L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41]

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mar 22 Avr - 1:30

Sarah avait assisté aux évènements sans avoir le temps de réagir. Décidément ici le temps ne s’écoulait pas de la même façon que les humains normaux le voyaient.
*Ils ont l’éternité aussi…*

Désormais, elle se retrouvais clouer au mur incapable de faire le moindre mouvement. La pierre froide et humide serrait ses mains douloureusement. Si elle l’aurait voulue, Sarah aurait pus se déprendre de ce piège. En effet elle ne pouvait être brûler par sa propre magie excepter si elle manquait de concentration. La gifle bien que peu forte avait fendue la lèvre de la jeune femme faisant couler un filet de sang le long de son menton. L’envie de rendre à Ilsa la monnaie de sa pièce était forte mais Sarah perdait le contrôle. Tremblante, elle gardait la tête baisser sa respirations sifflante devenait moins audible.

Les menaces en l’air de la vampire n’effleurait même pas la conscience de la chasseuse qui gardait son regard fixer au sol non pas quelle avait peur de Ilsa mais elle réfléchissait. Son loup enfermer grognait tentant de mordre ceux qui s’approchaient trop près des barreaux de la cage. Il avait trouver un passage menant a une endroit remplie de boue mais avant même qu’il n’aie pus s’avancer davantage il c’était fait attraper.

Redevenue calme Sarah se concentrait doucement sur la situations dans laquelle elle était. Autour d’elle plusieurs vampires la regardaient. Certain regard exprimait un désir tandis que d’autre une hargne sans limite. Il était vrais que la chasseuse ainsi positionner n’offrait pas grande résistance si jamais l’un deux décidait de la mordre. Dans son cou la morsure lui donnait une légère impression de brûlure.

*Génial mourir entourer de vampire alors que je ne sais guère ou je me trouve......quelle joie*

Rompant la concentration qui protèges ses pensée la chasseuse se mit a réfléchir a comment Asman avait il fait pour trouver tant d’information a son sujet...Des histoires dont personne n’était au courent pas même sa meilleur amie...Elle fait preuve d’une grande imprudence a un moment ou l’autre. Son dos déjà meurtris par sa nuit précédente Sarah commença a perde patience.

-Non vraiment je déteste être couché...

Les mains de la chasseuse furent entourées de flammes noires qui brûlèrent la roche sans lui faire mal. Se redressant lentement montrant un attitude pacifique, Sarah resta assise au sol sans bouger. Cela ne donnait rien de tenter de fuir. Maintenant que les vampires étaient aux courants de sa présence elle se ferait rattraper en moins de quelque seconde. Peu importe...Elle retournerais chez elle dès se soir et enfin tout se terminerait bien... Une fillette apparut dans les pensées de la jeune femme. Sa petite voix fluette l’appelait par son nom. Grognant en silence la chasseuse se concentra sur autre chose pour oublier ces mauvais souvenirs.

[HRP:Suite à cela et la fureur du Comte Keï je disparais ici Une attente pénible]




Dernière édition par Sarah Spencer le Mer 18 Mai - 1:03, édité 1 fois
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mer 23 Avr - 7:25

Cela faisait à peine un quart d’heure que le Comte Keï s’était enfin endormit. Dans les entrailles de ses sombres pensées, il avait trouvé une faille pour s’en échapper et éloigner sa conscience vers un sommeil qu’il espérait réparateur.
Cependant, loin de tomber dans la léthargie d’un néant sans couleurs, il se remit à errer dans les couloirs sinueux de l’Empire Inconscient : celui des rêves. Mais ce n’était pas Mab qui venait le visiter et le prendre par la main pour l’emmener vers des paysages cotonneux et qui trouvent généralement leur signification filandreuse dans nos actions quotidiennes. C’était une force compliquée des obscurs pouvoirs de sa race qui ouvrait un autre monde aux yeux de Jirômaru ; un monde plein d’étrangetés et de passages où se perdait depuis quelques mois son esprit…
Sa main, blanche comme la craie, froide comme le marbre, frôlait une fois encore la paroi rocheuse de ce même long tunnel qu’il suivait toujours avec une passion croissante. Le mur imparfait était granuleux mais loin d’être dur et glacial, il était tiède et d’une texture presque membranaire. La chaleur qui se diffusait à travers ses pores le rassurait et lui donnait une sensation si agréable que de temps à autre il s’arrêtait pour poser ses deux paumes et la sentir encore plus profondément le pénétrer. Ses bottes ne résonnaient pas sur le sol comme si la pierre absorbait la puissance de ses pas tandis que ses longs cheveux d’argent et sa cape flottaient continuellement derrière lui comme si le lieu n’était pas affecté par les lois gravitationnelles. Les murs d’un ton bleuté luisaient avec douceur, merveille de la nature ou magie ancestrale et de longues toiles d’araignées flottaient comme des étendards de silence accrochées au plafond, bouchant de nombreux creux et parcourant parfois les murs eux-mêmes en étirant leurs filaments pâle et soyeux. Toujours, il avançait. Toujours, il appréhendait ce qu’il allait voir et la rencontre qu’il allait refaire. Ce cercueil de pierre ouvragé de mille arabesques et symboles…Cet homme qu’il réveillait…Ce Vampire dont il connaissait depuis deux mois l’identité…Alors qu’il atteignait la chambre ou plutôt le sanctuaire, quelque chose dans la réalité lui brouilla la vue et lui fit ouvrir les yeux.

Reprenant connaissance comme s’il eut été assommé par quelques ennemis invisibles, Jirômaru serra les dents et une indicible colère fit trembler son poing. Avec un grognement de rage, il ouvrit son cercueil et repoussa brusquement le couvercle mortuaire pour s’extraire de son lit macabre. Toujours en chemise blanche (ouverte et décousue au niveau de deux boutons), en pantalon et en bottes, le Comte se leva, se pencha pour ramasser son arme favorite qui gisait à ses pieds, certainement tombée lorsqu’il s’était redressé, et se dirigea vers le lieux où toute sa haine était maintenant concentrée…

La porte de sa chambre s’ouvrit avec fracas et toutes les torches ou bougies qui diffusaient leur douce lumière dansante s’éteignirent dans un souffle exceptée la plus proche de la porte. Les Vampires reculèrent dans un seul mouvement et se turent. Le Comte, monument de muscles et de tendons, s’avança d’un pas ferme et rapide, les yeux rivés sur Sarah. A ses pieds une ombre se mit à grandir et à s’étendre sur le sol. La moindre parcelle d’obscurité commença à se mouvoir de manière rampante, inquisitrice, charognarde et traître. Une Vampire poussa un petit cri étouffé, mélange de peur et d’excitation, avant de reculer encore entraînant avec elle plusieurs de ses condisciples apparemment effrayé par 'arrivée soudaine de leur maître. Les yeux de Jirômaru jetèrent des éclairs, évoquant la brutalité d’un orage et sa voix gronda comme le tonnerre :


- Cette fois tu es allée trop loin !

