L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Plan de bataille

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Neil Burnett
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MessageSujet: Plan de bataille Jeu 9 Aoû - 3:44

[HRP/ En provenance d'En vue d'une prochaine chasse à l'Alchimist Room /HRP]

Le lendemain après-midi, Neil poussa comme prévu la porte du magasin "Aux aiguilles de Césium". La veille, il avait entamé des recherches sur la famille Covenant, allant même jusqu’à demander à des connaissances s’ils avaient entendu parler d’eux. Vu l’importance du manoir, il les voyait bien issus de la noblesse ou de la haute bourgeoisie. Malheureusement, personne ne put lui donner de renseignements intéressants. Il ne trouva rien parmi les registres des archives, mais il n’eut guère le temps de les consulter longuement. Un peu déçu d’avoir perdu son temps, il se replongea dans ses ouvrages d’alchimie. Puisqu’il ne trouvait rien sur Lizbeth, il devait se préparer à l’affrontement avec encore plus de soin.

Il décida de conduire lui-même le cab qu’ils comptaient utiliser pour transporter l’homonculus. Il ne voulait pas mêler son cocher à cette histoire. Son épouse le regarda partir d’un regard réprobateur, sans souffler la moindre remarque. Même si Neil lui avait expliqué qu’il devait partir seul en raison de son travail, elle trouvait choquant que son mari prenne la place d’un domestique. Heureusement, l’alchimiste savait diriger des chevaux, mais conduire un cab lui parut plus compliqué que prévu. Il n’avait vraiment l’habitude des activités physiques.


*J’espère que la demoiselle ne sera pas trop agitée…* Songea-t-il.

Une fois arrivé, il s’arrêta quelques secondes avant d’entrer dans l'atelier. Il observa la vitrine, envahie par des horloges de toutes sortes. Comme pour beaucoup d’alchimistes libres, Willhelm devait avoir besoin d’une seconde activité pour vivre. Lorsqu’il passa le pas de la porte, Neil se sentit assailli par une foule de cliquetis et autres petits bruits mécaniques. Il s’avança à l’intérieur du magasin.


- Monsieur Grindhouse ? Etes-vous là ? Appela-t-il.
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Willhelm Grindhouse
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MessageSujet: Re: Plan de bataille Sam 11 Aoû - 12:29

[HRP/ Venant de l'Alchimist Room, "En vue d'une prochaine chasse"/HRP]

Lorsqu'il avait quitté l'Alchimist Room et sa bibliothèque poussiéreuse, Willhelm s'était mis à réfléchir plus vite qu'un stratège de guerre. Il avait désormais une proie. Cette Homonculus, cachée dans les tréfonds d'un manoir abandonné, allait être sa première victime expérimentale. Avec l'aide de Neil, il allait l'attraper et tirer d'elle tout ce qu'il pourrait apprendre sur l'immortalité. Mais il ne la connaissait pas et seul l'Alchimiste d’État l'avait vue et même combattue. Apparemment c'était une véritable furie, ''une folle'' avait-il dit, très forte physiquement, pâle de peau et peut-être même capable d'utiliser une forme de magie. Willhelm ne croyait guère à la magie. Pour lui, si l'Homonculus était capable de faire fonctionner des objets telles que des horloges dont le mécanisme était mort, ce ne pouvait-être qu'une manifestation de l'Alchimie.
Que savait-il d'autre sur elle ? En y songeant, elle était peut-être liée à la famille des Covenant dont elle hantait maintenant la demeure, mais comment savoir ? Était-ce donc une forme fantomatique laissée-là par la famille ? La famille avait-elle été décimée par cette créature ? Des choses étranges s'étaient forcément déroulées dans ce manoir, à moins que l'Homonculus n'aie voyagé pour finalement s'établir ici profitant de la place libre. Beaucoup de choses restait à éclaircir. Il ne fallait pas prendre à la légère les mises en gardes de Neil.

