L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42]

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Stan Calder
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MessageSujet: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mer 26 Juin - 14:32

[HRP/A la suite de Que le spectacle commence ! au Grand Théâtre/HRP]

Depuis l’affaire du théâtre, Stan n’avait pas cherché à joindre ses anciens partenaires. Il avait suivi l’évolution des choses de loin, en laissant traîner ses oreilles là où il savait trouver des renseignements fiables. Comme il ne savait pas lire, il ne s’intéressait pas aux journaux. Son plus jeune frère ou ses sœurs auraient pu les consulter pour lui, mais il ne voulait pas les mêler à cette histoire. Ils risquaient de se poser un peu trop de questions sur ses activités et, pire, vouloir l’aider. Or, il n’était pas question qu’ils approchent de près ou de loin des créatures aussi malfaisantes que les vampires. En fait, il valait mieux que personne ne puisse faire de lien entre lui et sa famille. Ils seraient plus à l’abri ainsi.

Le Hunter avait repris ses activités, même s’il se montrait plus discret qu’avant. Il restait à l’affût de nouvelles sur d’éventuels monstres traînant en ville. Pour l’instant, il n’avait pas traqué de nouveaux loups-garous ou autres bestioles à dents longues. Massacrer l’une de ces créatures maléfiques lui aurait pourtant causé un grand plaisir en ce moment. Cependant, il ne pouvait pas se permettre d’attirer l’attention de la bande du théâtre. D’ailleurs, il n’avait pas encore suffisamment d’informations pour se lancer dans une chasse. Peut-être serait-il bon de reprendre contact avec les autres Hunters ? Mais ceux-ci semblaient plongés dans les ennuis actuellement. Stan ne pouvait pas faire grand-chose pour eux, d’autant plus qu’il avait failli finir en prison lui aussi.

Il continuait donc à mener sa petite vie tranquille, si l’on escomptait les bagarres de bar ou les mauvaises rencontres nocturnes. Ca, il le maîtrisait très bien. Il n’avait pas peur d’échanger quelques coups de poing ou de couteau, surtout quand de l’argent était en jeu. Il continuait aussi à détrousser les passants, mais sans arme cette fois-ci. Ses doigts étaient bien assez efficaces pour qu’il s’en passe. De toute façon, son talent et sa passion pour le jeu suffisaient souvent à remplir sa bourse. Même quand il n’avait pas besoin d’argent, il aimait jouer, tricher ou voir pâlir ses adversaires devant de mauvaises cartes. Cependant, il avait décidé de rester assis au bar ce soir-là. Il avait gagné bien assez de livres pour les prochains jours et il avait besoin de réfléchir à une prochaine action contre les vampires.

Il venait de commander son second verre de whisky, lorsque l’un de ses partenaires de jeu habituels lui fit signe de venir s’asseoir à leur table. Stan ignora le geste, mais l’autre insista.


- Alors quoi ?  Tu pourrais nous accorder la revanche quand même !

- Si je viens jouer, tu vas perdre le peu qui te reste, répondit Stan sans prendre la peine de se retourner.

- C’est bien la première fois que je te vois refuser une partie… Grommela son collègue.

- C’est que tu n’as pas dû me voir si souvent que ça, ajouta le Hunter en prenant son verre.

Une jeune femme s’approcha et s’assit sur le tabouret situé à côté de lui. Elle semblait très intéressée par sa personne et ses mains se montraient légèrement baladeuses. Stan les saisit et les écarta doucement quand elles s’approchèrent un peu trop près de sa bourse.


- Pas ce soir, ma chère… Murmura-t-il en lui baisant le bout des doigts. Vous avez là deux armes très efficaces, mais je ne suis pas venu seul moi non plus.

Sans lui laisser le temps de répondre, il se leva pour se diriger vers la sortie. Ce soir, il ne voulait pas se fatiguer à repousser les sympathies financièrement intéressées. Il jeta quelques pièces sur le bar avant de prendre la porte. Il marcha longtemps au hasard, perdu dans ses pensées. A force de prendre une ruelle, de se glisser dans une allée et de faire demi-tour dans une impasse, il finit par se retrouver devant le Pont de Londres. Il ne savait pas combien de temps il avait marché, mais le soleil semblait encore loin.


Dernière édition par Stan Calder le Sam 13 Juil - 16:28, édité 1 fois
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Jeu 4 Juil - 14:10

[HRP/Revenant du Sanctuaire de Kate, post "Là où les étoiles dorment, les anges s'éveillent en secret"/HRP]

Parmi les ombres, un homme marchait à vive allure sans se retourner. Il était tard et la lune riait encore de lui derrière quelques lourds nuages. Les pavés étaient secs mais une moiteur général teintait l'atmosphère d'un orageux champ magnétique. Tout semblait fait pour énerver d'avantage le Hunter qui venait de quitter Covent Garden afin de rentrer chez la prostituée qui l'hébergeait, du côté de Whitechapel. Il avait une longue route à faire et il ne devait pas perdre une minute de son précieux temps. C'était un des hommes les plus recherchés du moment, un tueur de Vampires pris pour un vulgaire assassin, un danger pour la couronne et ses enfants chéris. C'était un homme plongé au milieu d'un complot des plus sombres...

Alexender fulminait. Sa tête était mise à prix et les seuls alliés qu'il lui restait devaient rester cachés, comme lui ou Raphaël, d'autres devaient prendre sur leurs épaules le poids de nombreuses suspicions, comme la jeune Eulalia Grey qu'il avait dû laisser derrière lui. Personne ne pouvait réellement l'aider pour récupérer son amante. Il y avait aussi les morts, Thaddeus et une grande partie de ses propres élèves...Son cœur se serra. Les pauvres adolescents avaient pensé pouvoir l'aider mais ils n'avaient pas compris l'ampleur de la situation. Ils étaient morts d'une façon atroce. Aucun ne le méritait. Alexender se sentait coupable. Le Comte Keisuke et ses accolytes avaient fait un carnage...Ils n'avaient pas été à la hauteur.

Soupirant de colère, Alexender continua son chemin en ramenant sa cape noir sur ses épaules. Ce soir, il avait tenté de trouver de l'aide chez Kate, une certaine sorcière qui lui avait déjà prouvé ses dons de voyance, même s'il n'y croyait toujours pas réellement. Il était allé lui demander des nouvelles de Sarah Spencer qu'il avait perdu de vu, ainsi que de Stan Calder, un Hunter qui les avait accompagné avant la bataille et qui avait disparu. Mais finalement, il avait dû la quitter sur quelques paroles agressives et abandonner l'idée qu'elle puisse l'aider dans sa tâche. Kate était trop indépendante, trop louche pour convenir. Elle lui demandait d'échanger quelques informations ridicules contre des souvenirs bien trop précieux. Le prix à payer pour ses consultations était inconcevable, elle volait les gens, cela l'exaspérait d'autant plus qu'il était un soupçon désespéré depuis quelques jours. Tout ces voiles, ces murmures, ces encens...il les détestait. Cette sorcière n'était qu'une roublarde sans scrupule.

Ruminant ses sombres pensées, Alexender alla bon train. Il devait encore traverser le long pont de Londres pour atteindre les quartiers de Whitechapel. Ses domestiques lui manquaient. Il avait besoin de se mettre au chaud et de dormir une bonne nuit afin d'oublier cette désagréable soirée. En outre, il avait une faim de loup et il commençait à en sentir les effets. La fatigue le prenait. S'il avait pu, il se serait engouffré dans n'importe quel bar alentour pour boire un coup et manger une soupe rapide, mais, malgré sa nouvelle coupe de cheveux et sa teinture noire, il doutait de passer assez inaperçu dans un tel établissement sans se faire repérer. Il avait déjà croisé quelques patrouilles de gendarmes entre Covent Garden et le Pont, il était inutile de prendre des risques supplémentaires.

Arrivé au niveau du pont, il remarqua une forme sombre qui marchait devant lui. Sans s'en préoccuper d'avantage, il passa près de lui, tel un fantôme, avant de continuer sa route. Mais soudain, il s'arrêta et se retourna vivement.


- Stan?

Les yeux écarquillés, il venait de reconnaître le fameux Hunter qui les avait accompagnés dans leurs plans pour envahir le théâtre pendant la dernière représentation du Comte. Il l'avait reconnu à ses cheveux ébouriffés et à sa corpulence un peu faible. Son doute fut entièrement levé lorsque son regard croisa le sien.
En deux pas, Alexender fut sur lui. Il l'attrapa par le col pour le soulever un peu et lui grogna dessus d'un air franchement énervé.


- Qu'est-ce que tu fous-là ? Je te croyais mort ! Pourquoi t'as fuit ? Lâche ! C'est toi qui nous as vendus? Avoues!

Alexender serrait les dents et parlait entre elles pour éviter d'éveiller tout le voisinage. Son visage était tout près de celui de son ancien collègue.

- Ça fait des jours qu'on se planque comme des rats et toi tu te promènes...? Qu'est-ce qui t'as pris de déserter comme ça ? Je savais bien qu'on ne pouvait pas te faire confiance !

La réaction à vif du Hunter était bien compréhensible. Après avoir pénétré dans le théâtre, il avait été malmené par les sbires du Comte sans jamais voir Stan intervenir d'aucune sorte. En vérité, ce dernier avait été introuvable même après leur action et tout indiquait qu'il avait fuit avant la bataille ou pire qu'il les avait vendus au Scotland Yard, ce qui expliquerait l'arrivée rapide des agents sur les lieux.
Les yeux flamboyants d'Alexender dévisageaient Stan avec fureur. Il était choqué de le retrouver ainsi vivant. Peut-être aurait-il mieux fallu pour lui qu'il soit mort, au moins les doutes de l'aristocrate déchu concernant sa fidélité n'auraient pas été aussi élevés.
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Ven 13 Sep - 0:26

Stan n'avait pas très envie de rentrer chez lui, mais que pouvait-il faire d'autre ? Attendre le matin dans un bar ne lui disait rien non plus et il était trop tard pour aller voir sa famille. Sa chambre ne se trouvait plus très loin, alors autant aller se coucher. Sur le chemin, il ne fit guère attention aux gens qu'ils croisaient. Il ne les regardait même pas, plus occupé par ses propres pensées. Il fut donc très surpris d'entendre son prénom. Une seconde, il crut qu'on appelait une autre personne que lui. Evidemment, ses doutes disparurent lorsqu'un inconnu le saisit par le col.

- Bon sang, mais qu'est-ce que tu fiches toi ?!! Lâcha-t-il en se débattant.

Le Hunter plongea la main dans son manteau pour en sortir son couteau. Il ne portait pas sa dague en argent ce soir-là, ce qu'il regrettait beaucoup en ce moment. Venait-il de rencontrer un vampire, l'un de ceux du Théâtre ? Il ne leur ressemblait pas, mais il ne les avait pas tous vus. Il dévisagea son adversaire pour tenter de comprendre à qui il avait affaire. Trompé par l'obscurité et la teinture de son ancien collègue, il lui fallut quelques instants pour le reconnaître.


- Von Ravellow ? Ici ? Pourquoi diable... Oh ça suffit maintenant ! Le coupa-t-il.

Peu désireux d'en venir aux mains, le Hunter baissa son arme. Cependant, il ne rangea pas son couteau. Il comprenait la réaction de cet homme, mais il ne comptait pas se laisser faire s'il devenait violent. Quoi qu'en pense Alexender, Stan estimait avoir agi au mieux.


- Ne raconte pas n'importe quoi !!! J'aurais été voir la police moi ? Mais j'ai failli être arrêté ! Ils ont mon signalement maintenant, même si ça m'étonnerait qu'il leur serve tant que je resterai dans ce quartier.

Le jeune homme jeta un coup d'oeil autour d'eux, craignant d'avoir attiré l'attention de quelques badauds. Heureusement, il n'y avait personne d'autre dans la rue.

- Les policiers cherchaient déjà Raphaël quand ils sont entrés dans la grande salle du Théâtre. Je ne sais pas d'où ils tenaient son nom, mais c'est sûrement Kei qui leur a filé le tien. Il jouait à la pauvre malheureuse victime, lui et toute sa clique. Remarque, il avait l'air d'avoir réellement mal ce soir-là. Dommage que les vampires guérissent vite... Et bien sûr, la volaille est tombée dans le panneau.

Stan sentait la colère l'envahir au souvenir de cette scène. Dire qu'il n'avait rien, rien pu faire ! Il se serait bien donné des baffes ce soir-là. D'ailleurs, il avait libéré avec joie une partie de sa colère sur l'un des vampires. Cependant, cela lui semblait si peu en comparaison du reste.

- Lorsque je suis entré dans le Théâtre, je n'ai pas trouvé tout de suite ce que je cherchais... Je suis resté coincé quelques temps à l'arrière... Bon, autant le dire, je me suis perdu. Je ne pensais pas que ce fichu bâtiment avait autant de couloirs. Je ne vois franchement pas l'intérêt de construire un truc aussi grand pour du théâtre. Bref... J'ai pris la veste d'un des employés pour tenter de passer inaperçu. J'ai laissé mon manteau là-bas, mais la police ne trouvera rien dedans, en admettant qu'elle mette la main dessus.

Le Hunter avait depuis récupéré un manteau semblable au sien, qui le protégeait mieux du froid qu'une simple veste. Il lui permettait aussi de dissimuler particulièrement bien ses armes.

- Je suis arrivé près de la grande salle au moment où Eulalia s'enfuyait. Elle était accompagnée par un grand type qui portait Raphaël. Enfin, je suppose que c'était lui... Je n'ai pas signalé ma présence pour éviter que les vampires ne se retournent contre moi. Je crois qu'il n'y avait plus d'humains dans la pièce. De toute façon, les policiers sont entrés tout de suite après. Une des bestioles a remarqué ma présence, j'ai cru qu'il me prendrait pour un employé... Malheureusement ça n'a pas marché. Il m'a sauté à la gorge pour que je lui avoue où se trouvait Raphaël. Il savait, ou avait deviné, que j'étais un Hunter. Si je ne lui avais pas envoyé un coup de pied dans les parties, ça se serait mal fini.

Stan regarda de nouveau autour d'eux. Il venait de remarquer la présence de quelques passants. Cependant, ceux-ci ne firent guère attention à eux. Après tout, ils ne pouvaient voir que deux individus en train de discuter plus ou moins calmement... Sauf que son couteau restait trop visible. Le Hunter le rangea d'un geste vif sous sa veste. Si Alexender ne l'avait pas étranglé jusqu'à maintenant, il ne le ferait sans doute pas avant la fin de son récit. Il continua à voix plus basse.

- C'est ce que j'ai fait de plus agressif ce soir-là. Je parle du coup de pied... J'aurais sincèrement voulu en faire plus. Les policiers sont très vite intervenus pour nous séparer. Pour une fois, ils se sont montrés utiles. Ce bestiau donnait vraiment l'impression de vouloir me bouffer. Ils m'ont traîné vers un fiacre pour m'emmener au poste. Ils voulaient juste m'interroger, mais j'avais mes armes sur moi. J'aurais sans doute terminé dans une cellule sans l'accident. On a heurté un autre véhicule et j'ai réussi à m'enfuir. En fait, c'était plutôt bizarre... J'ai trouvé ma fuite trop facile. Bref... A l'heure qu'il est, il est probable que la police me recherche. Et il est certain qu'au moins un vampire a très envie de me revoir.

Le Hunter se tut un instant, ne sachant pas quoi ajouter. Que pouvait-il dire de plus ?

- Je compte bien continuer à massacrer vampires et loups-garous dès que j'en aurai l'occasion. Si quelqu'un a besoin de conseils pour éviter la police, j'en ai aussi quelques-uns. Mais je ne vois pas quoi faire d'autre. A moins que tu aies quelque chose à proposer, il vaudrait mieux que tu ne traînes pas trop dehors. On te recherche beaucoup plus que moi.
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Sam 14 Sep - 14:15

Stan Calder...
Un Hunter, un allié, un fantôme...réapparu!