Sans chercher à adoucir ses gestes, il n’attendit aucune réponse de l’humaine et brandit son fouet avec une dextérité déconcertante. Dans un claquement, la lanière unique de cuir s’enroula autour de son jeune cou et fini sa course avec violence contre une de ses joues colorées. Il la tira brusquement à lui et glissa une main derrière sa nuque pour crisper ses longs doigts gantés au plus près des racines de ses longs cheveux. Tenant Sarah par ces derniers, il plongea ses yeux de brume dans l’azur impertinent des siens.

- Pauvre sotte ! Qu’espérais-tu devenir après cela ?! cracha-t-il.

La colère déformait son visage et l’expression qu’il affichait était clairement emprunte de folie meurtrière. Il aurait fallu peu de chose à ce moment là pour qu'il jette la jeune femme dans un puit sans fond afin de la faire disparaître de sa vue une fois pour toute. Mais une autre idée lui était parvenue…
Il tourna son regard haineux vers le groupe de Vampires qui n’osait plus prononcer un seul murmure et traîna Sarah dans sa chambre. Les Vampires avaient comprit une partie des idées du Comte et le suivirent. Il leur indiqua alors d’un cou de tête le cercueil qui n’était pas au pied de son lit. Il n’eut pas besoin de prononcer un mot pour qu’ils exécutent ses ordres. Aussitôt trois d’entre eux devancèrent les autres et allèrent chercher la terrible demeure des morts, des Vampires ou des torturés. Le cercueil une fois déposé au milieu de la pièce et lui ayant emmené Sarah devant sans douceur, Jirômaru la souleva et la jeta dedans tout en défaisant l’emprise reptilienne et suffocante de son fouet autour de son cou meurtri.
Tandis que les Vampires se rassemblaient en cercle à distance tout de même respectable pour rire de la chasseuse, le Comte s’accroupit et attrapa la jeune femme par le visage :


- Et maintenant prends garde si tu réussit à te libérer : cette nuit, la lune nous montrera son ventre maternel et visiter les maisons est mon plaisir…N’oublies pas qu’à notre prochaine rencontre je ferais danser la Mort…

Cela pouvait sonner comme une menace en l’air pour mettre un nouveau coup aux nerfs de Sarah mais, en réalité, Jirômaru avait en effet pour habitude de se faire plus cruel et plus osé ces nuits où l’astre d’argent éclairait de ses pâles rayons les rues et révélait les plus horribles crimes aux yeux effarouchés du monde.
Il se releva et ses disciples, après avoir jeté l'épée soudée de la chasseuse à ses côtés, refermèrent le cercueil avec des rires fous. Il suffit d'un regard à Ilsa pour lui faire comprendre ses intentions et, une fois que sa compagne eut usé de ses pouvoirs étonnants, il ordonna à ses disciples de se diriger vers les "couloirs noirs"...


> Jirômaru Keisuke <

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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mer 23 Avr - 14:00

La petite chasseuse semblait soumise, Ilsa voyait même quelques infimes tremblements la parcourir, de peur ou de froid, ce n’était pas l’important. La jeune femme était à bout de force, fatiguée par cette nuit d’enfer passée aux cotés du Comte. Elle devait en avoir vu de toutes les couleurs et pourtant ce n’était rien comparé à la prochaine fureur de Jirômaru.
Alors qu’Ilsa pensait Sarah au bout de ses forces, celle-ci brisa ses liens de pierre grâce à sa magie, qui devait être puissante étant donné qu’elle avait réussit à faire brûler de la roche. Abasourdie, la Vampire n’en laissa pourtant rien paraître, elle laissa la tueuse assise au sol, au moindre mouvement, elle était prête à lui briser les os. Pendant ce temps, son petit loup grognait dans sa cage, incapable d’aider sa maîtresse.
Soudain, la porte s’ouvrit et souffla torches et bougies, sauf une. Le Comte Kei entra, il était menaçant. Ilsa se recula rapidement, la mine sombre, sentant son cœur s’accélérer. Quand il était dans cet étant, Jirômaru ne lui plaisait pas, il lui faisait même peur. La Vampire eût soudain pitié pour la chasseuse, mais après tout elle avait bien cherché ce qu’il lui arrivait. La voix tonitruante du Comte résonna dans la pièce, tandis qu’il attrapait la jeune femme avec son fouet avant de la tenir par les cheveux, pour la traîner dans sa chambre. Ilsa suivit le regroupement de Vampires et regarda avec horreur ce que comptait faire le Comte de la jeune humaine. Ce n’était pas une mort douce, elle allait étouffer dans ce cercueil, en plus son épée ne lui servirait pas à grand-chose pour l’ouvrir, sauf si elle faisait flamber le fourreau. Finalement, si elle ne mourrait pas asphyxiée, elle pourrait s’en sortir par de nombreux moyens. Restait à savoir si elle en aurait la force.
Des rires résonnèrent dans la chambre, mais Ilsa ne trouvait pas cela drôle, c’était diabolique. En même temps, elle en voulait à l’humaine d’avoir tué un Vampire et d’une autre manière, la pitié qu’elle ressentait l’empêchait d’éprouver pleinement du plaisir à la voir jetée dans un cercueil.
Ilsa croisa le regard du Comte et obéit. Elle scella la tombe de Sarah, modifiant cependant la structure, sans que personne ne s’en aperçoive, pour qu’elle puisse respirer. En effet, elle avait laissé une fente, même petite, capable d’aider un minimum la hunter dans sa libération, s’il devait y en avoir une. La où elle avait placé ce petit trou, l’eau ne pourrait y rentrer.
La Vampire se releva et se recula du cercueil, des disciples l’empoignèrent et partirent vers les couloirs qui conduisaient aux égouts. Pendant qu’ils marchaient, Ilsa s’occupa du Loup, en effet cette bête pourrait se rappeler grâce à son odorat l’endroit par où il était passé. Même s’il n’avait pas de pensées, l’animal avait un capital de mémoire important, surtout en ce qui concernait ses sens olfactifs. En se concentrant fortement, elle réussit à effacer toute trace de l’Opéra des souvenirs du Loup.
Ils étaient enfin arrivés à l’endroit où ils allaient laisser le cercueil. Les Vampires le mirent à l’eau et balancèrent à sa suite la cage, qui flotta avec la boule de poils à l’intérieur. Ainsi, les deux êtres s’éloignèrent dans la pénombre des égouts. Leur chance de survie était faible, mais comme on avait pu le voir avant, la chasseuse était pleine de ressources, rien ne disait qu’elle se résignerait à mourir ici.