Une fois rentré chez lui, l'Alchimiste commença immédiatement à préparer son atelier et son laboratoire pour l'accueil de la créature. Même si son magasin resta aussi encombré de pantins et d'horloges, même si l'Alchimiste laissa la poussière régner en maître sur les lieux, il dégagea cependant l'accès jusqu'à son atelier puis jusqu'à son laboratoire en retrait. Lorsqu'il pénétra dans ce dernier en poussant la lourde porte de fer, ses chimères se déchaînèrent. Il en avait cinq, toutes ratées, incapables et de parler et de penser, simplement des mélanges d'animaux sans autres particularités que leur corps tordus et leurs cris désagréables. Willhelm donna un violent coup de pied dans une cage en grognant une injure. Il fallait absolument qu'il se débarrasse de ces créatures s'il voulait éviter que Neil ne se pose trop de questions. Il n'était décidément pas dans son intérêt que l’État apprenne qu'il faisait ce genre d'expériences décrétées comme interdites en dehors de l'Alchimist Room.
Une par une, les cages furent couvertes de tissus le temps que Willhelm ne sorte seringue et multiples flacons d'une étagère mal fermée. Bientôt, toutes les chimères étaient mortes, intoxiquées par leur propre sang. L'Horloger ne compatissait aucunement pour ces aberrations. Il les avait crées pour se prouver qu'il pouvait réussir à mixer différentes races animales, mais il avait échoué et ces traces d'échec dérangeaient sa vue depuis trop longtemps.
Les chimères furent immédiatement brûlées dans la cheminée de l'atelier. Leurs corps crépitant dégagèrent une odeur insupportable. Willhelm fut obligé de transmuter de l'eau et des plantes pour répandre dans la pièce une fragrance plus agréable. Un mouchoir sur le nez, il entassa les cages au fond de son laboratoire et jeta un drap dessus. Il mit un peu d'ordre dans ses flacons et dégagea les plans de travail. Bientôt son laboratoire fut prêt à recevoir une cage de bonne taille.

En se couchant, Willhelm laissa la fenêtre de son atelier ouverte, volets fermés, afin d'aérer ce dernier. Il vérifia également que l'écriteau sur la porte de son magasin était bien tourné du côté « fermé ».

Le lendemain, comme prévu, l'Horloger s'empressa d'aller acheter une cage à taille humaine. Il la trouva dans une animalerie de Chinatown, ses recherches s'avérant infructueuses du côté de Covent Garden. Il loua un fiacre et ramena l'objet lui-même jusque dans son laboratoire. Ce ne fut évidemment pas une mince affaire, d'autant qu'il tentait d'être discret alors qu'il était en plein jour. Mais fort heureusement sa rue, habituellement calme, s'avéra déserte ce matin, d'autant qu'il avait laissé sur sa boutique l'écriteau « fermé ». Cela avait dû éloigner quelques clients et badauds.
Une fois la cage en place, l'Alchimiste pris soin de refermer son laboratoire à clé. Tout était prêt.
Il monta à l'étage dans sa chambre quérir une nouvelle veste et se laissa tomber sur son canapé dans le petit salon. Un long soupir vint s'échapper de sa bouche. Il était fatigué mais surtout tellement excité qu'il avait tout le mal du monde à tenir en place.

Lorsqu'il redescendit au rez-de-chaussé, un beignet dans la bouche, il s'empressa de continuer à ranger un peu son atelier. Mais c'était peine perdue. Il avait tellement de pantins et d'horloges, si peu de place et tellement de bric-à-brac de toute sorte, qu'il ne pouvait qu'entasser par-ci par-là ses affaires. Il soupira un bon coup et abandonna son œuvre pour aller enlever la pancarte de sa porte. Le magasin n'était ni ouvert, ni fermé, Neil n'aurait qu'à pousser la porte.
Remontant à l'étage, l'Horloger se mit à tourner en rond, ruminant des plans pour attraper l'Homonculus. Il avait plusieurs bobines de cordes et ficelles en tout genre qu'il avait déjà utilisées pour attaquer ses chimères, mais ce ne serait peut-être pas suffisant. Il fallait certainement qu'il se munisse d'une arme pour éviter tout danger...Willhelm était sûr de ses capacités alchimiques et ne considérait pas que des armes puissent lui être d'un plus grand secours que ses cercles. Cependant, il voulait aussi être prudent.
Il redescendit donc au rez-de-chaussé. Farfouillant dans ses multiples tiroirs pleins de rouages et de nez, oreilles et yeux en bois, il finit par retrouver son vieux pistolet à percussion. Mais ce dernier avait prit trop de poussière et Willhelm n'avait aucune idée de l'endroit où était ''rangé'' le nécessaire à entretient de l'arme, et encore moins les munitions. Il abandonna donc le pistolet sur un de ses établis et remonta à l'étage quelque peu agacé. Arrivé dans son salon, il ouvrit plusieurs tiroirs et réussit à mettre la main sur un couteau de bonne taille. C'était tout ce qu'il avait, autant dire rien.

