L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42]

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Alexender Von Ravellow
Hunter - "Criminel" en fuite
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Race : Humain
Classe sociale : Aristocrate déchu
Emploi/loisirs : Hunter / Il est recherché par le Yard et les Vampires de Jirômaru Keisuke.
Age : 25 ans
Proie(s) : Tous les Vampires, sauf Raphaël qu'il surveille maintenant sans chercher à l'assassiner. Le Comte Kei est son pire ennemi. Alexender peut aussi s'attaquer à des Loups-Garous.
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MessageSujet: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Mar 19 Nov - 17:03

[HRP/ Après "Soirée de réflexion"/HRP]

De retour chez les prostituées de Whitechapel, dirigées par Romerta, Alexender avait longtemps songé à cette soirée particulièrement mouvementée. Son échec chez Kate lui restait en travers de la gorge. Cette sorcière s'était joué de lui et de sa patience. Il avait été crédule et stupide. Aller demander conseil à cette folle n'avait fait que le rendre plus ridicule qu'il ne l'était déjà, fiché comme il était, blessé et perdu. En outre, cela lui avait fait prendre de gros risques : il était sorti de sa cachette alors qu'il était recherché par toutes les forces de l'ordre encore capables de suivre sa trace, c'est à dire le Scotland Yard et la garde royale, sans compter les chasseurs de primes, puisque sa tête était désormais mise à prix. Mais le pire c'était bien les Vampires. Tous les sbires du Comte devaient être sur ses traces et le lord devait jubiler de cette traque incessante. Sortir de chez Romerta et ses filles, le soir, pour consulter une sorcière, qui pouvait tout aussi bien être une informatrice de ce cinglé qu'une empoisonneuse solitaire, avait été une belle erreur. Et si on l'avait trouvé dans la rue ? Et s'il était tombé sur des longues-dents ? Décidément ses domestiques avaient raison : il était totalement irresponsable lorsqu'il s'agissait de Sarah. Avant qu'il ne rencontre cette dernière, il était déjà imprévisible, insolent et il vivait dangereusement mais ce n'était rien comparé à ces derniers temps ! Il fallait qu'il se calme s'il ne voulait pas finir pendu haut et court ou pire, saigné dans un coin sans pouvoir la revoir un jour, si ce n'était enfermé dans la Tour de Londres.

Alexender frissonna. Sa main droite serrait un verre rempli d'un alcool très fort, comme il avait l'habitude de boire, et sa main gauche était crispée sur le bas de son poitrail comme il souffrait d'un grand mal. Grimaçant, il massait lentement son abdomen blessé. Malgré les pouvoirs impressionnants d'Eulalia, sans lesquels il serait sans aucune doute déjà mort et enterré à cette heure, la balle qu'il avait reçu au théâtre lui avait laissé une plaie semi-cicatrisée qui meurtrissait ses chairs. Sa peau le tirait et il sentait son cœur cogner autour de la blessure. Ses palpitations et la douleur qui siégeait encore en son sein lui donnaient la nausée. Mais ce n'était pas tant la plaie physique qui lui retournait ainsi l'estomac, c'était également sa souffrance mentale : Alexender allait d'échec en échec depuis son bal masqué et il ne digérait toujours pas le fait d'avoir été aussi cruellement et simplement cueilli à son entrée dans le théâtre par un tireur embusqué. Quel idiot ! Comme le goût de la défaite était amer... !
Heureusement, hormis sa cicatrice à l'abdomen, Alexender ne souffrait plus de son poignet brisé ni de ses côtes fêlées par le Comte. La jeune miss Grey les lui avait soigné grâce à son étrange magie. Le Hunter en restait encore choqué, mais cela l'arrangeait bien : pour continuer la lutte, il fallait absolument qu'il conserve quelques capacités physiques. Cependant, un pincement au cœur tiraillait son esprit : la pauvre jeune femme avait elle aussi beaucoup souffert en les sauvant Raphaël et lui. Elle avait trop donné et elle s'était même effondré de fatigue. Bien plus, alors qu'ils étaient tous éparpillés, en fuite, elle couvrait désormais leurs arrières en affrontant à elle seule la société et son courroux. Elle risquait de finir destituée de tout bien, de tout titre, de tout honneur et il ne suffisait que d'une seule preuve concernant son aide aux Hunters, les « assassins qui avaient attenté à la vie du lord Kei », pour qu'elle soit envoyée dans un hôpital voire pire, une prison.
Qu'étaient-ils tous face à la tornade sociale qu'ils avaient lancée ? Que pourraient-ils faire face à la reine, à sa colère, son pouvoir, sa couronne, soutenue et sournoisement manipulée par le Comte lui-même ? Quel espoir avaient-ils dans tout ce chaos de lames, de balles et de crocs ?

Dans la semi-pénombre du salon dans lequel il se trouvait, Alexender soupira en s'affaissant. Il se sentait vieux, las et meurtri. Il était fatigué. Fatigué de sa lutte, fatigué de son amour, fatigué de cette vie de chasseur chassé.
Assis dans une ottomane de velours rouge, il se tenait là depuis un moment. Attendant l'heure à laquelle étaient censés venir Stan et Katherine, ses associés, il tentait de faire le point sur sa situation. Mais, comme à son habitude depuis sa rencontre avec Sarah et l'éloignement de Gaspard, rien ne semblait éclairer son désespoir. Les tapis qui couvraient la pièce, accompagné de maintes tentures et cadres aux murs, étouffaient l'atmosphère comme dans quelque fumoir ou boudoir, cela lui donnait l'impression d'être coincé, enfermé entre les pinces d'un étaux, celui du destin, celui de la mort. Elle guettait, il en était certain, l'heure où il rendrait son dernier souffle, à bout de tout effort, de toute envie, de toute lutte.
Ses yeux parcoururent une nouvelle fois la pièce. Romerta lui avait laissé ce salon pour ses rendez-vous secrets. Sur les commodes et étagères qui meublaient l'endroit, traînaient encore des tas de vêtements légers, des onguents, des bas, des brosses et autres ustensiles dont se servaient les filles pour se préparer. L'ensemble semblait aussi luxueux que désordonné. C'était comme un salon aménagé en un vaste dressing, une loge où plusieurs artistes passaient et repassaient tous les jours pour se changer, se maquiller et se préparer au spectacle dans la poudre, les froufrous et les perruques.

Au milieu des coussins de son ottomane rouge, seul, Alexender bu d'une traite son verre. Il était vêtu d'un costume noir, plus seyant que les frusques qu'il avait porté la veille, mais son col restait ouvert de deux boutons, c'est à dire au-delà de ce que la bienséance de l'époque l'autorisait. Il avait réellement l'air d'un noble déchu.  
Le Hunter se pencha en avant, grimaçant toujours, pour se resservir. A la lueur de l'unique lampe à huile qui éclairait la vaste pièce, il aperçu en coin la rousseur de ses cheveux qui pendaient le long de son visage. Désormais coupés aux épaules, ils avaient ce soir retrouvé leur couleur naturelle. En effet, las de devoir se cacher et de devoir supporter sa teinture noire, le jeune noble déchu avait mainte fois lavé sa tignasse pour se débarrasser de son déguisement. De toute façon, si ce n'était pas ses cheveux qui le trahiraient ce serait ses yeux, ses armes, sa démarche ou sa langue. Il était trop bavard et inconsidéré pour qu'une simple teinture puisse le sauver...La veille était encore venue lui rappeler sa maladresse : il était d'abord sorti de chez Kate en fulminant puis il était ensuite miraculeusement tombé sur Stan qu'il croyait mort et il lui avait littéralement sauté dessus avant d'hurler en pleine rue, pire encore, avec l'arrivée de Katherine et de son majordome, tout deux Lycanthropes et pseudo-Hunters, il était parti du principe que la jeune femme le connaissait avant de savoir de quoi il retournait, ce qui, si elle avait été ennemie de sa cause, l'aurait tout simplement dévoilé...

Le Hunter se rendit alors compte qu'il avait oublié son large chapeau chez Kate. Cela l'irrita d'autant plus que cette pièce à conviction pouvait le trahir à tout moment. Si la sorcière parlait, le chapeau servirait à prouver sa bonne foi et à lancer sur la trace des prostituées les chiens de l’État. Ce chapeau venait d'un client de Romerta, sans aucun doute. Encore une fois il se sentit humilié par sa propre bêtise.

Vidant la moitié de son verre, il s'écrasa un peu plus dans l'ottomane.
Et Katherine, cette femme étrange, une lycante...était-elle digne de confiance ? La rencontrer en même temps que Stan était inespéré, un peu trop pour qu'il y croit réellement. Mais peut-être avaient-ils de la chance au milieu de leurs malheurs ? Alexender doutait encore franchement de la parole de la jeune femme. Il n'aimait pas ses manières, trop proches, trop sensuelles pour qu'il ne leur trouve pas un air venimeux. Le souvenir de sa main compatissante sur son visage le crispait. C'était une de ces femmes conscientes de leur beauté et qui savaient en jouer pour faire tomber les plus faibles. Il allait devoir rester méfiant. Mais surtout, c'était une Lycanthrope, comme Gaspard, une créature différente, peut-être dangereuse. Elle pouvait se changer en léopard...Et malgré ses quelques connaissances dans ce domaine, cela dépassait toujours Alexender qui avait un mal de chien à intégrer dans son esprit ces possibilités. Entre Sarah et Eulalia qui utilisaient une forme de magie, le Comte et ses sbires qui buvaient le sang des Humains, les Loups-Garous qui se transformaient en fauves dévorant tout ce qui passait à leur portée et maintenant ça, les Lycanthropes, capables de se changer en bête à volonté...Il y perdait le peu de raison qu'il lui restait. Comment pouvait-il gérer tout cela en même temps ? Cette époque était décidément dépourvue de sens. Tout ce qu'ils connaissaient n'était qu'une infime partie de la vérité...

Et pourquoi lui n'était-il pas exceptionnel ? Il commençait à furieusement se le demander. Pourquoi n'avait-il pas de pouvoir ? Ni d'animal « totem » comme disait Gaspard ? Pourquoi était-il si humain, si normal, si faible... ?

Son verre se remplit une troisième fois. Il détestait cette impression d'impuissance.
Ce fut à e moment-là que Romerta frappa et entra pour lui adresser un sourire.


- Mes filles sont postées, elles te les amèneront dans la discrétion, c'est bon.

Alexender leva sur elle un regard morne et soupira avec un demi-sourire:

- Merci...Des nouvelles de Suzanne et Marguerite?

- Aucune depuis 16h. Répondit la maquerelle en grimaçant.

Une fois qu'elle fut partie, le rouquin serra les dents et le poing. Que faisaient-elles donc ? Lorsqu'il était rentré pendant la nuit, après sa rencontre avec Stan et Katherine, elles lui avaient sauté au cou pour lui souhaiter un bon retour. Elles avaient eu peur de son retard et maintenant c'était elles qui ne revenaient pas de leur mission...
Vers midi, elles étaient parties en direction du Châtelet du Céans pour tenter de voir ce qu'il se passait alentour. Sa demeure était censée être gardée, ses armes aussi, mais les jeunes femmes l'avaient convaincu qu'elles pourraient, elles, passer et récupérer au moins un Bloody Rose dans la salle secrète d'entraînement. A contrecœur, le jeune aristocrate l'avait accepté mais il était maintenant presque 20h et elles ne revenaient pas. Elles n'avaient envoyé qu'un message vers 16h pour leur dire que cela prendrait du temps. Romerta lui avait interdit de sortir pour aller les chercher en plein jour, et maintenant qu'il faisait déjà noir, il ne pouvait les chercher à cause de son rendez-vous.

Que devait-il faire ?


"Faites-nous confiance" avait demandé Suzanne avant de partir comme pour l'inciter à ne plus bouger de la maison close.

Vingt heure sonnèrent. L'horloge était en avance, Alexender le savait, mais cela le sortit néanmoins de ses sombres pensées. Il ferma les yeux, comme pour apprécier chaque tintement et resta ainsi à attendre que les prostituées de Romerta acheminent Stan et Katherine jusqu'à lui. Le chemin allait leur être montré, tout simplement, depuis la rue où elles s'étaient postées, dispersées, naturelles. Elles avaient la description des deux invités et des ordres précis : elles ne devaient pas leur parler outre mesure, tout cela ne concernait qu'Alexender et les Hunters, pas les prostituées, elles n'étaient que leur messagères temporaires. Romerta voulait éviter les ennuis. Le principal était que les autorités ne soient pas mêlées à ce rendez-vous secret.


Dernière édition par Alexender Von Ravellow le Mar 4 Fév - 0:02, édité 1 fois
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Jeu 26 Déc - 23:41

Ce soir-là, Stan marchait tranquillement en direction de Whitechapel. Cette fois-ci, il portait sur lui son Bloody Rose chargé, ainsi que son poignard en argent et son couteau. Il espérait ne pas s'en servir ce soir, mais il préférait se montrer prudent. Même s'il avait hâte d'arriver, il ne voulait pas paraître trop pressé aux yeux d'un éventuel représentant de l'Etat. Il était probable qu'on le recherche encore, vu ce qui s'était passé lors des évènements du Grand Théâtre. S'il ne faisait pas officiellement partie des suspects, il avait pourtant saisi la première occasion pour fausser compagnie à son escorte policière. Un simple témoin n'aurait pas agi de cette façon.

