L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42]

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Asher Rosebury
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MessageSujet: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Lun 18 Nov - 18:54

[HRP] Premier Rp de Asher [/HRP]


Ses long doigts glissaient sur le clavier nacré du piano à queue sombre, appuyant quelques fois sur les touches blanches ou bien noirs selon les besoins du musicien pour produire un doux son agréable à l'oreille. Chacune produisait un son mélodieux, jamais l'on entendait une seule fausse note. Une atmosphère féerique régnait en maître dans la pièce. Un jeune homme était assis faisant face au piano. Les yeux fermés, ses bras s'agitaient de gauche à droite, variant les mélodies et les sons, en plaçant des fois quelques poses ou bien des longues notes. Soupirant, il termina son concert sur une note brève et aiguë avant de faire une pause et de se lever. Il ouvrit les yeux et se dirigea vers le bord de la scène. Ses cheveux bruns regroupés en une queue de cheval étaient liés à l'aide d'un ruban blanc nacré et cascadaient librement sur ses épaules. Époussetant sa chemise blanche, il fit un brève salue au public en esquissant un sourire puis il se redressa et descendit de scène pour se diriger vers les coulisses. Bien que les dentelles étaient destinées aux femmes, celles situées aux manches et au col de sa chemise ne lui donnait en aucun cas un air de féminité même s'il portait des cheveux long. Il débouta le haut de sa chemise avant d'enfiler ses gants, d'un blanc si pur que l'on pourrait les confondre dans la neige, et de passer les bras dans sa veste noire. Ses long doigts firent passer les boutons d'argents dans les trous prévus à cet effet avec délicatesse et finesse tout en sifflotant le dernier air joué sur scène. Il enroula son foulard blanc autour du cou, le tissus contre sa peau blanche lui procurant un léger frisson de bien être et plaça son katana à sa ceinture, accompagné de ses deux dagues. Chaque lames entrées dans leur fourreau respectif produisaient un tintement léger de métal. Enfouissant la main droite dans une poche de sa veste, il la ressortit presque immédiatement en tenant un petit objet dans sa main : une montre à gousset. La coque d'or comportait de fines gravures en argents représentant des lierres et des petites runes. Il effectua une pression sur un petit bouton, marquant un petit creux dans la chaire de son pouce, et la montre s'ouvrit en produisant une fine mélodie semblable à celle d'un piano. On pouvait distinguer les fins rouages qui faisaient fonctionner l'objet. Détaillant son petit trésor, il fut surpris de découvrir qu'il n'était que dix huit heures. Pour une fois, il avait terminé tôt, peut-être était-ce parce qu'un concert avait été annulé un peu plus tôt à cause de la mort du chef d'orchestre ?

Haussant les épaules, il poussa la porte à l'arrière du bâtiment et frissonna en sentant une bourrasque d'air frais. Le soleil presque couché, éclairait faiblement les rues d'un ciel multicolore, du orange, du rose, du bleu, de quoi en mettre plein la vue ! Asher sortit et scruta la rue, parfait il n'avait pas envie qu'on vienne le déranger. A l'intérieur de lui-même, son autre identité commençait à s'impatienter, elle voulait tuer... Prenant son courage à deux mains, il dévala la rue d'un pas rapide en remontant son col pour que l'on ne le reconnaisse, puis il se dirigea vers The Grand Theater en direction de son châtelet. Il n'avais plus qu'une seule envie, rentrer chez lui, s'asseoir sur son fauteuil devant la cheminée, boire un thé et fermer les yeux quelques secondes pour se remémorer la prestation de ce soir. Oui, repenser aux mélodies qu'il avait crées puis jouées... Celles qui produisaient un doux son à son oreille, semblable aux chants féeriques des oiseaux. Une main dans la poche tenant sa montre  à gousset, l'autre sur le manche froid de son katana, il continua sa marche et s'arrêta devant The Grand Theatre en y observant les vestiges. Ce monument ,qui était situé à proximité de sa demeure, était celui qu'il fréquentait le plus mise à part son travail. Malheureusement, selon les derniers événement, un accident se serait produit dans le bâtiment, brûlant une grande partie de celui-ci.

Posant sa main sur les pierres du théâtre, il prit une inspiration et passa ses doigts sur les roches râpeuses de celui-ci. Soudain, Asher se mit à trembler, ne comprenant pas pourquoi, il se mit à boutonner au plus vite son manteau croyant que c'était seulement le froid, cependant il tomba à genoux au sol se tenant la tête entre ses mains en poussant des gémissements. Puis il rouvrit les yeux la douleur passée et un fin sourire sadique s'empara de ses fines lèvres. Il éclata d'un rire cristallin en pensant que cette soirée était la bonne. S'il faisait demi-tour, personne ne le remarquerait, personne ne traînait en ces lieux à cette heure précise, il était toujours le seul à rentrer chez lui. Puis les autres musiciens pourraient prouver son innocence, Asher était rentré chez lui comme prévu, comme d'habitude. Sauf que ce soir, cela allait être différent, il avait envie de tuer, sentir le sang s'écoulait le long de ses doigts ou simplement entendre ses victimes hurler. Ce soir, il allait tuer, sa deuxième facette s'étant emparé de lui, le meurtre était un plaisir. Puis il n'y aurait aucun risque, sa première personnalité ne se souviendra pas de ces actes-là...