Ilsa posa son regard sur le Comte, puis avant que les autres ne s’en aillent, elle rebroussa chemin. Elle n’aimait pas l’air putride qui régnait dans les égouts et encore moins ces Vampires qui riaient de l’horrible maltraitance qu’ils affligeaient à un humain. Elle prit le chemin de la chambre du Comte, puis se rendit dans la seconde où elle s’assit sur un fauteuil et ferma les yeux. Elle se demandait si elle avait bien fait, mais de toute manière c’était passé et puis après tout, elle était certaine que Jirômaru serait heureux de revoir Sarah en vie. Ilsa soupira, puis laissa ses pensées aller où bon leur semble.
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 26 Avr - 14:53

Le Comte avait suivit ses disciples jusqu’au moment où le cercueil fut jeté dans le courant houleux des égouts. Son regard sombre regarda glisser sur l’eau saumâtre le tombeau qui éloignait de lui l’objet actuel de ses désirs sous une cascade de rires déments jusqu’à ce qu’il disparaisse. Le louveteau qui suivait sa maîtresse dans sa cage ne cessait ses jappements effrayés mais bientôt lui aussi s’éclipsa de la vue des Vampires et seuls les couloirs fangeux résonnèrent encore un moment de sa peur.
Jirômaru demeura un instant sur le quai humide du couloir. Les Vampires s’éloignaient lentement avec leurs rires mais quelques uns, qui ne riaient pas, retardèrent leur départ, droits dans l’ombre, soucieux, plus fidèles au Comte et dans une attente certaine. Une femme d’une beauté éblouissante se s’approcha derrière Jirômaru et, après une hésitation apeurée et gênée, elle se colla à lui en passant ses bras le long de ses côtes et s’agrippa à son torse de ses mains parfaites. Le Comte resta immobile, froid et le visage impassible.


- Maître Keïsuke…murmura-t-elle. Que pouvons-nous faire pour vous ?

La femme serra un peu plus le Comte et glissa contre lui pour lui faire presque face en tendant son joli cou.

- Ordonnez et…
- Non. Non…Maria…fit le Comte en la repoussant gentiment sans brusquerie. Je ne désire que dormir : j’ai eu ma dose de sang cette nuit.

La Vampire recula mettant fin à son théâtre de sensualité et réprima son désir personnel en retournant lentement avec les autres. Enfin Jirômaru sembla reprendre vie. Il se tourna vers les sept Vampires derrière lui, deux femmes et cinq hommes, dont l’air sérieux reflétait la soumission ordonnée et la claire connivence.

- Asman était un imbécile, que cela vous serve de leçon.

La voix du Comte était sèche mais murmurante comme le puissant torrent qui serpente entre les pierres. Les Vampires baissaient la tête ou la gardaient haute sans jamais fixer plus d’une seconde le regard voilé de leur maître.

- Je veux Julius et Mécène dans la salle d’arme au crépuscule sans faute.

Dans un froissement de cape, le Comte disparu dans le couloir laissant derrière lui ses meilleurs disciples (qu’il appelait d’ailleurs « ses élèves ») emprunt d’une âpre impression d’inutilité et de culpabilité. La dernière phrase de leur maître leur avait fait l’effet d’un coup de poignard : la salle d’arme lui servait à s’entraîner mais quand il y convoquait l’un des leurs, c’était pour lui passer un savon dont les marques resteraient jusqu’à la fin des temps sur sa peau. On payait très cher les fautes sous l’Opéra…

Lorsqu’il entra dans sa chambre, il jeta un regard dégoûté au tas de cendres piétiné qui gisait sur l’un de ses tapis. Il projeta alors ses pensées sans même un battement de sourcil. Un Vampire entrouvrit alors la double porte en chêne qui donnait sur le grand salon et passa timidement la tête dans la chambre de Jirômaru.


- Vous…Vous m’avez appelé maître ?
- Fais disparaître de ma vue cette chose infâme…qu’il rejoigne Pallas et les autres !

Tandis que son disciple s’exécutait, le Comte disparu dans sa chambre secondaire. Comme il s’y attendait, il y retrouva Ilsa. Sans la regarder, il s’assit sur le lit et enleva ses bottes. Avec un soudain cri de rage, il jeta la deuxième contre le mur en face de lui et se releva.

- Raaaa cette garce !! Rebu de la création !!

Il ne considérait pas sa rencontre avec Sarah comme un échec, loin de là…Mais quelque chose s’était réveillée en lui, quelque chose de violent, quelque chose de dangereux…Cette jeune femme lui avait fait revenir bien des souvenirs qu’il eût mieux fallu laisser dans l’ombre de sa mémoire torturée. Le Comte se mit à arpenter la pièce dans un état de fureur incontrôlée jusqu’à ce qu’il arrive devant une statue. Le dos tourné à Ilsa, il s’arrêta devant l’objet de marbre et se passa une main dans les cheveux avec un soupir.

- Il faudra remplacer le cercueil…fit-il d’une voix paresseuse.

Jirômaru se tourna alors vers Ilsa et chercha de ses yeux brillants le regard de la Vampire. Il s’approcha d’elle et ne lui laissa pas le temps de se lever. Il posa auprès d’elle un genou sur le fauteuil et se pencha au-dessus de son corps tout en lui enroulant une main autour d’un bras.
Il lui sourit et la serra contre lui avant de lui caresser le visage et de s’en rapprocher.


- Je retourne à mes songes, je suis fatigué…Si tu es patiente, cette nuit je te mettrais dans la confidence…soupira-t-il.

Il l’embrassa avec fougue et la quitta pour s’en aller vers sa chambre.


