L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Avoiding danger is no safer than outright exposure.

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MessageSujet: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Lun 7 Jan - 22:32

[HRP/ En venant du post "Une nouvelle vie" à Emminent's park/HRP]

Deux mois. Cela faisait deux mois que Claire avait disparu de la vie de Daniel et le deuil semblait toujours aussi lourd à porter pour lui. Deux mois qu’il traînait ce fardeau comme si la pierre tombale de sa fiancée défunte était directement posée sur son dos et l’affaissait petit à petit, le laissant dépérir. Il savait pertinemment que Claire n’aurait pas voulu ça, elle détestait quand il se morfondait seul à cause de problèmes dont il se croyait responsable. Mais alors qu’il attendait désespérément que la main douce et pâle de sa fiancée se pose sur sa joue, de tourner la tête et d’apercevoir ses boucles blondes et ses lèvres roses souriantes, il ne sentait que la froideur de Londres, sa morsure glaciale en ce mois de Mars 1842.

Assis dans le fiacre qui devait le ramener chez lui, Daniel était terriblement songeur. Le menton posée au creux de sa main, accoudé au bord de la petite fenêtre sale qui laissait défiler sous ses yeux fatigués et tristes les rues mornes et sombres de Londres, parsemée des gouttes de pluie qui glissait nonchalamment sur la vitre. Il n’était pas ravi de rentrer, loin de là. Après son escapade avec Charlotte, la nouvelle femme de chambre du domaine, il s’était pris une balle dans l’épaule de la part de son propre père et s’était évanoui. Quand il avait repris ses esprits, il était de nouveau chez lui. Etrangement, son père ne le sermonna pas, plus déçu qu’autre chose et lui proposa de prendre une semaine de repos dans leur résidence de campagne. Daniel avait accepté, ne supportant pas le regard que portait son paternel à présent sur lui, malgré toutes les horreurs qu’il avait commis. Daniel était naïf, il n’arrivait pas à s’en défaire.

Il s’y rendit donc avec une servante qu’il affectionnait particulièrement et y resta une bonne semaine. Il devait avouer que cela lui avait fait le plus grand bien, il n’avait presque pas eu de crises de somnambulisme ou alors elles étaient relativement calme et sa servante, Maria, s’était très bien occupé de lui.
Il jeta un regard vers la domestique qui était assise, droite comme un i à ses côtés, habillée sobrement mais toujours tirée à quatre épingles. C’était une femme sévère aux premiers abords, très exigeante et pragmatique mais son âge avancée faisait qu’elle était presque une mère pour Daniel et le connaissait mieux que quiconque. Et avec lui, elle avait cette autorité empreinte d’affection qu’il était assez difficile à décrire. Daniel observa son visage creusé par le dur labeur, ses cheveux gris attaché en un chignon serré et ses yeux gris qui semblaient froids comme l’acier…
Maria tourna son regard vers le jeune aristocrate qui fit mine de regarder ailleurs. Elle soupira un peu tristement en voyant son jeune maître dans cet état mais le laissa à ses pensées, comme d’habitude. Il avait l’air effrayant avec ses cernes sous ses yeux tristes, ses mèches de cheveux souples retombant devant son visage…

Soudain, le fiacre eut un soubresaut et les chevaux hennirent plaintivement alors que Paul, le cocher, cherchait à les calmer en leur parlant de sa voix grave. Daniel fronça les sourcils et s’adressa à lui pour savoir ce qu’il se passait en passant la tête par la porte. Ce dernier répondit que les chevaux avaient été surpris par un homme qui avait déboulé devant le fiacre mais qu’il n’y avait rien de grave. L’aristocrate se rassit, inquiet. Il était vrai qu’ils rentraient tard cette nuit là et que la nuit rendait beaucoup de gens nerveux à commencer par le jeune homme. Sans parler de la perspective de revoir son père qui ne l’enchantait guère. Maria dut le sentir d’ailleurs car elle posa sa main sur l’épaule de son jeune maître de façon conciliante.


-Détendez vous, sir. Tout se passera bien.

Daniel se contenta de tourner ses yeux noisette vers elle, comme cherchant une confirmation dans le regard de la vieille femme puis esquissa un sourire qui sonnait quelque peu faux avant de se retourner vers la fenêtre. A présent qu’il savait ce qui se cachait dans les ruelles de la capitale, à présent qu’il connaissait l’existence des vampires, il n’arrivait plus à ne pas être angoissé dés qu’il sortait de la demeure familiale. Même la nuit, il avait de grandes difficultés à trouver le sommeil quand il était à la capitale et son retour à Londres ne le réjouissait vraiment pas. D’autant que son épaule le faisait encore souffrir. Triturant la bague qu’il portait au doigt et qui arborait les armoiries de la famille Blake, il songea un instant à Mircea, le vampire qui l’avait recueilli et pris pour son fils. La marque sur le cou de Daniel en était la preuve formelle sans parler de la montre à gousset qu’il gardait toujours sur lui et qui était ornée des symboles qui représentait Mircea Bassarabas, l’épée, la balance et le cœur. Il n’arrivait plus à savoir si ce Mircea était un allié ou un ennemi, tout était flou dans sa tête…

Il y eut une secousse et Maria poussa un petit cri surpris en manquant de chuter sur Daniel qui la rattrapa et grogna à cause de son épaule encore douloureuse. En effet, la calèche venait de basculer, comme si on avait brisé une roue et les chevaux étaient nerveux. Le jeune noble appela Paul qui ne répondit pas et il s’en inquiéta. Fronçant les sourcils, il entreprit d’ouvrir la porte de son côté mais du forcer avec un coup de bien brutal. La porte racla le sol et se brisa en partie mais Daniel en sortit, tenant sa servante par le bras pour l’aider à descendre sans embrouille.
Quand il regarda autour de lui, il vit, dans l’ombre de la ruelle cinq individus qui lui étaient inconnus mais le visage dissimulés par l’ombre. L’un tenait les chevaux, l’autre le pauvre Paul qui avait une lame sous la gorge et les trois autres les attendaient.
Maria poussa un cri étouffé derrière ses mains prostrées devant ses lèvres et Daniel la sentit défaillir un peu dans ses mains. Cependant, même si la peur le tiraillait, il prit son courage à deux mains et les toisa.


- Personne ne veut qu’il y ait de blessés. Nous vous donnerons l’or que vous désirez, messieurs…

Sa voix tremblait légèrement mais il gardait tout de même un air digne, n’ayant pas envie de se ridiculiser devant ces hommes et encore moins devant Maria. C’était hors de question de passer pour un pleutre devant une lady. Il sentit l’air autour de lui, ils étaient prêt du quartier ouvrier de Whitechapel, un endroit malfamé certes mais il connaissait le chemin pour trouver le moyen de fuir et rentrer chez lui. Cependant, le corps tremblant de la servante âgée entre ses bras lui fit changer d’avis, elle ne tiendrait pas le coup si il tentait de fuir. Non, il était coincé.
Avec une grimace il porta la main à son porte monnaie et le tendit de sa main gantée dans le vide, attendant qu’on vienne l’acquérir, avec la ferme intention de se défendre si on cherchait à faire du mal à ses serviteurs.


Dernière édition par Daniel W. Blake le Mar 9 Avr - 22:24, édité 1 fois
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Loys Carvanello
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Mer 9 Jan - 12:05

Il était tard ce soir-là, la pluie givrante de cette fin d'hiver qui mourrait dans le printemps la journée pour luter la nuit venait se glisser sur la peau de Loys qui marchait avec Léana dans les rues londoniennes. La chimère qui dirigeait une grande famille mafieuse était en chasse, Blac, Viktor et Léonado avaient d'autres occupations, certains cherchaient des infos dans les livres, d'autres dehors ou dans le lit d'une femme bien naïve, il ne restait que Léana.

Si Loys laissait la pluie couler sur son visage sans cicatrices, la veste sur les épaules et la chemise blanche transparente à certains endroits, la jeune alchimiste elle portée un capuchon noir avec une longue et belle robe rouge brodée dans un style légèrement gothique, ses plantes dans un sachet.


-N'oublie pas, ce soir nous visons cinq hommes d'une mafia débutante qui a voulue violer puis tuer certaines prostituées de Chinatown. Glissa la chimère.

-Savons-nous ou ils se situent en cette soirée Loys . Demanda Léana entre deux claquements de dents tant elle avait froid.

-Oui, à l'entrée de la ville, ils attendraient une certain M. Blake, un riche et jeune aristocrate, un homme qui aurait perdu sa femme si j'en crois les informations que nous a dégoté Blac, ils seraient aussi du côté des fonderies et des tanneries.

-Loys ! Fit Léana interdite. Tu es fous d'aller là-bas, c'est rempli de poison, je ne pourrais pas exercer mon alchimie n'importe où !

-Te suffira de faire pousser des plantes depuis les toits non ? Répondit le chef mafieux en riant et s'engouffrant entre les premiers bâtiments des tanneries.

Loys malgré son sourire redoutait lui aussi les poisons, dans ce quartier il ne se fait presque rien de mieux en poison « naturel » pour ainsi dire. Léana avait insisté pour venir car il n'avait pas voulu lui dévoiler là où il allait, et s'il lui avait dit, le pauvre homme aurait eu droit à une séance de remontrances devant les autres membres ce qui n'aurait pas plus à Loys. En même temps il n'y a que son élite qui peut se permettre des remarques contre lui, les autres sont soit banni, tués, torturés, il y a peu de gens qui osent se permettre l’indécence de prendre de haut Loys.

Léana n'avait rien répondu et bientôt la chimère la sentie s'éclipser vers les toitures plus sûrses, ce qui n'était pas plus mal, pensa à voix basse le mafieux. Ce fut donc seul qu'il s'amusât à esquiver les flaques étranges, colorée de couleurs qui n'existe pas, des odeurs qui donnerait même à un rat l'envie de ne pas s'en approcher. Les liquides au sol semblaient creuser les rues de ces lieux à grands coups d'acides plus toxiques les uns que les autres.