*Heureusement, ils ne connaissent pas mon nom.*

Tant qu'ils ignoreraient son identité, ils ne leur viendraient pas l'idée d'interroger ses proches. D'un autre côté, le nombre de Calder devait être relativement important à Londres. De plus, il lui restait toujours la solution de donner un faux nom. Mais ce problème ne s'était pas posé jusqu'à maintenant. Ces dernières semaines, le jeune homme avait donc poursuivi son existence sans trop se soucier de la police. Appartenir aux quartiers pauvres, à cette foule anonyme où il semblait si simple de disparaître, offrait quelques avantages. A l'inverse, il comprenait qu'Alexender prenne de nombreuses précautions pour éviter la prison.

*Avec sa tignasse, on ne risque pas de le rater...*

Stan trouvait qu'il avait eu raison de cacher cet élément si caractéristique de sa personne. Raphaël, ses cheveux blancs et son teint d'albinos ne devait pas passer inaperçu. Pourtant, personne ne semblait avoir réussi à mettre la main sur lui pour l'instant. En tout cas, rien n'avait circulé dans les journaux et la rumeur ne lui avait rien soufflé de concluant. Soit il était toujours libre, soit les vampires s'étaient occupés de lui discrètement. Le jeune Hunter espérait que la première hypothèse soit la bonne.

*De toute façon, il ne faudra pas compter sur lui ce soir.*

En fait, il ne savait pas exactement à quoi mènerait la discussion de ce soir. Parviendraient-ils à s'entendre pour fonder un début d'alliance ? Ils en auraient bien besoin pour supprimer les vampires qu'ils pourchassaient. Ou qui les pourchassaient... Difficile de savoir qui deviendrait le gibier de l'autre dans cette histoire. Attaquer chacun de son côté ne mènerait à rien, mais la dernière expédition n'avait pas donné grand-chose non plus.

*Peut-être devrons-nous les éliminer un par un ? S'ils sont trop dangereux en groupe, il serait bon de réussir à les isoler. Ca risque d'être compliqué...*

Il lui paraissait impossible de trouver un moyen d'isoler le Comte Kei, qui semblait entouré de toute une cour. Manque de chance, c'était aussi celui-là qui leur donnerait le plus de fil à retordre. Il n'était pas sûr qu'ils parviennent à le tuer avec sa troupe dans les environs.

*Il est encore un peu tôt pour penser à tout ça... Bon, j'approche de Whitechapel. Dans quel coin se trouve sa cachette déjà ?*

Soudain, Stan se jeta derrière un pan de mur plongé dans l'ombre. Il venait de reconnaître Frank Jones, l'un de ses partenaires de jeu, en grande discussion avec... Cette tête lui disait quelque chose... Il avait l'impression d'avoir déjà vu cet homme, mais plus du côté de Scotland Yard que des quartiers pauvres. Jones travaillait-il pour lui ou le policier l'avait-il choisi au hasard pour lui poser quelques questions ?

*Non, ils ont l'air de trop bien s'entendre pour un interrogatoire en règle. Il n'y a personne dans par ici. C'est l'endroit idéal pour régler des affaires discrètes. Bon sang, mauvais joueur et vendu aux flics en plus ! Sale type ! Je lui ferai payer ça !*

Mais cela devrait attendre. Pour le moment, le Hunter voulait juste traverser la rue sans être remarqué par les deux hommes. Il était possible que Jones n'ait jamais parlé de lui à ses nouveaux collègues. Il ne savait rien de ses activités, il ignorait même qu'il lui arrivait de voler quelques bourses. Cependant, les choses risquaient de mal tourner s'il apercevait Stan dans cette rue ce soir. La coïncidence lui paraîtrait trop grande, il en parlerait à cette espèce de... à ce représentant de l'ordre londonien et ce dernier s'intéresserait certainement à lui. Il ne lui faudrait pas longtemps pour apprendre que Stan Calder se trouvait au Grand Théâtre le soir de l'attentat.

*Tant pis, je vais prendre une autre rue. J'espère que ça ne me prendra pas trop de temps. Quant à toi, Jones, tu ne perds rien pour attendre !*

Stan se glissa discrètement le long du mur, veillant à ne produire aucun bruit de pas. Lorsqu'il fut assez éloigné, il reprit un rythme de marche normal. Il arriva bientôt dans le quartier de Whitechapel, où il se lança à la recherche de la fameuse Romerta. Il finit par croiser un groupe de prostituées. Pourtant, il hésita avant de les aborder. Il ne voulait pas poser de questions trop directes sur cette femme, au cas où il attirerait l'attention de quelques policiers en vadrouille. Sa dernière rencontre avait tendance à le rendre paranoïaque.

*Mais il va bien falloir que j'en interroge quelques-unes si je veux la trouver.*

Alors qu'il faisait un pas vers elles, il sentit un bras fin se glisser sous le sien.

- Faites comme si de rien n'était et suivez-moi... Chuchota une petite voix à côté de lui.

Stan tourna la tête et vit une jeune femme brune qui l'entraînait d'un pas décidé.


- Vous êtes Romerta ? Lui demanda-t-il à voix basse.

- Non. Je vais vous mener là où vous devez aller. Vous êtes en retard.

- J'ai rencontré un petit problème en cours de route et je ne voulais pas le ramener avec moi.

- C'est ici, répondit-elle en désignant la porte d'un grand bâtiment.

Dès qu'ils furent entrés, elle lâcha le bras de Stan et le précéda dans le couloir. D'un geste, elle l'invita à le suivre. L'inconnue avançait d'un pas vif et Stan devait marcher rapidement pour la suivre. Ils rencontrèrent quelques filles, mais ils ne croisèrent aucun client. La jeune femme était-elle passée par une porte qui permettait de les éviter ? Toujours est-il qu'ils atteignirent très vite le point de rendez-vous.


- C'est là, souffla-t-elle en ouvrant une porte. Sans attendre de réponse, elle repartit en direction de l'entrée.

Stan pénétra dans une pièce luxueusement décorée, aux murs couverts de tentures et de tableaux. Il remarqua des vêtements traînant ici ou là, comme s'ils venaient d'être abandonnés par leur propriétaire. Mais il vit surtout que la jeune prostituée ne l'avait pas trompé : Alexender se trouvait bien là, assis sur ce qui ressemblait à un petit canapé. Apparemment, il ne semblait pas d'humeur joyeuse. Cependant, il était à peu près dans le même état que la veille. Il avait juste renoncé à la teinture de ses cheveux, qui paraissaient aussi plus courts.


- Bonsoir, lâcha Stan en s'approchant de lui. Je n'étais pas sûr d'arriver à bon port, mais la guide était fiable finalement.

Le jeune homme attrapa un tabouret tendu de tissu, posa sur une table le corsage qui traînait dessus et s'assit en face de son collègue.

- Désolé pour le retard. J'ai dû faire quelques détours pour éviter les mauvaises rencontres. Malheureusement, ça m'a pris un peu de temps. Je suppose que la demoiselle Thornes ne va pas tarder à arriver...

Stan jeta un regard vif vers l'entrée, comme s'il s'attendait à voir entrer quelqu'un. Il le fit plus par réflexe que parce qu'il croyait qu'une personne allait réellement pousser la porte.

- Je suppose que cet endroit est sûr pour discuter. Alors, est-ce qu'il y a du neuf depuis hier ? De mon côté, il n'y a pas grand-chose à signaler... Je n'ai pas eu le temps de trouver de nouvelles informations sur les vampires. Par contre, je vais pouvoir faire le plein de munitions prochainement. Je devrais obtenir ce dont j'ai besoin sous une semaine. J'espère que l'on s'en servira bientôt.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Ven 27 Déc - 13:29

L'air frais caressait délicatement les murs des sinistres bâtisses de Whitechapel en soulevant la cape noire de Katherine. Celui-ci s'infiltrait dans le tissus peu épais pour venir chatouiller le cou de la jeune femme laissé à l'air libre. Les façades des murs sombres semblaient la toiser de haut avec leurs murs sales et dépravés... La Huntress avançait d'un pas décidé dans les ruelles, flottant presque au dessus du sol par la légèreté de ses pas. Un fin sourire aux lèvres, elle prit une inspiration et ferma les yeux un instant. Cette courte pause refit surgir en elle les souvenirs de la veille. Elle était venue ici pour préparer un plan d'attaque ou tout simplement pour se mettre au point avec ses deux nouveaux alliés. Quoique, alliés était un mot un peu fort, peut-être la testaient-ils encore. Que devait signifier la dernière phrase prononcée par l'aristocrate déchu ? Avait-il encore des doutes sur elle ? Croyait-il qu'elle allait faire appel au Scotland Yard ? De toute évidence, il s'agissait d'un message de mise en garde. Cependant, Katherine n'avait eu en aucun cas l'intention de le dénoncer ou de le trahir. Cette pensée souleva un voile de mélancolie dans l'esprit de la jeune femme, ils la jugeaient sans la connaître, ils la pensaient autre que ce qu'elle était et elle n'aimait pas ça. Soupirant, elle se frotta les mains avant d'approcher la bouche de celles-ci et d'y souffler dans le creux. De la fine buée s'échappaient de ses lèvres pour s'estomper dans l'air glacial de Londres.Elle se réchauffait du mieux qu'elle put, ici les nuits étaient glaciales. Elles ne désiraient pas attraper froid et encore moins se congeler sur place. Les yeux dans le vide, elle rêvassait, il était presque l'heure, elle avait encore un peu de temps.

Lorsqu'elle était rentrée dans son manoir la veille, les souvenirs de famille ne cessaient de la hanter. Se dirigeant vers la salle d'eau, ses domestiques lui remplirent un bain qu'elle prit volontiers. Cependant, elle s'y oublia, s’immergeant à quelques reprises dans l'eau. Inquiètes, ses servantes accoururent dans la pièce et la sortirent de l'eau devenu glacée. Katherine ne pensait plus à rien, ou du moins elle essayait d'oublier pourquoi elle était toujours en vie. Les jeunes femmes se chargèrent de l'habiller puis la Comtesse s'était dirigée en courant dans sa chambre. Les yeux constamment embués de larmes, elle s'était littéralement laissée tomber sur son immense lit en se réfugiant sous les draps. Là, elle avait enfouit sa tête dans son oreiller en pensant que cette réaction était limite futile, infantile, comme une gamine de onze ans, cependant cela lui permettait de se relâcher un peu, de détendre l'atmosphère pesante qui régnait en permanence autour d'elle. Elle soufflait enfin... Son majordome entra doucement dans la pièce, portant dans ses bras une fine couverture pour protéger sa maîtresse du froid. La couvrant délicatement, Katherine se retourna et attira Michael vers elle. Puis posant sa tête sur sa poitrine, les cheveux doucement caressés par les grandes mains de son domestique, elle s'endormit dans ses bras, retenant ses larmes.

Le lendemain, elle s'était réveillée, et avait recherché toute la journée où pourrait se trouvait le Comte, elle avait déjà une piste, il était metteur en scène. Il fréquentait donc très certainement, des milieux artistiques et hauts placés vu que la reine assistait quelques fois à ses pièces. Le fait qu'il logeait à proximité de Buckingham Palace était une forte possibilité, cependant elle en doutait, cela serait beaucoup trop simple... The Grand Theater avait brûlé pour son plus grand chagrin, elle adorait y admirer des pièces de théâtre... Restait les lieux musicaux, cependant elle ne savait pas s'il entretenait un rapport avec la musique, peut-être sait-on jamais... La jeune femme fera part de ses doutes à ses deux nouveaux compagnons. Elle nota tout cela dans sa mémoire pour pouvoir leur en parler même si elle savait qu'ils avaient tout deux très peu confiance en elle, ce qui avait le don de la chagriner.

Se tirant de sa rêverie, elle cligna des yeux et s'engagea franchement dans l'allée. La main entortillée autour d'une chaîne, elle tenait un loup d'un noir si sombre qu'il était presque impossible de le distinguer parmi les ombres de la nuit. A chaque respiration de l'animal une fine buée se formait autour de son museau. Au loin, elle cru apercevoir Stan avec sa tignasse sombre mais l'inconnu marchait d'un pas assez rapide comme s'il voulait s'éloigner au plus vite d'elle. Ce n'était peut-être pas lui, quoique... Elle le reconnaîtrait parmi tous. Soudain la jeune femme entendit des bruits de pas. Elle s'arrêta, gardant sa capuche dissimulant sa tête et ses cheveux tirés en arrière. Les pas s'arrêtèrent à une distance approximative de deux mètres, si cet inconnu l'attaquait, elle aurait le temps de sortir son Bloody Rose et de tirer. Cependant les bruits étant légers, ils ne pouvaient appartenir qu'à une femme. La lycan se retourna dévisageant l'importune. C'était une jeune femme, tout comme elle, d'un physique très avantageux et surtout peut-être un peu plus jeune qu'elle. Sa bouche pulpeuse s'entrouvrit pour y former quelques mots suaves et froids.

- Je suppose que vous êtes Katherine... Alexender vous attend, je vais vous guider jusqu'à lui.

