L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn]

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MessageSujet: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Jeu 4 Avr - 11:41

Un vent volontaire gonflait les voiles du Ragnarok depuis son départ de Hambourg, en Allemagne. Il naviguait fièrement vers l'Angleterre, et les matelots à son bord pouvaient se vanter de n'avoir essuyé aucune tempête pendant le voyage.
Voyage qui en était devenu monotone pour le capitaine, nonchalamment appuyé contre le gouvernail de son bateau. Poussant un profond soupir, ledit capitaine posa sa tête entre les bras de grande roue de bois.


-Je m'ennuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie !!! C'est trop plat ! Pas de vagues, rien à piller, pas de coups de pied à donner au rameurs pour qu'ils avancent, c'est d'une tristesse !

Son ironie et son semblant de détresse firent sourire Malachie, un mercenaire ayant rejoint l'équipage depuis quelques années déjà. Appuyé contre le mât du bateau, il se releva et vint poser une main sur l'épaule de son tyran de capitaine.

-Allons du nerf, que diable ! D'ici quelques heures, nous serons arrivé ! Dit-il d'une voix qui se voulait joviale.

Le capitaine releva la tête, et il croisa un instant son regard mordoré et agacé. L'assassin sourit d'un air moqueur, nullement effrayé. Il était habitué à l'impatience d'Achkhène, la jeune femme était caractérielle... Comme toutes les femmes, disait-il souvent ! Mais elle restait son supérieur, aussi étonnant que cela puisse paraître sur un navire. Combien de femmes prenaient les commandes d'un bateau ? Bien peu... Surtout d'un bateau destiné à l'abordage, au vol et au meurtre.
Pourtant, il valait mieux ne pas contredire l'autorité de la jeune femme. Si elle faisait toujours preuve d'impartialité avec ses matelots, elle se montrait intransigeante avec ceux qui osaient tenter une rébellion. Elle avait su mener ses hommes à la victoire plus d'une fois, et s'ils ne dormaient pas sur un tas d'or quotidiennement, ils n'étaient pas les plus à plaindre.


-Quelques heures, quelques heures... Il y a deux jours c'était déjà quelques heures ! Bougonna-t-elle.

En réalité, ce n'était pas le fait de n'avoir rien à faire qui chagrinait le plus Achkhène mais bien celui d'être dans l'impatience la plus totale. Elle avait hâte d'entrer dans le port de Londres, hâte de jeter l'ancre mais surtout hâte de retrouver son petit frère, Khorèn. Elle ne l'avait pas vu depuis plusieurs mois, et n'avait pu profiter de sa présence que pour quelques jours.
Mais aujourd'hui, elle regagnait Londres pour y rester plus longtemps. Ces dix années en mer, à parcourir le monde pour en découvrir toutes les figures l'avaient fascinée mais aussi épuisée. Achkhène se sentait quelque peu las, à l'instar de ses hommes qui éprouvaient eux aussi le besoin de souffler un peu.
Se redressant, la demoiselle remit son tricorne en place, ses cheveux battus par l'air marin, et sortit de sa poche un vieux jeu de tarot aux cartes cornées et jaunies pas le temps. Elle se mit à les battre machinalement, comme pour s'occuper les mains. Finalement, elle laissa le gouvernail à Malachie pour descendre sur le pont, où trois de ses hommes discutaient en jouant aux dés, deux autres ronflaient contre un mât, le reste de la troupe devait être à l'intérieur. Olivia aussi, lui sembla-t-il... Elle n'était pas sur le pont. Kamosis, le cobra de la jeune femme, dormait sur un tas de cordes, enroulé sur lui même.
Achkhène se joignit aux joueurs pour échanger quelques parties en attendant l'annonce salvatrice.

Trois heures passèrent avant que la vigie ne se penche vers le pont pour hurler.


-Capitaine ! J'aperçois les côtes ! Londres est en vue !

Achkhène ne se fit pas prier et bondit du tonneau sur lequel elle s'était assise pour jouer aux dés.
Elle se précipita à la proue du bateau, décrocha la longue vue qui pendait à sa ceinture et la tira pour regarder à travers la lunette et vérifier les dires de sa vigie. En effet, dans la brume se dessinaient les côtes britanniques, et les clochers des églises se devinaient dans les hauteurs. Ils arrivaient...


-Au travail, matelots ! Réduisez la voilure avant que nous ne nous écrasions dans le port de Londres, s'exclama-t-elle d'une voix joyeuse. Olivia !! OLIVIAAAAAAAAAAAA !!!

Son hurlement fit non seulement s'activer les matelots à la tâche, mais ils réagirent rapidement et l'un d'eux alla prévenir la grande Alchimiste blonde.
Achkhène était fébrile, surexcitée, elle avait tant hâte de voir son frère qu'elle n'en tenait plus en place !


-Ah Olivia ! Regarde ! Dit-elle en lui tendant sa longue vue. Nous approchons ! Tu sais... Je n'ai jamais beaucoup aimé Londres, c'est une ville austère, les gens y sont encore plus méprisants qu'ailleurs, et j'y ai de mauvais souvenirs...

Elle faisait bien sûr référence à l'homme qui avait trompé et trahit sa mère, un homme envers qui elle n'éprouvait que haine et ressentiment.

-Mais aujourd'hui, je la vois sous un œil différent ! Je vais revoir Khorèn, et je compte bien régler un différent qui aurait du l'être depuis bien longtemps ! Et toi ? N'es-tu pas heureuse à l'idée de revoir ton vieux grigou ? Dit-elle avec moquerie.

Bien sûr, elle ne disait cela que pour provoquer sa seconde, elle avait suffisamment entendu parler du vieil homme pour savoir qu'il n'avait rien d'un pingre ou d'un ronchon aigri !
Redescendant vers le pont, Achkhène invita Olivia à la suivre alors qu'elle allait aider un jeune matelot à nouer un cordage. Le pavillon noir avait été retiré du grand mât, et les couleurs du bateau le faisait passer pour un innocent navire marchand.
Les deux jeune femmes discutèrent encore un moment, avant que le Ragnarok n'entre dans Londres par la Tamise. Le gris de la pierre, la brume de cette fin d'après midi, tout semblait froid et sombre aux yeux de l'arménienne qui en eut un frisson. Elle avait tant aimé les villes colorées, la chaleur étouffante et le sable des pays arides que se retrouver ainsi confrontée à l'humidité ne lui plaisait guère. Pourtant, elle n'ouvrit pas la bouche, scrutant les environs à la recherche d'un visage familier.

