L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

L'Espoir d'une lanterne [Alexender] [12/03/42]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Alexender Von Ravellow
Hunter - "Criminel" en fuite
avatar
Nombre de messages : 374
Date d'inscription : 11/03/2008
Race : Humain
Classe sociale : Aristocrate déchu
Emploi/loisirs : Hunter / Il est recherché par le Yard et les Vampires de Jirômaru Keisuke.
Age : 25 ans
Proie(s) : Tous les Vampires, sauf Raphaël qu'il surveille maintenant sans chercher à l'assassiner. Le Comte Kei est son pire ennemi. Alexender peut aussi s'attaquer à des Loups-Garous.
Crédit Avatar : Personnage par Ayami Kojima.
MessageSujet: L'Espoir d'une lanterne [Alexender] [12/03/42] Mar 19 Fév - 16:22

[HRP/Après "Dans le sang et les larmes" chez Eulalia Grey/HRP]

Alexender et ses domestiques allaient bon train depuis leur départ de la demeure des Grey. Il n'était pas question de traîner ! Suzanne, vêtue en jeune homme, fouettait les chevaux avec fermeté. Elle savait que le temps leur était compté, comme l'avait si bien dit Raphaël un peu plus tôt dans la journée, et elle priait pour que son maître soit en sécurité dès cette nuit. L'aristocrate était non seulement recherché par tout le Scotland Yard mais il était en plus traqué par le plus terrible de tous les Vampires qu'il avait rencontré jusqu'à présent : le Comte Jirômaru Keisuke. Leur échec au théâtre leur avait montré une chose : l'être de la nuit était fort, très fort, trop fort pour eux. Et il avait des complices, de nombreux complices. Il ne fallait pas risquer de se faire attraper.

Le fiacre bringuebalait ses coffres et ses malles en tous sens. C'était le véhicule qui avait transporté médicaments, bandages et nourriture pour l'infirmerie improvisée de l’Éclipse, le manoir de Raphaël. Finalement, tout leurs préparatifs auraient été vains puisqu'ils avaient finis chez Eulalia plutôt que chez le Vampire aux cheveux blancs. Même s'ils avaient réussi à trouver refuge ainsi, il était frustrant en un sens, d'avoir failli dans leur plan jusqu'à leur retraite. Rien ne s'était déroulé comme ils l'avaient prévu ! C'était véritablement humiliant !

Alexender songeait à tout cela. A leurs alliances, leurs plans, leur fuite. Il songeait à ce qu'ils avaient vécu chez Raphaël, au théâtre et chez les Grey. Tant de péripéties pour aller finalement se terrer comme un rat dans l'East End ! Tout cela pour rien ! Pour finir enfermé entre quatre murs le temps que l'orage ne passe. Mais ce genre d'orage passait-il un jour ? Pouvait-on empêcher que le Comte ne leur tombe dessus tôt ou tard ? Qu'allait donc devenir Eulalia ? Et Raphaël ? Où était donc passé Stan ? Et les Hunters qu'ils avaient laissés derrière eux, blessés, cruellement marqués par leurs combats, où étaient-ils maintenant ? Avaient-ils été arrêtés ?
Les journaux n'avaient parlé que de l'avis de recherche qui rôdait maintenant au-dessus de leurs têtes, ils avaient évoqué la mort des parents d'Eulalia et les blessures du Comte avaient pris une grande partie des rubriques. Mais rien n'avait été dit au sujet d'éventuels prisonniers. Alors que le Comte passait pour une malheureuse victime, de nombreuses choses étaient ainsi modifiées ou cachées au public. Que de mensonges ! Que de sournoises lignes ! Le gouvernement était-il donc bien à la solde de cette infâme créature ? Que faisait donc la reine ? Était-elle sous l'emprise totale du Vampire ? Oui, il n'y avait plus de doute possible désormais: Victoria était définitivement du côté du Comte. Et si on ne la voyait plus en public en plein jour, Alexender aurait rapidement conclu qu'elle avait été transformée. Évidemment, la reine été encore visible sous le pâle soleil londonien et cette hypothèse était exclue. Par contre, le Comte avait bel et bien le Scotland Yard et la couronne dans sa poche ! Que pouvaient-ils donc faire face à pareil adversaire ? Une créature surnaturelle, dotée de pouvoirs phénoménaux et dont les nombreux disciples parcouraient les nuits de leurs crocs luisants ! Un lord, protégé par la reine et la police ! C'était décidément une situation des plus infernales...