Le carillon de l'entrée retentit. Willhelm sursauta presque. Il entendit distinctement la voix de Neil.


- J'arrive, répondit-il en forçant un peu sa propre voix afin d'être entendu.

Déboulant comme un diable dans l'escalier de bois, le couteau à la main, Willhelm vint à la rencontre de son collègue.


- Ha, Monsieur Burnett ! Ravi de vous revoir ! Ne faites pas attention au désordre...

L'Alchimiste libre serra la main de l'Alchimiste d’État avec un sourire et lui montra son couteau.

- J'étais en train de chercher d'éventuelles armes pour nous défendre mais je n'ai malheureusement que ce piètre couteau. J'espère que votre demoiselle saura se montrer coopérative ! L'Alchimie peut nous aider, bien entendu, mais il faudrait tout de même éviter de détruire le manoir...

Willhelm rit de bon cœur, pensant clairement ce qu'il disait. En effet, à chaque fois qu'il utilisait l'Alchimie pour attraper un animal ou un homme, il ruinait une partie de la rue dans laquelle il se trouvait. Ce n'était pas un Alchimiste élégant dans sa discipline, c'était même plutôt un lchimiste brutal.

- Alors, continua-t-il en posant une main sur l'épaule de Neil, avez-vous trouvé des plans du manoir ?

Il lâcha l'Alchimist et l'invita à le suivre dans son laboratoire. Tournant la clé dan la serrure de fer, il continua :

- Je vais vous montrer mon laboratoire et la cage, je l'ai eu à prix d'or ce matin mais elle est de bonne taille et d'une conception convaincante.

La lourde porte de fer fut poussée une paire de bougies allumées et la cage se dévoila toute entière aux deux Alchimistes. Elle pouvait contenir un homme debout et faisait presque deux mètres de large. C'était suffisant.

- Comment m'avez-vous dit qu'elle s'appelait déjà ? J'ai perdu un peu le fil depuis la bibliothèque. Est-ce une Covenant que nous allons traquer ?
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Neil Burnett
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MessageSujet: Re: Plan de bataille Mer 19 Sep - 17:50

Une fois entré dans le magasin, Neil regarda autour de lui avec curiosité. Apparemment, son hôte semblait aussi passionné par son métier officiel que par sa vocation d’alchimiste. Une chance pour lui… Le noble s’approcha de l’une des horloges pour l’observer avec plus de soin. Peut-être Willhem comprendrait-il le fonctionnement de la folle mécanique du manoir Covenant ? Alors qu’il songeait à leur future expédition, Neil entendit la voix de son nouvel associé. Il se dirigea vers l’escalier, mais il eut un mouvement de recul quand il vit l’alchimiste libre se précipiter vers lui armé d’un couteau. Cependant, Willhem lui serra la main en souriant, comme s’il n’avait aucune mauvaise intention envers lui.

- Euh… Je… Je suis ravi moi aussi… Ah je comprends mieux…

Neil ne put s’empêcher de sourire lorsque son collègue parla du manoir.

- Ne vous inquiétez pas pour cela. Il est déjà en ruines, nous ne causerons de tort à personne si nous le détruisons. Je crois qu’on n’y met plus les pieds depuis des années, à part quelques badauds égarés. Il serait même plus prudent de le démolir, pour éviter qu’un inconnu ne finisse le crâne fracassé par une pierre branlante. D’ailleurs, je crois que demoiselle Lizbeth a de grandes chances de nous aider dans cette tâche.