Lorsque le bateau fut amarré et l'emplacement réglé avec quelques pièces, Achkhène se tourna vers son équipage avec un grand sourire.


-Mes amis, nous voici à Londres ! Il fait froid, gris, humide, bref ! Nous sommes en Angleterre ! Vous avez quartier libre, amusez-vous donc et revenez nous entiers !

Une exclamation de joie accueillit ses paroles, et tous partirent de leur côté, par petit groupes de deux ou trois. La jeune femme s'assura que sa jeune et intrépide Chimère n'était pas seule avant de descendre à son tour. Elle laissa Kamosis à l'intérieur du bateau avec de la nourriture, sous les sifflement courroucé de celui ci. Un cobra dans les rues de Londres n'aurait fait que provoquer la panique et à son grand regret, Achkhène du le laisser là.
Armée de ses rapières et coiffée de son tricorne, la capitaine du navire quitta celui-ci avec Olivia.
Une fois sur la terre ferme, elle s'étira longuement et chercha une ombre familière du regard.


-Bah... J'aurais pensé que Khorèn serait venu faire un tour sur les quais..., dit-elle en le cherchant à nouveau du regard. Tu le vois, Olivia ?

Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres alors qu'elle s'approchait d'un jeune homme au visage fermé et à la longue chevelure brune. Le regard inquisiteur, la demoiselle tourna autour de lui en le détaillant de haut en bas, comme si elle le découvrait pour la première fois. Sa peau hâlée semblait s'être encore éclaircie, et ses yeux gris et perçants étaient prêt à transpercer quiconque oserait s'en prendre à lui. Se hissant sur la pointe des pieds, Achkhène tira sur les joues de son frère pour forcer un sourire qui ne semblait pas couvrir souvent ses lèvres.

-Souris, c'est moi !! Allons un peu d'enthousiasme, Khorèn !! Dit-elle avant de lui donner une légère tape sur la joue.

Puis, n'y tenant plus, la jeune femme prit son frère dans ses bras et le serra. Elle avait l'impression de l'avoir quitté depuis des siècles, et sa présence contre elle lui réchauffa le cœur.


-Tu m'as manqué, petit frère..., murmura-t-elle sans pour autant le lâcher.


[HRP: Oui ce titre n'est pas inspiré... >w<]
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Jeu 4 Avr - 22:12

Le Ragnarok, fier bateau pirate, filait sur les eaux entre Hambourg et Londres. Tout était calme sur le navire, jusqu'à ce que le cobra du capitaine, Kamosis, vola de la cabine du dit capitaine, et que la tête blonde de la seconde du redit capitaine, Olivia, sortit de la porte de cette même cabine, visiblement furieuse.

- ACHKÈNE ! Si je retrouve encore ton serpent dans mes affaires, je l'embroche, et je le mange grillé en brochette !!

Cette simple phrase hurlée avec délicatesse de si bon matin enclencha la vingtième dispute débile entre les deux femmes depuis deux jours. Olivia et son capitaine et meilleure amie Achkène se chamaillaient toujours, mais on avait jamais vu sur les 7 mers femmes plus soudées et redoutables. Elles avaient voyagés pendant 10 années de leur vie, mais leur réputation était maintenant connue de tous, et chacun savait que si il avait à faire aux deux femmes ensemble, il allait passé un sale quart d'heure.

La dispute terminée, Olivia s'enferma dans la cabine du capitaine, qui était aussi la sienne afin qu'elle ne dorme pas avec les matelots, pour des raisons évidentes. Elle soupira et retourna au bureau. Elle était en train de faire un bilan de leur très long voyage, relisant le carnet de bord qu'elle avait remplie au jour le jour, vérifiant les finances, revoyant leurs trajets... Cet énorme voyage avait été un véritable miracle aux yeux de la jolie blonde, elle avait vu milles choses, affronter maints ennemis, et s'était dépasser du mieux qu'elle pouvait. Au final, elle avait atteint par ses seuls talents le rang de seconde du capitaine, était respectée des hommes de l'équipage, crainte de ses ennemies, devenue plus forte et plus douée en alchimie.

C'était sûr, le vieux allait en avoir plein les yeux quand elle allait rentrer. A vrai dire, Olivia, comme tout les autres, avait accueillie avec un certain soulagement la décision d'Achkène de rentrer à Londres. Son mentor et père de coeur lui manquait affreusement, et elle voulait absolument lui montrer tout les souvenirs, connaissances et richesses qu'elle avait amassée pendant son voyage.

Elle en était ainsi dans ses pensées, quand un cri la fit sursauter. Apparemment Achkène l'appelait. Elle sortie donc de la cabine et son visage s'illumina quand on lui assura que la terre était en vue. Elle se précipita aux cotés de son capitaine, son long manteau bleu roi volant derrière elle, et lui arracha presque la longue-vue des mains. Au loin, elle aperçut un paysage gris, une brume épaisse qui recouvrait une ville aux formes fantomatiques mais élégantes. Pas de doute, Londres, sa ville natale, était en vue. Elle écouta avec intérêt son amie lui dévoiler ses intentions.


- Nous approchons ! Tu sais... Je n'ai jamais beaucoup aimé Londres, c'est une ville austère, les gens y sont encore plus méprisants qu'ailleurs, et j'y ai de mauvais souvenirs... -Mais aujourd'hui, je la vois sous un œil différent ! Je vais revoir Khorèn, et je compte bien régler un différent qui aurait du l'être depuis bien longtemps ! Et toi ? N'es-tu pas heureuse à l'idée de revoir ton vieux grigou ?
- Bien sûr que je suis heureuse de rentrer chez moi ! répondit la blonde en riant. Qui ne le serait pas ?

Elle se tourna vers la belle femme à la peau métissée, et la regarda avec plus de sérieux.

- Londres est ma ville, je la connais par coeur. Alors, n'oublie pas que quel que ce soit ce fameux différent, je serais toujours là pour t'aider. Tu m'es extrêmement précieuse, je ne veux pas prendre le risque de te perdre ici après tout ce qu'on a vécu en mer...