Alexender n'en revenait toujours pas. Lui qui sortait tout juste du sanctuaire de Kate à laquelle il avait demandé des nouvelles du jeune homme, se retrouvait justement face à face avec ce dernier. La sorcière, dont il remettait toujours en cause les dons de divination, lui avait demandé un prix exagéré pour ce genre d'information et il avait tout bonnement décidé de tirer un trait sur ses questions et de refuser ce prix inconsidéré avant de partir plus énervé que jamais de son sanctuaire brumeux.
Il était donc sans réponse jusqu'ici et il ruminait avec rage ses derniers échecs lorsqu'il était tombé sur lui. Le hasard faisait bien les choses...Au fond, Alexender était heureux d'avoir refusé à Kate de lui sacrifier un souvenir. Il n'en avait plus besoin.

Stan était donc bien vivant. Cela aurait pu réjouir l'aristocrate s'il n'avait pas contre son collègue quelques soupçons abominables concernant notamment sa foi et sa fidélité au monde diurne. Était-il vivant parce qu'il s'était enfui avant la bataille du théâtre ou bien parce qu'il était en réalité de l'autre côté de la barrière, c'est à dire du côté des traîtres et des dents longues? N'était-ce pas lui qui les avait dénoncés? Le Scotland Yard était arrivé vite, trop vite pour que leurs plans n'aient pas été dévoilés par l'un d'eux. A moins que les Vampires n'aient été plus organisés que prévu, ce qui n'était pas à exclure, cette idée était celle qui faisait le plus facilement son chemin dans l'esprit belliqueux du rouquin. Stan avait disparu dans la bataille. Après leurs derniers regards dans une ruelle non loin du théâtre,  Alexender ne l'avait jamais revu jusqu'à présent.

Mais maintenant qu'il le tenait par le col et qu'il lui beuglait dessus ses soupçons et sa colère, maintenant qu'il avait un couteau en face de lui et cet air revêche qui le défiait à la fois de l'insulter et de l'approcher d'avantage, il ne savait plus que faire. Alexender resta muet de rage après ses tirades haineuses tandis que Stan se défendait. Lentement, il desserra son étreinte pour finalement lui lâcher le col. Le jeune homme lui répondait avec une touche de rébellion et de colère. Son couteau brillait sous les quelques lambeaux de lumière que répandaient les lampadaires non loin. Alexender serra les dents.


- Range ça...

Mais Stan ne semblait plus l'entendre. Il lui expliquait que le nom de Raphaël était déjà dans les bouches des agents lorsqu'ils étaient entré dans le théâtre. Il éclairait également son absence : il s'était perdu et il avait tourné en rond un moment avant de finalement assister à la comédie du Comte tandis que le Yard envahissait les lieux. Il avait dû faire face à un Vampire avant d'être emporté dans un fiacre de la police. Par chance le véhicule en avait percuté un autre et il avait profité de l'accident pour se faire la malle. Alexender tiquait gravement et les regards furtifs que Stan ne cessait de jeter derrière lui pour vérifier s'il y avait des gens qui arrivaient commençaient à le stresser, mais son histoire de veste et sa précision sur la fuite d'Eulalia étaient crédibles.

Le Hunter soupira. Il s'éloigna un peu de Stan qui rangeait enfin son couteau et lui souffla plus doucement:


- Je ne sais pas comment t'as pu te perdre ! Mais bon, je suppose qu'il valait mieux ça que d'entrer comme moi par la porte principale... Alexender se fit encore plus sombre et il grinça des dents en ramenant une main sur son thorax: Ces salauds avaient un tireur embusqué, je suis fait avoir comme un gosse...

Eulalia avait beau les avoir soigné avec ses dons de guérison, la blessure était toujours là, sous divers bandages. Il la sentait. Elle le grattait atrocement depuis quelques jours et la cicatrisation peinait à se faire, mais sans la magie de la jeune femme, il y serait certainement passé.
Alexender s'adossa à un mur et soupira à nouveau. Son ton devint confidence :


- Raphaël est parti se planquer en sécurité chez une nouvelle recrue quelque part dans l'East End...Je ne sais même pas s'il n'a pas déjà quitté Londres. Eulalia nous a soigné tous les deux pendant quelques jours avant que l'on se tire chacun dans notre coin. Elle a un sacré don...La petite semble hors de danger mais je doute que le Yard ou les Vampires ne la laissent en paix bien longtemps...Sarah...Elle je ne sais pas du tout où elle en est...L'autre cinglé l'a demandée en mariage et depuis que nous nous sommes enfuis j'ai perdu le fil...Avec nos noms écrits partout dans les journaux, je ne peux pas faire grand chose. Mon châtelet est entièrement retourné et mis sous surveillance, la demeure des Spencer doit être encore mieux gardée...Je n'ai plus guère d'armes, ni de moyen...

C'était fini, Alexender n'avait plus rien. On lui avait pris son amante, on lui avait condamné sa demeure, on avait mis la main sur sa richesse, son titre n'avait plus aucun sens, sa vie sociale était ruinée. A part en quittant la capitale, il n'avait plus d'espoir de retrouver un jour une vie décente. Lui qui avait réussi à s'installer à Londres après de nombreuses épreuves, lui qui avait vécu dans le luxe depuis et qui s'était fait une réputation de fêtard galant, n'avait plus qu'un vieux manteau sur les épaules. Il avait été obligé de se teindre et de se couper les cheveux pour échapper aux autorités et il vivait désormais sous le toit d'une maquerelle.
Le regard sombre du Hunter se posa à nouveau sur Stan :


- Je te croyais mort...Finalement, il nous reste encore quelques forces...

Dans une grimace, il se redressa contre le mur. D'un coup de tête, il dégagea ses cheveux humides qui lui collaient le front.

- Mes élèves sont morts, Thaddeus Grey, sa femme et ses amis aussi, Eulalia est orpheline, Sarah a été rappelée par son père et ses obligations sociales, elle a l'air d'avoir échappé à leur attention et le Comte doit lui avoir accordé son pardon pour la sauver et la marier...Quel chien ! Raphaël est avec une Huntress mais je n'ai aucune nouvelle de lui depuis deux semaines. Mes deux domestiques sont avec moi...Je ne sais pas si nous devons encore lutter...

Alexender avait dit tout cela d'une traite pour mettre au courant Stan de leur situation. Il faiblissait, c'était évident. Sa motivation semblait complètement aléatoire. En soit, Alexender désirait plus que tout retrouver Sarah et empêcher un mariage qui le tuerait sans aucun doute, mais il était également très fatigué et le désespoir accompagnait ses pas. Retrouver Stan vivant était une bonne nouvelle mais ils restaient trop peu nombreux pour espérer pouvoir faire quelque chose. Et puis qu'en aurait donc à faire Stan ? Il venait de lui dire qu'il pourchasserait encore et toujours les créatures de la nuit, mais irait-il jusqu'à l'aider à sauver Sarah?

- Je veux bien te croire pour le théâtre, Stan, je te crois aussi lorsque tu me dis que ta haine contre ces monstres est toujours d'actualité, mais je doute toujours de notre alliance. Que veux-tu ? Agir seul, comme tu sembles l'avoir toujours fait, comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs, ou te joindre à moi ? A « nous » je veux dire...Du moins si nous retrouvons les autres...

La question n'était pas banale :Alexender voulait savoir s'ils devaient arrêter leurs retrouvailles ici ou s'ils allaient désormais continuer ensemble. Stan avait le choix. Rien ne l'obligeait à aider le rouquin et sa bande, rien ne l'empêchait de continuer à faire route en solitaire.

- Je compte récupérer Sarah, l'enlever de chez elle et m'enfuir avec elle.  Fit soudain l'aristocrate pour poser clairement les choses. Je veux au moins faire ça...Cela fait déjà quelques jours que mes domestiques tournent autour de son domaine. Il ne semble pas y avoir une activité débordante et je commence à m'inquiéter. Je manque de renseignements. Peut-être qu'elle est confinée dans sa chambre ? Peut-être qu'elle est avec le Comte en train de discuter mariage ? Je ne sais pas mais je n'ai pas revu son visage depuis la pièce et je n'ai jamais reçu d'elle ne serait-ce qu'une missive alors qu'elle aurait pu passer par la jeune miss Grey.

Alexender marqua une pause avant de continuer d'un air vengeur :

- Eulalia aussi doit être sauvée. Elle ne pourra pas tenir tête très longtemps au Scotland Yard et aux journalistes. Sa nouvelle situation va la pousser à vivre avec une tante ou que sais-je et je doute fortement que les Vampires ne la laissent vivre encore très longtemps. Ils auront rapidement fait le lien entre Thaddeus et elle, même s'ils n'ont pas forcément vu son visage...Je vais donc chercher Sarah puis revenir pour elle à moins que Raphaël ne la ramène avant moi. Et si au passage je peux éliminer une paire de ces satanés bouffeurs de chair, je le ferai !

L'ancien rouquin se calma un peu lorsqu'il se rendit compte qu'il avait un peu haussé le ton.

- Je me fiche d'être poursuivi, rien n'est impossible et si la dernière chose que je peux faire c'est libérer Sarah, alors je le ferai. Tout ceci est finalement très personnel, mais nous parlons tout de même de Vampires et même du plus puissant que j'aie jamais vu...
Alors...que fais-tu ? Es-tu avec moi ? Je compte agir dans quelques jours.


Dernière édition par Alexender Von Ravellow le Mar 24 Sep - 11:28, édité 2 fois
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Sam 21 Sep - 14:47

Pendant quelques secondes, Stan crut qu’il allait devoir se battre contre son ancien collègue pour que celui-ci le laisse s’expliquer. Par prudence, il garda son couteau sorti, prêt à le coller sous la gorge de son interlocuteur si celui-ci se montrait trop agressif. Cependant, il sentit rapidement que l’autre Hunter retrouvait son calme. A première vue, il le croyait. Stan avait essayé de réunir toutes les informations glanées ce soir-là. Ce n’était pas grand-chose, mais cela aiderait peut-être les autres dans leurs actions contre les longues dents. Tout ce qui pouvait permettre de massacrer du vampire restait important.

- La porte principale ? C’est… Intéressant comme plan d’attaque…

Le Hunter évita d’ajouter qu’une corde ou une lame bien effilée lui semblaient plus efficaces s’il souhaitait se suicider. Inutile de le braquer dès le début de son récit. Il enregistra avec soin les renseignements fournis par le jeune homme. L’East End… Peut-être parviendrait-il à retrouver la trace de Raphaël s’il se lançait à sa recherche ? Mais ce n’était pas une bonne idée, car il risquait d’attirer l’attention de leurs ennemis. Après cette sinistre soirée, leur groupe avait donc survécu en s’éparpillant. Il leur faudrait se réunir s’ils voulaient devenir un peu plus efficaces.

*J’ai l’impression que ce n’est pas le bon moment pour l’instant*, songea-t-il.

Malheureusement, de nombreux alliés avaient disparu au cours de cette sinistre soirée. Alexender semblait très marqué par toutes ces pertes. Stan ne répondit rien. De toute façon, qu’aurait-il pu dire ? Mais il se sentait d’autant plus furieux à l’idée de n’avoir rien pu faire cette nuit-là. C’est alors que son ancien collègue lui proposa de s’allier de nouveau avec eux. En dépit de son découragement, il ne comptait pas abandonner la lutte ou laisser un vampire lui voler sa fiancée. Stan le laissa continuer, même s’il savait qu’un problème risquait de se poser. Le Hunter était décidé à agir rapidement, ce que Stan comprenait très bien. A sa place, il aurait sans doute fait la même chose.


- Je pense que tu as raison de ne pas perdre de temps. Je ne suis pas contre l’idée de t’aider, surtout s’il y a quelques bestioles à massacrer. Cependant, je ne peux pas quitter Londres, même pour quelques jours. Maintenant, si le domaine des Spencer est situé dans cette ville, je suis d’accord pour t’aider.

Autant mettre les choses au clair tout de suite. Stan refusait de s’éloigner de sa famille, alors que les créatures de la nuit hantaient les rues de Londres. De plus, il savait que son père n’allait pas très bien. Il s’était souvent dit qu’une vieille carne comme lui pourrait résister à tout… Mais ce n’était apparemment pas le cas. Comme il retournait travailler dès qu’il se sentait un peu mieux, son état de santé ne s’améliorait pas. Stan ne préférait donc pas laisser ses proches se débrouiller seuls, surtout s’ils avaient besoin d’argent pour le médecin. D’ailleurs, un de ses frères devait bientôt se marier, la date approchait à grands pas… Bref, un départ lui paraissait extrêmement compliqué. Même s’il commençait à faire confiance à Alexender, il n’avait pas l’intention de lui parler de tout cela.

*On ne sait jamais ce que les vampires lui feraient avouer s’ils parvenaient à le capturer. Tant que personne d’autre ne sera au courant de l'existence de mes proches, ils courront moins de risques.*

Il n’était pas sûr que le Hunter apprécie une réponse aussi courte, surtout si cela l’obligeait à partir seul. Peut-être penserait-il qu’il cherchait à le tromper ? Après quelques secondes d’hésitation, Stan décida de se montrer plus conciliant.

- Ce n’est pas dans mes habitudes de me fier à d’autres personnes, mais je crois que je vous dois au moins ça... Ajouta-t-il d'une voix hésitante, comme s'il se forçait à parler. Il est possible que l’on doive se séparer ce soir et que l’on ne puisse pas se recroiser par la suite. Si nous souhaitons garder le contact, je pense qu'il est nécessaire que je te donne un point de chute. A mon avis, le plus pratique reste mon logement...

L'idée que quelqu'un d'autre sache où il habite ne lui plaisait pas vraiment. Certes, il ne s'agissait que d'une chambre louée qu'il pouvait quitter facilement en cas de problème. Pourtant, il avait fini par s'y habituer. Depuis que son père l'avait fichu à la porte, il n'avait pas habité ailleurs. D'un autre côté, il pouvait s'avérer utile, y compris pour lui, que des alliés puissent le trouver facilement.

- En fait, ce n'est pas très loin d'ici, continua-t-il en désignant une ruelle un peu à l'écart. Il faut remonter par là, prendre la première à droite, continuer jusqu'au bout de la ruelle et tourner à gauche. C'est la cinquième maison à droite, au dernier étage. Si vous vous y rendez un jour, je doute que qui que ce soit vous remarque ou vous demande quoi que ce soit. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi cet endroit. Par contre, tu auras sans doute moins de mal à repérer la maison si je te donne l'adresse.

Après la lui avoir indiquée, Stan ajouta :

- J'y suis souvent le matin ou en fin d'après-midi. En tout cas, j'y passe au moins une fois par jour. Par contre, me laisser un message ne sert pas à grand-chose, vu que je ne sais pas lire. C'est le mieux que je peux te proposer, si tu souhaites me recontacter.

Le jeune homme se tut un instant, avant de reprendre :

- Il y a d'autres endroits où je passe régulièrement, mais il s'agit de bars malfamés en général. D'un autre côté, ça m'étonnerait que les policiers osent y mettre les pieds. C'est un gros avantage, surtout en ce moment. J'ai tenté d'y pêcher des informations sur l'affaire du Théâtre. Malheureusement, je n'ai rien entendu d'intéressant. J'ai l'impression que ça n'intéresse pas grand-monde, ou que les bestioles ont réussi à limiter les fuites. Pourtant, il doit être possible d'en savoir plus... Mais comme tu dois le savoir, ça peut être très dangereux de poser trop de questions dans certains coins.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mar 24 Sep - 18:33

[Premier RP de Katherine Thornes]

Le bal masqué des Grinwould avait fatigué Katherine. Elle avait passé la soirée à danser, boire, manger et séduire des hommes. Son principale cavalier fut d'ailleurs un élégant vampire du nom de Wilhem. Elle l'avait tout de suite repéré et avait gravé dans sa tête ses particularités physiques de telle sorte qu'elle puisse s'en servir au moment opportun. Des cheveux blancs presque argentés qui s'arrêtaient au niveau de la nuque et qui tombaient quelques fois devant ses yeux. Ah ses yeux, verts émeraudes, deux jades qui allaient cesser de pétiller à la fin de la soirée. Le faire venir à elle n'avait pas été compliqué. Il lui suffisait simplement de faire s'évader un petit rire cristallin puis de le regarder dans les yeux. Celui-ci était tombé comme une mouche.

