L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV)

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James Hunt
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Date d'inscription : 16/07/2012
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Race : Lycanthrope
Classe sociale : Haute bourgeoisie
Emploi/loisirs : Aucun emploi,simple héritier d'une grande fortune léguée par ses parents défunts en 1827. Violoniste.
Age : 24 ans
Age (apparence) : 24
Proie(s) : Aucune proie, cependant , garde une haine profonde contre un certain vampire. Il chasse des animaux quelques mardi, même s'il essai de minimiser le plus ces chasses, vu qu'il n'aime pas tuer.
Entité n°2 : Lapin NAIN : Zavir
MessageSujet: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Mar 23 Juil - 21:32

[HRP/ suite du dernier post «  promenons-nous dans les bois...  »/HRP]

Le jour était désormais bel et bien levé. Le ciel munit d'une couverture rosée avait laissé place à un bleu glacé, un croissant de lune était encore visible caché derrière les nuages à l'opposé du soleil d'hiver, à peine rayonnant.
James était dans un cab, en charmante compagnie. En effet, il siégeait aux côtés d'une jeune lycanthrope frêle, aux grands yeux bleus nommée Charlotte Pitt. Il l'avait rencontré un temps plus tôt dans la forêt des âmes, alors qu'il était en fin de chasse. Il fut attendrit par la jeune ouvrière et décida de la prendre sous son aile.
La « voiture » menée par des chevaux, se secouait durement de droite à gauche, James ne put s'empêcher de jeter un regard furtif vers la jeune Lycane pour vérifier si elle supportait les secousses légèrement nauséeuses. Alors qu'ils durent traverser le Green Park, le jeune Hunt se rendit compte en observant par la fenêtre que malgré l'heure , les Londoniens étaient bien matinaux . Certaines belles femmes en robe blanche ornée de dentelles, munies de manteaux d'hiver ainsi que de gants fins,et coiffées de chapeaux voilés  étaient déjà assises sur les chaises longues étalées sur la neige bien blanche à regarder leurs enfants jouer du coin de l’œil tout en s'informant les unes avec les autres des rumeurs les plus croustillantes.


* Peut importe la ville, les femmes plus ou moins fortunées resteront toujours les mêmes * songea James le regard tourné du côté de sa vitre , un sourire en coin dessiné sur ses lèvres.

C'est alors que la charmante maison du jeune homme apparaissait derrière quelques arbres et broussailles. Une maison bien trop petite pour un noble, mais grande pour celle d'un petit bourgeois.
Les secousses du cab se firent un peu plus intenses alors qu'il commençait à passer sur les pavés face à sa maison, si bien que les épaules de James allèrent cogner celles de Charlotte. Confus, il se remit correctement en place en redressant ses épaules.


-Je suis navré. Nous voilà arrivés, j'espère que ce ne fut point trop rude pour vous.


Le cab s'arrêta enfin sous quelques derniers coups de sabots raisonnant contre les pierres polies.e Sans attendre le conducteur, James sortit de son côté avant de se diriger du côté de Charlotte d'un pas rapide. Il ouvrit sa portière et lui proposa son bras. Libre à elle de choisir ou non si elle allait répondre à sa galanterie. Quoi qu'il en soit, James lui offrait gratuitement son sourire. Par la suite, il se dirigea vers le conducteur surpris, qui s'apprêtait bien à les faire sortir comme il le devait à son métier , James lui tendit gentiment un pourboire avant de le saluer en inclinant brièvement la tête.
En été, la maison de James était bien plus belle d'extérieur que d'intérieur. Il entretenait avec soin son jardin, même s'il commettait parfois quelques erreurs visibles sur son taillage de haies contournant le jardin comme un portail. La pelouse face à sa maison était coupée par une allée en pavés évitant ainsi de marcher sur cette herbe bien verte couverte de fleurs diverses. Cependant l'hiver était rude, une couche de neige couvrait cette verdure bien que James s'était débarrassé de la neige qui venait de s'étaler sur les pierres grises . Les arbres étaient nus et les haies n'avaient plus de feuilles mais le jardin gardait cependant un charme mystérieux aux yeux du lycanthrope aux yeux d'argent. Il fut heureux d'avoir proposé du moins son manteau à la jeune femme, habillée bien trop légèrement pour le temps qu'il faisait.



-Excusez-moi !  Dit-il d'un ton enjoué alors qu'il fouillait dans la poche de ce manteau, placé sur les épaules frêles de Charlotte avant d'en retirer victorieusement une petite clef en fer. Il l'agita devant les yeux de sa nouvelle rencontre , son sourire éternel toujours figé sur ses lèvres et se dirigea vers sa porte d'entrée. Un peu plus loin, les bruits de sabots se refirent entendre, le chauffeur et son cab reprenaient route. James inséra donc sa clef dans la serrure qu'il déverrouilla de son double tour et ouvrit sa grande porte. L'hôte tendit les bras vers le hall magistral pour y faire entrer son invité. Avec la chambre blanche  et le salon, cette pièce restait sa préférée. Il en était très fier, surtout de son parquet sombre en bois de chêne. Aucun majordome ni domestique ne se trouvaient ici pour accueillir leur « jeune maître » et son « invitée » puisque James n'en avait pas, après tout il n'était que bourgeois. Un modeste lustre pourtant joli ornait le plafond de ses douze bougies. Ce hall proposait cinq issues dont deux escaliers. Le premier est double et mène à l'étage, le second est plus petit, et mène aux sous-sol. Au fond de cette pièce, se trouve une porte, menant au salon de James , (ainsi qu'à sa cuisine si l'on prend la prochaine porte après être entré dans ce grand salon.) et sur les côtés, deux portes sont présentes, deux portes aux murs marrons. Il s'agit des chambres d'amis.


-Bienvenu chez moi, Charlotte. Voyez, au fond vous trouverez mon salon, en dessous, mon atelier et ma cave, derrière le salon : ma cuisine. Et ces deux portes à l'opposé l'une de l'autre sont les chambres de mes invités . Oui, vous êtes mon invitée Charlotte, mais pour une durée un peu plus longue. Je vous réserve donc une des chambre à l'étage, si vous le voulez bien, qui sont un peu plus confortables, et plus proches de la mienne.

En effet, il y a quelques instants plus tôt, dans la forêt des âmes, James avait proposé à la jeune Lycane de résider chez lui, pour lui tenir compagnie. Puisqu'elle venait de franchir les premier pas dans son logis, il la considérait encore comme son invitée, mais plus elle restera longtemps chez lui,  plus il n'en saurait tarder.

-Vous êtes chez vous ici, et libre qui plus est. Je ne vous emprisonne pas, et je ne le ferai pour rien au monde. Vous êtes libre d'avoir vos occupations et vos sorties, puisque je ne vous considère point comme une domestique, et que le premier travail que je vous demande est de me tenir compagnie. Cependant vous pourrez vous décider de participer à mes sorties. Bien que je fasse parti de la classe populaire, il me plaît de faire de nouvelles rencontres, je serai heureux de vous voir à mon bras dans ces occasions là, si vous le souhaitez bien-sûr, je ne vous force pas.

* On a rarement vu une ouvrière aux bras d'un bourgeois * murmura Zavir qui faisait enfin entendre sa voix.

* Bien dit, l'ami. * Grogna joyeusement Rigardo de sa voix rauque.

James ne perdit pas de temps pour les faire taire.


-*Je me fiche pas mal de sa classe sociale, je lui propose juste de venir avec moi lorsque je sors de ma maison. Elle pourrait bien s'ennuyer sinon. *

La discussion entre le lycanthrope et ses entités étant (rapidement) close, James observa la tenue de Charlotte. Il faisait chaud dans la maison grâce aux murs qui isolaient parfaitement toutes les pièces  du son et de la fraîcheur provenant de l'extérieur.

-Permettez-moi de vous retirer ceci.


James reprit son manteau des épaules de l'ouvrière avant de le poser sur la rampe d'escalier. Il se replaça suite à cela face à Charlotte en la regardant de haut en bas.



-Vos vêtements.. Doivent être sales et bien abîmés. A l'étage, juste à droite de la chambre à la porte la plus sombre, qui est la mienne au passage, il y a une chambre aux murs blancs...  Vous trouverez une grande armoire vous proposant diverses robes et sous-vêtements. Ils appartenaient à ma mère, heureusement que je les ai gardés ! Je pense que ces vêtements vous iront. Vous pourrez les mettre de côté : il y a une porte dans cette chambre qui mène à une salle d'eau. N'hésitez pas à prendre un bain chaud pour vous réchauffer et vous laver, vous devez sûrement avoir encore le corps froid. Vous vous changerez par la suite, si vous le souhaitez. Enfin faîtes comme chez-vous ! Dès aujourd'hui cette maison est aussi la vôtre. J'espère que je ne serai pas d'une compagnie trop déplaisante.

La voix du Lycanthrope était douce et légèrement suave. Charlotte venait à peine d'arriver dans sa demeure, et lui était déjà trop heureux à l'idée de n'être plus seul chez lui. Il ne voulait pas l'effrayer ou la brusquer. Il fallait qu'elle s'habitue à la maison, et à sa personne. James tourna le dos à la jeune femme avant de poser le pied droit sur la première marche de son escalier. Il fit volte-face pour regarder la jeune femme en désignant l'étage du doigt.

-Je monte dans ma chambre, n'hésitez pas à entrer quand vous aurez fini ou si vous avez besoin d'aide . Je dois juste finir deux ou trois choses mais je suis à vôtre entière disposition. D'accord ?

Accompagnant cette dernière phrase d'un charmant sourire, James Hunt se retourna une fois de plus et monta des escalier pour se rendre à l'étage, puis dans sa chambre.
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Charlotte Pitt
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Classe sociale : Ouvrière
Emploi/loisirs : Effectue de menus travaux à droite et à gauche pour gagner un peu d'argent.
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Proie(s) : Charlotte ne chasse pas. Elle essaye de survivre, c'est déjà bien.
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Jeu 25 Juil - 19:04

Charlotte ne savait plus où se mettre après avoir brossé à James un tableau bref de ce qui avait été l'histoire de sa vie. Les souvenirs abominables de l'asile où on l'avait enfermée pendant plus de cinq ans, la privant d'une enfance décente, lui avaient tellement remué les entrailles que les larmes avaient coulé, incontrôlables. Même la présence rassurante de Kiara dans son sein ne parvenait plus à stopper ce flot silencieux, témoin unique du passé de la jeune ouvrière.
Soudain, elle sentit une présence chaude qui enveloppa sa main entière, une autre aura pleine de bonté et de compassion. La jeune Lycane releva la tête, pour apercevoir le visage de son bienfaiteur. Il ne disait rien mais son seul regard, ses seuls gestes suffirent à la calmer.
En séchant ses larmes, l'allemande esquissa un sourire et murmura un ''merci'' étranglé.

Le cab continuait sa course dans les rues de Londres. Malgré la froideur de la fin de l'hiver, les habitants s'agitaient déjà. Hommes en pardessus et haut de forme qui s'apprêtaient à aller travailler, jeunes femmes arborant fièrement leurs fourrures... L'hiver dans les quartiers chics de la ville n'avait rien à voir avec celui de l'East End. Ici, la neige était d'un blanc pur, les visages étaient agréablement rougis par le froid vivifiant, resplendissaient de santé. Les enfants s'ébattaient dans la neige, alors qu'à plusieurs dizaines de kilomètres de là, des bambins du même âge aux chaussures éculées pataugeaient dans une boue infâme vaguement grisâtre dont le froid leur brûlait les chairs. Là-bas, les visages n'étaient plus rouges mais bleus. Les membres frigorifiés n'avançaient plus et pour les plus malchanceux, il fallait amputer. Beaucoup mouraient pendant cette saison maudite et Charlotte ne devait sa survie qu'à ses entités animales, dont le métabolisme résistait plus facilement à l'hiver.

Les maisons se succédèrent et bientôt ils arrivèrent en direction d'une résidence plus petite que les autres, dont le jardin semblait avoir poussé comme bon lui semblait. C'était ici que James habitait ? La lycane comprit que oui au moment où le cab s'engageait sur l'allée qui y menait, causant des cahots si forts que le jeune homme se retrouva propulsé contre elle. Instinctivement, elle opposa ses mains pour éviter un choc trop rude. La présence si proche du jeune homme la fit rougir plus que de raison, ce qui amusa fortement Matt.


* Allons bon, il suffit qu'un joli garçon te tombe dessus et tu perds tous tes moyens ! Bravo ! *

Kiara rabroua l'écureuil de sa voix grondante, ce qui fit cesser les sarcasmes. Pendant ce temps, James s'était rassis bien droit et la voiture s'arrêtait progressivement devant le bâtiment. Charlotte baissa la tête aux paroles du Lycanthrope puis lui offrit un petit sourire encore hésitant.

- Ne vous en faites pas, j'étais tout à fait à mon aise.

En effet, cette voiture était indéniablement plus confortable pour avaler les kilomètres que ses seules jambes. S'apprêtant à descendre, elle saisit sa valise et alla pour ouvrir sa portière mais celle-ci se déroba sous sa main, grâce aux bons soins du jeune homme. Celui-ci lui donna son bras, geste galant qui la surpris. De toute sa vie, jamais un homme ne lui avait offert son bras... Poussée par son entité lupine, elle accepta cet appui qu'on lui tendait, d'une façon plutôt maladroite. Charlotte avait quitté la bonne société trop tôt pour se voir enseigner les arts de la galanterie, comme la manière de poser son bras sur celui de l'homme qui l'accompagnait.
Il la conduisit le long du jardin qu'elle trouva fascinant, bien que l'absence de verdure hivernale lui donnait un petit côté lugubre qui devait s'accentuer une fois la nuit tombée. Arrivés devant la porte, il chercha sa clé avec tant d'empressement qu'il la fit rire légèrement.

Enfin ils purent entrer et Charlotte fut suffoquée par la beauté des lieux. Bien sûr, ce n'était en rien comparable aux grandes demeures des nobles qui peuplaient la ville mais après tant d'années passées dans la rue, cette vaste maison lui fit l'effet d'un extraordinaire palace. Elle foula le parquet de l'entrée avec des petits pas légers, de peur de l'abîmer. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que James lui faisait déjà une description rapide des lieux pour qu'elle puisse s'y retrouver. En un rien de temps, elle devint son invitée pour une durée qu'il ne savait pas ou ne voulait pas définir. Elle se vit logée dans une des chambres du haut que le jeune homme disait plus confortables. En un instant, ses joues prirent la teinte d'une pivoine.


- Je... Je vous remercie mille fois... Ce n'est pas la peine de vous donner tant de mal vous savez, une chambre dans les combles me suffit...

Mais le jeune lycan semblait ne pas faire cas le moins du monde de ce qu'elle disait. Déjà, il lui assurait toute sa liberté, ne l'obligeait à rien d'autre qu'à lui tenir compagnie. Charlotte était vraiment embarrassée par tant de bonté d'âme ; était-il donc possible d'être si bon, si arrangeant, sans rien demander en retour ? Jamais elle n'avait rencontré un être humain qui ait autant le sens de l'hospitalité et de la générosité. Elle n'allait pas refuser son hospitalité, ç'aurait été une insulte après l'avoir suivi jusqu'ici et une preuve d'orgueil impardonnable. Une chance inouïe s'offrait à elle, ne laissant d'autre choix à la jeune Allemande que celui de la saisir. Mais elle ne comptait pas abuser de l'hospitalité de ce jeune homme sans rien faire en retour ; elle était bien décidée à entretenir la maison de la cave au grenier. Lorsqu'il évoqua enfin la possibilité de l'accompagner dans ses sorties, la jeune femme rougit et balbutia :

- Je... Ne vous en faites pas pour le ménage, ce serait pour moi un grand plaisir que d'entretenir une si jolie maison. Vous pourrez compter sur ma compagnie à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit bien sûr ! Mais... Vous ne craignez pas que... que les gens jasent dans votre dos si je vous accompagnait ?

Charlotte avait toujours la grâce et l'élocution d'une femme ayant reçu une éducation de premier ordre, ce qui ne permettrait pas aux personnes de l'entourage du jeune homme de deviner qu'elle avait vécu dans les bas quartiers. Mais elle restait une jeune femme sans famille et sans fortune, ce qui donnerait certainement à penser qu'elle était une maîtresse que James entretenait. Une telle injure à sa réputation, par sa faute en plus ! Non, elle ne pouvait l'accepter. D'autant plus qu'on avait déjà dû commencer à jaser... Si quelqu'un l'avait vue entrer avec lui, vêtue de nippes pareilles ? Que dirait-on de lui ?
Elle ne sut que dire, jusqu'à-ce qu'il lui propose de retirer son manteau, ce qu'elle accepta avec joie. Il commençait à faire chaud dans cette maison !

Elle rosit de honte quand il la regarda de haut en bas. C'était vrai, ses vêtements étaient minables d'usure et de crasse, ce qui ressortait d'autant plus dans le luxe de cette demeure. Aussitôt, il lui proposa des vêtements qu'il possédait, des robes qui appartenaient à sa mère. Encore une fois, la lycane fut soufflée par la générosité du jeune homme qui allait jusqu'à lui offrir des objets qui avaient pour lui une importance sentimentale exceptionnelle. Comment pourrait-elle jamais le remercier de toute cette bonté ?


- Mr Hunt je vous remercie infiniment... Jamais je n'oublierai tout ce que vous faites pour moi. Permettez-moi de vous rassurer, votre compagnie est certainement la plus agréable qu'il m'ait été donnée depuis de nombreuses années.

Elle le regarda monter les escaliers et hocha la tête lorsqu'il lui annonça qu'il allait dans sa chambre.

- Très bien, je vous retrouve plus tard !

Pendant qu'il montait, elle regarda le hall, tournant sur elle-même pour en admirer les moindres facettes. C'était donc chez elle cette maison ? Ce palais ? Elle resta un long moment sans rien dire, jusqu'à-ce qu'elle finisse par se décider à prendre sa valise et à monter à l'étage. Elle longea les portes, lisant les noms de couleurs qui y étaient accrochés, cherchant la blanche. C'était l'avant dernière, celle qui jouxtait celle de James. Charlotte y entra avec un soin religieux et fut un instant aveuglée par la pureté de cette pièce. Le lit vaste, les fleurs, les draps de satin... Une princesse devait dormir là !
Pour ne pas salir la pièce, la Lycane laissa ses bottes à l'entrée et épousseta sa valise avec un coin de sa robe pour qu'elle ne marquât pas lorsqu'elle la posa sur le lit. Doucement, elle murmura :


- C'est magnifique...

Son regard se riva vers l'armoire qu'elle ouvrit, découvrant une multitude de robes luxueuses, pleines de rubans, de dentelles et de falbalas. Les tissus précieux la firent reculer, de crainte de les abimer avec sa simple vue.

- Jamais je ne pourrais les porter... Elles sont bien trop belles !

Kiara s'insinua dans l'esprit, de sa voix suave et maternelle.

* Charlotte, tu risques de froisser notre hôte en habitant sa maison avec des nippes pareilles. S'il t'a proposé de te servir dans cette garde robe c'est qu'il espère bien voir ces robes être portées à nouveau. *

Ce discours simple et net suffit à décider la jeune femme qui s'empara doucement d'une robe à col montant et manches longues, en coton vert pâle strié de fines rayures blanches. Le col et les manches étaient bordées d'une dentelle immaculée et le devant du corsage était garni d'une rangée de boutons assortis. Doucement, la jeune femme posa la robe sur le lit et sortit de l'armoire de vrais sous-vêtements de coton, jamais reprisés, qui sentaient bon la lavande. Enfin, elle trouva une paire de bas et des bottines de cuir marron clair qui complétèrent sa mise. Petit à petit, elle porta le tout dans la salle d'eau pour ne rien froisser ou abîmer puis elle put enfin se hasarder à faire couler de l'eau chaude dans la baignoire. Avec un léger frisson de crainte mais aussi d'excitation, la jeune femme se déshabilla et entra dans l'eau avec un soupir de bonheur. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pris de bain chaud ! Elle resta immergée de longues minutes, remontant de temps à autre pour écouter le clapotis de l'eau.

Lorsqu'elle décida de se laver, elle n'eut que l'embarras du choix dans les savons doux, qui sentaient tous aussi bon les uns que les autres. Charlotte en choisit un qui sentait l'orange et se frotta tout le corps avec délice. Ce savon là ne décapait pas sa peau et ne sentait pas mauvais. Il faisait de belles bulles délicates qui s'écrasaient autour d'elle dans des petits bruits joyeux. Elle en profita aussi pour laver son opulente chevelure, en utilisant un produit qui semblait réservé à cet usage. Pour être sûre d'en éliminer toute la crasse, elle les frotta et les rinça deux fois d'affilées. Enfin, elle profita de se bain pour récurer ses ongles, se débarrassant ainsi des derniers millimètres de crasse sur sa peau.

Après cette minutieuse toilette, la lycane sortit du bain et se sécha dans une grande serviette douce, un luxe dont elle avait été privée depuis ses dix ans. Elle avait atteint un summum de félicité dans cette toilette qui était le quotidien des gens de la haute société et aurait pu rester des heures ainsi, si Matt ne l'avait pas rappelée à l'ordre :


* Il faudrait peut-être que tu t'habilles non ? *

Après avoir séché ses cheveux qui étaient encore emmêlés, elle passa les vêtements uns à uns, savourant la sensation du linge propre sur sa peau. A cause de sa taille frêle, elle n'avait pas besoin de serrer sa taille ; aussi avait-elle choisi une sorte de corset très souple à bretelles qui se fermait sur le devant, dans le seul but de maintenir sa poitrine. Elle eut un peu de mal à passer la robe par manque d'habitude mais elle finit par trouver le moyen de la fermer sans rien abîmer. Lorsque ses pieds vêtus de bas se glissèrent dans le cuir souple des chaussures, elle soupira d'aise. Ainsi mise, elle se prépara à rejoindre James lorsque Kiara la rappela à l'ordre.

* Attends ! Tu es peut-être mise comme une duchesse mais tu es coiffée comme une sauvageonne ! *

* Oh ! Merci Kiara, j'allais oublier. *

Charlotte avisa alors une coiffeuse avec une multitude de brosses, d'épingles et d'accessoires. Lorsqu'elle se vit dans le miroir, elle ne se reconnut pas tant son teint avait pris de l'éclat. Sa peau n'était plus aussi terne, ses joues semblaient moins creusées. Elle se trouva jolie, pour la première fois depuis longtemps.
Il lui fallut dix bonnes minutes pour démêler ses cheveux et les attacher en un chignon correct, valorisé par l'abondance de ses cheveux.
Elle tourna plusieurs fois sur elle-même, s'admira une minute pour être sûre de ne pas faire honte à son hôte et descendit au salon. James n'était pas encore là, aussi resta-t-elle debout dans la pièce, jusqu'à-ce qu'il vienne la trouver. Elle l'accueilli avec un sourire à la fois heureux et gêné.