*Que foutrait un aristo de mes deux pour rentrer chez lui en passant par les fonderies et les tanneries ! Il n'a que ça à foutre que de mettre en danger ses domestiques, il doit être de ceux qui laisseraient crever ses domestiques pour vivre. S'il s'en sort vivant... il va apprendre à respecter les autres, ceux qui vouent leur vie à celle d'un seul individu qui profite juste de l'argent de ses aïeux.*

Effectivement Loys ne comprenait pas ces riches hommes et femmes qui ne font rien, profitent simplement, prenant du bon temps sur le dos de leurs ancêtres qui ont si durement travaillé pour appartenir à la haute société. Loys lui se bat encore et toujours pour ses membres, qu'ils les connaissent bien ou non.

C'est finalement au bout d'un quart d'heure de marche qu'il arriva sur la route dite « sur » du quartier, mais il bifurqua dans une ruelle en attendant que ses proies se manifestent. Les odeurs lui donnaient presque envie de vomir, pourtant, il avait le cœur solide comme les tripes mais à force de rester ici il finirait malade pour un bout de temps, Léana aura de quoi le soigner.

Mais heureusement pour lui, il ne resterait pas ici longtemps, il vit d'un œil Léana sur une toiture vers la sortie de la ville en retrait, la jeune femme ne l'avait pas vu, il vit aussi cinq hommes en face de lui dans l'ombre et une voiture qui arrivait. La pluie ne semblait ne jamais s'arrêter, traverser les plafonds pour vous givrer le corps jusqu'en enfer mais ce n'était rien à côté de ce qu'allaient connaître ces cinq bleus de la mafia.

Tout alla très vite, la voiture tomba à la renverse avec une roue éclatée, elle avait beau être richement décorée, elle à peine plus solide que la porte usée par les termites du repaire de la famille Carvanello.
Le conducteur de la voiture fut pris en otage alors qu'une servante épaulée par un homme, M. Blake semblait-il sortait de la voiture.


-Au moins il ne la met pas en avant comme bouclier. Siffla presque sans ton la chimère entre ses dents.

Loys observa M. Blake tendre une bourse d'or vers les cinq hommes et il se dit qu'il était temps d'agir.

Il sortait de sa cachette, montrant bel et bien sa face de mafieux à la lune, sous la lumière lunaire il avait les traits durs, le visage sévère et les mains dans les poches et dans son pantalon, nul sauf lui le savaient à cause de son manteau sur les épaules qui masquait le bassin de la chimère.

-Vous auriez mieux fait de quitter la ville après votre échec à Chinatown bande de sale merdeux. Il cracha devant lui alors qu'il était à mis chemin. Vous pensez que des blues comme vous peuvent grimper en puissance face aux Carvanello . Il rit à gorge déployer.

-Ta gueule sale chimère ! On connaît des choses sur toi, ton passé, on menait notre enquête, on sait que tes parents sont morts comme des merdes en Italie, que tu as fui lâchement pour te réfugier à Londres et monter une mafia, mais ils sont tellement lâches dans ta famille mafieuse que tu dois te déplacer toi-même.

Un silence soudain pesa autour de Loys qui s'était arrêté, il avait fermé les yeux, il avait lentement bougé sa tête la faisant craquer pendant qu'un petit nuage couvrait la lune, couvrant son visage. Mais quand le tas d'eau vaporeuse eut fini de couvrir la lune, on put voir le visage de la chimère mais au lieu de voir un beau visage serein, on apercevait un visage couvert de cicatrices, les mains n'étaient pas épargnées et Loys avait ce regard, celui d'un loup en chasse, furieux, à qui on a tenu tête sans savoir ce dont il était capable.

Léana elle, était discrètement descendue vers M. Blake et s'était mise à côté de lui sans un bruit. Elle portait encore son capuchon et grelottait de froid, on ne voyait qu'un morceau de sa belle robe rouge.


-Rangez votre bourse M. Blake, c'est fini pour eux. Lâcha-t-elle en souriant dans le peu de visage que le capuchon ne couvrait pas.

Effectivement, en regardant Loys on voyait tout de suite les pulsions meurtrières qui le hantaient, comme s'il avait envie de les tuer du regard, de la parole, simplement les faire se décomposer, mais ce serait encore trop beau pour eux, ça serait ne pas montrer ce que savent faire les Carvanello.


-Si je me déplace ! Éclata Loys en brisant le silence. C'est pour vous montrer ce que c'est un vrai chef de mafia. Je vais vous briser les mains, vous ne toucherez plus une catin de votre vie, nos mères aussi je veux dire.

Sans attendre une réponse, une insulte, un cri, il sortit ses deux pistolets pour tirer vider avidement les deux chargeurs avec la précision qui lui était propre, des éclairs de lumière brisèrent les ténèbres des ruelles face et derrière Loys, le silence qui retombait après chaque tir se briser par les cartouches qui tombées au sol. Il n'avait usé de son pouvoir une fois, il n'en valait pas la peine.

-J'aime l'art aussi... voir des corps qui ne pourront plus marcher me fait rire...gloussa la chimère.

Les cinq hommes avaient reçu les balles dans le bassin et les jambes, des genoux éclatés, des pieds qui n'en étaient plus, tout ceci avait été d'une violence des plus brutales. Des morceaux d'os, de cartilages gisaient au sol. Les cinq hommes étaient inconscients dans leur sang au sol et Loys ria avant de lire


-Léana, fou moi ça dans l'acide qu'on a vu dans les ruelles, et ensuite appelle quelques hommes pour balancer ça à l'eau, je veux dire, en allant chercher leurs compagnons.

La jeune femme obéit sans poser de questions et partie aussi silencieusement qu'elle était arrivée pour partir faire la commission demandée par le boss.

Loys s'avança lentement en rangeant ses armes, il avait le regard toujours dur et soupira en arrivant devant M. Blake. Il le détailla, bien habillait, dignes de ces aristos qu'il ne supporte pas, un visage cerné au possible, ses valises étaient accrochées à ses yeux, pas dans le coffre pensa silencieusement la chimère. Il était brun et les cheveux un peu en bataille. Un aristo fatigué en somme.

-Avant de jouer les héros, assurez-vous d'avoir de quoi l'être M. Blake. Fit Loys en accentuant le nom du noble. Surtout que seul contre cinq, un otage et une femme dans les vapes à par mourir je ne vois pas ce que vous auriez pu faire.

Il partit s'asseoir en haut de la voiture renversée a contre lumière de la lune. Pour Loys, cet aristo ne savait pas se défendre, encore moins avoir de l'éloquence car de ce qu'il avait entendu, sans lui il aurait surtout un couteau ou une balle dans le crâne.

-Bon, sinon, que fou un aristo qui profite de la richesse de sa famille dans ce quartier putride de la ville pour rentrer dans sa maison confortable qu'il n'avait pas payée lui-même pour finalement manquer de se faire tuer si je n'avais pas été ici ? Il soupira et prit ses pistolets en main pour les jeter aux pieds de l'aristo. Je ne suis pas de ceux que je viens d'éclater, moi chuis de passage Blake.
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Mer 9 Jan - 19:17

Alors que la pluie glaciale commençait à accentuer en puissance au dessus de Londres, qu'elle semblait ne plus pouvoir s'arrêter de tomber sur les toits sombres de tuiles de la capitale, Daniel se tenait au milieu d'une ruelle, au milieu des effluves qui empestait tout le quartier des fonderies et des tanneries, dans une des grandes artères qui serpentait dans la ville.
Le jeune homme, les cheveux perlés d'humidité, tenait toujours sa servante par le bras fermement alors qu'il regardait les brigands qui s'en étaient pris à eux avec détermination, toujours sur la défensive. Même si il restait immobile, il sentait la servante âgée qui tremblait et se serrait contre lui par instinct, cherchant protection. Mais Daniel était loin de pouvoir lui promettre cette protection qu'elle recherchait, même si il était sûr qu'il refusait de fuir, tout plutôt que de voir encore quelqu'un mourir sous ses yeux par sa faute ! Et surtout pas celle qui l'avait pratiquement élevé toute sa vie !

Alors qu'il tendait son argent aux malfrats, désireux de mettre un terme à cet mascarade très vite et rentrer, une voix retentit dans la nuit, une voix sombre et autoritaire, loin d'être aimable. Le jeune aristocrate tourna son regard dans la direction de la voix et aperçu une silhouette dans l'ombre, entrouvrant les lèvres de surprise en l'apercevant. Peu importait après tout qui il était, si il avait l'intention de l'aider, Daniel n'allait certainement pas cracher sur son aide. Seulement il douta un peu de la bienveillance de ce potentiel justicier en percevant ses paroles. Que de violence dans ses mots et dans son attitude, Daniel commença à se demander si cela allait bien se terminer. Une jeune femme vint pourtant lui parler, souriante et se voulant rassurante dans ses paroles. Daniel s'exécuta à ses conseils et rangea son argent.
Et en effet, après quelques paroles à l'égard des assaillants du noble, il les attaqua.
Les balles fusèrent et leur bruit assourdissant déchirèrent le ciel. Maria poussa un cri et se réfugia dans les bras de son jeune maître, tremblante et pleurante, alors que ce dernier détournait les yeux pour ne pas assister à la fusillade. Paul le cocher du se jeter au sol pour éviter les balles et rampa jusqu'à sa voiture alors que les cheveux se cabraient, paniqués et hennissant sans cesse.

Bientôt, les bruits de coups de feu cessèrent et ne subsistait que les gémissements de douleur des brigands et quelques hennissements des chevaux que Paul tentait de calmer comme il pouvait. Daniel rouvrit les yeux et regarda le massacre. Quelle horreur se profilait sous ses yeux ! Des corps brisés gisant dans leur propre sang, c'était purement répugnant... Mais Daniel n'eut pas le temps d'examiner plus avant car Maria avait elle aussi tourné les yeux et s'était évanoui. Le jeune noble la rattrapa rapidement et assurément, se mettant à genou pour l'asseoir au sol doucement et lui tapoter la joue pour la ramener à la réalité.


- Madame Lessing ! Réveillez vous, je vous en prie ! implora t-il de sa voix muée par une certaine émotion.

Finalement, voyant qu'il n'y avait rien de très concluant du côté des réactions de la servante, il soupira et la déposa contre la voiture affaissée de façon à ce qu'elle ne se fasse pas mal et qu'elle soit à l’abri de la pluie. Puis, il fronça les sourcils et se releva pour chercher son "sauveur" des yeux.
Il l'aperçu bientôt, il s'était arrêté devant lui et le fixait d'un regard peu amène. Daniel n'aimait pas ce regard mais il restait quelqu'un de profondément calme et humble, et respectueux qui plus est. Aussi s'inclina t'il respectueusement, une main sur le cœur avant de se redresser.