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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Dim 27 Avr - 9:53

Ilsa avait cessé de penser à cette longue nuit qui venait de s’écouler et pensait maintenant à la prochaine. Elle avait pu voir, la veille, que la lune serait pleine ce soir, ce qui voulait dire que les Loup-garou allaient pulluler dans la capitale britannique, ça allait être une nouvelle nuit de carnages et de tristesse pour les pauvres gens de la ville. Mais tout cela ne serait pas répandu seulement par cette infâme race, mais aussi par les Vampires, qui eux ne cessaient jamais leurs méfaits, si s’en était vraiment. C’était surtout ces crapules du Sabbat qui s’amusaient à faire encore plus régner la terreur, ils buvaient à tout bout de champ et n’avaient qu’une envie : prendre le pouvoir. Mais cela signifierait la révélation de leur race aux mondes des hommes, et on les chasserait comme des sorcières dans le moyen-âge. De plus, si les hommes ne les exterminaient pas tous, se seraient eux, les hommes qui périraient sous leurs crocs. Bien sur, du côté des Vampires, il y aurait une certaine résistance, c’était même certain, mais les fous sont capables de tout. La femme soupira, l’avenir était incertain, comme il l’avait toujours été.
Peu de temps après, Ilsa entendit le Comte élever la voix dans la chambre adjacente, puis il entra dans la seconde. Elle le regarda s’asseoir, puis au moment ou elle détournait les yeux, il jeta sa botte sur le mur. La Vampire reporta son attention sur lui en réprimant un sourire. Il y avait quelque chose de comique à le voir s’énerver ainsi, tout seul contre cette gamine. A croire qu’il ne savait pas s’il avait fait le bon choix, à croire que Jirômaru était tourmenté. Il arpenta la pièce sous les yeux de Ilsa, qui s’était posé le menton sur la main. Elle se demandait quelle mouche pouvait bien l’avoir piquée, car elle n’avait pas l’impression que c’était la même colère qui le faisait agir ainsi.
Laissant ses pensées virevolter où elle le voulait, Ilsa mit un certain temps à voir que le Comte cherchait son regard. Avec un léger sourire elle plongea ses yeux dans ceux de Jirômaru. Ils étaient vraiment épatant quand on prenait le temps de les regarder, ce qui était rare car bien souvent, on détournait le regard par peur où surprise. Cette teinte grise était magnifique, mais c’était comme si cette couleur était en perpétuel mouvement, et qu’elle cachait de nombreuses choses et un savoir plus grand que l’on puisse l’imaginer.
La vampire se laissa faire, contente qu’il ne lui reproche pas d’avoir faillit à sa tâche en laissant la chasseuse tuer Asman, car il aurait bien pu retourner sa colère sur elle. Après tout, il lui avait demandé de la garder. C’était un soulagement pour Ilsa de se faire traiter ainsi, car elle avait tout de même eût peur de son courroux. Plus maintenant.


- Si je n’ai rien de plus à faire, je t’attendrais.

Le Comte l’embrassa et elle lui rendit son baisé, puis Ilsa le regarda partir vers sa chambre. Elle était de nouveau seule ici et n’avait vraiment aucune envie d’aller voir les autres occupants des sous-sols de l’Opéra. Soit elle restait ici, en attendant sagement que Jirômaru prenne la peine de se réveiller, soit elle partait faire un tour dans la bibliothèque où elle pourrait passer un peu de son temps à lire, sinon écrire.
Se levant, elle partit vers la bibliothèque, sans passer par la chambre principale du Comte. Il avait bien besoin de repos. Ensuite, quand elle fût près des étagères pleines de livres, elle ne sut lequel prendre et comme la fois précédente, elle en prit un au hasard. Ilsa s’assit sur l’unique siège et déposa l’ouvrage sur le bureau. C’était le livre d’un philosophe et le titre en était Le bijoux indiscrets. La vampire ne se rappelait pas l’avoir déjà lu, alors elle commença sa lecture, pleine d’espérance que se soit quelque chose qui réussisse à la distraire un peu.
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mer 30 Avr - 8:03

Une fois revenu dans sa chambre, Jirômaru soupira: il était réellement fatigué et sa colère, qu'il contenait au mieux jusqu'ici, n'était pas prête de disparaître. Il se servit un verre de vin français mais il ne posa que brièvement ses lèvres dans le liquide. Cela avait un goût infecte à côté du sang de Sarah. Maintenant qu'il y avait établit son empire, les veine de la jeune chasseuse l'obsédaient. Le Vampire abandonna le verre sur un meuble et se dirigea nonchalamment vers son cercueil. Le repas de Sarah et les restes poussiéreux d'Asman n'était plus là: ses ordres avaient été exécutés, cela lui éviterait d'amocher d'autres disciples que Mécène et Julius. Débarrassé de la jeune femme, le Comte pouvait tranquillement retrouver son funèbre lit et fermer les yeux avec plus d'insouciance. Sans perdre d'avantage de temps, il se glissa dans le large cercueil et le scella par l'esprit avant de se laisser à nouveau conduire, non pas par Mab mais par sa terrible soeur: la fée des songes...

Le couloir bleuté, toujours ce couloir à la fois plein de charme et d'étrangetés. Filandreuses toiles claires, douce texture de velours et de chaleur diffuse...Cette brise tiède, brise mais pourtant irréelle...insensible...Un coeur. L'air qui palpite comme un coeur...Une pièce. Un autel. Ruine et symboles oubliés...Un réveil figé, un temps perturbé, une tombe où dort le sacré bientôt profané...Par lui, par tous...Ruines achevée, symboles bafoués...Un visage émacié, un teint de lait marbré, des rides discrètes, des yeux vides, creux et pourtant sages et profonds...Un Vampire...LE Vampire...Sa cible...

O toi, astre brillant comme un bijoux
Qui suis mon périple immortel et maudit
De tes rayons inconstants, éclaire-moi tout
Car la mort je dispense et pour toi aussi
Prédateur de la nuit lorsque tout dort en paix
Je menace de mes crocs d'acier tes jolis traits

...

