva une de ses jambes pour défoncer plusieurs planches et les observa s'écraser à l'intérieur de la bâtisse.
Il entra.
Au premier de ses pas le plancher crépita. Le craquement se répandait en un léger écho qui se mélangeait à d'autres sons. Ces derniers n'étaient pas du à la démarche de Sylphien. Non. Des bruits étouffés semblaient provenir du dessus.
Le vampire continuait sa progression parmi un décor alternant entre poussières et bois miteux.


Tournant à l'angle d'un couloir, Sylphien aperçut un escalier éclairé par une haute fenêtre. Celle-ci projetait une lumière intrigante et plutôt indéfinissable même pour un suceur de sang. Par des rayons d'un bleu laiteux, cette source de lumière mettait vivement en évidence les marches menant à l'étage supérieur. Une ambiance ensorcelante s'en dégageait. Comme irrésistiblement attiré par cette vision mais également par les sons devenus plus clairs à mesure de sa progression, Sylphien gravissait les marches, toujours d'un pas lent et léger. Il monta ainsi trois escaliers avant d'arriver à l'entrée du premier étage.
Un nouveau couloir mais plus court que le précédent se présentait à lui. Il observait d'un air concis, plusieurs portes toujours en bois et au nombre de sept; trois de chaque côté et une dernière au fond, faisant face à Sylphien.
Des sortes de cris étouffés accompagnés de bruits de mouvements résonnèrent de nouveau, de façon ininterrompue. Sans sursauter, le vampire accéléra ses pas. Sa curiosité telle un moustique venait constamment perturber son esprit. Il fallait qu'il trouve la cause de toutes ces nuisances sonores qui lui titillaient autant sa curiosité.
Prenant soudainement l'initiative d'ouvrir la première porte sur sa gauche, Sylphien empoigna la clenche métallique qui provoqua un bruit net et vif. D'un seul tenant la porte s'entrouvrit.
Mauvais choix.
Devant ses yeux nyctalopes se dégageait une pièce globalement vide. Très peu de meubles était présent, mis à part un ou deux cadavres de rats par-ci par-là. Mais un élément le poussa à y pénétrer malgré tout, car là, dans une lumière un peu plus claire que celle dominant les escaliers, Sylphien observait le tangage d'une branche qui frottait contre les vitres teintées d'une épaisse crasse.
Etait-ce la source des bruits devenus obsédant pour le vampire ? Non. Car de l'intérieur de cette pièce il discernait encore les mêmes bruits divers qui l'avaient poussé à entreprendre des recherches.
Ni une ni deux, le vampire tourna cette fois le dos à l'arbre grinçant, ferma la porte et en choisit une autre, c'est-à-dire celle située tout au fond. Sylphien avança, se fiant ainsi un peu plus à ses oreilles.
Cette porte là lui donna plus de difficultés. D'un coup d'épaule bien placé, Sylphien réussit à l'ouvrir en dépit d'objets lourds qui semblaient vouloir bloquer l'entrée.
Ce qu'il vit dès son entrée l'étonna sur le moment.
Cet endroit-ci ressemblait à une sorte de nid de vampire où chandelles, odeurs et bruits de succion se multipliaient.
Les vampires étaient donc au nombre de quatre, tous en train de se repaître d'un seul corps aux formes féminines. Mais, à l'entrée plus ou moins fracassante de Sylphien, ils stoppèrent net leur repas, comme des enfants pris en faute d'un trop plein de gourmandise. D'ailleurs, un seul regard du nouvel arrivant suffit à leur faire comprendre leurs rangs de dominés et qu'ils devaient désormais oublier ce territoire comme étant le leur.
Tels de vulgaires rats apeurés, le quatuor vampirique déguerpissait, du sang coulant encore de leur menton, s'approchant le moins possible du dominant Sylphien. Ce dernier les suivait intensément du même regard qu'à son entrée. Une fois disparus, Sylphien s'approcha du corps toujours inerte mais en vie, baignant dans la lueur des nombreuses chandelles alentour. Au moment où il entreprit de la toucher, la jeune femme, comme ayant feint une défaillance, ouvrit des yeux verts apeurés, s'attendant encore à être victime d'une faim animale.


- Je ne vous ferai pas de mal, belle enfant que vous êtes… non, car je suis déjà bien repus.