Cette femme quelque peu surprenante était d'une beauté époustouflante. Ses cheveux blonds ondulaient autour de ses épaules ce qui produisait un effet vaporeux. Ses habits peu communs montraient clairement qu'il s'agissait là d'une catin, une des filles de Romerta donc... Elle la suivit, un sourire aux coins des lèvres, à travers un dédales de rues sombres et peu accueillantes. Leur pas pressés produisaient de petits sons dans les ruelles qui se répercutaient faiblement. Soudain, au bout de quelques minutes, son guide s'arrêta et ouvrit une porte de bois. Elle y entra et y invita la jeune Comtesse. Celle-ci dévisageait sans se gêner la nouvelle venue, elle la trouvait vraiment magnifique, mais ce n'était pas le moment de s'attarder sur ses détails là. Bien qu'attirée par les femmes et ayant eu plusieurs expériences avec elles, la jeune femme préféraient néanmoins les hommes. La catin s'avança dans la pièce et monta des étages. Le loup toujours tenu par la chaîne de fer dans sa main, elle la suivait de près comme si elle allait se perdre. Leur pas réguliers étaient en parfaite harmonie. Lorsque la jeune femme alla pour ouvrir la porte qui menait certainement aux appartements de ce Alexender, et oui maintenant elle connaissait son prénom, Katherine déposa sa main gantée blanche sur l'épaule de la demoiselle pour lui indiquer qu'elle pourrait s'en charger seule. Celle-ci se recula et tourna les talons avant de lancer un dernier regard assassin à la Huntress, elle avait peut-être peur qu'elle lui fasse du mal... Allez savoir... Katherine poussa la porte en appuyant fermement sur la poignée de bois. Les lumières éclairant la pièce, montrait un lieu assez spécial, Alexender était assis sur un fauteuil, un verre d'alcool à côté vidant tout seul la bouteille ! Mais dites donc c'est qu'il était culotté le bon monsieur pour boire tout seul ! Stan se tenait non loin, assis sur un petit tabouret, Katherine semblait être apparu en pleine discussion puisqu'il venait à peine de fermer la bouche lorsqu'elle avait débarqué. La jeune femme plaqua ses deux poings sur ses hanches et déclara en leur lançant un regard désapprobateur :

- On ne m'a pas attendu à ce que je vois... On aurais pu commencer la fête ensemble ! Sinon bien le bonsoir messires, j'espère que vous avez passé une agréable journée en ces temps sombres...

Alors que le loup allait grogner, elle effectua une légère pression sur la chaîne ce qui le calma net :

- Comme vous le voyez Alexender, j'ai pris vos instructions au pied de la lettre, tenez en laisse votre fauve et bien voilà c'est fait. Sauf qu'il n'a pas pris l’apparence d'un puma, on aurait réveillé les soupçons, j'espère que vous comprenez...

Elle s'avança et baissa sa capuche puis ôta sa cape sombre. Elle posa le tout sur une chaise qui traînait avant d'inspecter du regard la pièce. La chaleur lui prodiguait un bien fou, elle qui haïssait le froid et surtout le vent qui tempêtait souvent contre elle... Ici et là, se trouvait de tout et n'importe quoi, son regard s'arrêta sur des bas et la jeune femme eut un petit rire cynique en raillant :

- Et ben dites donc, boire n'a pas été votre seul occupation de la journée à ce que je peux voir. J'espère que vous vous êtes bien amusé... Dites moi, les services de cette jeune femme marchent aussi pour les dames ?

Elle attendit quelques secondes avant de continuer légèrement amusée :

- Ne vous en faite pas, il ne lui arriverait rien de déplaisant...

Souriante, elle s'approcha de lui, collant presque sa joue à la sienne en lui murmurant à l'oreille :

- Vous m'excuserez messires, mais je prends votre verre.

Et sur ses mots, elle prit le verre du jeune homme de sa main gauche et se servit la boisson alcoolisée qu'elle savoura goutte par goutte, puis elle s'assit sur le fauteuil d'en face, prenant une position confortable, c'est à dire les jambes croisées. Elle remonta les manches de sa chemise blanche avant d'observer le rouquin, et oui son nouvel allié avait changé sa couleur de cheveux, était-ce sa couleur naturelle ? Dans tous les cas, elle trouvait que cela lui allait bien mieux... Michael, sous la forme du canidé sombre, s'assit à ses pieds fixant Alexender d'un regard noir, avant de se redresser droit comme un piquet. Sa posture de chien de garde pouvait impressionner mais quand on connaissait bien le majordome, on pouvait se rendre compte qu'il était aussi doux qu'un agneaux. Sa maîtresse était tout dans sa vie, il la servait et la servirait jusqu'à sa propre mort. Katherine baissa les yeux vers Michael  avant de poser sa main sur sa tête, faisant glisser entre ses doigts le doux pelage du loup. Puis elle sourit, un sourire destiné à Alexender, elle ne lui voulait aucun mal, aussi ce sourire n'avait rien de séducteur simplement chaleureux. Elle fixa ensuite Stan et lui dit :

- Ne trouvez vous pas que le roux lui va mieux ? Le noir accentue son petit côté sombre... Dites donc, m'auriez vous éviter ce soir ?

Elle effectua un petit clin d'oeil et posa sa main sur la tête du canidé. Puis son regard se porta sur Stan, le détaillant de la tête aux pieds et constata dépité qu'il n'avait pas changé de style vestimentaire, décidément même en donnant de l'argent les gens ne changent pas de vêtements...



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Lun 30 Déc - 18:28

Stan arriva le premier. Sa tignasse sombre passa la porte tandis que Marianne, une des prostituées qu'Alexender connaissait bien, refermait la porte derrière lui en s'éloignant rapidement. Alexender lui accorda un regard vague puis il sembla se ressaisir lorsque Stan le salua. Il se redressa, posa son verre sur la table basse et l'accueillit d'une voix morne tandis qu'il laissait le jeune homme prendre un tabouret sur lequel était posé un corset:

- Bonsoir...Il n'y a pas de mal...Il vaut mieux être trop prudent que pas assez en ce moment...

Stan semblait agité et méfiant, comme à son habitude, et Alexender eut un rictus amusé lorsqu'il le vit regarder du côté de la porte comme s'il risquait de voir débarquer le Comte en personne.

- Ne t'en fais pas, les prostituées sont aussi fiables qu'elles sont malignes. Beaucoup se font avoir par des cinglés qui les découpent sous les ponts, mais pas celles-là...Je les connais bien...Sans cela je ne serai pas là alors que toute la ville me recherche.

Il rit dans sa gorge et croisa les jambes avant de rejeter ses cheveux flamboyant derrière son épaule. Penché en avant, il écouta Stan lui exposer ses avancées. Il allait pouvoir obtenir des armes et des munitions d'ici..

- Une semaine ?! Mais c'est trop long ! Bien trop long! S'exclama Alexender en sautant presque sur son ottomane. Mais je suppose que l'on ne peut pas faire autrement que d'attendre...Oui...vivement que l'on sorte de l'ombre...

Malgré sa hâte et son impatience, le Hunter ne pouvait pas se cacher qu'ils étaient bien dépourvus face aux événements et qu'une semaine de plus ne leur serait pas de trop.
Il soupira, s'avachit de nouveau dans son ottomane écarlate et ressaisit son verre pour le finir après en avoir fait tourner le liquide doré. Son regard se perdit dans le fond de la pièce où pourtant rien ne semblait digne d'intérêt, à part peut-être un déshabillé rouge pivoine bordé d'une fine bande dorée. Il s’égarait un peu, l'alcool aidant.


- De mon côté rien d'intéressant.Finit-il par dire d'un air détaché. Je suis resté là, cloîtré, sans pouvoir sortir. Le jour c'est suicidaire quand autant de personnes cherchent ta mort...J'ai médité sur un nouveau plan, mais je dois bien dire que je n'en ai pas de viable. A part risquer de me reprendre une balle en plein plexus, je ne vois pas comment je pourrais tomber encore sur le Comte sans crever.

Il venait de prendre le ton amer de la défaite, celui de l'impuissance. Puis il songea à ses domestiques. Devait-il en parler à Stan ? Certainement. Il allait ouvrir de nouveau la bouche lorsque Katherine entra à son tour. A peine fut-elle arrivée à leur hauteur de sa démarche féline qu'elle se postait devant eux les mains sur les hanches comme pour adopter l'attitude d'une mère qui gronde ses enfants. Alexender leva un sourcil tandis qu'elle prenait un ton théâtral pour leur « reprocher » d'avoir commencé la fête sans elle. Le Hunter sourit, d'un air presque idiot, avant de froncer les sourcils en voyant le gros chien noir qu'elle tenait au bout d'une chaîne. Il allait grogner pour demander ce que c'était que cette chose lorsque la belle le prit de court : c'était son major d'homme. Il n'était pas transformé en puma cette fois mais en loup noir. L'aristocrate grimaça et marmonna dans son verre qu'il vidait enfin:

- D'vrai pas être autorisé un truc pareil...

Il garda son regard sombre sur la bête pendant un moment mais lorsque Katherine enleva sa cape et sa capuche, il la regarda se soulager les épaules de ses affaires sans cacher son intérêt pour ses courbes élégantes. Les mots que glissa la jeune femme en souriant après avoir aperçu une partie des bas affriolants qui traînaient ici et là lui arrachèrent un sourire sournois :

- Bah...Qui sait ce dont elles sont capables ces petites-là ?

Katherine vint alors soudainement tout près de lui. Cela le perturba tellement qu'il la laissa lui prendre son verre sans réagir. Katherine se servit et s'assied en face, près de Stan. Alexender avait gardé la bouche entre-ouverte. La jeune femme émit alors son avis concernant ses cheveux. Il avait presque oublié qu'il lui présentait pour la première fois sa rousseau excessive. Stan l'avait déjà vue dans la rue et chez Raphaël. Enfin, il laissa échapper un rire du fin fond de sa gorge et se leva en faisant un geste de la main pour montrer son désintérêt.

- Nous ne sommes pas là pour parler toilette miss...

Il attrapa deux nouveaux verres dans un buffet et en jeta un à Stan pour qu'il se serve.

- Mais j'avais presque oublié les bonnes manières...

Finalement, il attrapa la bouteille, constatant qu'il restait plus rapide que Stan pour se décider à boire, et remplit les deux verres avant de s'approcher de Katherine pour réalimenter le sien. Enfin, il se rassied et croisa à nouveau les jambes.

- Bien, fit-il comme pour poser la conversation, vous savez tous pourquoi nous sommes là. Son regard s'attarda sur le loup assis comme pour monter la garde près de sa maîtresse qui lui caressait la tête. Même toi, le « fauve ».  Ajouta-t-il avec une pointe d'ironie. Nous sommes là pour trouver le moyen de faire la peau au Comte Keisuke. L'air de rien, j'ai quand même pris quelques renseignements chez mes « amies », et seulement des renseignements. Précisa-t-il en regardant Katherine comme pour bien lui faire comprendre que ses allusions avaient été amusantes mais sans aucun fondement. Je sais où il habite, la ville entière le sais. Il possède un manoir du côté de l'oratoire. Les filles l'on vu sortir de là récemment. Mais je doute qu'il y vive réellement, ce n'est qu'une couverture. Toujours est-il qu'il va nous falloir des armes, des alliés, des plans. Nous devons savoir où se trouve Sarah, où sont les prochains rendez-vous de ce cinglé, quelles sont ses fréquentations. Il faut que nous le piégions avec astuce si nous ne voulons pas répéter la tragédie du théâtre. Cette fois son regard s’appesantit sur Stan qui était le seul à avoir participé, de près ou de loin, à cet événement. Puis il fut plus sombre. Il faut que vous sachiez aussi que mes domestiques sont retournées dans ma demeure, le Châtelet du Céans, pour y retrouver des armes. Elles sont parties à midi et ne sont toujours pas rentrées...Nous pouvons attendre le pire...

- Comme le meilleur...

Suzanne entra, suivie de Marguerite qui tenait un grand morceaux de tissu qui enveloppait apparemment quelques lames. Alexender se leva d'un bond renversant au passage son verre qui rebondit sur les tapis en les gorgeant d'alcool.

- Suzanne ! Marguerite ! Vous êtes vivantes ! Dieu soit loué ! Vous m'avez fait une de ces peurs ! Pourquoi avoir mis autant de temps!?

Suzanne réceptionna son maître qui venait de tituber devant elle et le repoussa doucement tout en le maintenant. Son regard se fit inquiet.

- Vous avez encore abusé à ce que je vois...et cela se sens...Allez vous asseoir, Marguerite a les armes.

Bientôt les deux domestiques d'Alexender les avaient rejoint en les saluant tous brièvement. Elles étaient toutes les deux vêtues comme des hommes, leurs cheveux étaient tirés en arrière, comme Katherine, et elles portaient des pantalons. Suzanne avait même un petit béret d'ouvrier.
Sur la table basse, les verres furent déplacés pour que l'espace puisse accueillir quatre fleurets de facture moyenne, un Bloody Rose, quelques recharges de balles noires, deux pistolets à percussion avec une caissette de balles.
Les deux femmes femmes expliquèrent qu'elles avaient eu beaucoup de mal à entrer dans le Châtelet à cause notamment du Scotland Yard qui rôdait autour de la propriété. Mais il y avait pire, à l'intérieur même de la demeure, des Vampires arpentaient les pièces...


- Nous en avons aperçu deux. Enfin je crois...Ils ne restaient que dans les pièces dont les rideaux étaient tirés et puis ils avaient une étrange façon de se déplacer, comme s'ils flottaient au-dessus du sol. C'était effrayant!

- Mais nous sommes passées par les douves, vous savez...On les a contourné par les chemins des serviteurs. Et la salle...enfin elle n'avait pas été forcée, tout votre matériel y est resté intact. Nous avons eu tout le mal du monde à descendre ces armes sans nous faire repérer.

- C'est que ce sont des choses lourdes et loin d'être discrètes...

- Vous n'auriez jamais dû y aller...J'espère que vous n'avez pas été suivies, sinon c'est notre arrêt de mort à tous que l'on aura signé avec cette sortie...Ha les enfoirés...

Alexender sembla vidé de ses forces. Il s'affaissa encore un peu dans les coussins et enfouit son visage dans sa main. Savoir que son châtelet était aux mains des autorités, saisit comme un bien confisqué pour dette, l'attristait déjà mais savoir que des Vampires y erraient impunément lui donnait des envies de meurtres. Comment avait-il pu en arriver là ?  