Cela faisait quelques minutes que le Comte avait quitté son cercueil. Le crépuscule était imminent et son heure approchai. l'eau dans laquelle il plongeait son visage était glaciale mais cela le réveillait et le rendait plus disposé à exécuter les tâches qu'il s'était données.
D'abord, il devait s'occuper de Julius et Mécène. Bien qu'ayant reposé son esprit et renforcé son corps dans un sommeil presque complet, dérangé seulement par quelques brides de songe, et bien que sa colère ne déformait plus ses traits, ses disciples n'échapperaient pas à son châtiment.
Après avoir rejeté tout ses vêtements et s'être lavé de manière plus décontractée, le Comte endossa des habits plus nobles. Une chemise blanche à nuances bleues fut surmontée d'un plus large haut ouvert dont les manches bouffantes, aussi noires que le reste, comportaient de nombreux plis et replis, une rose blanche venait en illuminer l'obscurité et donner une touche de charme à son habillage. Son pantalon sombre s'alliait à merveille avec sa veste, son fouet enroulé fut rattaché à sa ceinture et ses cheveux furent ordonnés en quelques coups de peigne.
Après s'être ainsi rhabillé, Jirômaru chercha dans un coin de la pièce une longue canne: sa canne épée qu'il avait abandonné là la veille après être revenu du théâtre et avoir rencontré Emily, une Vampire dont la compagnie lui avait été interrompue par un message concernant Asman...Il repensa ainsi à son intervention auprès de Sarah pour lui éviter une mort certaine et empêcher qu'elle ne blesse un peu plus son disciple...Jamais il n'aurait dû se mêler de leur différent: finalement Asman était mort, et ce définitivement, et Sarah lui posait maintenant problème à lui-même.
Avec un grognement énervé, Jiromaru attacha autour de sa taille la canne épée et alla retrouver Ilsa dans la chambre d'à côté. Elle était là, déjà réveillée ou peut-être jamais couchée, en train de lire un de ses nombreux livres philosophiques. Sa vision calma un peu l'esprit du Comte qui lui adressa un sourire.


- Bonsoir Ilsa...

Sa voix, claire et pourtant toujours grave et murmurante, révélait qu'il s'était bien reposé, qu'il était frais et dispo. Il s'occupa alors de récupérer ses bottes et de les remettre. Après avoir bien ordonné son pantalon dans celles-ci, il alla quérir son manteau rougeoyant en boule dans un coin de la pièce et, tout en le secouant et le retendant quelque peu, il parlait à Ilsa:

- Tu vas finir par t'abîmer les yeux à force de dévorer mes livres...Ce serait dommage chérie...

D'un geste ample et bref il enfila son long manteau et en redressa le col: cette fois il était prêt. Droit et imposant, il plongea ses pupilles grises dans les yeux magnifique de sa compagne.

- Je doute que tu veuilles voir cela Ilsa. Si tu me cherches, je vais dans la salle d'arme...
Dans moins d'une heure je serai devant l'Opéra
, fit-il en se penchant vers elle, la nuit est à nous et celle-ci promet bien des prodiges...

Le vocabulaire religieux dans la bouche d'un Vampire était en général ironique mais le Comte venait d'employer ce dernier mot avec tant de ferveur que ses projets allaient certainement faire frémir le monde entier des Vampires.


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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 1 Mai - 13:50

Cet ouvrage lui plaisait, tellement qu’elle en avait oublié le temps qui passe et aussi de prendre ses Blood Tablet. Ils devaient être dans la chambre, là où elle avait laissé sa robe déchirée. Contrainte de laisser sa lecture à plus tard, la vampire se leva de son fauteuil. Le fait de ne pas avoir bougé pendant plusieurs heures l’avait ankylosé, elle s’étira un peu, faisant craquer quelques un de ses os, puis elle sortit et passa dans la salle du piano. Cependant, elle se dit qu’après tout elle n’avait qu’à prendre le livre avec elle, Ilsa fit donc demi tour et saisit l’ouvrage de Denis Diderot, avant de repartir.
Une fois dans la seconde chambre du Comte, elle posa le livre sur un meuble et se servit un verre d’eau. Ensuite, elle déplia sa robe et fourragea dans une poche avant de prendre une petite pilule. Elle sentait déjà les effets du manque de sang et heureusement, elle n’avait qu’à prendre cette minuscule chose pour être débarrassée de cet ennui. Elle posa la gélule sur sa langue, approcha le verre de ses lèvres, puis avala le tout. Ilsa reposa le verre à coté de sa robe, qu’elle prit entre ses mains, elle sortit de la poche le morceau de tissus qu’elle avait déchiré pour garder la boule de poils en laisse. Ensuite, elle étendit sa robe sur le lit et posa la bande de tissus par-dessus. La vampire ferma les yeux et posa sa main sur ses biens, quand elle rouvrit les yeux, sa robe était comme neuve, sans aucun défaut. Avec un petit sourire de satisfaction, elle se releva et replia sa robe, enfin réparée. Elle déposa le tout à la place du livre qu’elle avait emmené avec elle, puis s’allongea sur le lit, et ouvrit Les Bijoux indiscrets. En peu de temps, elle s’était totalement remise dans son livre et vivait avec les personnages.
Quelques temps plus tard, Ilsa entendit la voix de Jirômaru s’adresser à elle. En fait, elle ne l’avait pas entendu rentrer dans la chambre. C’est avec un petit sourire surprit qu’elle l’accueillit, mais elle se replongea tout de suite dans l’ouvrage, faisant cependant attention à ce que le Comte faisait. Sans relever la tête elle lui rétorqua :


- J’ai oublié de prendre mes lunettes de lectures, mais après tout ça fait des années que je fais ça, et je vois toujours aussi bien.

Ilsa cessa de lire et s’assit sur le rebord du lit en suivant le Comte des yeux. Il était vraiment beau dans son manteau rouge, ses cheveux blanc contrastaient vraiment avec la couleur sang. Il était bien habillé, comme à son habitude, mais le fait qu’il se soit reposé lui procurait encore plus de charme. La vampire elle, n’avait dormi que bien peu de temps, mais elle ne ressentait pas encore les effets de la fatigue. Elle devrait surement se coucher plus tôt cette nuit, pour reprendre ses forces originelles. Les yeux dans les yeux, ils se contemplèrent un instant, puis Ilsa se leva, étant toujours plus petite et menue que le Vampire.

- J’attends tes révélations avec impatiences Jirômaru, tu le sais… Lentement, elle approcha son visage de celui du Comte, nous nous retrouverons ce soir, elle déposa un léger baisé sur ses lèvres, puis s’écarta.

Elle était impatiente, c’était vrai et le fait de savoir qu’elle allait être mise au courant dans peu de temps la rendait comme électrique. Elle aurait voulu que ce moment fut déjà arrivé, mais elle se doutait que Jirômaru avait autre chose à faire. Dans la salle d’armes. Certains de ses disciples devaient certainement être conviés. Leur attente à eux aussi devait être longue, ils l’appréhendaient, c’était sure.
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 1 Mai - 15:41

Après avoir reçu le petit baiser d'Ilsa, le Comte sourit, trouva ses gants, les mit et s'en alla. Il passa par la salle du piano puis la petite bibliothèque pour accéder à la salle d'arme. Tout en marchant il ne cessa de penser à ses projets. Ilsa les comprendrait-elle ? N'allait-elle pas plutôt le prendre pour un fou? Un désespéré assoiffé de pouvoir? Qu'allait être sa réaction face à ses propos blasphématoires? Il ouvrit la porte de la salle d'arme brusquement et mit fin à ses réflexions: de toute façon, si Ilsa devenait un problème, il l'éliminerait, il avait toujours opéré ainsi...

