L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Vie et Étiquette au XIXème siècle

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 4:18



L'Étiquette pour les Dames








Le parc:
Le parc est le lieu de rendez-vous de toute la faune élégante de la ville. On peut y  observer les dernières tendances de la mode et y faire des rencontres intéressantes. Vous devez vous y rendre pour une promenade. Lors de votre balade, vous devez vous assurez de faire bonne figure en vous comportant de façon irréprochable.

Habillement:
Évitez toute excentricité. Ce n’est pas l’endroit pour vous faire remarquée.
Une tenue doit toujours être adaptée à l’occasion, une dame ne peut guère se promener au parc sans son ombrelle.
Ainsi, le choix parfait est une robe qui touche à peine le sol et qui permet de marcher avec aisance. Une ombrelle qui s’harmonise parfaitement à la robe vient rehausser le tout.

Rencontre:
Si vous rencontrez l’une de vos connaissance gentleman qui est en compagnie d'un inconnu :
Vous ne devez pas l’embrasser sur les deux joues. Le baiser est la forme de salutation la plus affectueuse et ne doit être réservée qu’aux parents et amis très proches.
Ne tendez pas la main afin de recevoir un baisemain. Lorsqu’elle est présentée à un gentleman, une femme ne doit jamais lui tendre la main à moins qu’il ne s’agisse d’un parent ou d’un ami proche.
Après avoir été présenté, inclinez très légèrement la tête.

Obstacle:
Lors de votre rencontre, vous arrivez à un endroit où le chemin est entièrement bloqué par une flaque de boue ou autre obstacle.
Ne demandez pas à votre compagnon de mettre sa veste à vos pieds. En société, les hommes doivent tolérer les caprices des dames, mais il y a des limites. Ils doivent être en tout temps leurs serviteurs, sans pour autant exaucer toutes leurs tocades.
Ne relevez pas vos jupes à deux mains au dessus de vos genoux. Ce geste est vulgaire. Cette pratique disgracieuse ne peut être tolérée que s’il s’agit d’une flaque de boue très profonde.
Devant tout obstacle, une dame relèvera gracieusement ses jupes juste au-dessus de la cheville. De sa main droite, elle retiendra les pis de sa robe en les ramenant vers la droite.

Rencontre 2:
À la croisée des chemins vous apercevez des amis.
Ne rebrousser pas chemin de peur de passer pour une impertinente. Personne ne peut se permettre d’être étourdi au point de négliger de saluer ses amis.
N’allez pas à leur rencontre pour les embrassés sur les joues. Cette coutume qu’ont maintenant les femmes de s’embrasser en public chaque fois qu’elles se rencontrent est considérée vulgaire. Une dame avenante et raffinée prendra soin de l’éviter.
Approchez-vous deux avec douceur. Entre amis, la pognée de main est la forme de salutation la plus cordiale et la plus authentique.




À la gare de train. (Fonctionne aussi pour les voyages en fiacre)
À cette époque du chemin de fer, toutes les compagnies ferroviaires proposent confort et luxe à bord de leurs wagons. Cependant, le succès d’un voyage dépend aussi du civisme et du savoir-vivre de chacun des voyageurs.

Habillement
Prenez garde à votre tenu. Vous prenez le train, vous n’êtes pas invitée au carnaval.
Ne porter pas une robe aux épaules nues. Il est scandaleux et totalement inconvenant de voyager en train les épaules découvertes. Éviter également les traine, vous ne voulez pas tout balayer sur votre passage.
Évitez également les habits de dentelle, c’est une tenue trop habillée pour un voyage en train.
Une robe de voyage doit être confortable, propre, simple et, surtout, protéger de la poussière!