- Ho ! Et nous avons rencontré Seamus ! J'allais presque l'oublier. Fit Suzanne en prenant un air heureux. Il va bien ! Il vous cherche. Nous lui avons dit d'arrêter d'errer autour du Châtelet et qu'il fallait qu'il attende votre signal chez lui, bien à l'abri. J'espère que j'ai bien fait...

Le rouquin sembla soudainement éblouit d'une étincelle nouvelle. Seamus Weiss était un de ses élèves, l'un de ceux qu'il avait entraînés dans son châtelet en vue de se constituer une petite troupe de Hunters. C'était un garçon de 19ans, mature et doué. Il avait participé à l'opération du théâtre et, alors qu'Alexender avait cru qu'il était mort avec les autres qui avaient tous été foudroyés sur la scène par une puissante Vampire, il resurgissait de l'ombre.

- Tu as bien fait Suzanne. Ah ce cher Seamus ! Finalement, nous avons peut-être de l'espoir...

Il était évident qu'il avait, au fond de lui, espoir de réussir son entreprise. Sinon, à quoi bon s'être ici rassemblé ? Mais d'entendre qu'un autre survivant s'était extirpé du théâtre était une nouvelle qui avait de quoi le réjouir ! En plus, le jeune homme semblait le chercher...Ils avaient donc encore des alliés. Son regard d'ambre sonda un instant ses invités. Peut-être avaient-ils eux aussi des partenaires prêts à les aider. Ce major d'homme à l'air mauvais allait certainement leur être d'une précieuse compagnie, même s'il n'était pas aisé de le porter dans son cœur. Tout comme Suzanne et Marguerite, sa présence dans leur équipe n'était pas négligeable.

Alexender se ressaisit et il s'adressa à toute l'assemblée tout en examinant les lames devant eux.


- Il va falloir partager ce que nous avons. Je prends le Bloody Rose et un fleuret. J'ai déjà un pistolet, Suzanne aussi. Nous avons en outre quelques couteaux, grâce à Romerta et ses filles. Si vous en voulez, je peux vous en fournir facilement. Ces filles ont plus de ressources que l'on peut le penser. En tous cas, si le fauve, là, et vous-même, Katherine, êtes capables de nous étonner avec vos...particularités, tant mieux. Je préfère que vos crocs soient de notre côté...Stan, est-ce que tu as des collègues ? Il me semble que tu m'as déjà dit le contraire mais toute aide sera la bienvenue. Katherine, agissez-vous réellement toujours seule ? Il faut que vous sachiez que nous avons encore un allié, un certain Raphaël Venezziano. Stan le connaît. Il nous sera d'une grande aide. Mais pour l'heure il se cache dans l'East End. Je sais comment le contacter, nous avons pris nos précautions après le théâtre.

Alexender songea au Vampire. Oui, il leur serait d'une aide précieuse, d'autant qu'il possédait lui aussi cette hargne terrible, ce besoin de sauver Eulalia tout comme il avait besoin de sauver Sarah. Mais c'était un Vampire. Seul Stan était au courant. Devaient-ils le dire à Katherine ? Le Hunter hésitait. Il jeta un regard à Stan lorsqu'il l'évoqua, comme pour l'interroger, mais finalement il se tue.
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Ven 31 Jan - 17:05

Stan croisa les bras, tout en écoutant les propos d'Alexender. Son partenaire ne lui paraissait pas très en forme. La bouteille bien entamée à ses côtés expliquait facilement son état, mais la tournure des derniers événements devait aussi miner son moral. Ses paroles montraient un peu trop bien son découragement actuel.

*Heureusement que l'on n'a pas prévu de sortir ce soir... J'espère que, comme il le dit, on est réellement à l'abri ici.*

Pourtant, le Hunter n'avait rien contre un petit verre tant qu'il conservait toutes ses facultés. Il préférait attendre une situation moins tendue pour se saouler convenablement. Discuter d'un plan d'attaque faisait appel à des ressources mentales qu'il ne voulait pas endormir sous le whisky.

- Pour les munitions, je pourrai sans doute accélérer la livraison avec un gros paiement. Après tout, l'argent se trouve... N'importe où.

Il avait failli répondre dans toutes les bourses, mais il se doutait qu'Alexender n'aimerait pas trop cette remarque.

- Si tu as besoin d'un grand nombre de munitions à telle date, dis-le tout de suite, ajouta-t-il d'un ton déterminé. Je ferai en sorte que tu les aies.

Soudain, il entendit la porte s'ouvrir derrière lui. Sa main bondit toute seule vers son Bloody Rose, mais elle s'arrêta quand il comprit qui venait d'entrer.

- Mademoiselle Thornes..., répondit-il en inclinant légèrement la tête.

Stan resta silencieux tandis que la jeune femme s'installait dans un confortable fauteuil. Il l'écouta discourir d'une oreille distraite, réfléchissant à la meilleure façon de réunir un gros stock de munitions rapidement. Il nota cependant que le majordome de leur alliée se trouvait bien parmi eux et qu'il semblait apprécier la laisse. Amusant...

*Je n'aurais jamais cru que cet excité pouvait se montrer aussi calme. Ramasse-t-il aussi les petites balles quand sa gentille maîtresse lui en lance ?*

Le jeune homme faillit pouffer de rire en imaginant la scène. Non, il n'allait pas poser cette passionnante question ce soir. Il la réserverait pour un jour où il se sentirait d'humeur plus joyeuse. Il tourna la tête vers Katherine quand il comprit qu'elle s'adressait directement à lui. Puis il jeta un coup d'oeil à Alexender, essayant de comprendre l'intérêt de la Lycanthrope pour une couleur si voyante.

- Si vous le dites... Je n'y connais rien en matière de chevelure. Celle-ci me paraît surtout trop encombrante. Bref, nous avons d'autres problèmes en ce moment.

Ah, il l'avait croisée ce soir ? Il ne s'en était pas rendu compte. Il l'avait probablement ratée au moment où il avait remarqué la présence de Jones.

- Désolé, je ne vous ai pas vue. Je n'ai pas cherché à vous éviter, ni vous ni votre sympathique gardien. Malheureusement, il y a des gens gênants et très malhonnêtes dans les rues de Londres, surtout quand ils sont vendus au Yard. J'en ai approché un de près ce soir, je n'ai pas voulu qu'il me reconnaisse.

Il serra les dents, bien décidé à supprimer ce petit problème. Stan n'avait jamais tué d'être humain, car il ne s'attaquait qu'aux Vampires et aux Loups-Garous. Mais une bonne vieille raclée ne ferait sans doute pas de gros dégâts.

- C'est un règlement de compte personnel, qui ne mérite pas que vous vous en mêliez. Il sera très vite réglé de toute façon, ajouta-t-il d'un ton sec.

Le Hunter attrapa le verre lancé par Alexender, le laissant lui servir une généreuse rasade d'alcool. Il comptait la faire durer pour ne pas rouler sous la table, ou plutôt sur les tapis. Même s'il était d'humeur sombre, son collègue n'avait pas perdu de vie leurs objectifs. Il avait réuni des informations intéressantes et il semblait décidé à en faire plus. Stan approuva d'un geste de la tête quand il évoqua la soirée au Théâtre.


- Non, cela ne se reproduira pas...

D'un air soucieux, leur partenaire leur annonça qu'il attendait aussi le retour de ses domestiques. Elles étaient malheureusement très en retard, ce qui n'augurait rien de bon.

*Ils auraient peut-être mieux valu s'éparpiller, vu qu'on se rencontrait ce soir. Mais on ne peut pas non plus attendre indéfinim...*

Soudain, la porte s'ouvrit pour laisser entrer les deux servantes en question. Visiblement très soulagé, Alexender leur tomba dans les bras au sens propre comme au figuré.

*Hé bé, il en tient une bonne !*

Les deux jeunes filles déposèrent plusieurs armes sur la table basse, récupérées dans le manoir de leur patron. Stan observa leurs trouvailles avec intérêt, même s'il regrettait qu'elles n'aient pas ramené plus de choses. Apparemment, la demeure d'Alexender était surveillée par Scotland Yard et envahie par les Vampires. Encore un lieu qu'ils devraient soigneusement éviter à l'avenir. Son collègue parut particulièrement touché par cette nouvelle. Par chance, il apprit aussi que l'un de ses alliés était encore en vie. Vu l'état du Grand Théâtre à la fin de leur combat, on pouvait effectivement considérer cette nouvelle comme un miracle.

- Non, répondit Stan quand leur hôte lui demanda s'il pouvait compter sur d'autres Hunters. Je ne vous serai pas d'une grande aide sur ce point. Au contraire, il est préférable que je ne parle pas de ce genre de choses à mes connaissances si vous voulez éviter les ennuis.

Si son ancien mentor s'était trouvé à Londres, il aurait éventuellement pu reprendre contact avec lui. Mais il avait disparu de la circulation depuis un an. Peut-être était-il mort ? Le Hunter n'en savait rien et ne s'en souciait pas vraiment. Il n'avait pas noué de réels liens avec cet homme, restant sur la défensive en dépit de tout ce qu'il avait appris grâce à lui. Il remarqua le regard d'Alexender lorsqu'il parla de leur associé vampirique, mais il ne fut pas sûr de l'avoir bien interprété. De toute façon, il ne comptait pas non plus s'étendre sur la réelle nature de leur allié.

- Je pourrais tenter de contacter Raphaël si vous le souhaitiez. Il est cependant possible qu'il ne veuille pas sortir de son isolement. Dans la mesure où les autres Vampires sont sur ses traces, il vaudrait peut-être mieux attendre qu'il revienne vers nous. En le cherchant, on risque d'attirer l'attention sur lui.

Stan observa de nouveau les armes disposées sur la table, certaines d'un air dubitatif.

- Je vous laisse les fleurets. Je préfère quelque chose de plus... radical, comme un poignard ou une arme à feu. Je me tournerai donc vers les pistolets, voire vers les couteaux si vous en avez à disposition. Mais je laisse ma charmante partenaire choisir en premier. Honneur aux dames ! Termina-t-il en se tournant vers Katherine, un sourire légèrement moqueur aux lèvres.

En fait, le Hunter ne s'était jamais servi d'un fleuret et ne maîtrisait pas l'usage de l'épée. Dans un combat au corps à corps, il préférait largement un couteau bien effilé. Planté au bon endroit, il empêchait un adversaire de se relever avant un bon moment. Pour les Vampires, il avait déjà réservé son poignard en argent qui devrait leur laisser un souvenir cuisant. Encore faudrait-il qu'il les approche d'assez près...


- Bien, que décide-t-on de faire en premier ? Quelle action vous paraît-elle la plus urgente à l'heure actuelle ? Je suppose qu'il nous faut d'abord compter toutes nos forces, ce qui ne nous mènera pas loin aujourd'hui... Même si je ne crois pas qu'on puisse s'attaquer à notre ennemi commun avant d'être plus nombreux, il y a sans doute des moyens d'agir efficacement.
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Sam 1 Fév - 14:07

Son arrivée quelque peu théâtrale avait eu le don de laisser bouche-bée son hôte. Cependant, ses reproches n'avaient pas été en vain, puisque Alexender lui décocha un sourire mais avait vite froncé les sourcils en voyant le loup sombre. Katherine eut envie de lui dire d'arrêter tout de suite cette expression, de peur qu'il ne s'attrape de vilaines rides ou qu'il ne reste bloqué, ce qui serait malheureux pour un aussi beau jeune homme. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour les gens maintenant... Mais elle n'en fit rien après tout, c'était son problème si cela lui arrivait... Stan, quant à lui avait l'air d'être à cran puisque sa main s'était immédiatement dirigée vers son Bloody Rose, cependant il s'était reprit et avait salué la jeune femme d'une manière qui se voulait assez courtoise. La lycanthrope lui répondit avec amabilité, un petit sourire en coin. Tandis qu'Alexender grommelait tout bas à propos de son majordome, Katherine ajouta :

- J'ai pensé que le ramener à mes côtés en tant qu'humain aurait pu créer des problèmes, vu ce qu'il s'est passé la veille...

Stan semblait amusé par la situation, se moquait-il d'elle ou bien de son majordome ? Dans tous les cas cela avait le don d'énerver la Huntress au plus haut point.

* S'il continue comme ça, je vais me le faire... sans regret. *

Katherine avait par la suite enlevé ses lourds vêtements en tentant soigneusement d'éviter de croiser les yeux du jeune noble qui détaillaient ses formes. Ces regards la gênaient même si elle savait que ses courbes gracieuses attiraient souvent le regard des hommes. Mais bon, celui-ci n'avait pas l'air d'avoir d'arrières pensées douteuses... Tant mieux, sinon l'éliminer aurait été le mieux, elle ne pouvait se permettre que des parasites l'enquiquinent dans son travail. Et puis, le charcuter l'aurait grandement peiné, elle qui commençait à apprécier leur compagnie, ils étaient franches et honnêtes, pourquoi rêver mieux ? Suite aux paroles de Katherine insinuant de possibles relations avec les filles de Romerta, il afficha un sourire qui amusa la jeune femme en lui répondant d'une manière tout aussi enjouée.

- Je n'en doute pas une seconde, ce sont de belles femmes que vous avez là, profitez en, mon cher Alexender, c'est devenu presque rare de nos jours, mais je ne pense pas m'amuser avec l'une d'elle, cela pourrait créer des petits conflits ou pire, noircir ma réputation en tant que Comtesse si quelqu'un venait à l'apprendre...