Le noble se souvenait trop bien de l’horrible soirée qu’il avait passée là-bas. Malheureusement, il avait oublié de prendre une arme. Il n’avait pas pour habitude de se servir de ce genre de choses lorsqu’il pratiquait l’alchimie. Maintenant que son collègue le lui faisait remarquer, il se rendait compte qu’ils en auraient besoin pour capture l’homonculus.

- Il est encore possible de préparer notre défense. Sur la route, il suffira de nous arrêter dans une armurerie. Même si je n’ai pas beaucoup d’argent sur moi, je fournirai assez de garanties au vendeur pour qu’il nous donne des armes immédiatement. A votre avis, que devrions-nous choisir ? Des pistolets maintiendraient la créature à distance, mais les balles risquent de l’abîmer. Il faut qu’elle reste étudiable, quelle que soit son agressivité. Si vous avez l’habitude des couteaux ou des poignards, il serait intéressant d’en apporter.

L’alchimiste d’état se sentait incapable d’user d’une arme blanche. Il n’avait déjà pas l’habitude des pistolets, alors le reste… De plus, il savait qu’un combat à mains nues tournerait fatalement à leur désavantage.

- Si seulement nous pouvions l’endormir… Mais je ne vois pas comment. L’assommer, à part se servir d’une poutre… Il reste aussi la possibilité de l’amadouer, si elle se montre raisonnable.

Neil haussa légèrement les épaules quand Willhem lui demanda s’il avait trouvé des plans du manoir.

- Malheureusement, je n’ai trouvé aucun renseignement sur les Covenant. J’ai demandé à certaines de mes connaissances s’ils avaient entendu parler de cette famille, mais ce nom semble inconnu. A mon avis, la lignée est éteinte… A moins que les descendants ne se soient exilés loin de Londres. Du coup, je n’ai pas réussi à mettre la main sur un plan du manoir. D’un autre côté, il ne serait sans doute plus très fiable. Certains murs ont dû s’effondrer, vu l’état du bâtiment.

L’alchimiste d’état suivit son associé jusqu’à son laboratoire. Il avait hâte de voir à quoi ressemblerait la fameuse cage. Il savait que Willhem l’avait bien choisie, mais il espérait qu’ils ne rencontreraient pas de difficultés pour la transporter.

- Eh bien, elle est impressionnante ! Répondit Neil quand il vit le futur « logis » de l’homonculus. Cette créature a beau être d’une grande force, cela m’étonnerait qu’elle puisse casser des barreaux de cette taille. D’ailleurs, je crois que la force de nos bras ne suffira pas pour la déplacer. Il nous faudrait un support, de préférence avec des roues. Mais je suppose que vous avez déjà pensé à tout cela.

Neil s’approcha de la cage pour la regarder avec attention. Il prit l’un des barreaux dans une main, jugeant de la solidité de l’ensemble. Il n’y avait vraiment rien à redire.

- Elle dit se nommer Lizbeth Covenant, répondit-il quand on collègue lui demanda le nom de l’homonculus. Le « mademoiselle » sera sans doute de rigueur pour s’adresser à elle, si l’on ne veut pas qu’elle nous attaque tout de suite. Apparemment, c’est la seule habitante des lieux. Pourtant…

L’alchimiste repensa à l’étrange soirée de l’avant-veille, à ce manoir si inquiétant… A plusieurs reprises, il s’était demandé d’autres personnes n’avaient pas pu se cacher dans ces ruines sinistres. Peut-être auraient-elles pu provoquer l’emballement de l’horloge ? Mais pourquoi l’auraient-elles laissé partir ? Non, ce lieu avait excité son imagination, tout bêtement.

- Non, il s’agissait sans doute d’une simple impression… Bref ! Je pense que nous devrions prendre une certaine précaution avant de partir, au cas où cette affaire tournerait mal. En tant qu’alchimiste d’état, vous savez que je suis lié à l’Alchimist Room. Si cette créature parvenait à me blesser gravement ou pire encore, vous sauriez qui prévenir. Mais s’il vous arrivait malheur, il faudrait que je puisse avertir vos proches. Il serait plus sage que vous me donniez l’adresse de votre famille, ou le nom d’un de vos collègues si vous préférez.