- Je vous remercie humblement de nous avoir sauvé, qui que vous soyez, sir. Quant à votre remarque, je ne tenais aucunement à jouer les héros, juste à défendre ces gens qui sont précieux à mes yeux...

Il prit une pause et regarda avec plus d'attention l'homme devant lui. Assez effrayant d'apparence avec son air froid et sa peau couverte de cicatrices, Daniel gardait pourtant contenance étant d'un naturel plutôt confiant envers les autres.

- Sir, j'ai vu ma fiancé périr sous mes yeux sans que je ne puisse rien y faire. J'aurai préféré mourir bêtement en tentant de protéger ces personnes que de fuir comme un lâche et sauver ma vie... et garder ce ressentiment toute ma vie.

Daniel continuait de regarder son interlocuteur avec attention, détaillant tous ces gestes pour essayer de percer sa personnalité. Le ton qu'il employa par la suite irrita le jeune homme qui eut un léger et bref rictus tendu. De quel droit lui parlait il sur ce ton alors qu'il le connaissait à peine ? Ce n'était pas ainsi que se conduisait les gentlemen ! Daniel épousseta sa veste pour enlever les gouttes d'eau qui perlait sur cette dernière et se tourna vers Maria pour voir si son état s'améliorait, se penchant sur elle.

- Qu'importe votre avis sur les nobles ou sur ma famille, sir. Que vous me croyez ou non, je viens de la basse classe. Si vous voulez une rémunération d'une quelconque importance, voyez cela avec mon père adoptif : William Blake. C'est lui qui gère les finances de la maison.

Le jeune homme ignora l'arme que lui avait lancé l'inconnu et vit Maria revenir peu à peu à elle, et lui offrit un sourire avant de l'aider à se lever. La vielle femme était encore sous le choc mais les corps avaient été traînés ailleurs et la pluie avait nettoyer le plus gros des dégâts. Il la tenait par le bras alors que Paul revint vers eux.

- Paul, pouvez vous aider madame Lessing ? Je vais aller chercher les bagages. Les chevaux sont calmés ?
- Oui, sir. Guardian et Lys peuvent nous ramener facilement au manoir...
- Bien, merci. répondit il avec un sourire en guidant Maria dans les bras du cocher puis se dirigeait vers le coffre.

Évidemment, ce dernier était coincé comme d'habitude et Daniel dut donner un bon coup de pied dedans pour l'ouvrir, récupérant ses valises et celles de Maria. Paul se chargea par la suite d'essayer de les attacher comme il pouvait aux chevaux alors que Daniel tentait de rassurer sa servante comme il le pouvait.
Tout ce qu'il espérait à présent c'est que l'inconnu ne cherche pas autre chose d'eux, et qu'il les laisseraient partir sans encombre.
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Mar 15 Jan - 23:05

Voilà bien une semaine que Nikolaï avait débarqué à Londres. Bien que de cette ville et ce pays émane pour lui de mauvais souvenir, il s’était vu obligé d’y revenir afin qu’un groupe de Hunter le laisse enfin tranquille. En effet, le loup-garou avait traversé d’une traite sans faire la moindre pose, la distance qui séparait le sud de l’Espagne au Nord de la France pour prend un bateau, direction îles britanniques. Bien sûr le Russe fit bien attention à ne pas effectuer la traverser en période de pleine lune, raison pour la quelle il ne s’était pas arrêter durant sa fuite. Il faut dire que le loup avait l’expérience suffisante pour éviter ce genre de désagrément, après cent dix ans de vie sous l’influence de l’astre lunaire. Une fois à Londres, Nikolaï c’était chercher un emploie, si possible physique et bien payé. Son choix se porta sur un chantier dans les beaux quartiers, la construction d’un théâtre par l’un des grands pontes de la ville. C’était tout à fait le genre de choses qui lui convenait. Pas le temps de bavarder avec les autres, ou très peu, un travail qui demandaient de la force et de la prudence. Crapahuter sur les échafaudages pouvait parfois s’avérer dangereux, mais Nikolaï ne craignait pas la mort, après tout il avait bien vécu, alors à quoi bon s’en soucier. De plus à qui manquerait-il. Chaque soir l’ouvrier rentrait chez lui, dans les bas quartiers. Là bas personne ne ferait attention si certains occupants ne rentraient pas chez eux toutes les nuits et surtout celle de pleine lune.

Justement cette nuit, l’ouvrier modèle laissa place à la bête, car la lune était pleine. Nikolaï avait bien évidemment prit soin de ne pas rentrer chez lui ce soir là, quittant le travaille plus tôt pour ne mettre personne en danger. Il avait beau contrôler ses humeur bestiale, lors de la transformation et les quelles minutes qui la suivaient, personne n’était à l’abri de sa fureur. C’est donc hors de la ville que notre ami s’exila le temps de pouvoir reprendre ses esprits. De toute façon c’était en campagne qu’il allait chercher ses proies, le bétail ne pullulant pas franchement en ville, hors mi les chevaux. Mais ces bêtes là appartenaient généralement à de riche propriétaire et le russe savait par expérience que c’était ces gens là qui s’amusaient à traquer les gens comme lui. Voilà pourquoi chaque fois qu’il chassait, le Loup-garou se rendait quasi systématiquement à la campagne. Cependant ce soir là, malgré un contrôle relatif, la faim l’emporta sur la raison.

Alors qu’il se dirigeait vers des champs qu’il avait repérer trois nuit de cela, le russe sentit au loin l’odeur alléchante d’équidé en plein effort. Malgré quelques secondes d’hésitation, la faim le tenaillant, le monstre décida se suivre ce parfum plein de promesse et se mit en chasse. Restant au couvert de la végétation, Nikolaï rattrapa l’objet de sa convoitise, deux chevaux bien portant, tirant le fiacre d’un aristocrate. Encore suffisamment lucide pour ne pas attaquer sans réfléchir, la bête prit le parti de suivre ses proies jusqu’à leur destination finale. Une fois les bêtes détacher de leur attelage, ce serait moins risquer d’aller les dévoré. Sait-on jamais, le noble était peu être un hunter. Par chance, il pleuvait et le vent lui faisait fasse, masquant son odeur au équidé et lui permettant de suivre de suffisamment loin pour ne pas être repéré. C’est donc le plus silencieusement possible que le prédateur suivit son prochain repas. Arriver en ville, Nikolaï bondit sur les toits, le labyrinthe des ruelles risquant le lui faire perdre la traces du fiacre et faire de mauvaise rencontre.

L’arrivé dans le quartier des tanneries, fonderie et autres lieux mal odorant aurait pu dissuader la bête de poursuivre sa traque, mais décidément la faim lui faisait prendre de drôle de décision. Se rapprochant de l’attelage, sans pour autant se mettre à sa hauteur, Nikolaï descendit au sol et se repérant au bruit des sabots contre les pavés, continua sa traque depuis une rue parallèle. Quand lui parvient aux oreilles les échos de voix humaines, l’animal se rebiffa. Lui qui avait faim, voilà qu’on allait retarder son repas pour des histoires de malfrats. Empruntant une rue adjacente, il se rapprocha de ses proies, afin d’avoir un visuelle sur ce qu’il se passa. Dissimuler dans l’ombre, ses deux yeux bleus brillant fixé sur la scène qui se déroulait devant lui, le loup-garou patienta sagement, attendant de voir comment toute cette histoire allait finir. Malgré la faim, il se tenait immobile, aussi calme que l’eau qui dort.

Puis tout s’emballa. Un homme apparu d’une ruelle sombre, menaçant les brigands qui s’entait prit au noble. Un bref échange de parole emplit de haine, puis les coups de feu et le sang qui gicle, répandant son odeur dans l’air. Cette dernière vient chatouiller les narines de Nikolaï. Il avait beau s’être juré de ne plus manger d’humain depuis qu’il avait appris à se contrôler, il n’en restait pas moins un loup-garou comme les autres et les Hommes ses proies naturelle. Perdant peu à peu son calme, la bête commença à s’agiter, grognement faiblement, le regard fixer sur les cadavres et le sang. Il se retient comme il pu, incapable de se détourner et simplement partir à la recherche de nouvelles proies. Quand il n’en tiens pu, son derniers sursaut de lucidité lui fit porter toute son attention sur les chevaux. D’un coup il bondit de sa position, de l’autre côté de la rue, par rapport au groupe d’humain, et se rua sur les pauvres bêtes ainsi que le cocher trop proche à se moment là pour qu’il puisse l’épargner. Le corps massif du loup-garou plaqua les deux bêtes au sol, alors que sa mâchoire se refermait violemment sur l’encolure de la plus proche. Exciter par l’odeur du sang, Nikolaï se contenta d’arracher la chair, déclenchant une hémorragie massive pour la pauvre jument, pour sans attendre entamer son repas et éventrer sa proie, afin de se repaitre de ses entrailles. Pour ce qui était du coché, le pauvre homme se trouvait sous l’une des pattes avant de la créature. Impossible pour le moment de se prononcer sur son état, la bête le dissimulant dans son ombre. Du moment que rien ne le détournait de son repas, le loup-garou n'avait plus aucune raison de s'en prendre au humains autour de lui.
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Loys Carvanello
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Jeu 24 Jan - 17:53

Il le trouva vite barbant avec ses excuses misérables ce jeune aristo, ils ne les supportaient pas, bien polie, aimable, populaire si peu virile, alors que lui batailler depuis sa jeunesse pour survivre, il aimerait en tuer quelques-uns mais seulement, il ne peut pas. Cette jeune âme innocente lui servirait à renflouer son compte en banque pensait-il.

Il l'écouta encore, il avait bien perdu sa femme le jeune aristo, c'était tellement dommage, Loys qui lui avait perdu sa famille le trouve pathétique, l'amour ce n'est pas comme les parents, les parents ne se remplacent pas, nous n'en avons que deux, c'était une phrase que disait souvent Loys aux membres qui avaient perdu leur copine ou femme.

Sans dire mot il les regarda, l'aristo et ses deux esclaves se remettre en route mais il bloqua la porte du pied lorsque le Daniel s'apprêtait à la refermer.