Et Sarah ? Où était Sarah ?
Un pincement au cœur acheva de miner le moral du Hunter. Il serra Marguerite contre lui et soupira. Son amante était à nouveau perdue. Lui qui avait cru la perdre lorsqu'il s'était retrouvé enfermé dans les égouts pendant que le Comte emmenait la belle dans son repaire il l'avait enfin retrouvée pour mieux l'égarer de nouveau. C'était réellement insupportable ! Il l'avait aperçue dans le théâtre, brandissant un arc et puis plus rien...Du feu, des cris, de la douleur, une ombre et puis ses domestiques, Eulalia, le fiacre...Lorsqu'il s'était réveillé chez miss Grey, il avait appris leur terrible échec, l'affreux avis de recherche, la perte de leurs compagnons et la disparition de Sarah. Les journaux étaient venus le désespérer, annonçant la survie du Comte et son futur mariage avec la jeune Spencer. Où était-elle ? Chez elle? Chez ses parents? Comment le vérifier?
Le Hunter avait dû rester enfermé chez Eulalia pendant plusieurs jours pour retrouver quelques forces. Grâce aux pouvoirs de la jeune femme il avait réussi à cicatriser bien plus vite que la normale et la balle qui lui avait traversé le plexus n'était plus qu'un affreux souvenir. Ses chairs peinaient encore à se refermer et la douleur était toujours là, mais sa plaie ne risquait plus l'infection, la fièvre l'avait quitté pour de bon et son poignet broyé était à nouveau opérationnel. Eulalia avait des pouvoirs surprenants, et même s'ils mettaient à mal la pauvre jeune femme, ils leur avaient sauvé la vie.

Alexender se gratta la tête près de l'oreille droite. La perruque brune qu'il portait le démangeait atrocement. Tout en remettant le postiche correctement, sans laisser une seule de ses longues mèches rebelles dépasser du filet invisible qui recouvrait sa tête, le rouquin songea à ses futures actions. Qu'allait-il faire à présent ? Il allait se cacher chez Lily...ou peut-être Romerta...Oui, plutôt Romerta, elle était plus vieille, plus mûre, plus discrète et sage. Et puis après ? Il n'allait tout de même pas rester enfermé chez cette prostituée jusqu'à ce que le Time ne lui apporte quelques nouvelles d'Eulalia et de leurs plans pour prouver leur innocence !? Non, ce serait intenable ! Il n'y pensait même pas. Ses domestiques qui le connaissaient comme les doigts de leurs mains savaient ce qu'il allait entreprendre dès qu'il serait totalement sur pieds, et même avant...Il allait aller chercher Sarah, dû-t-il aller frapper à sa porte. C'était une folie mais une folie que le jeune Hunter était prêt à faire pour sauver celle qu'il aimait ! Aria avait émis l'hypothèse que la laisser se marier avec le Comte pourrait leur être utile mais Alexender refusait catégoriquement cette idée-là. C'était hors de question et aucun débat, dans la vie comme dans la mort, ne l'aurait fait changer d'avis.  
Il irait chercher Sarah, quel que soit le danger ! Et, ensemble, ils réuniraient des chasseurs pour attaquer le Comte une nouvelle fois. Et cette fois-là, ils seraient prêts.


- Monsieur ?

Le regard dans le vide, le jeune aristocrate ne sembla pas entendre sa domestique qui lui parlait à la fenêtre. Le fiacre s'était arrêté depuis quelques minutes. Dehors, il faisait déjà noir. Il était aux environ de 20h et la rue était obscure comme l'était le monde aux premiers jours. La suie s'accrochait aux pavés et aux crépis fendillés des maisons, la rue, sans trottoir, était pavée avec négligence, dans un chaos de nids de poules et de bosses. Une rigole passait en son centre pour transiter des déchets plus ignobles les uns que les autres et des rats rôdaient de-ci de-là pour tenter de les attraper sans se mouiller les pattes. L'endroit était réellement infâme et Marguerite fronça le nez en descendant la première.