Un doux sourire s'étira sur ses lèvres rosées. Olivia était sincère dans ses propos, pour elle, Achkène était comme une soeur, et elle aurait l'impression de perdre une part d'elle-même si l'arménienne venait à disparaitre. Elles discutèrent un moment, puis Olivia s'enferma à nouveau dans la cabine le temps de remonter la Tamise.

Quand le navire fut a quai, Olivia sortit de la cabine. Elle avait troquée ses habits de pirate contre une chemise blanche simple, un long manteau beige, un pantalon en toile beige et ses bonnes vieilles bottes. Ses cheveux étaient remonté en chignon et caché sous un chapeau d'homme, seul une mèche cachait la moitié de son visage, comme d'habitude. Le tout était de débarquer incognito, car malgré tout, Olivia était relativement connue à Londres, ou tout du moins dans son quartier, et il ne valait mieux pas qu'elle se montre en pirate.

Elle alla rejoindre Achkène, et toute deux se mirent à la recherche du jeune frère de celle-ci. Elles le trouvèrent enfin, et tandis qu'elle restait en retrait pour laisser le frère et la soeur se retrouver, Olivia observa le jeune homme. Elle l'aimait bien, même si évidemment, elle le connaissait moins bien que sa soeur. Elle devait avouer aussi qu'en 10 ans, Khorèn était devenu un bel homme, fort et avec une certaine élégance, et que ça ne lui déplaisait pas...

Elle chassa cette pensée et quand enfin Achkène laissa son frère respirer, la blonde s'approcha et lui serra la main avec un sourire agréable.


- Ravie de te revoir Khorèn. Tu as l'air en forme.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Dim 7 Avr - 18:47

Aujourd’hui était le grand jour ! Un jour tant espéré et à la fois si craint par Khorèn… En effet, c’était aujourd’hui que devait rentrer au port sa sœur Achkhène, elle qui avait été absente de Londres durant si longtemps ! Et cette fois, elle allait rester un bon moment… Ses activités de piraterie avaient pris beaucoup de son temps ces dernières années, et le loup garou ne pouvait prétendre l’avoir beaucoup revu… Sa sœur avait évolué pendant toutes ces années. Il l’avait vu grandir et s’affirmer en tant que capitaine dans un monde où la féminité était un désavantage de taille… Et pourtant il l’y avait vu s’épanouir, découvrir des choses qu’il n’avait jusqu’alors jamais imaginé. Alors il l’avait laissé partir, vivre sa vie comme elle l’entendait malgré l’appréhension qui le tenaillait de la voir un jour pendu au bout d’une corde ou pire encore… Chaque lettre était l’occasion de découvrir un peu plus ce qu’elle faisait, partager ses joies, ses peines et ses doutes… Il avait alors l’impression de participer avec elle à toutes ses aventures. Mais ce jour, elle revenait à quai et il sentait le doute l’envahir. Serait-elle toujours comme avant ? Ne la verrait-il pas s’éteindre jour après jour dans une ville où le soleil était constamment caché par de sombres nuages, où tout était gris et dont la vie se résumait à un long enchaînement de journées monotones ? Il s’était fait la promesse de ne jamais la voir malheureuse, et ce quel que soit le prix ! Il y veillerait… Il n’y avait plus que lui pour le faire, leurs parents étant mort en Arménie. Et sa première mission serait déjà de l’accueillir au port afin qu’elle débarque sans encombre…

L’homme referma son livre dans un soupir. Encore un nouvel ouvrage sur la médecine qui ne lui aura pas été d’un grand secours… Il ne dénombrait déjà plus le nombre de manuel qu’il avait déjà lu… Il lisait vite et assimilait vite les choses. Résigné, il se releva du canapé pour aller soigneusement reposer l’ouvrage dans la bibliothèque. Un de plus… Fort heureusement il lui en restait plein encore à lire. La Duchesse de Somerset possédait une bibliothèque qui n’avait rien à envier aux autres. Khorèn aimait souvent s’y plonger. Il avait obtenu l’autorisation de pouvoir prendre des livres à sa guise, chose qu’il ne manquait pas de faire.
Il jeta un dernier coup d’œil sur le meuble avant de s’en détourner. Il remarqua alors dans le coin de la pièce, une des chambrières de la Duchesse, qui l’attendait respectueusement à l’écart. Se doutant déjà de ce qu’elle voulait, il alla tout de même à sa rencontre. Elle n’osa même pas croiser son regard tandis qu’elle laissait enfin échapper ce qu’elle était venu lui dire.


- Madame Seymour me charge de vous rappeler que vous devez être de retour comme convenu avant ce soir. Elle ne saurait tolérer un retard…

Khorèn soupira. Il le savait plus que bien cela. Lorsqu’il avait enfin su les détails de l’arrivée de sa sœur, il s’était arrangé avec elle afin de pouvoir venir accueillir Achkhène au port. Cela n’avait pas été facile. Malgré le fait que l’arrivée de sa sœur réjouisse la Duchesse qui y voyait là un moyen de pression de plus sur l’homme, elle acceptait mal le fait de se passer de son « garde du corps » lors d’une journée où il était supposé travailler pour elle. Elle avait tout de même fini par accéder à sa requête, limitant tout de même le loup garou dans le temps. S’il voulait profiter de ce temps donné, il ne devait pas perdre un seul instant. La réponse fut alors donnée d’un ton froid qui ne souffrait aucune réplique :

- Eh bien vous direz à Madame de Seymour que j’ai encore bonne mémoire, il n’y a donc pas besoin de me le rappeler et que je serai bien là comme convenu.

Il tourna les talons, laissant la servante sur place. Il ne doutait pas que ses paroles ne seraient pas rapportées mot pour mot… Jamais la femme ne se permettrait de rapporter de tels propos à sa maîtresse… Cela importait peu à l’homme. Depuis le temps qu’il travaillait pour la Duchesse, elle le connaissait et savait parfaitement comment il se conduisait. Elle saurait tout de suite qu’il ne se serait pas employé en ces termes… Son petit rappel à l’ordre n’avait été que pure provocation après tout… C’était un petit jeu auquel elle s’amusait sur l’homme, éprouvant ses nerfs et sa force de volonté. Mais jusque-là, jamais elle n’avait réussi à le faire flancher. Le chemin était encore long pour terrasser la force de caractère du loup garou !