Tout en discutant, Neil réfléchissait à ce qu’ils devraient mettre au point avant leur départ. Conduire le cab ne le dérangeait pas, même s’il n’était pas très à l’aise avec les rênes en main. Il espérait que les chevaux ne paniqueraient pas lorsqu’ils verraient l’homonculus. Elle ne serait pas dangereuse enfermée dans sa cage, mais elle resterait agitée. Si elle commençait à hurler, l’attelage risquait de s’emballer.

- Tant que j’y pense, je crois qu’il faudra prévoir un bâillon pour cette demoiselle, ne serait-ce que pour éviter d’effrayer les chevaux. Nous risquons aussi d’attirer la police si elle se met à crier, ce qui serait particulièrement gênant. La transporter de nuit nous protègera de la curiosité des passants, mais pas de celle des agents. Je ne vois pas comment nous pourrions expliquer la présence, ou même l’existence, d’un être comme elle dans une cage. C’est nous qui finirions enfermés finalement…
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Willhelm Grindhouse
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MessageSujet: Re: Plan de bataille Lun 1 Oct - 14:29

Enfin Neil était arrivé. Un peu tôt peut-être aux yeux de Willhelm, mais il était à l'heure. C'était lui qui avait pris du retard. Il s'était un peu trop éparpillé depuis qu'il était levé et regrettait maintenant de ne pas faire régulièrement le ménage chez lui. A force de devoir tout retourner pour trouver le moindre objet, il perdait du temps. D'ailleurs, cette histoire d'arme ne lui plaisait guère. Car, même s'il était assez doué en Alchimie pour s'assurer une bonne défense et surtout une bonne attaque, il aurait dû songer à des pistolets et des armes blanches. Il aurait dû entretenir celles qu'il avait. C'était évident qu'il aurait à s'en servir un jour, ne serait-ce que pour empêcher l'État d'entrer dans ses affaires. Oui, Willhelm était prêt à tuer un membre de l'État pour conserver son petit laboratoire secret et ses croquis malsains. C'était un Alchimiste qui ne pouvait laisser autrui gêner ses plans.

Mais pour l'heure, ce n'était pas le moment de réfléchir à tout cela. Il était descendu avec son couteau à la main, tendant l'autre à Neil avec un grand sourire. Il l'avait accueilli avec ferveur, comme un vieil ami et la discussion de la veille avait repris sur un ton enjoué.

L'Horloger fut cependant déçu d'entendre le jeune homme lui avouer qu'il n'avait rien trouvé au sujet du manoir. Avoir un plan, ou même un simple schéma, pour réussir leur entreprise eut été d'un bel effet, mais si les archives étaient vides de toute information, ce n'était peut-être pas non plus pour rien.


- Mm...fit Willhelm en s'attrapant le menton avant de sembler réfléchir.

La famille Covenant avait peut-être réellement eut des soucis avec cette femelle. L'absence de renseignement était intéressante en soit. L'Horloger ne pouvait s'empêcher d'imaginer que l'État y était pour quelque chose. Dissimuler des documents, effacer toute trace d'un lieu désormais abandonné et ignoré du monde...cela ne pouvait que cacher de bien mystérieuses expériences. C'était une raison de plus d'aller fouiner un peu là-bas.


- Dommage! Fit soudain l'Alchimiste en écartant les bras. Nous devrons nous débrouiller sans plan! J'espère que vous vous souvenez un peu de l'endroit. Lizbeth...Lizbeth...oui...c'est ainsi qu'elle se nomme donc...

Willhelm semblait dans ses pensées. Il répondait à Neil avec un soupçon de retard qui montrait bien qu'il réfléchissait à beaucoup de choses en même temps.

- Des armes? Une armurerie? Oui...peut-être...fit-il en regardant la lame émoussée de son couteau. Je pense que des couteaux et de la corde serait bien. Un pistolet chacun peut-être...c'est utile pour frapper à distance.