-J'embarque, je veux mon argent tous de même, sinon, sans récompense il n'aurait servi à rien que je vous sauve, donc je vous tue. Il avait ce sourire aux lèvres, taquin, sadique, blindé d'humour noir comme il aimait.

Mais d'un coup il perdit son sourire, il sentit une chose bondir et se déplacer, qui possédait une odeur qu'il connaissait, celle du loup, un loup-garou ou un lycanthrope venait ici, mais pour Loys, c'était un loup-garou, avec cette pleine lune c'était plus que probable. Sentant la chose se rapprocher il lança soudain.


-À terre !

Mais ce fut trop tard, un loup-garou massif, trapus se chargea de plaquer les deux chevaux au sol un peu plus loin ainsi que le cocher d'un simple geste avec élan. C'était là une bête vraiment impressionnante, Loys en avait vu des loups-garous, mais des comme ça, jamais. Il regarda Daniel en ouvrant la porte.

-Là, on a un problème, des bandits c'est facile, un loup-garou faisable mais ne faite pas le fou comme je vais le faire.

Sans dire mot il alla prendre son premier pistolet et sorti le second, avec un dans chaque main il tira deux coups dans le vide, mais chacun tapa dans les murs de la ruelle où se situait la bête lupine. Ensuite, il s'approcha par-derrière et regarda le monstre les bras le long du corps.

-Tu es pitoyable, même pas foutu de contrôler ta forme animale juste en voyant un peu de sang, mais qui t'a éduqué pour que tu en sois réduit à être esclave du sang. Il marqua une pause. Cela veut dire que si je te tire une balle dans la jambe tu vas manger ton propre corps . Tu me fais pitié pauvre merde, comment un humain comme toi peut réussir à être loup-garou sans un minimum de contrôle... Hein ! Dis-le-moi montre !

Il tentait là d'user de son pouvoir d'éloquence particulière qu'il avait acquise à force du temps avec l'ADN du loup, mais aussi à croiser des loups-garous, il avait grâce à cette ADN reçu le pouvoir d'être plus que persuasif avec les loups-garous, il testait là s'il était suffisamment faible ou bien, à la limite de la résistance mentale où son pouvoir s'appliquait. Si son pouvoir marchait il pourrait soit le rendre suicidaire, ou s'en servir comme chien de compagnie qui lui devrait une dette.

Il le regarda ensuite et recula pour avoir une meilleure vue d'ensemble de la scène, après tous, un loup-garou restait relativement dangereux, quel que soit son niveau de contrôle mental.


-Eh bien, tu ne réponds pas, trop lâche pour assumer ce que tu es, ce que tu as faits, mais si tu veux, je peux toujours te tuer pour te libérer de l'honneur que tu ne mérites pas. Mais dis-moi au moins ton nom, toi qui ce soir laisses place à ta partie bestiale et non ta partie humaine qui m'empêche de te graver dans ma mémoire.

Il jouait gros à faire cette provocation, mais il n'était pas suffisamment en colère pour déployer tout son pouvoir contre cette furie de la nuit si le combat d’engagé. De plus Leroy n'était pas là, avec son pouvoir de réflexion il aurait été vraiment plus simple de pouvoir s'y prendre pour le maîtriser.
Il lança un regard ensuite à Daniel en désignant les armes sur les cadavres de ses précédents agresseurs. Il devrait aussi se défendre ou bien, l'aider, mais si une personne qui ne c'est certainement jamais servi d'une arme et une aime, Loys payerait la moitié de sa fortune pour voir ça de ses propres yeux.

La chimère attendait la riposte de la bête, et selon celle-ci, il s'emploierait à essayer de la tuer ou la mettre en fuite, mais comme il se le répétait, si son éloquence ne marche pas, il aurait du mal à le contrer.


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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Dim 27 Jan - 15:17

Alors que Paul le cocher s’activait à mettre les quelques valises de son maître et de la servante sur la jument et l’étalon qui s’était calmé grâce à lui, Daniel tenait Maria par le bras en essayant de la rassurer avec des paroles agréables. Il avait toujours été ainsi, proche de ses domestiques, plutôt sociable même en général quoique assez timide. Cependant, là où certains pouvaient le juger faible ou trop naïf, les gens de la maison considéraient Daniel comme un jeune homme touché par Dieu à la générosité sans borne. Aussi, les évènements de ces derniers mois avaient chamboulé toute la maisonnée qui faisait de son mieux pour remonter le moral de l’artiste comme ils pouvaient. Mais la perte de sa jeune fiancée et le poids des révélations auquel il avait du assister sur l’existence des créatures de la nuit minait son cœur et il se renfermait encore davantage au fil des jours.
Maria avait été témoin du malaise de son jeune maître quand elle avait séjourné avec lui dans la maison de campagne des Blake. Et malgré tous ses efforts, Daniel était resté obstinément cloitré dans son petit monde, ne cessant de peindre et de dessiner chaque jour. Mais que cela soit dehors ou dans sa chambre, le jeune homme semblait dans un état second, dans une bulle qui lui faisait ignorer tout ce qui l’entourait, à commencer par les gens. Mais malgré cela, Daniel était resté poli et bienveillant, un vrai gentleman s’il en est.

Encore à présent, il se souciait du bien être des autres avant le sien, et les paroles réconfortantes du jeune aristocrate faisait plaisir à entendre pour la vieille Maria qui l’avait vu grandir et murir sous ses yeux. Elle s’en voulait d’être si fragile et de devoir être un fardeau à cet instant, même si la vision de violence qu’elle avait entraperçue ne pouvait l’empêcher de se sentir mal.


-Ne vous en faîtes pas, sir. Je vais mieux… répondit elle avec une voix qui se voulait rassurante et un sourire.

Daniel lui répondit par un même sourire et la lâcha, mais resta prêt d’elle par précaution avant de tourner son regard vers leur « sauveur », l’analysant avec attention. Cet homme aux cheveux noirs corbeaux et aux multiples cicatrices ne pouvait s’empêcher de le regarder avec dédain visiblement, malgré les explications de Daniel. Le jeune artiste soupira, visiblement habitué à ce genre d’individus bornés et peu amènes, uniquement intéressés par l’appât du gain.
Alors que le petit groupe s’apprêtait à partir, le mafieux vint agresser de nouveau Daniel à propos de son argent et le noble le regarda avec une certaine lassitude. Était-il si bête qu’il ne pouvait pas s’exprimer autrement que par des grognements intempestifs ?


- Bien sûr que vous aurez votre argent, je vous ai donné ma parole et je la tiens toujours… même si votre comportement ostensiblement arrogant m’exaspère, monsieur.

Il avait dit le dernier mot en l’accentuant fortement. Maria en fut surpris, c’était rare que son maître réagisse avec colère, lui qui était très calme d’habitude. Il devait vraiment être à bout psychologiquement pour en venir à perdre sa noblesse habituelle et à répondre sur le même ton agressif que son vis-à-vis.
Mais le brigand sembla bien vite perdre son sourire arrogant et les enjoint à se mettre à terre alors qu’une imposante masse noire venait de déboulée dans l’allée et se jeta sur les chevaux. Daniel attrapa Maria par les épaules et la fit s’accroupir en même temps que lui par précaution alors que la bête avait renversé leurs montures à quelques mêtres. Le visage de l’aristocrate se mua en une expression de détresse quand il réalisa que Paul avait du être atteint. Il appela par réflexe son cocher mais ce dernier ne répondit pas. En regardant attentivement, il vit qu’il était coincé sous la patte de la bête, visiblement inconscient mais pas blessé trop gravement. Cette dernière était trop occupée à se repaître de la jument Lys pour s’intéresser à l’humain qui était sous elle.
Daniel sentit Maria se blottir contre lui, tremblante et pleurant, terrifiée mais l’aristocrate eut le réflexe d’analyser la créature avec attention avant de lever son regard vers la lune. Un loup garou bien entendu, la lune était pleine, quelle idée avaient ils eu de rentrer une nuit pareille ? Il se souvint alors des conseils de son père, William, sur la façon de s’occuper d’un loup garou. Tout allait tellement vite dans la tête du jeune artiste qu’il écouta à peine la voix de Loys. Il cherchait une solution, n’importe laquelle plutôt que d’abandonner l’espoir de sauver Paul. Il tourna son regard vers sa canne épée qui reposait non loin sur les dalles humides de pluies. Cette dernière était en argent, la seule façon de blesser un loup garou…

Daniel soudain réalisa que Loys étaient en train de provoquer le loup garou et il serra les dents. Mais quel imbécile ?! Voulait il la mort du cocher ou bien était il tout simplement dénué de cervelle ? L’aristocrate n’en croyait pas ses yeux. Le brigand provoquait une bête qui devait bien mesurer trois mètres de haut et devait peser des centaines de kilos ! Il allait tuer Paul avec ses âneries !
L’aristocrate fronça les sourcils en pestant après l’homme inconscient et dégaina son revolver à percussion qu’il avait à la ceinture. Car oui, malgré les pensées de Loys, ce très cher Daniel étant un aristocrate avait très vite appris à ce servir d’une arme à feu, sans parler du fait que son père était un des plus vieux hunters humains de Londres. Daniel ordonna à Maria de se cacher dans la carcasse de la calèche avant de se lever pour courir récupérer sa canne épée et la retirer de son fourreau. Puis il chercha à s’approcher du loup garou. Au moins si Loys l’occupait suffisamment longtemps, il pourrait tenter de récupérer le pauvre cocher. Du moins, s’il arrivait à faire en sorte que la bête soulève sa patte… mais il avait déjà sa petite idée. S’il était suffisamment rapide, cela pouvait marcher.