*Ne t'en fais pas Asher, tu ne te rappelleras de rien...*
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Lun 18 Nov - 20:15

[HRP/ En provenance du poste "Des Souvenirs et des rencontres"/HRP]

La nuit  était froide, calme et froide. La saison était bien débutée et pourtant le froid ne quittait pas le vent qui se promenait dans les ruelles de Londres. Non décidément, ce n’était pas une bonne période pour personne. Le soleil était couché depuis quelques heures lorsque deux gentilshommes quittèrent le Spirit pour s’aventurer dans la nuit mal accueillante. Les deux hommes étaient fort différents en apparence. Le premier, d’une stature imposante et fort en silhouette, portait un costume bleu foncé qui semblait difficilement tenir sur lui. Son lourd manteau de la même couleur avait une doublure richement ornée qui descendait presqu'au sol. Il portait sur sa tête un très grand haut-de-forme qui s’enfonçait difficilement sur sa tête. Le jeune homme avait un air jovial. Il avait de hautes pommettes saillantes qui se dissimulaient derrière une barbe imposante. Son compagnon pour sa part était son antithèse sur bien des points. Il était plus petit en taille et sa silhouette était mince et élancée. Ses vêtements semblaient dater d’une époque passée; son habit noir recouvrait une chemise blanche dont le col était retenu par une cravate noire au nœud élégant. Il portait un manteau noir qui était d’une évidence trop grand pour lui. Une main gantée de noir tenait serrer à sa hanche une canne d’un filigramme argenté qui l’aidait à marcher. Ses cheveux noirs étaient attachés par un ruban et bien camouflés sous un chapeau noir qui descendait près de ses yeux qui brillaient derrière des lunettes noires imposantes. La peau blanche de son visage était parsemée d’une barbe de trois jours.

-Tu étais vraiment obligé de parler de ces maudits pamphlets? demanda le plus corpulent des deux.

Les lèvres minces de son compagnon s’étirèrent en un sourire énigmatique. Il répondit d’une voix légèrement éraillée qui n’était pas sa voix habituelle.

-Tu sais aussi bien que moi que ce papier dit vrai. Tout le monde le sait et c’est maintenant qu’ils doivent prendre parti, car si le Scotland Yard finit par mettre la main sur Von Ravellow, il aura besoin que le conseil le défende sinon il sera sacrifié comme un chien et la population verra cela comme un agissement gratuit de la haute classe.

Les deux hommes traversèrent le Chinatown d’un pas aussi rapide que le permettait le léger boitement de l’un des hommes. Les cochers étaient difficilement accessibles dans se quartier et ils avaient décidé de se rendre plus hauts afin de retrouver quelque peu de civilisation. C’est ainsi qu’ils débouchèrent devant la place publique qui faisait face au Grand Théâtre. L’endroit était désert, l’heure avancée avait chassé les bonnes gens et les bedeaux avaient préféré éviter le froid. Les magasins fermés finissaient de donner un air abandonné à l’endroit. Il fallait dire que l’ancienne usine de Milte and Co, à moitié en ruine, dévorer par des flammes laissait une trace sombre à l’endroit. S’approchant de la fontaine, l’un des jeunes hommes s’arrêta soudainement, la main serrée sur sa canne.

-Gabriel? Ça va? s’enquit son ami en l’observant d’un air inquiet.

Gabriel ne répondit pas, les yeux fixer sur le Grand Théâtre, fermé pour cause d’incendie. Quelques semaines plutôt, ces ici que sa vie avait basculé. Il ferma les yeux, comme si un souvenir fugace venait frôler son esprit. Il se souvenait du Comte et du combat qu’ils avaient dû livrer contre lui. Les flammes bleues, les vampires qui les encerclaient, sa demande outrageuse et sa promesse...

*Tu ne seras pas toujours réticente à mes baisers...je te le promets...*


Quelque chose surgit en lui, un souvenir, lointain, comme une musique douce sur un piano. Ce souvenir était important, mais pourquoi, pourquoi?

-Gabriel?

Gabriel ouvrit brusquement les yeux pour observer son ami qui le dévisageait, une main sur son épaule. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait perdu le souffle. La douleur à sa tête s’était accentuée au point de lui faire lâcher un grognement. Son ami eut un sourire conciliant.

-C’est bien la dernière fois que je te fais boire mon cher, tu ne sais décidément pas tenir l’alcool!

Et il eut un rire qui se répercuta dans la place déserte. Entrainant le jeune Gabriel a sa suite, il l’obligea à s’assoir sur le bord de la fontaine pour lui laisser reprendre ses esprits.

-Reste ici, je vais aller un cocher, je ne suis pas sur que tu puisses continuer de boiter encore longtemps.

Gabriel lui répondit par un grognement évident. Il n’aurait pas dû se laisser entrainer dans la suite de verre que Siméon avait posé devant lui. Les membres de l’aristocratie présente n’avaient pas apprécié qu’il dévoile son opinion de manière aussi directe. Et pourtant, il lui restait tant à accomplir et si peu de temps. Un bruissement près de lui le sortit de ses pensées. Une jeune femme, un peu ronde, venait de prendre place brusquement à ses côtés, le faisant sursauter.