Lui prenant son verre des mains, le jeune homme surpris avait laissé sa bouche entre ouverte. Katherine fut tellement amusée par sa réaction qu'elle se pencha vers lui et qu'elle passa son doigt sur ses lèvres... Un aristocrate ne devrait pas montrer sa stupéfaction ainsi, aussi ce fut ce qu'aurait pu dire la demoiselle. Suite aux paroles de Katherine sur la nouvelle couleur du noble, les deux jeunes gens semblèrent ennuyés et lui dire même que l'on était pas ici pour discuter coiffure... Quel sens du professionnalisme messieurs...

-Oh, moi non plus mon cher Stan, c'était une simple constatation, le roux lui apporte un peu plus de gaieté mais que voulez vous, c'est une belle couleur, certes assez voyante...

Se souvenant soudain que seule la Comtesse avait un verre dans ses mains, le jeune homme se leva pour en sortir deux autres, en jeta un au Hunter et les remplir un à un, se rapprochant de la jeune femme pour la servir. Elle n'esquissa aucun mouvement pour l'aider, non elle préférait mettre les autres dans la difficulté. Tandis qu'elle goûtait au délicieux breuvage, elle écoutait Stan s'excuser, selon lui il ne fuyait pas la jeune femme et son majordome mais surtout de vieilles connaissances douteuses qui pourraient leur créer quelques petits problèmes. Ce qui serait très regrettable.

* Espérons que ses problèmes ne viendront pas empiéter sur notre travail... je n'aurais aucun scrupule à en éliminer quelques uns, il en va du salut de l'humanité... et de notre survie à tous. *

La jeune femme laissa s'échapper un petit grognement de sa gorge :

- Excusez moi, Stan, avez-vous quelque chose à rapprocher à mon « sympathique gardien » autre que le fait qu'il fasse correctement son travail ?

Elle haussa un sourcil, déterminée à prendre la défense de Michael qui commençait à s'agiter sous sa main, un long sifflement pas très « sympathique » grinçant entre ses crocs.
Katherine ajouta d'un ton légèrement refroidi :


- Cependant soyez en certain, Hunter, je ne me mêlerais pas de vos affaires à condition que vos chers amis ne viennent pas fourrer leur nez dans ce qui ne les regarde pas, après tout, je n'en ai qu'après les criminels.

Alexender posa la conversation d'une manière tout aussi enjoué ce qui réjouit un peu la demoiselle. Les nerfs en boule, elle compta jusqu'à dix intérieurement et se remémora que de tous ceux qui était présents dans cette pièce elle était une des plus âgées et devaient donc se montrer un peu plus sage. Elle grimaça lorsqu'Alexender surnomma son majordome de « fauve » d'une manière  assez moqueuse. Décidément, cette soirées n'était pas pour Michael qui n'avait fait que protéger sa maîtresse. La main de la jeune femme se dirigea vers la truffe du loup noir qui y fourra instantanément sa tête avec affection.

* Espérons que Michael ne s'énerve pas trop, je ne voudrais pas le recadrer une seconde fois devant ces deux hommes... *

Alexender était de nouveau assis les jambes croisés, un copié-collé de la position de Katherine, le faisait-il exprès ou lui aussi aimait-il se mettre ainsi ? Le jeune homme fit bien comprendre à la jeune femme que ses insinuations étaient sans fondements. Elle grommela, sa voix suave accompagnée d'un petit sourire en coin :

- Mais oui, pour des renseignements...

Alexender évoqua la tragédie du théâtre, ses doutes sur la cachette du vampire, le besoins d'avoir un plan.

* Ses fréquentations... *

Avant que la Huntress n'ait pu ouvrir la bouche pour parler à son tour, entrèrent deux jeunes femmes qui se prénommaient d'après Alexender, Suzanne et Marguerite. Katherine avait instantanément fourré sa main à sa ceinture pour y attraper le manche d'une de ses dagues. Mouvement inutile... Sa main se reposa sur le fauteuil en y découvrant les deux inconnues qu'Alexender semblait bien connaître. C'était donc pour elles qu'il s'inquiétait. Elle sourit lorsque les deux nouvelles venues furent attaquées littéralement par Alexender qui leur avait sauté dessus. Elle remarqua que le verre était tombé au sol en renversant son précieux liquide sur les tapis, aussitôt, la jeune femme ôta la bouteille d'alcool et la posa à côté pour éviter qu'il en reprenne encore un verre :

- Ça suffit pour ce soir... la soirée vient à peine de commencer...

Les deux femmes qui les avaient rejoints portaient toutes deux les cheveux attachés ainsi qu'un pantalon.

* En voilà quelques intelligentes qui ne portent pas de robes la nuit... *

Marguerite et Suzanne posèrent des armes sur la table tout en expliquant à leur maître leur manœuvre mais aussi leurs observations. Katherine pu ainsi comprendre que le Châtelet du Céans était gardé par non pas seulement le Scotland Yard mais aussi par des vampires. La jeune femme grimaça à ces nouvelles peu réconfortantes. A priori, Alexender ne semblait pas non plus se réjouir de cette annonce puisqu'il s'affaissa dans ses coussins. Les deux jeunes femmes parlèrent ensuite d'un certain allié, Seamus, Katherine ne le connaissait pas mais savoir qu'il existait encore des gens sur cette Terre ayant la vocation d'exterminer ces vermines la réjouissait au plus haut point. Alexender mentionna le nom d'un certain Raphaël, un potentiel allié :

- Alexender... Vous n'auriez jamais dû les envoyer seule là-bas, je sais bien qu'elles ont des ressources, mais n'est-ce pas dangereux pour deux humaines ? Vous auriez dû m'en parler avant j'aurais trouvé un moyen pour vous dégoter des armes et des munitions, ce qui ne manque pas dans mon manoir. D'ailleurs qui sont Raphaël et  Seamus ? Sont-ils réellement fiables ? Pourrions nous leur faire confiance ?

Elle soupira en se prenant la tête dans ses mains puis elle releva les yeux et scruta les jeunes gens qui se trouvaient en sa compagnie. Elle glissa ses doigts dans la douce fourrure de son loup qui finit par poser la tête sur ses genoux. Le majordome observait les demoiselles comme si elles allaient se métamorphoser subitement et contre toute attente en vampire, au moindre mouvement brusque ou suspect il leur sautera dessus. Cependant Katherine avait confiance, le Hunter savait ce qu'il faisait, il n'aurait pas impliqué ces deux jeunes gens si elles n'étaient pas fiables. Cependant, elle laissa planer l'ombre d'un doute, rien ne devait échouer. Les deux femmes auraient peut-être été suivies, mais si tel était le cas les monstres leur auraient déjà sauté dessus... Elle réfléchit un instant avant de répondre sûre d'elle :

- Mais pour répondre à votre question, oui j'agis toujours seule, Michael m'aide souvent dans les tâches les plus difficiles.

Stan aussi agissait seul, il prétendait ne pas vouloir d'ennuis à cause de ses connaissances, et il avait raison ! Il n'en fallait pas ! Katherine se pencha pour observa les armes et eut un sourire narquois lorsque Stan se moquait délibérément d'elle. Elle lui lança un regard assassin qui voulait tout dire, « le prochain qui me prend pour une demeurée ou née de la dernière pluie je lui arracherai le cœur avec mes dents sans aucun soucis ». Un petite sourire cynique planait désormais sur les lèvres de Katherine, sa deuxième entité n'attendait plus que ça, du sang... du sang ! Prenant un fleuret dans sa main, elle en testa l'efficacité en promenant son doigt sur la lame. Une petite entaille fit son apparition et bientôt une goutte de sang perla au bout de son index qu'elle porta instantanément dans sa bouche.

- Léger et tranchant... si ça ne vous gêne pas Messire Von Ravellow, je vous en prends un. Vous pouvez garder le reste, je n'en ai guère besoin.

Ils avaient besoin d'un plan, ou du moins de quelques pistes, Katherine avait quelques idées sur la question, elle y avait réfléchit toute la nuit, ils ne pouvaient agir de nuit. C'était beaucoup trop périlleux.

- Pour les armes je peux vous en fournir facilement d'autres, mon majordome est un homme à tout faire, il pourrait nous aider à nous en procurer ou même à en produire, n'oublions pas qu'il est plus âgé que moi, de plus je possède une armurerie, si un jour vous voulez y jeter un coup d’œil et prendre ce dont vous avez besoin, la porte vous est ouverte. Je me fabrique moi-même mes propres munitions, n'hésitez pas à en demander... Pour ce qui est du logement de ce... hum hum... (Elle hésita un instant...) de ce Comte... nous savons tous qu'il est proche de la couronne, en même temps il m'a l'air très penché sur l'art, il rôderait donc dans les quartiers nobles et artistiques... Je le vois mal dormir à Whitechapel ou dans un quartier malfamé de Londres... cela reste des suppositions, il faut s'attendre à tout de la part d'une de ces créatures. N'oublions pas que nous nous attaquons à un vampire sûrement le plus puissant de son espèce, il est donc normal qu'il puisse se montrer paranoïaque et sceptique, l'approcher nous sera difficile, mais c'est encore faisable...

Posant un doigt sur ses lèvres elle continua en ramenant ses genoux contre elle :

- On devrait peut-être poster quelques alliés dans ces lieux. Je pourrais demander à mon majordome de rester à proximité du Grand Theatre. Il est possible que le Comte Keisuke y retourne pour une quelconque raison. Il est un grand maître de l'art, nous devrions mettre sous surveillance les lieux les plus artistiques, je pense notamment à l'Opéra, au Musée, aux autres théâtres de la ville mais aussi à Buckingham Palace et au palais de Westminster. Nous ne devons rien laisser au hasard. Avez-vous d'autres idées de logement ? Tout est bon à prendre.

Ses lèvres se posèrent ensuite sur le verre puis s'humidifier un peu la gorge et son index s'enroula dans une de ces boucles.

- Pour ce qui est d'un plan je pourrais peut-être vous en proposer un. Nous savons que le … Hum... Comte habite près de l'Opéra, nous ne pouvons pas directement nous attaquer à lui comme vous l'avez fait au théâtre, ce serait courir à notre perte... Nous devons le détruire de l'intérieur. Chacun de ses domestiques sont ses sbires, pourquoi ne pas nous attaquer à eux ? Il doit bien avoir l'équivalent d'un majordome, attaquons-nous à lui, il suffit de voir qui le précède à chacune de ses sorties, savoir où il se dirige. De plus, notre cible principale est un vampire ce qui signifie que l'on peut attaquer de jour sans craindre ses avantages surnaturels. On est gagnant sur ce point, nous sommes les seuls à pouvoirs sortir de nuit et de jour. Profitons de cet avantage. Mais vous êtes recherchés... Ce qui risque d'être ennuyeux.

Katherine fit une courte pause en dévisageant ses interlocuteurs, avant de reprendre légèrement penchée sur la table en dévisageant ses deux acolytes :

- Laissez moi l'approcher. Après tout, je suis une comédienne non ? Je doute qu'il accepte, cependant, je peux toujours tenter. Le Comte Keisuke est un homme rusé, il se méfierait grandement de moi, je devrais être prudente, mais là aussi c'est faisable. S'il accepte, cela nous facilitera grandement la tâche puisqu'on pourra l'attaquer de l'intérieur.

Katherine venait de leur proposer de travailler au service du Comte, cela impliquerait de courir de grands dangers. même si elle le haïssait, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur de ce monstre. Non... Katherine ne le montrera pas mais que les vampires soient jeunes ou plus âgée, elle en est terrifiée. Les tuer est aussi un moyen pour elle de se convaincre qu'ils ne sont pas invincibles... Quand on veut on peut.

*Nous avons donc comme potentiels alliés Michael, cette Sarah qu'il faudrait retrouver, cette Mademoiselle Grey, Stan, Alexender, Seamus et Raphaël... Devrais-je leur faire confiance pour ce qui est du choix de nos compagnons?*



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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Alexender Von Ravellow
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Mer 5 Fév - 2:34

Avant même que Stan et Katherine n'arrivent enfin, Alexender oscillait déjà dangereusement entre deux états précaires, entre espoir et désespoir, entre lumière et obscurité. Son air morose n'avait pas pu leur échapper lorsqu'ils furent finalement tous face à face dans cette pièce à la lumière tamisée. Il était de nouveau sous l'influence de l'alcool, son ami le plus précieux depuis quelques années, pour oublier les horreurs dont sa vie était jonchée, mais il était également sous le coup de la disparition de ses domestiques, ce qui ruinait les dernières brides de joie qui auraient pu lui rester...
Comment accueillir avec le sourire qui que ce soit dans pareille situation ? Un ami, une amante, des alliés...Comment pourrait-il rester jovial et poli alors qu'il était contraint de vivre reclus chez les prostituées comme un assassin de bas étage se cacherait dans les jupons de sa mère, obligé de rester caché lorsque son amour s'apprête à lui être arraché par la vanité et le désir d'un autre, ligoté par des sentiments contraires, l'estomac ruiné par la peur et la haine... ?

Ses tentatives d'oubli et de résurrection semblaient ainsi définitivement vaines d'autant que ce qui commençait à le préoccuper au plus haut point ce temps qui lui manquait cruellement pour sauver ceux qu'il aimait. Après son dernier échec au théâtre, il avait quasiment tout perdu et il n'avait plus le droit à l'erreur s'il ne voulait pas que les efforts de toute une vie aient été vains. C'était désormais un fugitif, un homme damné, exclu de la société...Tuer le Comte serait son dernier acte. Cette pièce grandiose n'avait pas été faite pour lui, il n'y aurait jamais le grand rôle, aussi fallait-il qu'il quitte les planches dans un ultime exploit qui marquerait les mémoires. Au moins était-il capable de cela, de « marquer les mémoires », il avait déjà sa tête dans tous les journaux...bon début...
Sa vie, Alexender l'avait imaginée un instant avec la jeune Spencer, mais dans l'état actuel des choses, il n'était plus possible de la seulement rêver. Tuer son rival, anéantir cette créature, sauver son amante pour lui permettre de goûter à la liberté, avec ou sans lui, c'était tout ce qu'il pouvait désormais faire. Il se sacrifierait pour elle, pour Suzanne, pour Marguerite, pour ses alliés, pour les enfants qui ne devaient pas subir ce qui l'avait forgé malgré lui.