L’aristocrate, une fois à quelques centimètres de l’énorme bête eut tout de même une goutte de sueur froide qui glissa dans son dos. Elle était vraiment imposante et de là où il était, Daniel voyait parfaitement les mâchoires pleines de crocs acérés qui arrachaient des morceaux de la carcasse de la jument. Par chance, le loup garou était complètement absorbé par son repas et ne semblait pas avoir remarqué l’aristocrate. Ce dernier remarqua que Guardian, l’étalon, était toujours vivant et paniquait. Il l’appela d’un sifflement caractéristique de son soigneur et le cheval chercha à se lever avec plus d’ardeurs pour s’enfuir. Le loup garou alors eut un mouvement pour le plaquer au sol à nouveau d’un mouvement brusque et retira sa patte du corps inconscient de Paul. Daniel s’empressa alors de l’attraper par les épaules pour le faire glisser jusqu’à ce qu’il soit en sureté. Pour le reste, il espérait que le loup garou ne chercha pas à récupérer son butin. Il savait terriblement bien ce qu’il risquait s’il se faisait mordre par la bête…

Tout dépendait de la chimère à présent...
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Dim 27 Jan - 20:09

Tout chasseur sait que lorsqu’il tombe sur une meute de loup en plain repas, mieux vaut ne pas les dérangé s’il ne veut pas finir également dans leur assiette. Cependant à Londres, les chasseurs ne couraient pas les rues et les deux hommes présents ici n’en faisaient certainement pas parti. Alors que Nikolaï se repaissait tranquillement et docilement de la jument devant lui, le plus hargneux des spectateurs de la scène, après avoir tiré des coups de feu, faisant légèrement sursauter l’animal, entreprit de lui faire un brin de cosette. Malheureusement le ton employé n’avait rien aimable et les mots eux tout ce qu’il y avait de dégradant. En temps normale, la bête aurait tout simplement ignoré le discourt du mafieux, mais, les tirs et l’étrange aura que dégageait l’homme, intrigua suffisamment le loup-garou afin qu’il sorte son museau des entrailles du cheval pour écouter. La face du monstre noir était barbouillée de sang, mais sa fourrure si sombre étaient simplement englué par la substance rougeâtre qui ne pouvait que luire sous la lumière de l’astre lunaire.

Sous forme lupine Nikolaï était le plus souvent mué par son instinct, de ce fait toutes ses connaissances s’en trouvaient réduites, et heureusement pour l’orateur. Si la bête avait tout compris du discourt, nul doute qu’elle aurait bondit, cette fois-ci pour arracher la tête de la chimère. Qui était-il pour proférer de telles paroles ? Avait-il la moindre idée de ce qu’était être un loup-garou et donc dominé par les plus bas instincts une fois par mois, et devoir mettre toute ses force dans la bataille pour garder une once d’humanité ? Sûrement pas, cet homme parlait sans savoir. Il avait fallut du temps à notre russe pour en arriver au niveau de contrôle qu’il avait actuellement. Et c’était d’autant plus difficile pour lui qu’en tant que mâle dominant les hormones n’arrangeaient rien à sa bestialité. Mais comme l’animal ne comprenait pas la moitié de ce que disait l’autre, il n’avait pas vraiment de raison de se mettre en colère.


- Ot’’yebis’, grogna-t-il à l’encontre de l’importun.

C’était machinalement en russe que le loup-garou s’exprimait quand il était transformé. Les mots qu’il venait de prononcer exprimait son mécontentement, il voulait qu’on le laisse tranquille durant son repas.

Au final Nikolaï retourna à son festin avant même que l’autre ait fini son discourt. Même s’il avait retenu quelques secondes son attention, la curiosité passé rien n’empêchait le grand mâle de vaquer à ses occupations. Pas même l’humain qui tentais de le contourner pour aller appeler l’étalon qui avait survécu à l’attaque et tentai de se relever après le choc qu’il avait subit. Le loup-garou se contenta d’abord de grogner à l’approche du jeune homme, avant de reporter son poids sur ses pattes arrière et de renverser de nouveau l’équidé en voyant se relever et tenter de fuir. La jument lui suffirait sûrement à se remplir la pense, mais il était hors de question pour la bête de laisser filer un seul morceau de viande, même ceux qu’il ne comptait pas manger. Ce qui était le cas du coché, malheureusement pour le jeune homme qui tentait de le sauver. Sentant du mouvement dans son dos, Nikolaï se retourna brusquement vers l’aristocrate dans un grognement féroce et constatant ce qu’il était entrain de faire, lui asséna un violent coup de patte, l’envoyant valser plus loin. Le monstre agrippa l’une des jambes du pauvre coché pour le ramener sous lui, de sorte à le garder plus près de lui et dissuadé les autres de venir le récupérer. Pour bien appuyer son mécontentement quand aux actions des deux hommes, le loup-garou poussa un grognement puissant. Du même coup l’aura de mâle alpha que dégageait l'animal se révéla afin de bien faire comprendre qu’il était le dominant parmi les mâle en présence.. Ceci n’était alors qu’un avertissement et mieux valait pour ses intrus de ne pas le déranger de nouveau, où cette fois si leur vie serait réellement en danger. Nikolaï était certes un homme d’une grande gentillesse, mais sous l’influence de la pleine lune, elle était écrasée par la rage qui l’animait.
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Loys Carvanello
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Dim 3 Fév - 16:27

La situation ne tournée pas en l'avantage de Loys et Daniel, le loup-garou à qui ils avaient à faire était plus que coriace, car étrangement, l'éloquence spéciale de Loys n'avait aucun effet sur la bête, ses paroles auraient normalement dû le forcer à ramper à ses pieds... il ne comprenait pas.

Il l'avait regardé, l'humain, enfin, l'aristo, jouer les héros à approcher la bête pour sauver son cocher, comme si le loup-garou allait s'amuser à relâcher sa proie, le jeune homme fit envoyer valser comme un humain envoi un insecte au tapis. La chimère c'était donc d'un bond entraîné plaçait derrière Daniel, même si l'amitié entre eux n'aurait jamais naissance, surtout que ce dernier lui déballait sa vie, il devait le prendre pour un rustre, mais c'est sa vie, celle en Sicile qui lui a déclenchait à retardement son caractère presque invivable.


-Fait attention, Blake, crèves pas, sauf si tu veux rejoindre ta douce défunte. Et si tu y penses je fais en sorte que ton corps soit assez amoché pour qu'il aille en enfer. Il n'y a rien de plus lâches que de crever alors que des gens tiennes à toi.

Dans le fond cet aristo avait des choses à apprendre de Loys, et Loys de Daniel, mais vu comme leur relation démarrée, ça promettait des étincelles. Il était cependant clair que Daniel ne savait pas se battre, sinon il aurait abattu la bête, pour Loys, se battre ce n'est pas manier une arme, mais tuer sans regret.

-Là, c'est un gros problème... si mon éloquence ne marche pas, c'est qu'on a en face de nous... un mâle alpha, ou dominant, je ne sais plus comme tout ça s'appelle, mais c'est embêtant. À deux on n'arrivera pas à avoir votre cocher. J'ai besoin d'aide de ma famille. Seul problème, ils ne sont pas près d'arriver...

Il remit l'aristo debout et examina la situation, car un mâle alpha ce n'est pas un jeune transformé, c'est un loup-garou qui a de l’existence, qui doit vivre depuis un bon... soixante ans ? Loys n'en savait rien mais cela l'agaçait. Cependant, si jamais il devait en arriver à un point ou sa colère était à son paroxysme, un point où il ne contrôlerait plus rien, le rabaissant à cette sorte de sauvagerie sanglante et absolument ignoble qui lui arrivait rarement.

C'est une silhouette sur le haut d'un toit qui lui redonna espoir, c'était Léana, d'ici il la reconnaissait, elle et sa chevelure bien qu'un peu dissimulée lui était si caractéristique. Le mafieux ne savait pas quel exploit elle était ici, seule, ce qui laissait la seule option possible : elle n'avait pas obéi aux ordres donnés et dans le fond il s'en fichait, grâce à l'alchimie de la belle le cocher sera sauvé.

-On est sauvé Blake. Maintenant, si vous pouvez être utile sans gêner, ça serait plus que sympathique pour nous tous.


La chimère lança un regard à sa complice qui comprit tout de suite ce que Loys avait envie de faire, elle allait dégager le cocher des griffes du loup-garou et le faire fuir avec un faisceau de rage, car mine de rien, Loys était déjà bien énervé : déjà à cause des guignols qu'il avait décimés en quelques secondes, le loup-garou qui vient « gratter l'amitié » comme il s'amuse à dire parfois, et qu'en plus son éloquence n'a aucun effet sur les mâles alphas, il ne manquerait plus qu'une chose pour vraiment exploser, c'est qu'on blesse sa douce Léana.

C'est juste après sa réflexion que l'alchimiste lança trois graines dans les petites formes étaient très familières à la chimère, deux graines d'une forme proche de celle des brindilles d'arbres et l'autre, sphérique et bien épaisse juste à vue d’œil proche ou loin. La première graine qui était en deux exemplaires était des graines qui en poussant formée des lianes relativement résistantes pouvant atteindre la hauteur d'une maison que l'alchimiste contrôlait librement, mais ces lianes avaient au contact une douceur infinie, Léana s'en servait seulement pour manipuler ou immobiliser ses adversaires. La seconde était beaucoup moins douce, en poussant, la graine donnait naissance à une sorte de tronc d'arbre semblable à celui d'un chêne qui grandissait sèchement dans une seule et unique direction sans pouvoir être dirigeable par la suite.


Au contact du sol et de la pluie en même temps, les trois graines déclenchèrent leur croissance sans le cercle de transmutation géant cré par Léana. Les lianes poussèrent tentant de ligoter les bras et buste du mastodonte qui ne vivait que les pleines lunes, en même temps la dernière graine laissa cour à une poussée éclair vers le plexus du loup-garou de sorte à ne pas le tuer, mais le forcer à lâcher prise en plus de recul d'un bon un mètre.

Loys attendait de voir comment tous ça se passait pour savoir s'il foncer dans le tas et récupérer le cocher en se couvrant par deux tires de faisceau.
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Sam 9 Fév - 21:34

La bête avait finit de vider les entrailles de sa proie et commençait à présent à arracher les muscle des os. Le loup-garou estimait que son message à l’encontre des intrus avait été suffisamment clair, donc il ne s’en souciait plus guère. Les sons qu’il émettait étaient un mélange entre grognement de satisfaction et mastication. Malheureusement et comme souvent redouter par Nikolaï les veilles de pleine lune, les personnes présentes lors du festin d’un loup-garou ne le laissaient que rarement tranquille. Notamment quand il s’agissait d’homme dont le courage se rapprochait plus d’un orgueil mal placé ou d’une inconscience sans limite. Ici c’était sûrement un mélange des deux. La chimère avait dû voir sa fierté foulé du pied par l’indifférence du monstre fasse à son discourt et refusait de le laisser manger en paie ! A moins que la raison soit tout autre, comme sauver le pauvre bougre qui se trouvait évanoui sous le mastodonte. Dans tout les cas, mieux aurait valu pour le cocher que ses « sauveteurs » ne tentent rien, il aurait eu bien plus de chance de rester en vie.