-Dis donc bel homme, un peu d’agréables compagnies ça te dit?

Le dandy leva les yeux au ciel, c’était bien la dernière chose qu’il souhaitait. La soirée prenait une tournure peu agréable...


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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Lun 18 Nov - 21:40

L'esprit un peu embrumé par sa nouvelle identité, Asher se releva tant bien que mal, la tête lui tournant encore un peu. La terre semblait avoir commencé une danse endiablée qui ne s'arrêtait. Il fit une courte pause, souffla un instant avant d'entendre des bruits de pas. Ce n'était pas ceux d'une seule et unique personne mais de deux, comment se fait-il ? Personne ne venait ici depuis l'accident, ils avaient dû se tromper de route ou bien ils avaient bu... Si tel était le cas, il pourrait les tuer sans aucun soucis, il aimait ça, c'était ce qui le caractérisait. Soudain il entendit des bribes de conversation, cela parlait d'un homme appelé Von Ravellow, il avait entendu parler de lui, y compris dans les pamphlets qu'il avait lui même reçu. Sincèrement cela lui était égal, qu'il reste en vie ou qu'il crève était le cadet de ses soucis. Cependant, la voix du jeune homme l'intriguait, elle était comme forcée, ce n'était pas une voix habituelle pour un homme, de plus sa démarche paraissait nettement plus légère. Néanmoins, il pouvait se tromper, il était peut-être simplement efféminé... Asher laissa planer l'ombre d'un doute.

Puis la discussion dériva sur l'alcool, c'est bien ce qu'il pensait, ils étaient soûl et pas qu'un peu à ce qu'il pouvait voir. Des rires se firent entendre, ce qui amusa légèrement Asher, il aimait voir la joie briller dans les yeux de ses victimes juste avant la terreur et la souffrance. Le jeune homme ne semblait pas tenir l'alcool mais autre chose lui occupait l'esprit. Alors que celui-ci s'assit en compagnie du vieil homme, le plus âgé s'en alla demander une voiture pour les ramener, désirant peu rentrer à moitié ivre en tenant à moitié debout. Le plus jeune, Gabriel paraissait peut-être blessé, un effet de l'alcool ? Ou une blessure récoltée lors d'un combat. Asher le trouvait bien frêle pour un homme, aussi douta t-il encore sur sa nature. Soudain des petits pas frêle se dirigèrent vers le banc de la fontaine où était assis Gabriel et une femme rondelette fit son apparition. Non qu'elle ne soit pas belle, mais elle n'était pas aux goûts du jeune homme qui préférait les femmes plus caractérielles et plus affinées, cependant celle-ci allait faire l'affaire. Or il y avait lui, Gabriel qui était présent et peut-être pas aussi ivre que ça vu sa réaction lorsque la catin lui adressa la parole pour lui proposer son service. Celui-ci avait sursauté puis levé les yeux au ciel, oui Asher comprenait cette réaction...


Doucement Asher s'approcha avec délicatesse, de sorte à ne produire aucun bruit et murmura à l'oreille de la belle :

- Je crois que vos services dérangent beaucoup cet homme, je vais le débarrasser, si vous n'en voyez pas l'inconvénient.

Étant caché parmi les ombres de la nuit, il sortit sa dague en un petit tintement et la planta dans le creux du dos de la demoiselle. La peau résista mais en vain et bientôt il put sentir la lame s'incruster profondément dans la chaire jusqu'à atteindre son cœur fébrile. Ses mains se tachant de sang, il approcha sa bouche du cou de sa victime et lui déposa un baiser. La catin soupira, sa figure se crispant de douleur hideusement avant que son cœur ne cesse de produire des petits battements affolés. Asher lui murmura à l'oreille :


- Quel gâchis ma poupée, tu aurais pu être ailleurs ce soir là...

Retirant sa dague en un bruit bizarre, il eut un petit rire et porta la lame à sa bouche puis il tira la jeune femme en arrière et la trainer un peu plus bas dans la rue avant d'entreprendre un découpage minutieux du corps. Un goût amer et âpre s'empara de sa bouche cependant il était exquis, délicieux à souhait... Il fallait que son cadavre ressemble aux autres. La peau se déchira à chaque coup de dague délicat et laissa place à des os blanchâtre. Des craquements se firent entendre lorsque ceux-ci cédèrent. C'était un bruit insupportable pour tout autre personne sauf pour Asher qui savourait inconsciemment ce moment sadique et sordide. Une odeur métallique flottait dans l'air tandis que les le buste de la femme était séparé des autres parties, elles mêmes coupées précisément en deux. Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas pris autant de plaisir mais lui demanda plus de temps que nécessaire vu qu'il surveillait du coin de l’œil son petit compagnon. Le travail était si propre que seules ses mains étaient recouverte du flux vitale de la victime. L'homme revint un peu plus tard vers Gabriel et lui plaqua la pointe de son katana dans le creux du dos:

- Ne faite aucun geste brusque où vous êtes mort... Vous êtes réellement un homme ? Que vous êtes vous fait à la jambe ?