L'utilisation des cabinets:

Ce n’est pas l’endroit pour jouer les coquettes. Une tenue de voyage doit être distinguée et sobre, sans aucun ornement superflu. Ici, c’est l’aisance qui doit être votre préoccupation majeure.
Les cabinets des dames ne sont pas équipés de serrures de manière que toutes puissent les utiliser. En effet, si ce n’était le cas, quelques-unes pourraient vouloir s’y enfermer pour y faire leur toilette à loisir.
Il est important de retenir qu’en voyage, une dame évitera de monopoliser toute installation mise à sa disposition pour son confort.

Rencontre:

En présence des autres, on ne doit jamais siffloter ou chantonner, et encore moins tambouriner avec les doigts ou taper du pied pour battre la mesure.
Il ne faut jamais tourner le dos à une personne, surtout si elle vous parle.
Savoir écouter est un grand art, car on ne doit pas simplement être attentif aux propos de l’autre, mais aussi faire preuve d’intérêt. Seule une personne discourtoise laissera deviner son impatience.

À la sortie du train

Un jeune homme vous propose de prendre vos bagages.
Rappelez-vous qu’il est inconvenant de parler fort ou de rire aux éclats. Alors, de grâce, évitez de faire du charme dans un endroit public!
Il est vrai qu’une dame ne devrait compter que sur elle-même, mais il est du devoir de tout gentleman de s’assurer qu’une dame non escortée est bien servie et qu’on acquiesce à ses demandes.
Ainsi, une dame voyageant seule peut accepter que d’autres voyageurs lui rendent service, mais elle devra toujours les remercier avec la plus grande amabilité.




Dernière édition par Sarah Spencer le Sam 28 Fév - 18:13, édité 22 fois
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 5:33



Suite








Un bal costumé :
Le bal costumé est une occasion qu’aucune jeune femme ne saurait manquer.

Habillement:
L’étiquette tient encore malgré le bal costumé!
Une dame ne portera jamais de robe blanche. Chaque chose en son temps! Une robe de marié sera porté un jour mais vous devez trouvez votre cavalier avant.
Une robe pour un bal costumé doit être originale et ne ressembler en rien à une robe de tous les jours.
Évitez les costumes ternes.

Carnet

Lors d’un bal, une jeune femme doit avoir en sa possession un carnet de bal dans lequel elle inscrit le nom des jeunes hommes avec lesquelles elle a dansé ou devra danser. Une vraie dame aura la mémoire assez méticuleuse pour tout retenir.

Si l’une de vos amies ne semble pas avoir autant de succès que vous...

Ne lui parlez pas des hommes avec qui vous avez dansé. La dame qui a rempli son carnet de bal ne doit jamais s’en vanter auprès de celle qui a peu ou pas de succès.
Dans la bonne société, danser avec une personne du même sexe pourrait provoquer un scandale!
Discrètement, allez plutôt informer l’hôte de la soirée pour lui faire part de ce problème. En effet, il est du devoir de l’hôte de s’assurer que toutes les dames soient invitées à danser. Il portera une attention particulière à celles qui semblent faire tapisserie et s’assurera qu’on les invite.

Danse:
Si vous êtes une novice ou peu douée pour le quadrille ou une autre danse, il est préférable de vous abstenir. Vous ne voudriez pas rompre l’harmonie d’une plaisante soirée.
Si vous vous engagée dans une danse et que vous connaissez mal les pas, assurez-vous de ne jamais avancer en premier.
À retenir : N’acceptez pas de prendre part à une danse si vous ne maitriser pas suffisamment les pas.

Parmi la foule:
Si vous apercevez des amis à vous qui se tienne de l’autre côté de la salle :
Il ne faut jamais s’adresser à des connaissances de l’autre côté d’une salle. Crier est la pire marque de vulgarité!
N’y allez pas de vous-même. Une dame ne doit jamais traverser une salle de bal sans être accompagnée.
Attendez plutôt d’apercevoir votre époux ou un autre homme parmi vos amis afin de lui demander de vous accompagner.Une dame qui demande une faveur à un gentleman doit savoir que celui-ci ne peut, en aucune circonstance, la lui refuser.