- Je vous remercie de tout mon cœur... J'avais oublié jusqu'à la sensation que procure un bon bain chaud.

Elle s'inclina en avant en signe de remerciement puis ils s'assirent pour discuter. Se donnant le devoir d'entretenir la conversation, elle commença :

- Votre chambre blanche est superbe... Sincèrement, je ne pourrais pas dormir dedans sans craindre de la salir...

Elle regarda un instant ses mains puis lui sourit franchement cette fois-ci, lumineuse. Ce bain, cette robe lui procuraient une sensation de bien être si forte qu'elle se sentait d'humeur à parler jusqu'au bout de la nuit.

- J'amerais savoir... Vous avez certainement des passions pour occuper votre temps libre ? Quelles sont-elles ? Pour ma part, j'adore dessiner, bien que j'ai eu peu l'occasion de pratiquer ces dernières années...

Un peu plus tard, elle se souvint d'un portrait de femme qu'elle avait vu dans la chambre blanche.

- Là-haut... Il y avait la peinture d'une très belle femme. C'était votre mère ?
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James Hunt
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Emploi/loisirs : Aucun emploi,simple héritier d'une grande fortune léguée par ses parents défunts en 1827. Violoniste.
Age : 24 ans
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Proie(s) : Aucune proie, cependant , garde une haine profonde contre un certain vampire. Il chasse des animaux quelques mardi, même s'il essai de minimiser le plus ces chasses, vu qu'il n'aime pas tuer.
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Jeu 25 Juil - 22:56

James ferma alors la porte de son petit oasis. Il s'assit sur un fauteuil victorien, près d'une lourde armoire, soufflant une sorte de fatigue. A-t-il été ridicule ? En faisait-il trop ? Cela faisait une éternité que James n'avait pas accueilli de femme chez lui, et Charlotte était un bijou des plus rares. Certes, elle ne détenait pas du charme de femmes de bonne fortune et de haute société, elle n'était point pomponnée et habillée à la dernière mode , mais elle avait un charme qui n'appartenait qu'à elle, et James pouvait sentir qu'elle n'était pas une femme -ou du moins une lycanthrope- comme celles qu'il avait déjà rencontré auparavant. Il sourit, se remémorant des nombreuses fois où le teint de sa charmante invitée passa rapidement du pâle au rouge pivoine. James l'avait bien remarqué, et il la trouvait de ce fait encore plus charmante. Que voulait-il faire déjà ? James en oubliait son objectif, la raison pour laquelle il devait se rendre dans sa chambre. Les jades de Charlotte monopolisaient ses pensées confuses. Il secoua vivement sa tête, et d'un geste de main, coiffa ses cheveux vers l'arrière de son crâne. Il souffla une seconde fois, d'exaspération pour chasser ces pensées trop roses à son goût. Il se leva, et fit quelques pas sur son bureau. Sur ce dernier étaient éparpillées de nombreuses feuilles volantes, l'une d'elle captiva son attention : un dessin de flocon de neige.
James poussa un léger grognement rauque, visiblement agacé. Comment pouvait-il oublier une chose pareille ? La raison pour laquelle il venait à Londres, son objectif premier ! Il suffisait de beaux yeux pour que ce but si important s'embrouille avec tout le reste ? Quel idiot il faisait. Le visage du lycan se ferma. Ses sourcils se froncèrent et il prit place sur sa chaise qu'il tira, une fois assis dessus, par les pieds pour s'avancer vers son bureau désordonné. Il amassa ces feuilles en un seul tas , et après avoir fait place nette il chercha du regard son boîtier à lunettes, caché dans un coin du bureau. Il l'ouvrit et en sortit la paire qu'il posa sur son nez. Simples elles étaient, rondes, à la Adolphe Thiers. Il en avait besoin quand il devait lire son écriture, surtout que sur ces brouillons, il écrivait petit et en « pattes de mouches » . Ses recherches sur le vampire assassin de sa mère adorée avaient bien avancées. James s'était informé sur les vampires, il ne connaissait pas encore tout d'eux, mais connaissait leur race, et leur caractéristiques. Il ne connaissait ni  nom ni profession ni rang social (il savait juste qu'il était assez élevé) de l'assassin en question mais seulement sa description physique, ce qui était déjà un énorme pas en avant : des témoins l'ont vu quitter son petit village le soir du crime. Un grand homme au teint de cadavre, aux yeux d'un rouge sanglant et aux longs cheveux blonds platine. Un dessin figurait sur une feuille, une sorte de portrait robot. James avait utilisé ses talents de dessinateur pour faire un portrait des plus réalistes. Le corps était cependant sous forme de croquis. Le nez était aquilin la bouche courbée naturellement , les sourcils presque invisibles et parfaitement brossés tombant sur les paupières. Cet homme, rien que sur le dessin, ressemblait au pire des monstres. Était-ce parce qu’il avait été dessiné avec haine ? James jura et chiffonna le papier qu'il jeta près d'une vieille corbeille déjà pleine. Il s'en fichait, il avait fait de nombreux dessins de ce vampire qui hantait ses esprits. Il chercha une feuille dans le tas, et trouva celle qu'il voulait. « Endroit fréquentés » était son titre. De nombreux lieux de Londres y figuraient, James en avait déjà rayé un : Green Park, d'un trait vif il en raya un deuxième : Forêt des âmes. Cela faisait plusieurs jours déjà qu'il se rendait à cette forêt, et pas une trace de vampire, du moins correspondant aux caractéristiques de son assassin. Maintenant, James n'avait plus de raison de se rendre dans cette forêt où il avait fait la charmante rencontre de Charlotte Pitt ce matin même. James eu soudainement un sentiment étrange et désagréable, le sentiment angoissant d'avoir oublié quelque chose...


* Les lièvres !!!! *
s'écria-t-il mentalement si bien qu'il provoquait les rires moqueurs de ses entités.

Catastrophe, James avait oublié son butin dans la forêt après avoir croisé Charlotte.

*C'est trop tard maintenant petit, vu le nombre de bestioles affamées traînant dans le coin , humaines ou non,  on les a forcément emporté.  *


Murmura Zavir, un zeste de fausse compassion sonnant dans sa voix nasillarde.

* Tu as raison  *
finit par avouer James, poussant un long soupire de déception.

*Elle te plaît cette enfant n'est-ce pas James ? *


* Elle est attachante* répondit-il à Rigardo, d'une voix presque hésitante. *Mais … *

*Mais tu n'as pas le temps de te déconcentrer. Reste sur ton objectif , petit. *
Conseilla Zavir, le ton sec et autoritaire.

*Je sais. Mais je pense être plus grand que toi, alors cesse de m’appeler « petit ». De plus Charlotte mérite un peu d'attention. Elle n'a pas l'air d'avoir eu la vie facile, je me dois de prendre aussi soin d'elle. *

*Tu as le cœur bien trop tendre, ça va te retomber dessus. *
souffla Rigardo alors que Zavir s'était tût , vexé de la remarque du lycanthrope à son égard.

* C'est connu pour être mon plus grand défaut , et j'ai toujours fait avec. Maintenant laissez moi tranquille. *
Finit le jeune bourgeois avant de claquer la langue à son palet.

Il jeta un bref regard à son violon, rangé dans son étui ouvert, dans un coin de mur, qui semblait lui faire de l’œil. James avait l'impression que l'instrument lui parlait, l'envoûtait pour qu'il vienne et le touche. Brusquement, il se leva de sa chaise et se précipita vers sa copie de Stradivarius datant de 1741 qu'il prit en main. Son visage s'adoucit une fois les doigts posés délicatement sur les cordes. Il inspira, inclina son menton, tendit le bras contenant l'archet, et se mit à jouer le Canon de Pachelbel, qu'il avait longuement écouté en France. James fermait les yeux en jouant et entraîné par la mélodie, se surprenait même à danser . Jouer du violon quand il était contrarié était comme avaler une bouffée d'oxygène alors qu'il était sur le point d'étouffer. Il s'arrêta soudainement, alors qu'il était presque rendu à la fin du morceau durant presque dix minutes. Il sourit et rangea l'instrument de ses rêves.

*Un jour, j’emmènerai Charlotte me voir à l'un de mes concerts. *

Prit d'une soudaine gaieté, le lycanthrope aux yeux d'argents se mit à rire vivement. Puis il s'interrompit, songeant à la dernière réaction de la jeune femme au sujet de leurs futures sorties possibles. S'il craignait que les gens jasent au sujet de son affection soudaine à l'égard de la jeune femme ? Qu'en avait-il a faire ? De toute manière Charlotte était la première personne pour qui il s'était attaché si rapidement depuis son arrivée à Londres ; et les Londoniens jasent souvent pour un rien. Au diable ceux qui les regarderont de travers . « Au diable » ? Tout compte fait, non, ces gens ne mériteraient même pas l'attention qu'il fallait pour être maudit ; James les ignorerait tout simplement.

Le temps s'était écoulé. Charlotte devait à peine sortir du bain, ou alors se changer. James avait finit de faire ce qu'il voulait faire. Un sourire joyeux aux lèvres, il se dirigea de nouveau vers son bureau, prit une feuille blanche et un crayon. Il écrivit un mot à l'égard de la jeune ouvrière.

« Quand vous serez fin prête, rendez-vous au salon. »
Il venait d'utiliser sa plus belle écriture, celle qu'il utilisait officiellement, une écriture allongée et en italique. Il se leva de sa chaise et sortit de sa chambre. La chambre blanche était donc la chambre voisine. James ne pouvait se permettre d'entrer, qui sait ce que faisait la jolie Charlotte à ce moment même. Peut être était-elle nue à essayer des bas, ou pis encore. Il ne voulait pas prendre ce risque, c'est pour cela qu'il avait écrit ce mot . Il le plia en deux et le glissa sous la fente de la porte en bois clair en espérant que son invitée le remarque. Il commença alors à se diriger vers les escalier, puis au moment de baisser les yeux vers la première marche, il se rendit compte de son accoutrement ridicule. Un vulgaire bouton de sa chemise était décousu , pendouillant disgracieusement au bout d'un fil, laissant vue à sa clavicule. En temps normal, le jeune violoniste n'y aurait point porté d'attention, mais il venait d'offrir à Charlotte la possibilité de s'habiller en véritable Lady, et il ferait l’impolitesse de s'habiller en tenue négligée ? James soupira une énième fois et se rendit une nouvelle fois dans sa chambre. Il ouvrit son armoire et regarda ses chemises. Il ne vit pas l'intérêt de changer de pantalon. Ce dernier était noir , simple et élégant, pouvant s'accorder à n'importe quel type de haut ; pourquoi s'en priver ? Il fit le choix de prendre une chemise ample en coton ouverte sur le devant et décorée de petits plis de chaque côtés de l’ouverture. Par dessus, il mit un gilet doté d'un col châle en satin de même que la bordure des poches. Le dos était ajusté avec une ganse et d'une boucle en métal argenté,le devant étant fermé de trois boutons d'argents. A son col, il ajouta un  nœud à grande pointe et retenu par une épingle perlée. Devait-il y ajouter sa redingote en queue de pie favorite ? Cela aurait été ridicule ! Il était chez lui et non à un bal, malgré le fait qu'il voulait sans doute plaire à la jeune Allemande. Redingote ou pas de redingote ? Pas de redingote ou  redingote ? Alors que le jeune bourgeois se tâtait, des bruits de pas et des craquements d'escaliers raisonnèrent à son oreille. Charlotte était prête ! Elle descendait, et sûrement au salon.

* Pas de redingote. * Pensa vivement James alors qu'il ferma les portes pesantes de son armoire. Il se regarda dans la glace, et repassa les plis de sa veste sans manche à l'aide de ses paumes de main. Il rajusta le nœud à son cou et jugea qu'il n'avait besoin de toucher à ses cheveux. La tenue était divinement bien choisie, sobre et chic à la fois, elle définissait parfaitement le dessin de son corps de jeune homme et le style d'homme qu'il était. Il sorti une fois de plus de sa chambre et ferma la porte puis descendit des escalier. Il traversa le hall et se rendit au salon.

Là, Charlotte se tenait debout, pleine de grâce de pureté et d’élégance. James fut submergé par un raz-de-marée de sentiment. Ses yeux ,expressifs  et écarquillés, exprimaient la surprise de voir une femme aussi resplendissante en face de ses yeux. Charlotte semblait si différente, l'heure précédente elle semblait encore si fragile alors qu'à cet instant, elle semblait fraîche de santé, heureuse et incroyablement belle. Il bafouilla quelques mots, en vain. La robe de sa défunte mère lui allait mieux qu'il ne l'aurait espéré. Elle avait fait un merveilleux choix en choisissant cette robe. Il reprit ses esprits au moment où il s’aperçut qu'elle venait de parler, et à plusieurs reprises même. Elle devait le prendre pour un idiot sans doute. Il décida alors de se reprendre en main, finalement, elle était si jolie qu'il aurait dut opter pour la redingote ! Il lui offrit un sourire tendre, franc, et empli d'admiration alors qu'il posa un genoux à terre.Il prit la main frêle de la jeune lycanthrope qu'il caressa d'un chaste baiser alors que ses yeux ne quittèrent les siens.


-Excusez-moi, je vais vous paraître certainement comme l'un des pires goujats existant sur cette planète, mais je n'ai pas pu entendre tout ce que vous veniez de me dire. Vous êtes merveilleuse Charlotte, vraiment merveilleuse.


Il laissa doucement tomber la main de Charlotte avant de se redresser , droit sur ses deux jambes. Une fine mèche de cheveux brun s'échappait du chignon de la jeune femme, simplement, il la rangea derrière son oreille.

-J'ai cependant entendu quelques mots . Vous pratiquez le dessin ? C'est fantastique . Je dessine et peins aussi, en tant qu'amateur bien évidemment. Dans ma chambre se trouve un chevalet si vous le souhaitez, ainsi nous pourrions peindre tous les deux. Pour ma part, je joue du violon depuis ma plus tendre enfance, ma mère me l'a enseigné, elle est peinte sur un tableau dans votre chambre, je ne sais pas si vous y aviez prêté attention.


James n'avait pas entendu la dernière question de Charlotte sur la femme qui l'avait mit au monde, mais il y avait répondu sans même s'en rendre compte. A son habitude, quand James faisait allusion à sa mère, sa voix se nouait et son cœur s'emplissait d'une mélancolie profonde. Il était très proche de cette dernière et malgré le fait que des années ont défilés après sa mort , James n'arrivait pas à faire le deuil. Pourtant, cette fois-là, il ne ressentait rien. Il parlait légèrement de cette femme si merveilleuse à ses yeux, comme si elle était toujours en vie, et cela restait un mystère.

- Si l'envie vous prend, je pourrai vous apprendre les bases ! Vous verrez c'est très amusant.
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Charlotte Pitt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Mar 30 Juil - 20:59

Jamais Charlotte n'avait été aussi heureuse. Déjà enfant, un rien suffisait à son bonheur ; du pain chaud et beurré à l'heure du goûter, une tasse de thé sucré par une froide journée d'hiver ou simplement le chant des oiseaux qui l'éveillaient le matin. Maintenant, les privations avaient fait de la toilette, pourtant anodine pour une grande partie des londoniens, devienne pour elle un luxe. En cette heure, elle se sentait aussi belle qu'une princesse, pleine de l'euphorie et du bien être que l'eau chaude et les savons lui avaient procurés.
Le salon dans lequel elle se trouvait maintenant était plutôt modeste pour la plupart des hauts bourgeois qui vivaient dans ce quartier ; pour la jeune Allemande, c'était déjà la plus luxueuse des pièces qu'elle avait pu voir depuis ses dix ans. En attendant James, elle avait passé religieusement ses doigts fins le long des boiseries, effleuré avec dévotion les rideaux empesés et embrassé les meubles confortables de son regard béat. Elle n'en revenait toujours pas d'avoir eu autant de chance. Sa rencontre avec le jeune homme l'avait propulsée d'un milieu social à l'autre sans aucun préambule. Si elle avait pu s'attendre à une chose pareille ! Ses doigts la piquaient doucement à la pensée que ce serait elle désormais qui prendrait soin de ces meubles légèrement ternis par une fine couche de poussière.

Elle avait encore du mal à s'habituer à l'ample jupe de la robe qu'elle avait choisie. Les vieilles nippes qu'elle possédaient ne descendaient pas jusqu'à terre par souci de praticité et les jupons lui collaient toujours aux jambes. Un doute l'envahit un instant : Arriverait-elle à s'asseoir correctement au milieu de la demi-tonne de jupons qu'elle avait dû passer pour avoir l'air de ressembler à quelque chose ? Si elle tombait à la renverse, arriverait-on seulement à la relever ?

Matt se mit à rire gaiement.


* T'en fait pas va ! Tu es tellement maigre que même avec tous ces vêtements tu pèses moins lourd qu'une lady en déshabillé ! *

La jeune femme haussa les épaules et tira un peu sur le devant de la robe. C'était vrai, on voyait encore qu'elle sortait de la rue tant son corps était frêle. Elle avait dû resserrer la robe au maximum pour éviter qu'elle ne flotte trop sur ses hanches et les manches étaient encore un peu larges pour ses bras aussi épais que des ficelles. Un coup d'oeil dans un miroir proche et elle se rendit compte que malgré sa coiffure et sa toilette, on discernait encore le violet sous ses yeux et les creux sur ses joues. Si elle ne voulait pas faire tâche à côté du jeune homme elle devrait prendre du poids. Mais ne paraîtrait-elle pas impolie en se servant trop ? Comment faudrait-il agir ? Kiara la rassura bien vite.

* Ne t'inquiètes pas... Je suis sûre que dans deux semaines, l'effet de trois bons repas par jour fera disparaître les marques de privations les plus voyantes sans que tu aies besoin de te resservir. *

Charlotte soupira de soulagement. Au même moment, James entrait dans la pièce, vêtu d'une façon si élégante qu'elle resta stupéfaite l'espace d'un instant sans se rendre compte qu'elle avait produit le même effet sur lui. Il semblait avoir grandi de quelques années avec ces vêtements plus élégants et conventionnels que la chemise qu'il portait tout à l'heure... Vraiment, il avait l'air d'un Lord comme ça ! Elle ne put s'empêcher de passer sa main sur sa robe pour gommer des faux-plis inexistants, de peur de paraître trop mal mise.
Contrairement à elle, le petit écureuil avait perçu tout de suite le changement d'attitude du jeune homme ce qui le fit rire à nouveau.


* Eh bien, si dans quelques temps on découvre que ces deux là ont le béguin l'un pour l'autre je serai vraiment pas surpris ! *

L'Allemande ne parut pas l'entendre mais Kiara rougit pour elle. Mais bien qu'elle n'en montrât rien, elle sentait aussi qu'un certain courant passait entre les deux jeunes gens. Mais de là à les imaginer ensemble... Non, c'était impossible pour elle. Aussi pétri de bons sentiments qu'il pouvait l'être, ce James restait un bourgeois. Il se fermerait toutes les possibilités de rencontres mondaines et professionnelles avantageuses seraient annulées s'il entrait trop loin dans la vie de la jeune femme. Ce serait un véritable suicide social et personne n'était assez fou pour s'y risquer, même pas lui.

Bien loin de ces considérations, la jeune Lycane avait failli faire une syncope lorsque James lui avait pris la main pour y déposer un baiser. Leurs yeux s'étaient accrochés et la jeune femme en avait perdu tous ses moyens. Il fallait dire que le gris des iris de James avait quelque chose de quasiment hypnotique. Un hoquet de surprise s'étrangla dans sa gorge. Il avait posé un genoux à terre devant elle. Il l'avait traitée comme une vraie duchesse ! Etait-ce ainsi qu'on l'aurait saluée si elle avait pu continuer à grandir dans le nid familial ?
Un fin sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'il s'excusa et elle s'apprêtait à lui dire qu'il n'y avait aucune offense lorsqu'il la complimenta franchement. Son cœur fit un véritable bond et alors qu'il remettait une de ses mèches derrière son oreille, ses joues virèrent au pivoine. Est-ce que de tels gestes étaient permis entre un homme et une femme ? Qu'est-ce qu'elle devait y voir ? Quel message lui faisait-il passer ? Charlotte déglutit d'un coup et put enfin répondre dans un souffle.


- N'ayez aucune crainte, vous ne m'avez pas offensée. Et... Mr Hunt, je... vous aussi vous êtes superbe.

Elle détourna immédiatement les yeux et ils s'assirent. La Lycane avait pris mille précautions pour ne pas froisser sa robe et vérifier qu'elle n'en dévoilait pas ses jupons. Pour changer de sujet, elle parla d'une de ses principales occupations qui était le dessin. Lui aussi aimait bien cela visiblement, c'était une joie ! Depuis toujours, Charlotte avait pensé que le dessin était un loisir réservé aux fillettes puisqu'elle n'avait jamais vu aucun homme le pratiquer.
Il jouait du violon aussi ? C'était un jeune homme très cultivé ! A la mention de sa mère, elle sourit tendrement, avec une pointe de nostalgie dans le regard. Il avait eu la chance d'avoir une mère qui lui avait enseigné autre chose que le silence... Elle se remémora le portrait de la chambre blanche lorsqu'il le mentionna. Oui, sa mère était une femme magnifique, il avait de la chance de s'en souvenir si bien. Pour Charlotte, sa mère n'était plus qu'une silhouette fragile sans visage qui traînait faiblement ses jupes dans l'obscurité de leur vieux manoir de Cologne. Doucement, la jeune femme sourit à James pour lui répondre.


- J'adorerais dessiner avec vous ! Préférez-vous les portraits ou les natures mortes ? Je dois avouer que pendant longtemps j'ai dû dessiner à la craie grasse ce qui me passait par la tête, faute de modèle.

Elle se tut un instant avant de reprendre.

- Vraiment, vous m'apprendriez la musique ? Ce serait avec plaisir... Je me souviens qu'il y avait un vieux piano dans ma chambre d'enfant, je faisais un boucan infernal en tapant sur les touches ! Finalement, mes parents l'ont fait enlever pour avoir la paix.