Soupirant, il s’attela à la tâche celle de couper une rose et de la déposer sur le corps du cadavre, comme une signature, un sourire angélique flottant sur ses lèvres. Il repoussa une mèche de cheveux qui lui gâchait la vue puis commença à siffloter l'air de sa montre à gousset. Cet air était complètement décalé par rapport à la situation quelque peu sinistre dans laquelle participait Asher. Si sa véritable identité aurait été là pour voir ça, il se serait exécuté sur le champs, le meurtre volontaire et par pur plaisir était sa hantise, il haïssait ça et par dessus tout il serait capable de tuer tous les auteurs de crimes. Cependant il avait peur, peur qu'on ne le rattrape et que sa justice ne soit pas celle des autres. Il porta un doigt à sa bouche avant de se relever satisfait de son travail et de plonger ses mains dans l'eau glacée de la fontaine ainsi que sa dague ensanglantée, puis il s'essuya sur la veste du dit-jeune homme.

- Excusez moi, mais il fallait vraiment que j'essuie cette eau gelée vous n'auriez pas voulu que je meurs de froid, si?
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Mer 20 Nov - 16:13

Gabriel regardait d’un air outré la prostituée qui lui faisait des avances. Comment pouvait-il lui faire comprendre que ses services étaient loin d’être demandé? Il n’était guère habitué de fréquenter des les basses classes de la société, les prostitués encore moins. Il fallait dire également que la femme n’avait pas l’apparence d’une créature en santé. Son lourd maquillage ne cachait en rien les ravages qu’une vie à l’extérieur lui avait faits. Alors qu’il feignait de l’ignorer, le jeune dandy ne vit pas un jeune homme s’approcher de la catin avant de l’attirer dans l’obscurité. Tandis qu’il se retournait, Gabriel n’aperçut que le vide et le silence, ponctuer de quelques bruits d’eau de la fontaine. Il était de nouveau seul. Siméon reviendrait bientôt et il n’était pas pour se plaindre de la disparition inopportune de la femme de joie.

Profitant de cette nouvelle solitude, Gabriel laissa ses pensées divaguer. Il lui restait si peu de temps. Dans moins d’une semaine, il lui faudrait retourner au couvent pour reprendre son rôle. D’ici là il devait absolument avoir fait innocenter Alexender aux yeux du peuple et de la bourgeoisie. Ceux-ci s’occuperaient de le défendre au parlement et alors il ne pourrait pas être exécuté sans procès équitable. Et alors, personne ne pourrait venir témoigner contre lui sauf le Comte et le jugement de celui-ci serait remis en doute. Alors Alex pourrait retrouver la liberté. Gabriel sentit son cœur se serrer. Il était toujours incapable d’avoir des nouvelles du trio depuis les évènements du théâtre. Raphael était introuvable, Lally cloitré dans la demeure de sa tante. Bien sûr Gabriel avait tenté de contacter la jeune femme, mais il était tout simplement impossible de s’approcher d’elle. Et Alex. Il n’avait aucune nouvelle de son cher Alex. Son manoir était en discorde, les domestiques disparurent, sans compter que les chiens de garde du Scotland veillaient aux gains.

Heureusement, Gabriel avait engagé ses propres détectives. Il avait posté des gens tout autour de la demeure avec la description de Suzanne et de Marguerite. Le jeune homme se doutait que l’aristocrate ne serait jamais parti en abandonnant ses précieuses domestiques. D’ailleurs, elles non plus n’étaient pas retrouvables. Si quelqu’un devait revenir au Châtelet, ce serait surement l’une des deux domestiques. Aussi, Gabriel avait-il pris la précaution de faire surveiller le château en payant grassement les gens les plus subtils. Si le Scotland Yard se rendait compte qu’il n’était pas le seul à surveiller la demeure, le plan tomberait à l’eau assez rapidement et Gabriel n’aurait aucune chance de revoir un jour son tendre ami. À cette pensée, son estomac se serra douloureusement. Il ignorait si son ami était encore en vie. La dernière image qu’il avait de lui s’était étendue sur le plancher flambant du théâtre, atteint en pleine poitrine par une balle et de meurtrissure face à la colère du comte. S’il s’en était sorti vivant, cela relevait du miracle.

Gabriel sortit brusquement de ses pensées lorsqu’il aperçut un jeune homme venir à sa rencontre. Il était si obnubilé dans ses pensées qu’il avait complètement oublié le monde extérieur. Il allait ignorer le jeune homme lorsque celui-ci le menaça de son arme. Le dandy demeura un moment tout à fait stupéfait et interdit. Il était si occupé par les vampires, loup-garou et autres monstres qu’il en avait oublié que de simples badauds importuns existaient. Demeurant immobile, il observa d’un œil attentif le nouvel arrivant. Il ne ressemblait pas à un être pauvre et dans le besoin. Non, il ne semblait pas avoir besoin de piller pour vivre. Il fallait dire aussi que son arme était particulière. Il était la troisième personne dans tout Londres que Gabriel voyait porter un Katana. Pour l’instant, il valait mieux ne rien faire. Le nouvel arrivant finit par baisser son arme avant de plonger ses mains ensanglantées dans l'eau de la fontaine, de même qu’une dague. Lorsqu’il s’approcha de nouveau de lui avec l’intention d’essuyer ses mains sur son manteau, Gabriel réagit rapidement. Avant même que son assaillant n’ait eu le temps de faire le moindre geste, il lui asséna un violent coup de canne dans l’estomac avant de faire un pas de côté avec souplesse, mettant ainsi une distance considérable entre lui et le nouvel inconnu.