Il lui prit la main, l'embrassa au dos puis l'invita à danser. Elle s'était laissée distraire dans ses bras, s'abandonnant complètement à lui, telle une femme normale. Il lui offrit même un verre puis lui présenta ses amis. Le vampire la dévorait constamment des yeux, ah un dessert... Il semblait déjà sentir le goût métallique du sang perlant sur le bout de sa langue et s'écouler le long de ses dents. Le piège de la jeune femme était mis en place. Il ne restait plus qu'à le faire fonctionner, d'ailleurs Katherine le voyait déjà mourant dans ses bras tandis qu'elle le tuait lentement pour mieux le faire souffrir... La torture, une de ses raisons de vivre, limite une passion qu'elle chérissait plus que tout. La musique s'évanouit laissant place à des applaudissement puis les invités s'en allèrent se précipitant dans le hall de la demeure pour respirer l'air frais. Les musiciens firent un ultime salut avant de ranger leurs instruments et de retourner chez eux. Des femmes mûres gloussaient se pendant aux bras de jeunes hommes. Wilhem lui proposa son bras qu'elle accepta en affichant un sourire délicieux. Sa robe lie de vin voletait autour d'elle. Ils descendirent les marches et Katherine le guida à sa diligence personnelle que conduisait son majordome. Il ouvrit la portière et Katherine souffla :

- Après vous, très cher... 

- Comme vous le désirez, my lady... 

Il entra à l'intérieur et lui tendit une main affectueuse. Elle monta à sa suite, relevant d'une main sa robe et d'une autre son masque qui voilait une partie de son visage. La créature de la nuit la ramena à lui, époustouflée par sa beauté naturel, épuisée par la soif de sang. Elle se laissa aller, plaquant ses mains contre son torse. Elle s'empara de la canne de celui-ci et tapa trois fois au plafond pour faire avancer la diligence. Elle lui sourit puis l'embrassa d'abord tendrement puis avec fougue. Plaquant sa tête contre la joue de Wilhem. Il lui repoussa les cheveux d'un côté puis planta ses crocs dans la nuque de la jeune femme, à l'emplacement même où sa mère l'avait mordu. Elle eut une grimace puis un frisson la parcourut la glaçant de l'intérieur mais il n'eut pas le temps de la mordre profondément. Katherine sortit sa dague au manche de cuir et à la lame d'argent et la lui planta dans le ventre. Le jeune homme eut un hoquet de surprise et la lâcha, le menton ensanglanté. Il la scruta avec surprise lui dévoilant une immense peur, la suppliant du regard. Mais Katherine éclata d'un rire sadique et l'embrassa de plus belle tout en remontant la dague jusqu'à son cœur. Ses proies étaient nettement plus belles quand elles souffraient... Arrivée à celui-ci, le vampire poussa son dernier soupir. Puis pour être sûr de ne plus jamais le revoir « vivant » sur cette Terre, elle enleva son gant et plongea sa main dans sa poitrine. Elle attrapa son cœur et le délogea. La voiture s'arrêta et le majordome ouvrit la porte.

- Occupe toi du corps, fais-le disparaître de telle sorte que personne ne le retrouve. Je te fait confiance mon chaton, ne me déçois pas ! 

- N'ayez crainte Maîtresse, vous ne le reverrez plus jamais. 

Et sur ces mots, il lui tendit un drap noir pour qu'elle s’essuie. Katherine porta son doigt ensanglanté à la bouche et savoura le goût métallique qu'elle aimait tant. Elle prit le drap en le remerciant, s'y frotta les mains, fourra l'organe à l'intérieur et décida d'aller faire un tour, seule, pour réfléchir à ses actes puis pour prier mentalement Dieu, désirant se faire pardonner de son acte irréparable. Elle se dirigea vers le pont de Londres, pour balancer le drap dans l'eau quand elle vit une silhouette se dessiner. Puis une autre qui l'attrapa par le col. Elle se précipita vers un mur le plus proche, plongée dans les ténèbres,  à l’abri des regards tout en étant proche des deux inconnus. Syrya lui soufflait mentalement de les étriper tous les deux puis de goûter leur sang, le léopard voulait du plaisir, celui de tuer. Mais Raina s'interposa en murmurant de ne rien tenter de futile pour le moment, elles ne les connaissaient point...

*Raina, laisse la profiter de la vie, le crime est quelque chose de si délicieux!*

La louve grogna.
Katherine tendit l'oreille faisant appel à ses dons de lycanthrope et écouta leur conversation. Selon le deuxième homme, le premier les avait trahit. Mais celui-ci se défendit en expliquant toute la situation. C'était donc eux, qui avaient participé au massacre du Théâtre, bien, très bien... Elle entendit également qu'ils étaient tout deux des Hunters en fuite, recherchés par la police de Londres pour l'affaire du Théâtre qui avait causé tant de morts. Le second, plus hardi, décidait de mettre fin à cette mascarade.

« Idiot... » soupira t-elle en un souffle inaudible.

Le premier gardait son couteau au poing, de peur d'être agressé comme le venait de faire son compagnon. Même si elle les trouvait naïf, ils étaient pour elle séduisants. Puis soudain, celui qui devait s’appeler Stan ne semblait pas d'accord sur le point de se mettre de suite au travail. A ce qu'elle comprit, sa famille était une des seule chose qui lui restait, il ne pouvait donc pas quitter Londres. Ils paraissaient se soucier d'une certaine Sarah Spencer et d'une Eulalia Grey. Qui étaient-elles au juste ? Telle était la question de la jeune femme. La soirée se rafraîchit d'un seul coup, la faisant trembloter.

 - En fait, ce n'est pas très loin d'ici. Il faut remonter par là, prendre la première à droite, continuer jusqu'au bout de la ruelle et tourner à gauche. C'est la cinquième maison à droite, au dernier étage. Si vous vous y rendez un jour, je doute que qui que ce soit vous remarque ou vous demande quoi que ce soit. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi cet endroit. Par contre, tu auras sans doute moins de mal à repérer la maison si je te donne l'adresse. 

Puis Stan reprit du même ton :

- J'y suis souvent le matin ou en fin d'après-midi. En tout cas, j'y passe au moins une fois par jour. Par contre, me laisser un message ne sert pas à grand-chose, vu que je ne sais pas lire. C'est le mieux que je peux te proposer, si tu souhaites me recontacter. 

Ne pas savoir lire est un problème et complique grandement les choses pour un Hunter, mais les gens n'ont pas tous eut la chance d'apprendre. Enfin il ajouta, entretenant la curiosité de la jeune femme :

- Il y a d'autres endroits où je passe régulièrement, mais il s'agit de bars malfamés en général. D'un autre côté, ça m'étonnerait que les policiers osent y mettre les pieds. C'est un gros avantage, surtout en ce moment. J'ai tenté d'y pêcher des informations sur l'affaire du Théâtre. Malheureusement, je n'ai rien entendu d'intéressant. J'ai l'impression que ça n'intéresse pas grand-monde, ou que les bestioles ont réussi à limiter les fuites. Pourtant, il doit être possible d'en savoir plus... Mais comme tu dois le savoir, ça peut être très dangereux de poser trop de questions dans certains coins. »

Parfait, sans le savoir, il venait d'indiquer son logement à Katherine, qui vicieuse comme elle est, ne tardera pas à lui rendre visite. Mais ce qui l'intéressait au plus haut point était qu'ils partageaient tous trois le même avis et le même objectif, tuer les créatures sanguinaires de la nuit. Peut-être qu'une alliance entre la jeune femme et les deux Hunters étaient possibles ? A moins-ce qu'il tuent également les lycanthropes ? Si tel était le cas, le mieux à faire était de ne pas dévoiler sa véritable nature. Elle poussa un soupir et se dirigea élégamment et très silencieusement vers ses prochaines victimes de manipulation. Son cœur se réchauffa à l'idée qu'elle n'était pas la seule à haïr ces êtres immondes. Ses nouveaux jouets étaient près d'elle. Son pas était si silencieux que rien ni personne ne pouvait l'entendre. Et sa discrétion si extraordinaire, qu'elle pourrait passer avec un arc de deux mètres qu'ils ne la verraient pas. Soudain elle se mit à leur applaudir, produisant des bruits sonores. Puis elle laissa s'échapper son fameux rire cristallin avant de prendre la parole :

- Bravo, messieurs, je suis fort épatée par la somptueuse mise en scène de cette pièce de théâtre... 

Elle leur sourit agréablement avant d'ôter son masque puis de faire glisser un de ses gants dans la main gauche d'un geste sensuel. Des gants noirs comme son âme... Tout en leur faisant face, elle avait bien fait attention à dévoiler son Bloody Rose qui était accroché à sa jambes par des lanières de cuirs, de telle sorte qu'ils sachent qu'elle n'était pas une femme douce et sympathique. Elle détailla avec une grimace les vêtement du premier jeune homme avant de glisser des pièces dans sa main (dans un but purement vestimentaire, selon elle un fugitif devait changer d'apparence, après libre à lui de les utiliser comme bon lui semble!) puis elle caressa la joue de Stan avant de se tourner vers ce mystérieux Von Ravellow... Elle glissa une main dans ses cheveux, puis se posta entre les deux hommes, leur faisant face puis déclarant :

- Ce serait bien futile de tenter une quelconque intervention dans des cas pareils. Vous vous trompez, il ne reste pas que vous à lutter pour le moment contre ce que j'ose appeler ces choses, je ne suis certes, pas Huntress mais tueuse en série si vous me permettez d'employer ces mots. Tueuse en série de criminels en tout genre y compris vampires, loups-garous, homonculus et bien d'autres immondices très chers ! Permettez moi d'exprimer mon raisonnement. S'enfuir tel un bandit avec une femme promise n'est pas très intelligent. Le Comte ne risque pas d'être très content s'il s'en aperçoit. Ne foncez pas tête baissée même si je vois que votre amour pour cette femme est si fort que vous mourrez pour elle... Jouez plutôt avec votre tête, apprenez à manipuler et vous verrez. Mais je suis d'accord pour cette certaine Grey, l'aider ne lui ferait pas de mal, pauvre petite... Le Comte Keï est un des plus grands vampires de la ville, s'attaquer directement à lui est de la folie, j'ai ma propre idée sur le sujet, le plus judicieux serait de le détruire par petits feux, le briser pour le contrôler. Permettez moi de me présenter j'allais oublier... Katherine Thornes, tueuse en série professionnelle des créatures de la nuit, chéris. 

Et comme pour prouver ses propos, elle jeta par terre le drap de tout à l'heure, contenant le cœur du vampire et sa chevalière... Qui roulèrent au sol, la bague en produisant un tintement et l'organe imitant le bruit d'une flaque d'eau.

- Laissez moi vous aider, je pourrais vous être plus qu'utile dans des cas pareils, croyez moi. 



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."


Dernière édition par Katherine Thornes le Ven 27 Sep - 18:40, édité 1 fois
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Jeu 26 Sep - 10:27

[Bienvenue Katherine ! Wink]

La rage d'Alexender ne cessait d'aller et venir comme la houle. Son esprit, embrumé, perturbé, fissuré retournait mille et une questions tragiques dont il ne pouvait se détacher. Ses éclats de voix et ses soudains revirements de caractère montraient assez bien son désarroi.
En vérité, cela faisait maintenant plus d'un mois qu'il luttait contre le temps, le vent et les longues dents pour sauver sa douce amie et plus il avançait, plus la difficulté lui apparaissait. Après les multiples enlèvements de la jeune Spencer, après le piège dans les égouts dont il était sorti à peine vivant, l'épisode du théâtre avait définitivement ébranlé sa confiance en lui. Pourtant de nature aussi belliqueuse qu'assurée, le jeune aristocrate avait subi bien des aventures avant d'en arriver là. Il avait vécu l'horreur dans sa jeunesse, la perte d'êtres chers, la violence la plus pure, les déceptions, la colère, la honte...Il avait essuyé bien des blessures et lutté contre la mort plus d'une fois dans sa vie. Oui, il était encore jeune et pourtant il avait vécu bien plus que la plupart des hommes qu'il côtoyait tous les jours. Jusqu'ici, il s'était toujours relevé, il n'avait jamais vacillé. Gaspard, son cher ami Lycanthrope, lui avait prodigué conseils et soins pendant des années. Ses domestiques avaient veillé sur lui et sa richesse lui avait souvent permis de se tirer des pires situations.
Mais maintenant, en ces jours sombres et pluvieux, il perdait pied. Gaspard était loin, sa fortune avait été saisie, ses domestiques fatiguaient et lui-même n'avait plus cet entrain qui le caractérisait tant il y avait de cela à peine une lune.
Où était donc le fêtard invétéré dont le nom trônait sur toutes les lèvres les plus pulpeuses de la ville ? Où était donc l'homme galant qui exposait en public sa façon de penser et qui n'hésitait pas à passer pour un idéologue dans les salons ? Où était enfin le Dom Juan qui courtisait les beautés le jour et les horreurs la nuit ? L'aristocrate excentrique et le chasseur intransigeant avaient laissé place à l'amoureux transit et au désespéré nimbé d'ombres. Alexender Von Ravellow n'existait plus.

Cependant, fort d'une volonté quasi-inébranlable cachée dans le creux de son être, le Hunter ne voulait pas renoncer, surtout pas maintenant qu'il avait trouvé l'amour véritable. Mais pour continuer la lutte, il fallait bien avouer que le Conte était un trop gros morceau pour lui seul et que sans ses partenaires il ne valait rien. Il lui fallait donc un groupe, une nouvelle identité, il avait besoin de temps qu'il n'avait pas et surtout de réflexion, de plans, de soutien. Malgré leurs erreurs et leur dispersion, il restait un espoir : l'union des Hunters.
Et cet espoir, il n'allait pas le laisser s'échapper.

Stan était vivant et retrouvé, c'était un bon début. Après quelques échanges hargneux dû au manque de confiance l'un envers l'autre et  des quiproquos inévitables par rapport à leur situation, Alexender lui demanda à nouveau son aide. Stan réagit noblement à sa rage et à ses confidences. Il fut d'ailleurs si aimable derrière son ton sec et farouche que la rage d'Alexender s'était peu à peu effacée. Il restait irritable, cela ne pouvait guère changer après les dures épreuves qu'il venait de subir, mais il tenta de faire preuve de compréhension lui aussi et de modérer ses propos.
Heureusement pour lui, Stan semblait d'accord pour ne pas perdre de temps et il semblait accepter de l'aider comme il le pouvait. La seule restriction qui s'imposait à lui c'était Londres, le lieu : Stan ne pouvait pas quitter la ville. Alexender ne pouvait que le comprendre, il avait certainement de la famille, peut-être une fiancé, qu'en savait-il après tout ? Jamais il n'aurait pu l'obliger à quitter la capitale et il ferait d'ailleurs tout pour que le jeune homme ne se fasse pas voir par les autorités. Il ne fallait pas que le Yard puisse faire le rapport entre lui et le théâtre. Il avait eu de la chance de ne se faire attraper que par un Vampire, finalement il était encore libre et cela allait certes les aider, il ne fallait donc pas le mettre en danger sans bonne raison. Son anonymat allait peut-être leur être d'une grande utilité.


- Je comprends, fit Alexender en se détachant du mur contre lequel il s'était appuyé, je ne te demande pas de quitter la ville, ne t'en fais pas. Sarah habite dans la capitale même, son manoir est situé non loin de Fitzrovia, le salon littéraire, je ne sais pas si tu vois ? C'est une grande bâtisse entourée d'un muret et d'une grille marquée de deux « S », comme tous les manoirs dignes de ce nom. Il n'est pas facile d'accès du coup mais il reste dans la ville.