Willhelm n'avait pas dans l'esprit d'aller dilapider son argent dans une armurerie mais Neil semblait certain que l'Homonculus était assez dangereuse pour nécessiter ce genre de précautions supplémentaires. L'Horloger n'allait pas refuser ses idées, cela aurait été mal perçu par le jeune homme, il en était certain. Même s'il était assez confiant dans son art alchimique, partir sans arme aurait montré qu'il avait peut-être un poil d'orgueil à revendre et surtout qu'il ne prenait pas au sérieux les avertissements de Neil.

- Vous avez raison, finit-il par ajouter pour conserver sa bienveillance et éviter de le gêner. Nous passerons à une armurerie. L'Alchimie ne pourra peut-être pas toujours nous sauver. Pour le manoir, s'il est réellement en ruines il faudra d'autant plus se méfier de l'utilisation de l'Alchimie. Si le toit s'écroule sur nos têtes, s'en est fini! Ce serait bien triste de terminer notre voyage ainsi.

Continuant la discussion, Willhelm entraîna à sa suite son collègue et en vint à lui présenter son laboratoire. Ainsi, il lui montra la cage dont il avait fait l'achat le matin même.

- Oui...c'est une bonne cage, confirma-t-il en voyant Neil tester la solidité des barreaux. Et je suis d'accord pour le bâillon. Inutile de subir ses piaillements et d'ameuter Scotland Yard. Je dois avoir quelques foulards et écharpes dans mes affaires. Je vais les chercher. Vous voulez du thé? J'en ai en haut. Venez.

Il était tout simplement hors de question de laisser Neil seul dans son laboratoire. Toutes les excuses seraient bonnes pour l'attirer avec lui. Willhelm ne voulait pas prendre le risque que la curiosité du jeune homme ne soulève quelques draps et ne lise quelques documents sur les chimères. Non, il fallait rester prudent C'était un Alchimiste d'État, autant dire un chien à la solde de l'armée et des scientifiques militaires. Il était bien plus au courant des lois et il saurait certainement faire valoir son statut officiel pour le coincer et obtenir une nouvelle promotion.
Willhelm regardait souvent à la ceinture de Neil. Il cherchait la chaîne de sa montre alchimique. Les Alchimistes d'État avaient ce privilège qu'il n'avait pas: une montre à gousset qui amplifiait leur maîtrise de l'Alchimie. En y pensant, Willhelm songea à une chose terrible: pourquoi ne pas éliminer Neil une fois l'Homonculus mise en cage? Abandonner son corps dans le manoir et s'enfuir avec la bête et la montre, c'était une bonne idée...Il y songerait plus en profondeur le moment venu...

Montant les escaliers de bois, Willhelm entraîna Neil dans le salon à l'étage et l'invita d'un geste de la main à s'asseoir sur un fauteuil confortable et doux.


- Faites comme chez vous, je vous en prie.

L'Horloger sourit et disparu dans une pièce annexe avant de revenir avec un plateau, une théière et deux tasses, ainsi que deux longs foulards d'été.

- Voilà de quoi nous désaltérer et de quoi faire taire notre Homonculus! Fit-il en laissant sur la table les tasses tandis qu'il déroulait les foulards. L'un était ocre, l'autre gris. Nous pouvons en prendre chacun un pour être prêts.

Willhelm servit le thé et s'installa tranquillement. Puis, tandis que ses lunettes colorées s'embuaient alors qu'il buvait une gorgé, il jeta un regard inquisiteur à Neil par-dessus celles-ci et s'arrêta net. Il souffla et reposa bientôt sa tasse. Croisant les jambes, il prit un air un peu plus froid.

- Vous parliez de l'endormir...commença-t-il en souriant comme s'il eut un mauvais plan. Nous pourrions prendre chez l'armurier des pistolets à fléchettes utilisés dans les cirques et autres attractions qui mettent en scène des animaux. Mettre dedans un narcotique, c'est possible. Mais qu'est-ce qui nous dit qu'elle ne va pas simplement réagir violemment à la substance? Et qu'est-ce qui nous dit que c'est efficace sur un être tel qu'elle?