-Vous permettrez que je préfère votre mort par le froid?

Gabriel n’aimait pas la situation. Il n’était pas prêt à se battre. Ses blessures n’étaient pas encore totalement guéries. Si l’alcool l’empêchait de ressentir la souffrance pour le moment, il savait que la douleur à sa jambe le mettait en garde.

-Je vous conseille de quitter les lieux...

Gabriel observa le jeune homme tout en gardant sa main bien serrée sur sa canne. Le nouvel arrivant ne ressemblait pas à un vampire. Il n’en avait pas l’attitude. Toutefois, cela ne voulait pas dire qu’il n’était pas dangereux pour autant. [/color]


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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Mer 20 Nov - 19:05

Alors qu'il s'approchait pour essuyer ses mains sur sa veste, le jeune homme lui asséna un coup douloureux à l'estomac à l'aide de sa canne. Sa vue se troubla violemment et il se sentit chuter. Lorsqu'il rouvrit ses yeux, il était à genoux par terre, les bras enroulés autour de son ventre. Il releva la tête puis afficha un fin sourire sadique, ses yeux exprimaient un air de défi qui semblaient dire « tente de me tuer et tu ne reverras plus jamais la lumière du jour ». Soudain, son expression changea du tout au tout, ses yeux d'abord machiavélique retrouvèrent un éclat de douleur et d'innocence puis son sourire s'effaça laissant place à une grimace. Sa seconde personnalité s'en allait comme elle était venue, Asher ne garderait aucun souvenir de ceci, aussi, seule sa moitié se rappellerait de cet incident.

Tout son esprit était troublé, que faisait-il là, agenouillé au sol en face d'un jeune homme dont il ne connaissait même pas le nom ? Comment se faisait-il qu'il l'ait frappé ? De plus, son assaillant lui déclara clairement qu'il préférait sa mort au froid et qu'il fallait qu'il quitte les lieux. Mais pour qui se prenait il ? Asher n'était certainement pas un homme à qui on donnait des ordres et encore moins proférait des menaces. De plus, il détestait cette situation qui le compromettait, il était seul, et plus vieux que le jeune homme. De plus, en examinant un peu plus son assaillant, il y trouva des traits féminins, peut-être que... Non, une femme ne se déguiserait pas aussi bien... A moins ce … qu'elle soit un assassin. Et puis pourquoi lui disait-il tout cela, qu'avait-il fait ? L'avait-il dérangé en compagnie d'une dame charmante, était-ce le mari d'une de ses conquêtes récemment retrouvée morte ? La seule chose dont il se souvenait était d'avoir touché les pierres glaciales du monument et c'était tout. Portant une main à son katana, il le sortit faisant tinter la lame dans l'air et la braqua sur l'homme boiteux. Il planta ses yeux dans celui de son agresseur avant de s'adresser à lui d'une voix calme et pourtant intimidante :

- Je ne sais pas ce qu'il vous prend, mais ce qui est sûr, c'est que je ne vous connaît pas, vous devez confondre avec quelqu'un d'autre. Maintenant, j'exige des explications et au plus vite, je n'ai pas mon temps à perdre en ce lieu. J'aimerais bien rentrer chez moi, moi aussi j'ai eu une journée de travail aujourd'hui, je vous en serais reconnaissant si vous ne m’agressiez pas ainsi monsieur... ou peut-être madame... Enfin, qui que vous soyez, vous n'avez en aucun cas le droit de frapper une personne comme vous venez de le faire sur mon propre corps.

Il prit une courte pause , tentant de comprendre pourquoi il avait été agressé, quelles en étaient les raisons ? De plus, il ne se rappelait pas l'avoir vu arriver. Un trou semblait s'être formé dans son esprit juste après avoir touché la pierre du bâtiment. Encore sonné, il grimaça et fixa ses yeux sur l'arme de son agresseur ou agresseuse. Il releva la tête et scruta l'étrange personnage. Sa veste bleue marine était assez épaisse ce qui ne l'aidait pas pour connaître son gabarit, simplement il voyait que cette personne était blessé à la jambe. Il se rapprocha de l'homme, tenant toujours son katana pointé vers lui, il prit sa montre à gousset qu'il ouvrit. Un petit bruit puis le clapet se leva. Les aiguilles fines étaient agréables à voir et surtout magnifiquement crées. La mélodie douce s'échappa de la montre engourdissant chaleureusement ses oreilles puis il la referma. Seulement trois quart d'heures s'étaient écoulés depuis qu'il était partit de son lieu de travail. Sa haute taille lui permettait d'être imposant, cependant, il ne lui voulait pas du mal. Il esquissa un sourire aimable avant de s'exclamer :

- Mais à qui ai-je donc l'honneur de parler ce soir ?