Alexender aurait voulu agir immédiatement, dès le lendemain, mais son partenaire semblait plutôt enclin à  ralentir un peu l'action et à réfléchir plus posément. Il lui donna son adresse après maintes réserves et lui expliqua ses dispositions. C'était évidemment pour le contacter en cas de besoin et cela sous-entendait qu'il ne voulait pas agir trop vite mais plutôt reporter « l'attaque ». C'était évidemment plus judicieux que de se lancer dans le sauvetage de Sarah sans information valable mais Alexender le pris de travers. Il serra les dents et grommela qu'il ne pouvait plus perdre la moindre minute. Cependant, le sourire crispé qu'avait fait Stan lorsqu'il lui avait appris qu'il était entré par la porte principale au théâtre lui revint en mémoire : oui, à force d'agir tête baissée, il finirait par être tué...Il fallait bien avouer qu'il avait raison.

- Merci pour ton adresse, moi je n'en ai plus, mais si tu me cherches, trouve les prostituées de Whitechapel Road et demande Romerta...

Cela lui coûtait affreusement de donner cette information. Il l'avait donnée à voit très basse non pas par honte de sa situation, puisque lorsqu'il était encore un aristocrate reconnu il avait déjà la réputation d'aller voir les prostituées, mais bien par pure crainte de voir Romerta et ses filles mêlées plus que de raison à leurs histoires. Il ne voulait pas les voir souffrir pour lui, encore moins se faire emprisonner ou pire. C'étaient des femmes fortes et habituées aux travers de la ville mais il ne voulait pas les impliquer et avoir leur douleur sur la conscience.

- Je ferai attention si je viens te voir, fais attention toi aussi...Je ne tiens pas à ce que les filles soient jetées en prison par ma faute, elles ont déjà bien assez de soucis comme ça.

La discussion s'orienta sur les informations qui auraient pu leur être utiles concernant le théâtre. Stan n'en avait pas, les journaux ne faisaient que relater ce qu'ils voulaient bien et le Yard avait la main mise sur tout. Le Comte avait vraisemblablement effacé les traces les plus compromettantes pour lui et enfermé Sarah dans son propre manoir en s'assurant l'amitié de son père, mais rien n'était moins sûr que cela. Ce qu'il fallait savoir avant d'agir, c'était où était la jeune femme. Chez elle ? Chez lui ? En prison ? Non, cela aurait fait la une des journaux, son père était tout de même au service de la reine, c'était un secrétaire haut-placé, cela n'aurait pas pu passer inaperçu quand bien même tous ses parents auraient tenté d'étouffer l'affaire.

- Je ne peux pas te blâmer de ne rien avoir trouvé, tout est contrôlé en tout sens et je suis bien placé pour savoir que récolter des info de ce genre n'est pas des plus faciles...

Mais alors qu'il allait continuer la discussion, des applaudissements le stoppèrent net. Immédiatement sur le qui-vive, le Hunter se crispa et observa leur nouvelle invitée qui se dirigeait vers eux. C'était une femme, son rire cristallin l'avait bien vite indiqué ainsi que sa voix suave. Alexender la regarda s'avancer vers eux de sa démarche féline. Il se redressa, jetant un coup d'oeil à Stan comme pour lui demander s'il la connaissait, avant de se préparer au pire. Cela pouvait être une Vampire envoyée par le Comte pour les tuer, une espionne du Yard ou pire, une tueuse envoyée par le père de Sarah pour éliminer le criminel qu'il était et l'amant qui risquait de déshonorer sa fille...Aucune possibilité n'était à exclure.
Il songea alors aux armes qu'il portait sur lui, il n'avait que trois fioles d'eau bénite données par Thaddeus Grey, le père d'Eulalia, un couteau de mauvaise facture et un pistolet à percussion. Si c'était une créature de la nuit, ils ne seraient pas trop de deux pour l'éliminer.
Gardant donc ses mains près de sa ceinture, il observa la belle qui continuait à avancer vers eux. Elle portait un masque et une robe lie de vin. On aurait dit qu'elle sortait d'une réception. Était-ce une prostituée ? Non, pas dans ce quartier...
Mais alors qu'elle se moquait ouvertement d'eux, la jeune femme enleva son masque pour dévoiler son visage et elle laissa voir qu'elle possédait un Bloody Rose. Alexender leva un sourcil. Avaient-ils donc trouvé-là une Huntress ? Prêt à lui tordre un bras ou à dégainer son couteau, l'aristocrate la laissa s'approcher davantage pour les détailler. Il hésita à l'attraper par un bras lorsqu'elle se mit à tourner autour de Stan mais il considéra que c'était à son partenaire de réagir. De son côté, sans jamais la quitter du regard, il analysa sa démarche, sa taille et sa voix en silence. Mais lorsqu'elle arriva à sa hauteur et qu'elle commença à passer sa main dans ses cheveux, Alexender recula en se dégageant d'un air rageux.


- Qu'est-ce que tu nous veux?! Grogna-il en la repoussant un peu brusquement du revers de la main. Qu'est-ce que tu sais du théâtre ?!

Alexender n'aimait pas ce petit jeu de séduction. Les femmes fatales, qui vous tournent autour pour mieux vous planter une dague dans le cœur n'était pas sa tasse de thé. C'était lui le séducteur, jamais l'inverse. Depuis toujours, il évitait de laisser aux femmes le pouvoir, du moins en apparence puisqu'en réalité c'était elles qui régissaient toute sa vie, depuis ses domestiques jusqu'à sa fiancée en passant par ses amantes et les prostituées. Cette femme jouait de ses charmes d'une façon qui déplaisait au Hunter. Ils ne se connaissaient pas et cette manière de les approcher était tout simplement digne d'une prostituée ou d'un Vampire. Si elle voulait leur argent, elle serait bien vite déçue, et si elle voulait leur sang, elle goûterait au sien-propre.

Mais la belle s'arrêta soudain pour discuter plus sérieusement. Même si elle conserva cette touche d'excès de confiance en elle et cette manière de minauder, elle semblait être venue pour autre chose.
Elle exposa alors son avis sur leur situation et leur offrit in-extremis son soutien en tant qu'assassin et non pas Huntress. Alexender tiqua. Qu'était cette nouvelle blague ? Tuer des créatures de la nuit sans se considérer comme Hunter c'était comme avoir du sang noble sans en accepter le titre. Elle voulait éliminer les criminels...Sur ce point Alexender se tendit : qu'était-il lui-même ? Un criminel aux yeux de la couronne. Qu'était-il pour elle alors ? Sa justice était si subjective ? Jouait-elle à un jeu dans lequel il devait perdre ou le laissait-elle en vie ? Elle avait l'air de gérer les crimes à sa façon, sans réellement tenir compte des journaux et des vraies autorités. C'était bien étrange...Alexender allait rester méfiant encore longtemps d'autant que la jeune femme s'adressait surtout à lui, comme si elle prenait son problème pour elle. Éviter de foncer tête baisser, manipuler, jouer avec sa tête...Elle donnait des conseils comme si elle connaissait toute leur aventure, c'était insupportable ! Elle savait également que le Comte était un Vampire et bientôt elle se présenta sous le nom de Katherine Thornes. A leurs pieds, elle jeta alors un drap noir sur lequel rebondit un cœur décharné, tout juste arraché d'une poitrine. Une chevalière roula à côté comme pour prouver le meurtre.

Alexender croisa les bras en regardant le cœur qui baignait dans son sang. Il releva les yeux sur la jeune femme et marmonna:


- Depuis quand est-ce que tu nous espionnes ? Comment tu sais tout ça ? Tu viens nous offrir ton aide comme ça, sans demander quoi que ce soit en retour ? J'en doute. Si tu n'es pas Huntress, si tu fais ta propre justice, qu'est-ce qui te pousse à nous soutenir ? Seulement le fait que nous luttions contre des Vampires ?

Le Hunter jeta un coup d'oeil à Stan. Au fond de lui, il espérait qu'il avait son couteau dans sa manche...
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Sam 5 Oct - 1:02

Lorsque Stan annonça à Alexender qu’il ne pouvait pas quitter Londres, ce dernier réagit étonnamment bien. Sur le coup, le jeune Hunter trouva son attitude presque suspecte. Savait-il quelque chose sur lui ou sur ses proches ? Pourquoi devenait-il si compréhensif d’un seul coup, alors qu’il semblait prêt à l’étrangler quelques secondes plus tôt ? D’un autre côté, si ses plans l’obligeaient à rester à Londres, sa réaction pouvait paraître normale. Bref, il ne servait à rien de s’inquiéter par avance. Mais il valait mieux rester sur ses gardes… En dépit de ses efforts pour se montrer plus amical, la confiance n’était décidément pas une qualité innée chez Stan.
 
- Non, je n’ai jamais entendu parler de ce salon. Cependant, je trouverai facilement des informations sur le manoir Spencer s’il est situé à Londres. En général, les adresses des riches familles sont connues par beaucoup de monde. Dans ces conditions, je pourrai effectivement t’aider à délivrer ta fiancée et tuer les quelques vampires des environs.
 
L’idée de massacrer quelques créatures de la nuit lui aurait presque donné envie d’attaquer tout de suite. Les évènements du Théâtre lui laissaient un sentiment d’échec et de frustration très désagréable. Voir tant de vampires et devoir rester là, sans rien faire ! Heureusement, ils n’avaient pas réussi à supprimer tous les Hunters londoniens. Plus ils seraient nombreux, plus ils représenteraient un véritable danger pour ses animaux. C’est aussi pour cette raison que Stan comptait aider Alexender, pour qu’une Huntress de plus puisse s’opposer à ces démons.     
 
- Si le Comte veut se l’approprier, il y a de fortes chances pour qu’il laisse traîner quelques acolytes près de chez elle… Cela peut aussi vouloir dire qu’ils se sont installés à proximité du manoir, vu qu’ils doivent éviter de sortir en journée. Du coup, il serait peut-être plus prudent de tenter de la délivrer en journée. Mais nous n’y sommes pas encore…
 
Stan nota mentalement le nom le nom de la personne à contacter lorsqu'il chercherait son collègue. A son avis, ce dernier avait raison de se cacher dans ce quartier. Il serait plus difficile pour des policiers d'y organiser des recherches. Vu les origines d'Alexender, peut-être ne penseraient-ils pas à fouiller Whitechapel ?

*Non... Même s'ils sont stupides, je doute que ce soit à ce point-là. De toute manière, avant qu'ils ne repèrent quelqu'un dans ce coin-là...*

- Je veillerai à ne pas me faire remarquer. J'ai l'habitude de ce genre de quartier, je sais comment y pêcher discrètement tout ce dont j'ai besoin. Jusqu'à maintenant, personne ne s'est plaint de ma façon de procéder.

Quel dommage que les vampires n'aient pas attaqué sur ce terrain-là ! Il ne serait pas revenu bredouille et il aurait des informations plus intéressantes à apprendre à son partenaire. Alors qu'ils discutaient de leur situation, des applaudissements éclatèrent tout près d'eux. Stupéfait, Stan tourna vivement la tête en direction du bruit. Son premier mouvement fut de plonger sa main dans sa veste pour en sortir son couteau. Il s'en saisit, mais il le garda caché derrière sa manche. Il laissa retomber son bras le long de son corps en dissimulant son arme. Cependant, sa main la tenait fermement et son couteau pouvait jaillir à n'importe quel moment. Lorsque Alexender l'interrogea du regard, il fit un léger signe de la tête pour lui indiquer qu'il ne connaissait pas cette femme.

*Je ne comprends pas... Je ne l'ai pas du tout entendu s'approcher. Je ne fais pas ce genre d'erreur d'habitude ! Dire qu'elle sait peut-être où j'habite maintenant !*

Distrait par leur discussion, il n'avait sans doute pas suffisamment surveillé les environs. Mais il était aussi possible que cette femme soit un vampire, ou autre chose, et qu'elle se soit servie de ses pouvoirs pour qu'ils ne la remarquent pas. Méfiance... Son visage se tendit quand elle lui effleura la joue de ses doigts. Sa main se crispa sur son couteau, même s'il parvint à se contrôler. En temps normal, il n'aurait jamais laissé une potentielle ennemie le toucher. Cependant, il ne voulait pas provoquer d'incident tant qu'il ne connaîtrait pas les intentions de l'inconnue. S'il l'attaquait trop vite, en ignorant ses réelles capacités, c'est lui qui risquait de se retrouver avec un couteau dans le ventre. Il écouta en silence les propos de l'étrange demoiselle. Le terme Homonculus l'intrigua, car il n'avait jamais entendu parler de ce genre de créatures. Il le nota dans un coin de son esprit pour chercher des informations à ce sujet. Avec un peu de chance, Alexender saurait de quoi il s'agissait. Mais cela ne restait qu'un détail. Les intentions de cette Katherine Thornes, puisqu'elle prétendait porter ce nom, lui semblèrent bien plus intéressantes. Apparemment, elle voulait les aider à réduire la population de bêbêtes nocturnes. Parfait, Stan ne demandait rien de plus à ses alliés. Lorsque l'on parlait d'étripage de monstres, les règles morales n'avaient plus aucune importance pour lui. Déjà qu'en temps normal elles ne comptaient pas beaucoup... Malheureusement, rien ne prouvait que cette femme leur disait la vérité. D'un autre côté, un vampire tuerait-il l'un de ses semblables juste pour montrer sa bonne foi ?

*Oui, ça ne m'étonnerait pas du tout. Et elle sait trop de choses sur nous, alors que l'on ne sait rien sur elle.*

Le jeune homme fixa le cœur, la chevalière, avant de redresser la tête pour dévisager la nouvelle venue.

- Même si je comprends qu'on puisse aimer ce genre de chasse au point de tuer par plaisir, tu arrives vraiment au bon moment... Un peu trop à mon avis. Mais ce que j'aimerais surtout savoir...

Il s'approcha du drap noir, s'accroupit et attrapa la chevalière. Cependant, il veilla à garder son couteau bien caché derrière sa manche.

- C'est où tu as rencontré un vampire portant une chose pareille. Ce n'est pas donné au premier venu. D'ailleurs, ta robe n'est pas non plus le genre de vêtement qu'on porte pour se promener dans les quartiers louches.

Stan n'avait absolument pas confiance en cette jeune femme. Son arrivée était beaucoup trop providentielle à son goût. Elle pouvait très bien être une alliée du Comte. Mais dans ce cas, elle devenait aussi un moyen, certes très dangereux, de l'approcher. De même, si elle était aussi riche qu'elle le paraissait, elle avait accès à un monde qu'il leur serait difficile d'infiltrer désormais. En dépit de sa méfiance à son avis très justifiée, Stan ne voulait pas perdre une bonne occasion de frapper ses ennemis. Malheureusement, ceux-ci se fondaient si bien dans la bonne société que celle-ci finissait par les protéger, comme une pomme rongée par de la vermine.

- Pour l'instant, ton attitude est trop bizarre pour être honnête, ajouta-t-il en se redressant. Si tu veux nous convaincre, il va falloir que tu te donnes un peu plus de mal.

Le Hunter la fixait d'un air froid, plus indifférent qu'agressif. Mais il ne valait mieux pas s'y tromper. En cas de danger, sauter à la gorge de cette créature pour la supprimer plus ou moins proprement ne lui aurait posé aucun problème de conscience.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Sam 5 Oct - 12:44

Katherine avait l'habitude de n'être aimé par personne, seul son majordome lui était fidèle. Elle se méfiait trop souvent des gens mais eux pas assez d'elle. Cependant, ceux-là n'eurent pas l'air de se laisser berner. Von Ravellow n'avait pas l'air de l'apprécier pour le moins du monde. Elle l'avait d'ailleurs remarqué lorsqu'elle avait passé sa main dans ses cheveux, il s'était écarté vivement d'un mouvement désinvolte laissant une fraction de seconde la main de la jeune femme dans le vide. Le jeune homme commençait à s'énerver. A lui poser des questions emplis de haine, pourtant elle ne l'avait pas bousculer, elle ne lui avait rien fait. Mais cette colère semblait lui être dédier. Elle le fusilla du regard écoutant calmement ses questions en esquissant un sourire assassin, elle détestait les questions. C'était elle qui les posait pas les autres. Tout ce cirque lui était insupportable. Alors qu'il finit sa première phrase, elle lui répondit d'un voix suave accompagnée d'un soupçon de dangerosité. Une voix terrible à en faire trembler les âmes les plus sensibles.