Se redressant, Willhelm remonta ses lunettes sur son nez et soupira.

- Humphf...Je ne connais malheureusement pas assez de choses sur les Homonculus...Mais nous pouvons essayer. Qu'en pensez-vous? Pour ma part, je comptais employer la manière forte, l'assommer un bon coup, faire exploser une partie du manoir s'il le fallait, mais l'endormir...voilà une bonne idée...Je suis peut-être un peu trop brute. Il nous la faut en bon état, vous avez raison.
L'Horloger reprit sa tasse de thé et y plongea à nouveau.

- Pour ce qui est de prévenir ma famille, Monsieur Burnett, sachez que je n'en ai plus l'ombre d'un membre. Je n'ai aucun proche. Aucun regret. J'erre seul et je ne manquerai à personne en ce bas monde. Rassurez-vous.
Pourquoi le dire ainsi? Willhelm donnait une bonne occasion à Neil de savoir que s'il venait à périr dans cette entreprise, nul ne pourrait l'inquiéter.

- Je préfèrerai éviter que l'Alchimist Room ne soit mêlée à nos affaires...murmura-t-il en finissant son thé.

La tasse reposée, Willhelm se leva d'un coup comme pour couper court à la discussion.

- Bien! Si vous êtes prêt, nous pouvons aller à l'armurerie.

[HRP/ Suite au post "Capture de la créature" au manoir de Lizbeth./HRP]


Dernière édition par Willhelm Grindhouse le Sam 6 Avr - 21:59, édité 1 fois
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Neil Burnett
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MessageSujet: Re: Plan de bataille Mer 5 Déc - 0:00

Neil acquiesça lorsque Willhelm lui demanda s’il se souvenait bien du manoir.

- Oui, je pense retrouver facilement la pièce où j’ai rencontré l’Homonculus. D’ailleurs, elle ne cherchait pas à dissimuler sa présence. Je l’ai entendue chanter à plusieurs reprises… Du moins, je crois qu’il s’agissait bien d’elle. Mais qui d’autre aurait pu chanter de toute façon, dans un manoir déserté…

L’alchimiste éprouvait toujours une sensation bizarre en repensant à la nuit dernière. Même si le manoir semblait abandonné depuis longtemps, il gardait l’impression dérangeante d’un lieu plus fréquenté qu’il ne le souhaitait. Lizbeth était-elle la seule habitante de ce champ de ruines ? Après tout, la bâtisse était grande, mais ils auraient dû attirer les autres avec tout le bruit qu’ils avaient fait. Sans parler du dérèglement de l’horloge…

*Non, se dit le noble, je m’inquiète pour rien. Il n’y a aucune raison de croire que d’autres individus errent dans un coin aussi désolé. Il est possible que quelques vagabonds ou gens perdus, comme moi, s’y arrêtent quelques heures. Mais je ne vois pas qui pourrait y vivre, en dehors de cette Homonculus.*

- L’armurerie à laquelle je pense est située sur notre chemin. Nous n’aurons pas besoin de faire de détour, ce qui nous évitera de perdre du temps. Cela ne me dérange de payer l’ensemble des armes que nous emporterons. Après tout, vous vous êtes chargé de la cage, qui a dû vous coûter plutôt cher. D’ailleurs, si vous souhaitez que je vous en rembourse une partie…

Neil observa de nouveau la cage, l’air songeur. Avant son arrivée, il craignait que son hôte n’ait pas eu le temps de trouver une prison suffisamment solide pour la « demoiselle » hystérique. Mais il s’était admirablement bien acquitté de sa tâche. Il faudrait d’ailleurs qu’il lui demande où l’on pouvait acheter un tel matériel dans des délais aussi courts. Le noble estimait donc normal de payer l’armement dont ils auraient besoin. De plus, il ne s’agirait que de frais légers pour lui. Il n’était pas sûr que Willhelm puisse se permettre de nouvelles dépenses, mais il ne voulait pas le vexer en soulignant leur différence de fortune.