Recevoir des invités chez soi :

Vous avez conviés des invités à diner, le moment le plus important de la journée, Pour les gens mariés et respectable, diner en bonne compagnie est une activité des plus convenables.
En tant que parfaite hôtesse, vous devez connaitre toute les règles de l’étiquette qui s’appliquent à ce type de réception.

Habillement :

La plupart des livres d’étiquette recommandent aux femmes de ne pas montrer leurs bras lors d’un diner, sauf sous des manches de dentelle.
L’excentricité est de très mauvais goût, surtout chez une femme qui reçoit des gens à diner. Sachez vous faire discrète.
Optez plutôt pour une robe au teint sombre. En hôtesse exemplaire, vous ne ferez pas ombrage à vos invités.

Annonce du diner :

Lorsque le diner est annoncé assurez-vous d’avoir préalablement disposé devant chaque assiette un carton indiquant le nom d’un convive; chacun connaitra ainsi sa place à table.
Un mari ne doit pas escorter son épouse, ou un frère sa sœur, car cela relève de la réunion de famille et non de la rencontre sociale.
Attendez plutôt que l’hôte escorte la doyenne des dames ou l’invité le moins familier des lieux vers la salle à manger et l’hôtesse fermera la marche pour s’assurez qu’aucun invité ne soit laissé derrière.

Accident à table :

Si l’un de vos invités brise un objet ou une assiette, quoi qu’il arrive, ne vous mettez jamais en colère à table. Si vous êtes irritée, ne le montrez surtout pas. Adoptez une  attitude enjouée, car la bonne humeur peut faire d’un simple repas un véritable festin.
Ainsi, une vrai dame agira posément avec tact et ignorera l’incident.

Après le repas :

Après le repas, alors que les hommes se sont retirés au fumoir, il est de votre devoir de divertir vos invitées.
Évitez d’aborder les sujets religieux ou politiques à moins que tous soient prêts à traiter de la question dans le plus grand respect.
Si le mot d’esprit est toujours de bon ton, le jeu de mots facile est à bannir. Le mauvais blagueur et le farceur trop persistant sont détestables en société!
Égayez plutôt vos amies avec de la musique. Une femme bien éduquée doit connaitre la musique en plus de pouvoir jouer une pièce difficile. Elle doit être en mesure de discuter des différents styles de musique avec modestie et intelligence.




Dernière édition par Sarah Spencer le Sam 28 Fév - 18:27, édité 5 fois
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Van Collins
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 8:30


C'est génial Sarah !!!
Merci d'avoir prit le temps de tout réecrire !!!

Sarah Spencer a écrit:
La tenue d’un gentleman ne doit pas attirer les regards (C’est raté pour le comte! XD)

Mais Mdr !!
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 9:42

Très bonne idée Sarah cependant ce topic mérite d'être officialisé dans la partie appropriée comme l'Univers par exemple, Londres au XIXème siècle, et non le salon des joueurs. Je le déplacerais donc bientôt.

Pour le Conte: Haha! C'est bien parce qu'à l'époque de sa création je n'étais pas à jour et que c'est volontairement qu'il se pavane comme coq en société Wink (faut pas oublier qu'officiellement c'est un acteur/metteur en scène)
En tous cas, quand il va chez sa dulcinée dire bonjour aux beaux-parents, il ne prend pas son manteau rouge, lol, je ne sais pas si quelqu'un l'a remarqué. XD Comme quoi il fait quand même gaffe quand il faut vraiment. Stratégiiiiiiie! mdr


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
Spoiler:
 

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 16:08

Aucun problème chef! Je ne pouvais juste pas le poster moi-même directement à cet endroit Razz

Je dois avouer que le Comte joue très bien son rôle. Sans compter que moi non plus je ne savais pas l'ensemble des règles qui existe sinon Sarah aurait accumulé les scandales depuis le début du forum XD.