A son arrivée deux Vampires s'étaient inclinés en sursautant. Apparemment intimidés et stressés, ils se redressèrent lentement les yeux apeurés comme s'ils s'attendaient à être battu par leur maître. Tremblant, le plus pâle des deux osa cependant tenter de parler:


- Monseigneur...vous nous avez...demandés...

Le regard que lui jeta Jirômaru failli le faire s'écrouler de terreur. Il bégaya et recula en même temps que son compagnon paniqué.

- Pi..pitié seigneur! Nous n'avons pas...pas pu les arrêter!

Le Comte s'avança vers eux d'un pas ferme et les accula contre un mur. Il saisit le col du bavard en l'étranglant presque et le jeta au milieu de la pièce.

- Misérable! Tu sera le premier...

Le Vampire se releva malade de peur et gémit tandis que Jirômaru dégainait son épée et jetait avec dédain le fourreau que constituait la canne.

- Pitié! Pi...pitié seigneur! Ho non, non, pitié!

Le Comte lui sourit avec sadisme. L'autre reculait les mains en avant à fur et à mesure que son maître venait vers lui et gémissait des demandes de pardon.

- Vas chercher une épée Julius, murmura Jirômaru en faisant un geste vers une étagère. J'aurais de la peine de me battre à armes inégales.
- Non...non...pitié!
- Allons! C'est un ordre! rugit le Comte.

Le dénommé Julius n'eut pas d'autre choix que d'obéir. Il disparu derrière l'étagère qui pivota à son arrivée et réapparu avec une des plus belles épées des râteliers de la pièce cachée.

- Mécène...

Le seconde Vampire qui commençait à ramper discrètement vers l'entrée s'arrêta pétrifié.

- Ton tour va venir, ne soit pas si pressé de nous quitter...

************

Au bout d'une vingtaine de minutes, le Comte se dressait au-dessus du corps meurtri du dénommé Mécène et jetait son épée vierge de tout sang à ses côtés. Non loin gisait dans son sang Julius. Les deux duels qu'il venait de faire avaient peut-être été équitables au niveau des armes utilisées mais bien entendu Jirômaru valait trente fois leur force...
Ses deux disciples n'étaient pas morts, il était interdit de tuer un autre Vampire et, quoique cela devenait une habitude chez lui, Jirômaru les avait juste malmenés à un point qu'ils étaient méconnaissables. L'un avait la mâchoire brisées, une balafre sur la joue gauche et un mauvais coup à l'épaule tandis que l'autre retenait ses tripes qui tentaient de s'échapper par l'horrible fente dans son ventre. Leurs pouvoirs de récupération les maintiendrait en vie mais une cicatrice resterait éternellement et cela était le but.


- Souvenez-vous de ce jour...

Le Comte quitta la salle d'arme après avoir ramassé son fourreau. Dans la pièce d'à côté, un Vampire était assit sur une chaise de bois vermoulue la tête dans ses bras appuyés sur la table devant lui. Lorsque Jirômaru entra, il sursauta et se redressa. Il vit que l'épée du Comte était couverte de sang et il lui tendit un chiffon blanc. Pendant que son maître essuyait son épée dessus, il attendit, anxieux, les ordres qu'il allait recevoir.

- Julius et Mécène ont besoin de repos...Nettoies-moi tout ça avec Jack.

Comme il s'y attendait, le Vampire s'exécuta et disparu derrière une porte. Jirômaru rengaina son épée et jeta le chiffon souillé sur la table. Il emprunta alors un couloir, arriva dans l'immense salle à manger, passa devant quatre statues gigantesques, traversa deux portes sur sa gauche et remonta l'escalier qui donnait au Hall. Arrivé dans la salle où dormait nombre de ses disciples, il se posta au centre de la pièce et, sans se préoccuper des courbettes de ses sujets, ainsi pouvait-on presque les appeler, il gronda:

- Ce soir la Lune nous est à nouveau clémente! Sortez et faites trembler ces damnés! Ils ne méritent pas notre pitié! N'oubliez pas: seul leur sang hideux peut être gaspillé!

Le Comte partit dans un rire dément et ses disciples hurlèrent leur accord: ce soir, comme tous les soirs de pleine lune, la chasse n'était pas donnée qu'aux humains et c'étaient même les loups qui étaient leur principale préoccupation.
De nombreux Vampires s'en allèrent ainsi par différents escaliers et certains prirent même l'apparence de chauve-souris. Quelques uns restèrent dans le Hall, gardiens de cette nuit.
Jirômaru sortit à son tour. Lorsqu'il eût parcouru couloirs et salles d'Opéra, il se retrouva enfin à l'air libre. Ce dernier était lourd de l'orage passé mais le ciel était assez dégagé pour que la lune leur sourit de temps à autres. Il respira un grand coup et sauta sur le pavé depuis un bord de fenêtre. Il fit le tour du monument et s'arrêta devant l'Opéra pour son rendez-vous. Où était Ilsa ? Cela il ne le savait pas mais il l'attendrait là.


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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 3 Mai - 22:14