- Mon Dieu Monsieur, je ne me souvenais pas que c'était aussi affreux par-ici...

Alexender, qui avait cligné des yeux au passage de Marguerite contre lui, s'était réveillé pour mieux passer d'un cauchemar à l'autre. Il descendit maladroitement, en titubant à cause de l'endormissement de ses jambes et se redressa pour observer les lieux.

- Cela fait longtemps que je ne suis pas venu Marguerite...Fit-il en soupirant.
Tu le sais bien...Tout change vite en ce moment...Ici plus qu'ailleurs.

Il remonta un peu le col de sa chemise grisâtre qui dépassait de son veston défraîchi et s'engouffra dans une ruelle encore plus obscure. Une lueur brillait au loin, une lumière rougeâtre. En approchant, les domestiques purent comprendre que c'était une lanterne qui était suspendue à un porche en bois vernis. Étrangement, ce porche était neuf. Alexender s'avança pour frapper à la porte après avoir jeté un coup d'oeil alentours. Il frappa très exactement 4 coups très distincts sur un rythme particulier. Il y eut un moment de silence absolu. Suzanne montait la garde, les mains dans les poches, comme un jeune gaillard d'usine. Marguerite paniquait un peu auprès de son maître.

- Monsieur, souffla-t-elle nous ferions mieux d'aller sous le Royal Arts...Inutile de se perdre ici...

Alexender lui intima de se taire en mettant son doigt devant sa proche bouche. Puis il tendit l'oreille. Il avait entendu du bruit derrière la porte. Avec un sourire, il se redressa et se posta bien droit devant le judas.

- Allons ! Fit-il d'une voix forte qui fit sursauter Suzanne un peu plus loin. Romerta ma belle ! Tu ne me reconnais pas ? Le..."lion de ta nébuleuse" est là !

Son sourire c'était fait grimace. Il jeta un regard en biais à Marguerite qui levait les yeux au ciel. Suzanne pouffa sous son béret.
Il y eut un cliquetis et la porte s'entrouvrit lentement. Une chaîne la retenait encore.


- Alex... ? C'est toi ?

Alexender enleva sa perruque pour libérer sa crinière de fauve.

- Oui Romerta, c'est bien moi...fit-il d'un air plus sérieux et sombre. J'ai les chiens au cul, tu le sais, alors fais-nous entrer avant qu'il ne me le morde. Tu ne voudrais pas que je perde une fesse, n'est-ce pas ?

Son ton était sérieux mais il n'avait pas pu s'empêcher de plaisanter au passage. Romerta était une de ses nombreuses conquêtes et il lui était arrivé de venir la voir sans avoir à la payer. La porte s'ouvrit alors complètement pour les faire entrer avant de se refermer pour de bon.

- Et le fiacre ? S'inquiéta Suzanne.

- Noobs va s'en occuper ma chérie, ne t'en fais pas, fit une douce voix dans le noir.

Une lampe à huile s'alluma alors et une jeune femme apparue à la lueur de la flamme. Elle devait avoir entre 25 et 30 ans, c'était difficile à définir à cause de son excès de maquillage et son corsage bien trop serré qui faisait rebondir sa poitrine devant elle. Ses longs cheveux noirs, bouclés et ténébreux, retombaient en grappes sur ses épaules dénudées. Des bijoux provocants ornaient ses oreilles et son cou de porcelaine. Sa robe et son corset, rouge et noir, se terminaient par des rubans en masse et des flots crêpés. Elle était magnifique, quoi que très artificielle.

Son air interrogateur se mua bientôt en un sourire des plus charmeur. Alexender ne comptait pas perdre son temps...Il l'avait déjà approchée de très près pour lui soulever le visage et l'embrasser doucement sur la joue.


- Romerta ma belle, tu sais que je ne suis pas un assassin...Les journaux se sont trompés de coupable...J'ai besoin de ton aide...

La prostituée l'attrapa lentement par le col pour serrer ses longs doigts sertis de bagues autour du tissu poisseux.

- Alexender, fit-elle d'un ton glacial, je ne veux pas de problème avec la police. Pourquoi es-tu venu ici ? Tu vas me faire perdre mon boulot, mon toit et la vie avec tes bêtises ! Ce n'était déjà pas assez de me prendre mon honneur ?