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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 16:29

Condition féminine à l’époque victorienne

Sur le plan juridique, les droits de la femme mariée sont similaires à ceux de l'enfant mineur : elle n'a ni le droit de vote, ni celui de porter plainte, ni même celui de posséder des biens propres. Qui plus est, la femme est en quelque sorte désincarnée : son corps, perçu comme un temple abritant une âme pure et innocente, ne doit pas être « souillé », que cela soit par des artifices tels que le maquillage ou par les plaisirs de la chair. Cantonnée dans un rôle de mère et de maîtresse de maison, la femme du début du XIXe siècle au Royaume-Uni n'a ni le droit d'occuper un emploi (hormis dans l'enseignement), ni celui de posséder un compte bancaire de dépôt ou d'épargne. En résumé, si la femme victorienne doit être traitée comme une sainte, elle n'en est pas moins dépourvue de toute capacité juridique.


Capacité juridique limitée pour les femmes mariées.

La loi considérait le couple comme étant une seule et même personne morale. L'époux est responsable de sa femme et a l'obligation légale de la protéger. En contrepartie, la loi attend de la femme qu'elle prête obéissance à son mari. Les biens apportés par une femme lors de son mariage deviennent la propriété de l'époux, même en cas de divorce. Le revenu de la femme revient de facto dans sa totalité à son époux, de même que la garde des enfants est automatiquement confiée au père, en cas de séparation du couple. En pareil cas, le père a le droit de refuser d'autoriser tout contact entre la mère et ses enfants. L'épouse n'est pas habilitée à conclure elle-même quelque contrat que ce soit : pour ce faire, elle doit obtenir l'accord de son mari.

En revanche, la femme mariée ne peut pas être condamnée pour certaines infractions telles que le vol ou le cambriolage, si elle agit sur ordre de son mari. De même, il est impossible de poursuivre une épouse pour dissimulation ou vol commis au détriment de son mari, puisque le couple est juridiquement considéré comme une entité indivisible. Même si les droits de la femme mariée sont très limités, les dires selon lesquels la femme est la « propriété » de son époux constituent une exagération grossière : le meurtre d'une femme par son mari est passible de la peine de mort, au même titre que tout assassinat, alors que la loi ne sanctionne pas un propriétaire détruisant lui-même ses biens. Les crimes et délits perpétrés sur des personnes — femmes ou hommes — sont réprimés beaucoup plus sévèrement que les exactions commises sur les biens matériels. D'autre part, en cas de danger, les femmes doivent être sauvées avant les hommes, ce qui est également en contradiction avec leur supposé statut de « propriété ».


Les femmes dans leur rôle de maîtresses de maison

Le rôle de la maîtresse de maison de l'époque victorienne (Household General en anglais) a été décrit en pratique en 1861 par Isabella Beeton, auteur d'un guide de la maîtresse de maison : Mrs Beeton's Book of Household Management. Dans cet ouvrage, elle explique que la maîtresse de maison peut être comparée au commandant d'une armée ou à un chef d'entreprise. Pour faire en sorte que sa maison soit respectable et assurer à sa famille bonheur, confort et bien-être, elle doit accomplir ses devoirs avec intelligence et minutie. Ainsi, elle doit savoir organiser les tâches et les déléguer à ses domestiques, qu'elle doit être capable d'instruire, ce qui n'est pas une mission facile dans la mesure où nombre d'entre eux ne sont pas dignes de confiance. On attend de la maîtresse de maison qu'elle organise des réceptions et des dîners pour épauler la bonne réputation sociale de son époux et lui permettre de rencontrer de nouvelles personnes afin d'établir des relations d'affaires prospères.
Parallèlement, la maîtresse de maison doit aussi veiller à consacrer du temps à ses enfants, ainsi qu'à l'enrichissement de sa culture personnelle et de sa connaissance générale du monde. Parmi les autres devoirs décrits par Mrs Beeton, celui de tenir le rôle de « garde-malade » auprès des membres de la famille qui en ont besoin, vient en bonne place. Ceci requiert de la part de la femme un caractère avenant, ainsi que de la compassion et de l'empathie envers ceux qui souffrent, des dons de dévouement et de tempérance, et une bonne aptitude à maintenir une hygiène et un ordre rigoureux : toutes qualités qu'une femme digne de ce nom se doit de posséder dans la société britannique du XIXe siècle. La femme de l'époque victorienne s'occupe aussi de ses parents en cas de maladie, même si, par ce fait, elle se retrouve à porter moins d'attention à sa personne. Une relation toute particulière existe en outre entre les femmes et leurs frères. Une sœur doit traiter ses frères avec la même diligence dont elle use pour traiter son futur mari. Elle est dépendante de ses frères puisque ceux-ci lui procurent l'affection et l'aide nécessaires s'il advient que son mari la maltraite ou si elle ne se marie pas. Qui plus est, il est très facile de défaire une réputation, mais autrement plus difficile de la faire ou la refaire. Si un membre d'une famille agit de façon socialement inappropriée, ses actes engendrent des répercussions sur la famille tout entière.