Fidèle à ses plus anciennes convictions, le Hunter continuait ainsi sa lutte, même s'il tanguait sur une épave dont les mâts étaient déjà à bas, prête à s'échouer dans un vénérable effort sur quelques récifs aigus qui l'attendaient depuis longtemps.
Mais derrière l'âpre sensation d'échec et de noirceur que lui inspiraient tout ses malheurs et son futur stérile, n'avait-il pas trouvé une forme de justice et d'espoir ? Stan, ce Hunter aux cheveux fous, n'était-il pas avec lui pour engager cette lutte ? Lui qui venait d'arriver avec la promesse de nouvelles armes, même si cela suggérait un délais, n'était-il pas l'image d'une main tendue vers un meilleur lendemain ? Et cette jeune Lycanne, au don si étrange et au corps de déesse, n'était-elle pas plus l'image de l'angélique salvatrice que celle de la satanique succube prête à le poignarder dans le dos ? Alexender avait trouvé de l'aide où il ne l'aurait jamais attendu. Même au sein de ses ennemis, chez ce Raphaël, il avait réussi à dénicher un allié...Peste soit des sorcières inconstantes et des préjugés ! Et puis, n'avait-il pas encore paniqué pour rien ? Ses domestiques étaient enfin revenues : quelle joie ! Il lui restait même des élèves : quelle chance !

Mais les Vampires avaient envahi son domaine, le Comte tenait Sarah en son pouvoir...

Il tanguait, oui, entre deux eaux contraires. Le bleu du lagon serein et plein d'espoir restait en vue même si sa barque s'égarait parfois dans quelques flots troubles de vase, un espèce de Styx verdâtre et sournois qui tentait chaque jour de l'engloutir dans son immense gueule fétide. Grâce à Dieu, entre les dents sanglantes et boueuses luisait toujours la matière du monde-lumière, de la magnifique jonquille du soleil à la pâle et douce rosée d'Aurore.

Il s'égarait encore. L'heure n'était pas à la réflexion morbide mais bien à l'action !

Assis devant les armes que venaient de ramener Suzanne et Marguerite, il considéra les deux pistolets à percussion. Dans la cassette que ses domestiques avaient réussi à emporter avec tout le reste, il ne devait pas y avoir beaucoup de munitions. La proposition que lui avait fait Stan un peu plus tôt lui apparut soudainement tout à fait probante. Il lui jeta un coup d'oeil avisé et remarqua au passage qu'il affichait à nouveau un air moqueur en laissant Katherine choisir son arme la première. Depuis qu'elle était arrivée, la tension était palpable entre eux-deux. Même lui qui était quelque peu éméché pouvait le sentir. C'était certainement à cause de la façon qu'avait la jeune femme de se mettre en scène, cette manière de tourner tout comme si elle était au centre d'une mauvaise comédie. Ou alors c'était peut-être ce chien, ou ce loup, ce fauve noir qu'elle traînait avec elle. Savoir que cette bête était un homme transformé en animal était dérangeant, d'autant qu'il n'était pas des plus sympathiques. Mais s'ils voulaient réussir leur prochain coup, ils avaient intérêt à s'entendre.
Alexender rassembla ce qu'il lui restait de souffle pour soupirer et continuer ses démarches. Il chercha des yeux son verre sur la table basse, se pencha pour vérifier le tapis et abandonna finalement ses recherches pour finalement s'adresser à ses deux nouveaux compagnons.


- Écoutez, ma couleur de cheveux est voyante, mais elle est naturelle, et je ne doute pas que nos méfiances respectives soient de même, mais il va falloir que l'on s'accorde. Il saisit le Bloody Rose et se mit à l'examiner de près en ouvrant le réservoir. Stan, si tu as des munitions comme tu me le proposais tout à l'heure, ce serait merveilleux de les avoir au plus vite. Nous avons des couteaux, oui, tu pourras en emporter tout à l'heure avant de partir. Il faut voir ça avec les filles...Pas grave pour le reste, si tu ne veux pas risquer de mêler quelques proches à cette aventure, c'est ton droit et peut-être même ton devoir, mais lorsque tu nous parles de problèmes que l'on pourrait avoir avec tes relations, là je m'alarme...Continua-t-il en ramenant l'iris mordoré de ses yeux sur lui. Si tu es en lien avec des agents du Yard ou même des sbires du Comte, cela peut effectivement risquer de nous poser de gros soucis, mais en même temps on pourrait peut-être également en tirer partie...Qu'entends-tu donc par-là?

Il referma le Bloody Rose et le reposa devant eux pour examiner un des quatre fleurets. Une fois qu'il eut observé la garde bancale de celui qu'il avait choisi, il continua :

- Katherine, Humain ou pas, votre majordome nous sera aussi précieux que n'importe qui, s'il y met du sien et s'il est prêt à se battre. Je me fiche de sa forme, je ne demande qu'une fidélité à nos principes. Alexender fit pivoter son fleuret pour analyser la qualité de sa lame puis il fixa la jeune femme. Vous nous dites que vous êtes comtesse, que vous pourriez vous infiltrer dans les comédiens de Keisuke ou du moins dans ses soirées mondaines, cela est un avantage considérable qu'il ne faut pas négliger. Quant à Raphaël et Seamus, oui, je pense qu'ils sont tous les deux très fiables même si je me méfie...Le Hunter s'arrêta soudain. Il en avait trop dit. Il devait terminer sa phrase mais il se maudit lui-même. ...je me méfie de son tempérament houleux...Il est prompt à la colère...comme moi remarquez... Alexender jeta un regard à Stan et se ressaisit. Nous avons prévu de nous contacter par les journaux, vous savez les petites annonces...Eulalia Grey est aussi dans le coup. Nous avons tous pris des noms de code pour pouvoir communiquer en toute discrétion. Il était question de se voir pour une vente d'objet ou quelque chose du genre, c'est ainsi que l'on se donnerait le prochain lieu de rendez-vous. Je suis censé me nommer Emett Smith, Miss Grey doit écrire sous Vivian Dawson et Raphaël sous William Johnson. Nous n'aurons pas besoin de chercher Stan, il nous suffit de les contacter ainsi pour se rassembler.

Le rouquin finit par poser le fleuret sur la table et par se repositionner jambes croisées sur son ottomane rouge. Il laissa ses alliés choisir leurs armes. Katherine prit un fleuret tandis que Stan semblait s'attarder sur les pistolets. Il songea qu'il avait aussi de l'eau bénite, grâce à la jeune Eulalia et son père, ce pauvre Thaddeus Grey, prêtre et Hunter de profession, désormais six pieds sous terre. Finalement, ils n'étaient pas si dépourvus que cela. Ses domestiques avaient des couteaux dans leurs bottines, les filles de Romerta pouvaient leur en fournir d'autres, Stan pouvait trouver des munitions et Katherine semblait prête à faire de cette salle une véritable armurerie.

- Tout peut nous servir miss. Si vous avez de quoi nous assurer la victoire, cela m'est bien aise.

Enfin, la discussion finit par tourner autour de la façon de traquer le Comte : ses lieux de résidence, ses fréquentations, ses allées et venues publiques...Katherine semblait y avoir beaucoup réfléchi et Alexender l'écouta avec attention. Ils savaient que le Vampire était lord et qu'il possédait un manoir du côté de l'oratoire mais cela ne pouvait être qu'une partie de sa cachette, un Vampire aussi puissant et âgé ne se conterait pas que d'une habitation aussi facile à prendre d'assaut. C'était sans aucun doute sa demeure publique, pour le monde diurne. Qu'en était-il de son monde nocturne ? Où cachait-il ses serviteurs ? La jeune lycanne fit remarquer que le Vampire semblait aimer l'art et que sa situation sociale et financière éliminait forcément les rues mal-fâmées. Mais Alexender doutait que ces informations soient bien pertinentes...

- Miss, je doute que les Vampires se soucient de leur environnement lorsqu'il s'agit de leur demeure de mort-vivant. Il pourrait aussi bien se trouver dans ce quartier, dans un immeuble délabré entièrement rénové de l'intérieur ou du dessous, il peut être dans n'importe quel cimetière, sous une chapelle, une église. Il peut aussi bien se trouver sous les pieds de la Reine-Mère elle-même...Si l'on veut le dénicher, il faut en effet poster des guetteurs un peu partout, mais alors il faudra être stratégiques : quartier par quartier, sans trop s'étaler. Mais cela peut prendre des mois avant que l'on ne puisse avoir ne serait-ce qu'une supposition claire de son lieu de vie...Je pense qu'il nous faut l'attaquer comme au théâtre : dans une réception où sa venue est officielle, même si cela implique que le Yard soit sur ses gardes. L'aristocrate déchu fit une pause. Puis il regarda Katherine avec insistance. Il semblait qu'il réfléchissait avec un soudain sérieux presque guerrier. Sur son front se plissa une forme d'inquiétude. Vous infiltrer serait le mieux...mais cela est dangereux au possible...Vous n'y êtes pas obligée...

Le silence se fit. De lourdes décisions étaient à prendre.
Alexender n'aimait pas l'idée qu'une jeune femme se jette à corps perdu dans une pareille quête d'information. Approcher le Comte dans sa mondanité pour jouer avec ses goûts théâtraux était, dans ce contexte, presque suicidaire. Et s'il sentait que c'était une lycanne ? Qu'en était-il de ce détail d'importance ? Prenait-il seulement dans sa troupe des nobles ? Cela était une chose des moins certaines.
Le temps de la réflexion fut long avant qu'ils ne trouvent un accord. Alexender mit en avant que le mieux était cette idée d'infiltration de Katherine qui approcherait le Vampire en toute discrétion pendant qu'ils prépareraient à côté leur prochaine attaque, amassant armes et munitions, plans et camarades. Il était temps de signaler à Raphaël et à Eulalia que l'heure du mouvement ne tarderait pas, selon la réussite de Katherine.


- Il faudrait que vous vous trouviez des noms pour nos petits mots dans le journal, on va devoir se séparer si l'on applique tout cela. Alexender tentait d'être organisé même si pour le moment rien ne semblait encore totalement décidé. Enfin bon, pour moi vous savez que vous pouvez revenir ici et passer par les filles de Romerta. Ajouta-t-il avec un sourire amusé avant de chercher encore du regard son verre. Il fallait détendre l'atmosphère, tout ceci devenait littéralement étouffant. Mais où est passé ce verre ? Suzanne...

- Monsieur devrait arrêter de boire pour ce soir, même s'il a retrouvé ses sens la fatigue ne lui sied guère...

Alexender rit de bon cœur face au ton et à l'air renfrogné de Suzanne. Il s'en approcha en se penchant en avant, sautillant presque sur place, et lui enleva doucement son béret d'ouvrier pour libérer ses cheveux encore attachés au-dessous par un ruban noir.

- Allons, allons, une discussion aussi sombre entre amis ne pourrait se passer de joyeuse boisson...Que tu es religieuse ce soir! N'ai-je pas le droit de fêter votre retour si tardif ? C'est que j'ai eu peur moi vois-tu...

Il lui fit un sourire volontairement niais avant de se mettre le béret sur la tête. Avec ses longs cheveux roux, il avait l'air tout bonnement ridicule. Le Hunter jeta un regard amusé à Stan qui avait toujours un verre devant lui.

- Dis-moi, Stan, je ne connais pas grand chose de toi et nous n'avons pas gardé les cochons ensemble, certes, mais je suis certain que tu me prêterais...

Soudain, un cri de femme retentit dans le couloir suivit d'un coup de feu retentissant. Cela claqua dans l'air comme le tonnerre au milieu d'un ciel sombre et sans vent. Alexender sauta d'un bond sur ses pieds et se rattrapa à la table basse dans son titubement en faisant tomber la casquette d'ouvrier. Marguerite poussa un cri aiguë en portant sa main à sa bouche, crispée sur sa chaise. Suzanne sursauta et eut le réflexe immédiat de saisir le tissu qui gisait sous les armes pour les remballer aussitôt dans un ample mouvement précipité comme pour cacher les preuves de leur réunion secrète. Une porte au fond de la pièce s'ouvrit brusquement et, tandis que de nombreux cris s'élevaient maintenant du couloir du côté de la porte principale, Romerta et ses longues boucles brunes surgirent de la pénombre par ce passage opposé. Elle était sensiblement affolée, vêtue d'un genre de toge faite de tissus orientaux, les yeux écarquillés, elle transpirait la peur.

- ALEX ! LE YARD!! Hurla-t-elle dans une tornade de gestes.

Le Hunter resta muet face à ce visage déformé par la terreur jusqu'à ce que Suzanne ne le pousse violemment en avant pour le forcer à réagir et lui sauver la peau.


- Qu'est-ce que vous attendez ? Fuyez !! Bon sang ! FUYEZ !