Sylphien souriait malicieusement de sa dernière phrase. Puis, sans prévenir, il porta l'innocente dans ses bras. Elle, trop vidée de son sang, ne pipa mot.
Descendant le plus doucement possible les trois escaliers, le "sauveur" passa l'entrée de l'ancienne bâtisse, faisant cette fois totalement abstraction du délabrement. Ainsi, il se retrouva à nouveau dans son élément brumeux des rues de Londres encore endormies dans ce début d'aurore.
Sylphien pris sur sa gauche, se dirigeant vers sa propre demeure, la jeune victime dans ses bras. Comme à son habitude il se passa la lèvre inférieure sous ses canines, pour enfin disparaître au coin d'une rue.
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Alexender Von Ravellow
Hunter - "Criminel" en fuite
Date d'inscription : 11/03/2008
Nombre de messages : 329
Race : Humain
Classe sociale : Aristocrate déchu
Emploi/loisirs : Hunter / Il est recherché par le Yard et les Vampires de Jirômaru Keisuke.
Age : 25 ans
Proie(s) : Tous les Vampires, sauf Raphaël qu'il surveille maintenant sans chercher à l'assassiner. Le Comte Kei est son pire ennemi. Alexender peut aussi s'attaquer à des Loups-Garous.
Crédit Avatar : Personnage par Ayami Kojima.
MessageSujet: Re: Concours n°1: En haut d'un escalier. [abandonné] Ven 4 Juin - 15:59

Je sais que ce concours est lancé depuis longtemps, mais j'ai une envie d'écrire qui me taraude alors je vais mettre mon clavier au service de ce post! Razz

Âmes sensibles s'abstenir! 8)

*********************************************
Sophia était une petite fille comme les autres. Sa mère était boulangère et son père était mort, triste histoire de duel à la sortie d'un salon. La seule chose qui gênait la vie de cette petite, c'était qu'elle et sa mère étaient très pauvres. Aussi elle n'avait pas tout ce qu'elle voulait et ne pouvait pas acheter des jouets comme les autres enfants de sa rue. Elle savait que beaucoup étaient dans son cas à Londres et ailleurs, et qu'il fallait profiter de ce que l'on avait, mais au fond, en passant devant toutes ces boutiques où miroitaient vaisselle, poupées, jeux de bois et bonbons appétissants, Sophia se santait lésée par la vie.

Un jour qu'elle était sortit contre l'avis de sa mère, en descendant la barrière de bois qui soulignait le parapet de sa chambre, elle se blessa la jambe assez fortement au point que son éraflure saignait abondamment sous sa robe bleue. Son genoux ainsi abîmé tâcha son bel habit. Sophia savait que sa mère serait folle de rage en voyant cela et qu'elle serait privée de sortie pendant un temps qui lui paraîtrait de toute manière toujours trop long. La petite préféra s'enfuir et continuer son périple dans le soir tombant plutôt que d'affronter sa mère tout de suite.
Après avoir passé quelques rues et traversé quelques ruelles mal agencées, Sophia se mit à flâner dans une rue inconnue dont la plupart des maisons étaient abandonnées. Toutes les entrées et les fenêtres étaient condamnées par mesure de sécurité et aussi certainement pour éviter que des clochards ne prennent possession des lieux.
Mais, maligne comme une belette et petite comme une souris, Sophia trouva une façon d'entrer dans une des bâtisses fantômes. Elle passa par un trous dans un mur de jardin, arpenta pendant un moment les hautes herbes qui commençaient à se rafraichir avec la tombée de la nuit et finit par découvrir un trou pour entrer par une fenêtre.

Une fois à l'intérieur, Sophia qui n'avait pas encore peur s'aventura dans les lieux éclairés par des fissures dans les murs. Mais bientôt la petite, malgré l'habitude qu'avaient maintenant pris ses yeux, finit par trouver qu'il faisait trop sombre dans ce lieu clo pour aller plus loin. Elle fit alors demi-tour afin de sortir de la maison et rentrer chez elle. Elle reviendrait le lendemain!
Mais, alors qu'elle retraversait un couloir en sens inverse, elle fut surprise par la lumière qui émanait de sous une porte qu'elle n'avait pas ouverte. Cela ne ressemblait pas à de la lumière artificielle, on eut plutôt dit que la lune laissait ses rayons passer par-là. Sophia poussa la porte et fut étonnée de voir devant elle un escalier qui avait un pallier avec, au mur, une fenêtre non condamnée. Pourtant sûre d'avoir bien regarder de l'extérieur et d'avoir bien vérifié que tout était fermé, Sophia fut intriguée par cette étrange fenêtre.

Elle continua alors à explorer la maison, la lumière diffusée dans cette partie-là étant bien suffisante pour elle. La petite grimpa l'escalier, pétrifiée à chaque bruit de craquement de bois qu'elle provoquait: et si le tout allait s'écrouler sous ses pieds? Mais rien ne se fissura ni ne céda.