Quelques minutes plus tard, il était déjà dehors en train de fouler les pavés de Londres. Quiconque le voyait n’aurait jamais pu deviner qu’il appartenait aux basses classes de la ville. Vêtu d’un pantalon gris clair cintré accompagné d’une chemise blanche et d’un veston blanc par-dessus, le tout recouvert d’un manteau noir, il paraissait bien élégant ainsi. C’était l’une des choses qui caractérisait l’homme… Il aimait être bien habillé. A vrai dire il en avait pris le goût à force de côtoyer l’Aristocratie, sans non plus prendre le pli de changer d’habit toutes les cinq minutes… Et c’est d’une démarche décidée qu’il se rendait au port. Sur son passage quelques murmures sont proférés, quelques regards critiquent… Des cheveux aussi longs que les siens n’étaient pas chose courante à cette époque… Mais l’homme n’en avait cure. Tout ce qui l’intéressait à ce moment-là, c’était d’arriver à temps pour pouvoir voir sa sœur. Il accéléra le pas, et bientôt fut en vue la mer et les bateaux déjà arrimés au port. Se plantant alors sur le quai, il observa l’horizon dans l’espoir d’apercevoir les voilures de sa sœur… Et il n’eut pas beaucoup de temps à attendre… Bientôt le fier bâtiment pirate, savamment camouflé aux couleurs d’un navire marchand, perça l’horizon, le vent soufflant avec puissance dans la grande voile, donnant au bateau une grande vitesse, comme si lui aussi était pressé de rentrer au port… Khorèn l’avait tout de suite reconnu… Enfin sa sœur lui revenait… La mer lui rendait enfin ce qui lui était le plus cher…

C’était avec impatiente qu’il attendit qu’enfin les premiers matelots descendent du navire. Mais il ne vit pas sa sœur. Il se renfrogna. S’était-il trompé de navire ? Il était pourtant prêt à jurer que c’était bien le bon… Il fronça alors les sourcils, sondant la foule qui avait commencé à s’amasser lorsque soudain une jeune femme brune à la peau hâlée vint se planter devant lui, suivi par une autre à la chevelure blonde. Son cœur bondit alors dans sa poitrine tandis qu’il reconnaissait sa sœur. Elle n’avait pas changé. Elle avait toujours ce regard malicieux qu’elle lui réservait quand elle le voyait, cette mine moqueuse qu’elle arborait lorsqu’elle allait encore faire une remarque sur son physique, son habillement ou bien même de sa personnalité. Non... Après tout ce temps, Khorèn était soulagé de la retrouver telle qu’elle avait toujours été. Mais bien vite il se mit à froncer des sourcils. Sa sœur avait toujours fait montre d’imprudence, et aujourd’hui encore elle continuait. Elle n’avait même pas pris la peine de troquer ses habits de pirate contre quelque chose de plus discret. Alors qu’Olivia, sa seconde, avait pris la peine de s’habiller plus sobrement… Khorèn avait toujours reconnu en elle bien plus de prudence que sa sœur. Il n’était pas mécontent qu’elle l’assiste dans la direction du bateau. Elle avait su gagner son respect au cours de ces dix années qu’elle avait passé avec sa sœur.

Mais pour l’heure, Achkhène prenait encore un malin plaisir à le taquiner, l’incitant à sourire. Et il le fit alors quand elle le prit dans ses bras, exprimant par quelques mots ce qu’il pensait également. Son visage s’adoucit tandis qu’il refermait ses bras autour d’elle. Il était heureux d’enfin pouvoir la revoir mais maladroit comme il était, il ne savait comment l’exprimer. Au bout de quelques instants, il mit fin à l’étreinte avant de la regarder dans les yeux.


- Je suis heureux de te revoir sœurette !

Il se tourna alors vers Olivia pour la saluer elle aussi d’une poignée de main.

- Cela faisait longtemps Olivia… J’espère qu’Achkhène ne t’a pas donné du fil à retordre durant vos voyages en mer…

Espoir vain il le savait… Il se retourna une nouvelle fois vers sa sœur, mais cette fois avec un regard désapprobateur tandis qu’il retirait son manteau pour le mettre sur ses épaules.

- Achkhène… Combien de fois je t’ai dit qu’il n’était pas prudent à Londres de sortir habillée ainsi ? Tu n’es plus sur ton bateau, tu dois être plus vigilante…

S’il y avait bien une chose qu’il craignait pour elle, c’est qu’elle finisse comme leur mère, pendue au bout d’une corde, et ça, elle le savait plus que bien… Et Khorèn savait pertinemment qu’il allait devoir surveiller sa sœur de près s’il voulait pouvoir dormir sur ses deux oreilles…

- Tu devrais aller te changer… Il devrait y avoir de quoi faire pas loin je pense…

Son regard se fit insistant. Il allait sans doute passer pour le frère surprotecteur une fois de plus, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

- Tu devrais prendre plus souvent l’exemple sur Olivia…

Il glissa une œillade amusé vers cette dernière, sachant pertinemment comment sa sœur allait réagir. Les hostilités étaient ouvertes et il savant déjà qu’il n’allait certainement pas être le gagnant entouré des deux jeunes femmes… Il les entraîna alors vers le dédale des rues de la ville, ne laissant ainsi guère le choix à son aînée ni à sa seconde.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Jeu 18 Avr - 22:47

Lorsque Olivia lui avait proposé son aide, Achkhène avait simplement sourit, préférant garder le silence. Ce différent qu'elle avait avec l'ancien collègue de sa défunte mère, elle entendait bien le régler à l'aide de son frère. Elle ne voulait pas impliquer Olivia, par peur et inquiétude pour elle. Elle savait cet homme fourbe et cruel, et même si la ravissante blonde était capable de mettre à terre plus d'un homme, Achkhène ne voulait pas risquer de voir son amie utilisée comme otage et monnaie d'échange.
La jeune arménienne plaçait une confiance aveugle en la personne de sa seconde, elle savait qu'elle pourrait compter sur son appui en toutes circonstances, mais l'impliquer était trop lui demander. Achkhène avait beau faire preuve de la cruauté et de la barbarie propres aux pirates, l'affection qu'elle portait à son frère, à Olivia et au reste de son équipage surpassait ces traits désagréables de son caractère. D'ailleurs, ce sentimentalisme de sa part était souvent une faiblesse.