L'arme toujours braqué sur son adversaire, il le dévisageait, gravant dans sa mémoire tous les petits détails. Du temps où il était Capitaine de la onzième division au Japon, il avait adopté un esprit critique et calculateur, cependant il s'était un peu ramollis, les années s'étaient échevelées s'en qu'il ne puisse s'en rendre compte et son manque d'entraînement à la tâche lui avait fait perdre de la rigueur. Un courant d'air frais glissa sur sa peau, ce qui le fit frémir, il faisait particulièrement froid en cette soirée, si cela ne s'adoucissait pas, il allait commencer à claquer des dents. Sauf que cela lui paraissait frêle et honteux, alors il se retenait du mieux qu'il le pouvait. Si la situation dégénérée, il n'avait aucun choix que de le tuer. Même s'il n'aimait pas ça, il tenait à la vie, mais étrangement l'inconnu ne lui paru pas très agressif. Peut-être avait-il été surpris de sa présence. L'ombre d'un douta plana dans son esprit, que cette personne soit une femme lui paraissait peu probable, cependant les traits de son visages étaient si doux, sa démarche si élégante et sa posture si raffinée, comment ne pas douter ? Peut-être n'était-ce qu'un déguisement, si c'était le cas, il était vraiment bien réussit, Asher n'aurait pas fait mieux...
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Mar 31 Déc - 0:30

Gabriel restait prostré à une distance prudente de son assaillant. Il ignorait d’où ce fou furieux pouvait bien sortir mais à voir le sang sur ces mains et son regard assassin, les intentions de cet individu était clair. Le coup de canne avait forcé son assaillant à reculer. Gabriel avait frappé plutôt fort pour être sur de faire reculer l’homme. Il était hors de question de mourir ici et maintenant, il avait encore beaucoup trop à accomplir. Après les vampires et les loups-garous, il refusait d’être tué par un simple humain. D’ailleurs celui-ci semblait ne pas revenir de s’être fait frapper, il le fixait avec un air mauribon, attendant le moment précis pour s’en prendre de nouveau à lui.

Soudainement, son expression changea. Les yeux de l’inconnu perdirent leur éclat pendant quelques instants, comme s’il s’endormait pour se réveillé aussitôt. Le réveil sembla brutal. Pendant un court moment, le jeune homme sembla désorienter, hagard, il regardait Gabriel comme si c’était la première fois qu’il le voyait. Mais Gabriel ne se laissa pas corrompre. C’était peut-être simplement une ruse pour mieux le saisir. D’ailleurs l’inconnu sortit de nouveau son katana pour le pointer de nouveau envers Gabriel. Le jeune homme se renfrogna de nouveau. Sa jambe le faisait souffrir et il n’avait nettement pas l’intention de se battre. Peut-être que brûler vivant ce jeune inconscient pourrait le sortir de cette situation grotesque. Lorsque le jeune homme lui parla de nouveau, Gabriel sentit son sang ne faire qu’un tour. Voila que le badaud se mettait à l’insulté, à lui exhorter des ordres de cette manière brusque.

Le visage de Gabriel se durcit au point de figer ses traits. Les plis qui ornaient le coin de ses yeux disparurent derrière ses épaisses lunettes noires. La main serrée sur sa canne il la baissa brusquement. Il était assez énervé pour ne plus avoir besoin  de sa canne comme arme. Au moindre mouvement hostile de son interlocuteur, il l’enverrait valser bien loin de d’ici. D’ailleurs Siméon ne devait plus tarder à revenir. Prenant une voix basse et menaçante, Gabriel siffla entre ses dents :


- Vous me demandez à moi qui je suis? Vous osez me demander qui je suis? Alors que ces vous qui m’attaquez, complètement couvert de sang?

En disant cela, Gabriel pointait les manches et le torse du jeune homme sur lequel on pouvait voir encore, à la lueur de la lune, des taches ocre fortement associable au sang.

- Pour répondre à votre question, je suis Lord Fitzwilliam alors écoutez moi bien, si vous ne voulez pas que j’alerte le Scotland Yard vous feriez mieux de quitter les lieux.

La menace était réelle, il n’avait qu’à lancer et cris et son ami reviendrait à la charge, prêt à témoigner contre le jeune paysan. Gabriel attendait que le jeune homme comprenne que la situation n’était pas à son avantage et tourne les talons.


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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Mar 31 Déc - 13:09

Gabriel s'abstenait à rester loin du pianiste, mais pourquoi? Qu'avait-il donc fait de négligeable? Etait-il méprisable à ce point? Qu'il en sache il n'était pas un aristocrate mais quand même un bourgeois de haute classe? Pourquoi cette répugnance se lisait-elle dans les yeux du jeune homme qui se tenait devant lui. Gabriel baissa sa canne semblant bouillir intérieurement, heureusement il ne semblait pas lui vouloir beaucoup de mal. Découvrant sa réaction, Asher baissa lui aussi son katana et le rangea dans son fourreau pour ne faire peur à son interlocuteur. Soudain une voix qui semblait sortir du tréfonds de son âme s'éleva, Gabriel prit la parole assaillant ainsi de question l'ancien soldat. Comment osait-il lui parler ainsi alors que c'était lui qui venait d'attaquer Asher? Asher couvert de sang? Impossible.