Ilsa regarda Jirômaru quitter la pièce, il allait accomplir son devoir de maître. Elle se demandait s'il tirait toujours satisfaction de la souffrace qu'il faisait endurer à ses disciples, ou tout autre être vivant. La Vampire s'assit sur e rebord du lit, pensive. Peu après, elle se releva et prit Les Bijoux indiscrets pour les ramener dans la bibliotèque, une fois dans la pièce, elle reposa l'ouvrage à sa place et retourna dans la seconde cahmbre du Comte. Elle se serait bien couchée pour rattraper sa nuit, mais en une seule heure elle n'aurait pas le temps de se reposer comme il faut, de plus ele se sentait trop énervée pour trouver le sommeil. Le fait de devoir attendre Jirômaru et ses révélations l'empêcherait de se détendre, alors elle renonça au repos.
Cependant, elle n'avait rien à faire en l'attendant et à vrai dire, rien ne l'attirait vraiment. Un instant, elle voulu faire un tour dans les sous-sols, mais elle n'avait aucune envie de croiser des Vampires. Pas aujourd'hui tout du moins. Ilsa marcha jusque dans la chambre du Comte et se regarda dans un miroir, sa robe lui seillait à mervaille, mais elle ne la trouvait pas assez à son goût. Elle l'empêchait de faire des mouvements amples et elle n'avait plus envie de la garder sur elle. Elle se rendit jusqu'à l'armoire où elle se l'était procuré et choisit cette fois-ci une autre robe, tout aussi belle: lui arrivant aux pieds et à manches longues, de couleur verte émeraude avec des bordures crèmes, qui font ressortir ses yeux. La Vampire se dévêtit et enfila ses nouveau vêtements. Elle retourna se voir dans le grand miroir et jugea qu'elle avait fait un bon choix. Ensuite, elle chercha dans quelques tiroirs de quoi se coiffer et elle trouva bien vite une brosse. Elle se coiffa et décida de laisser ses cheveux sans attache. Une fois contente d'elle, Ilsa prit la décision d'attendre le Comte dehors, elle espérait seulement qu'il avait cessé de pleuvoir et au pire, elle attendrait sur les marches de l'Opéra qui était abritées.
Ilsa quitta la chambre et se dirigea vers l'escalier qui menait au premier étage, elle se retrouva dans une salle pleine de cercueils où elle rencontra des Vampires, elle les salua, mais ne s'atarda pas. La jeune femme prit un escalier en colimaçon et se retrouva dans la plus grande salle de l'Opéra, où il n'y avait encore personne à cette heure. Sans se presser, Ilsa se dirigea vers une petite porte destinée aux artistes et sortit à l'air libre.
Elle jeta un regard au ciel et sourit, il y avait quelques nuages, mais il semblait qu'il n'allait pas encoe pleuvoir. La lune brillait, ronde et blanche et éclairait de ses rayons le parc qui entourait la grande bâtisse. La Vampire se demanda si elle devait encore attendre longtemps avant de se retrouver avec le Comte, dans le doute, elle se rendit tout de suite devant l'Opéra, mais il semblait qu'il n'était pas encore sortit. Prenant son mal en patience, Ilsa choisit d'aller se mettre derrière une colone de pierre, à l'abri des regards indiscrets. Adossée à un mur, la Vampire attendit. Par moments, elle jettait un oeil dans la rue, mais il y avait peu de monde ce soir-là. Il ne devait pas y avoir de représentation ce soir, à moins qu'elle ne fusse encore plus tard, ce qui était fort possible.
Soudain, elle sentit la présence d'un Vampire dehors, tout près, elle sortit de sa cachette et vit Jirômaru qui l'attendait devant l'Opéra. Elle descendit les marches et lui fit face, puis elle le regarda avant de parler.


- Alors très cher, où allons nous ce soir?

Ilsa lui sourit, puis tourna son regard vers l'astre lunaire. Elle se demandait s'ils n'allaint pas rencontrer de Loup-garou cette nuit, elle espérait que non, car cela repousserait encore la "révélation" que le Vampire comptait lui faire.
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Dim 4 Mai - 14:13

Le Comte sourit à Ilsa lorsqu'il la vit descendre les marches de l'Opéra. Tandis qu'elle regardait la lune, il se rapprocha d'elle et la saisit par la taille avec douceur.

- Dans cette tenue je t'emmènerai où tu voudra ma chère...

Jirômaru l'embrassa sur la joue et se recula pour décrocher sa canne épée de sa ceinture et la tenir comme tout aristocrate l'aurait tenue pour sortir en galante compagnie. Il tendit un bras à sa compagne et rit:

- Je n'ai pas pris mon chapeau haut de forme...quel manque de discipline! J'espère que cela ne vous gêne pas gente dame...

Après un regard amusé, le Vampire conduisit la marche et commença à s'éloigner avec Ilsa de l'Opéra. Il était de très bonne humeur, cela se lisait autant sur son visage que dans ses paroles et son air enjoué. La pleine lune le rendait souvent très joueur et s'il était vrai que ces nuits-là révélaient toujours un peu plus son sadisme et sa folie, il les commençait toujours avec entrain. Il semblait que le Comte ai oublié Sarah et son aventure de la matinée mais en réalité, il n'en parlait simplement plus et voulait profiter pleinement de cette nuit. Malgré la persistance de ses songes qui empiétaient sur son sommeil, la fatigue l'avait assez quitté pour qu'il emploi son temps avec plus de conviction que la veille.

- Allons, promenons-nous un peu dans les rues londoniennes...je ne suis pas contre quelques rasades de bas quartier...

Jiromaru avait soif et voulait teinter un peu ses joues qui, comme ses mains cachées sous ses gants, étaient d'une blancheur de mort. Sa volonté face à Ilsa était très mesquine à ce moment là: il savait pertinemment qu'elle évitait de tuer les humains et prenait pour cela des blood tablett. Chasser en sa compagnie, boire le sang de quelques citadins et abandonner leurs cadavres pâles dans la rue aurait pu presque être pris pour une provocation.
Mais en réalité, ils n'avaient tout simplement pas la même conception de la vie ni les même habitudes. Jirômaru refusait catégoriquement de tester les blood tablett: non seulement il trouvait cela contre nature mais en plus faire souffrir les humains et réduire leur nombre le faisait jubiler. Il haïssait cette race dont il était issu et, s'il ne désirait pas leur entière extermination, les réduire en un simple bétail était une idée qui le faisait sourire.
Au bout d'un moment leurs pas, ou plutôt l'odorat du Comte, les conduisirent devant une maison où brillait une lanterne rouge. Le Vampire s'arrêta avec un soupire.


- Evidement...

Jirômaru aimait particulièrement le sang des aristocrates et à chaque fois qu'il se mettait en chasse, il tombait inévitablement sur ce genre de lieu de débauche. L'aristocratie en plein déclin côtoyait les bourgeois dans les salons mais à ces heures il n'était pas rare de les trouver à des bals, des festins de luxe ou isolés avec quelques catins dans la plus grande discrétion. Cela révoltait Jirômaru dans le sens où il lui était maintenant trop facile de leur tomber dessus.
Quelques filles de joie adossées au mur ne cessaient de lui jeter des regards langoureux et de regarder de haut en bas Isla avec jalousie. Elles étaient certainement persuadée qu'ils s'étaient arrêté là pour elles. En un sens, cela aurait pu être en effet mais le Comte passa devant elles sans même poser les yeux sur leur corps à moitié dénudé: il avait repéré de l'autre côté de la fenêtre dans la pièce faiblement éclairée un aristocrate plutôt bien entouré.