Alexender fit quelques pas, hésitant, puis la porte par laquelle ils étaient tous entrés à peine une heure avant s'ouvrit à son tour et des hommes en uniforme envahirent la pièce. Comme une marée montante, ils se déployèrent pour couvrir un maximum d'espace tout en se hurlant des ordres les uns aux autres. Ils portaient les vêtements fort reconnaissables de la police londonienne et serraient dans leurs mains des matraques. Leurs casques miroitèrent à la lueur des lampes à huile ainsi que leurs pistolets à percussion...
Ce fut la panique. Tout se passa à une vitesse terrifiante.
Les filles de Romerta hurlèrent en tentant de retenir les agents dans le couloir et Romerta attrapa Alexender par le col pour l'entraîner à sa suite. Suzanne bascula les armes pour les enrouler dans le tissu et les emporta avec elle en jetant un regard à Stan pour l'inciter à la suivre. Marguerite trébucha vers Katherine, terrifiée, et un agent l'attrapa par le bras avant qu'elle n'aie pu aborder la Lycante. Il y eut une confusion incroyable de cris et bientôt le fracas d'une chaise bousculée au sol fut suivit du renversement de la table basse et d'un bris de verre. Un nouveau coup de feu claqua dans l'air.


- MARGUERITE !!

Alexender hurla et lutta pour faire demi-tour mais Romerta l'avait déjà entraîné dans un couloir secondaire et Suzanne les poussait en avant. Elle prenait toute la largeur du couloir avec son trousseau d'armes dans les bras et peinait à courir. Que comptait-elle donc faire avec tout ça ? C'était ridicule ! Son maître lui jeta un regard désespéré et ouvrit la bouche pour lui crier de tout laisser tomber lorsqu'un corps le heurta de plein fouet. Romerta était prise. Alexender croula sous un agent qui l'avait percuté en plein dans les côtes. Il s'écrasa au sol pendant que l'homme tentait de lui mettre les bras dans le dos. Suzanne se jeta alors en avant et, avec l'aide des armes et de tout son poids, elle fonça à son tour dans l'agent pour le dégager du Hunter.

- Vas-t'en Alex !

L'homme se retrouva avec la jeune femme sur lui, étalée sur le sac d'armes qui se vidait en tout sens. Alexender se releva et voulu attraper Suzanne mais il se prit un terrible coup sur la tête qui lui brouilla instantanément la vue. Il entendit un cri étouffé, il aperçut la maquerelle et sa domestique se faire attraper par deux hommes chacune et on lui mit un sac sur la tête en lui tordant les bras dans le dos. L'obscurité devint totale.

C'était fini. Ils avaient été pris. Il n'y avait plus aucun espoir. Tout avait-il donc été vain ?


[HRP/Heureux d'avoir fait ce rp, la suite promet d'être intéressante ! Libre à vous d'être pris ou pas par le Yard ! ;)On se retrouve bientôt ! Suite d'Alexender à la Tour de Londres : lien à venir : « Plumes entre les barreaux »/HRP]
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Stan Calder
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Ven 7 Mar - 14:57

Stan avait laissé son regard dériver sur les nouveaux venus, qui lui paraissaient former un couple assorti... D'une certaine façon. Il se demanda si le majordome restait réellement aux ordres de sa maîtresse dans toutes les situations, y compris les plus personnelles. Vu le tempérament de Katherine, cela ne l'aurait guère surpris. Mais il préféra éviter de poser cette brûlante question. D'ailleurs, la jeune femme ne semblait guère apprécier son expression goguenarde. Heureusement pour lui, elle n'avait sans doute pas le pouvoir de lire dans les esprits.

- Je vous assure que je ne moque pas de votre domestique, répondit-il sans chercher à dissimuler son sourire. Mais je ne m'attendais à voir ce genre de déguisement chez un Lycanthrope. On voit qu'il a l'habitude de la laisse... Je suppose que vous vous servez régulièrement de ce genre d'astuce. C'est une bonne idée.

Aux menaces à peine voilées de la Huntress, il releva la tête et la fixa quelques secondes, avant de se plonger dans la contemplation du plafond.

- Faites comme bon vous semble. De toute façon, si une de mes "connaissances" se mêlait de mes affaires sans mon autorisation, le problème serait réglé avant que vous n'en ayez conscience.

*A moins que je ne la laisse se débrouiller toute seule, si elle veut à ce point massacrer du criminel.*

Cependant, Stan ne pensait pas que ses partenaires de jeu habituels se montrent assez curieux pour l'espionner, au risque de se retrouver avec une arme sous le nez. Le jeune homme n'avait pas la réputation d'un tueur froid et sans pitié, mais on savait qu'il n'était pas nécessaire de le chercher bien longtemps pour le trouver. Apparemment, leur nouvelle alliée n'aimait pas non plus qu'on se paye sa tête. Les trois Hunters commencèrent à discuter de leurs futurs plans en attendant le retour des domestiques d'Alex. Celles-ci ne tardèrent pas à passer la porte d'entrée, au grand soulagement de leur hôte.

- Je pense qu'il est intéressant de savoir jusqu'où les vampires osent s'aventurer, répondit-il lorsque Katherine souligna l'imprudence d'une telle expédition. D'ailleurs, y avait-il le moindre élément dans ce manoir qui pourrait les mettre sur nos traces ? On ne sait jamais, s'ils ont tout fouillé... Cependant je pense qu'ils auraient déjà attaqué dans ce cas.

*Ou ils préparent un plan encore plus tordu, ce qui n'aurait rien d'étonnant avec des longues dents. Bref, il ne sert à rien de s'inquiéter à l'avance.*

Stan s'estimait naturellement très méfiant, mais la Huntress semblait encore pire que lui. Elle paraissait tendue à l'idée qu'un de leurs associés puisse les tromper et les livrer à leurs ennemis. Malheureusement, aucun d'entre eux ne connaissait l'avenir. Il allait bien falloir qu'ils acceptent l'aide des uns et des autres s'ils voulaient régler le compte de Kei.

*Je me demande ce qu'elle dirait si elle apprenait qu'on a même un Vampire dans notre camp. Son bestiau m'a l'air bien décidé à en croquer quelques-uns.*

Les Lycanthropes pouvaient-ils se nourrir de chair vampirique sous leur forme animale ? Voilà une question qu'il ne s'était jamais posée jusqu'à maintenant. Il décida de la garder pour lui, histoire que Katherine ne lui plante pas entre les deux yeux l'un des fleurets posés sur la table. Son regard menaçant en disait assez long sur ses envie de défoulement. Il n'avait pas envie de jouer le rôle de la souris ou de lapin entre ses pattes, aussi charmantes soient-elles. Alexender décida de reprendre la parole pour faire un premier bilan de la situation. Mais lorsqu'il demanda à Stan s'il connaissait des agents du Yard, ce dernier réagit brusquement.

- Bien sûr que non ! Je ne suis pas une balance moi ! Lâcha-t-il d'un ton agressif. Et je ne connais pas l'entourage du Comte. D'ailleurs, je n'avais jamais entendu parler de lui il y a quelques semaines ! Non, ajouta-t-il d'une voix plus calme, je parlais des gens avec qui je fais parfois affaire. Enfin, des affaires, ce n'est pas le mot juste... Je suis un joueur professionnel et je n'ai jamais été très regardant sur la moralité de mes partenaires de jeu. Même si je ne sympathise pas avec eux, on ne sait jamais ce qu'ils peuvent avoir dans la tête. J'en ai vu un ce soir discuter avec un policier. Ca ne m'étonne pas de cette enflure, aussi franc qu'un serpent et complètement nul aux cartes en plus. Je pense qu'il n'hésiterait pas à me faire du tort s'il le pouvait, mais il est trop stupide pour être réellement dangereux. Je me suis toujours montré très discret et il me paraît impossible qu'une de ces "connaissances" sache que je suis un Hunter.

Le jeune homme ne parla pas de sa famille, qu'il voulait protéger à tout prix. De toute façon, comment auraient-ils pu les aider à vaincre des Vampires ? Ils n'avaient jamais appris à se battre, à tuer ou à faire disparaître leurs traces pour protéger leur secret. Des gens simples, qui se levaient tous les matins pour gagner durement leur vie, ne devaient pas affronter de telles horreurs.

- Comme je te l'ai dit, continua-t-il en s'adressant à Alex, je devrais pouvoir réunir prochainement un bon stock de munitions. En revanche, je ne garantis rien pour de nouvelles armes.

Le Hunter se répéta à plusieurs reprises les faux noms choisis par ses collègues pour prendre contact par l'intermédiaire des journaux. Comme les noter ou demander qu'on les lui écrive ne servirait à rien, il fallait qu'il les retienne de tête. Katherine leur apprit qu'elle avait la possibilité de leur fournir de quoi se battre, car elle disposait d'une véritable armurerie. De plus, son majordome saurait aussi les aider s'il fallait fabriquer de nouvelles armes. Décidément, la Huntress était pleine de ressources. Elle proposa d'ailleurs un plan ingénieux aux deux hommes, quoique très risqué.

- Je crois que c'est aussi une bonne idée, sauf si elle nous coûte une alliée. Je pense sincèrement que vous êtes capable de manipuler de nombreuses personnes, répondit-il en souriant avec malice. Mais vous n'êtes pas la seule douée à ce jeu-là. Si notre ennemi vous repère, peut-être cherchera-t-il à tirer parti de votre présence avant de vous supprimer au moment où vous vous y attendrez le moins. D'un autre côté, vous êtes certainement la seule personne à pouvoir l'approcher discrètement à l'heure actuelle. Pour résumer... Je dirais que vous êtes la seule à savoir jusqu'où vous voulez risquer votre vie.

Stan avait l'habitude de se battre seul et il estimait que chacun devait choisir sa façon d'agir, voire de mourir. Il ne se serait jamais jeté dans ce type de souricière, car il savait qu'il était plus efficace dans l'attaque frontale et discrète. De plus, il se doutait qu'il n'aurait pas pu donner le change bien longtemps au milieu de nobles aussi sophistiqués que dangereux. Etait-il seulement crédible à l'époque actuelle qu'un membre de la haute société ne sache pas lire ?

- Mais si vous avez besoin d'un Bloody Rose pour protéger vos arrières, je serai ravi d'être là.

*En espérant qu'elle ne prenne pas mal le terme arrières...*

Alexender semblait très perturbé par la proposition de Katherine. Apparemment, leur hôte acceptait mal l'idée que ses collègues se retrouvent en première ligne dans leur combat contre les Vampires.

*Pourtant, il faudra bien en passer par là si on veut se montrer efficaces. Le plus important est de massacrer ces ordures le plus vite possible.*

Stan voyait surtout l'efficacité d'un plan, quand celui-ci marchait bien, ou la détermination de son auteur. Envoyer Katherine sous les dents du Comte Kei ne l'aurait pas vraiment dérangé, à condition qu'il puisse en profiter pour arracher les vicieuses quenottes. Le Hunter réfléchit à un pseudonyme, mais cela lui parut rapidement inutile.

*Je ne vois pas l'intérêt si je ne suis pas capable de lire les petites annonces.*

Pour détendre cette sombre discussion, Alex repartit à la recherche de son verre. Suzanne tenta de calmer ses envies de boisson, mais le Hunter semblait décider à s'amuser un peu. Il saisit le béret de la jeune femme pour s'en coiffer, laissant pendre ses longues mèches rousses le long de son visage. L'effet était particulièrement peu esthétique, ce qui n'arrêta pas leur collègue. Il s'adressa à Stan, sans doute pour lui piquer un vêtement quelconque. Hélas, avant qu'il n'ait le temps de terminer sa phrase, un hurlement retentit dans le bâtiment suivi d'un coup de feu. Stan bondit sur ses pieds et sortit son Bloody Rose. Du coin de l'oeil, il vit Alexender chanceler sur ses jambes et Suzanne ranger précipitamment les armes dans une étoffe. La porte du fond s'ouvrit à toute volée devant l'une des prostituées. Paniquée, elle leur hurla que le Yard était là !

- Bon sang ! Grogna Stan en traversant la pièce.

Au moment où il atteignait la sortie, il entendit la porte de devant s'ouvrir. Il se retourna, pensant que ses collègues étaient sur ses talons ou tentaient de fuir par l'autre côté. Mais il vit qu'une foule de policiers venaient d'envahir le salon. Il croisa le regard de Suzanne, chargée du sac d'armes, l'incitant à la suivre. Il entendit Alex hurler le nom de Marguerite, qui venait de se faire capturer. On ne pouvait plus rien faire pour elle. Stan étouffa un juron et s'élança dans le couloir. Il ne savait pas si Katherine allait s'en sortir, même si ses talents et ceux de son majordome lui laissaient de grandes chances d'échapper à ses poursuivants.


*C'est pas bon ! Y en a partout et la sortie est encore loin !*

Le Hunter évita de justesse un agent qui se précipitait vers lui. Malheureusement, ce dernier se jeta sur la prostituée qui avait entraîné Alex hors de la pièce. Il vit son partenaire s'écrouler par terre, renversé par un autre policier. Instinctivement, Stan dirigea son Bloody Rose vers cet assaillant, mais il retint son coup au dernier moment.

*Si je le tue et que l'on ne sort pas d'ici, on finira tous sur une potence ! Aaaah, c'est rageant !!!*

Furieux, il tira deux balles au-dessus du petit groupe, là où il ne pouvait toucher personne. Peut-être que les coups de feu surprendraient leurs adversaires et permettraient à ses alliés de filer ? Il ne pouvait malheureusement pas attendre le résultat de son intervention. S'il ne fuyait pas tout de suite, il se ferait arrêter. Il courut donc à travers les couloirs et prit la première porte qu'il trouva. Celle-ci n'était pas verrouillée et donnait sur une ruelle vide. Il partit vers la gauche, dans le sens où la rue semblait s'enfoncer dans un quartier encore silencieux. Il courut longtemps, bien après que les clameurs et les coups de feu liés à l'arrestation se soient tus. Lorsqu'il s'arrêta, il se retrouva dans un coin de Londres où il n'était jamais venu. Personne ne semblait le suivre, ni allié ni ennemi. Etait-il le seul à avoir réussi à s'échapper ?