Le jeune homme baissa les yeux vers sa chemise blanche et eut un mouvement de recul les yeux écarquillés. Il ne pouvait plus piper mot tandis que l'homme le menaçait d'appeler le Scotland Yard. Ces tâches sur ce tissus si blanc d'ordinaire ressemblait fort à celle du sang, non, jamais... Ce n'était pas possible... Jamais... Jamais Asher n'aurait pu tuer quelqu'un en dehors d'une guerre, lui qui détestait la violence, ce n'était tout simplement pas possible! Comment aurait-il pu faire ça? Il se prit la tête entre les mains avant de percuter le mur ce qui lui coupa le souffle.

- Je... Jamais... Je... Impossible... Il a du se passer quelque chose... Je ne peux pas... Tuer m'est impossible... Je ne peux tout simplement pas, c'est contre moi... C'est... C'est I-M-P-O-S-S-I-B-L-E...

Ses jambes s'entrechoquèrent et il tomba au sol, assis par terre. Encore surpris une lueur de dégoût voila son regard, jamais il n'aurait pu... Non... NON!!!! Ses mains agrippèrent ses manches tandis qu'il arrachait ses beaux tissus. Sa veste le gênant il la ôta d'un geste tremblant et déchiqueta sans concession sa chemise blanche.

- Ca doit être encore lui... Il me suit partout... Il tue mes compagnes... Tous mes proches meurent... Ce n'est pas possible... Je vais le tuer... Ce n'est pas possible comment n'ai-je pas pu m'en rendre compte alors qu'il était tout près... Je ne me souviens de rien...

Asher se leva précipitamment le regard encore figé dans une expression de dégoût et de pure surprise puis il renfila sa veste serrant entre ses doigts les lambeaux de sa chemise nacrée. Ses yeux scrutèrent ceux de son assaillant, il s'approcha de lui d'un air décidé en brandissant les habits déchirés sous son nez:

- Excusez moi de vous le demander mon seigeur, mais avez vous vu qui a fait ça et surtout où est-il parti? Je vous en prie, aidez moi, je le cherche depuis trop longtemps...

Il baissa la tête sachant parfaitement qu'il s'adressait à un grand, un aristocrate et qu'il n'était pas digne de recevoir son aide qui pourrait lui être précieuse. Oui depuis trop longtemps, il le cherchait depuis bien trop longtemps, il voulait sa mort, cet inconnu infâme s'amuser à tuer quiconque ait des contacts avec Asher, un jour il lui ferait payer... Alors une haine des plus puissante s'infiltra en lui, s'en est assez!
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Jeu 23 Jan - 19:07

Un vent froid vient caresser la joue déjà froide du jeune homme. La tête lui tournait et le mal de l’espace commençait peu à peu à envahir l’esprit déjà embrumé de Gabriel. Il était fatigué et toute la lourdeur qui habitait son âme depuis quelques mois commençait à revenir en lui peu à peu. La discussion le fatiguait. Il avait tant à faire et le temps s’envolait plus vite qu’un vent d’automne. Il lui restait quatre jours. Quatre jours pour changer son destin, pour sauver l’élu de son cœur et pour empêcher que les ombres du monde des ténèbres ne gagnent pour toujours. Quatre jours seulement alors il n’avait pas une seule minute à perdre avec cet inconnu psychopathe qui devait sans doute avoir un problème de double personnalité...

Fitzwilliam avait bien assez de problèmes comme ça, il n’en avait pas besoin d’autre pour le moment. Il devait retrouver Alexender, entrer en contacte avec Lally malgré la garde rapprochée qui encerclait sa demeure... Il avait déjà dépensé une bonne partie de l’argent qu’il avait à engager des hommes de confiance afin de surveiller les alentours des deux demeures. Pourtant, il n’avait toujours aucune nouvelle. À croire qu’Alex avait peut-être définitivement quitté le pays. Le cœur de Gabriel se serra... Ses revenus fondaient à vue d’œil, il devait annuler le mariage et trouver des alliés... Il n’avait toujours pas eu de réponse du Sieur Gaspard... Peut-être celui-ci était-il au courant de l’histoire et qu’il était revenu de sa retraite à la campagne? Peut-être était-il bien en sécurité avec Alex? Le jeune homme s’en voulait de ne pas avoir été plus explicite dans sa lettre, mais à l’époque la situation ne lui avait pas semblé si urgente et préoccupante. Et puis il n’avait pas voulu trop en dire si la lettre avait fini entre de mauvaises mains. Il avait quand même imposé le sceau personnel de la famille...

Un relent de désespoir fit frissonner le jeune homme. Non décidément il n’avait pas de temps à perdre. L’inconnu devant lui n’avait pas l’air de comprendre la situation dans laquelle il s’était mis. Il observait Gabriel comme si celui-ci venait d’ouvrir les portes de l’enfer. Il semblait se réveiller dans un cauchemar, remarquant ses vêtements couverts de sang comme pour la première fois. Il sembla sous le choc, frappé par la réalité des choses il s’écroula sur le sol, complètement abasourdi. Gabriel eut un instant de pitié pour lui, mais il se reprit bien rapidement. Peut-être n’était-ce là qu’une nouvelle ruse de l’individu pour l’attaquer de nouveau. Il allait répliquer lorsque soudainement le bruit des sabots heurtant les pavés retentit dans la nuit. La calèche arrivait, enfin. Fitzwilliam jeta un œil au jeune homme qui s’était approché de lui pour lui demander son aide. D’une voix roque, il lui répondit :


-Je n’ai malheureusement pas de temps à vous accorder, mais peut-être devriez-vous aller voir un médecin ou un psychologue, il pourrait vous aider...