- Nous risquons effectivement de détruire ce qui reste du manoir, d’autant plus que certains murs se sont déjà écroulés. Tant que nous sommes à l’intérieur, mieux vaut éviter de démolir le toit… Mais l’Alchimie peut aussi nous aider à consolider la charpente. Je pense que nous ne pourrons juger de la situation qu’une fois sur place.

Préoccupé par leur future « chasse », l’alchimiste suivit son associé à l’étage sans se poser de questions. Il ne se montrait guère méfiant envers Willhelm, mais pourquoi aurait-il dû l’être ? Après tout, il poursuivait le même but, du moins pour l’instant. En fait, il pensait que son collègue avait plus de raisons que lui de ne pas accorder sa confiance. Cependant, Neil était bien décidé à rester discret sur cette affaire d’Homonculus, y compris envers ses supérieurs. Lui aussi voulait pouvoir étudier la créature tranquillement, au lieu de devoir la livrer à l’Etat. De toute façon, il était trop tard pour revenir en arrière. L’opération aurait certainement lieu le soir même.

- Je vous remercie, répondit Neil lorsque son hôte déposa une tasse de thé près de lui. Oui, je pense que ces deux foulards conviendront. Par contre, ils seront très difficiles à attacher, car cette demoiselle Covenant a la force de plusieurs hommes ! Un narcotique… Ce pourrait être une bonne solution. Je doute que cela puisse lui faire grand mal quand on voit de quoi elle est capable. Mais il est vrai qu’il ne s’agit pas d’un être humain… L’assommer serait la meilleure solution, à condition de l’approcher d’assez près pour la frapper.

Neil réfléchit à d’autres moyens de calmer la dangereuse Homonculus, mais il ne trouva rien. Si seulement ils parvenaient à lui faire croire qu’ils faisaient partie de sa famille, ou même de ses domestiques. Durant quelques instants, il avait réussi à la tromper de cette manière. Mais le résultat était bien trop aléatoire pour qu’ils tentent leur chance.

- Oh, ne vous inquiétez pas ! Vous ne vous montrerez jamais assez brute avec elle, ajouta-t-il en souriant. En fait, c’est surtout elle qui risque de se défouler sur nous. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux emporter du chloroforme, ou d’autres produits du même genre. Peut-être ne les utiliserons-nous pas, mais ils feront sans doute la différence en cas de problème.

Le noble ne dit rien quand Willhelm lui annonça qu’il n’avait plus de famille. Il ne semblait pourtant pas souffrir de cette solitude, au contraire. Neil pouvait comprendre ce besoin de liberté, même s’il préférait largement ses obligations à un tel isolement.

- Oui, vous avez raison… Inutile de se préoccuper de l’Alchimist Room. S’il m’arrivait malheur, je vous demanderais donc de déposer mes… restes à un endroit où on les trouvera rapidement. Devant un hospice, un poste de police, un parc… Ou même dans la rue, peu importe. Je veux juste que ma famille sache ce qui m’est arrivé. Enfin… Je doute qu’ils apprennent un jour tous les détails… C’est mieux ainsi.

Neil se leva lui aussi, soulagé de mettre fin à cette discussion.

- Oui, allons-y dès maintenant. Souhaitez-vous emporter la cage ou comptez-vous repasser à votre magasin avant de partir pour le manoir Covenant ? D’un autre côté, il y a des chances que l’on nous remarque si on la déménage à cette heure-ci. Mais la rue n’est peut-être pas aussi fréquentée que je le crains… A vous de voir.

A mesure que le temps passait, l’alchimiste se sentait de plus en plus nerveux. Serait-il à la hauteur dans l’expédition qui les attendait ? Deux humains, même bien préparés, suffiraient-ils pour capturer une Homonculus aussi agressive ? Si les choses tournaient mal, peut-être ne s’en tirerait-il pas aussi bien que la dernière fois… Et si tout se passait bien, combien de temps pourraient-ils l’étudier sans attirer l’attention ?

*Il faut que j’arrête de me poser toutes ces questions, décida-t-il. Je dois juste rester concentré sur ce que nous allons faire.*
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Plan de bataille

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