Le Hunter tiqua et lui sourit de plus belle avec un air coquin.

- Allons Romerta, tu sais très bien que tu n'as aucun honneur...

L'aristocrate embrassa alors la jeune femme sur la bouche avec force, puis il recommença une seconde fois. La belle ne lui résista pas, elle était habituée à ce genre de chose et son domaine l'emmenait souvent bien au-delà de ça. Elle recula un peu pour descendre sa main vers la hanche du Hunter avant de lui caresser une partie bien précise de son pantalon.

- Ne joue pas à ça avec moi Alex...Tu sais que je gagnerai...

Le Hunter lui saisit la main d'un geste brusque pour arrêter son geste.

- Hep hep hep...fit-il dans un grognement. Je sais surtout que tu pourrais gagner gros en m'aidant. Alors laisse mes parties tranquilles, je ne suis pas venu pour ça.

Romerta lâcha le Hunter et s'en éloigna concrètement. La lueur dansante de sa lampe à huile allongea leurs ombres sur la tapisserie fleurie qui recouvrait les murs de l'entrée.

- Évidemment que tu n'es pas venu pour ça Alex, tu es là pour te planquer comme un rat. Sauf qu'ici on ne nourrit pas les rongeurs gratuitement. Elle fit volte face. Qu'as-tu à m'offrir ?

Un accord fut rapidement conclu entre les deux partis. Alexender offrit à Romerta une avance sur ce qu'elle devait récolter à la fin de leur petit secret. L'argent trébuchant passa d'une main à une autre à coup de sourires et de menaces. Mais bientôt l'atmosphère se détendit et le quatuor se réunit dans un salon. Roberta se mit à fumer une cigarette parfumée et l'air satura bien vite d'une fumée blanchâtre et odoriférante. Suzanne toussa un peu et Marguerite s'éloigna de la prostituée.
Leur maître avait une conversation sérieuse avec la jeune femme. Il lui expliquait qu'il devait se cacher pour un temps et que son dessein de tuer le Comte était vrai. Il démentit la mort des Grey que lui imputaient les journaux et donna sa version à Romerta. La belle se contenta de l'écouter attentivement et de se faire sa propre opinion de la chose.


- Écoute Alex, fit-elle à un moment en se penchant vers lui, que tout cela soit vrai ou non, je m'en contrefiche, ce que je veux c'est être assurée de ne pas avoir le Scotland Yard sur le dos. Je serais pendue, brûlée ou pire ! Mon statut ne peux me sauver de rien du tout, alors que toi...tu es riche et tu as un titre. Ne l'oublie pas.

Alexender se fit plus sombre. Il rassembla ses mains entre ses genoux et grogna d'un ton lugubre :

- Je n'ai plus de titre, ni de manoir, je n'ai plus de ressource et aucun moyen de retourner chez moi tant que je ne serais pas innocenté.

- Et tu veux que moi je t'innocente peut-êtr...

- Non ! L'interrompit-il avec une pointe d'agacement. Bien sûr que non Romerta, tu me prends pour un imbécile ? Tout ce que tu peux faire pour moi c'est me cacher. Tu seras grassement payée et je t'assure que le jour où je retrouve ma place dans la société, je fais de toi une reine.

Romerta s'était un peu redressée face au ton du Hunter. Puis elle avait soupiré en expirant sa dernière bouffée de cigarette qu'elle écrasa dans un cendrier devant elle sur la table basse. Elle se leva alors de son fauteuil pour rejoindre Alexender sur le canapé.

- Très bien, fit-elle en commençant à déboutonner le veston du rouquin. Je veux bien faire ça pour toi...Elle se pencha alors un peu plus pour embrasser l'aristocrate dans le cou.

Alexender se raidit.


- Je...je ne t'ai pas tout dit...fit-il en reculant. Je...

Romerta lui sourit.

- Oui...il y a cette Sarah Spencer...J'ai compris.

La prostituée se releva et s'éloigna vers sa propre chambre.

- Tu es ici chez toi, tu connais les lieux...Installe tes domestiques dans la chambre n°14, tu seras dans la 17, à moins que tu ne veuilles me rejoindre...Bonne nuit.