Cet épisode avait laissé un goût amer. Cela prouvait encore une fois à quel point on avait pris soin d'elle étant petite. Ses parents si compréhensifs avaient préféré retirer l'objet de ses joies au lieu de lui apprendre à le maîtriser. Pourtant elle avait toujours voulu apprendre...
Son regard engloba l'ensemble de la pièce avant de se fixer sur le visage de James. Elle le trouvait vraiment très élégant comme ça. Son visage paraissait encore plus doux dans la lumière du matin, presque juvénile. Indéniablement, il y avait quelque chose dans les yeux de fumée, dans les cheveux bruns de ce jeune homme qui éveillait ses sens d'une manière qui lui était encore étrangère. Consciente que son regard se faisait un peu trop insistant, elle détourna les yeux.


- Oui, j'adorerais apprendre... J'ai aussi beaucoup de goût pour l'écriture bien que je n'ai pas eu l'occasion de lire beaucoup depuis mon enfance. En réalité, j'ai eu l'occasion de... de servir d'écrivain public quand l'occasion s'en présentait. J'imagine que vous lisez beaucoup Mr Hunt ?

Elle n'en doutait pas, un jeune homme tel que lui devait certainement passer un certain temps à s'adonner à la lecture, mais elle était désireuse de connaître ses goûts en matière de littérature, les sujets qui l'intéressaient. Elle se demanda aussi s'il avait une bibliothèque dans sa propre maison et comment elle devrait faire pour entretenir les livres sans en abîmer la couverture.
Son regard dériva à nouveau dans le salon, ce joyau de confort qu'elle entretiendrait désormais. Elle prendrait beaucoup de plaisir à polir le marbre de la cheminée, cirer le parquet et dépoussiérer les tapis, elle en était sûre ! Le ménage ne la rebutait pas et elle aimait la propreté.


- Mr Hunt, est-ce que vous avez les produits nécessaires pour entretenir une telle maison ? Je serai ravie de commencer le ménage dès demain ! Ne vous inquiétez pas, j'ai eu une petite expérience en tant que femme de chambre, je ne devrais pas faire trop de ravages ! Et puis, je suppose qu'il doit y avoir une petite chronique ménagère dans les journaux ? Je pourrais m'en servir !

La Lycane était toute excitée à cette idée. Elle ne tenait absolument pas à vivre au crochet de ce jeune homme si agréable pour tout l'or du monde ! Puis, il devait avoir beaucoup d'occupations qui ne lui laissaient pas le temps d'entretenir sa maison ni de se faire à manger convenablement. A l'idée de s'occuper de la cuisine, elle frémit.

- Je me ferais une joie de cuisiner si cela vous arrange ! Bien que je pense avoir besoin d'un livre de recettes les premiers temps, je pense qu'en suivant les instructions ça ne devrait pas être trop infect... Enfin je l'espère !

Depuis sa naissance, Charlotte n'avait que très peu touché aux fourneaux. A Paris, elle s'était surtout occupée du service dans le boui-boui où elle avait travaillé. A Londres, l'horloger qui l'avait employée à son arrivée lui avait appris les bases mais comme il prenait plaisir à faire la cuisine, c'était lui qui passait le plus clair de son temps libre au fourneau pendant que la jeune femme s'occupait des tâches ménagères. Néanmoins, elle était débrouillarde et pleine de bonne volonté. Nul doute qu'avec un livre de recette et de l'huile de coude, elle aurait été capable de faire à dîner pour tout Buckingham !
Maintenant, la jeune femme avait pris un peu plus confiance en elle, comprenant que James serait heureux de savoir qu'elle se sentait chez elle. Mille questions lui trottaient dans la tête et faisaient briller le jade de ses yeux.


- Dites-moi Mr Hunt, quels sont les plats que vous affectionnez le plus ?

Elle lui souriait, heureuse et infiniment reconnaissante. Il faudrait qu'elle lave ses vieilles robes à l'occasion, elles lui serviraient pour le ménage, hors de question d'abîmer une des belles toilettes de la mère du jeune homme !
Le visage de la jeune femme était reposé, resplendissant de santé. Jamais elle ne pourrait rendre en une vie tout ce qu'elle devait désormais à James.
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James Hunt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Sam 3 Aoû - 15:34

Ainsi, les deux lycanthropes s'assirent sur l'un des divans luxueux du bourgeois. Nul ne pouvait ne pas apercevoir cette tension qu'il y avait entre les deux jeune adultes. Une sorte de désir tendre entre les deux, maladroit, jeune, frais et dangereux. James se doutait qu'il plaisait à la jeune femme. Elle ne faisait que détourner les yeux, de rougir et de bégayer , mais il se demandait tout de même si ce n'était pas plus de l'embarras et de la gêne qu'autre chose. Il avait sourit à son compliment. « Superbe » était le mot qu'elle avait employé. Pourquoi pas ? Elle semblait maladroite , il trouvait cela attendrissant et cela le rendait encore plus heureux de l'avoir rencontré ainsi que de lui offrir hospitalité. James enfonça son dos contre le dossier moelleux tout en croisant une jambe sur l'autre, un bras droit allongé sur le haut du dossier (non du côté de la jeune femme, cela aurait parût trop aguicheur.) James regardait droit devant lui, parfois, il se forçait à regarder Charlotte, mais il avait peur des réactions qu'il pouvait avoir à chaque fois qu'il croisait son regard. Déjà, dès qu'il la vit habillée de la sorte, il ne put s'empêcher d'embrasser sa main , ou de perdre parole. Si James la regardait de trop, il se rendrait compte d'à qu'elle point elle peut être plaisante, mais surtout  ne saurait comment se comporter s'il se mettait à trouver en elle, une part de ressemblance avec sa mère. On ne pouvait dire que Lana Hunt ressemblait à Charlotte Pitt. Cette douce femme avait plus de formes, un teint plus hâlé que son fils et son invitée, une certaine prestance dure à égalée , une longue chevelure couleur châtaigne qu'elle ramassait en chignon tressé pour les occasions et de grand yeux gris presque aussi clairs que son fils.  Certes, pour que la robe aille à la perfection à Charlotte, cette dernière devait prendre du poids . Mais le sourire le charme et la voix de cette jeune femme ne laissait pas le jeune bourgeois à désirer. De plus, la voir vêtue ainsi  ne pouvait qu'amplifier sa gêne . Si Charlotte était le portrait de sa mère, peut-être aurait-il réagit autrement ? Sans doute aurait-il fondu en larmes, ou se serait-il énervé ? Heureusement pour lui, la beauté de Lana et celle de Charlotte était différente à tout point de vue.
Il sourit de nouveau. Dessiner à la craie grasse ? Il fallait en avoir l'idée, mais peut-être que si l'on approfondissait cette nouvelle forme d'art, cela pourrait devenir joli, et accessible pour tous. Le visage de James se referma en songeant à la misère de la jeune femme. Il s'en voulait de lui montrer tant de belles choses d'un seul coup, cela semblait si prétentieux. Mais puisqu'il avait commencé, à l'avenir, pour se rattraper il songea qu'il passera tout le clair de son temps à l'habituer à toutes ces belles choses qui font son bonheur quotidien. Suite à la question de la jeune Lycane, James la regarda intensément , les traits de son visages se tirèrent pour se faire sérieux c'est alors qu'il dit d'une voix suave légèrement sur-jouée, qu'il utilisait souvent pour séduire les femme :

-Je peins les portraits de femmes nues.

Il attendit alors la réaction de son invitée avant de laisser échapper de ses lèvre un petit « pfff », avant de rire doucement, puis franchement. Ses yeux se bridèrent des petites rides se formèrent sur le coin de ses yeux et des fossettes se creusèrent dans ses joues légèrement rebondies. Sa voix et son interprétation étaient pathétiques, il songea alors aux hommes qui eux, auraient pu offrir cette réponse très sérieusement à la jeune allemande. Après avoir poussé un long soupir, James lassa tombé sa tête contre le dossier, le cou tendu, le visage face au plafond. Il reprit sérieux et sa voix se baissa légèrement après avoir bien rit .

-Portraits ou Nature morte ? Je peins ce qui me donne inspiration, ce qui me captive.

Il redressa alors son visage pour regarder Charlotte une nouvelle fois, un léger sourire aux lèvres.

-Une pomme ne me distrait guère voyez-vous ? Si elle est morte cependant, elle devient plus intéressant à mes yeux. Je pense que la peinture doit avant tout transmettre un message. Les portraits de femmes nues ne me servent en rien, par conséquent. Sauf si avec son corps, elle donne une morale, je ne sais pas je n'y ai pas encore réfléchis...

Peut-être l'avait-il trop longtemps regardé, il ne le savait pas, mais James se prit d'une affection encore plus forte pour la lycane qu'il n'eut auparavant . Elle aimait la musique, et elle avait la capacité d'en devenir une passionnée , que trouver de mieux à une femme ? James lui offrit son plus tendre sourire avant de toucher du bouts de ses doigts , ceux de la jeune fille qui semblait heureuse de la proposition du jeune homme.

-Je peux seulement vous apprendre le violon, et non le piano malheureusement.. Je suis navré si vous aimiez tant cet instrument. Cependant...




James se tût , elle le regardait.  Au départ, il fut perplexe ce qui expliqua l'arrêt de sa phrase, puis il se rendit compte qu'elle le regardait d'un nouveau regard, ses yeux de jades se baladèrent examinant chaque recoin de son visage , de ses cheveux de sa posture. James retira ses mains des doigts de la jolie allemande, les paupière tombantes. Le silence s'installa mais ne dura que quelques secondes, alors que James s'approcha très discrètement de son visage fermé il fut interrompu par la reprise de parole de Charlotte. Un sursaut le prit , accompagné d'un léger hoquet. Se rendant compte de son comportement des plus étrange, il passa avec embarras sa main dans ses cheveux chatoyant pour se recoiffer tout en regardant le sol, le cœur ayant manqué un bond . Peut être que Charlotte ne s'était rendu compte de rien, et il l'espérait .

*Tu allais faire quoi là ? Tu nous as fait peur !*
*Ça semble évident Rig, il allait l'embrasser.*


*Faux.* Soupira James. *J'ai été pris au dépourvu , je ne sais même pas ce que je faisait moi non plus. *Avoua-t-il avec embarras.* Et puis , Zavir, je ne l'embrasserai pas. Je viens de la rencontrer et elle sort d'une période difficile, il y a à peine deux heures elle pleurait dans le cab, tu me prends pour qui ?*


*Pour un type qui fait le baisemain à une ouvrière qu'il connait depuis trois heures à peine.*

Pesta Rigardo, alors que Zavir soupirait à son tour. James ne répondit plus à leurs dires et se concentra sur Charlotte. Une conversation avec elle était déjà des plus mouvementées pour son esprit , il n'allait pas en rajouter une de plus avec ses entités.


Servir d'écrivain public est quelque chose de très admirable. Mais Charlotte avait touché un point faible du jeune homme : la lecture. James venait de montrer à la jeune femme qu'il était un haut bourgeois de belle naissance, héritier d'une belle fortune, musicien surdoué et peintre amateur ? Il se pinça la lèvre inférieur et se massa les tempes avant de répondre.

-A dire vrai, chère Charlotte, ce que je vais vous dire est une chose très embarrassante pour un homme comme moi qui veut réussir tout ce qu'il veut entreprendre. Depuis la naissance j'ai une maladie qui m'empêche d'écrire et de lire correctement. Le médecin appelle cela « dyslexie » . J'ai eu beaucoup de mal pour apprendre, mais étant fils unique d'une famille de haute bourgeoisie, je me devait de le faire, même si je détestait cela. Ma mère était trop douce pour me l'apprendre correctement, j'ai du alors subir l'apprentissage très stricte de mon père. Depuis je sais lire et écrire correctement , mais je n'y prend vraiment pas plaisir, écrire n'est pas déplaisant, c'est vraiment la lecture qui m'horrifie . Je ne la pratique que lorsque j'y suis obligé, pour les occasions officielles, les lettres ou les recherches. J'aime les histoire contées, mais je hais les lire. Un jour peut-être j'y trouverai du plaisir mais il me faudra une bonne raison je pense. J'ai cependant une petite bibliothèque, je vous y emmènerai, elle se trouve au sous-sol.

James n'aimait point en parler, il devait changer de sujet et vite. Il devait la décevoir certainement. Un homme comme lui, lui servant de sauveur en quelque sorte, se devait d'être parfait et instruit, instruit certes il l'était pour la science l'art et la danse mais il ne valait rien en littérature, et pour lui c'était une honte. Heureusement pour lui , le sujet dériva sur ce nouveau sujet «  l'entretien. » James reprit de suite son sourire qu'il venait de perdre face à l'enthousiasme de la charmante ex-bourgeoise. Elle enchaîna parole et proposition comme une mitraillette chargée ce qui amusait le jeune lycan. Il fit un geste doux avec ses mains comme pour lui dire de s'apaiser puis il leva un doigt .

-Premièrement, je vous ai dit que votre premier rôle est de me tenir compagnie. Le travail vient après. Je ne veux pas vous user de travaux ménager pour ensuite vous trouver trop épuisée pour passer du temps à mes côtés . Est-ce égoïste ? Sans doute, je dois-être un tantinet pourri-gâté je suis désolé. Si vous êtes tant excitée à l'idée de passer le coup de chiffon sur ses meubles alors c'est merveilleux, si jamais je devais être trop pris dans mes recherches ou quelque part à l'extérieur je ne sais où sans vous alors vous pourrez passer beaucoup de temps à astiquer. Sauf si vous préférez le nettoyage à ma compagnie bien sûr, là je ne vous forcerai pas  !

Finit-il en souriant alors qu'il arrangeait le foulard à son col.

-Vous êtes ici chez vous je vous l'ai dit. Vous n'êtes pas ma domestique . Mais si vous voulez savoir, pour les meubles j'utilise de la cire antiquaire. Pour le reste de toute façon tout est dans un tiroir à l'entrée.  Pour la cuisine, il y a bien un livre ou deux de recette dans la pièce. Cependant il reste peu de viande, j'irai chasser prochainement. Nous devrons nous contenter de féculant et de légume si cela ne vous dérange pas. J'ai assez d'ingrédient pour un bon dessert aussi, et j'ai du fromage bien sûr. Je sais à quel point il est agréable de cuisiner, je vous laisserai faire, ou si vous le souhaitez, je pourrai vous accompagner, je trouve cela très attrayant !

Le plat qu'il préférait ? Une question plutôt difficile.

-J'aime les bonnes choses.

Répondit-il simplement. Il voulait simplement faire comprendre qu'il n'était pas difficile si le plat était assez bien cuisiné. Mais James s'attarda sur autre chose. Lui même avait un but à présent, venger sa mère. Alors , quel était celui de Charlotte ?

-Avez-vous des frères et soeurs Charlotte ..? Car si ce n'est pas le cas, n'avez-vous jamais pensé à toucher l'héritage de vos parents ? Je sais que vous n'aimez pas parler de votre famille biologique ce qui est normal. Qu'en dîtes-vous d'en parler pendant le repas ?

James se redressa de suite et proposa sa main à la jeune femme pour l'aider à se relever. Quand elle fut debout il laissa sa main dans la sienne pour la faire tournoyer sur elle même avant de la rapprocher de lui , la main sur sa taille.

-Bien, maintenant vous êtes ici ma Lady. Connaissez-vous un auteur interprète que vous aimez ? J'aimerai vous faire danser. Si vous voulez m'accompagner dans certaines sorties vous devrez savoir danser … Savez-vous le faire ? A partir d'aujourd'hui, vous serez en ma compagnie, vous n'êtes plus un simple ouvrière.

*Bien sûr qu'elle reste toujours pauvre , Jami ! Elle peut être jolie et porter la robe de Lana cela ne changera rien ! *


*-Là Rig, je ne suis pas d'accord avec toi. Charlotte l'a dit au petit , elle descend d'une famille de bourgeois ! Je suis sûr qu'elle le redeviendra un jour si elle repasse le pas sur ses racines.*

*C'est exactement la conversation que j'allais commencer avec elle, mais c'est un sujet délicat, n'oublie pas que ses parents n'étaient pas.... Tendres avec elle. Je préfère qu'elle sourie pour son premier jour à mes côtés.*
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Charlotte Pitt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Dim 4 Aoû - 19:18

Charlotte était un peu plus à son aise dans ce salon, bien qu'elle restait encore un peu raide, de peur de trop s'étendre ou de prendre trop vite ses aises dans une maison qu'elle n'habitait même pas depuis une heure. Les premières gênes passées, ils s'assirent pour discuter de choses et d'autre, de façon à détendre l'atmosphère. Ce fut tout naturellement que la conversation dériva sur leurs passions, plus particulièrement le dessin qu'ils avaient en commun. Le plus courtoisement du monde, elle demanda à James ce qu'il aimait le plus représenter. L'air sérieux qu'il prit à ce moment là lui fit froncer les sourcils. Mais lorsqu'il annonça d'une voix de séducteur qu'il peignait les femmes nues, elle fit un véritable bond en arrière, le visage plus rouge qu'une tomate bien mûre. Les deux mains plaquées sur sa gorge, elle avait la bouche à demi ouverte dans une expression d'étonnement. Choquée, elle bégaya :

- Vous... Vous n'êtes pas sérieux ?

Elle avait beau avoir vécu dans la rue, Charlotte gardait toujours cette pudeur de jeune vierge que la plupart des ouvrières avaient laissé derrière elles depuis longtemps. Effrayée soudain, elle scruta le visage du jeune homme à la recherche d'un signe qui montrait qu'il se moquait d'elle. Elle ne pouvait pas croire qu'un jeune homme aussi bien élevé que lui puisse s'adonner à un passe temps aussi dépravé !
De longues secondes s'écoulèrent pendant lesquelles ils se considérèrent le plus sérieusement du monde, jusqu'à-ce que James éclate de rire. La jeune Allemande le regarda, un peu circonspecte, jusqu'à-ce qu'elle réalise qu'il s'était moqué d'elle. Son visage se détendit et après un profond soupir, elle se mit à pouffer de sa propre réaction. Comment avait-elle pu croire que le jeune homme puisse réellement peindre ce genre de choses ? Entre deux sursauts de rire, elle trouva la force de souffler :


- Vous m'avez fait peur ! J'y ai vraiment cru pendant un moment.

Elle se ressaisit peu de temps après pour retrouver tout son calme et son sérieux de jeune femme raisonnable. Il lui parlait maintenant de sa façon de penser la peinture. Pour lui, il ne suffisait pas de peindre de jolies choses, il fallait transmettre un message... Charlotte n'avait jamais essayé de transmettre un quelconque message dans ses nombreux dessins. Depuis qu'elle avait su tenir un crayon dans une main, elle n'avait dessiné que pour s'évader de son quotidien. Elle commença avec des crayons de couleur, sur des papiers que sa nurse lui apportait. Pendant son internement, elle avait barbouillé les murs nus de sa chambre avec des craies qu'elle subtilisait aux surveillantes. Dans la rue, elle avait utilisé des morceaux de charbons, des bouts de calcaire ou un bâton avec lequel elle traçait des lignes dans la terre, les cendres ou la neige. Toute sa vie, le dessin lui avait permis de s'évader de son quotidien, jamais de transmettre quoi que ce fut. De toute façon, personne n'avait jamais prêté attention à ce qu'elle pouvait dire.

Ils discutèrent ensuite de la musique et elle en vint à lui raconter l'attirance qu'elle avait eu très jeune pour le piano. A sa grande surprise, James effleura consciemment les doigts de sa main avec les siens, ce qui la rendit perplexe. Plutôt que de le repousser, elle se contenta de le regarder avec plus d'attention, de détailler chaque parcelle de son joli visage. Elle ne comprit pas pourquoi James avait arrêté sa phrase, à vrai dire elle ne s'en était même pas rendu compte. Elle ne le vit pas non plus se rapprocher petit à petit, ce qui l'aurait encore plus faite rougir. Non, ce fut la conscience de son attitude cavalière vis à vis de son hôte qui la poussa à détourner les yeux et à partir sur un autre sujet de conversation. Elle en vint à son emploi d'écrivain public pendant un temps et de son goût pour la lecture. Lorsqu'elle demanda au jeune homme s'il lisait beaucoup, il sembla troublé, gêné même.
Avec un certain mécontentement, il lui annonça qu'il était atteint de dyslexie, qui faisait de toute lecture un enfer pour lui. La jeune femme hocha gravement la tête en le regardant. Assurément, ce devait être un énorme handicap pour lui. A l'annonce de la bibliothèque qu'il s'offrait de lui faire visiter, elle lui dédia un grand sourire. La perspective de pouvoir lire à nouveau lui donna de petit frissons dans la nuque.


- Oh je vous remercie ! Je pourrais peut-être vous faire la lecture dans ce cas, qu'en dites-vous ?

Si James aimait les histoires contées, elle se ferait un plaisir de lui lire quelques uns des ouvrages qu'il pourrait lui prêter. Cela leur permettrait de découvrir l'histoire en même temps et d'une façon différente à chaque fois. Mais le sourire du jeune homme ne revenait pas, aussi changea-t-elle de sujet pour en venir à l'entretien de sa maison. Enfin, son visage s'éclaira à nouveau d'un joli sourire d'homme heureux. Il lui fit de gentilles remontrances, insistant sur le fait qu'il voulait avant tout qu'elle lui tienne compagnie. En baissant un peu les yeux, la Lycane hocha la tête pour faire signe qu'elle avait tout à fait compris.

- Oh non, ce n'est pas que le ménage me fasse plus plaisir que votre compagnie bien au contraire ! Mais... Ce que je voulais dire c'est que je tiens absolument à entretenir cette maison dans laquelle vous m'accueillez si volontiers... Vous devez avoir beaucoup d'occupations n'est-ce pas ? Je suis sûre que cela me laissera le temps de maintenir votre logis dans une propreté impeccable.

Il continua en soulignant encore une fois son statut d'invitée. Dieu qu'elle avait du mal à s'y faire ! Elle qui avait gagné chaque penny durement pendant plus de six ans, voilà qu'elle se faisait tout offrir du jour au lendemain ! Il y avait de quoi être désorientée.
A chaque indication qu'il lui donnait sur l'emplacement des produits ménagers, elle hochait la tête et mémorisait l'information. Quand il lui fit l'inventaire de ce qui se trouvait dans la cuisine, elle ne put s'empêcher de rire légèrement. Il lui demandait si cela la dérangeait de n'avoir que des féculents et des légumes pour dîner quand elle aurait dû se contenter d'un quignon de pain et un morceau de viande rassie ? Et encore c'était le menu des jours fastes !