Mais le temps n'était plus aux réflexions ni aux confidences au sujet d'une vengeance ! Le bateau était à quai, l'équipage s'était dispersé dans les quartiers environnants, et il ne restait plus qu'Olivia et Achkhène, qui descendaient fièrement de leur navire. L'arménienne avait une fois de plus oublié de se changer, et c'est avec une tenue de pirate, de grosses bottes de cuir et ses deux rapières à la ceinture qu'elle posa le pied à terre.
Cet apparent détail, Khorèn ne tarda pas à le lui faire remarquer, après l'avoir lâché. Déjà il demandait à Olivia si sa sœur ne l'avait pas fait tourner en bourrique. Achkhène croisa les bras, le regard froid et les regarda tour à tour. Elle s'abstint de tout commentaire, consciente qu'elle n'avait rien à dire pour sa défense : Elle en faisait voir des vertes et des pas mûres à sa seconde. Son serpent volait régulièrement sur le pont après avoir tenté de se glisser amoureusement autour du cou de la belle blonde, il fallait souvent contenir Achkhène, toujours prête à lancer son seul navire contre une flotte de guerre armée jusqu'aux dents, lui répéter que le feu ça brûle et n'était pas un jouet... En bref, il fallait la surveiller constamment. La jeune femme était pleine de vie, avide de sensations fortes, d'aventures, de beautés du monde et pour cela, elle se donnait corps et âme... Un peu trop d'ailleurs.


-Je n'ai fais qu'exprimer ma créativité ! C'est tout..., bougonna-t-elle à la remarque de son cadet.

Puis elle baissa les yeux sur sa tenue et comprit où il voulait en venir.


-Ah... J'oublie toujours ce détail... Mais je n'ai pas de quoi m'habiller ! Les dernières robes et fanfreluches que nous avons ramassé, je les ai perdu en jouant... La bienséance de ce pays m'étonnera toujours ! Je ne comprendrai jamais pourquoi une femme en pantalon est regardée de travers ! Après tout vous les hommes vous en portez quotidiennement ! Pourquoi ne vous mettriez-vous pas aux crinolines et aux corsets, tiens ?

La jeune femme ponctua sa phrase d'un grand geste désinvolte, fermement décidée à ne pas quitter sa confortable tenue habituelle. Une ample chemise, une veste bleu marine aux allures militaires, un pantalon cintrée et une paire de bottes, tout cela lui suffisait ! Achkhène exprimait sa coquetterie féminine par des bijoux et les ornements de ses cheveux. Mais en mer, on ne prenait que rarement le temps de se pomponner. Pourtant, la jeune femme ne détestait pas les belles toilettes des grandes dames, au contraire ! Malgré son mépris pour les hautes classes, elle devait reconnaître que les belles robes de taffetas et brocard avaient un cachet certain, que les broderies françaises étaient magnifiques, et qu'un joli corsage pouvait sublimer la beauté d'une femme.
Mais pour sa part, Achkhène ne se sentait pas à l'aise avec une telle tenue. Grande et musclée de nature, elle exécrait les corsets qui faisaient ressortir ses larges épaules d'athlète, et puis... A quoi bon porter un vêtement qui vous enfonce les côtes dans le foie ? Non... Les jupons et dentelles n'étaient vraiment pas fait pour elle ! Sur une autre pourquoi pas, sur elle plus jamais ! Elle se sentait bien trop ridicule !

Pourtant, l'insistance de son frère était explicite... Il préférait que sa sœur se fonde parmi les londoniens plutôt que d'attirer l'attention, et son attitude était louable. Il ne souhaitait pas que sa sœur se fasse insulter ou remarquer par sa tenue. De plus, la remarque au sujet d'Olivia fit mouche. Achkhène se tourna vers elle et constata qu'en effet, la jeune femme avait relevé ses longs cheveux blonds et n'avait certes pas passé une robe, mais avait adopté une tenue plus sobre et passe partout.
A leurs regards, l'arménienne comprit qu'elle n'aurait pas le choix de toute manière.


-... C'est bien parce que c'est toi... Et tu me devras à boire, frangin ! Aller en route avant que je ne change d'avis !

Ouvrant la marche, Achkhène quitta le port pour gagner les quartiers résidentiels et marchands de Londres. Il lui fallait trouver un tailleur, et l'idée de devoir dépenser ses pièces d'or pour cela lui brisait le cœur. Mais elle n'avait guère le choix !
La jeune femme marchait d'un pas décidé, même si au fond d'elle, elle serait bien retourné s'enfermer dans sa cabine avec son cobra pour seule compagnie. Achkhène était une femme franche et naturelle, elle n'aimait pas jouer la comédie outre mesure, et arborer un style qui ne lui convenait pas lui semblait hypocrite. Mais d'un autre côté, elle était consciente des mœurs en vigueur à Londres, du fait qu'elle risquait de mettre son frère et Olivia dans l'embarras, et qu'il fallait savoir se plier aux exigences de chaque nations !


-Bon... Et où trouve-t-on un tailleur, par ici ? Demanda la jeune femme en regardant autour d'elle.

Khorèn fit signe aux deux femmes de le suivre, et Achkhène s'exécuta sans broncher. Dans les rues, elle était regardée de travers, une dame sembla même outrée de la voir ainsi vêtue, et la jeune femme sentit une pointe de culpabilité la surprendre. Et d'un autre côté, elle était vexée. Elle qui prônait la liberté non pas en tant que femme mais tout simplement en tant qu'individu, elle ne comprenait pas pourquoi les gens prenaient un malin plaisir à se compacter dans un moule trop petit pour eux. Quelque chose lui échappait dans tout ça...
Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas la route défiler sous ses yeux, et elle pénétra presque machinalement dans la boutique. C'est la voix de la tenancière qui la rappela à l'ordre. C'était une petite femme ronde d'une quarantaine d'années, aux joues rosées et au sourire avenant. Elle inspirait tout de suite la sympathie.


-Soyez les bienvenus dans mon humble boutique ! Que puis-je pour v... Ous...

Le visage de la femme sembla se décomposer tandis qu'elle regardait la tenue extravagante d'Achkhène. Elle ne sembla pas outrée mais bien étonnée.