[HRP/Un RP qui m'a beaucoup plu aussi. Au plaisir de rejouer ensemble plus tard ! Pour la suite des aventures de Stan, c'est par ici : En suivant une petite annonce./HRP]


Dernière édition par Stan Calder le Mer 24 Sep - 17:36, édité 1 fois
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Katherine Thornes
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42] Sam 8 Mar - 0:06

Katherine, avachie sur son fauteuil croisait et décroisait les jambes. Voir que son majordome n'était pas très apprécié l'angoissait, elle ne pouvait se permettre de l'écarter de l'affaire, ses dons de lycanthropes pouvaient leur être fort utile, de plus il était plus âgé que la jeune femme, les jeunes gens avaient encore beaucoup à découvrir à son propos. La chasseuse de vampire posa son regard sur Stan. Pourquoi avait-il besoins de se montrer ainsi en sa présence ? Elle ne lui avait pourtant rien fait, si l'on exceptait son excentricité excessive, ses manières douteuses et son ton légèrement arrogant et hautain. Mais cela n'avait aucun rapport avec lui ! Elle était comme ça et n'était absolument pas prête de leur montrer son côté doux et gentille fille. Non... Elle ne les connaissait pas. Un instant, elle se demanda ce qui l'avait poussé à leur proposer son aide puis à venir à ce point de rendez-vous quelque peu... Spécial... Ah oui, tout lui revenait, la haine des vampires, la soif de vaincre ces monstres... Pourtant elle aurait pu faire demi-tour après tout... Elle savait qu'elle s'engageait sur une pente glissante, peut-être ne s'en sortirait-elle pas vivante au bout du chemin. Peut-être. La gorge nouée elle percutait qu'elle venait de mettre la vie de son domestique en danger, elle était désormais entre ses mains. S'ils échouaient le Comte Keisuke n'aurait certainement aucun scrupule à mettre leurs têtes à tous dans les journaux. La jeune femme pouvait encore s'en sortir seule mais que se passerait-il pour Michael ? Il n'était pas Hunter, simple domestique, majordome de sa belle Maîtresse tueuse et comédienne. Non cet homme n'avait rien demandé... Il désirait juste donner un peu d'amour à celle qui le protégeait depuis plus d'un siècle.

Stan prit alors la parole, un fin sourire aux lèvres, disant ainsi qu'il se se moquait en aucun cas de son domestique. La jeune femme haussa un sourcil : ah bon ? C'était un étrange déguisement que de mettre une laisse à son loup ? Le jeune homme insinua par la suite que Katherine devait souvent recourir à cette méthode ce qui lui fit lever les yeux au ciel, ou du moins au plafond.


- Oh oui il apprécie la laisse, surtout à la maison..., répondit-elle avec ironie.

Le sourire qu'elle lui rendit fut presque forcé lui montrant ainsi qu'elle ne voulait plus de ses petites plaisanteries. Vint ensuite le problème des connaissances du Hunters, d'après lui il n'y aurait pas de problèmes. Le léopard enfouit en la jeune femme s'agita, il voulait du sang, la Comtesse n'avait pas tué depuis la veille et cela frustrait énormément le félin mais le loup la calma aussitôt.

Tandis que tous trois examinaient les armes, Alexender s’intéressa aux pistolets à percussion. Katherine remarqua que le jeune homme avait jeté à coup d’œil à l'autre Hunter lorsque celui-ci avait délibérément décidé de s'en prendre à la jeune femme. Celle-ci serra les poings presque à s'en mordre la lèvre inférieur, il fallait qu'elle garde son calme. Son regard se faisait assassin désormais, s'il ne s'arrêtait pas et vite elle lui en ferait voir de toutes les couleurs. Sous sa main elle sentit le canidé s'agiter et un grognement sourd sortit de sa gorge. Il n'appréciait pas du tout qu'on s'adresse ainsi à sa Maîtresse. Il commençait à se lever lorsque la jeune femme tira un peu sur le collier, lui murmurant des petits mots doux en hongrois assez bas pour qu'elle puisse entendre ce que l'aristocrate avait à ajouter. Le noble semblait quant à lui être à la recherche de son fameux verre, ce qui exaspéra la jeune femme puisqu'il s'épuisait de son alcool sur le tapis posé au sol. Seule la bouteille portait compagnie à Katherine et son loup. Il prit ensuite la parole, déclarant que l'heure n'était pas aux hostilités. La lycanne approuva d'un signe de la tête avant de se pencher vers Stan, de lui ramener une mèche de cheveux derrière l'oreille et de lui murmurer en français qu'elle allait essayer de se montrer un peu plus sympathique, tout en espérant qu'il comprendrait cette langue. Katherine apprit que la couleur de cheveux du jeune homme était naturelle, elle afficha un air surpris, décidément ses nouveaux alliés n'avaient pas fini de l'étonner ! Une couleur si vive devait être rare à obtenir à la naissance. Elle ne put s'empêcher de sourire en s'imaginant un petit bébé roux aux cheveux virant légèrement au rouge. Alexender continuait de s'exprimer en appuyant bien sur le fait que si son collègue Stan avait un quelconque rapport avec des sbires du Comte mais aussi du Yard cela risquerait de leur apporter beaucoup de problème. Heureusement le jeune homme plaida sa cause, Katherine apprit que Stan était un joueur professionnel ce qui la fit sourire. Celle-ci se leva et se plaça derrière le jeune homme, posant ses mains sur ses épaules effectuant de petites pressions comme pour signifier qu'on ne l'agressait pas.

- Ne le prenez pas mal, Stan, on prend simplement quelques petites précautions, ce n'est pas contre vous...

La jeune femme lui avait murmuré ses mots au creux de l'oreille, ses doigts massant ses épaules. Son ton s'était quelque peu radoucit.

L'aristocrate continua de parler tout en observant par la suite un Bloody Rose, Katherine en possédait un semblable autour de sa ceinture sauf qu'il avait beaucoup d'importance pour elle que pouvait l'avoir cette arme... Son revolver anti-vampire provenait de son père tout comme la majorité de ses armes d'ailleurs. La jeune femme se rassit, tendant l'oreille et commençant à enlever les chaînes qui retenait le loup, elle ne voulait pas non plus le priver de ses mouvements, cela avait été quelques petites précautions pour se convaincre que les trois hommes ne se sauteraient pas dessus et ne s'arracheraient pas les tripes à coups d'ongles et de griffes... Enfin... Alexender semblait avoir le même avis que la comédienne sur les « amis » de Stan, ils ne devaient pas se mêler de cette affaire, encore moins s'ils faisaient partis du camps adverse. Le danger était de la parti accompagné d'un soupçon de la mort au bout du chemin qui viendrait les accueillir tous un par un. Reposant le Bloody Rose sur la table et s'attaquant à un des fleuret, il s'adressa cette fois-ci à la jeune femme, lui assurant qu'il n'en avait pas après son majordome et qu'il leur serait certainement très utile. Son statut de comtesse pouvait très bien la rapprocher des comédiens du Lord mais aussi des soirées dans lesquelles il participerait. Un frisson parcourut le dos de la jeune femme, Alexender ne l'avait pas encore dit, mais il y réfléchissait, Katherine allait bientôt être sur le terrain et extrêmement proche du vampire. La discussion dériva sur Seamus et Raphaël, Alexender tentant de rassurer la Lycanne sur la confiance qu'il accordait à ses deux acolytes, cependant il hésita ce qui lui mit la puce à l'oreille. Il se rattrapa mais Katherine avait tout de même l'impression que les deux jeunes gens lui dissimulaient quelque chose aussi demanda t-elle dès que leur hôte eut fini de lui expliquer qu'ils allaient communiquer grâce aux journaux :


- vous avez l'air d'hésiter... et je ne pense pas que votre court moment de silence soit dû au fait qu'ils aient un tempérament un peu explosif, mais vous me le  diriez n'est-ce pas si je devrais être au courant de certaines choses ?

La jeune femme haussa un sourcil suspicieuse avant d'appuyer ses mains sur les accoudoirs du fauteuil sur lequel elle était assise. Elle fit un signe à son majordome pour qu'il mémorise les noms de toutes ces personnes puis elle continua :

- Et bien puisque tout le monde choisit un petit nom, vous n'avez qu'à m'appeler Elisabeth Hugton ? Cela vous convient-il ?

La conversation tourna ensuite sur un plan d'attaque ou du moins une grande réflexion sur « comment piéger le grand méchant buveur de sang aux longues canines ? ». L'un trouvait que la proposition de Katherine était une bonne idée, l'autre douté fortement. Tandis que les deux hommes parlaient, le majordome reprit sa forme humaine et se plaça derrière la jeune femme, posant ses mains sur ses épaules.

- Vous ne devriez pas...

La main de Katherine s'était logée dans celle de Michael tandis qu'il lui avait chuchoté ces quelques mots, son regard suffit à le dissuader de continuer à parler. La jeune femme réfléchit quelques instants suite aux paroles de ses deux compagnons avant de continuer d'un ton assuré :

- Je m'infiltrerai dans ses rangs. Je ferais de mon mieux... Elle fit une courte pause réfléchissant à ce qu'elle venait d'annoncer. Et puis mon cher Stan, la manipulation ce n'est pas si mal si le Comte croit me manipuler... N'oubliez pas que je suis comédienne... Je m'adapte à toutes les situations. Je risquerai ma vie autant qu'il le faudra, détruire les vampire est actuellement mon seul but dans la vie. Mourir au combat serait un honneur.

Le cœur battant la chamade, la jeune femme crut qu'elle allait partir en courant.

* Dans quoi je me suis engagée encore ?*

L'appréhension lui tenaillait le ventre et si elle mourait réellement là-bas ? Qu'adviendrait-il de son majordome ? La jeune femme se mordit les lèvres et planta ses ongles dans la paume de sa main. Stan lui proposa alors son aide pour protéger ses arrières, la jeune femme lui adressa un sourire tout en lui indiquant que si elle avait besoins d'aide elle n'hésiterait pas à lui faire appel, ce qui en soi était fort peu probable puisque la Comtesse était beaucoup trop fière pour ça. Pour détendre l'atmosphère, Alexender se mit en quête de trouver son verre faisant appel à Suzanne qui lui fit clairement comprendre qu'il devait s'arrêter de boire. Katherine eut un fin sourire, elle commençait à apprécier cette jeune femme qui semblait penser la même chose qu'elle.
Contre toute attente, le rouquin s'empara du béret de la jeune femme et le plaça sur sa tête lui donnant un air assez spéciale, le béret ne lui allait pas mais cela fit sourire la jeune femme qui tenait toujours la main de son majordome. Soudain, celui-ci semblait s'agiter et Katherine ressentit comme une pression en elle même. Elle leva la tête et interrogea Michael du regard.

Quelques instants plus tard un coup de feu retentit couvrant le cri d'une femme. Katherine se releva brusquement, observant ses deux compagnons qui commençaient à paniquer. Alexender paraissait avoir perdu l'équilibre et Marguerite semblait terrifiée. Katherine se dirigea vers elle pour la rassurer mais la porte du fond s'ouvrit à la volée et des femmes annoncèrent l'arrivé du Scotland Yard. Les yeux de la brunette s'écarquillèrent. Alors les agents entrèrent, amenant avec eux des coups de feu retentissant, des cris désordonnés, des bruits de verres qui se brisaient au sol. La jeune femme attrapa sa cape et se la mit aussitôt sur la tête pour éviter d'être reconnue. Courant vers la fenêtre, elle eut le temps d’apercevoir Alexender se faire encercler et Stan s'enfuir. La Huntress lança un juron, les dents serrés et se jeta par la fenêtre.
Elle se rattrapa de justesse au bord d'une fenêtre voisine et commençait à grimper pour atteindre le toit. Une main lui attrapa la cheville et tenta de la faire glisser à terre, cependant la Comtesse attrapa son Bloody Rose et lui logea une balle entre les deux yeux. Visant par la fenêtre, elle hésita à tirer puis se ravisa, elle se ferait encore plus repérer...
La main de Michael vint alors à son secours, elle la prit volontiers et réussit à atteindre le toit. Courant sur les briques, elle sauta et atterrit sur un bâtiment situé à proximité. Dehors tandis qu'elle s'enfuyait, elle voyait les agents du Scotland Yard s'affairer autour de la bâtisse. Elle espérait de tout cœur que l'Aristocrate s'en était sortit mais elle en doutait, ils avaient été beaucoup trop nombreux. Au loin, elle aperçut Stan qui courait dans les ruelles, elle voulut le rattraper mais se rendit vite compte que les toits n'étaient pas disposés en sa faveur. Aussi s'arrêta t-elle quelques instants, précédée par son majordome qui la prit dans ses bras :


- Je suis navrée Mademoiselle...

Elle se laissa aller contre lui avant de repartir chez elle.

[HRP/ Fin du rp : j'ai été très contente de faire ce rp avec vous !Smile A bientôt pour de nouvelles aventures ! Suite à"Un murmure au milieu des arbres" avec ma chère Sarah Very Happy/HRP]



"Parce qu’on se sent quelques fois seul, délaissé, abandonné, rejeté. On pense alors à la seule échappatoire possible : la mort. On manque de cran, on a peur. Et on finit par y renoncer en choisissant la facilité : tuer."
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MessageSujet: Re: La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42]

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La Résistance s'organise [Alexender, Katherine, Stan] [05/04/42]

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