- Oh ne vous en faites absolument pas, cela me convient tout à fait ! Si vous le souhaitez nous pourrons cuisiner ensemble ! A vrai dire j'ai aussi beaucoup à apprendre dans ce domaine.

Elle lui sourit tendrement et hocha la tête lorsqu'il répondit simplement à sa question sur ses préférences. Il ne semblait pas très difficile à contenter, c'était déjà quelque chose de bien. Il devait être probablement comme elle, heureux avec des plats simples et bien préparés quand d'autres ne se trouvaient satisfaits qu'avec la fine fleur de la cuisine anglaise dans leurs assiettes.

Quand James essaya de s'enquérir de ses projets concernant sa famille, son visage se referma. Si elle avait des frères et sœurs... Elle se souvenait toujours du petit enfant emmaillotté que sa mère tenait dans ses bras le jour où elle avait été envoyée à l'asile. Des mots de sa nourrice parlant à une femme de chambre lui revinrent en mémoire : ''C'est un garçon... Quel soulagement !''
Réclamer sa part d'héritage... Encore une chose à laquelle elle n'avait jamais pensé. Si ses parents s'étaient débarrassés d'elle comme cela, nul doute qu'ils avaient fait toutes les démarches nécessaires pour qu'elle n'hérite pas d'un seul mark. Peut-être que là-bas, il y avait une tombe à son nom dans le mausolée des Mölders. Encore qu'elle doutait fortement que ses parents lui accordent cet honneur. Désespérée, elle ne trouva pas la force de répondre et faillit tomber dans une sorte de mini-dépression comme elle en faisait parfois. Ce fut la main de James qui l'empêcha de sombrer dans le mutisme pour le reste de la journée.
Doucement, elle posa sa main dans la sienne et tourna sa tête vers lui pour lui décocher un sourire. Une fois relevée, elle tourna en riant, se prêtant au jeu du Lycanthrope. Le froufroutement des jupes amples qui suivaient son mouvement avaient quelque chose de magique et James lui redonnait un peu confiance. Une confiance qui s'envola bien vite quand il l'attrapa par la taille pour la rapprocher de lui. Le contact n'était pas du tout désagréable mais la jeune femme sentit le rouge lui monter à nouveau aux joues. Le manque d'habitude et l'attirance qu'elle ressentait pour ce jeune garçon qui l'avait sortie de la misère la paralysaient.
''My Lady''... Ce titre qu'il lui donnait fit rater un battement à son jeune cœur. Elle n'avait rien d'une Lady, il le savait, pourquoi l'appelait-il comme cela ? Tout se mélangea dans sa tête et elle eut un mal fou à comprendre la suite de sa phrase. Il voulait s'enquérir de ses préférences musicales, de sa maîtrise de la danse. Ce fut à la jeune femme de paraître gênée. Elle était bien indigne de son bienfaiteur... Elle n'avait aucune connaissance en cuisine, en musique ou en danse, c'était à peine si elle avait lu bien que sa maîtrise du français, de l'anglais et de l'allemand fussent irréprochables. La gorge serrée, elle répondit :


- Je ne sais pas... Mes parents ne m'ont jamais emmenée à un concert et je n'ai jamais eu les moyens de me payer une place dans un music hall ni à l'opéra. Je n'ai jamais appris à danser non plus, je suis navrée. M'apprendriez-vous ?

James l'avait dit. A partir de maintenant elle n'était plus une ouvrière. Il faudrait donc qu'elle se mette en quatre pour mériter l'attention de ce charmant jeune homme. Elle n'avait de bourgeoise qu'un semblant d'éducation mais c'était déjà un début ! C'était décidé, elle ferait tout pour le rendre fière d'elle !
Matt soupira devant les réactions de la jeune femme.


* Reprends toi un peu... Tu es complètement en train de fondre pour ce type que tu ne connais même pas ! *

* Je suis d'accord avec lui Charlotte. Il est très gentil et attentionné mais conserve une distance raisonnable tout de même. J'ai la quasi certitude qu'il ne te fera jamais de mal mais mieux vaut trop de prudence que pas assez... *

La jeune femme acquiesça silencieusement et regarda l'horloge, dans un coin de la pièce. Il était près de midi à présent, James devait avoir faim. Pour sa part, le lièvre entier qu'elle avait avalé lui remplissait encore l'estomac.

- Je crois qu'un bon repas vous ferait le plus grand bien ! Avez-vous envie de cuisiner avec moi ?

Elle se dirigea vers la cuisine en suivant ses indications, peinant à se repérer dans cette maison qui lui était encore étrangère. La pièce dans laquelle il la fit entrer lui arracha un petit cri de surprise. Les meubles en bois blanc, la cuisinière à charbon quasiment neuve, le sol carrelé... C'était la première fois qu'elle voyait une cuisine aussi bien équipée. Nul doute qu'elle parviendrai à faire de bons plats dans un tel environnement !
Il lui fallut un moment pour prendre ses marques et enregistrer dans quel tiroir se trouvaient les couverts et les assiettes, où étaient entreposés les pots de denrées en tous genres et les divers ustensiles de cuisine. Le gros volume de recettes sur la table attira son attention. Elle l'ouvrit aussi religieusement que pour une bible et commença à parcourir le sommaire. Son choix s'arrêta sur une poêlée de pommes de terre accompagnée de petits pois. C'était un plat qui servait d'accompagnement mais puisqu'ils manquaient de viande, il suffisait de doubler les portions pour en faire un plat. Pour le dessert, elle avisa un gâteau de Savoie qui avait l'air léger et simple à cuisiner. Elle présenta son choix à James d'un air interrogateur


- Qu'en pensez-vous, est-ce que cela vous convient ? Avez-vous ce qu'il faut ?

Une fois leur choix arrêté et les provisions sorties, Charlotte s'attela à l'épluchage des pommes de terre. Il ne lui fallut pas très longtemps pour comprendre la façon dont il fallait s'y prendre et même si ses pelures étaient encore trop épaisses, elle apprenait vite. Au moment de mettre les légumes dans la poêle, la jeune Lycane avisa un tablier trop grand pour elle dans un coin. Elle le saisit tout de même et essaya de l'attacher tant bien que mal autour de sa taille. Mais elle était bien en peine avec tous ces nœuds à faire, d'autant plus que la robe n'était pas conçue pour laisser une grande liberté de mouvement. D'une toute petite voix, elle se vit contrainte de demander à James :

- Pourriez-vous m'aider ? Je... Je m'en voudrais de salir la robe de votre mère en oubliant de me couvrir.

Une fois assurée que la toilette ne risquait rien, elle s'attela à la préparation du gâteau. Il lui fallut un moment pour se familiariser avec les instruments mais la débrouillardise lui permit de ne pas perdre trop de temps en mesurant les quantités nécessaires. Elle tint à remuer elle-même le mélange de la préparation, un peu maladroitement cependant. Après en avoir renversé un peu à côté les premières minutes, elle prit le coup de main, se démenant pour suivre la recette à la lettre.

Ce fut un tantinet échevelée mais heureuse qu'elle mit son gâteau au four et dressa la table pour James. Kiara la gronda gentiment en la voyant faire
.

* Voyons Charlotte, tu devrais manger toi aussi !*

* Mais j'ai déjà avalé un lièvre entier... je n'ai pas faim maintenant. *

* Faim ou pas, si tu ne t'habitues pas maintenant à manger à horaires fixes, jamais tu ne pourras prendre de poids ! *

Sur ces bonnes paroles, elle rajouta un couvert pour elle. Tenant à assurer le service, elle remplit généreusement l'assiette de James et se contenta de ce qui restait en laissant entendre au jeune homme qu'après son repas dans la forêt elle n'avait que très moyennement faim. Une fois attablés, elle le laissa manger d'abord, un peu nerveuse.

- Ce... ce n'est pas trop mauvais ?

Elle sourit nerveusement, toujours dans son optique d'être à la hauteur du statut de Lady que lui avait gentiment accordé le lycanthrope. Enfin, elle se décida à goûter aussi. Les pommes de terre étaient moelleuses et les petits poids juste cuits comme il fallait. Un soupir de soulagement fila entre ses lèvres : Elle s'en était bien sortie finalement !
Une bonne partie du repas s'écoula dans le silence mais Charlotte savait ce qu'il attendait. Parler de sa famille semblait une épreuve difficile mais James l'accueillait sans rien demander en retour. Il était en droit de savoir. D'un mouvement discret, elle reposa ses couverts et avala un verre d'eau pour se donner courage.


- J'ai... un petit frère. Il est né alors que j'allais avoir dix ans. Ce doit être un adolescent désormais... Je crois que c'est grâce à lui ou à cause de lui que mes parents ont finalement décidé de se débarrasser de moi.

Elle déglutit difficilement et mordit sa lèvre inférieure. Même après si longtemps, il était difficile pour elle d'admettre que ses parents ne l'avaient jamais aimée et attendaient le premier prétexte pour se débarrasser d'elle.

- Ils m'ont toujours tenue à l'écart d'eux... Mon père me détestait parce que j'étais une fille je crois bien. Une fois qu'ils ont eu un héritier ils se sont débarrassés de moi... Je suppose que c'était pour que leur richesse reste dans la famille et pour ne pas avoir à payer de dot. Même si je voulais récupérer ce qui me revient de droit je suis persuadée qu'ils ont déjà fait toutes les démarches pour m'empêcher d'hériter. Mais pour être franche, je préfère vivre toute ma vie dans la misère plutôt que de toucher le moindre centime de leur part.
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James Hunt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Mer 28 Aoû - 18:45


James ne pouvait comprendre qu'une personne pouvait grandir sans musique. Debout dans son majestueux salon, le corps collé à celui de son invitée, il se disait qu'il mettrait un temps fou à se lasser de cette personne bien trop mystérieuse à son goût, ce qui était un fort avantage.
Depuis tout jeune, James joue du violon tout comme sa mère avant lui, il ne fait qu'un avec son instrument qui pour lui est beaucoup plus précieux qu'une arme ou qu'un bijou . Le lycanthrope se ferait un immense plaisir d'emmener la jeune Charlotte à l'Opéra , au Théâtre, au Music Hall et autres lieux de divertissements artistiques.


- Dès que vous le souhaiterez, je vous apprendrais la danse et le violon. Que diriez-vous d'un concert privé ce soir par exemple, avec mon instrument? Cela me ferait plus que plaisir.


Mais Charlotte semblait préoccupée, et il connaissait cette expression : les yeux ailleurs, un vif mouvement de tête, comme si elle écoutait les murmures de ses entités, James sourit, après tout, elle était une lycanthrope comme lui. Mais voilà que midi approchait, et son estomac le lui faisait sentir. Le bourgeois avait sauté un repas pour aller chasser ce qui lui arrivait peu fréquemment. Avait-elle entendu le grognement de son estomac ? En tout cas, le regard de Charlotte s'était orienté vers l'horloge et sans plus attendre, elle lui proposa de passer à table. Parfait songea-t-il !


-Je ne sais pas bien cuisiner, pour aujourd'hui je vais juste vous regarder faire.

Elle se dirigea vers la cuisine, suivit de son hôte. Son petit cri de surprise le fit presque trébuché puisqu'il n'était pas encore entré dans la pièce. Il pensait que quelque chose effrayait l'ouvrière, alors d'un pas accéléré il atteint la cuisine à son tour, mais rien. Charlotte était simplement en extase devant cette pièce, ce qui fit rire le lycanthrope. Il la regardait prendre ses marques, ses repères, tâter les ustensiles de cuisine. Mais son attention se fixa sur le livre de recette, elle l'ouvrit soigneusement et ses yeux défilèrent le long de la première page. Une poêlée de pommes de terre accompagnée de petits pois, cela ferait parfaitement l'affaire de plus, il adorait les gâteau pour ce qui était du dessert.




-Je n'ai rien à dire, vous avez ici tout ce qu'il faut. J'ai plus de légumes et de féculant qu'il n'en faut contrairement à la viande.




Charlotte se mit alors au travail, elle sorti les légumes et tout se qu'il fallait avec . James trouvait sa façon d'éplucher les pommes de terres beaucoup mieux que la sienne ce qui lui fit songer qu'il devrait lui aussi se mettre à la cuisine un jour. Un tablier était accroché à un pic contre le mur, il y en avait trois en tout, un rouge un blanc et un bleu. Charlotte en prit un , beaucoup trop grand pour elle puisqu'ils étaient tous à la taille de James. Le jeune homme la vit donc se tortiller pour essayer de l'attacher das son dos, il voyait bien que le mouvement de ses bras était limité à cause de la robe de Lana, mais il n'osait aller l'aider, de crainte que son geste soit quelque peu déplacé. Cependant à sa grande surprise, le visage gêné de Charlotte se tourna vers lui, et d'un petite voix elle lui demanda son aide. James lui offrit tout d'abord comme réponse un visage étonné , l'arc de ses sourcils arrondi et la bouche étirée. Mais il finit par se masser la nuque avant de se décider d'aller l'aider.


Son rapprochement avec Charlotte n'était pas une bonne chose pour James. Il savait bien que son affection et sa faculté à s'attacher aux jeunes gens était bien rare à cette époque, et plus l'affinité entre lui et Charlotte grandissait, plus il se sentait embarrassé pour elle. Si seulement elle le comprenait peut-être l'aidera-t-elle, dans le cas contraire, elle pourrait simplement se moquer de lui, mais même si ces jeunes adultes ne se connaissaient que depuis quelques heures, James savait qu'elle n'était pas ce genre de femme.


Lentement, il s'approcha de Charlotte , le ventre contre son dos. Il regarda les courbes de ses hanches avant de prendre soigneusement les deux rubans , qu'il lissa à l'aide de son pouce . Peut-être sentait-elle son parfum, son souffle, ou son cœur battre régulièrement, mais James ne pouvait voir le visage de Charlotte qui n'était pas tourné ver lui. Il tira alors sur les deux rubans avant de les attacher en nœud simple de lacet. Il tira légèrement sur les boucle avant de soupirer.



-Dîtes-moi si le nœud est assez serré voir trop.. Je peux le refaire sinon.


Mais James priait pour que la réponse soit négative. Il ne voulait toucher à nouveau Charlotte, de peur de faire un pas de trop, où qu'il se fasse passer pour le pire des séducteurs.


Une fois chose faite, James regardait Charlotte cuisiner par dessus son épaule. Il ne dit rien, ne voulant la déconcentrer, mais tout avait l'air parfait. Elle s'arrêta et il comprit que c'était prêt. Il s'assit alors après avoir mit l'eau sur la table. L'odeur du gâteau au four pouvait déjà se humer , au plus grand plaisir de James qui en raffolait. Charlotte avait déjà mit la table, et le lycanthrope était bien heureux de voir qu'il y avait deux couverts. Elle venait de servir une portion beaucoup plus important à son hôte qu'à elle même , ce qui fit sourciller ce dernier. Il ne se fit pas prier pour donner un peu de sa part à son invitée , un sourire narquois aux lèvres, puis il prit la première bouchée.
Il mâcha puis avala, le regard sévère vers son assiette. Un silence se fit avant que Charlotte le questionne sur le goût. James semblait hésitant, perplexe. Il soupira comme las.








-Non, cela ne va pas...








Il laissa un temps avant de goûter un autre bouchée, cette fois-ci de petit pois.








- C'est bien trop bon pour une première dans cette cuisine.


Reprit-il. James aimait taquiner Charlotte, c'était déjà la deuxième ou troisième fois. Il lui sourit cette fois-ci en la regardant, attendant sa réaction.




-C'est vraiment très bon Charlotte, je n'ai pas besoin de mieux. Je vais finir par ne plus me passer de vous !




Après quoi, Charlotte se mit à goûter sa « création » , et James vit les traits si fins de son visage se détendre, il le savait, elle était fière d'elle !



Un petit silence s'était installé à table, puisque les deux jeunes gens se doutaient déjà du sujet principal qu'ils allaient aborder. Charlotte se crispa légèrement avant de prendre la parole. Il l'écouta respectueusement jusqu'à sa dernière phrase, mais ses mains tremblèrent tout comme sa voix. James ne faisait que la regarder sans dire un mot, puis il posa sa main sur la sienne pour la recouvrir. Son regard se logea dans le sien, il attendit que sa main cesse de trembler avant de lui répondre.


- Nous ne choisissons pas notre famille, avoir une relation tendue avec ses parents doit être une torture, et je suis vraiment navré de ne pouvoir compatir à ce malheur que vous avez enduré puisque je n'ai pas eu la même enfance que vous. Ce qui est sûr, Charlotte, c'est qu'une mère, aussi dure soit-elle, éprouvera toujours un minimum d'amour pour l'enfant qui a grandit en elle, c'est une certitude, qu'elle le nie ou non. Je ne sais pas si cela peut vous rassurer, je ne suis pas la meilleure personne pour consoler les gens.. Mais l'héritage n'est pas une chose à prendre à la légère. Vous avez vos droit, vous devez montrer qui vous êtes. Et vous êtes une femme forte Charlotte, une femme forte issue d'une famille bourgeoise qui a enduré bien des choses que des personnes de bonne fortune ne souhaitent jamais endurer, pourtant vous avez survécu, et je vous ai rencontré. Charlotte, vous êtes à présent sous ma responsabilité, vous n'êtes plus dans la misère tant que vous restez à mes côtés. Dans la vie, il faut avoir un objectif pour ne pas sombrer... Je ne sais pas si vous en avez un, survivre est déjà un bel objectif, mais quel en est le but ? Il vous faut une raison de vivre, une raison à votre force. Si j'étais vous.. Je.. Je me montrerai à ma famille, pour leur montrer qu'à présent je ne vis plus dans leur ombre, mais par moi-même et que j'y ai trouvé un intérêt.. Quitte à mentir, je leur montrerai que leur méchanceté et leur cruauté n'a plus d'impact à présent...

James allait trop loin, il venait de se lancer dans un monologue alors que l'histoire ne le concernait pas. Il ne voulait en aucun cas rendre Charlotte triste, ou la contrarier. Il retira brusquement sa main de la sienne, embarrassé.


- Pardonnez-moi.. Je suis allé trop loin. Tout ce qui importe à présent, c'est que vous êtes à mes côtés, et que je ferai de mon mieux pour vous rendre rassurée, et épanouie. Et si un jour vous n'avez plus besoin de moi comme couverture, je ne vous empêcherai pas de retrouver votre indépendance.


James semblait si sérieux dans son regard, il ne faisait que contempler Charlotte réagir à ses propos.


Le temps passa et le gâteau était cuit. James se leva avant Charlotte pour l'atteindre et le sortir. Un grand sourire enfantin éclaira son visage.




-Il est parfait Charlotte !


S'exclama-t-il avec enthousiasme avant de le couper en quatre. Il donna une part à son invitée dans une nouvelle assiette, avant de s'en donner une, puis il mit les restes au frais. Il s'assit de nouveau et le goûta à la petite cuillère en même temps que son invité.


-Il est aussi bon qu'il n'en a l'air... Vous m'épatez !


Comment savourer un gâteau quand on est aussi gourmand que lui ? En quelque minutes, il l'avait déjà dévoré (proprement bien sûr) puis doucement il se massa le ventre, heureux de festin.


-Je n'ai même pas besoin d'un vraie cuisinière grâce à vous. Merci pour ce délicieux repas Charlotte.




James lui offrit un sourire, en attendant qu'elle finisse, puis il débarrassa la table et mit le tout à la vaisselle. Il fit couler l'eau et lava tout les couverts, en profitant de temps en temps pour éclabousser Charlotte, d'un air joueur. James était bien, il était heureux même. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas eu de compagnie, et cela faisait même une éternité qu'elle ne fut pas aussi bonne. Les entités du jeune hommes ne pouvaient s'empêcher de soupirer ce qui stoppa net le bourgeois.




-Dîtes-moi, Charlotte.. Vos entités aussi ne cessent de commenter ce que nous faisons ensemble ? Les miens n'arrêtent pas, c'est embêtant non?


James ne perdait pas son sourire, bien sûr il adorait ses entités, il faisait cela pour les embêter, les faire grogner, puisque quand il y parvenait, il se sentait incroyablement supérieur. James était presque sûr qu'ils étaient rouges d'embarras à l'instant présent.


-Ils disent que je me suis trop facilement rapproché de vous, que ce n'est pas très bon.




James avait les yeux rivés sur sa vaisselle, et non sur Charlotte. Sa voix était basse mais nette. Puis il tourna son visage, sérieux en expression, malgré son joli sourire étiré sur ses lèvres.


-Vous pensez de même ?






Le temps passa, la vaisselle fut finie, et James demanda à Charlotte de quitter la cuisine avec lui.
Il était plus d'une heure à présent, et James se demandait bien ce qu'il pouvait bien faire avec elle.
Un idée lui traversa l'esprit. Il prit la main de Charlotte et l’entraîna dans le hall d'entrée avec enthousiasme, avant de monter des escaliers en pressant le pas.




- Nous allons dans ma chambre !


Il traversa le couloir et atteint la dernière porte qu'il ouvrit. Il fit entrer son invité, d'un geste purement galant. Tout était rangé, hormis son bureau et son étui de violon. La chambre était spacieuse comme la chambre blanche, et très bien éclairée.


- A vrai dire, je me sens plus à l'aise dans la chambre blanche, mais elle n'est pas faîte pour une personne comme moi... Alors je reste dans celle-ci et je garde l'autre pour les invités d'exception, tout comme vous.




Un sourire en guise d'accompagnement et la phrase était dite. Il se dirigea par la suite vers le fond de sa chambre, là où était placé le grand lit, face au chevalet. Il pointa la structure en bois avant de s'adresser à Charlotte.


-Que diriez-vous de peindre avec moi ? La toile est déjà mise.




En effet, la toile était déjà posée. Au dessous, une palette, accompagnée de pinceaux, d'huile, de peinture de crayon de compas et de fusain . Les « œuvres » de James se trouvaient dans son atelier, puisqu'il en avait plus de trente, et qu'elles encombraient l'espace.


Je veux vous voir à l'œuvre... Ensuite,une fois terminé, si vous le souhaitez, nous pourrions...




James fut silencieux . Il se massa de nouveau la nuque, nerveusement tout en regardant le plafond, avant de reprendre d'une voix embarrassée.

- Nous pourrions nous diriger vers la bibliothèque pour... Pourquoi pas,envisager une petite lecture... Qu'en pensez-vous ?