Sophia avait peur maintenant depuis un moment: chaque bruit, chaque souffle d'air, le noir, les ombres, cette étrange fenêtre, les toiles d'araignées...Pourquoi s'était-elle aventurée dans ce lieu? C'était comme si elle y avait été attirée par quelque magie.

Maintenant qu'elle était arrivée au premier pallier de l'escalier, il aurait été stupide de faire demi-tour sans voir ce qu'il y avait en haut derrière la porte! Sophia songea à revenir le lendemain à la lumière du jour ou avec une lampe mais sa curiosité était telle qu'elle voulait d'abord vérifier que cela valait la peine. Et puis rentrer signifiait se faire gronder pour sa robe...
Autant avoir une véritable raison d'être punie! Au moins elle aurait vu ce qu'il y avait dans cette maison! Jusque là elle n'avait rien vu ni rien trouver: il n'y avait plus aucun meuble, plus aucun cadre aux murs, rien que de la poussières, des planches de bois et des toiles collantes et volettantes où se pressaient des araignées aux longues pattes.

Arrivée devant la porte en haut des deux volées de marches, Sophia se pétrifia de terreur: elle entendait clairement derrière la porte des bruits de grattement et des murmures comme s'il y avait quelqu'un qui cherchait à sortir, à bout de force. Que faire? Complètement tétanisée, la petite sentit les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi était-elle venu ici!? Doucement, Sophia descendit une marche, puis deux. Les bruits cessèrent aussitôt. La jeune fille tendit l'oreille: il n'y avait plus un son! La logique et l'instinct de survie auraient dû la pousser à continuer de faire demi-tour et de s'éloigner de cette porte mais, plus fort que la mort, le sentiment d'insatisfaction et de curiosité qui l'envahissait la poussa à s'en rapprocher. Elle tendit l'oreille à nouveau devant la porte et la colla même contre le bois. Elle entendit distinctement mais murmuré quelques mots:


- Partie...Nous sommes seuls...perdus...pourquoi l'as-tu laissé partir? Abandonnés...Nous sommes perdus...La porte est fermée...

Sophia frappa alors trois coups secs à la porte pour voir s'il y avait des réactions à l'intérieur. Pour toute réponse, elle n'eut que le silence. Alors, la main tremblante, elle tourna la poignée de la porte, tout doucement, prête à s'enfuir au moindre mouvement brusque à l'intérieur. Mais rien ne semblait plus vivre. Elle poussa la porte, reculant d'un pas rapidement en la laissant finir de s'ouvrir seule. Le rai de lumière qui y pénétra laissa entrevoir à Sophia une quantité de poussière au sol qui avait été déplacée, malmenée et soulevée, comme si des oiseaux s'étaient battus là. Elle approcha un peu dans l'encadrement de la porte et vit sur le sol une quantité impressionnante de figurines de plomb et de chiffon. Des petits soldats, des poupées, des clowns et des statuettes s'entassaient de-ci de-là.
Oubliant les voix, Sophia s'avança et saisit dans chaque main une poupée. Pourquoi avaient-elles été laissées-là? Elles étaient magnifiques! Un peu poussiéreuses mais très jolie et certainement très chères! Sophia se mit à farfouiller pour rassembler les plus belles du tas qui s'étendait dans la pièce.

Et puis leurs yeux s'agitèrent, leurs bouches émirent des sons, elles l'appelèrent "maîtresse", Sophia hurla, vit des cadavres autours d'elle sous les poupées qui se levaient, des enfants, uniquement des enfants. Elle se précipita vers la porte mais elle sentit des petites mains s'accrocher à sa jupe et des gémissements au fond de la pièce se firent entendre.


- Ne la laissez pas partir! Nous sommes seuls! Aide-nous! Joue avec nous! Tu nous aimes hein? Ne fermez pas la porte!

La porte claqua, Sophie ne fit plus jamais entendre parler d'elle, sa mère ne la revit plus.

- Perdus...seuls...abandonnés...encore...

Ces êtres de chiffon et de porcelaine ne savaient pas qu'un enfant avait besoin de manger et pour les poupées, à chaque fois, l'enfant ne se réveillait plus au bout d'un mois parce qu'il n'avait plus envie de jouer avec elles...


*********************************************

Et oui, classique tout de même non? geek
Voilà je me suis un peu défoulé! ça fait peur hein?

Prenez garde aux maisons abandonnées maintenant!
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