-Et bien ! Qu'elle étrange accoutrement ! Je... Suppose que madame souhaiterait acheter une robe ? Demanda-t-elle avec gêne.

-En effet, j'aimerais essayer quelques... Tenues ! Répondit Achkhène en se forçant à sourire. Celle ci est confortable mais peu adaptée aux circonstances...

Elle coula un regard à son frère avant que la tenancière ne l'invite à la suivre.

[color=yellow]-Venez avec moi, j'ai de quoi vous ravir ! Mais... Entre nous[color=green], elle se tourna vers Achkhène avec un sourire plein de connivences, je vous comprends ! Qu'il doit être agréable de pouvoir porter des pantalons ! Pour se promener ou travailler, ce doit être un bonheur ! Mais ne le répétez pas, hin !

Le rose lui monta aux jours, faisant sourire l'arménienne qui jura de ne rien dire, avant de se tourner fièrement vers son frère.

-Ah tu vois !

Enfin ils parvinrent prêt des penderies où étaient soigneusement accrochées les dernières robes à la mode. Il s'agissait d'une modeste boutique, pour les femmes de la petite bourgeoisie ou certaines roturières. Les tissus n'étaient pas les plus beaux et les couleurs restaient souvent unies, un peu ternes, la texture était assez rêche mais les vêtements étaient travaillés de façon à contenter toutes les coquettes. Pourtant, Achkhène écarquilla les yeux en voyant les prix inscrits à l'encre sur de petits écriteaux sous les penderies. Sa bourse allait vite d'alléger...

Finalement, la tenancière jaugea la demoiselle, passa un mètre ruban autour de ses épaules, de sa taille et de ses hanches, et entreprit de trouver une robe en harmonie avec le teint de la jeune femme. Elle en retint une robe bordeaux au col haut masquant la poitrine de sa porteuse, une autre d'un beau bleu lagon et au décolleté plus ouvert, ainsi qu'une troisième robe, beige cette fois ci et brodée de marron. Aucune des trois n'emballait vraiment la jeune femme, mais elle n'avait guère le choix. Achkhène confia ses rapières et son pistolet à son frère, et son tricorne à Olivia.

Dévêtues, elle commença à passer la robe bleue, qui contrastait avec sa peau matte et faisait ainsi ressortir ses prunelles mordorées. Lorsqu'il fallut fermer le corset... Les choses sérieuses commencèrent. La tenancière vint l'aider, et c'est à grand renfort de grognements et en râlant que les choses se firent.


-Mais bon sang ! Les femmes d'ici sont vraiment masochistes ! Comment peut-on survivre plus de dix minutes avec une truc pareil ? Je n'arrive même pas à bouger correctement !

La jeune femme finit par sortir de derrière le paravent, raide comme un piquet et le visage rougit par l'effort et la colère. Son buste se soulevait lorsqu'elle essayait de respirer, sa poitrine comprimée par le corset l'empêchant de se mouvoir normalement.

-Aucune réflexion... Bougonna-t-elle en fusillant du regard son frère et Olivia.

Pourtant, si l'on faisait fi du visage rouge et du crâne échevelé de la demoiselle, la robe lui allait bien et la rendait soudainement bien plus féminine. Il lui restait encore une paire de chaussures à trouver... Et affronter les remarques de ses deux comparses.



[hrp: Vous pouvez jouer la vendeuse comme ça vous chante, elle est là pour ça! ^^ /hrp]
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Ven 19 Avr - 15:28

Olivia était vraiment heureuse de voir Khorèn, d'autant plus qu'il semblait être en pleine forme. Elle avait cru comprendre que son employée n'était pas toujours facile, et ça l'inquiétait un peu. Mais visiblement, il se portait bien, alors c'était le principal. D'ailleurs, il était assez en forme pour taquiner sa soeur, et faire rire par la même occasion la jolie blonde. Ah, comme ces chamailleries lui avaient manqué ! Même si elle-même passait son temps à se disputer pour des bêtises avec sa précieuse capitaine, ce n'était pas pareil que de voir des conflits Achkène/Khorèn, car Khorèn gardait un sang froid et un visage impassible à tout épreuve, alors que sa soeur s'exprimait haut et fort et s'énervait facilement.

Cela dit, Olivia n'était pas d'accord avec Khorèn qui semblait penser qu'elle devait servir d'exemple parfait à sa grande soeur. Certes, la londonienne savait se tenir en société, avait un meilleur sang froid, réfléchissait plus souvent avant d'agir, mais comme la capitaine pirate, elle aimait boire, se battre, piller, ramasser des richesses et mettre le plus de bazar possible. Donc, pas forcément un exemple irréprochable.

Cette fois cependant, elle était d'accord avec le jeune homme: il fallait absolument qu'Achkène se trouve de nouveau vêtements, où elle se ferait arrêter et pendre. C'était triste à dire, mais maintenant qu'elles étaient à terre, elle devait être deux fois plus prudente.


- Khorèn a raison, n'oublie que nous sommes assignés à terre pour quelque que temps. Londres est une ville dangereuse, un carrefour important pour les chasseurs de primes. Si il y en a un qui te reconnait, il n'hésitera pas à te livrer à la police, et tu sera pendue avant d'avoir pu t'en rendre compte.

Ces mots étaient durs, et son regard de glace aussi, mais il fallait vraiment que l'arménienne se rende compte des dangers qui l'attendait sur la terre ferme. Elle écouta la défense de son amie, et pendant une seconde, elle imagina Khorèn porter une robe et un corset. Hm... Non, c'était trop ridicule pour que ce soit faisable. Elle dissimula du mieux qu'elle put un petit rire et suivit ses deux amis à travers les rues de Londres, à la recherche d'un tailleur.

Evidemment, ils ne passèrent pas aussi inaperçu qu'Olivia aurait voulu, avec Achkène, ses vêtements inappropriés pour une femme, et ses allures d'hommes. Selon Olivia, elle n'en était que mise en valeur, plus belle et plus charismatique, mais ce n'était pas dans les moeurs du peuple anglais. Ils entrèrent enfin chez un tailleur, dans une jolie boutique d'ailleurs, et la blonde en reconnut la propriétaire. C'était Mme.Haurbury, une dame très gentille qui lui servait de nounou quand elle était enfant et qu'Oswald partait chercher de la marchandise pour sa boutique. Elle ne semblait pas avoir reconnu Olivia, mais ce n'était pas vraiment étonnant, avec ses cheveux attaché, ses habits d'hommes et son chapeau. Elle fut surprise d'ailleurs de l'entendre dire qu'elle aurait aimer porter des pantalons, qui aurait crut que cette petite bonne femme qui avait tout de l'anglaise parfaite avait de telles idées !