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Charlotte Pitt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Dim 1 Sep - 9:35

Charlotte avait rapidement pris ses marques dans la cuisine et ne s'en sortit pas trop mal pour son premier repas. Elle avait été gênée un moment par la nécessité de demander à James de lui faire le nœud de son tablier. La peur d'être inconvenante en lui faisant une requête pareille ainsi que la timidité lorsqu'il s'était approché d'elle pour l'aider l'avaient paralysée pendant plusieurs secondes. Elle avait senti la pression légère de son corps sur le sien, respiré son odeur, deviné son souffle et les battements de son cœur. Mais toute à son propre malaise, elle n'avait pas remarqué que le jeune homme était aussi perturbé qu'elle par ce contact un peu trop rapproché.

Mais bien vite, ce petit incident fut oublié et elle se mit en quatre pour préparer un repas convenable. Bien sûr, elle renversa un peu de pâte en remuant le gâteau, perdit quelques petit pois et fit brûler plusieurs pommes de terre mais si l'on omettait ces quelques détails, l'ensemble n'avait pas l'air trop dégoûtant.
Lorsqu'elle servit, prenant soin de remplir l'assiette de James plus que la sienne, celui-ci rééquilibra les parts avec un petit sourire. La jeune lycane allait bien protester que le lièvre du matin lui remplissait encore l'estomac mais elle se ravisa, devinant bien que son hôte ne voudrait rien entendre. Elle le regarda prendre la première bouchée en silence. Son regard sévère l'inquiéta immédiatement, aussi l'interrogea-t-elle sur la qualité de ce qu'elle avait servi.
Son air perplexe, son soupir las lui firent perdre toute couleur mais lorsqu'il annonça tout de go que son repas n'allait pas, elle en perdit le souffle. Trop abasourdie pour même oser se lever et proposer de recommencer, il avala une seconde bouchée avant de reprendre, permettant à Charlotte de reprendre son souffle au moment où elle réalisait que le jeune Lycan la taquinait simplement.

Dans un long soupir de soulagement, un sourire qui trahissait à la fois l'hilarité et la gêne avait fleuri sur son visage.


- Enfin, Monsieur Hunt ! Vous m'avez fait peur, ce n'est vraiment pas charitable !

Elle avait prononcé ces mots sans aucune intention de remontrance, mais elle souhaitait faire comprendre à James qu'elle l'avait réellement cru. Celui-ci, sans doute pour se rattraper, lui exprima le fond de sa pensée, la faisant rougir en exprimant le fait qu'il ne pourrait plus se passer d'elle. Enfin, elle goûta elle-même son plat et se décrispa tout de suite. Elle s'en était bien sortie !
Plus tard, elle fit un grand effort pour se confier à lui et lui relater enfin l'histoire de sa famille. James parut profondément touché par cette histoire et il commença lui-même à parler, longtemps. Selon lui, elle devait se présenter à sa famille, réclamer son héritage. Mais comment le pourrait-elle ? Rien que l'idée de retourner sur sa terre natale lui mettait la peur au ventre. Après tous les efforts qu'elle avait fait pour fuir son pays, pourquoi y reviendrait-elle ? Le jeune Lycan était plein de bons sentiments et son discours était fondé mais il ne saisissait pas encore l'ampleur du problème qui pesait sur ses maigres épaules. D'un air navré, elle le regarda en essayant de lui accorder un pâle sourire. La pression de sa main sur la sienne lui accordait un peu de réconfort mais la mettait mal à l'aise en même temps.


- Mr Hunt, les choses ne sont pas si simples... Mes parents m'ont envoyée dans un asile de fous. En Allemagne, je suis considérée comme atteinte mentalement et donc inapte à posséder et gérer une fortune. De plus... cela va faire cinq ans que je me suis échappée de l'asile. Ils ont dû me déclarer morte depuis. Et en 10 ans, j'ai sans doute changé, j'ai toutes les chances de penser qu'ils ne me reconnaitraient pas et quand bien même, rien ne les empêcherait de clamer haut et fort que je ne suis pas leur fille. Que vaudrait la parole d'une inconnue débarquée d'Angleterre contre celle d'une riche et respectable famille ? Peu de choses je le crains... Et je n'ai pas envie de retourner en Allemagne pour une histoire d'héritage. Je ne veux pas de l'argent de mes parents, simplement leur amour et leur considération.... Mais c'est impossible. Elle fit une pose pour boire un peu et observer les reflets de la lumière dans l'eau, d'un air pensif. Vous m'aviez demandé si j'avais un objectif dans la vie... Survivre, mais comme vous l'avez dit il n'y a pas réellement de but à cela. En réalité... J'aimerais bien trouver un homme qui veuille de moi, me marier, fonder un foyer, avoir beaucoup d'enfants que je comblerai d'affection. Je me moque de vivre avec beaucoup ou peu de moyens. Une famille aimante et unie, c'est tout ce que je souhaite.

Il finit par rompre le contact entre eux pour présenter ses excuses. La promesse qu'il lui fit la rassura déjà en elle-même. Bien sûr, elle ne se sentait pas encore chez elle mais James l'avait mise en confiance et déjà elle commençait à se sentir plus en sécurité dans cette maison. Elle n'avait pas besoin de courir ni de se demander ce qu'elle mangerait au prochain repas ni quand elle le mangerait. C'était... Incroyablement relaxant. Mais quand il lui parla de la laisser partir dès qu'elle aurait trouvé son indépendance, elle devina comme une pointe d'amertume ou de regret. Charlotte se promit alors de ne jamais le laisser seul tant qu'il n'aurait personne d'autre pour emplir sa vie.

Une odeur douce vint ensuite leur chatouiller les narines. Son gâteau était cuit ! Elle esquissa un geste pour se lever mais déjà, James s'était chargé de le sortir du four. Le sourire qui illumina son visage à sa vue lui réchauffa le cœur. Il restait malgré tout un grand enfant...
Elle le laissa servir et ranger le reste avec un regard tendre. Son gâteau avait l'air réussi... Doré à point, l'intérieur semblait moelleux et aéré. Ils le goutèrent ensemble ; James était aux anges. Elle sentait sa gourmandise d'enfant pour les friandises et les gâteaux et l'effort qu'il faisait pour se réfréner afin de ne pas tout avaler d'un coup.
Ses compliments la firent rougir et sourire. Qu'il la compare à une cuisinière était flatteur, d'autant plus que c'était la première fois qu'elle se lançait dans la préparation d'un repas. Rougissante, elle lui dédia un adorable sourire


- C'est moi qui vous remercie, James...

Elle l'aida à faire la vaisselle et s'occupa des assiettes ainsi que des verres quand il se chargeait des couverts. Un petit rire s'échappa de sa gorge quand il l'éclaboussa et elle se permit de riposter, mouillant délicatement le visage du jeune homme dans une éclaboussure. Soudain il s'arrêta net, ce qui lui fit froncer les sourcils. Ainsi ses entités étaient bavardes... Charlotte se rendit compte qu'elle n'avait que très peu entendu les siennes depuis qu'elle était en compagnie de James. Tout en s'emparant d'un torchon, elle répondit :

- A vrai dire les miennes se montrent plus silencieuses qu'à l'accoutumée... Que vous disent-elles donc de si embêtant ?

Elle l'écouta calmement. Ses entités avaient eu la même réaction que les siennes.

- Eh bien... Mes entités m'ont dit que je devais me montrer prudente et ne pas vous accorder ma confiance trop vite. Mais... Je ne peux m'empêcher de me dire que vous êtes un homme de bien. Vous avez tant fait pour moi, je ne peux pas imaginer un seul instant que vous puissiez me vouloir du mal.

Une fois la vaisselle finie elle défit son tablier et le rangea avec les autres. James sembla alors avoir une idée car il prit sa main si soudainement qu'elle en eut un hoquet de surprise. Où l'emmenait-elle ? La réponse à sa question muette la fit rougir. Dans sa chambre ? Mais... Etait-ce bien convenable de la faire entrer là-bas ?
Elle entra la première comme le voulait les convenances et admira la pièce, quasiment impeccable, spacieuse et illuminée. C'était vraiment un petit nid douillet... Mais que venaient-ils faire ici au juste ?
Au moment où elle avisait le chevalet et le matériel de peinture, le jeune homme lui proposait de peindre. Avec un petit rougissement, elle bafouilla :


- Eh bien... Oui mais je n'ai... Je n'ai jamais utilisé de peinture.

Visiblement, le jeune homme avait encore une autre idée derrière la tête. Elle attendit qu'il lui parle, avec une légère appréhension. Pourquoi avait-il besoin d'être si tendu ? Avait-il quelque chose d'embarrassant à lui demander ? Une violente émotion la secoua et alerta ses deux entités. Matt compris instantanément et la nargua de sa petite voix moqueuse.

* Charlotte, je sais à quoi tu penses ! Arrête de t'affoler comme une vierge effarouchée, je pense vraiment pas que c'est le genre de garçon qui va penser à te proposer une partie de jambes en l'air, même sur ce ton là. *

Le visage de la jeune femme vira au rouge carmin pendant que l'écureuil éclatait de rire. Malgré toute sa contenance, même Kiara ne put se retenir de pouffer. Mais comme l'avait dit le petit animal, James lui proposait simplement une lecture, ce qui lui arracha un soupir de soulagement intérieur. Comment avait-elle pu penser à une telle chose ne serait-ce qu'un seul instant ? Ce n'était vraiment pas convenable pour une jeune fille, où avait-elle donc bien pu avoir la tête ?
En titillant nerveusement les plis de sa robe, elle murmura :


- Une lecture... Oui, ce sera parfait!

Elle s'avança ensuite vers le chevalet, le toucha du bout des doigts presque religieusement. Elle le considéra un instant, jusqu'à-ce qu'elle ne se rende compte qu'il n'y en avait qu'un.
D'un air perplexe, elle se tourna vers lui.


- Vous ne peignez pas ? Je veux dire... Il n'y a qu'un seul chevalet.

Elle se mordilla la lèvre. Soudain, une idée germa dans son esprit, faisant pétiller ses yeux d'émeraude. L'index levé, elle lui sourit avant de s'asseoir sur le petit tabouret de peintre qui était posé tout près.

- Je pourrais faire votre portrait, qu'en dites-vous ? Ce serait un bon moyen de m'exercer au dessin avec modèle...

N'ayant aucune idée de la façon d'utiliser la peinture, elle préféra se rabattre sur le fusain, dont la technique semblait plus se rapprocher de celle du dessin à la craie grasse ou à la mine de charbon. D'abord incertaine, elle prit la première qui vint à elle et l'enserra de ses doigts fins avant de se plonger dans la contemplation du visage de son hôte. Il était indéniablement beau, ses traits étaient si fins et délicats... Un véritable ange ! Par où pourrait-elle bien commencer ? Peut-être la forme du visage, ce serait le plus simple.
Par de petites touches régulières, elle commença à tracer le contour le plus discrètement possible, relevant constamment la tête pour s'imprégner des traits du Lycan afin de rester fidèle à sa physionomie.


- Mr Hunt... Parlez-moi un peu de vous, je pense que nous avons assez discuté de mes malheurs pour aujourd'hui. Comment était votre enfance ?

Elle lui souriait doucement, repassant sur les traits dont elle était sûre. D'une main plus sûre, elle commençait à tracer les vagues fines et fluides de ses cheveux
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James Hunt
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Proie(s) : Aucune proie, cependant , garde une haine profonde contre un certain vampire. Il chasse des animaux quelques mardi, même s'il essai de minimiser le plus ces chasses, vu qu'il n'aime pas tuer.
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Dim 1 Sep - 20:37

Il faisait chaud dans cette grande pièce, malgré le froid extérieur, grâce à l'isolement des murs.
James retira son veston soigneusement avant de le plier sur le lit, puis il déboutonna le premier bouton de sa chemise. S'il avait été seul, sans aucun doute il aurait enlevé ce vêtement, mais il ne voulait pas embarrasser la jeune femme.


-Veuillez m'excuser, j'aime beaucoup la chaleur mais mon corps ne la supporte point assez pour rester trop chaudement habillé.


James ne comprenait pas encore la raison pour laquelle les joues de Charlotte prenaient une mystérieuse teinte de pivoine alors qu'il lui proposait de lire plus tard dans la journée. Il regarda autour de lui, et il pouvait finalement comprendre que l'environnement était bien gênant pour une femme comme elle. Se trouver dans la chambre d'un homme (qui éprouve une visible attirance pour elle), qui plus est dont la température était assez élevée, pour seulement peindre, rendait la situation comique. James se mettait à son tour à montrer quelques rougeurs, mais par fierté masculine il fit de son mieux pour les camoufler.


Charlotte se dirigea vers le chevalet, elle toucha la toile soigneusement, comme l'on touche un trésor. James songea donc à quel point elle était un brin de femme d'une douceur infinie. Tout ce qu'elle touchait, elle le faisait avec respect et délicatesse. Elle était un diamant brut, qu'il fallait tailler pour la perfectionner en une magnifique pierre précieuse. Mais la forme simple et originale de Charlotte était déjà si belle. James comptait à ce qu'elle participe aux bal dont il pouvait être invité, aux rendez-vous officiels , en tant que charmante Lady, mais le lycanthrope ne voulait en rien la changer. Cette naïveté, et cette admiration pour tout ce qu'elle voit de soit-disant « précieux » était purement adorable.


-Mais Je peux peindre tous les jours, profitez-en, vous. Je déplacerai ensuite le chevalet dans votre chambre, que vous puissiez vous amuser pleinement.


Elle se mordit la lèvre suite à sa réponse. Dieu comme elle était captivante, il ne pouvait détacher ses yeux d'elle. Alors son visage s'éclaira quand elle s'était mise à sourire, son enthousiasme était des plus contagieux. Il répondit gentiment à sa proposition de servir de modèle en traînant une chaise de bureau près du chevalet. Il s'assied à côté de cette structure en bois, en face d'elle, et se tint droit. Son regard perçant et argenté était figé sur le visage de Charlotte. Elle s'empara du fusain, et redressa son visage pour contempler le sien. Un frisson s'empara de son corps , Charlotte avait cette chose dans le regard que les autres n'avaient pas. Maigre ou non, elle avait don d'un charme à en couper le souffle selon le lycanthrope. Il suffisait de quelques kilos en plus, et la jeune allemande ferait tourner plus d'homme sur son passage, mais ce côté fragile, James l'aimait. Il lui donnait encore plus l'envie de la protéger, et il se jura à lui même que jamais il ne la laisserai partir tant qu'elle ne soit totalement lassée de lui. Une femme comme elle, rêvant d'une famille aimante, ne mériterai qu'amour et bonheur. Ce rêve si charmant, peu de personnes le souhaitaient encore, trop obsédé par le désir de richesse ou de vengeance. « Vengeance »... Objectif haineux qui hantait cet homme depuis plusieurs années déjà, alors qu'il était incapable par le passé de mépriser qui que ce soit. Charlotte, cette petite brune dont le sourire réchauffait les cœurs, James aurait tout donné pour la présenter à ses parents, pour leur montrer que le monde n'était pas perdu dans la haine, qu'un être humain,même dans la misère, pouvait encore rêver d'amour.


Elle lui demanda de parler de son passé, chose qui fit sourire son hôte. Un vague de tendresse emporta le corps de James, il croisa ses doigts avant de souffler doucement.


-Je suis un homme très bavard, si je commence à parler, cela risque de prendre du temps. Mais puisque vous me le demandez Charlotte.


Pour un si charmant sourire, James pensait qu'il aurait pu faire n'importe quoi. Quitte à parler de ses objectifs.


*Oh, James Louis Théo Hunt, tu ne penses pas être trop imprudent là ? Et si tu lui parlais du « Flocon » et que cela se retourne contre toi, que fais-tu? *


*Cela n'arrivera pas. Regarde-là bien, a-t-elle une tête à être l'alliée d'un vampire sanguinaire ? *


*James, tu t'attaches beaucoup trop vite à mon goût. Raconte-le lui, mais ne pars pas trop loin. Ce n'est pas parce qu'elle te plaît que tu dois réagir comme un adolescent. *


*Rigardo, je lui fais confiance. *


*Moi aussi,Rigardo, je penses qu'il a raison... Parle-lui sans crainte Jami, c'est une jeune fille de confiance. *


Rigardo ne dit plus rien. Quand Zavir était du côté de James, il le laissait très souvent avoir le dernier mot. Mais l'entité en gardait un goût amère, il ne pouvait faire confiance à n'importe qui.


*Ne t'inquiète pas, je lui parles juste de mon passé, je ne vais pas lui dire que j'organise un attentat non plus. *


Annonça James à son entité première qui ne put s'empêcher de rétorquer de surprise.


*Comment , tu as organisé un attentat ?! *


*C'est une façon de parler Rig, bien sûr que non je ne suis pas un terroriste. *
Se justifia James , le sourire aux lèvres, mais il se rendit compte qu'il faisait attendre son invitée. Il reprit immédiatement la parole.


-Excusez-moi Charlotte, j'étais en plein petit débat avec mes entités !


Le bourgeois se rassied correctement sur sa chaise avant de commencer son récit.


-Tout d'abord, je suis né de parents lycanthropes tout comme moi, ce qui est un fait rare et un avantage fou, je n'avais pas à avoir peur de montrer à mes parents que j'étais différents des humains. Je vivais en pleine Bretagne, tout près d'une forêt aux légendes : Brocéliande. Oh Charlotte, si vous la connaissiez comme je la connais.. C'est une si jolie région où il fait bon vivre malgré le temps pluvieux ! Les gens y sont très chaleureux et j'y étais heureux. Mon père était très strict mais une affection visible se lisait dans ses yeux, ma mère, elle... Elle était une femme des plus douces sur cette Terre, douce comme il n'y en a que très peu. Elle m'apprenait le violon, cet instrument qui devenait mes ailes d'oiseaux lorsque je voulais m'échapper des responsabilités que m'imposait mon père, puisque ma famille était très aisée et que j'en étais l'héritier. Je vivais très bien, entre les entraînements intensifs -physiques ou intellectuels- donnés par mon père, et les sorties , les cours de violon et ceux de bonnes conduites donnés par ma mère. Je ne pourrai jamais me plaindre de mon enfance, qui fut celle d'un pourri gâté comparée à d'autres. Jamais je ne pourrai ne pas remercier mes parents pour l'éducation qu'il m'ont offerte. Mes parents étaient respectés de leur clan, tout comme des humains. Nous vivions en harmonie. Certes, les humains ne connaissaient notre véritable nature, et nous avions un clan de lycanthropes pour les chasses du mardi soir. Mais la famine menaçait notre village, nous prenions trop de viande dans la forêt, si bien qu'il n'en restait plus assez pour les humains qui décidèrent d'exterminer ces « monstres » qui rôdaient en forêt, c'est à dire nous. Mon père, qui pour moi était indestructible mourut un soir alors que les humains nous pourchassaient, son attention était reportée sur son fils qui débutait la chasse, oui, c'était moi. J'étais un très jeune adolescent quand je fut privé de mon père. C'est cet homme. Il s'appelait Joseph Hunt.


James pointa du doigt un tableau accroché au mur, face à une imposante armoire. Un homme, représenté jusqu'au buste était peint. Le regard gris sombre et fier, les cheveux d'un noir corbeau, les sourcils épais et légèrement froncés. Un homme loin d'être déplaisant mais aux traits sévères. Un air de famille se voyait tout de même entre lui et son fils dans le bas du visage, même si sur le portrait, Joseph ne souriait pas. Au côté de ce tableau, figurait un second , représentant une femme incroyablement séduisante aux trait fins, à la longue chevelure couleur châtaigne. Ses petits yeux d'un marron très clair étaient bridés par son petit sourire. La ressemblance avec James était frappante , elle était une sorte de représentation féminine de lui malgré la couleurs des yeux qui n'était pas identique.


-La femme représentée juste à droite est ma mère, mais vous avez déjà vu un portrait d'elle dans votre chambre. Lana Hunt . Une femme respectable qui s'occupa de moi comme personne après la mort de mon père. Elle m'entraîna pendant plusieurs années, mais ne perdait jamais ses traits tendres. Je l'aimerai toujours. Nous ne nous sommes disputés qu'une seule fois au sujet de fiançailles avec une fille du village voisin. Une amie aux parents de mon père. Sa dot était intéressante et elle avait presque mon âge. Mais c'est une autre histoire, qui ne restera pas longtemps dans les annales je pense. Je l'ai perdue elle aussi de façon dramatique il y a quelques années... Elle fut assassinée par un vampire que je poursuit depuis, voilà pourquoi je suis à Londres, puisqu'il y vit. Je n'ai pas arrêté mes recherches sur ce démon depuis. Il est mon seul ennemi, la seule personne que je méprise, puisque c'est un homme qui n'avait aucun but à tuer, et qui a jeté son dévolu sur la personne la plus chère à mes yeux. Depuis, je n'ai personne dans ma vie à qui je suis particulièrement attaché. Certains amis sans doute en Bretagne, mais rien de passionnel puisque je suis parti sans regret. A mes yeux mon enfance était belle, mon adolescence s'est compliquée comme vous avez pu le constater. J'ai du être indépendant bien rapidement mais maintenant j'ai un objectif. Et grâce à lui je vous ai rencontré, et cet instant présent Charlotte, je peux vous dire que vous êtes une personne chère à mes yeux. Je ne veux pas vous perdre si vite. Certes je m'attache incroyablement vite aux gens, mais généralement cela n'en vaux pas la peine. Cependant vous êtes différente.
Voici donc l'histoire de mon passé, contenant mon enfance et mon adolescence ! Passionnant non ? J'espère que vous ne vous êtes pas endormie sur place.


James souriait nerveusement. Il avait moins chaud que précédemment, il reboutonna correctement sa chemise avant de passer une main dans ses cheveux qui le gênait pour voir son col.


-Montrez-moi votre œuvre quand elle sera terminée, j'ai hâte de voir le rendu.


James se trouvait pourtant à côté du chevalet, mais par respect pour l'artiste, il ne regardait pas les traits de son fusain, mais seulement son visage. De toute façon cela était bien plus intéressant pour les yeux.


-Pouvez-vous me raconter une anecdote joyeuse de votre vie Charlotte ? Vous me connaissez presque entièrement à présent, alors je veux tout savoir de vous.



Un grand sourire s'étira sur ses lèvres pâles, montrant toutes ses dents blanches et bien ordonnées.

James se demandait ce que ressentait Charlotte à son égard. Était-elle aussi troublée que lui ? Était-ce seulement de la sympathie, ou aussi un peu d'attirance ? L'aiderait-elle dans sa chasse au vampire ? Ce qui était certain, c'est qu'il aimait plus que tout sa compagnie.
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Charlotte Pitt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Dim 8 Sep - 19:00

Charlotte rougit davantage encore quand James retira son veston et défit le premier bouton de sa chemise. Elle n'avait jamais vécu dans le grand monde mais elle avait plusieurs fois entendu que ce genre de chose ne se faisait pas. Que cherchait-il donc à faire ?
Pendant que le jeune Lycan expliquait qu'il supportait mal la chaleur la jeune femme sentait déjà le sang affluer à ses joues blanches comme neige au moment où elle balbutiait un rapide :


- N-ne vous en faites pas, il n'y a aucun mal...