La pureté du corps féminin

Le corps féminin est perçu comme pur et n'inspirant aucun dégoût, hormis dans ses périodes de menstruation. Il n'est pas de bon ton que la femme porte du maquillage ou quelque autre accessoire destiné à l'embellir, de même que des vêtements dévoilant la peau, des bas ou tout autre type de sous-vêtement. [Je rajoute ici une citation dont je ne me souviens plus la provenance : Une dame se pince les joues, les putains se mettent du fard.] D'aucuns prétendent que ceci s'explique du fait que, la femme étant considérée comme la « propriété » de son époux, elle ne doit rien montrer de son corps aux autres hommes. Toutefois, il n'est pas mieux vu que les hommes fassent usage de maquillage, de vêtements suggestifs ou de sous-vêtements, cela entrant dans le cadre global des valeurs morales répressives de l'époque, qui placent femmes et hommes à la même enseigne. Les restrictions eu égard à ce qui est considéré comme contraire aux bonnes mœurs sont nombreuses : ainsi, il est moralement choquant de prononcer le mot « jambe » en présence de personnes du sexe opposé, ou encore il est obligatoire, si l'on souhaite se baigner à la plage sans contrevenir aux règles de pudeur, d'utiliser des cabines de bain. Ces restrictions s'appliquent de manière égale aux deux sexes.


Les femmes et la sexualité

À l'époque victorienne, on considère la prostitution comme un aléa dévolu aux femmes qui ont « perdu leur destinée en chemin », leur âme devenant « impure » parce qu'elles ont, d'une manière ou d'une autre, enfreint le code de conduite seyant à la femme convenable. Il n'est pas rare d'entendre de la part de ministres du culte des allégations selon lesquelles toute femme contrevenant aux souhaits de son époux est exposée au risque de tomber dans la prostitution, la logique sous-jacente à ce discours étant que les hommes mettent leur femme à la porte si elle se révèlent avoir commis un quelconque acte la rendant impure. D'ailleurs, le seul fait pour une femme d'être impure aux yeux de son mari constitue une raison suffisante pour que celui-ci soit autorisé à demander le divorce. En pareil cas, la femme se retrouve à la rue, contrainte de se vendre pour subvenir à ses besoins. Cette perception des choses est demeurée commune jusque dans le courant du XXe siècle. En revanche, il est socialement acceptable pour un homme de fréquenter des prostituées. Le dogme social qui pèse sur la femme n'est pas applicable à l'homme car, de fait, on tient pour naturelle sa propension à rechercher du plaisir avec des femmes autres que la sienne: la femme, qui ne jouit d'aucun droit l'autorisant à demander le divorce, n'a pas d'autre choix que celui d'accepter cette situation.