La séance d'essayage fut difficile mais assez comique. Olivia fut obligée d'aller l'aider à mettre en place son corset, ce qui ne fut pas simple du tout. Après maints cris et efforts, Achkène fut enfin dans sa robe et la blonde se plaça à coté de son frère pour l'observer. Ou plutôt, l'admirer, car elle était plutôt belle dans cette robe. Olivia sourit:


- Et bah voilà ! Tu es très jolie comme ça, de quoi tu te plains ?

Elle attendit l'avis de Khorèn, mais elle était sûre qu'il allait dire la même chose. Le choix des chaussures fut plus simple et rapide, et au moment de payer, Olivia décida de faire jouer ses relations. Elle retira son chapeau et défit ses cheveux, pour que la vendeuse la reconnaisse.

- En tout cas, je suis heureuse de vous revoir Mme. Haurbury.
- Oh mon dieu ! C'est toi Olivia ? Je croyais que tu étais partie faire le tour du monde !
- C'est ce que j'ai fais, ces dix dernières années. Mais je commençais à être fatiguée, alors je suis revenue ici.
- Comme tu as grandis, tu es vraiment une belle femme maintenant. Oswald sera fou de joie de te revoir !
- J'ai hâte aussi de retourner à ses cotés, mais gardez le secret de mon retour pour l'instant s'il vous plait. Il ne sait pas que je suis là, et j'aimerais lui faire la surprise.
- Oh mais oui bien sûr... Motus et bouche cousue !
- Merci.. Au fait, je suis désolé, nous sommes un peu juste en argent pour prendre la robe et les chaussures de mon amie... Est-ce possible de vous demander un crédit ?
- Hm...Un crédit non... mais puisque c'est toi, et pour fêter ton retour parmi nous, je veux bien vous faire une petite réduction !
- Oh merci beaucoup Madame ! C'est vraiment très gentil à vous ! Peut-elle garder la robe sur elle ?
- Oui, oui, bien sûr !

Grâce au charisme et aux dons d'oratrice d'Olivia, le trio pu donc payer moins cher la robe et les chaussures. Olivia rattacha ses cheveux et remit son chapeau, promettant à la vendeuse de revenir la voir, et ils purent sortirent. Elle s'etira.

- Bon ça c'est fait ! Maintenant, allons boire un coup pour fêter nos retrouvailles ! De plus, tu me dois un verre Achkène, je viens de sauver une partie de tes précieuses pièces d'or !

Elle était sûre qu'Achkène allait apprécier cette idée, et même si Khorèn râlait, il n'avait pas le choix. La blonde entraina ses deux amis vers le port, où se trouvait le bar où elle avait rencontrer la femme pirate pour la première fois. Que de souvenirs... Mais quand ils arrivèrent là où était censé se trouver la taverne, elle n'y était plus ! Tout était fermé et un écriteau marquant que le bâtiment avait été vendu était mis bien en évidence. Olivia tiqua.

- Nom d'un chien, qu'est-ce que c'est que ce cirque ?! On part dix ans et tout change dans cette ville !

Ils allaient faire demi-tour à la recherche d'un autre endroit quand un de leur matelot, un mousse assez jeune qu'elles avaient engagé 6 mois plus tôt, les interpella. Il faisait à l'origine partit de la marine, mais avait été fait prisonnier par d'autres pirates, qui avaient eu le malheur de faire du tort à l'équipage du Ragnarok. Les pirates ennemis avaient coulé, mais le moussaillon, Kyle, avait été sauvé et recruté. Olivia le trouvait adorable, il avait à peine vingt ans après tout, et elle n'avait jamais connu une aussi délicieuse soupe de tortue de mer que la sienne.

- Capitaine ! Lady Olivia !
- Je ne suis pas une Lady moussaillon, ne m'appelle pas ainsi... Tu n'es pas encore retourné chez toi ?
- Non, je suis allé boire un coup avec les autres. On a trouvé un bar dans un bateau, le Shoot&Boom, tenu par un américain. Il sert un whisky délicieux !
- Oh ! Allons goûter ça alors !
- Je vous le conseille ! Bon je vous laisse, bonne fin de journée.
- A toi aussi.

Ils se saluèrent, et le trio d'ami se rendit au fameux bateau-bar pour voir ce que cela allait donner...
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MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Olivia et Khorèn] Lun 29 Avr - 2:08

Comme il fallait s’en douter la réaction première de son aînée fut bougon. Elle savait très bien que Khorèn avait raison et face à ce qu’on pourrait croire être de la mauvaise foi, le loup savait que sa sœur avait compris. De plus Olivia semblait se ranger de son côté et soutenait l’homme dans ses propos. Il savait pouvoir s’appuyer sur elle pour raisonner sa sœur. Mis à part lui, Olivia semblait être la seule à pouvoir faire entendre raison à Achkhène. Et il comprenait pourquoi. Elle devait la vie à l’alchimiste et, au même titre que le jeune homme, devait lui vouer une vive reconnaissance. Le loup n’osait imaginer ce qu’il serait advenu sans sœur. Continuer le chemin seul, sans elle, aurait sans doute été quelque chose de trop dur. Il avait reporté toute l’affection qu’il portait à leur parent sur elle. Elle était le dernier lien qui le rattachait à l’humanité… C’était pour ne pas la blesser s’il devait la croiser une nuit qu’il luttait à chaque pleine lune pour se contrôler. Il ne voulait pas faire des actes qui pourraient ensuite lui peser sur la conscience…

Quoiqu’il en soit, l’Arménienne avait du répondant. Elle s’indignait de devoir porter des vêtements que les hommes n’oseraient jamais revêtir. Rien qu’à s’imaginer affabulé d’une robe à dentelle Khorèn en eut la nausée. En revanche cela sembla beaucoup amuser Olivia qui pouffa de rire. Sa virilité en prenait un sacré coup…
Il leva les yeux au ciel face à l’effronterie de sa sœur. La société Anglaise était faite ainsi et ce n’était pas les idées révolutionnaires d’une personne qui allait changer les mœurs. Il ne céda donc pas, continuant de regarder son aînée avec insistance. Jusqu’à ce qu’elle accepte, moyennant un verre après leur achat.
Plus amusé que réellement fâché il lui répondit :