Matt riait toujours de la gêne de l'ouvrière quand James se rendait enfin compte de quoi la situation aurait pu retourner. Deux jeunes gens qui se plaisaient visiblement, dans la même pièce – et une chambre de surcroit ! - alors que l'un des deux protagonistes avait déjà retiré un vêtement et ôté un bouton de chemise... Il y avait là de quoi effaroucher les ménagères vertueuses du quartier pour les trois semaines à venir !
Un instant, son regard d'émeraude croisa celui de James, de la couleur du temps. Un courant passa entre eux, une petite étincelle invisible qui fit que l'un et l'autre semblèrent comprendre le fond de leur pensée. En un instant, elle baissa la tête pour cacher ses joues cramoisies pendant qu'il tentait de se contrôler pour ne pas perdre de contenance.

Afin de changer de sujet, elle s'approcha du chevalet, bien inconsciente que la dévotion et le soin qu'elle apportait à cet objet qu'elle n'avait jamais vu susciterait autant d'émoi chez son hôte. Pour elle, cet objet qu'elle n'aurait jamais pu se payer relevait d'un luxe tellement impensable dans l'East End qu'elle le traitait comme si il s'agissait d'un vase antique ou d'armoiries précieuses. Qu'aurait-elle fait si elle avait continué sa vie en Allemagne ? Très certainement, elle se serait assise sans se poser de questions, peut-être en bousculant un peu les pieds en bois qui maintenaient la structure, et se serait servie allègrement de peinture.
Mais elle n'appartenait plus à ce monde bien qu'elle y soit née. Il allait falloir de longues années de travail pour qu'un jour, l'Allemande puisse espérer devenir la Lady qu'elle aurait dû être. Peut-être que James allait vouloir s'employer à faire d'elle une jeune fille respectable ?
Mais si c'était le cas, comment pourrait-elle l'accepter sans lui rendre une contrepartie ? Jamais, pendant tout le temps qu'elle avait passé dans les bas quartiers, elle n'avait eu besoin de demander la charité à qui que ce soit. Sa simple compagnie serait-elle suffisante en comparaison de tout ce qu'il lui offrait ? Charlotte se sentait vraiment coupable de vivre en parasite et ce sentiment s'accentua davantage encore quand il lui annonça qu'il transporterait le chevalet dans sa chambre pour qu'elle puisse peindre à loisir.

SA chambre.

Ainsi donc elle était réellement devenue un habitant à part entière de cette maison... Ce soir, elle ne dormirait pas sous un porche ni dans une grange. Elle se demandait ce que procurait la sensation d'avoir un vrai matelas, un oreiller et des édredons, de se préparer pour dormir et d'enfiler une chemise de nuit au lieu de se pelotonner toute habillée dans une vieille couverture miteuse. Une sensation qui devait s'approcher de près de l'idée que les gens se faisaient du paradis sans doute. Mais la nuit n'était pas encore là, ils avaient tout un après midi devant eux ! Pour commencer, elle se proposa de coucher sur la toile les traits jeunes et gracieux de son hôte. Ne connaissant rien des subtils arts de la peinture, elle préféra le fusain dont la technique se rapprochait plus de celle des craies qu'elle utilisait pendant son internement en maison de fous.
Désireuse de ne pas paraître de trop morne compagnie, elle l'incita à parler de lui afin d'oublier sa triste enfance.

Il parut absent un moment mais elle ne s'en formalisa pas. Il avait ce regard perdu dans le vide, cet air absorbé qu'elle prenait lorsqu'elle commençait à dialoguer avec Matt et Kiara. Que pouvaient-ils bien se dire ?
Les paroles de James lui revinrent en mémoire. Ils ne lui faisaient pas confiance... Sans doute essayaient-ils de dissuader le jeune homme de trop se livrer sur son passé. Elle sourit quand il s'excusa et fit un geste lui signifiant qu'il n'en était rien. Elle avait vu juste cette fois-ci.


- Ne vous en faites pas, il n'y a aucun mal.

Elle commença son croquis en l'écoutant, d'un air vaguement nostalgique. Il avait eu la chance d'avoir une famille aimante, des parents compréhensifs, une enfance heureuse. A travers ses paroles, elle s'imaginait de joyeuses scènes au devant d'un âtre pendant les fêtes de Noël ou dans un champ avec un pique-nique, aux premiers jours du printemps. Quelle chance il avait eu !
Dans le secret de son âme, la jeune Lycane se promit de chérir ses enfants pour qu'ils puissent connaître ce bonheur dont elle avait été privée.
Mais cette félicité n'avait été que de courte durée en fin de compte. La jeune femme se demanda ce qui était le pire. Ne jamais avoir reçu la moindre affection de la part de ses géniteurs ou vivre une vie rêvée en leur compagnie pour nous les voir brutalement arrachés du jour au lendemain ? A l'aube de son adolescence, James avait dû souffrir autant qu'elle lorsqu'elle avait été internée au fin fond de la Bavière.
Elle se retourna ensuite pour apercevoir le portrait du fameux Joseph. C'était un homme qui avait l'air d'avoir été bien bâti et plutôt athlétique. Il ressemblait quelque peu à James mais l'air strict et sévère qui se dégageait de lui les différenciait largement l'un de l'autre. Pourtant il y avait un air indéniable de tendresse dans ces prunelles grises immortalisées sur la toile. Dieu qu'elle aurait aimé pouvoir saisir cette étincelle dans les prunelles de son propre père au lieu du dégoût et de la plus cruelle des indifférences !

Elle observa ensuite Lana, la mère de James. Effectivement, c'était bien la femme de la chambre blanche... Qu'elle était belle sur cette peinture ! Toute en grâce, en douceur et en finesse. Il émanait d'elle un sentiment de chaleur et d'amour indicible, une beauté qu'elle ne trouvait pas chez sa propre mère. Cela faisait déjà si longtemps qu'elle l'avait abandonnée, elle ne se rappelait plus vraiment des traits de son visage mais elle ne se souvenait que trop bien de la froideur de sa conduite, de ses cheveux blonds foncés quand les siens étaient d'un noir de jais, de sa peau pâle et maladive quand la sienne, resplendissante de santé, prenait des couleurs de pêche bien mûre. Il y avait aussi sa petite taille et son embonpoint relatif quand elle avait grandi et s'était affinée comme une mauvaise herbe au soleil. Encore aujourd'hui, elle avait du mal à admettre qu'elle tenait sa taille fine, sa chevelure et ses yeux de son père.
Comble du malheur, le Lycan avait perdu ce joyau à cause d'un Vampire qui l'avait assassinée sans but précis. La jeune femme en fut très peinée pour lui. Peut-être qu'un jour, elle pourrait l'aider dans la recherche de cet assassin ? Elle avait la chance de n'en avoir jamais vu de près mais elle avait plusieurs fois trouvé les cadavres de victimes infortunées dans les ruelles de Chinatown. Absorbée par son dessin, elle le laissa continuer, ne manquant pas de rougir violemment lorsqu'il lui annonça qu'il était très attaché à elle. Ainsi donc son affection allait si loin ?
Elle devait bien reconnaître que c'était réciproque... Mais pouvait-elle décemment l'admettre ?


- Oh non, je ne me suis pas ennuyée un seul instant ! Euh... Et Je dois vous dire Mr Hunt que... Vous êtes aussi quelqu'un de cher à mes yeux.

Après tout, c'était la seule personne qui avait eu pour elle des sentiments amicaux depuis qu'elle avait quitté la boutique de l'horloger.
Lorsqu'il lui demanda de lui montrer le dessin lorsqu'il serait terminé, elle hocha la tête. Celui-ci avait considérablement avancé pendant ce temps, le visage était achevé et elle avait commencé le buste avec plus d'assurance. Son fusain faillit déraper cependant, lorsqu'il lui demanda une anecdote amusante de sa vie. Quelque chose d'amusant ?
Est-ce que sa vie avait eu quoi que ce soit d'amusant qui avait valu la peine qu'elle le retienne ? Peut-être bien que oui... Son enfance n'avait pas pu être si triste !
Pendant un moment, elle sembla absorbée dans ses souvenirs, essayant de passer outre ses années d'internement pour remonter aux premières années de sa vie.


- Eh bien oui... Je crois bien qu'il y en a une ou deux... Enfin. Je devais avoir entre sept et huit ans à l'époque, c'était le jour de Noël. Je m'en souviens parce que ma nourrice de l'époque avait tendu des guirlandes de papier de toutes les couleurs dans ma chambre pendant que je dormais. Quelle surprise j'avais eu le matin en me levant ! On m'avait habillée de ma plus belle robe pour aller à l'église avec mes parents. Je crois que c'était la seule période de l'année où je partageais quelque chose avec mes parents, enfin, c'est un bien grand mot. J'étais avec eux mais ils ne me touchaient pas, ne me parlaient presque pas et me regardaient encore moins. Au pied du sapin, j'avais trouvé une superbe poupée de porcelaine, toute blonde et bouclée, dans une robe de mariée blanche comme la neige à l'extérieur de la maison. Quand j'ai remercié mes parents, mon père a hoché la tête et ma mère m'a embrassée sur le front. Puis ma nourrice m'a ramenée dans ma chambre où m'attendait un bel ours en peluche tout doux ; le personnel entier s'était cotisé pour me l'offrir ! Oui... Je crois que cette journée a été la plus heureuse de mon enfance.

Charlotte sourit gentiment et regarda à nouveau James pour retoucher un bout de manche qui ne tombait pas comme elle l'aurait voulu sur le dessin. Quelques couches de plus pour souligner l'ombre de ses traits de ci, de là et le portrait fut enfin fini. Etait-il à la hauteur de ses attentes ? Après tout, c'était nettement bien moins réussi que les peintures qui représentaient ses parents ! Un peu hésitante, elle finit cependant par se lever en lissant nerveusement les plis de sa jupe.

- J'ai terminé... Souhaitez-vous jeter un coup d'oeil ?

Elle se retira pour le laisser regarder, un peu nerveuse. Elle savait qu'il ne serait pas désagréable avec elle pour ne pas la vexer mais penserait-il réellement ce qu'il lui dirait ?
Après un long moment sans rien dire, elle osa avancer :


- Mr Hunt... Je... Cela peut paraître cavalier mais, si jamais vous avez besoin d'un allié dans la recherche du meurtrier de votre mère, je suis toute prête à vous aider.

Charlotte jeta ensuite un regard à la fenêtre. Elle ne savait pas quelle heure il était mais la luminosité avait sévèrement baissé, certainement à cause des nuages noirs qui s'amoncelaient au-dessus de leurs têtes. Décidément, le temps changeait si vite ! Déjà, une pluie fine qui semblait prendre un peu plus d'ampleur à chaque seconde commençait à tomber.
Nerveusement, elle passa sa main sur sa nuque, baissant le col sans y prendre garde ce qui révéla le haut de la marque qui lui meurtrissait la peau du cou. Le regard fixé sur l'extérieur, elle avait complétement oublié que le regard de James aurait pu surprendre cette imperfection.

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James Hunt
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Age : 24 ans
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Proie(s) : Aucune proie, cependant , garde une haine profonde contre un certain vampire. Il chasse des animaux quelques mardi, même s'il essai de minimiser le plus ces chasses, vu qu'il n'aime pas tuer.
Entité n°2 : Lapin NAIN : Zavir
MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Lun 9 Sep - 22:12

James regretta bien assez vite de s'être dévêtu alors qu'il se tenait en charmante compagnie, mais le mal était fait, la belle était embarrassée et il se sentait le plus idiot du monde. Mais reprendre son geste aurait été encore plus stupide. Il ne dit rien alors qu'elle l'excusa , mais leurs regards se sont croisés. Un frisson et une légère électricité s'échangea entre eux. James ne savait que faire, il semblait paralysés par le regard de son nouveau colocataire. Un instant il se mit à la désirer encore plus, au point de la vouloir juste pour lui et pour personne d'autre. Il secoua vivement la tête, trouvant affreuse et monstrueuse une pensée aussi égoïste que celle-ci.
Nerveuse, Charlotte se dirigea vers le chevalet avant de le toucher presque religieusement.
Ainsi donc il vivrait avec elle. Cette Allemande riche en personnalité pour sa différence qui s'oppose aux femmes des hauts quartiers.


Comment leur relation allait-elle évoluer ? En cette époque si un homme et une femme vivaient ensemble , si l'un d'eux n'est pas le domestique de l'autre, il est plus que rare qu'ils ne soient mariés, fiancés ou amants. James soupira. Et si Charlotte décidait de partir puisqu'elle aussi songe à cette situation légèrement délicate ? James mettrait du temps à s'en remettre.
A ses yeux une rencontre si inattendue ne pouvait être qu'un signe de Dieu.

*Peut-être deviendra-t-elle plus importante que je ne peux l'imaginer. *

Charlotte l'écoutait avec attention quand il parlait si longuement de sa petite personne. Qui pouvait bien s'intéresser à lui ? Il n'était qu'un enfant pourri gâté n'ayant jamais connu le froid ni la misère, alors comment pouvait-il jouer les malheureux ? Souffrir de la perte de ses parents ? Mais les orphelins, les veuves et les mères ayant perdu leurs enfants courent les rues chaque années! Et lui, il se lamente en racontant son histoire à une jeune femme qui elle, connait véritablement le revers si sombre de la vie ?  James fronça les sourcils et son regard devint sévère et glacial le temps d'un court instant. Un instant si bref qui fut interrompu par la voix hésitante de son amie.
Alors son affection était réciproque ? Le cœur de James était en fête. Et cela se voyait sans doute à son regard expressif .  


A sa demande, la lycane dût raconter une anecdote joyeuse. Car après tout, si une personne vivait sans avoir connu ne serait-ce qu'une minuscule étincelle de bonheur, elle ne pouvait être aussi agréable que Charlotte Pitt. Elle devait avoir un souvenir joyeux, c'était une certitude, ne serait-ce qu'un seul.
Et comme il l'avait deviné, elle en avait un.
Elle avait longuement cherché, mais elle en avait bien trouvé un. Si Charlotte devait lui poser la question, James n'aurait pas à eu à réfléchir : son enfance était remplie de souvenirs d'éclats de rires, de joie, et d'amusements. Pourtant Charlotte devait se creuser la tête pour chercher cette petite flamme de gaieté cachée en elle... Et c'était cela qui les rendait si différent. Était-ce pour cela que James l'appréciait le plus ? Après-tout en y réfléchissant, ils étaient vraiment opposés l'un à l'autre , rien à la base ne devait les réunir. Pourtant le destin avait sorti ses cartes.
Charlotte avait connu la misère, la faim, le froid et une famille qui ne lui donnait point d'amour, alors que James, lui, avait grandit dans le luxe,et il y vivait toujours, il ne s'est jamais forcé à travailler, se reposant toujours sur l'héritage de ses parents qui étaient aimants avec lui.
James est riche, Charlotte l'était mais la vie lui a joué des tours, mais ce ne serait plus jamais le cas, maintenant qu'elle avait James, car jamais le lycanthrope la laisserait replonger dans la noirceur que la vie avait pu lui offrir. Comment et pourquoi un être aussi doux devait-il connaître de telles atrocités, alors que des monstres peuvent bénéficier d'une vie prospère et d'une jolie bouée sous le menton et sous le ventre ?
Mais grâce au ciel, Charlotte connaissait la chaleur d'un noël familial. James fut attendrit par le récit  de la demoiselle. Il sourit en l'imaginant joyeuse, et adorable dans une jolie robe à l'âge de sept ou huit ans. Malgré une petite touche de froid quand elle mentionnait l'attention de ses parents à son égard quand elle les accompagnait à l'Église, il fut heureux de savoir qu'elle eu le droit à un baiser de sa mère. « Un ours tout doux! » James retint un petit rire. Dans son cœur, Charlotte semblait cacher une enfant qui n'a pas eu le temps de profiter de sa jeunesse. Car en effet, il s'imagina que malheureusement la jeune Allemande dût grandir bien trop vite, se retrouvant dans une situation misérable face à la mort en permanence, s'accrochant à la vie, traumatisée par les souvenirs atroces de l'asile dans lequel elle fut internée.
Alors un vague de tendresse noya son corps. Charlotte venait de sourire, et ce n'était point un sourire crispé ni forcé. Il se rendit compte que depuis le début de la journée d'ailleurs, pas une seule fois elle ne fit semblant d'être souriante avec lui. Peut-être était elle heureuse au final, de l'avoir rencontré ? Mais il ne fallait pas faire de conclusion hâtive. Charlotte avait déjà mentionné son affection pour lui, et cela le rendait très heureux.

-C'est un souvenir précieux que vous venez de me conter Charlotte. Gardez-le précieusement, et je ferai de mon mieux pour vous en offrir à mon tour.

Devoir vivre avec un inconnu, surtout avec un homme aussi étouffant que James ne devait pas être simple, c'était ce que pensait le bourgeois du moins. Elle devait supporter de lui tenir compagnie, pour cela il était normal qu'il lui offre hospitalité et le plus de gentillesse possible. Peut-être en faisait-il trop ? C'était dans son tempérament de bon Breton: tendre et doux comme un agneau. Mais cette gentillesse pouvait bien être lassante pour les personnes n'aimant pas le contact humain , qui sait?

Le tableau était finit.

*Déjà ?*

Certes, elle avait mit très peu de temps. James aurait sans doute été beaucoup plus lent ! Il se leva de sa chaise et se plaça tout près de Charlotte. Mais elle se leva pour lui laisser place. Il s'accroupit donc, en posant un genoux contre le sol pour être à son niveau. Il regarda la toile avec attention et admiration. James se reconnaissait, et c'était déjà une merveilleuse chose. Il apercevait cette expression qui ne détachait jamais son visage que Charlotte avait pu représenter de ses mains. Il se tourna vers elle, lui adressant le plus chaleureux des sourires qu'il soit.

-Charlotte, c'est merveilleux. Vous ne pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir que vous m'ayez représenté. Même De Vinci n'aurait pas pu me faire plus plaisir!

Oui, James aimait cette représentation, car son amie l'avait réalisée. Elle pouvait-être magnifique comme catastrophique, cela n'aurait rien changé. Pourtant, il se permit d'y donner son avis technique.

-Ne vous inquiétez pas. Il est très réussit, je ne m'attendais même pas à cela. Il est clair que le dessin fait parti de vos loisirs... Il est agréable à regarder, vraiment.

Des imperfections étaient visibles, c'était normal, comme tout artistes. Mais le fait qu'il soit dessiné avec plaisir le rendait vraiment attrayant.

James posa une main sur son genoux et s'appuya dessus pour se relever correctement. Il tapa du pied trois fois pour enlever une crampe au mollet -petite habitude- puis il se tourna entièrement face à son amie.

Alors, Charlotte en vint au fait. Elle lui proposa son aide contre le flocon. James ne su que dire. Ses lèvres s'entrouvrirent et ses yeux s'agrandirent.
Devenir son alliée ? Elle serait donc la première à Londres ! De plus elle était une lycanthrope et non une simple humaine ! Et elle ne semblait pas inculte des vampires. Comment refuser ?


-Charlotte ! Je.. Je ne sais que dire... C'est l'une des meilleures choses qu'il me soient arrivées depuis mon arrivée à Londres ! ….

Un temps de silence, et le regard de James se fit sévère et sérieux. Ses bras tombèrent le long de son corps et sa voix devint monocorde. Oui, cela faisait parti d'une des caractéristiques du beau jeune homme : il était lunatique. Passant de la tendresse à la colère.


-Mais si jamais, la tâche devient dangereuse, je ne supporterai pas que l'on vous fasse du mal. Si jamais vous êtes blessée, qui sait dans quel état je pourrai me mettre.

James Hunt ferma les yeux , prit une grande inspiration, quoi que tremblante fut-elle, puis il rouvrit ses paupières, laissant ses yeux d'argent de gorger de lumière. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres, gentil et doux. Sa voix raisonnait plus apaisante et plus claire, mais toujours aussi basse.

-Excusez-moi. J'ai vraiment été ému par votre proposition et c'est avec joie que j'accepte votre aide. Mais sachez que je ne veux en aucun cas qu'il vous arrive du mal.

Dit-il calmement alors qu'il s'avançait d'elle pour lui poser sa grande main sur le haut de sa tête. Il se pencha légèrement pour avoir le visage près du sien et pour lui sourire joyeusement.

-D'accord ?

Gentiment il caressa puis tapota sur son crâne. James s'en amusait. Ainsi Charlotte semblait vraiment adorable, telle une petite sœur, pourtant quelque chose le dérangeait.

En effet le temps changeait bien vite. James fit un pas en arrière pour regarder par la fenêtre tout comme Charlotte le faisait. La pluie commençait à tomber. Elle était d'abord fine et battante mais elle commençait à devenir lourde et violente. Le soleil n'était plus, seuls les nuages imposants et gris se montraient. James eu un long frisson qui marqua toute sa peau quand il songea aux gens qui vivaient à la rue. Et s'il n'avait pas trouvé Charlotte ? Sans doute serait-elle tombée malade, frêle comme elle est. Mais grâce à ses entités, elle se serait sans doute servie de leur pelage chaud .
Elle, passa une main contre sa nuque pour se masser alors qu'il la regardait. James crût apercevoir une marque. Il crut au départ qu'il s'agissait d'un suçon. Il tressaillit. Et si elle avait été victime d'un abus ? Ou bien, peut-être avait-elle un amant qui l'attendait quelque part alors qu'elle se devait de tenir compagnie à un jeune homme, seule avec lui dans une maison ? Mais James en découvrit un peu plus. Un bleu ?  Était-ce un coup donné par une brute ? C'en était trop. Le regard plus qu'inquiet, il prit la main de Charlotte pour la retirer de son cou. C'est alors qu'il réalisa qu'il s'agissait d'un tatouage.


-384...?

Un chiffre ? Avait-il une signification particulière ? James en avait vaguement entendu parler, dans les asile, l'on attribuait des numéros aux fou, histoire de les déshumaniser encore plus qu'il ne l'étaient. Le lycanthrope se rendit compte de son erreur, après ça, Charlotte se sentirait sans doute gênée ou pis encore, si James insistait sur ce fait, sans doute replongerait-elle dans ses souvenirs lugubres ? Il ne voulait pas être brusque et encore moins la blessée. Il lâcha donc la main de son invitée.