Les femmes et les inégalités en matière d'éducation

Concernant l'éducation à dispenser aux femmes, on considère qu'il n'est pas nécessaire de leur donner accès à l'instruction de type classique, scientifique et commercial reçue par les hommes. L'accent étant mis sur l'apprentissage du rôle de mère et de maîtresse de maison, certaines matières — notamment l'histoire, la géographie et la littérature — sont couramment enseignées aux femmes, dans la mesure où l'on estime que des connaissances dans ces domaines leur sont utiles pour épauler la vie sociale de leurs enfants et de leur mari. En revanche, d'autres matières, tel le latin et le grec, sont réputées inutiles dans leur cursus. Les femmes désirant étudier le droit, la physique, l'ingénierie, les sciences ou les arts sont généralement l'objet de sarcasmes et de dédain. Les études universitaires sont tenues pour inutiles dans le parcours des femmes, et l'on dit même que le fait d'étudier n'est pas dans leur nature, voire peut les rendre malades. Elles doivent se cantonner plus ou moins à un rôle d'« ornement social » auprès de leur époux, à qui elles rendent obéissance, la soumission étant considérée comme une qualité primordiale de la femme.


Métiers accessibles aux femmes


Au début de l'époque victorienne, l'éducation des jeunes filles est essentiellement tournée vers la préparation au mariage et à l'acquisition des accomplishments, ces talents d'agrément (aquarelle, broderie, chant, connaissance du français...) destinés à leur permettre d'orner dignement la maison de leur époux. De ce fait, les métiers qu'une femme désireuse de gagner sa vie peuvent alors exercer — outre le métier d'écrivain — se limitent en pratique à l'enseignement, maîtresse d'école ou gouvernante.
Puis, au cours du XIXe siècle, trois professions médicales sont ouvertes aux femmes : le métier d'infirmière, celui de sage-femme, ainsi que, en théorie, celui de médecin. Toutefois, seules les femmes infirmières sont acceptées sans difficulté par la société, ce métier étant exercé sous la houlette et sous l'autorité de médecins de sexe masculin. À l'époque victorienne, on pense en effet que la médecine est le bastion des hommes, sur lequel les femmes ne doivent pas empiéter, et qu'elles ne devaient pas déroger au rôle de subalterne leur ayant été dévolu par Dieu. En réalité, les Britanniques ne veulent pas de chirurgiens ou de médecins de sexe féminin, et les femmes demeurent cantonnées dans leur rôle d'infirmière. Dans cette profession, Florence Nightingale (1820-1910) est une figure importante du XIXe siècle, en ce qu'elle permet de moderniser l'image traditionnelle de l'infirmière modèle n'ayant d'autre but que celui de se sacrifier pour veiller au bien-être de ses patients, en œuvrant pour l'éducation des femmes et en leur enseignant la bravoure, la confiance en soi et l'affirmation de soi.

[Ref : Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_f%C3%A9minine_dans_la_soci%C3%A9t%C3%A9_victorienne]


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 16:32


Différence majeure entre une aristocrate et une paysanne.


La longueur des robes et jupon des demoiselles selon leurs âges.


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 16:38

La mort à l’époque victorienne

Sujet sensible, âme pure s'abstenir:
 

[Ref: http://sherlockholmes7.jimdo.com/au-temps-de-sherlock/la-mort-%C3%A0-l-%C3%A9poque-victorienne/]


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 16:52

Scotland Yard

Scotland yard, un nom mythique qui évoque les bas fonds londoniens. Le Metropolitan Police Service est la force territoriale qui couvre le Grand Londres à l'exception de la Cité de Londres. Fondée au 19ème siècle, cette institution a été face à de grandes affaires criminelles et ses agents ont su mettre derrière les barreaux de nombreux meurtriers.
L'histoire de la fondation du Metropolitan Police Service ou MET prend racine dans l'histoire de la police en Grande Bretagne. L'un des 1ers systèmes adoptés pour faire respecter la loi sur l'île fut importé par les saxons. Au Moyen-Age ce sont les paroisses qui fournissent les agents de police, élus pour une année. Les grands mouvements sociaux qui s'amorcent au 18ème siècle amènent une grande évolution du système de police, désormais inefficace dans les villes devenues trop grandes.