Alexender lui fit un signe de main alors qu'elle refermait sa porte derrière elle. Une fois qu'elle fut partie, le Hunter soupira en ouvrant le col de sa chemise d'un geste maladroit. Il avait chaud, terriblement chaud.
Marguerite l'observait du coin de l'oeil. Suzanne, elle, s'était rapprochée de son maître avec un grand sourire.


- Monsieur, si on m'avait dit un jour que vous résisteriez à une telle femme pour une autre, je serais entrée à Bedlam !

Ainsi Alexender et ses domestiques étaient-ils désormais installés dans l'East End, chez la belle Romerta, une des maquerelles les plus discrètes et pourtant réputées des lieux. La prudence était de mise. Heureusement, malgré cet aspect quelque peu froid et tendancieux de la belle, elle était digne de confiance.

*************************

Deux jours plus tard, Alexender était sur le pied de guerre. Il avait décidé de rendre visite à la sorcière qui l'avait aidé à sortir des égouts. Ses domestiques étaient tout aussi affolées que s'il se rendait directement chez Sarah. Pourtant, même s'il ne connaissait pas réellement ladite sorcière, il ne pensait pas qu'elle était du genre à le délivrer à la police. Elle semblait détachée du monde et, malgré la forte récompense qu'il avait au-dessus de sa tête, il aurait mis sa main à couper qu'elle ne serait pas intéressée par l'offre. Il lui devait la vie. Pourquoi l'aurait-elle sauvée une fois pour le vendre la seconde fois? Cela n'aurait pas de sens.

L'aristocrate avait désormais les cheveux noirs. En effet, Romerta avait réussi à lui fournir une teinture efficace et sombre pour cacher sa crinière de feu. En outre, Alexender ne les laissait plus détachés. Au contraire, Romerta et ses domestiques les lui avaient un peu raccourcis avant de les nouer avec un noeud des plus communs. Jamais, à part dans les bals, Alexender ne s'attachait ainsi les cheveux mais, pour passer inaperçu, il avait besoin de se travestir. Ce n'était pas le seul changement qu'il avait opéré sur sa dégaine: son long manteau de cuir avait été abandonné pour une chemise et un veston de basse qualité. Un chapeau étalé lui couvrait désormais les yeux et son katana ne serait plus à sa ceinture. Romerta lui avait prêté un pistolet à percussion, de toute façon le Hunter avait perdu son Bloody Rose au théâtre. Et il avait désormais un petit couteau caché en lieu et place de son katana originel.

Fin prêt, l'aristocrate ressemblait à un bourgeois un peu négligé plutôt qu'à un aristocrate de cours ou un chasseur de la nuit. Marguerite tiquait: elle préférait réellement les cheveux roux. Suzanne de son côté s'affairait à parfaire le costume de son maître. Elle lui ajusta son chapeau et lui donna un ultime conseil:


- Surtout, mon maître, ne vous risquez pas à retourner au Chatelêt. Marguerite et moi allons nous y rendre, comme convenu, et tenter de vous ramener quelques unes de vos armes en argent. N'allez pas non plus chez lady Sarah, je vous en conjure! Il sera toujours temps que nous allions la sauver lorsque vous saurez un peu mieux de quoi il en retourne. Et gardez ce chapeau baissé...

Alexender semblait confiant. Il embrassa ses deux domestiques ainsi que Romerta et s'en fut en solitaire retrouver le repaire de la sorcière. Il laissait ainsi derrière lui des visages inquiets et des coeurs meurtris. Mais le Hunter agissait maintenant pour la plus belle chose au monde: l'amour.

[HRP/ Suite chez Kate dans son sanctuaire: "Là où les étoiles dorment, les anges s'éveillent en secret" /HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

L'Espoir d'une lanterne [Alexender] [12/03/42]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Jeunesse haitienne: Quel espoir??? Quel avenir???» Ministre Bellerive un menteur avéré, crée de faux espoir avec le pétrole» Le bloc Espoir contre des representants de partis au CEP» Port-Salut, un vent d’espoir souffle» Lanterne elfique
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ombre de Londres :: Whitechapel (East End) :: Chapelle Sainte Marie - Whitechapel Road-