-Excusez-moi. C'était très indiscret de ma part. J'ai vaguement entendu parler de ces tatouages, si vous souhaitez en parler, n'hésitez pas, mais si vous ne le souhaitez guère, alors n'en parlez pas, mais sachez que tant que vous vivrez sous ce toit, rien de tel ne vous arrivera de nouveau.

Que pouvait-il faire d'autre ? Si James avait contourné le sujet, cela aurait été tout aussi impoli. Il attendit donc la réaction de la jeune femme.

Le temps passa, et le vent soufflait de plus en plus , battant contre les murs . James pouvait entendre une porte claquer à répétition. Il jura par pensée et se retourna vers Charlotte.


-Je l'avais oublié, mais très tôt ce matin j'ai voulu aérer la bibliothèque qui sentait le renfermé, j'ai oublié de fermer la fenêtre, avec le vent la pièce doit être sans dessus dessous... J'aurai sans doute besoin de votre aide, pouvez-vous m'accompagner ?


Suite à cela, le jeune bourgeois sorti de sa chambre qu'il ferma derrière Charlotte puis il longea le couloir pour descendre jusqu'à la bibliothèque. La porte ne faisait que claquer à maintes reprises. Entra dans la pièce qui était en désordre complet. Des feuilles volantes se déplaçaient dans tous les sens, des livres étaient tombés de leurs rangements, tous les crayons et documents se trouvaient sur le sol et la fenêtre était belle et bien grande ouverte. Le vent était si fort que James s'entendait à peine parler, il ferma d'un coup sec l'ouverture et souffla un bon coup.

-Ce que je peux être tête en l'air parfois...

James se pencha sur le sol et commença à ramasser tout d'abord les livres, faisant gentiment signe à Charlotte de le rejoindre. Il fit un tas avant de les ranger à leurs places.

-Et maintenant le plus difficile...

Il fallait à présent s'attaquer aux feuilles volantes éparpillée  un peu partout dans la pièce . Il s'agissait de documents , d'esquisse de dessin et de brouillons de recherche sur le flocon. James commença à rassembler les esquisses, puis les documents ensemble et enfin ses recherches.


-Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas  bien avancé pour trouver ce vampire.

Car en effet , les recherches étaient minces, il y avait pourtant une ligne qui attira l'attention de James :

*Vampire sans aucun doute noble ou bourgeois*

Mais bien sûr, si James voulait rassembler des indices à Londres, il devait de rendre principalement dans des lieux fréquentés par la noblesse et la bourgeoisie.
Un sourire illumina son visage et alors il se retourna une nouvelle fois face à la jeune femme.


-Charlotte, que diriez-vous d'aller au Grand Théâtre ce soir ?
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Charlotte Pitt
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Mer 6 Nov - 17:07

Raconter ses souvenirs avait été des plus douloureux pour Charlotte mais elle se sentait le devoir de confier cette petite parcelle de bonheur à James, en gage de la reconnaissance qu'elle avait pour lui. Sa promesse la fit rosir de plaisir. Il semblait faire grand cas de son bonheur... Cela lui faisait l'effet réconfortant d'une nouvelle famille.
Encore quelques coups de crayon et le portrait était terminé, ce qui sembla étonner son hôte. Oui, elle avait toujours été rapide en matière de dessin. La peur d'être surprise avant d'avoir terminé son œuvre lui avait donné une célérité déconcertante en la matière.

S'effaçant pour le laisser regarder, elle attendit le verdict avec une certaine appréhension. Certes, il n'aurait jamais insinué une seule seconde que son œuvre fut peu fidèle à l'originale mais elle espérait tant un compliment sincère...
Compliment qu'elle put apprécier lorsqu'il se tourna vers elle. Son sourire des plus chaleureux, son ton enjoué, tout montrait qu'il était fou de joie devant cette feuille de papier. Charlotte en rosit de plaisir et cette coloration ne fit qu'augmenter lorsqu'il donna son avis sur sa technique artistique. Avait-elle donc un talent ? C'était agréable d'entendre parler d'elle en des termes si élogieux... Elle avait l'impression d'être exceptionnelle.

Le besoin de lui être utile fut encore plus présent dans son esprit. Elle repensa alors à l'assassinat de sa mère, qu'il avait brièvement évoqué. Peut-être pourrait-elle l'aider dans ses recherches ? Mais la peur d'essuyer un refus la bloqua un instant, avant qu'elle ne se décide à se lancer. Après tout, la vie était faite de prises de risques, petites ou grandes !
L'agrandissement de ses yeux la rendit nerveuse l'espace d'un instant. Allait-il refuser ? L'envoyer balader ? Mais non, il parut ravi, bien au contraire. La meilleure chose qui lui soit arrivée depuis son arrivée à Londres, rien que ça ? Eh bien...

Mais avant qu'elle n'ait pu articuler quoi que ce fut, il passa à un air des plus graves. Il fut très clair : il n'accepterait pas un seul instant qu'elle puisse être blessée. Ils se connaissaient si peu et déjà, il était prêt à la protéger ? C'était si... galant ! Elle rosit jusqu'aux oreilles et baissa les yeux en acquiesçant.


- Je... Je serai prudente alors.

Une inspiration, une expiration tremblante et il repris la parole, répétant qu'il ne tolérerait pas un seul instant qu'il lui arrive malheur. Souriant, il posa sa main sur sa tête d'un air fraternel et approcha son visage du sien, ce qui eut pour effet de la faire rougir d'un coup.

- D-d'accord...

Il caressa ses cheveux comme l'aurait fit un père et recula. Ses moyens totalement perdus, elle se tourna vers la fenêtre pour cacher son trouble. Le temps s'était définitivement gâté, c'était tellement déprimant... Nerveusement, elle massa sa nuque, découvrant sans le savoir son tatouage. James ne manqua pas ce détail et après s'être mûrement interrogé, saisit sa main pour l'observer dans son entier. Ne s'y attendant pas du tout, la jeune femme fut surprise et se dégagea précipitamment en arrachant sa main de celle de James, rouge de honte.
Il s'excusa presque aussitôt pendant qu'elle essayait de se calmer. C'était tellement adorable... Il avait pourtant le droit de savoir ! Mais comment lui expliquer ?

* Le meilleur moyen est peut-être de dire la vérité, sans réfléchir. * Laissa entendre Kiara.

Oui... C'était la seule solution qui s'offrait à elle. Après un instant, elle déglutit difficilement et prit la parole d'une voix presque chevrotante.


- C'est un des souvenirs que m'a laissé mon séjour à l'asile... Quand j'y suis entrée, ils m'ont tatoué un numéro sur la nuque. Je me souviens avoir eu mal pendant des semaines... La blessure que m'avait infligé ce tatouage s'était infectée, il y avait des cloques et... ça suintait continuellement. Si je n'avais pas pris l'initiative de cautériser les plaies avec un tison, je serai sans doute morte à l'heure qu'il est.

Heureusement pour Charlotte qui cicatrisait à merveille, les traces de brûlures avaient disparu avec le temps pour ne laisser que le tatouage. Elle remit nerveusement le col en place et fixa ses pieds, ne sachant plus que dire. Pendant qu'elle cherchait désespérément un sujet de conversation pour détendre les esprits, on pouvait entendre une porte claquer sans cesse dans la maison. Sans doute le vent !
James se tourna vers elle pour lui demander de l'aide. Bien sûr qu'elle tenait à l'accompagner ! Il aurait besoin d'aide pour ranger la bibliothèque et elle ne tenait pas à rester seule dans cette chambre alors que l'orage menaçait de tomber.
Les nuits d'orage avaient toujours effrayé la jeune Lycane bien qu'elle ait dû les affronter à maintes reprises au cours de ses voyages. Le bruit du tonnerre surtout, lui donnait des frissons d'horreur.
Suivant James dans l'escalier, elle se fit guider jusqu'à la fameuse pièce. Le vent dehors faisait presque se coucher les arbres et le boucan qu'il faisait dans la pièce était presque assourdissant. Quelle tempête !
Impressionnée, elle resta sur place jusqu'à-ce qu'il ferme la fenêtre et lui fasse signe de le rejoindre. Un mince sourire éclaira son visage pendant un moment.


- Un instant d'oubli, cela arrive à tout le monde...

En allant dans sa direction, elle ramassa les livres et crayons qui se trouvaient dans son sillage, les empilant avec soin. Elle grimaça devant les taches d'humidité qui avaient maculé certaines ces couvertures de cuir. Quel dommage pour des œuvres pareilles !
Une fois arrivée au bureau, elle posa sa récolte à côté de celle de James et rangea les crayons dans l'étui prévu à cet effet. Ce dernier avait basculé sous l'effet du vent, déversant tout son contenu à terre. Heureusement l'encrier était resté fixé au bureau, évitant de salir définitivement le parquet. Restait maintenant les feuilles éparpillées à droite et à gauche. Il ne fallut cependant pas longtemps à la jeune femme et à son compagnon pour les ramasser car elles étaient, somme toute, peu nombreuses. Elle ramassa des notes et quelques croquis mystérieux, probablement les recherches concernant le fameux vampire qui avait assassiné sa mère.

James semblait désappointé devant la petitesse de son dossier qu'il avait sûrement dû mettre un temps fou à construire. Oubliant l'incident de tout à l'heure, Charlotte sourit franchement au Lycanthrope.


- En effet... Mais nous irons plus vite à deux ! Un Vampire, si l'on sait où et comment chercher, devient vite facile à identifier vous ne croyez pas ?

Les yeux gris du jeune homme furent attirés par une ligne qui sembla l'illuminer en un clin d'oeil. La proposition qu'il lui fit ensuite la rendit rouge de confusion. Espérait-il trouver le meurtrier dans un endroit aussi fréquenté ? Quel plan avait-il en tête ? Et surtout... Comment allait-elle se comporter ? Jamais elle n'était allée dans ce genre d'endroit !

- Au Grand Théâtre ? Mais... Je ne saurais jamais... Enfin... Je n'ai rien d'une dame ! Je ne sais pas marcher comme elles, je ne parle pas comme elles, je ne sais pas m'habiller comme elles ! Je ferai voler votre couverture en éclat en un rien de temps ! Et puis comment allez-vous expliquer le fait qu'une jeune fille sans chaperon se promène avec vous ?

Charlotte se souvenait vaguement de bals donnés dans la demeure familiale qu'elle avait épiés du haut des escaliers. L'image de l'arrivée des invités surtout, l'avait profondément marquée. Les hommes qui arrivaient avec une dame à leur bras étaient mariés. Les hommes célibataires arrivaient seuls ou avec leur famille. Les jeunes filles étaient toujours accompagnées de leurs parents ou d'une vieille toupie qui se chargeait de les surveiller. Le chaperon.
Ce terme, elle l'avait toujours retenu car elle l'avait souvent confondu avec le chapon, jusqu'à-ce que sa préceptrice lui fasse comprendre d'un vigoureux coup de règle sur les doigts, que ces deux mots étaient radicalement différents (quoique certaines eussent tout de même un je-ne-sais-quoi de gallinacé).

La lycane avait beau n'avoir plus fréquenté le milieu de la haute bourgeoisie depuis des lustres, elle devinait aisément qu'il n'y avait pas trente-six solutions pour justifier que James puisse emmener une femme seule au théâtre. S'ils ne disaient rien, elle passerait pour une demi-mondaine qu'il entretenait pour son plaisir – perspective assez peu reluisante – et s'ils prétendaient être mariés, il ne faudrait pas plus d'une semaine pour qu'on finisse par découvrir le pot aux roses. Rougissante elle balbutia.


- Je vais devoir passer pour votre... Euh... votre maîtresse ?

Ayant tout de suite peur qu'il prenne cette question pour un refus, elle ajouta :

- Non pas que cela me gêne mais... est-ce que ça ne va pas nuire à votre réputation ?

Nerveuse, elle s'assit dans un fauteuil et lissa les plis de la jupe d'un air absorbé.

- Il va falloir que vous m'appreniez un maximum de choses sur le temps qu'il nous reste... Je ne veux vraiment pas vous faire honte en laissant montrer que je viens de la rue !

Elle se releva et commença à marcher à droite et à gauche dans la pièce, comme un petit animal en cage.

- Quand les gens viendront vous saluer, qu'est-ce qu'il va falloir que je dise ? Est-ce qu'il y a une façon différente de saluer si j'ai affaire à un homme où une femme ? Et si je me retrouve seule ? Qu'est-ce que je pourrais bien leur dire ?

Elle écouta James en essayant de se calmer. Il en savait bien plus long qu'elle dans ce domaine et il n'y avait pas de doute à avoir sur la véracité de ce qu'il allait lui apprendre. La lycane arrêta de bouger de peur de paraître trop nerveuse. Il fallait absolument qu'elle évacue son stress !
L'après-midi ne faisait que commencer, ils avaient encore un peu de temps devant eux. Juste assez pour une courte leçon d'élocution, de maintien et de bonnes manières.
Pour ce qui était de la démarche, Charlotte faisait partie de ces femmes qui disposaient d'une allure presque princière sans avoir eu à prendre des leçons. Marcher droit avec une pile de livres en équilibre sur la tête n'était vraiment pas un souci pour elle, on avait l'impression qu'elle faisait cela aussi aisément qu'elle respirait.
Quand elle parlait, on sentait qu'elle avait côtoyé un milieu des plus aisés dans sa jeunesse mais les années passées dans la rue lui avaient donné un petit accent étrange qui la faisait buter sur des formules de politesses qu'elle avait oublié depuis bien longtemps. Heureusement, son don pour les langues permettrait de corriger ce défaut très vite.

L'horloge tourna, jusqu'à sonner les coups de six heures. Il était plus que temps de se préparer... Charlotte avisa alors un journal sur une table, dans lequel se trouvait un petit supplément consacré aux femmes dans lequel se trouvaient des gravures de mode illustrant les dernières tendances du moment. Cela l'aiderait sûrement pour se préparer ! Délicatement, elle esquissa un geste vers l'ouvrage.


- Puis-je ?

Après avoir eu son assentiment, elle s'empara de la brochure et se retira dans la chambre blanche pour s'apprêter du mieux qu'elle pouvait. Un œil vers la feuille, l'autre vers l'armoire, elle passa dix minutes à se décider. Au final, elle opta pour une robe en soie lilas avec un drapé en double croisure sur le devant qui ressemblait vaguement à celle que portait le modèle. Le col était en V et les manches plutôt volumineuses tombaient un peu. Une belle ceinture venait relever l'ensemble, rappelée par deux pièces taillées dans le même tissus et fixées sur les épaules. Elle trouva avec un ras de cou assorti, assez large pour couvrir son tatouage dans sa totalité. Lana ayant le cou légèrement plus fin, la parure la serrait un peu mais cela ne se voyait pas. Et cette pression la rassurait en partie : Personne ne pourrait alors découvrir son terrible secret.

Sans aide, la jeune femme eut de la peine à enlever la robe verte et s'empêtra plusieurs fois dans les plis de la robe du soir. Après avoir manqué de se casser la figure plusieurs fois en essayant d'enfiler les bas et les escarpins, elle finit par se trouver habillée pour sortir. Mais son chignon était quasiment défait : elle n'avait fait que la moitié du travail !
Se dirigeant vers la salle de bains, la précieuse feuille toujours à la main, elle fouilla tous les recoins pour trouver suffisamment d'épingles pour discipliner ses cheveux. Utilisant seule le fer à boucler, elle parvint difficilement à faire boucler ses cheveux de devant (mais y arriva tout de même!) et remonta le reste de son opulente chevelure en tortillons sur le haut de son crâne comme le montrait la photo. Elle utilisa toutes les épingles pour être sûre de faire tenir l'ensemble, qui se trouva plutôt seyant au final. Cela suffirait-il pour le Théâtre ?
Il fallait l'avis d'un expert en la matière, aussi sortit-elle de la chambre avec de multiples précautions pour aller trouver James, devant lequel elle fit un petit tour pour lui montrer l'ensemble de sa mise.


- Est-ce que c'est suffisant ?

Spoiler:
 
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James Hunt
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Date d'inscription : 16/07/2012
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Race : Lycanthrope
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Emploi/loisirs : Aucun emploi,simple héritier d'une grande fortune léguée par ses parents défunts en 1827. Violoniste.
Age : 24 ans
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MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Mer 15 Jan - 18:33

James n’était pas aveugle, et il voyait bien les rougeurs qui apparaissaient si fréquemment sur les pommettes de la jeune Charlotte. Mais penser qu’il était à son goût ne serait que trop orgueilleux. Ainsi espérait-il que, peut-être, cachée derrière sa grande timidité et ses bonnes manières, Charlotte pouvait le trouver un tantinet séduisant. Mais l’heure n’était pas à se poser de telles questions.
Charlotte racontait clairement ce pourquoi des marques rougeâtres encerclaient son tatouage, bien que sa voix semblait fragile, ainsi que les traits de son visage qui semblaient trembloter.
James ne connaissait qu’une personne qui était parvenu à s’enfuir d’un asile, il s’agissait de son ancien maître Lycanthrope, qui eut prit la responsabilité de perfectionner l’éducation de James suite à la mort de ses regrettés parents. Le vieux sage n’en parlait jamais, James ne sût jamais pourquoi il y fut interné , ni comment s’était-il enfui. Tout ce qu’il savait c’est que le maître avait gardé des séquelles morales plus que profondes, et qu’il ne pouvait donner sa confiance à quiconque. James ne se souvenait guère de son « immatriculation », il ne l’avait vu qu’une seule fois, mais il s’agissait aussi d’un nombre à trois chiffres. Le vieux sage n’était pas respecté dans la meute des parents Hunt. Seuls Lana et Joseph lui accordaient de l’attention, étant appelé « vieux fou » à une certaine époque par ses semblables. Le vieil homme s’était enfui en Bretagne après avoir été interné dans l’asile de la capitale Française, mais les lycanthropes étaient au courant de son histoire et il dût prouver ses capacités exceptionnelles à la chasse pour se faire accepter. Mais cela était une autre histoire.
Charlotte était intelligente et autonome, il n’avait jamais croisé une femme ayant autant de courage de toute sa vie. James lui adressa un sourire empli de respect.


- Alors je peux remercier Dieu de vous avoir laissé la vie sauve pour que nous puissions un jour nous rencontrer ... Même si je trouve que vous en êtes plus que responsable ! Vous êtes forte Charlotte, bien plus forte que vous ne le pensez. Et c'est grâce à votre courage que nous nous connaissons aujourd'hui.

Un instant plus tard, James et Charlotte se trouvaient dans la bibliothèque. Accroupit au sol, James toucha la moquette humide du bout des doigts, grimaçant légèrement et espérant de tout cœur qu’aucune moisissure n’apparaîtra par la suite . Après avoir ramassé tous les ouvrages et feuilles volantes, James restait assit à regarder la médiocrité de ses recherches. Alors qu’il commençait à avoir de sombres pensées, Charlotte illumina son visage de son optimisme. Elle n’était que trop... Parfaite. Parfaite était bien le mot. Les yeux fermés, James rit en silence avant  de la remercier encore une fois.

-Vous êtes ma première amie ici Charlotte. Veillez à ne pas être trop gentille avec moi où je ne voudrais plus me séparer de vous !

Son regard plaisantait mais au fond de lui, James savait qu’il se trouvait une part de vérité dans ses paroles. Le jeune bourgeois ne s'attachant que trop vite aux personnes, il en devenait vite dépendant. Mais alors qu’il pensait à ses notes, une idée lui traversa l’esprit.
Mais bien sûr, le théâtre ! Le lycanthrope avait passé un an à s’installer à Londres, et à y faire confort , mais il n’était pas encore sorti voir le beau monde, sauf à l’Eglise, pour respecter ses habitudes. De plus James adorait le théâtre , l’odeur du maquillage qui prenait le dessus à toutes autres odeurs selon lui, les rires à gorges déployées des spectateurs qui pour une fois, transportés par le bruit de foule, oubliaient leurs complexes et retenues. Et le son... Dieu comme James aimait l’écho de ce genre de bâtiment si bien isolé. Sans oublier qu’il était un artiste né. James aimait tout ce qui touchait à l’art. La poésie, les chansons, la musique, la peinture, le dessin, la danse le théâtre ... Le bourgeois appréciait même l’escrime qu’il considérait comme une sorte d’art gracieux, qui permettait en plus de maîtriser l’épée.
Il proposa donc à son invitée de se rendre au théâtre le soir même. Même si la distraction n’était pas le premier but visé. Si son vampire recherché était de rang élevé, il devait le retrouvé dans ce genre de lieu de rencontre. Alors qu’il s’y attendait le moins, la demoiselle devint confuse et agitée, il s’amusa à la voir balbutier de la sorte. Il se retint énormément pour ne pas rire trop fort, mais il riait bien, que ses yeux commencèrent à s’humidifier.


-Oh je vous pries de m’excuser Charlotte, je ne me moque point de vous loin de là. Mais vous vous tracassez bien trop !

James essaya de reprendre son souffle, et une fois chose faite, il serra les mains frêles et pâle de la jeune lycane dans les siennes, imposantes et fermes. Les yeux dans les siens, il les agita de haut en bas pour la rassurer en quelque sorte du mieux qu’il pouvait.

- Vous êtes... Incroyable telle que vous êtes , d’une sincérité et d’un naturel bruts ! Et vos yeux ne laisseront aucun homme indifférent, que vous en ayez un au bras ou non. A mes yeux vous êtes bien plus belle que n’importe quelle princesse de je ne sais quel pays.  Alors ayez confiance en votre charme, et tout ira bien. Je suis avec vous, d'accord ?

James avec le plus de sincérité possible laissa un sourire se modeler sur ses lèvres avant de laisser place à un « ô » muet de surprise. Le corps en feu, il lâcha les mains de la brunette qui venait de créer sur ses joues , une teinte rougeâtre comme un fruit mûr ( ce qui n’était pas donné à n’importe qui de faire rougir cet homme.) Il eut un rire nerveux  avant de se masser la tempe, en effet ; Charlotte venait de demander si elle allait devoir se faire passer pour la maîtresse de son hôte. Il regardait le plafond, confus avant de se racler la gorge.