- Parlez moi sur un autre ton je vous prie, je ne suis pas une catin ni un chien ! On ne parle pas ainsi à une aristocrate qui a une renommée... Qu'est-ce que je sais du théâtre ? Et bien je ne faisais pas allusion à l’événement récent et tragique mais à votre somptueuse mise en scène de tout à l'heure, mon cœur... Ne soyez pas offusqué par mes actes, c'est dans ma nature.

Elle détaille le jeune homme avant de se tourner vers Stan et de lui murmurer que la bague était à eux s'ils la souhaitaient. Stan non plus n'avait pas l'air de trop l'apprécier, après tout elle en avait l'habitude et cela ne lui faisait ni chaud ni froid, ça la rendait simplement indifférente. Elle balaya la question du jeune homme de la main elle lui était sans intérêt.

- C'est à dire que... hum... je comptais me débarrasser de ça, donc par conclusion je ne vous espionnait pas vraiment. Je désirais que personne ne voit le cœur mais bon, le faire disparaître va être un peu compliqué si vous m'assaillez de questions. Depuis combien de temps ? Depuis le début, je ne savais pas si vous étiez bons ou mauvais au premier abord, j'ai pris mes précaution. Voyez vous, je ne suis pas Huntress parce que de mon temps, depuis que je suis née c'est à dire il y a 140 environs je ne comptes plus, les lycanthropes n'étaient pas considérés comme tels et je ne pense pas que cela est d'autant plus en ces temps obscurs, messieurs.

Elle entendit des bruits de pas brisant le silence habituel qui régnait en ces lieux. Elle sortit une dague avant de reconnaître les pas furtif d'un puma, c'était son majordome. Quand elle vit apparaître le félin au pelage aussi noir que son âme, elle eut un sourire, qu'elle bête magnifique ! Mais il avait pris son temps et ça elle ne pouvait le tolérer... Elle eut une moue de désapprobation en lui lançant un regard sévère. Le puma laissa place, en se transformant, à un homme de haute taille, beaucoup plus grand que Katherine. Ses muscles puissants de fauves s'étaient transformés en un corps svelte mais néanmoins un peu musclé.  Sa carrure imposante pouvait impressionner. Son costume noir reluisait de toutes parts. Ses yeux ambres reflétant sa lycanthropie se mariaient parfaitement avec ses cheveux sombres. Il s'avança vers la jeune femme, mit un genoux à terre et s'inclina.

- Pardonnez moi, my lady, j'ai été long, il y avait beaucoup trop de monde aux alentours, il a fallu que j'aille plus loin.

Elle lui fit signe de se relever et se dirigea vers lui. Elle lui caressa les cheveux et approcha ses lèvres des siennes. Elle l'embrassa délicatement avant de s'écarter et de se mettre dos à lui. Ce geste n'avait rien d'amoureux, ils n'étaient pas fiancés, mais il est vrai qu'elle eut des relations avec lui... Le majordome entreprit de défaire la robe de la jeune femme. Ses doigts déliant les nœuds du corset avec habilité, il exécutait ses mouvements avec une extrême finesse. La robe de la jeune femme glissa à terre, la dévoilant non pas avec des bas, mais revêtue d'un pantalon d'homme noir accompagné d'une chemise bouffante blanche. Le majordome lui posa une cape rouge sur les épaules faisant ressortir ses bottes noires. Il lui détacha les cheveux, les faisant se perdre dans les épaules de Katherine.

- Merci, mon cœur...

Elle mit ses mains sur ses hanches. Sa tenue à présent masculine dévoilait ses formes ainsi que ses armes, dont des dagues, un bracelet de lames, son Bloody Rose accroché à sa hanche et son couteau long dissimulé dans son dos. Une lame fine mais tranchante, pouvant scier un os... Elle fixa Stan qui lui avait posé lui aussi des question et soupira, mon Dieu, mon Dieu.

- Il est inutile de dissimuler tous deux vos couteaux, vous n'êtes pas très discrets... tss tss tss...

Son majordome se posta derrière elle et lui demanda d'un ton neutre :

- Tisztelt Hölgyem, ezek az urak is fárasztalak? Mi kell meg?

C'était du hongrois, elle lui répondit d'ailleurs avec un sourire, que c'était inutile, que pour le moment ils avaient le droit de vivre. Tout ceci en un anglais parfait.

- Où je l'ai rencontré me paraît une mince question. Mais vous avez raison d'être prudents, tant que vous ne serez pas dans ma ligne de mir vous ne risquerez rien. Je vois que vous ne désirez point de mon aide mais je vais vous répondre. J'ai été convié ce soir à un bal masqué, bien ordinaire croyez moi, rien ne sorte de d'habitude et quand j'ai sentit qu'un vampire était dans les parages, j'ai utilisé la séduction. Rien de très extraordinaire.

Une fois qu'elle eut terminé son explication, elle se rendit compte que du sang coulait le long de son cou, provoqué par la morsure. Elle y mit immédiatement une main pour stopper l'écoulement. Son majordome sortit un mouchoir de poche et lui essuya le cou puis les doigts. Il lui demanda si elle désirait rentrer mais elle fit non de la tête grimaçant un peu sous l'effet de la blessure superposant sa cicatrice. Elle adressa un sourire amical à ses compagnons avant de prendre le cœur, de se diriger vers le pont et de le jeter à l'eau.

- Il est vrai que je ne vis que pour tuer, mes chers amis, chéri tu pourras jeter la robe au manoir, elle est usée, elle n'est pas récupérable. Exactement mon cher Von Ravellow, peux-tu me dire ton prénom ? Tu seras gentil. Je hais les vampires depuis un certain moment pour causes personnelles, aussi je vous demanderais de ne pas m'en parler, cela ravive beaucoup trop de souvenirs peu agréables. Merci bien... je fais ma propre justice depuis plus d'un siècle maintenant, je peux vous être précieuse. Mais si vous rejeter mon offre je n'irais certainement pas pleurer, loin de là, au contraire c'est vous qui aurez perdu au finale, une aide utile et volontaire.

Elle s'adossa contre le mur, les jambes croisées attendant fermement leurs réponses à ses propos. Ils étaient beaucoup trop curieux et à cran si cela continuait, elle allait être obliger de les exterminer... Son regard étaient froid, distant, terrible et dangereux, néanmoins elle se délectait de les avoir surpris, pour elle, ils étaient encore des novices en la matière...



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mer 9 Oct - 10:37

Alexender et Stan s'accordaient. Les deux Hunters acceptaient de continuer leur collaboration mais ils mettaient un point d'honneur à en changer la nature ou du moins la façon de procéder, c'était évident. Désormais, ils n'allaient plus se jeter dans la gueule du loup tous ensemble, qu'ils aient réfléchi à un plan ou non, ils allaient désormais se tenir informés à distance, chacun ayant enfin l'adresse de l'autre. En soit, Stan semblait prendre beaucoup de recul, encore plus qu'à leur première rencontre, et cela déplaisait à l'aristocrate déchu qui aurait souhaité une aide plus franche. Une adresse, un mot, une invitation à venir le voir en cas de soucis n'était pas assez à ses yeux. Il avait besoin d'aide maintenant, pas plus tard, non ; il serait certainement trop tard : il ne pouvait plus attendre...
Alexender aurait voulu que Stan parle dès maintenant d'un nouveau plan plutôt qu'il ne retarde l'ensemble de ses idées. Sarah et le Conte n'allaient certainement pas tarder à se marier, il avait besoin de trouver la jeune femme au plus vite et de l'extirper de cette fange dans laquelle le Vampire l'avait jetée. Tant pis pour ses parents, le scandale était inévitable, il comptait bien l'enlever. Stan ne semblait pas réellement saisir l'ampleur de la situation. Il était trop attaché aux dangers, aux risques pour se rendre compte que le temps était en vérité leur pire ennemi. Plus ils attendraient, plus le Conte gagnerait en puissance. Ils étaient maintenant tous recherchés, Stan dans une moindre mesure grâce à une chance que le rouquin jugeait presque insolente, et plus ils resteraient dans l'ombre plus le monde de la nuit les happerait facilement. Alexender était intimement persuadé qu'il fallait profiter de l'actuelle faiblesse du Conte, de ses blessures, du foutoir qu'ils avaient provoqué dans son environnement pour mieux l'atteindre. Il ne s'attendrait justement pas à une nouvelle attaque si tôt, cela était suicidaire, trop déraisonné pour qu'il n'y songe.
C'était le chaos dans l'esprit du Hunter. Il voulait avancer tout en reculant. Sa fougue n'était pas encore tout à fait calmée, loin de là.

Stan lui donnait tout de même quelques raisons de s'apaiser. Même s'il s'était contenté d'abord de lui confier l'endroit où il résidait pour qu'il puisse facilement le contacter, il en vint bientôt à songer à la délivrance de Sarah. Alexender réfléchit avec lui. Oui, la demeure des Spencer était en ville, un peu isolée par un parc, comme toutes les grandes demeures de l'époque, cela pouvait faciliter l'opération. Mais il devait également y avoir une foule de sbires du Conte qui en gardait les accès...Il ne leur serait pas aisé de pénétrer dans cette bâtisse. Stan émit l'idée qu'il fallait attaquer de jour. Alexender tiqua mais c'était effectivement la meilleure chose à faire. La nuit pouvait les dissimuler aux vivants et donc au Scotland Yard et aux domestiques, mais elle était presque synonyme de mise à mort immédiate à cause des longues dents. Le jour les brûlait comme l'argent, c'était là que résidait leur espoir.


« Mais nous n’y sommes pas encore… »

Refroidi par la nouvelle attente qu'instaurait son collègue, Alexender soupira:

- Tarder me rend malade. Le Conte reprend des forces, Sarah nous attend sûrement et plus nous attendrons plus nous perdrons l'effet de surprise dont nous pourrions profiter. Cet enfoiré ne doit pas s'attendre à ce que l'on réapparaisse aussi vite...Je sais que nous sommes faibles et dispersés, mais je ne vois pas ce que nous pourrions faire d'autre. Je ne compte pas me jeter tête la première dans ses bras maudits mais il faut bien agir et vite.

Quoi qu'il puisse se dire, Alexender n'arrivait pas à calmer sa fougue. Il était pressé, stressé et amoureux, rien n'arrivait à ralentir son rythme.
Cela fut d'autant plus flagrant qu'à l'arrivée de l'inconnue, bientôt présentée sous le nom de Katherine Thornes, il fit l'erreur de croire qu'elle parlait de la soirée de Coriolan, cette fameuse attaque qu'ils avaient perpétré au Grand Théâtre et qui leur avait valu leurs blessures, leur désorientation et surtout la mise à prix de leurs têtes. Si la belle n'avait pas su à qui elle avait affaire, elle aurait rapidement deviné leur identité avec cette exclamation déraisonnée.
Quand la jeune femme le reprit pour lui reprocher son ton et lui rire au nez qu'elle ne parlait pas de ce théâtre-là mais bien de la ridicule scène à laquelle elle venait d'assister, Alexender serra les dents et le poing. Quel imbécile ! Il avait encore gaffé à cause de sa rage. Ce genre de chose le perdrait à coup sûr un de ces quatre !
Aussi tendu que lui, Stan s'occupa de la chevalière que Katherine avait laissée au sol avec le cœur de sa victime. Alexender ne l'avait pas remarquée à première vue, il ne s'en était surtout pas préoccupé puisqu'il s'était focalisé sur la démarche de la jeune femme pour suivre chacun de ses mouvements. Il ne voulait surtout pas baisser sa garde. Il s'attendait au pire.
Silencieux, il l'écouta expliquer qu'elle était venue se débarrasser de ce corps et qu'elle étai tombée sur eux par hasard. Stan avait raison : c'était un peu trop heureux pour que cela ne paraisse pas suspect. Mais que fallait-il réellement croire ? Une chose était certaine : Alexender n'aimait pas l'idée qu'elle soit restée dans l'ombre pour les écouter. Ce n'était justement pas le moment de saisir leur conversation...C'était leurs vies qui étaient en jeu, leurs vies et celles de leurs proches, surtout concernant Stan qui venait de donner son adresse personnelle. Alexender, lui, n'avait donné qu'une vague indication concernant les prostituées de Whitechapel, même si, au fond, c'était suffisant pour mettre en péril ses domestiques et Romerta, sa chère Romerta qui l'avait tiré de mauvais pas plus d'un fois et l'avait recueilli dans ses grands moments de solitude.

Alors qu'il songeait à tout cela en même temps, Katherine expliqua qu'elle n'était pas Huntress mais tueuse parce que son âge, 140 ans environ, et sa nature lycanthropique ne lui permettaient pas de conserver ce genre d'appellation.
Alexender ouvrit grand les yeux et manqua de s'étouffer:


- Lycanthrope ? … Tu...Toi ? Tu en es un ? 140 ans ? … Impossible...

Complètement abasourdit, Alexender recula d'un pas et posa une main sur le mur le plus proche de lui comme pour se tenir face à pareille révélation. Il mit une main sur son front pour se frotter ensuite le visage. Il n'en revenait pas. Était-ce vrai ? Ses pensées avaient toutes rejoint Gaspard, son fidèle ami lui-même Lycanthrope. A sa connaissance, c'était le seul être humain à posséder ce don. C'était pour lui une chose particulièrement étrange, un don de la nature, une malédiction aussi, il n'avait jamais compris la nature de ses pouvoirs et de son esprit. Gaspard avait tenté de lui expliquer plusieurs fois des choses en rapport avec un monde de brume et des sensations accrues, mais l'aristocrate n'avait jamais réellement partagé cet aspect de sa personnalité avec lui. C'était un secret bien gardé des deux hommes, quelque chose qui aurait pu conduire Gaspard à la chute si sa nature avait été révélée au grand jour. D'ailleurs, lui-même prenait cela comme une maladie, un élément à inhiber ou à apprendre à contrôler pour mieux le dissimuler. Alexender savait que le Lycan faisait des recherches scientifiques pour trouver des remèdes et prolonger sa vie. Il avait même contacté des alchimistes avant de s'en détourner à plusieurs reprises...

Des pas résonnèrent soudainement dans la rue, ne laissant pas le temps aux hommes de digérer l'information ou de réagir à cette dernière. Sortant de l'ombre, un puma noir se dirigea vers eux. Alexender cru qu'il allait hurler. Il sortit son pistolet à percussion et pointa le canon vers le fauve. Que faisait donc un pareil animal au beau milieu de Londres ? Ils étaient mal ! Entre cette femme et cet animal, ils allaient bientôt devoir fuir ou se battre. C'était peut-être un évadé du cirque ou du zoo...
Mais bien vite il sembla que Katherine connaissait le puma, ce qui mit encore plus mal à l'aise le rouquin. Le regard et le demi-sourire qu'avait montré la jeune femme venait de le renseigner. Était-ce un genre d'animal de compagnie ? Les Lycans avaient donc le don de domestiquer ce genre de bête ? Mais d'où venait-il ? La liberté d'un tel fauve dans la capitale était des plus dangereuses.
Le puma se changea alors en homme et Alexender ne pu se retenir:


- Saint-Marie Mère de Dieu...Souffla-t-il avec une moue de surprise mêlée à une forme d'effroi. Je vais devenir fou...