- Tu es décidément incorrigible…

Ils se mirent donc en route, Khorèn devant rapidement prendre les devants du groupe, sa sœur ne connaissant pas les rues de Londres, celle-ci étant plus habituée à vivre sur son bateau. Il les éloigna donc des quais, sachant où trouver ce qu’ils recherchaient. Pendant tout le trajet l’homme garda la main non loin de la garde de son épée. Il ne pouvait s’empêcher de se méfier de ces regards réprobateurs qu’il croisait à l’égard de sa sœur. Il était extrêmement mal vu pour une femme de porter des pantalons. Olivia avait su masquer au maximum sa féminité, la rendant ainsi peu reconnaissable si l’on ne portait pas trop attention à elle. En revanche Achkhène portait clairement ses habits de pirate. Généralement ceux-ci n’étaient pas les bienvenus en ville, étant considérés comme des hors la loi, des voleurs et des tueurs.
Il pressa donc le pas. Plus vite elle se fondrait dans la masse et moins il aurait à se faire du souci. Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé devant une petite boutique coquette et bien entretenue. Rien de bien luxueux mais tout de même de bonne facture.
Il poussa la porte et bientôt la gérante du magasin vint les accueillir tout sourire. Jusqu’à ce qu’elle voit Achkhène et sa tenue. Elle devait sans doute représenter un défi pour cette femme qui avait sans doute plus l’habitude des petites bourgeoises de Londres. Mais si elle était étonnée de voir une telle femme arriver dans sa boutique, elle n’en fit rien savoir songeant déjà rapidement de s’occuper de sa cliente. Mais contre toute attente, la pirate se trouva une alliée en cette petite femme replète. Elle semblait elle aussi trouver les pantalons plus avantageux que leurs robes. Et Achkhène ne perdit pas l’occasion pour le faire savoir à son frère. Ce dernier fit la moue, n’ajoutant rien à sa provocation. De toute façon, il savait bien qu’elle était têtue. Il pourrait dire ce qu’il voudrait qu’elle n’écouterait rien. Cependant, avec la tenancière ils se rendirent finalement aux penderies. Après quelques mesures et un choix méticuleux des robes qu’elle allait lui proposer, la gérante proposa trois robes à Achkhène qui alla les essayer.

Khorèn attendit sagement les jeunes femmes, amusé d’entendre sa sœur râler derrière le paravent devant la difficulté à porter ce type de robe. Même Olivia du l’aider à attacher la robe. Jusqu’à ce qu’elle se présente enfin devant son frère dans une robe bleue qui mettait joliment son teint en valeur ainsi que ses formes généreuses. La tenancière avait eu l’œil et avait su trouver une coupe qui allait bien avec les épaules carrés de la pirate. Maintenant, à part son teint quelque peu mat et ses cheveux parsemés de bijoux et breloques, personne ne pourrait douter qu’elle n’était pas une parfaite Londonienne. Un sourire esquissa les lèvres de Khorèn alors que sa sœur semblait le foudroyer du regard.


- Il y avait donc une belle jeune femme sous cette tenue masculine ? Je trouve que cette robe te sied mieux que tes pantalons Achkhène…


Et la remarque était sincère. La seule chose qui était ennuyeuse dans tout cela, c’était qu’à présent Khorèn devrait se méfier mais plus comme avant… A présent il allait devoir surveiller les hommes qui voudraient s’approcher de son aînée… Elle ne s’en rendait peut-être pas compte, mais Achkhène avait ce petit charme exotique et sauvage qui pourrait plaire à la gente masculine. Et Olivia à ses côtés n’allait pas aider les choses… Ses cheveux blonds et sa peau pâle étaient très recherché chez les femmes à Londres… Sa beauté n’allait guère empêcher les hommes de papillonner autour d’elles… A cette idée le loup se renfrogna. Bien sûr elles étaient libres de faire ce qu’elles voulaient, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que dans les bars, entourées d’alcool et d’hommes, elles étaient plus vulnérables qu’elles le pensaient… Il ne doutait pas qu’elles finiraient la soirée avec plus d’alcool dans le sang qu’il ne leur en faudrait… Il serait là pour veiller…

Leurs achats se prolongèrent quand il fallut choisir une paire de chaussure à Achkhène, mais cette fois-ci, ce fut plus rapide. Quand ce fut le moment de payer, Olivia dévoila alors son identité à la tenancière qui semblait bien la connaître d’après ce que comprit Khorèn. L’échange fut bref, mais bien vite la belle blonde obtint une réduction sur le prix initial, préservant ainsi la bourse de son capitaine. Le loup salua la gérante d’un signe de tête avant de suivre les deux femmes hors de la boutique.

Immédiatement Olivia ramena la conversation sur un point qui semblait leur tenir à cœur… Trouver un bar. L’homme fronça les sourcils. Sur ce point, l’alchimiste était aussi incorrigible que sa capitaine… Mais son air bougon ne sembla pas vraiment convaincre les jeunes femmes d’abandonner leurs projets. Il dû bien se résoudre à les suivre… Olivia semblait savoir où elle allait et ce fut vers le port qu’ils se dirigèrent. Mais une fois devant l’établissement qui semblait l’intéresser, un écriteau annonçait qu’il avait été vendu. Intérieurement Khorèn espérait que cette infortune fasse faire demi-tour aux demoiselles, mais il se doutait fort que la partie était loin d’être jouée. Mais le sort semblait vouloir s’obstiner contre lui lorsqu’un membre de l’équipage du Ragnarok croisa leur route, saluant Achkhène et Olivia, il leur indiqua par la même occasion où l’on pouvait trouver un excellent bar… Le Shoot&Boom… Rien que le nom était évocateur…
Il suivit tout de même les deux jeunes femmes jusqu’au bar, se refusant une fois de plus à les laisser seules malgré l’heure qui tournait, le rapprochant du moment où inéluctablement il devrait partir pour respecter l’engagement qu’il avait fait auprès de son employeuse…


[Fin du RP, suite Beuverie au Shoot&Boom]
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