Quand pour la troisième fois depuis le début de son festin, Nikolaï fut interrompu, sa colère éclata. Les lianes qui venaient lui entraver les membres finirent de l’énerver et il tailla sans ménagement dans la verdure à coup de croc, ignorant jusqu’à la présence de l’humain qui se trouvait près de lui. En quelques seconde il se trouvait libre, les babine ruisselante de sang et de sève, alors qu’un bras humain gisait devant ses antérieurs. Ne sachant pas d’où venait vraiment ses plantes, il aurait sûrement bondit sur Loys pour lui arracher la tête s’il n’avait pas reçut un violent coup au plexus de la par d’un second végétal. L’attaque l’envoya voler à plusieurs mètres, loin de ses proies. Le souffle coupé, le loup-garou haleta lentement, le souffle roque. Si sa peau était impénétrable, ses os eux n’étaient en rien incassable et l’une de ses côtes étaient certainement fêlée voir cassée. Cette fois c’en était trop, la créature venait de perdre toute conscience humaine et il n’y avait plus que la bête aux commandes. Blessé et passablement en colère contre les intrus qui l’avait coupé dans son repas, la bête se rua sur la seule personne encore debout, toutes griffes dehors et gueule grande ouverte prête à broyer son ennemi, dans un grognement de rage. Dans un tel état de rage, rien ou presque ne réussirait à calmer l’animal, si le petit groupe voulais s’en sortir, mieux valait pour eux fuir le plus rapidement possible sans chercher à combattre.



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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Mar 12 Fév - 12:51

Certains parleraient d’inconscience ou d’audace, d’autres de courage et d’abnégation. L’effort qu’avait fournis l’aristocrate pour sauver son cocher était un peu de tout ça réuni. Daniel restait malgré tout ce qu’il avait vécu un jeune homme généreux, honnête et prêt à tout pour sauver les siens. Il ne fallait pas s’y tromper pourtant, il était tenaillé par la peur. Son cœur battait à toute vitesse, son estomac était noué et il sentait des sueurs froides l’envahir quand il se tenait prêt de la bête. Là où un homme normal aurait couru, aurait fuit, ignorant la victime coincée sous les pattes du loup garou, Daniel avait surmonté sa peur.

Il ne voulait plus de mort. Plus jamais. Les cicatrices que laissaient des personnes décédés sur sa conscience le faisaient souffrir à un point tel que la douleur surpassait n’importe quelle perspective de péril ou même de mort. Claire était morte par sa faute, il ne laisserait pas cela se reproduire ! Il ne voulait pas que son existence mène à de nouvelles victimes ! Il se battrait pour cela ! Et c’est avec cette rage au ventre, cette rage de sauver qu’il avait entreprit de secourir son pauvre cocher inconscient. Alors que d’ailleurs la victoire était proche, il vit l’immonde faciès de la bête se tourner vers lui. Daniel pâlit, s’immobilisant sur le coup en espérant que le maudit ne cherche pas à récupérer son bien. Il espérait bien qu’il allait se contenter de grogner comme précédemment, mais il était dans l’erreur. Le monstre lui asséna un violent coup de patte qui le fit voler plus loin sous la force du coup. Daniel avait juste eut le temps de se protéger de ses bras et il perçut un horriblement craquement suivit d’une douleur déchirante alors qu’il s’effondrait plus loin contre une des bâtisses. Sonné sur le coup, il resta pendant quelques secondes inconscient mais la douleur eut bientôt fait de lui faire reprendre ses esprits. Il porta sa main à son bras gauche qui avait pris un angle affreux et poussa un gémissement de douleur et c’était sans parler de son visage, il était bon pour avoir un magnifique œil au beurre noir.

Daniel essuya le filet de sang qui s’écoulait de son nez et se rendit enfin compte que c’était Loys qui avait amorti sa chute en le rattrapant in extremis. Étrange comportement pour un individu qui se disait détester cordialement les aristocrates. Aux paroles de ce dernier, Daniel s’offusqua. Jamais il n’avait eu l’intention de mettre fin à ses jours ! L’homme n’était il donc pas au courant que le suicide était un crime aux yeux du Seigneur ? Cela n’avait même pas traversé l’esprit de l’aristocrate qui pinça les lèvres en le fusillant du regard.


-Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, sir, je ne suis pas un lâche qui cherche un mettre un terme à sa pitoyable existence… grogna t’il entre ses dents serrées par la douleur.

Elle lui déchirait littéralement le bras et Daniel avait bien du mal à faire abstraction de cette souffrance. Sans parler du comportement du mafieux qui ne faisait que l’énerver davantage couplé à l’inquiétude pour son cocher qui ne risquait pas d’être sauvé par un homme aussi stupide et borné que Loys. Daniel voulut se relever et chancela un peu, s’appuyant contre le mur prêt de lui et refusant l’aide de l’homme aux cicatrices.


- Si vous pensez pouvoir faire mieux, allez-y ! Puisque vous êtes si talentueux ! Mais je vous préviens, si il arrive quoique ce soit à Paul, je vous en tiendrai personnellement pour responsable. Votre comportement n’a fait qu’énerver la bête plus qu’autre chose ! Tenter de faire quelque chose d’intelligent pour changer !

C’était très rare que le jeune aristocrate s’énerve de la sorte, mais le sort de Paul reposait entre ses mains et il était désespéré à l’idée de le perdre. Quand Loys lui demanda d’être utile sans gêner, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Daniel tiqua, fronçant les sourcils et pinçant les lèvres. De quel droit se permettait il de l'insulter de la sorte ! L'aristocrate ne s'était jamais conduit mal envers les gens du peuple et les avait toujours respecté mais cet individu l'insultait, le bafouait et en plus mettait la vie de son cocher en danger. Rien ne pouvait être plus irritant à cet instant pour Daniel que d'être encore plus rabaissé par un brigand de bas étage qui se prenait pour un roi.

-Allez au diable à la fin ! Et laissez moi en paix ! grogna t-il en allant rejoindre Maria, tremblante prêt de la carcasse de la calèche afin de l'éloigner de la scène.

Cette dernière fit remarquer à son jeune maître que son bras était défait mais ce dernier lui sourit pour la rassurer, lui demandant d'aller chercher la police. Mais cette dernière refusa de quitter Daniel et se dernier du se contenter de lui demander d'aller se cacher prêt des caisses où il avait été éjecté précédemment afin d'être à l’abri si un combat avait lieu. Puis, il se rapprocha du lieu de l'action, malgré les protestations de sa servante qui craignait pour la vie de Daniel.
Ce dernier ne craignait plus rien, il en avait même oublié la douleur de son bras et avait récupéré sa canne épée en argent, prêt à l'utiliser face au loup garou. Il la retira de son fourreau et jeta ce dernier plus loin, regardant Loys et suivant son regard. Il aperçu une jeune femme en haut des toits et fronça les sourcils en la voyant tendre le bras pour relâcher des graines qui vinrent tomber au milieu des flaques d'eau des pavés londoniens. Alors, sans que Daniel puisse se l'expliquer, des plantes en jaillirent et s'accrochèrent au loup garou pour l'arrêter alors qu'une autre venait le toucher en plein plexus. L'aristocrate écarquilla les yeux face à un tel acte. Ces gens étaient ils décidément complètement stupide ?! Daniel vint attraper Loys par le bras, débordé par la rage et le désespoir.


- Espèce d'imbécile ! Vous allez l'énerver davantage ! Vous n'avez pas remarqué qu'il n'aspirait qu'à manger tranquillement !!! Il va tuer Paul avec vos idées stupides !!

Et en effet, le loup garou poussa un grognement qui fit tourner le regard de Daniel dans sa direction. Le maudit taillait dans les lianes avec ses crocs puissants et, pris de rage, avait donné des coups de pattes et de crocs un peu dans tous les sens. Le visage de Daniel fut déformé par l'horreur quand il vit sous ses yeux son cocher se faire démembrer par la bête. Il resta pétrifié devant l'horreur de la scène et des larmes de colère et de tristesse vinrent apparaître à ses yeux alors qu'il se remémorait tous les moments où le cocher avait été là pour lui. Tous ces instants où Daniel était venu se réfugier dans l'écurie pour caresser les chevaux, que Paul lui avait raconté comment s'occuper des bêtes. L'aristocrate sentit ses mains trembler et poussa un grognement sourd avant de fixer la bête qui se ruait vers Loys et lui. Il s'écarta et asséna un violent coup de son sabre en argent sur la bête qui le dépassait. L'épée fine n'avait pu traverser la peau du mastodonte, mais l'argent avait sans doute brûlé sa chair avec puissance.
Daniel se souvint alors de chaque cours que lui avait donné son père sur le maniement des armes en tant que Hunter et se mit en garde. Malgré son bras brisé, il était à présent déterminé à faire justice... que ce soit envers la bête ou envers Loys. Il sortit son pistolet à percussion, le chargea en utilisant ses dents vu que son bras gauche était inutilisable et pointa son arme vers Loys pendant que la bête était au loin.


- Je vous préviens, vous paierez pour cela... et très cher.

Daniel détourna son arme vers la bête. Il n'était pas idiot ni fou, il savait qu'il devrait d'abord faire en sorte de faire fuir ou d'immobiliser la bête avant de rendre des comptes avec ce satané mafieux. Mais il le ferait, ça n'était qu'une question de temps. La raison n'avait plus d'emprise sur l'esprit de l'aristocrate, trop débordé par la tristesse et la rancoeur pour faire la part des choses.

- Viens donc, maudit. Qu'on en finisse...
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Loys Carvanello
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Sam 23 Fév - 18:41

Loys était sûr que l'emploi de l'alchimie de Léana serait idéal pour sauver le cocher, car avec le recul de la bête Loys aurait normalement eu le temps de le sauver. Ce qui ne fut hélas pas le cas, le loup-garou ragea un puissant cri de ce qui semblait être de la colère et douleur mêlée. La chimère n'avait pas eu le temps de faire un pas faire le cocher que son sang giclé déjà à grand flux que la route du quartier putride.