-Vous me surprenez. Vraiment. Je... Et bien.. Non, enfin, vous savez bien que vous importuner est vraiment mon dernier désir, et je.. Je ne vous demanderai jamais une chose pareille.... Du moins, en y pensant clairement je ne vois pas qu’elle autre solution trouver... Je ne m’étais pas penché sur la question je suis sincèrement navré. Il est  vrai que nous ne pourrions jamais passer pour amis, les gens se poseront bien trop de questions.. Et sans parler du chaperon comme vous le dîtes si bien... Mais vous faire passer pour ma maîtresse... J’aurai l’impression de vous insulter.. Et ce n’est point ma réputation que vous pourriez nuire Charlotte, voyons. Il s’agit plutôt de la vôtre que je risquerais d’insulter.
Je suis désolé . Vous pouvez bien entendu refuser l’offre si vous ne voulez pas prendre un tel risque.. Disons que si vous vous faites passer pour ma maîtresse, nous devrions jouer un tout autre comportement l’un envers l’autre que celui que nous avons en ce moment.


Puis Charlotte s’assied sur une chaise, l’air distraite . Elle arrangea les plis de sa robe avant de demander à l’héritier Hunt de lui apprendre certaines leçons de tenue.

-Bien que vous ne me feriez jamais honte, j’accepte de vous apprendre certaines choses pour vous rendre plus à l’aise en société, cela me prévoit d’être fort amusant !

Mais voilà Charlotte se leva de son fauteuil avant de marcher un peu partout dans la pièce. Posant une suite de questions les unes après les autres sur un ton tracassé.

Amusé, James se mit à ses côtés avant de la tenir par les épaules.  Visiblement, l’après-midi s’annonce mouvementée !

- Calmez-vous je vous en pries Charlotte. Si des personnes me saluent , je vous les présenterais. Je suis souvent à l’église alors il pourrait s’agir de certains bourgeois que je croise souvent lors de la messe de six heures dont la situation ne s’élève pas plus haut que la mienne . Ne vous inquiétez pas, je prononcerai simplement votre nom et vous vous inclinerez pour une petite révérence tout en essayant de garder le sourire et ce sera tout pour vous.


James fit deux pas en arrière son pied droit venant se placer tout juste à l'arrière du pied gauche, tandis que ses genoux se fléchirent très légèrement et que ses bras restèrent ballants le long de son tronc, le buste droit mais la tête légèrement penchée vers le bas. .

- Ceci est une petite révérence, je ne pense pas que vous devriez en faire une plus grande, cela suffira. Ce qui est drôle, c’est la différence pour le salut que donnent les hommes pour les femmes
Pour saluer une dame, je dois faire comme ceci...


James se replaça une nouvelle fois face à son élève avant de s’incliner profondément pour prendre sa main qu’il effleura de ses lèvres. Elle était douce et sentait encore le savon du bain datant du matin même. Puis il laissa cette main avant de se redresser de de reculer à nouveau.


- C'est très galant, c'est-ce pas ? Mais je dois procéder à ce geste seulement si cette femme est admirable et de rang élevé, une Lady pour faire plus simple, Alors ne soyez pas jalouse si cela arrive. Dit-il avec humour pour la taquiner.
Vous devrez saluer tout le monde de la même façon, ce sera simple pour vous.


James proposa alors à Charlotte de s’asseoir pour qu’elle ne reste point debout. Il resta debout figé en face d’elle pour essayer de lui créer un personnage.

-Bien que vous soyez fort plaisante comme vous êtes, je ne peux malheureusement emmener une jeune femme sans nom dans ce genre de théâtre... Mais ne paniquez pas, je prend tout en main ! Vous garderez votre nom et prénom, après tout les gens n’iront pas fouiner jusqu’en Allemagne pour retrouver votre famille ! Vous faites aussi parti de la bourgeoisie, et vous êtes en séjour chez moi à Londres comme j’étais vôtre dernier invité en Allemagne il y a de cela plus de deux ans pour un séjour de plus d’un an. Nous nous sommes rencontrés à l’aide de nos parents qui étaient proches amis dans le temps, vous êtes allemande et vous avez encore un léger accent, comme moi aussi d’ailleurs. Nous dirons que la mode en Allemagne pour les jeunes bourgeoises n’est pas l’embonpoint mais le contraire , ainsi les gens ne s’interrogeront pas sur ce surplus de graisse que vous n’avez pas, qui est "sensé" montrer la "beauté" d’une femme. Vous venez d’arriver chez moi hier matin, et après une journée de repos, j’eus décidé de vous emmener au théâtre ... Tout va bien Charlotte ? Vous suivez .. ?
Ainsi donc les gens insinueront que nous sommes plus qu'amis... Mais je ne citerai pas de fiançailles prévues si aucune question ne m'est posée, mais si l'on me questionne sur ce sujet, je dirais que je réfléchi mûrement sur le sujet, pour ne pas vous faire passer pour une fille de joie. Vous avez fait le voyage seule avec votre père qui est resté dormir une nuit avant de reprendre la route pour une affaire urgente. Voici donc pour l’histoire. Si les gens viennent vous parler, dîtes que vous ne maîtrisez pas encore assez la langue, mais vous pourrez tout de même raconter comment nous nous sommes rencontrés, ou certaines anecdotes amusantes que nous avons... Souriez le plus souvent possible et gardez la tête haute et la poitrine relevée, si l’on vous parle de musique, citez Ludwig Van Beethoven et son opéra Fidelio . Cela vous convient-il ? Vous pouvez la changer si cela ne vous convient pas.
Ne craignez rien pour votre démarche, tout est déjà parfait, et pour votre élocution, ne vous en faites pas, comme dit précédemment, vos origines Allemandes vous sauveront.


Ainsi les explications faites, James montra en quelques mouvement à Charlotte comment se tenir en société, comment acquiescer, comment sourire, comment rire, et comment prendre la parole. Bien qu’il détestait devoir corrompre son amie aux coutumes bourgeoises et nobles, le Lycan avait tout de même du travail. Mais il ne pouvait rien prévoir à l’avance, et leur but premier était de trouver des informations sur le vampire recherché.

-Vous vous doutez bien que je veux surtout aboutir mes recherches bien que l’amusement m’attire aussi. Je pense que nous devrions chercher tout les vampires présents au Théâtre si nous arrivons à les reconnaître, pour leur parler suite à cela. Mais rien ne sera facile, je ne sais pas grand chose à leur sujet quand il se trouvent au milieu de la foule, à part que leur beauté froide n’en ressort que plus fortement. Nous ne devons pas interroger n’importe qui. Mais rassurez-vous, je ne vous demanderait presque rien, juste de m’accompagner. Je ne veux surtout pas vous causer de soucis, chère Charlotte.


Une heure ou deux avaient filé, il était désormais six heure, et plus que temps de s’apprêter pour la soirée prévue. Après qu’elle eut prit la brochure James invita Charlotte à sortir de la pièce, mais il vit qu’elle ne prêtait attention qu’au dernier article consacré aux femmes. Il en conclut donc qu’elle voulait une nouvelle fois se changer, et c’est bien ce qu’elle confirma d’elle même puisqu'elle se rendit dans la chambre blanche.
Le théâtre ouvrait pour dix-neuf heures mais la pièce ne commençait que deux heures plus tard.  James avait donc le temps de prendre un bain pensa-t-il. Il se rendit dans la pièce jointe à sa chambre et fit couler l’eau chaude.  Il ne prit pas la peine de fermer la porte , se déshabilla et sauta dans le bain avant de pousser un long soupir d’aise.

*Juste deux minutes de quoi être propre* pensa-t-il.
* Tu es bien coquet, joli prince* s’amusa ironiquement Rigardo ce qui décrocha un petit sourire à James.

*C’est tout à fait normal, je sors ce soir. *
* Avec une princesse dis-moi !* Répondit gentiment Zavir alors que James soupirait d’admiration.

*Une charmante princesse, je ne te le fais pas dire.*

* C’est amusant comme cette "miss" arrive à obtenir notre confiance en une seule journée ! * Soupira Zavir

* Le charisme des jeunes.. Le charisme ! * soupira Rigardo à son tour.

Distrait et guai, James prit le flacon de shampoing en verre avant de se le verser sur les cheveux et de se les frotter et de se les rincer, le flacon toujours fermement dans la main. Mais Rigardo reprit la parole, chose qu’il n’eut pas dû faire.

* Avoue-le James, la situation est bien embarrassante, elle va se faire passer pour ta maîtresse ; ou ton amante ou je ne sais quoi... Tu dois dire que ça ne te dérange pas vraiment, n’est-ce pas ? Ou plutôt, tu voudrais que ce ne soit pas un mensonge ? *

Sous la surprise James écrasa le flacon de verre qui entailla toute la longueur de sa paume. Il grimaça avant de pousser un grognement de douleur.

*Ho petit tout va bien ?! * S’inquiéta Zavir

- Ça irait mieux si ce simplet loup cessait de dire des choses aussi idiotes !!!

Rétorqua James fortement sous le coup de la colère. Le bruit du verre avait fait un gros sons, mais la voix grondante de James était encore plus forte. Il se rendit compte juste après qu’il avait fait l’erreur de parler à voix haute, et il entendu du bruit depuis le couloir. Était-ce Charlotte qui arrivait ?

- Tout va bien ne vous inquiétez pas !!

Dit-il d’une voix haute et intelligible pour ne pas qu’elle entre. Et si elle n’avait pas quitté sa chambre tout compte fait ? Q’il avait juste entendu ces bruits sourds dans le couloirs et que elle l’avait entendu jurer avant de lui demander de ne pas s’inquiéter ?

*Mais quel idiot je suis !! Qui te dis qu’elle s’est inquiété ? Elle doit me trouver plus que stupide et étrange maintenant.* James mit la main sous l’eau avant de gémir doucement pour que le sang cesse de couler.

__________


Plus tard, James s’habilla. Les cheveux séchés, il choisit de porter l’une de ses redingotes par dessus une chemise blanche à froufrous plissée sous un veston brodé de fils d’argents et de boutons d’or sur un pantalon en toile noir, parfaitement lisse. James prit soin de choisir ses chaussures cirées de cuire et mit de côté son chapeau haut de forme.
Il se mit devant un miroir et prit soin de prendre de la cire pour coiffer ses cheveux en arrière. Un début de favoris sur le commencement de sa mâchoire était visible, Mais James s’était rasé il y avait de cela deux ou trois jours . Sur ses cheveux impeccablement coiffés, il posa son chapeau et inséra un mouchoirs en satin de couleur taupe sur la poche avant de sa redingote. Il soupira un bon coup avant de sortir de sa chambre. Tout allait bien, avec le maquillage, la coiffure, et la difficulté de mettre une robe imposante, les femmes prenaient toujours plus de temps que les hommes pour s’apprêter.

Charlotte sortit aussitôt et il fut surpris de la voir aussi bien coiffée et habillée. Elle fit un tour sur elle même avant de demander son avis. Il sourit, plein d’admiration. Comment pouvait-il ne pas la trouver jolie ? Il resta droit, et essaya de ne pas trop montrer son chamboulement.

-Vous êtes époustouflante, épatante, magnifique, divine ! Je ...

James souffla alors avant de relâcher un léger rire. Il s’inclina en avant tout en relevant le chapeau qu’il avait sur la tête.

-Vous serez la plus belle ce soir, mademoiselle.

Mais il se redressa et regarda l’heure tout en remettant son chapeau sur la tête. Puis il prêta de nouveau attention à la jeune femme, toujours souriant.

-Veuillez mettre un manteau cependant. Je prend un parapluie. Dans votre armoire vous trouverez des manteaux à fourrures , prenez-en un. Une calèche nous attend dehors. Je vous attend ici.

Et il attendit Charlotte. Une fois sortie, il lui proposa son bras, comme le matin même, mais cette fois-ci pour sortir de la maison et commencer un soirée pleine de surprise.
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Charlotte Pitt
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Date d'inscription : 25/06/2012
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Race : Lycanthrope
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Age : 20 ans
Age (apparence) : 23 ans
Proie(s) : Charlotte ne chasse pas. Elle essaye de survivre, c'est déjà bien.
Entité n°2 : Un écureuil roux baptisé Matt
MessageSujet: Re: Faire plus ample connaissance entre Lycanthropes (PV) Jeu 13 Fév - 19:23

Cette proposition si soudaine d'aller au théâtre avait mis Charlotte dans tous ses états. Comment pouvait-elle passer si vite des bas-fonds de Londres à la haute société ? Elle allait forcément commettre des impairs ! En face d'elle, James semblait s'amuser de la situation. Mais qu'y avait-il de drôle ? Elle risquait de le compromettre et il se montrait si insouciant !
Il sembla essayer de se reprendre en la rassurant dans le même temps. Elle savait bien qu'il ne se moquait pas d'elle, ce n'était pas son genre... Mais elle restait persuadée que c'était lui qui ne se tracassait pas assez. Elle allait répliquer quand il se leva et prit ses mains. Alors, elle ne put rien faire d'autre que le regarder et l'écouter, les yeux écarquillés et les joues roses.
Les compliments qu'il lui fit la déstabilisèrent plus qu'ils ne la rassurèrent. Elle se perdit l'espace d'un instant dans le gris de ses yeux, incapable d'articuler le moindre son puis elle se ressaisit. Elle sortait de la rue mais au fond, elle ne s'était jamais défaite de ses bonnes manières... Peut-être qu'elle pourrait faire illusion l'espace d'une soirée ?

Hasardant un sourire, elle se décida à lui répondre :


- Vous êtes si gentil... J'espère que je ne décevrai personne alors.

Mais comment justifier sa présence sans chaperon avec un jeune homme, célibataire de surcroit ? Lorsqu'elle lui soumit son idée, passablement gênée, elle eut tout le loisir de le voir rougir à son tour. Il réalisait enfin le comportement qu'ils devraient avoir ensemble pour jouer la comédie. Aussitôt, il s'excusa. Il avait tout de suite pensé à la réputation de la jeune femme, plutôt qu'à la sienne, autrement plus importante. Avec un pâle sourire, elle essaya de le mettre plus à l'aise.

- James, euh... Je veux dire Mr Hunt... Vous ne m'insultez pas du tout, je connais le fond de votre pensée. Jamais une telle idée ne vous serait venue par pur plaisir. Vous n'avez pas vraiment à vous soucier de ma réputation si je puis dire les choses ainsi, puisque je n'en ai pas. Je ne suis qu'une fille de la rue, anonyme. Une fourmi parmi beaucoup d'autres ! Mais vous, vous avez une situation ici, une réputation à tenir... J'avais cru comprendre qu'il était toléré pour des hommes de fréquenter leur maîtresse en public, ou éventuellement les jeunes filles auxquelles ils sont promis il me semble. Mais la deuxième hypothèse est plutôt dangereuse car des fiançailles c'est officiel, indélébile. Comment ferez-vous le jour où vous rencontrerez une femme qui vous plait si on vous croit fiancé à moi ? Une maîtresse c'est plus commode... On peut s'en défaire plus facilement. Mais... Enfin, nous verrons, il y a plus important à traiter avant ça.

Elle demanda alors au jeune homme quelques leçons de tenue. Ne tenant pas en place, elle enchaîna les questions de peur d'oublier quelque chose d'important. Elle voulait tout savoir, elle voulait être parfaite et ne surtout pas décevoir son hôte. Il la prit par les épaules, ce qui la fit hoqueter puis elle se ressaisit. Elle enregistra chaque geste, chaque indication qu'il lui donnait. Sa mémoire d'éléphant ainsi mobilisée, elle était sûre de ne rien perdre. Très bien, ils ne risquaient pas d'être salués par des personnes trop influentes d'après ce que disait le jeune homme. Cela lui éviterait de causer des dégâts irréparables !

Il lui montra comment une femme devait faire la révérence. Le dos droit, la tête inclinée légèrement, les genoux quelque peu fléchis et les bras immobiles. C'était assez simple ! Une fois qu'elle eut détaillé chaque geste, elle releva les yeux sur le visage du jeune homme qui enchaîna sur la suite. Il lui prit alors la main et l'embrassa doucement en s'inclinant devant elle. Un instant, son cœur sembla avoir des ratés. C'était un exemple, oui, mais pourquoi cela l'agitait-elle autant ?
Masquant son trouble, elle le laissa se redresser, heureuse de ne pas se sentir rougir.
Il lui expliqua que ce geste était réservé aux femmes de haut rang qu'ils rencontreraient. Evidemment, un tel geste n'était pas dédié à la première roturière venue !
Cependant, sa petite plaisanterie sur la jalousie la fit rougir violemment. Alors ça, elle ne s'y attendait vraiment pas !


- Mais enfin ! Comment voulez-vous que... ? Voyons... Je ne saurais être jalouse de telles femmes !

Elle baissa la tête et lissa nerveusement les plis de sa robe. Pourquoi donc serait-elle jalouse après tout ? Elle n'avait aucun droit sur lui, elle n'irait certainement pas s'offusquer s'il allait voir une autre femme ! Il venait de la recueillir, c'était la moindre des choses qu'elle lui laisse son espace vital !
Cependant cette remarque l'avait paniquée. Avait-il deviné qu'il ne la laissait pas indifférente ? Non pas qu'elle imagina le moindre avenir avec lui, mais elle ne pouvait nier que James possédait un charme certain...
Reprenant ses esprits, elle l'écouta lui donner les indications nécessaires à l'identité qu'elle devrait se créer. Ils allaient jouer sur ses origines Allemandes pour justifier son étrangeté aux yeux de la bonne société. Elle mobilisa à nouveau toute sa mémoire pour retenir le moindre détail et éviter la gaffe fatidique. Elle hocha la tête lorsqu'il lui demanda si elle suivait.


- Oui ne vous inquiétez pas... Je suis Allemande, nous sommes amis et je suis arrivée hier matin. Mais... Si je dois prétendre venir d'Allemagne, autant donner le nom que je portais autrefois... C'était Mölders. Karlotta Mölders. Enfin, vous pourrez toujours m'appeler Charlotte ! Cela fait si longtemps que je n'ai pas utilisé ce patronyme, il sonne assez étranger à mes oreilles. Bien, j'ai donc une famille bourgeoise... Si on me demande, je dirai que mon père possède une horlogerie. A vrai dire j'ai travaillé chez un horloger comme femme de chambre quand on m'a débarquée à Londres donc si on me pose des questions je ne serai pas trop perdue... Bien, continuons.

Les instructions suivirent alors les unes après les autres sur la conduite à tenir lorsqu'ils seraient au théâtre. Ainsi donc elle n'aurait pas besoin de se faire passer pour sa maîtresse mais pour une éventuelle fiancée... Bien, cela lui éviterait d'avoir à se montrer trop proche ou de l'embarrasser outre mesure ! Encore quelques indications sur la façon de parler, les références en musique, les anecdotes... Elle était tellement concentrée qu'elle ne prêta même pas attention aux compliments qu'il lui faisait !

- Mon père se repose pour repartir le lendemain... Il me laisse donc chez vous. Bien. Autant nous mettre d'accord sur ce que nous allons raconter... Nous pourrions nous être rencontrés tous petits pour la première fois. Vos parents auraient hébergé ma mère, de santé fragile, qui était venue profiter du grand air des côtes bretonnes avec moi. Cela pourrait en partie expliquer ma maigreur avec l'effet de mode. Nos parents étant amis bien avant nos naissances, nous nous sommes revus plusieurs fois à l'occasion de visites et de voyages dans ma famille ou dans la vôtre... Cela devrait aller je pense n'est-ce pas ?

Elle poursuivit la leçon, retenant chaque geste, chaque parole qu'il lui enseignait avec application. Pour lui, elle voulait se montrer irréprochable. Personne ne devinerait jamais d'où elle venait ou par quels travers elle était passée. Oui, elle ferait tout pour que cela n'arrive pas !
Enfin vinrent les explications sur le Vampire qu'ils cherchaient. Il lui fournit le peu qu'il pouvait en insistant bien sur le fait qu'il ne voulait pas lui en demander trop ce qui la fit sourire gentiment.


- Mr Hunt, si j'accepte de vous aider c'est en connaissance de cause... Ne vous en faites pas, je me montrerai prudente. Et je garderai les yeux ouverts surtout ! Puis, je ne pense pas que nous nous quitterons de la soirée, ce qui minimisera grandement les risques de danger vous ne pensez pas ?

Mais l'heure tournait, il valait mieux commencer à se préparer ! Attrapant une brochure de modèles qui trainait là, la jeune femme fila dans la chambre blanche pour s'apprêter. Elle se fit aussi belle que possible, se démenant avec les frou-frous, les jupons, les bijoux et le fer à boucler. Elle avait peine à attraper les mèches du haut, engoncée dans sa robe et elle dût se résoudre à les sculpter à la main avec un peu de cire. Elle ne tenait pas à en mettre trop pour que ses cheveux ne paraissent pas gras et huileux comme ceux de ces ouvrières qu'elle avait croisées si souvent dans l'East End. Devant le soin qu'elle apportait à sa mise, Matt ne put s'empêcher de rire.

* Eh bien, tu te soignes ce soir ma petite Charlotte ! Tu comptes séduire ton prince charmant ou bien ? *

* Qu'est-ce que tu racontes encore... Ce n'est pas pour lui ! Enfin, de quoi aurais-je l'air vêtue comme une ouvrière ? Je ferai sauter sa couverture en un clin d'oeil ! *

* Mais bien sûr, sa couverture... En attendant moi je reste persuadé que tu aimerais bien faire sauter d'autres couvertures avec lui si tu vois ce que je veux dire...*

La jeune femme passa au rouge pivoine et manqua de se brûler avec le fer sous la surprise. Elle ne se serait jamais attendue à un langage aussi cru de la part de ses entités, même de la part de cet écureuil impertinent ! Si elle ne sut quoi répondre, elle entendit Kiara grogner après la petite bête qui n'en rajouta pas mais ricana sous cape d'un air malicieux.

* Ne l'écoute pas Charlotte. Sois prudente et reste sûre de toi, tu vas en avoir besoin. *

Quelque temps après, elle sortit et croisa James dans le couloir. Elle lui fit apprécier sa mise le plus simplement du monde et rougit sous les compliments qu'il lui fit. Lui aussi était fort bien habillé ce soir et semblait grandi par sa redingote. En lui faisant la révérence comme elle l'avait appris, elle lui répondit :

- Merci beaucoup ! Vous êtes très élégant vous aussi.

Sur son injonction elle alla chercher un manteau dans l'armoire. Elle en choisit un très doux, en fourrure grise qui se mariait à sa robe. Dieu qu'elle était bien dedans ! Oui, elle aurait presque pu y dormir. Une fois prête définitivement, elle revint le voir et gagna la calèche à son bras. Quelles surprises leur réservait cette soirée au théâtre ?

[HRP/ Fin du RP, suite au théâtre ! /HRP]
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