C'est en 1829 que la Metropolitan Police Force est créée sous l'autorité de Sir Robert Peel. Cette institution couvre tout le secteur du Grand Londres, mais pas la Cité de Londres qui bénéficie de sa propre force de police encore à ce jour.

La 1ère résidence de la MET est au 4 Whitehall Place, où l'un des premiers commissariats est installé. Là, Sir Richard Mayne et le Colonel Charles Rowan ont pour mission d'inventer et de mettre en place tout un système de surveillance pour la ville. C'est de cette maison que vient le nom de Scotland Yard, plusieurs légendes urbaines affirmant soit que la maison ait appartenu aux Rois D'Écosse et à leurs ambassadeurs, soit que la terre sur laquelle est bâtie la maison ait été la propriété d'un certain Scott durant le moyen-âge.

En 1829, Richard Mayne déclare: «L'objet premier d'une police efficace est la prévention du crime: le suivant est la détection et la punition des contrevenants si le crime est commis.» Voilà qui pose les bases de la MET. La tâche est immense, Londres est une ville sans loi qui grandit à une vitesse folle. Les réticences publiques se font sentir à la création de la MET, certains craignant pour leurs droits civiques et d'expression. Dans les rangs même de la MET, l'ordre est difficile à faire respecter. Il faudra quelques décennies pour installer l'autorité de la MET. Aujourd'hui leur principale mission est décrite ainsi: «Travailler ensemble pour un Londres plus sûr.»

Ainsi, la MET est le nom officiel du Scotland Yard mais personne ne l’utilise.

[Ref : http://sherlockholmes7.jimdo.com/au-temps-de-sherlock/scotland-yard/]


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 17:16

La mode

La naissance de l'industrie textile
De toutes les innovations qui ont marqué l’ère Victorienne, c’est sans doute l’invention de la machine à coudre qui a le plus pesé sur la naissance d’une industrie textile.
Il faut bien comprendre que l’invention de la machine à coudre a influencé la mode victorienne de diverses façons. D’abord, la mécanisation permet une confection beaucoup plus rapide et le coût de production diminue, mettant parfois en question la place des ouvriers, qui devaient commencer à apprendre l’usage de ces nouvelles machines. Elle s’inscrit parfaitement dans cette période de progrès social et de production massive.


Les teintures, le coton et le latex
Les textiles connaissent un renouveau, notamment depuis le développement des techniques de teintures naturelles, comme l’indigo, la garance et les autres plantes tinctoriales. Cette industrie s’est très largement répandue au cours des XVII et XVIIIème siècles, grâce à la fabrication des indiennes.
L’industrie du coton fait vivre et habille une majorité de la population. Plus précisément en Angleterre, la consommation de coton par habitant est multipliée par sept en 50 ans, de 1810 à 1866.
Outre le marché européen, les colonies constituent un marché à conquérir, augmentant de ce fait le chiffre d’affaire qui est lié au commerce du coton. Sa production est de moins en moins chère et son prix de vente se démocratise, favorisant son usage dans toutes les couches de la population. On peut même dire que ce sont les profits générés par l’industrie du coton qui ont permis le développement des autres innovations du XIXème comme le train, le charbon et l’acier, d’autant que sa culture requiert un grand nombre de machines, notamment à vapeur.
Les travaux issus de la découverte du latex permettent d’imperméabiliser les tissus, ce qui mène notamment à la conception du Mackintosh en 1824, célèbre imperméable britannique.