-Moi qui aime faire couler le sang, voilà que j'ai trouvé mon maître... cracha-t-il comme pour se blâmer de son acte dans son ironie si noire. Il regarda Daniel qui venait d'en ajouter une couche en le tenant responsable. Je ferais remarquer qu'un loup-garou ça ne laisse pas ses proies partir, et s'ils ne les tuent pas il les garde au chaud pour plus tard, après de nous deux le plus idiot c'est vous Daniel. Car quelle idée de rentrer une nuit de pleine lune à Londres par un des quartiers les plus dangereux.

Il soupira, que faire à présent, la bête est énervée, prête à les tuer et en plus de cela les capacités de Loys ne marchent pas sur ce mâle alpha, l'utilisation de l'alchimie de Léana c'était quitte ou double, mais Loys avait renié ce risque pour penser que ça ne pourrait que marcher. Il savait ce que c'était que de voir un proche, une personne qu'on apprécie ou aime mourir devant ses yeux, à vrai dire, qui pourraient aimer ça, seuls les masochistes peu être, mais Loys et Daniel n'en faisaient pas partie.

Le mafieux vit Daniel se battre face à la bête, étrangement les gestes de l'aristo étaient précis et pleins de vigueur, ce qui surprit Loys qui soupira, une bête comme ça faudrait lui couper les jambes pour qu'elle ne puisse plus bouger, ou presque, c'est là qu'il comprit ce que voulait Daniel, ralentir la bête pour la gêner dans ses déplacements et pouvoir fuir ensuite.


-Pas si idiot au final..., soupira-t-il en souriant

Observant la scène il se souvint que les loup-garous craignaient l'argent, mais il n'en disposait pas, mais peut-être que des coups brutaux comme celui d'une massue pourrait briser les ossements des jambes du monstre lupin pour pouvoir la ralentir. Loys réfléchissait à un plan, il pouvait utiliser ses faisceaux pour blesser les jambes, mais après selon le nombre de faisceaux utilisés lorsqu'il battrait en retraite elle pourrait très bien se finir par un malaise de contrecoup, ou bien, il pourrait utiliser ses bottes crantée et décorée de plaque de fer, mais qu'elle était la chance que ses coups aient une chance de réussir. Surtout que Daniel avait un bras cassé, et les mots qu'il avait prononcés le faisait rire, ils auraient des choses à régler oui, Loys prendrait son argent, et peut-être sa vie s'il voulait attenter à la sienne.


-Et merde, qui ne tente rien, n'a rien ! Souffla Loys en sortant ses pistolets.

Il entama sa course pour rejoindre l'humain qui se battait contre le loup-garou, après tous qu'avait-il à perdre à combattre, s'il réussissait il pourrait s'échapper, s'il ne réussissait pas il mourrait, au combat ou en fuite, cela serait revenu au même dans le fond.

Le mafieux esquiva un coup de griffe qui lui rasa le cou, s'il avait eu de la barbe il n'aurait pas eut besoin de barbier pour quelques jours. Tournant autour de la bête comme un loup qui cherche le point faible de sa cible, il finit par trouver la légère plaie qu'avait faite Daniel avec son sabre. Il eut un sourire triomphant en soufflant « Il serait dommage de laisser cette plaie cicatriser ». Voulant porter une attaque il revit la griffe qu'il avait évité de revenir vers son visage, il se laissa tomber pour ensuite tourner lui-même et offrir un coup de pied descendant sur la plaie. Il savait bien qu'il ne ferait pas grand dommage mais s'il pouvait faire une micro-fissure dans un os du monstre il pourrait aisément briser une jambe avec deux faisceaux à bout portant.

Ensuite il n'eut pas d'autre choix que de reculer pour éviter un assaut plus précis que les deux autres. Il analysa la scène, Léana était sur le toit encore immobile, elle attentait à un geste de Loys pour intervenir mais ce dernier ne fit rien, il regarda Daniel aux prises avec la bête et décida qu'il était temps de se jeter dans la mêlée, pour briser la jambe de cette horreur des pleines lunes et s'enfuir ensuite.

En arrivant près du loup-garou il se mit à genoux pour esquiver une attaque qui l'aurait décapité s'il se l'était prise en pleine face, ensuite pour s'avancer vers la plaie laissée par Daniel il exécuta une roulade avant pour être dans un angle mort de la bête. Même s'il ne s'en était pas rendu compte, son agacement avait grandi, encore, de nouvelles cicatrices apparaissaient sur le corps de Loys, c'est dans une colère noire qu'il n'avait même pas remarqué qu'il cracha.


-Mange ça, démon de la nuit !

Il joignit ensuite ses pistolets les uns contre les autres les posant après sur la plaie pour tirer ses deux faisceaux avec une rage et un sadisme inhumain, mais chimérique, la force des faisceaux, en plus de vider Loys des deux tiers de son énergie si ce n'était pas les trois quarts fut propulsé en arrière sous les coups tirés en même temps, roulant comme une motte de foin descend une colline il s'agenouilla pour regarder la scène et sentit chaque os de chacun de ses deux bras craquer en même temps, lui arrachant un horrible gémissement de douleur.

Il observait la bête, cherchant s'il c'était vidé de son énergie pour quelque chose ou non, savoir s'il allait mourir ou non, et pourquoi ne pas survivre, mais dans ce cas, il lui faudrait fuir.
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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Mar 26 Fév - 11:47

Sa mâchoire claqua, broyant l’air ! Manqué ! Sa cible esquiva de justesse les crocs acérer, l’empêchant de lui broyer le crâne. Cependant il sentit nettement la douleur que provoqua le coup d’épée sur l’une de ses pattes arrière. Argent, l’arme était en argent, ça ne pouvait être que de l’argent pour le brûler ainsi. Depuis plus d’une centaine d’années, les seule armes qui avait réussit à le blessé étaient faite d’argent. Nikolaï avait toujours été résistant à tout autre matériau. Même les griffes et les crocs des autres loups-garous avaient du mal à entamer sa cuirasse, mais l’argent … La bête stoppa net son avancée après son échec, s’appuyant sur ses quatre pattes, il se tourna lentement vers les deux hommes en grognant. Dans d’autres circonstances, à une autre époque, ses deux hommes serez mort sans même avoir pu le blesser ou même tenter de l’agresser comme ils venaient de le faire. Lorsqu’il avait sa meute, le grand loup noir était sans pitié pour les intrus, car il devait protéger les siens, protéger sa fille. Mais avec la mort de cette dernière, Nikolaï c’était en quelque sorte adoucie, ne voulant plus faire de mal et laisser une raison supplémentaire au seigneur de l’accabler. Enfin si seulement il avait besoin de raison pour le mettre à l’épreuve…

Nouveau hurlement de rage de la part de l’animal qui fonça une fois de plus sur ses adversaires, bien décidés cette fois à la mettre en pièce. Il taillait de droite et de gauche, à coup de crocs ou de griffes. 0 plusieurs reprise le plus hargneux des deux, celui à l’odeur étrangement familière, lui échappa, esquivant ses coups et réussissant à frapper sa brûlure. Tentative futile de le blesser de nouveau ? Les bêtes telles que lui n’avaient rien à craindre de telle pichenette. Même si la brûlure avait rendu l’endroit sensible, il faudrait plus qu’un coup de pied pour le blesser. En revanche l’autre, celui qu’il avait déjà blessé par un premier coup de patte, ne manqua pas d’en recevoir un second, cette fois toute griffe dehors, prête à lui arracher le visage. Quand il ne resta plus qu’un adversaire, ce dernier disparût sous le mastodonte après avoir esquiver une nouvelle fois. Nikolaï grogna de frustration. Réussirait-il enfin à arracher la tête de se sataner emmerdeur ? La colère l’empêchait-elle de parvenir à ses fins ? En tout cas, elle lui permettait encore de sentir venir le danger et d’entendre ce qui ce passait autour de lui. L’exclamation de rage du mafieux lui parvient aux oreilles et le Loup-garou sut immédiatement qu’il devait s’éloigner et vite. Rapidement le grand mâle bondit le plus haut qu’il pu avec ses pattes arrière, juste au moment où les canons des pistolets se positionnait sur sa blessure. Le saut lui permit d’éviter le pire, une patte totalement brûlée, et il se retrouva accroché au toit d’un des bâtiments. Cependant son membre n’avait pas totalement échappé aux flammes et sa peau avait été rougie par elles. Comment une telle chose était possible ? D’où avait pu jaillir ses flammes ? Nikolaï était pourtant certain que l’homme n’était pas un vampire, il n’en avait nullement l’odeur ou l’aspect. Que pouvait-il bien être ? Sa brûlure à la jambe le lança quand une légère brise vient la caresser, l’extirpant de ses pensées. Car la bête, après cette attaque, avait retrouvé ses esprits.

Nikolaï observa la rue dans son ensemble, analysant la situation. Elle lui était plutôt favorable, car même si ses adversaire était plus nombreux seul l’un d’entre eux avec une arme en argent et l’autre semblait secoué par sa propre attaque. Il vit bien évidement la jeune femme sur les toits, maintenant qu’il se trouvait à sa hauteur, mais n’en tiens pas compte. Le loup-garou n’avait pas envie de perdre son temps avec un combat aussi futile, car il pouvait aisément partir avec son butin sans que les autres le suivent. Cependant il n’acceptait pas que quiconque ose le déranger en plein repas et l’agresse sans motif apparent. La bête bondit de nouveau, encore une fois sur l’homme aux pistolets, atterrissant lourdement au dessus de lui, pattes avant sur ses épaules et gueule toute proche du visage. Il le regarda droit dans les yeux avec ses prunelles bleues avant de pousser un rugissement rageur en guise d’avertissement, sa bave giclant au visage de l’intéressé.


- Ja ostavljaju vas živymi, no sledujuŝij raz, ja takže ne budu ljubezen. Grogna-t-il dans sa langue maternelle, d’une voix caverneuse et menaçante.

Le loup-garou se redressa et tourna sa face monstrueuse vers le second homme, rugissant de nouveau pour lui signifié que l’avertissement comptait aussi pour lui. Puis il fit volte face et retourna vers la carcasse, boitant légèrement. C’est là qu’il vit le corps des membré du cocher et comprit la raison de l’agression. Trop aveuglé par sa faim, Nikolaï n’avait même pas remarqué qu’il avait gardé et réclamé comme sien, le corps d’un humain, durant son festin. Il ne savait même pas comment il avait finit par le mettre dans un tel état. Un tel incident ne lui était pas arrivé depuis plusieurs décennies. Habituellement, mais si un humain était prit entre lui et sa proie, une fois sa panse remplit, le loup-garou laissait le malheureux tranquille, seul le bétail l’intéressait. La bête baissa légèrement les oreilles, regardant son œuvre, avant de saisir les reste de son festin entre ses mâchoires et de bondir avec vers les toits et s’en aller dans un endroit plus tranquille pour finir son repas.