Son regard ne pouvait plus quitter les deux êtres qu'il avait devant lui et qui discutaient maintenant comme si de rien n'était. Près de lui, Stan devait aussi perdre la tête face à pareil spectacle. Alexender n'en croyait pas ses yeux. Jamais Gaspard ne s'était réellement changé en animal devant lui. Il savait qu'il pouvait prendre la forme d'un loup et celle d'un hiboux, mais à ses yeux cela était surtout une forme de possession du corps d'un animal, pas une métamorphose. Il n'avait pas oublier leur première rencontre, lorsqu'il s'était changé en loup devant lui, mais il l'avait presque volontairement cloîtré dans un recoin de son esprit pour en atténuer la surprise et l'effet. Il chassait les Vampires et les Loups-Garous, il était habitué à ces êtres extraordinaires, mais les Lycanthropes étaient pour lui un mystère. Il pensait que Gaspard était unique, le seul, une exception dans le genre humain. Il pensait que c'était une malformation ou un don particulier qui avait saisi son ami, certainement pas une chose qu'il pourrait retrouver ailleurs.
Ce soir, il découvrait que les Lycanthropes étaient non seulement une espèce à elle seule mais aussi que ses membres pouvaient se changer en puma...Il ne comprenait plus rien.

Katherine s'était changée devant eux, aidée par ce qui apparaissait être son major-d’homme. Alexender était trop choqué par la transformation du puma pour y prêter attention. La jeune femme avait caché sous sa robe des vêtements d'homme et bientôt c'est en chemise et pantalon qu'elle revint vers eux.
Alexender sembla se réveiller lorsqu'elle repris la parole. Il baissa son arme et se rendit compte que le nouvel accoutrement de Katherine était semblable à celui que portait sa fiancée, Sarah, lorsqu'elle était venue avec eux pour se battre.
Plongé dans un mutisme proportionnel à ses tourments, Alexender resta appuyé contre le mur tandis que Katherine expliquait à Stan que la chevalière et le Vampire qu'elle avait éliminé ce soir n'étaient pas assez important pour qu'ils ne s'attardent dessus. Elle avait découvert la nature de cet homme, l'avait séduit et l'avait tué pour la bonne cause, la sienne, la leur, et c'était tout. Un geste vers son propre cou fit enfin réagir Alexender qui tiqua gravement en apercevant la trace de morsure qu'elle nettoya sur le moment. Sa plaie s'était apparemment réveillée...Le rouquin songea à Eulalia...
Cette fameuse Katherine prenait des risques considérables pour tuer ses proies, elle semblait aller jusqu'à se laisser mordre, cela insupportait le Hunter qui résidait en lui. L'amour que portait le jeune miss Grey à Raphaël, Vampire Hunter qui était désormais associé à eux tous, était une chose qui le révoltait. Ici, ce ne semblait pas être la même chose : Katherine se laissait mordre pour appâter les créatures afin de les éliminer ensuite. C'était louable, d'un certain côté, mais à ses yeux cela signifiait qu'elle acceptait de se faire souiller...

La belle s'adossa à un mur. Elle semblait tout à fait calme et sûre d'elle, c'était déroutant. Elle venait de leur expliquer toute sa démarche de ce soir, la raison de sa présence, sa nature, ses volontés. Elle venait de leur proposer son aide avec pour seul objectif apparent l'envie de détruire un maximum de créatures de la nuit...Et maintenant elle leur laissait le choix : acceptaient-ils son aide ou la refuseraient-ils ? C'était une offre, il lui fallait simplement une réponse avant qu'elle ne reprenne sa route en solitaire.

Alexender avait du mal à digérer sa Lycanthropie. Il était encore sous le choc.


- Attends, attends...Fit-il avec difficultés. Tu nous dis que tu as 140 ans et que tu es une Lycante ? Qu'est-ce qui nous prouve ta bonne foi ? Et...tu nous dis ça comme ça... ? Tu crois donc qu'on rencontre des Lycans à chaque coin de rue ? C'est impensable !

Alexender était clairement perturbé par la situation mais il finit par se ressaisir. Secouant sa tête, il grogna comme s'il avait un mal de crâne considérable et s'approcha de la jeune femme. Un air de défit brillait dans son œil. Il jeta un regard noir au major-d’homme comme pour le rassurer tout en le menaçant de ne pas bouger et se posta devant Katherine avec résolution.

- J'accepte ton aide, seulement si tu jures fidélité à certains principes qui me paraissent nécessaires à toute entente. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous allier à la première venue sous prétexte qu'elle est d'une nature...étrange ou qu'elle a une dent contre les Vampires, et risquer de nous faire trahir à la moindre occasion qui se présente. Que nous promets-tu ? Que pouvons-nous espérer de toi ? Tuer des créatures de la nuit ferait jouir n'importe quel malheureux qui connaît leur existence et garde rancune de leurs méfaits. Quelle forme prend donc ta rancune à toi ? Qu'est-ce qui t'a poussée à plonger dans cette voie ? Nous devons savoir jusqu'où tu irais et ce que tu gagnes à nous aider...Il va falloir nous parler un peu de toi...La confiance est une des choses les plus difficiles à accorder en ces temps d'obscurité...

Alexender ne concevait pas que l'on puisse proposer ainsi son aide sans avoir quelques contre-parties. Qu'attendait donc Katherine ? Pourquoi les aiderait-elle ? Juste pour le plaisir de tuer des monstres ? Il en doutait fortement, à moins qu'elle n'aie, comme lui, une aversion totale pour ces êtres.
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mer 30 Oct - 11:54

Stan observait en silence la nouvelle venue. Celle-ci semblait très sûre d’elle, un peu trop à son goût. Soit elle était inconsciente, et il valait donc mieux qu’ils ne s’allient pas à elle, soit elle disposait d’avantages bien dissimulés. Elle savait certainement se battre et elle était sans doute aussi dangereuse qu’eux, mais cela ne lui paraissait pas suffisant. Pour aborder seule deux Hunters inconnus, il fallait avoir quelques cartes dans sa manche. D’ailleurs, elle en abattit une très vite, lorsqu’elle leur annonça presque négligemment sa vraie nature.
 
*Hein ??! Etonnant… Maintenant, je comprends mieux pourquoi je ne l’ai pas entendue arriver. Je ne m’attendais pas à voir de nouveau ce genre de créature.*
 
Surpris, le jeune homme préféra garder ses pensées pour lui. Il se rappelait bien de Johansen Oso, ce prêtre qui lui avait appris l’existence des lycanthropes. Depuis, il n’avait jamais recroisé d’individus de ce type. D’un autre côté, ces derniers devaient pouvoir cacher facilement leur petite particularité, puisqu’ils parvenaient à se contrôler contrairement aux loups-garous. D’ailleurs, le Hunter avait déjà rencontré un autre lycan sans le savoir. Cette fois-là, leur conversation avait failli très mal se terminer.
 
*Alexender a l’air de les connaître aussi…*
 
Par contre, son collègue semblait digérer difficilement cette nouvelle. Il le vit s’appuyer contre un mur, comme s’il avait besoin de soutien pour accepter ce qu’ils venaient d’apprendre. Savait-il des choses qu’il ignorait sur les lycanthropes ? Stan avait juste retenu que certains humains pouvaient se transformer  en animal grâce à une bizarrerie dans leur sang. Apparemment, ils naissaient ainsi et conservaient leurs capacités mentales lors de la transformation. Contrairement aux loups-garous, ils ne devenaient pas des bêtes incontrôlables. D'après ce qu'il avait compris, ils maîtrisaient deux formes animales, mais celles-ci restaient variables.

*D'un autre côté, Oso a aussi pu me raconter n'importe quoi. Il faudra que j'en discute avec Alexender à l'occasion.*

Soudain, il entendit un léger bruit de pas dans la rue à côté. Un grand animal jaillit devant eux et s'approcha tranquillement du petit groupe. Le premier réflexe de Stan fut de jeter son couteau sur cette grande créature. Son bras se dressa, mais l'arme resta dans sa main. A quoi cela aurait-il servi ? Il était si gros... Heureusement, il paraissait bien dressé par Katherine. Mais les yeux du Hunter s'agrandirent quand il se métamorphosa en humain sous leurs yeux. Un autre lycanthrope... La situation leur échappait ! Sa main se crispa sur son couteau. Hélas, il comprit très vite qu'il ne pouvait pas faire grand-chose. Mieux valait attendre la suite des événements sans se montrer trop agressif. A première vue, cet inconnu était l'un des employés de Katherine... Ou peut-être pas, au vu du baiser qu'ils échangèrent.

*Peu importe, ce ne sont pas mes affaires.*

La jeune femme lui donna peu de précisions sur le bal où elle avait repéré sa dernière proie. Stan ne savait toujours pas si elle avait des contacts avec la bonne société. En tout cas, elle semblait capable de tout pour venir à bout d'un vampire. Le Hunter n'aurait jamais accepté que l'un de ces monstres le morde ! Ce genre de contact le dégoûtait. De plus, comment se débarrasser de cette sangsue ensuite ? S'il le frappait pendant la morsure et qu'il ratait son coup, il perdait toutes ses chances de s'en tirer vivant. Pour l'instant, les informations qu'elle leur laissa lui parurent suffisantes. Un nouveau plan d'attaque pouvait attendre. Il leur fallait régler un problème plus urgent en premier. Alexender ne se gêna pas pour mettre les choses au clair rapidement.

*Il a raison... Même si elle jure de ne pas nous trahir, j'aurai du mal à croire à sa bonne foi.*

D'un autre côté, Stan n'avait réellement en confiance en personne, sauf en ses frères et sœurs bien sûr. Les choses ne changeaient donc pas beaucoup pour lui. Cependant, il ne voulait pas que la nouvelle venue ruine les quelques contacts noués avec les autres Hunters. Faire partie de ce groupe servait aussi ses intérêts personnels, qu'il ne perdait jamais de vue.

- Je suis d'accord avec mon collègue, ajouta-t-il à la suite d'Alexender. Si tu ne parviens pas à nous prouver un minimum ta bonne foi, il vaudra mieux se séparer ici. Nous avons plusieurs objectifs importants à remplir et nous comptons bien réussir. Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer en nous fiant à la mauvaise personne.

Stan avait parlé d'une voix calme, presque indifférente. Il préférait se montrer réservé tant qu'ils n'auraient pas pris de décision concernant Katherine. Pourtant cette alliance l'intéressait, même avec une personne très différente d'eux et sans doute moins sûre.

- Si tu acceptes nos conditions, je pense qu'il serait dommage de nous passer de ton aide. En tant que lycanthrope, je suppose que tu as des capacités qui peuvent nous manquer. De même, tu as peut-être des contacts dans la bonne société, ce qui s'avérera utile dans la traque de certains vampires.

Le jeune homme n'en dit pas plus, car il ne voulait pas donner à Katherine trop de renseignements sur leur groupe. Elle en savait déjà beaucoup trop à son goût. Peut-être avait-elle compris que plusieurs d'entre eux se trouvaient dans une situation critique ? Dans ces conditions, son arrogance ne le surprenait plus vraiment. Mais il ne fallait pas non plus que leur faiblesse devienne trop visible. D'ailleurs, ils étaient des Hunters efficaces si on les prenait un par un. Malheureusement, leur équipe lui paraissait trop réduite aujourd'hui alors que leurs ennemis restaient toujours aussi nombreux. L'aide de la lycanthrope serait peut-être déterminante lors d'une prochaine expédition.

- Si nous devons continuer cette discussion, il vaudra mieux ne pas nous attarder ici. Nous pourrons aussi nous séparer et nous donner rendez-vous plus tard. A vous de voir. Mais on doit connaître tes intentions, ajouta-t-il en se tournant vers la jeune femme, avant de nous décider.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mer 30 Oct - 18:17

Alors que Katherine avait passé sa main à son cou pour essuyer le sang qui recommençait à perler à la surface de sa peau, elle découvrit le dégoût profond que ressentait les deux jeunes Hunters à l'instar de nos amis les vampires, petits et grands buveurs de sang... Puis lorsqu'elle leur avait dévoilé son identité lycanthropique, elle ne put s'empêcher de rire devant la tête que faisait Messire Von Ravellow, ah ah, il était surpris ! Le Majordome arrivé, il fit une tête encore plus comique, le pauvre garçon il était choqué, deux lycans en une nuit cela devait faire beaucoup pour lui ! Il n'en croyait pas ses yeux, pour lui, les lycans devaient certainement être une espèce très peu connue et extrêmement rare. Cependant pour Katherine, ce n'était qu'un petit détails...

Puis celui-ci prit la parole en s'approchant d'elle d'une manière quelque peu agressive qui n'étonna pas la jeune femme. Son majordome, quant à lui tiqua, elle le sentait devenir fou de rage de la façon dont il abordait la Comtesse. Katherine haussa un sourcil en mettant ses poings sur ses hanches, écoutant attentivement ce que le jeune homme avait à lui dire, puis elle prendrait à son tour la parole. Il voulait savoir ce qu'elle leur promettrait, que si elle voulait être leur alliée, elle devrait être à cheval sur des principes pour eux fondamentaux. Il désirait savoir ce qui se passait dans la tête de notre chère Katherine pour qu'elle tue les vampires, d'où venait donc cette haine et surtout jusqu'où irait-elle dans ses engagements? Car la confiance était devenu un luxe durant ces temps dures et sombres à Londres...

Stan s'exclama directement à sa suite, se disant être d'accord avec son compagnon, qu'il fallait qu'elle prouve sa bonne foi. Katherine paraissait réellement suspecte? Avait-elle l'air d'une traitresse? Pourtant c'était tout le contraire de ce qu'elle était, jamais elle ne s'était montrée lâche envers quelqu'un, mais les gens devait la voir différemment de ce qu'elle était... Cela la rendait très mélancolique, elle qui aimait l'affection et la chaleur de l'amour, personne ne semblait l'apprécier sauf Michael... Il est vrai qu'ils ne peuvent pas accepter la première personne qui propose son aide sous prétexte de vouloir tuer des créatures de la nuit, ils pourraient courir à leur perte...
Il prit une courte pause avant de reprendre, à la grande exaspération de Katherine qui aurait bien aimé en placer une entre deux... Il continua en insinuant qu'étant lycanthrope, elle devait posséder bien des capacités utiles et manquantes dans leurs effectifs et qu'elle avait sûrement des rapport dans la bonne société...

Mais à la fin de son discours, la jeune lycan ne put en placer une, Michael, son majordome s'était interposé entre les deux jeunes gens sifflant de rage à l'encontre de Von Ravellow. Comment avait-il osé s'approcher d'elle et de lui parler de cette façon ?! Sa main se dirigea vers son katana qu'il dégaina à une vitesse ahurissante. La lame fendit l'air agressivement vers l'interlocuteur de sa maîtresse. Celle-ci choquée par l'action de son domestique, s'interposa entre les deux hommes, le bras tenant l'étui dans son dos et la main droite retirant sa grande dague de son dos. Les deux lames d'aciers s'entrechoquèrent déchirant le côté gauche de la chemise de la demoiselle. Michael s'arrêta un instant de respirer, n'y croyant pas ses yeux. Ses mains tremblèrent violemment et il lâcha son arme. Celle-ci rebondit au sol, Katherine amortit le choc avec sa botte, puis elle rattrapa le katana qu'elle replaça dans le fourreau de son domestique. Elle rangea sa dague et eut un grognement de rage. Elle se jeta sur son majordome, y voyant rouge et du revers de la main le gifla. La tête de l'homme accompagna involontairement le coup porté. La joue rouge et l'esprit sonné, il détourna la tête évitant de croiser le regard de sa maîtresse. Puis Katherine l'attrapa au col de la chemise et le détailla avant de le sermonner :


- Idiot ! Sombre crétin ! Mais qu'as-tu dans la tête ?! Tu aurais pu te faire tuer s'il avait eu le réflexe de sortir son Bloody Rose ! Tu ne vois pas qu'ils sont tous deux armés ?! Il ne voulait pas me faire du mal ! Et puis quand bien même, il n'aurait pas eu le temps de me toucher ! Me sous-estimerais-tu Michael ?!