Sans attendre de réponse, il tourna les talons pour aller rejoindre son ami qui l’attendait. Ils avaient tous leur croix à porter et cette fois, Gabriel ne pouvait venir en aide à personne...

Lorsque son ami le vit arrivé, il lui jeta un œil inquiet.

-Hola Fitzwilliam, tu m’as l’air atterré… Ça va?

Gabriel lui lança un regard morose.

-Oui je suis simplement fatigué... allez rentrons...

Tandis que la calèche s’ébranlait de nouveau, Gabriel se mua dans un silence de tombe.

[HRP/ Fin du rp de Gabriel/ Sarah suite bientôt. Le temps d'une vie de l'autre (partie 2/2)/HRP]




Dernière édition par Sarah Spencer le Sam 8 Mar - 18:36, édité 2 fois
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42] Jeu 23 Jan - 20:08

Mais qui était donc cet inconnu qui se jouait de lui? Qui était-il pour tuer toutes les personnes qui se rapprochaient de lui? Comment avait-il frappé aujourd'hui? Pourquoi Asher ne l'avait-il pas vu arriver et tuer lâchement? Que se passait-il? Tout devenait beaucoup trop confus. L'homme qui se tenait devant lui semblait le mépriser. Pourquoi donc y avait-il cette grimace impénétrable sur le visage lisse de Gabriel? Asher homme désemparé, victime d'un complot contre lui même, ne savait pas que son autre lui se réjouissait de la situation car oui, là c'est de l'extase que son autre personnalité ressentait. L'homme était sans défense contre cet assassin qui était lui même et ça faisait bien rire sa deuxième facette. Un frisson parcourut le corps du jeune homme, sa main se resserra autour de son katana, faisant blanchir ses phalanges. Ses long doigts fins s'étaient enroulés autour de la poignée, oui, il voulait la mort de celui qui avait fait ce crime...

* Je dois le retrouver coûte que coûte, avec ou sans l'aide de cet aristocrate...*

Son mal de crâne le pétrifia un instant alors que son interlocuteur lui parlait d'un ton qui se voulait cynique. Sa main gauche se crispa, encercla son visage, les yeux figés dans une douleur immense, paraissant insurmontable. Une souffrance envahit son coeur et son esprit, surmonter ces épreuves en était trop pour lui. Oui il a vu le sang, la guerre, les hommes périr par la pointe de son katana, les lâches trop faibles pour continuer à se battre s'enfoncer la lame de leur sabre dans le creux de leur ventre ou bien directement dans le coeur. Il avait entendu trop de cris, de chants funèbres et guerriers, d'armures s'entrechoquer, de casques tomber, de chevaux hennirent et s'écrouler à terre soulevant un millier de poussière autour d'eux. Les corps qui s'entremèlent, les visions qui se brouillent, la rage, le sang tachant la robe brûne de la terre, des membres éparpillés ici et là... La guerre n'était plus pour lui, pourtant il le sentait au fond de son coeur, une longue et dure bataille venait de se déclencher opposant sa raison et sa rage... Une guerre qu'il devrait mener seul... Seul contre lui même. Il releva la tête, déterminé à exterminer la vermine qui avait encore oser s'en prendre à un innocent. Les paroles de l'Aristocrate ne le choquèrent guère, non, cela ne l'atteignait plus, il en avait trop entendu alors de simples paroles bien formulés pas un homme ne le mettrait pas hors de lu
i.

- Et bien messires,  je continuerai mon chemin seul, la guerre est définitivement déclarée, pas entre nous loin de là ma pensée, mais bien entre cet assassin et moi. je le ferais périr, lui transpercerais le coeur par la pointe aiguisée de ce katana. Ô monsieur, croyez moi, étant ancien soldat, je sais reconnaître les fous parmi les hommes, je n'ai guère besoin de contacter un de ces gens. Partez comme vous le voudrez mais je ne garantis pas votre sécurité maintenant que je vous ai rencontré il est fort probable que vous soyez confronté au même ennemis que moi. Prenez garde mon seigneur.

L'homme était maintenant loin, il avait peut-être entendu ses paroles ou non, dans tous les cas Asher s'en fichait, une bataille allait se livrer et son corps s'en réjouissait d'avance. La deuxième facette d'Asher ne s'en prendra pas à cet Aristocrate, non, peut-être le tourmenter par la suite et lui faire réellement croire que le jeune homme est fou, tout ceci dans le seul but de se faire mal... pourquoi? telle est la question... Le pouvoir? peut-être bien...

*Je le tuerai, j'en suis certains...*


[HRP/ fin du rp avec Asher Suite à "Lambeaux" /HRP]
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MessageSujet: Re: Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42]

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Le doux chant de l'oubli [Sarah, Asher] [15/03/42]

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