- Je n'en ai pas pour longtemps Ilsa...

Le Comte disparu à l'intérieur de la maison, discuta quelques minutes avec sa proie et bientôt, il ressortit avec le jeune homme dont la mine semblait réjouie. Ce dernier salua les filles avec un grand sourire, s'arrêta un instant sur Ilsa et suivit Jirômaru dans une rue adjacente. Dieu seul sait ce que lui fit miroiter le Comte pour l'entrainer aussi facilement dans l'ombre...L'affaire fut vite accomplie et sans une tache, Jirômaru revint seul. Son visage semblait nettement plus vivant et ses yeux brillaient d'une lueur effrayante.

- Bien, maintenant je te suis...fit-il à Ilsa l'air grave.

Cela était réellement d'une rareté sans égale chez le Comte que de se laisser conduire par quelqu'un d'autre que lui-même. Mais son attitude ressemblait plus à une excuse ou à une volonté de faire plaisir qu'à une inclination.

- Je te propose de trouver un endroit calme ou je pourrais t'exposer mes plans...

Jirômaru prenait des risques, il le savait. Depuis la mort de son maître, il avait toujours tout entrepris seul. Jamais ses plans n'avaient été révélés à quelqu'un ou du moins pas sans qu'il n'élimine ensuite les personnes au courant. Ilsa lui était chère car, même s'ils ne s'entendaient pas sur de nombreuses choses, ils étaient liés par quelques sentiments inexplicables. Cependant, s'il s'avérait qu'elle le repoussait au niveau de ses projets et devienne une menace pour ces derniers, il n'hésiterait pas à briser le masque de la bienveillance à son égard pour endosser celui d'un bourreau sans scrupule.
Il craignait sa réaction, quoique le verbe craindre soit ici inapproprié: il n'avait simplement pas envie de la perdre et encore moins de la tuer de ses mains. Elle seule et la reine Victoria étaient dans ses bonnes grâces...mais peut être également Sarah maintenant...
Si cette liste s'agrandissait, ses failles devenaient plus nombreuses: il fallait qu'il prenne garde à ne pas généraliser cette étrange impression...les Intouchables dans son esprit devaient rester en nombre très réduit...
Cette impression...il ne la comprenait pas lui-même...cela devait venir de ses origines...un fragment d'honneur...une miette d'humanité...une particule de mystique...


[HRP/Direction la cathédrale Saint Paul: "De bien sombres projets"/HRP]


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Dernière édition par Comte Keï le Sam 24 Nov - 6:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 8 Mai - 13:22

Ilsa sentit la main de Jirômaru sur sa taille alors qu'elle jetait un oeil à l'astre lunaire. Elle détacha les yeux de ce dernier et les posa sur le Comte en disant avec un sourire coquin:

- Que dirais-tu de me la retirer et de nous rendre au septième ciel?

Elle pouffa et reçut le baiser du Comte, avant de rire bien plus franchement, les yeux à demi-clos. Cette phrase lui avait échappé, mais cela n'avait aucune importance, ils n'étaient pas en société, sinon quoi ce qu'elle avait dit aurait parut choquant. Par contre, en compagnie de Jirômaru, rien de ce qui tournait autour du sexe n'était tabou, s'en était parfois déconcertant.

- Cher ami, je suis chagrinée que vous ne soyez point chapeauté,... Mais ce serait faire la difficile d'aller de suite en chercher un. Ilsa posa sa main sur le bras du Vampire. Alors soit, cela passera.

Elle se laissa conduire, peu soucieuse d'où on la menait. La nuit s'annonçait belle, lui faisant oublier sa fatigue. Cependant, son regard s'assombrit losqu'elle comprit que Jirômaru voulait se "désaltérer". Il était tout à fait normal pour un Vampire de ce nourrir, mais Ilsa avait la fâcheuse tendance d'éviter de croquer dans la chair tendre des humains. C'était même devenu une habitude pour elle de prendre des Blood Tablet pour réponsdre à ses besoins, que d'autres n'aprouvent pas son geste, elle s'en fichait. Mais vouloir se nourrir alors qu'elle était à deux pas, comme allait le faire Jirômaru, l'exaspérait. Ilsa n'en montra pourtant rien, préférant ne pas gâcher cette belle nuit. Cependant, il est vrai qu'elle parla moins, perdue dans quelque réflexion.
Le Vampire l'abandonna devant un bordel, avec toutes des filles qui vendaient leur corps pour vivre et parfois pour leur simple plaisir. Sans aucune gêne, Ilsa se laissa regarder avec le mépris que lui accordaient les femmes et la Vampire les regarda en retour, mais pas de manière hautaine, juste par curiosité mélée d'indifférence. Si certaines avaient étés plus soignées, il étaient certains qu'elle auraient eût plus de charmes, mais ici, elles n'étaient que des débauchées, de bien pauvres créatures. Pour autant, Ilsa ne les plaignaient pas, c'était leur vie après tout, il ne tenait qu'à elle de survivre autrement. Bien que cela le fusse certainement impossible. Le coup du sort les avaient fait naitre dans la basse ville et non dans de beux manoirs, comme de grandes bourgeoises.
Jirômaru ressortit en compagnie d'un petit aristocrate, que la jeune femme ne prit pas soin de saluer en retour. Il allait mourir dans la petite ruelle où le Vampire l'entrainait et y pourrir vidé de son sang. Le peuvre homme n'imaginais pas encore dans quel piège il venait de tomber, pauvre chose fragile et tellement faible face aux être assoiffés que sont les Vampires. Le Comte ressortit de la petite rue, seul. Il avait l'air plus vivant et cela ajoutait encore à sa beauté, son aura naturelle n'en était que renforcée. Ilsa s'étonna tout de même de la réaction de Jirômaru, il semblait qu'elle pouvait l'amener la où bon lui semblait. C'était chose rare chez lui que de se laisser à ces petites fantaisies. Etrange. La Vampire accepta avec un sourire, tentat-il par là de se faire pardonner?


- Que penses-tu de nous rendre dans l'une des tour de St Paul? Nous y serons seuls et la vue y est imprenable.

Il n'y aurait personne pour les interrompre. De plus, Ilsa aimait bien ce rendre là bas, surtout par des nuits aussi claires où la sombre ville était éclairée par les rayons lunaires. Il y avait énormément de choses à y voir, perchés dans le haut de la cathédrale.
Les deux Vampires se mirent donc en route.


[HRP// Suite à la Cathédrale St Paul]
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Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41]

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