Elle pointa son index sur sa poitrine et elle appuya d'un air désespéré :

- Et moi ? Qu'aurais-je fait si tu serais mort, là maintenant ? Hein ? Tu peux me le dire ça ?!! Tu. Es. La. Seule. Personne. Qu'il. Me. Reste ! Tu es encore le seul à me comprendre en ce monde ! Je refuse que tu te sacrifies pour une chose aussi futile que ça ! Pas pour moi ! Tu ne t'imagines pas la tristesse que cela m'aurait causé !!! 

Il releva la tête en respirant difficilement :

- Je... J'aurais pu vous tuer Comtesse... Je.. Je... Je suis impardonnable... Je... Tout à l'heure j'ai failli à mon devoir, ce chien de vampire vous a mordu, je n'ai pas été capable de vous protéger... Il.. Il vous a mordu à la cicatrice faîte par votre mère, je... Je pensais que cet homme vous ferait du mal... Je n'ai pas confiance en lui...

Katherine regardait toujours son serviteur dans les yeux, puis plus délicatement elle passa sa main à la joue où elle l'avait frappé puis les yeux brillant elle lui répondit :

- Ce n'était pas ta faute j'ai été surprise, je ne m'y étais pas attendu, c'est tout...

Puis reprenant soudain conscience qu'ils n'étaient pas seuls et qu'elle devait répondre, elle se retourna vers les deux Hunters encore sous le choc de ce que venait de lui dire son majordome et tenta de leur sourire. Il avait parlé de sa mère défunte, ce monstre qui ne l'avait jamais aimé et qui s'abreuvait régulièrement au creux de son cou, assez suffisamment pour lui avoir laissé une cicatrice permanente. Elle posa sa main à la déchirure de sa chemise pour masquer le carré de peau que cela avait dévoilé et se rapprocha des deux hommes, suivit de près par son compagnon. Néanmoins, elle leur répondit en toute franchise, avec toujours le même calme apparent et la même confiance en soi, elle employant un ton assez cynique et arrogant :

- Je suis navrée très cher si je vous ai choqué en parlant de ma lycanthropie comme si c'était tout naturel. Je pensais que des Hunters expérimentés auraient entendu parler de leur existence plus fréquemment. Être lycanthrope peut paraître être un handicape, il faut simplement savoir l'utiliser convenablement. Sachez que si vous n'acceptez pas, cela ne me fera ni froid ni chaud, je continuerais seule mon extermination, cependant je pense qu'avoir plusieurs alliés est mieux que de rester seule à faire sa loi. On aurait plus de chances de vaincre... Je n'aime pas dévoiler une partie de ma vie pour vous prouver tout simplement que je ne vous arracherais pas la gorge à la première occasion. Cependant, je comprends que la confiance est un luxe que l'on a du mal à s'approprier en ces temps, du coup, je ne vous raconterais que le strict minimum. Cela fait remonter à la surface des souvenirs beaucoup trop amers et désagréables, j'aurais aimé pouvoir tout simplement les oublier... Ma haine contre les vampires remontent à mon adolescence lorsque ma chère mère, disparut depuis plusieurs mois, refit surface dans nos vies. Cependant, gardant toujours une haine irréversible envers moi, elle semblait vouloir se rapprocher plus de moi, ne désirant point nous conter ses aventures. Je ne découvris réellement son identité que lorsqu'elle me mordit pour la première fois. Ainsi elle était devenue vampire, créature infâme de la nuit. Elle se mit à tuer des enfants et plus précisément des nourrissons. Mais lorsqu'elle tua ma sœur, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Voyez vous, après avoir perdu mon père, ma sœur était ma perle, mon trésor... J'ai juré sur son cadavre d'éliminer un à un tout les vampires qui se dresseraient sur ma route pour la venger à elle, pour me venger de ma mère, de ces immondices. Je tuais donc ma mère le même jour en me découvrant ma véritable nature, j'aimais tuer ces créatures, tout simplement. Le reste de ma vie ne vous regarde pas, je vous ai simplement expliqué ce qui m'a poussé à haïr ces monstres. Je ne veux rien en échange, enfin si... Leur mort...

Elle prit une courte pause, sentant la main délicate de son majordome se glisser vers sa taille puis il se colla dans son dos, sachant ô combien il était douloureux pour elle de raconter son passé à de parfaits inconnus. Il lui caressa tendrement les cheveux en murmurant à l'oreille de sa maîtresse qu'il serait toujours là pour elle, qu'ils étaient une famille. A ces mots, elle sourit et continua son discours magistral :

- Certes en m'alliant  à vous, j'ai certaines obligations morales à respecter. Je ne promets rien que je ne puisse respecter. Je vous apporterais toujours une aide, soyez assurés messieurs que je serais toujours pour me battre à vos côtés au nom de la destruction de ces êtres impures. Cependant, je ne sacrifierais pas ma vie pour sauver la vôtre. Certes je ferais mon maximum pour vous, mais je ne me tuerais pas ! Je ne suis pas là pour jouer la nourrice ni pour être votre ange gardien... Mais une aide précieuse de ma part vous sera apporter. Je sais que vous doutez de la crédibilité de mes paroles, mais la trahison ce n'est pas mon fort, la lâcheté non plus... Et oui mon  cher Stan, j'ai des capacités qui pourraient vous être utiles. Tout comme mon majordome, qui lui est capable de se métamorphoser en puma, je suis également un félin, un léopard pour être plus précise, ce qui explique ma discrétion pour venir vous interrompre dans votre bousculade de tout à l'heure. J'ai également des contact dans la haute société, étant une aristocrate, enfin une Comtesse. Mais je pourrais vous être utiles dans les opéras ou bien les théâtres que fréquente le Comte, je suis comédienne professionnelle. Pour vous servir...

Elle se rapprocha un peu plus des deux hommes, leurs corps se touchant presque et comme pour leur montrer la véracité de ses dires, elle fit virer ses yeux bleus au verts émeraude, la couleur des prunelle de son léopard. Elle pencha la tête sur le côté, laissant son majordome s'occuper de sa morsure, cependant, on pouvait toujours distinguer une mince cicatrice superposée par la blessure. La cicatrice de sa mère, le traumatisme de sa vie...



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Ven 1 Nov - 14:52

La surprise passée, Alexender tenta de se détendre en se concentrant sur les multiples questions qu'il avait à poser. Katherine, si tel était son vrai nom, était peut être arrogante et aguicheuse mais elle ne semblait pas réellement leur être hostile. Elle venait leur proposer son aide, du moins en apparence, et qu'elle aie dévoilé sa nature aussi facilement pouvait être autant la preuve de son imprudence que de sa bonne foi. Le bénéfice du doute pouvait lui être accordé, bien plus : il devait lui être accordé. Leur équipe de Hunters manquait cruellement d'alliés et ce n'était pas le moment de cracher sur une main tendue. Mais la méfiance est mère de toutes les vertus, et Alexender ne comptait pas non plus risquer de recevoir un coup de poignard dans le dos à la moindre occasion. Sa tête était mise à prix et sa situation, précaire, instable et malheureuse, était déjà bien assez dangereuse pour qu'il évite de jouer avec le feu. Sortir de chez Romerta pour aller voir Kate dans son antre avait déjà été une cruelle erreur. A tout moment le Yard pouvait lui tomber dessus et ce n'était certainement pas sa teinture noire qui allait le sauver en toute circonstance. On comptait sur lui et le salut de beaucoup dépendait de sa capacité à prendre les choses en main sans se laisser déborder par l'émotion. Sarah l'attendait sans doute quelque part, Eulalia devait affronter les journalistes et les Agents du Yard, ce qu'il restait de ses élèves devait se morfondre en attendant son retour. De nombreuses vies étaient en jeu, il ne devait pas faillir. La prudence et l'efficacité devaient être de mise.

Alexender décida donc de se redresser et de toiser Katherine avec hauteur pour lui demander quels étaient ses motifs. Il voulait savoir pourquoi elle les aiderait et ce qu'elle comptait y gagner. C'était une question cruciale à ses yeux. Les motivations d'un homme, ou d'une femme, déterminaient souvent le degré de confiance que l'on pouvait lui accorder. L'aristocrate déchu avait en face de lui deux Lycans. Très bien...Comme le souleva Stan près de lui pour l'appuyer, cela pouvait s'avérer utile s'ils avaient des pouvoirs ou des particularités intéressantes, mais il leur fallait quand même connaître leur but.
Le majordome qui venait de se transformer sous leurs yeux et qui semblait aussi proche de sa maîtresse que lui-même était proche de ses domestiques, c'est à dire allant jusqu'à des gestes sensuels voire plus, les regardait d'un œil sombre. Alexender y lut de la défiance et malgré son air menaçant, le rouquin était bien assez confiant et belliqueux pour passer outre. Il arriva donc face à Katherine après avoir jeté un dernier regard au fauve qui l'accompagnait. Il se posta devant la jeune femme avec un peu de fougue et lui demanda sans détour ce qui la poussait à leur proposer ainsi son aide. Avait-elle quelques rancunes envers les créatures de la nuit ? Qu'est-ce qui pouvait justifier leur confiance en elle ? Son ton pu paraître désagréable, il était énervé et toujours sous le choc de ce qu'il venait de voir. Ce fut ce qui déclencha une suite de malheureux gestes...

Une lueur dans la nuit et le tintement d'une lame alertèrent le rouquin qui fit un bond en arrière. Il avait reconnu le son d'un katana que l'on tire de son fourreau. Lui-même en possédait un, désormais aux mains du Scotland Yard, et il était bien placé pour savoir que la lame de ces sabres japonais était souvent aiguisée comme un rasoir. Alexender mit la main à sa ceinture pour sortir son pistolet à percussions mais Katherine s'interposa plus rapidement. Une seconde lame fut sortie, depuis l'étui que portait la jeune femme sur son dos et une étincelle fit briller son visage de poupée. Tout alla très vite. Alexender fut ainsi témoin de l'extrême agilité dont pouvait faire preuve la jeune tueuse.
Heureusement, il se maîtrisa, ce qui n'arrivait pas souvent mais ce qui lui fut ce soir bénéfique. Il resta figé, assistant en tremblant de fureur à la dispute entre la maîtresse et le domestique, sans intervenir. L'homme se prit une gifle retentissante avant de se confondre en excuses. Le regard d'ambre de l'aristocrate s'attarda sur la chemise déchirée de la jeune femme. Il ne vit pas de sang, c'était heureux. Cet idiot aurait pu la tuer...
Il fut alors question des méthodes de la jeune femme, de sa dernière chasse, du danger qu'elle avait frôlé ce soir. La discussion s'égara bientôt sur ses origines, sa peur de se retrouver seule et enfin sa mère...Alexender fronça les sourcils. Ainsi Katherine avait-elle eu des rapports avec les créatures de la nuit depuis son enfance...Sa mère était-elle donc une Vampire ? Comment était-ce possible ? De quoi parlaient-ils ? Cette cicatrice, il la voyait maintenant...Mille questions éclatèrent dans sa tête.

Enfin, après une caresse sur le visage de son majordome, Katherine se tourna vers Stan et lui. Reprenant contenance, elle se mit à leur expliquer les raisons qui l'avaient poussée à haïr les Vampires. Elle leur dévoila l'enfer qu'elle avait vécu, la transformation inattendue de sa mère, son appétit, sa folie meurtrière, son infanticide... C'était une histoire horrible. Alexender avait lâché le manche de son pistolet mais il surveillait du coin de l'oeil le majordome tout en écoutant sa maîtresse faire état de sa situation. Au bout d'un moment, ce dernier l'enlaça, comme pour l'appuyer dans cet exercice difficile qu'était celui de revisiter son passé. Katherine laissa des zones d'ombres, rien de plus normal, de toute façon Alexender ne souhaitait pas connaître tous les détails, surtout si cela devenait douloureux. Lui aussi il avait connu l'enfer et il était bien placé pour comprendre que révéler au premier venu une pareille tragédie n'était pas des plus agréable...

Katherine continua ensuite son discours. Il fut alors question de sa fidélité et de son engagement moral auprès d'eux. Elle souhaitait les aider mais pas mourir pour les sauver. C'était une forme d'honneur que le rouquin pouvait comprendre, même si ce n'était pas le sien. Lui, il aurait crevé pour n'importe lequel de ses compagnons et ce, en toute circonstance. C'était son credo, un art de vivre et de mourir, une forme d'héroïsme qu'il conservait au creux de son âme. La suite s'orienta sur leur nature lycanthropique. Le Hunter en fut gêné du ton qu'employa la jeune femme. Peut-être qu'il ne connaissait pas grand chose sur ces êtres-là mais il était certain de ne pas non plus être le dernier des abrutis...Il avait tout de même un ami atteint...ou du moins porteur de cette particularité. Même s'ils n'avaient jamais réellement discuté de tout cela ensemble, à cause notamment de la pudeur de ce cher Gaspard, Alexender avait appris quelques trucs et astuces à ce sujet. Il savait par exemple que le loup était un animal fétiche pour lui, que le hiboux reflétait sa personnalité taciturne et sage, que son esprit pouvait vagabonder dans un lieu inconnu de tous pour se reposer ou communiquer avec la nature...Il n'y connaissait concrètement rien mais le peu qu'il avait entendu sortir de la bouche de son ami s'était logé dans un coin de son cerveau pour ressortir en ce jour.

La jeune femme termina ses explications sur une adresse à Stan pour lui confirmer que son statut de noble, ou du moins de comtesse, pouvait lui permettre d'infiltrer des lieux fort utiles par rapport à leur chasse. Elle leur annonça également qu'elle était comédienne professionnelle et que l'animal en lequel elle pouvait se transformer était un léopard. Comme pour prouver ses dires, elle fit changer ses yeux de couleur, ce qui perturba grandement Alexender, toujours peu habitué à ce genre de chose.
Il secoua la tête pour se remettre les idées en place. Une comédienne, cela pouvait effectivement leur être bien utile...Mais ces yeux...!

Alexender finit par se reprendre et il soupira avec franchise:


- Je suis navré si j'ai dû vous pousser à replonger dans d'affreux souvenirs, mais vous comprenez bien que dans notre situation nous ayons besoin d'un soutien sans faille. Votre nature nous serait utile, même si je ne la conçois pas encore dans son intégralité. J'ai...un ami qui possède votre don et je suis prêt à l'accepter de la même manière que j'ai accepté le sien.

Le Hunter marqua une pause pour jeter un œil du côté de Stan puis dans la rue. Son collègue avait raison, discuter ici était une pure folie, surtout qu'ils abordaient leur mise à prix, les Vampires, le Comte et maintenant la lycanthropie...C'était totalement inconsidéré ! Mais que pouvaient-ils faire ? Un pub était proscris, la demeure de Stan n'était pas un asile...Il restait chez Romerta et ses filles... Mais pouvait-il risquer d'amener deux êtres capables de se transformer l'un en panthère, l'autre en léopard ? C'était une situation délicate. Alexender préféra prendre le risque de continuer la discussion sur le moment :

- Je comprends que vous ne souhaitiez pas mourir pour d'autres, c'est votre choix, mais ce n'est pas la philosophie de tous...fit-il en jetant un regard entendu au domestique par dessus l'épaule de la jeune femme. Lui mourrait pour sa maîtresse, c'était évident. Si vous tenez votre fauve en laisse, j'accepte votre aide sous ces conditions : la fidélité, l'abomination de la trahison, le secret...Je ne vous demanderai pas de mourir pour moi, ni pour quiconque, nous n'avons pas besoin de "nourrice" comme vous dites, et concernant les "anges gardiens", j'ai abandonné l'idée d'en avoir un depuis longtemps. Sachez seulement que lorsqu'il est question de tuer des créatures de la nuit je suis aussi rancunier que vous...

Baissant la tête, Alexender serra les dents. Pour lui la confiance devait aller dans le donnant donnant, même si cela devait lui coûter.

- Ils m'ont tout pris...Fit-il dans un grognement. Ma mère, mon père, ma jeunesse...

Relevant la tête, il plongea son regard d'ambre dans les yeux de Katherine.