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MessageSujet: Re: Avoiding danger is no safer than outright exposure. Jeu 28 Mar - 23:08

Tout se mélangeait dans l’esprit de Daniel à cet instant. Une espèce d’amas invraisemblable de pensées qui n’auraient été lisible clairement par personne, même un vampire expérimenté dans la lecture des âmes. Tellement de sentiments s’entrechoquaient dans son esprit que le jeune homme avait lui-même du mal à réfléchir. Parmi ces derniers, il y avait les souvenirs auquel se mêlait des sentiments associés : la mélancolie, la détresse, l’incompréhension… Tant de choses qui semblaient troubler son esprit humain si fragile. Mais n’était ce pas là ce qui faisait la force du jeune homme ? Que malgré tous les obstacles qu’il avait du franchir, sa détermination ne semblait jamais faillir, ou se renforcer d’avantage ?
Les souvenirs étaient là, aussi brillants qu’au premier jour. Claire lui souriait, sa voix teintait à ses oreilles… Mais Daniel était incapable de se souvenir de sa voix. C’était comme un murmure à peine audible recouvert par des vrombissements incessants. Impossible de se rappeler son parfum, la sensation du toucher de ses cheveux… Seul son visage restait là, à flotter dans sa mémoire, impassible, et bientôt, lui-même disparaitrait, s’effacerait au profit d’autres souvenirs. Mais malgré tout, Daniel se refusait à oublier. La douleur était atroce certes, mais rien ne pouvait être pire que l’oubli. Ne plus se souvenir d’elle, ne plus penser à elle, il voyait ça comme un acte cruel venant d’une femme qu’il avait aimé de tout son cœur et de toute son âme et qui avait donné sa vie à cause de lui. Qu’il regrettait amèrement ce jour de sa vie où tout avait basculé. Si seulement il avait pu intervenir plus tôt, son père n’aurait pas agit ainsi.
Et pourtant, la vie de Paul, son cocher qu’il connaissait et appréciait depuis sa plus tendre enfance avait disparu en une fraction de seconde et, comme toujours, Daniel avait été incapable de faire quoique ce soit. De la frustration. Oui, c’était bien de la frustration qu’il ressentait à présent. Son estomac était noué par l’angoisse et la détresse, son cœur éreinté par la perspective que la mort du cocher était par sa faute. Mais il était tellement plus facile pour l’esprit humain de porter quelqu’un d’autre comme fautif, surtout dans l’état dans lequel était l’esprit de Daniel.

Alors qu’il se tenait debout sous la pluie abondante de la capitale londonienne, sa veste, ses cheveux trempés abondamment par l’eau acide, la lumière de la lune venant baigner son visage aux muscles crispés, ses yeux se tournèrent un instant vers la carcasse inerte et sans forme de son ancien cocher. Des amas de chair sans forme, du sang qui s’écoulait entre les pavés froid de la ruelle, tout ce spectacle était répugnant et donnait des hauts le cœur à Daniel. Le cadavre était là, inerte et oh combien ravagé, le visage du mort semblant se tourner vers lui, les yeux vides et révulsés semblant regarder au-delà du monde des vivants.
Cette sensation était étrange, comme si d’un coup, tout était ralentit autour de Daniel, les gouttes d’eau semblant passer prêt de lui sans le toucher. Il referma ses doigts sur son arme glaciale et pinça les lèvres avant de tourner son regard vers le loup garou. Ce dernier se précipitait déjà sur lui et l’aristocrate voyait distinctement ses crocs luisant sous la lumière de la lune, ses yeux semblant étinceler d’une rage animale.
Le cœur de Daniel sembla rater un battement. Il visa la jambe du monstre noir. Il appuya sur la détente de son pistolet. La balle sortit du canon et dans une détonation, alla se ficher dans la peau du loup garou. Du moins, c’est ce que le jeune homme crut, jusqu’à ce qu’il remarque qu’elle n’avait fait que le brûler. Il pesta, faisant un pas en arrière. Le monstre était bientôt sur lui.
Daniel se jeta sur le côté pour éviter la bête alors que cette dernière continuait sa course sur l’homme qui avait aidé l’aristocrate plus tôt. Alors que le mafieux était en proie avec le monstre colossal, le jeune homme au bras brisé se redressa de la flaque dans laquelle il était tombé, trempé et passablement hors de lui. Il ne prêtait que peu d’attention à ce que Loys entreprenait. Il ne se souciait même plus de la survie ou non de cet individu insolent et particulièrement insupportable.
Il se leva, titubant un instant puis passa sa manche sur son visage pour retirer l’excédent d’eau qui dégoulinait devant ses yeux, avant de viser de nouveau la bête et lui tirer à nouveau dans les pattes. Mais malgré le talent du jeune homme, le loup garou était rapide, très rapide. Tellement rapide que le jeune homme ne le vit arriver que trop tard sur lui et se prit un nouveau coup de patte. Il poussa un cri de douleur en sentant les griffes puissantes lacérer sa joue, sa peau s’enflammer et un liquide couler sur sa joue. La puissance du coup le propulsa plus loin, et, assommé, il vit son environnement se brouiller avant de disparaître totalement.

Quand Daniel eut repris ses esprits, il perçu la voix de sa servante, Maria, qui résonnait à ses oreilles. Il ouvrit doucement ses yeux noisette et croisa son regard inquiet, lui souriant. Elle pressait sa main sur les blessures du jeune noble pour l’empêcher de perdre son sang, terriblement inquiète visiblement, accentuant encore un peu ses traits de femme arrivée à un âge avancée.


-Ne vous en faites pas, jeune maître. La créature est partie… Tout est fini. Bredouilla t-elle, les larmes aux yeux.

Daniel se redressa, son bras gauche inerte pendant sur son flanc et passa sa main sur son visage. La pluie s’était calmée et les nuages s’étaient écartés, laissant voir la pleine lune dans toute sa splendeur. Mais la rue était en effet définitivement déserte. Plus de loup garou et plus de sauveur. L’aristocrate poussa un soupir de soulagement puis chercha à se lever, sa servante essayant de l’aider comme elle pouvait avec sa force restreinte. Puis, il tourna son regard vers les débris de la calèche : plus de chevaux et le cadavre épars de Paul était toujours là.
Comme si son corps avait attendu la fin du combat pour perdre ses moyens, il sentit ses jambes trembler et eut un haut le cœur, portant sa main à sa bouche pour s’empêcher de régurgiter son dîner. Maria lui tapota le dos et le détourna du spectacle, l’aidant à marcher du mieux qu’elle pouvait.


- Rentrons chez nous, monsieur. Vous êtes blessé et éreinté…
- Paul… Tout est ma faute… balbutia le jeune homme dont les yeux commençaient à se remplir de larmes.
- Non, monsieur. Ne pensez pas cela ! Paul savait ce qu’il faisait en travaillant pour votre père et connaissait les risques ! Ne mettez pas ce poids de plus sur vos jeunes épaules… N’y pensez plus…

Le retour jusqu’au manoir des Blake fut long et silencieux, et aucun des deux n’osaient parler de peur de briser quelque chose. Briser quoi ? C’est une bonne question, eux même l’ignorait bien. Mais Daniel eut le temps de réfléchir longuement et de nouvelles questions émergèrent dans son esprit tourmenté.
En effet, pourquoi est-ce que Paul les avaient fait passer par les ruelles pendant un soir de pleine lune ? Cela n’avait aucun sens. Le cocher était loin d’être un idiot et un ignorant, et même s’il avait voulu leur faire couper par les ruelles pour raccourcir leur chemin, ce n’était pas du tout la bonne direction. Est-ce que Paul était de mèche avec ces brigands qui les avaient attaqués ? Est-ce que c’était pour cela qu’il était resté particulièrement passif lors de l’attaque ?
Daniel secoua la tête, ne voulant pas attenter à la mémoire d’un homme mort il y avait quelques heures. Il y réfléchirait en temps voulu, puisque de toute façon cela ne changeait pas grand-chose à leur situation actuelle. Maria et lui étaient en vie, c’est tout ce qui comptait. Même si il ignorait la réaction qu’aurait son père en les voyant arriver dans cet état.

Bientôt, le manoir fut en vue, la lumière chancelante des bougies visible dans la nuit. Bientôt une ombre passa devant la fenêtre puis la porte s’ouvrit alors que Daniel et Maria, claudiquant, approchait du portail de l’entrée. Deux servantes accoururent pour leur ouvrir, paniquée en voyant leur jeune maître dans cet état, suivies ensuite par le majordome de la famille, Alfred, un homme d’âge avancé qui gardait toujours un style impeccable. Il alla rejoindre Daniel et le porta jusqu’à l’intérieur, le réconfortant de sa voix rauque mais rassurante étrangement. Le jeune aristocrate était éreinté par le manque de sang et semblait flotter sur un nuage alors que les serviteurs le portait jusqu’au salon pour lui apporter les premiers soins.
Ce fut un terrible remue ménage dans le manoir alors que les servantes se passaient le mot jusqu’à ce que l’une d’elle alla prévenir William Blake. Assis dans son bureau, il était sortit de lui-même face au bruit et sembla pâlir quand ils lui expliquèrent que son fils était revenu blessé et à pied. Le père adoptif de Daniel était certes un homme ferme et droit, un hunter sans pitié, il n’aimait pas moins l’enfant qu’il avait vu grandir et se précipita pour s’occuper lui-même des blessures de son protégé, ayant de bonnes notions de médecine. Alors que tout le monde s’affairait autour des rescapés, Daniel sentit bientôt sa conscience faillir et il bascula dans l’inconscience.

La douleur s’évanouit en même temps et il se laissa bercer par un sommeil lourd mais sans rêve. On le porta jusqu’à sa chambre, soigné et bandé, le bras en écharpe où il sommeilla jusqu’au lendemain matin… Mais qui sait ce que lui réserverait bientôt les prochains jours ? A présent qu’il connaissait la deuxième face de l’ombre de Londres.


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