- J'ai perdu tout mes proches très jeune. Comme vous, je suis seul et mon passé a été souillé par ces monstres. Aujourd'hui je tente de sauver la dernière chose qui me tient à cœur : mon futur et celui de l'Humanité. Je ne laisserai plus personne souffrir à cause de leur soif de sang...Mais ce n'est pas tout, et vous l'avez compris : ma fiancée est aux mains du Comte et je ferai tout pour la libérer...

C'était dit. Alexender venait de donner lui aussi sa motivation première : la vengeance. Comme beaucoup de Hunters, il avait des griefs personnels contre les créatures de la nuit et ce n'était pas pour sauver l'Humanité qu'il avait d'abord commencé à les traquer mais bien pour assouvir un désir de mort, de destruction, de vengeance. Depuis qu'il avait tué les responsables de la mort de ses parents, il chassait dans le but d'éviter que d'autres ne subissent ce qu'il avait subi. Mais aujourd'hui, c'était encore différent, il était de nouveau face à une histoire personnelle.

Son regard revint sur la morsure et la cicatrice que portait Katherine. Il songea à Eulalia, à Raphaël, au Comte...De nombreuses questions tourmentait son esprit. Éliminer toutes les créatures à longues dents devenait compliqué pour sa conscience. Au fond, il rêvait de les voir toutes disparaître, mais depuis qu'il avait rencontré Raphaël et qu'Eulalia s'en était éprise, il doutait. Fallait-il parler de tout cela à Katherine ? Certainement, mais ni maintenant, ni en ce lieu.


- Stan a raison, nous devrions bouger. A force nous allons attirer l'attention sur nous...

Le Hunter réfléchit quelques secondes et finit par leur donner rendez-vous. Il manquait encore de confiance en eux, surtout en Katherine, mais il n'avait plus le choix.

- Si vous voulez m'aider, retrouvez-moi demain soir à Whitechapel. Demandez Romerta, elle vous conduira à moi. Venez vers 20h...Mais à la moindre alerte, si le Yard y est mêlé, vous n'aurez aucune chance de me retrouver.

C'était une menace, il ne pouvait décemment l'éviter. Sur ces mots, il décida de quitter les alentours du pont de Londres pour rentrer. Il avait eu assez de discussions pour aujourd'hui et la nuit s'avançait dangereusement. Les sbires du Comte rôdaient encore, c'était certain, et traîner dans le coin risquait de leur attirer bien des ennuis. Il fallait encore éviter les patrouilles dans la rue et il n'était pas encore à Whichapel...Le temps pressait, ils reprendraient leur discussion demain, au calme, dans une cachette. Ils pourraient ainsi mieux se connaître et monter un plan ensemble.

[HRP/ Prochain post "La résistance s'organise".[/HRP]


Dernière édition par Alexender Von Ravellow le Mar 19 Nov - 17:04, édité 1 fois
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mar 12 Nov - 21:39

Stan espérait lui aussi qu’une alliance finirait par s’établir entre leur groupe et les deux lycanthropes. Mais il n’eut guère le temps de réfléchir aux perspectives qui s’ouvraient devant eux. D’un seul coup, le serviteur de Katherine sortit son sabre et bondit vers Alexender. Stan jura et visa le lycan de son couteau. Cependant, il retint son arme quand il vit la jeune femme s’interposer entre les deux hommes. Apparemment, elle savait très bien se servir d’une arme blanche. Toujours sur la défensive, le Hunter se rapprocha du petit groupe. S’il devait se servir de son couteau, il se montrerait bien plus efficace au corps à corps.
 
*Je n’aurais jamais dû laisser mon Bloody Rose chez moi…*   
 
Heureusement, le duel s’arrêta dès que Michael se rendit compte qu’il avait failli blesser sa maîtresse. Au passage, il reçut une gifle retentissante qui aurait calmé n’importe qui. Stan observa le couple, qui semblait encore choqué par ce qui venait de se passer. Il détestait ce genre de réaction passionnée et incontrôlable, très dangereuse lorsque l’on traquait des êtres maléfiques. Chasser seul lui avait appris à ne dépendre de personne, mais lui avait aussi permis de garder la tête froide lors de ses chasses. Sauver sa peau était déjà compliqué dans certaines situation, alors se soucier de celle des autres…  
 
*Pourtant, il faudra bien s’entendre pour en finir avec cette bande de longues dents.
On ne pourra jamais les vaincre en restant chacun dans notre coin.*
 
Quelques paroles échangées entre les deux lycanthropes soulevèrent légèrement le voile sur le passé de la Comtesse. Ce dernier semblait bien plus sombre et mystérieux qu’il ne le pensait au début. Etait-il possible de se fier à cette créature sans en savoir plus sur son compte ? Mais Katherine prit les devants cette fois-ci. Pour prouver sa bonne volonté, elle leur raconta une partie de sa jeunesse. La transformation de sa mère, sa cruauté, la mort de sa sœur… Stan comprenait mieux la haine qu’elle portait aux vampires et son désir de tout risquer, y compris sa propre intégrité physique, pour les détruire. En fait, sa propre histoire ressemblait un peu à celle de Katherine. Heureusement, il avait réussi à sauver sa sœur avant qu'elle ne se fasse dévorer. Il ne se serait jamais pardonné d'être arrivé trop tard ! A ce souvenir, sa main se crispa sur son couteau jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches.

*Dire que je ne connaissais même pas l'existence des vampires à l'époque... Aujourd'hui, ce sont eux qui me paraissent les plus dangereux.*

Cette histoire l'avait plus touché qu'il ne voulait le reconnaître. Pourtant, Alexender semblait encore plus ému que lui. Le Hunter avoua que lui aussi avait perdu sa famille à cause de ces créatures monstrueuses. Hélas, il risquait de tout perdre à nouveau dans sa lutte actuelle contre les vampires.  Devant de tels drames, Stan était plus que jamais décidé à tenir ses proches à l'écart de ces horreurs. Ses frères et ses sœurs lui avaient posé plus d'une fois des questions gênantes sur ses activités. Il avait souvent dû leur mentir pour les protéger, ce qui le mettait très mal à l'aise.

*Mais ils sont toujours en vie aujourd'hui. Je les aurais sûrement perdus si je ne leur avais pas caché la vérité.*

- A l'heure actuelle, répondit-il à Katherine, il est difficile d'accorder sa confiance à quelqu'un. Pourtant, ce que vous promettez me convient. Je n'irais pas non plus me sacrifier pour vous, je ne peux pas me le permettre. De toute façon, vous ne semblez guère avoir besoin d'un ange-gardien. Par contre, je n'hésiterais pas à laisser ma peau dans une chasse, si j'étais sûr d'emporter quelques longues dents avec moi. Chacun ses priorités, en quelque sorte. Quoi qu'il en soit, je serai présent à la prochaine opération. Je n'ai jamais reculé devant ces bestioles, je ne compte pas me défiler aujourd'hui.

Stan nota mentalement le lieu et l'heure de la prochaine rencontre. Même s'il ignorait où logeait la fameuse Romerta, il savait qu'il trouverait son adresse avant la fin de la journée.

- D'accord, je serai là-bas demain à 20 heures. Madame, messieurs, je vous souhaite une bonne nuit !

Dans l'esprit de Stan, l'idée d'une prochaine chasse avait dissipé le malaise né du récit de Katherine. Il ne se sentait pas joyeux ou guilleret, non... Il éprouvait un sentiment d'excitation à l'idée de frapper prochainement ces monstres. Il lui faudrait vérifier son Bloody Rose, préparer un gros stock de balles, aiguiser son poignard... Il devait être prêt dès qu'ils passeraient à l'action. D'un pas vif, il se dirigea vers la rue menant à son logis.

[HRP/ Fin du RP avec Stan. Comme convenu, vers La résistance s'organise à Whitechapel. /HRP]


Dernière édition par Stan Calder le Lun 25 Nov - 21:18, édité 1 fois
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42] Mer 13 Nov - 18:01

Son intervention auprès de son majordome pour éviter de tuer dès la première approche un Hunter avait surpris les deux jeunes gens. Elle ne les connaissait certes pas, mais si elle devait, un jour, en tuer un elle le ferait de sa propre main. Folle de rage contre son majordome elle l'avait giflé, faisant claquer le revers de sa main contre sa joue. Ils avaient parlé un peu violemment, Katherine haïssait ce genre de comportement, elle n'était plus une enfant, elle pouvait très bien se protéger seule ! De plus, son majordome était la seule personne chère pour laquelle elle sacrifierait sa vie, c'était son seul lien qui la maintenant entre l'humanité et la folie. Si ce lien se brisait, elle ne pouvait imaginer les désastres qu'elle pourrait commettre : torture, tueries, homicides volontaires sur tout être... Elle pourrait tout simplement ne plus savoir faire la différence entre le bien et le mal.

Se remémorant qu'ils n'étaient pas seuls, elle se retourne en leur adressant un sourire.Puis elle leur conta sa jeunesse. La transformation de sa mère, les infanticides, puis le parricide, les tueries et enfin la profonde tristesse et le dégoût irrémédiable. L'aristocrate semblait soudain très ému aux paroles de la jeune femme. Le voyant ainsi perturbé, elle ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire signifiant que c'était du passé, cela ne se reproduira plus, du moins, elle ne pouvait se le permettre. Elle leur expliqua ensuite la nature de ses engagements, elle ne se tuerait sûrement pas pour eux à moins ce qu'ils ne tissent des liens très étroits ce qui étonnerait fortement la jeune femme. Tout le monde tentait de se tenir à l'écart d'elle, peut-être parce qu'elle ne se comportait pas comme toutes les femmes de son temps ?

Puis ce fut au tour de parler de son métier, sa passion, le théâtre, jouer la comédie. Elle se remémorait à cet instant les moult pièces jouées, notamment celles en présence du roi de Hongrie, pour lequel, elle ne l'avouera jamais, a eu un amour sincère et profond mais blessé par son statue de Comtesse et non pas de future reine. Ses souvenirs refirent jaillirent une tristesse infinie et une haine incontrôlable. Et s'il ne l'avait jamais réellement aimé ? Dans ce cas, elle se délectait de sa mort bien qu'elle l'avait profondément blessée, celle-ci avait creusé une crevasse dans son cœur... Le noble déchu secoua la tête pour se remettre les idées en place, avant de s'excuser de lui avoir fait revisiter son passé. Elle hocha la tête, ce n'était rien...


-Messires Von Ravellow, je conçois parfaitement que vous n'arriviez pas encore à digérer cette nouvelle, et je puis vous assurez monseigneur, que je ferais de mon mieux pour que vous vous y fassiez. Je ne peux rien contre elle, si j'avais pu naître sans, j'aurais saisis l'occasion. Malheureusement, on ne choisit pas ce que l'on est...

Il fit une courte pose en examinant Stan puis en balayant les alentours de ses yeux il continua, son récit surprit la jeune lycanthrope qui n'avait absolument rien demandé en retour. Ainsi, ces monstres lui avaient tout pris. Il avait également un ami de la même espèce qu'elle, de plus il accepta son aide qui pourrait leur être précieuse à condition de tenir son « fauve en laisse » ce qu'elle ne manquera pas de prendre au pied de la lettre. Dans ces cas là, Katherine ne discutait pas les conditions, si cela pour lui être favorable, elle ferait comme ils l'entendaient, cependant, elle n'était pas une femme du genre à se laisser mener par le bout du nez. C'est pourquoi, le seul souverain dont elle accepte le joug est la raison, la sienne et seulement celle-ci. Compatissante pour son histoire, elle ne put s'empêcher de porter une main à la joue du jeune homme, un geste censé être réconfortant, le même que celui que faisait son père lorsqu'elle était triste. En effet, Katherine savait d'après les propos employé par le noble qu'une personne chère était retenu auprès du Comte, en réalité, il s'agissait de sa fille, c'était donc elle cette Spencer ou peut-être Grey ? Cependant, l semblait beaucoup plus inquiet pour Mademoiselle Spencer, il était donc question d'elle... Était-elle une simple mortel ? Humaine ? Ou bien Huntresse ? Toutes ces questions sans réponses se bousculaient dans la tête de la Comtesse. Elle retira ensuite sa main en murmurant :

-Il ne fallait pas vous donner la peine de me conter cela, messires, je comprends votre douleur et compatis grandement... En parler ouvre une cicatrice depuis trop longtemps renfermée.

Puis ce fut au tour du jeune Stan de parler qui lui dévoila qu'il n'hésiterait pas à y laisser sa peau si s'était pour emporter quelques sombres créatures de la nuit, auprès de lui. Il semblait distant comparé au début de la conversation, peut-être était-ce l'intervention inattendu de son majordome ? Katherine était de cet avis, mourir pour tuer ces monstres était une idée plaisante. Elle ne s'était jamais imaginé, périr auprès d'enfants et de son mari, vieille, la peau desséchée et les yeux constamment dans le vide, cette idée la révulsait. Elle voulait mourir dans le summum de la jeunesse, celle où aucune imperfection physique n'apparaissait, elle se voulait jeune et belle pour toujours. Elle examina avec précision ses deux compagnons, gravant chaque détaille dans sa mémoire, elle scrutait leurs vêtements, leur coiffure, leur allure, leur personnalité et plus encore leur défauts. Beaucoup trop impulsifs, et méfiants. La méfiance était certes la clé de la réussite, mais à l'usure elle peut être un danger mortelle pour la personne qui l'utilise, en cas d'urgence, une personne trop méfiante refuserait sûrement une aide précieuse, dans ce cas là, la personne décéderait pour son plus grand malheur.

-Vous avez bien raison, messire Stan, je n'ai ni besoins d'anges gardiens et de protecteurs en tout genre, je sais me défendre, sur ce point là je ne serais certainement pas un poids pour vous. Je suis de tout cœur avec vous, je me délecte déjà du moment où nous allons nous attaquer à eux, jusque là, j'ai chassé en solitaire peut-être que cette expérience pourrait me faire découvrir d'autres méthodes, mise à part la stratégie, l'empoisonnement...

Katherine sentit un regard peser sur sa nuque, l'aristocrate observait la cicatrice qui salissait sa nuque, il semblait plonger dans ses pensées, aussi la jeune femme se redresse et écarta gentiment la main du majordome qui essuyait avec précision sa blessure commise par le vampire. Elle lui adressa un sourire et hocha la tête sur les recommandation du jeune homme ? Il est vrai que parler ici de plan d'attaque, d'alliés et même de lycanthropie était une chose peu naturelle et normal pour les simples mortels qui peuplaient ces lieux. Cependant, elle savait grâce au dons de son espèce, qu'ils étaient en ce moment même seuls. Avant même qu'elle ait pu leur proposer d'elle même un lieu de rendez-vous, qui aurait pu être sa demeure, Von Ravellow la devança et lui proposa de se retrouver à Whitechapel, chez Romerta. Qui était-elle ? Ou était-ce ?

- Dans ce cas, je vais moi aussi vous laisser, passez une bonne soirée messires, et à demain vingt heures, je n'oublierai pas. Le Yard n'y sera aucunement mêlé, ne vous faites pas de soucis.

Les regardant s'en aller, elle ne put s'empêcher de se retourner vers son majordome et de lui prendre le bras, il lui caressa la joue sur laquelle roula une fine larme provenant de son passé. Elle se réfugia dans ses bras avant de prendre la forme d'un léopard. La fourrure prenant place à la peau, des rosettes noirs parsemèrent son corps puis devenant complètement un félin, elle s'élança auprès du puma noir qui commençait à la distancer. Passant à la volée devant l'aristocrate qui marchait au loin, elle mordilla l'oreille du puma pour lui signaler que c'était son rôle de mener la cadence. Aussi la laissa t-il passer en baisser un peu la tête, signe de soumission. Ils détalèrent, retournant à la demeure de la Comtesse.

[HRP/ Fin du RP avec Katherine, et bien à Whitechapel ! ^^ Je suis pour, pour conserver ce titre, cela ne me dérange absolument pas. Je propose que l'on garde le même ordre pour RP, comme ça on s'y retrouve ! A bientôt ! /HRP]



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Soirée de réflexion [Alexender, Stan, Katherine] [04/04/42]

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