1. La Silhouette féminine
On peut dire que la mode de la seconde moitié du XIXème siècle illustre la magnitude de l’Impératrice Victoria : plus elle gagne en importance, plus la taille de ses manches et de ses jupes deviennent démesurées. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la mode que l’influence anglaise s’oppose à la mode française, par son austérité néanmoins ostentatoire.
Cet oxymore prend tout son sens lorsqu’on compare les deux modes dominantes. En effet, comme au XVIIIème siècle avec l’opposition de la robe à l’anglaise et de la robe à la française, on observe une différence notable de la conception de l’élégance au XIXème siècle, opposant la mode Victorienne à la mode Empire. Ce sont deux grands exemples de l’influence d’une culture sur la mode d’une époque.
Sissi, de son vrai nom Élisabeth de Witelsbach, est l’une des figures les plus importantes de cette période. En effet, son destin romanesque d’Impératrice d’Autriche et de reine de Hongrie a inspiré de nombreux films. On peut clairement dire que son style vestimentaire s’inspire principalement de la mode victorienne. On retrouve toutes les caractéristiques du costume dans une version royale inspirée directement des tenues époustouflantes de Victoria. Ce tableau du portraitiste de cour Winterhalter ne saurait prêter à confusion.

1840-1860 : la silhouette sablier et l’âge d’or de la crinoline
Dès 1840, les jupes étaient coupées en forme, c’est-à-dire avec peu de fronces à la taille et très évasées à l’ourlet, rappelant la forme d’une cloche. Les bustiers étaient légèrement plus longs que la taille normale et se terminaient en pointe. Les épaules étaient souvent découvertes, pour accentuer la forme de triangle du bustier. La silhouette, large aux épaules, fine à la taille et large à l’ourlet illustre à merveille la bien-nommée silhouette en sablier de l’époque, mise en valeur par le corset qui affine de plus en plus la taille.
Les corsages étaient très décolletés, libérant la courbe de l’épaule et de la nuque, ce qui caractérise le mieux la silhouette romantique. La couture de l’emmanchure étant très basse, cela forçait les femmes à se tenir les bras le long du corps, donnant une stature très distinguée. Les épaules étaient très souvent recouvertes de passementeries, mettant en valeur cette courbe de l’épaule si gracieuse et caractéristique. Les manches pagodes étaient souvent bordées de nombreux volants rappelant les jupes à étages assorties. Les manches étaient plutôt bouffantes pour le soir mais très serrées pour les robes de jour.
Les sous-vêtements se composaient d’un corset et de plusieurs couches de jupons à volants. Les jupons étaient faits en crin, parfois soutenu par un rembourrage supplémentaire.
Les femmes portaient la capote, une coiffe souvent ornée de fleurs qui s’adaptait au reste de la tenue.  
Les jupes sont portées sur un nombre toujours croissant de jupons de crin superposés, encourageant les critiques et caricatures pour décrire ces femmes prisonnières de leur apparence. Les décolletés deviennent de plus en plus profonds, ce qui force les femmes à porter un corsage de gaze ou de coton sous le bustier, pour cacher la naissance des seins. Les corsages anglais étaient souvent recouverts de nombreux plis, masquant l’anatomie mais produisant un effet très décoratif, comme la robe à plis de Mina dans Dracula.
Et le plus remarquable est de penser que ces robes étaient vendues en kit, c’est à dire mi-confectionnées, laissant le soin aux dames de poser les volants selon leur goût en suivant une proposition de coupe sous la forme d’une figurine.
Les robes étaient souvent transformables ou présentaient deux bustiers, l’un pour le jour et l’autre pour le soir, plus largement décolletés et laissant les épaules dénudées. Un châle et des gants recouvrant l’avant-bras jusqu’au-dessus du coude complétaient alors la tenue.


La mode chez les hommes/De la redingote au smoking
Pendant les années 1840, les hommes portaient des redingotes étroites tombant à mi-mollet et des gilets à une ou trois rangées de boutons, se terminant souvent par deux pointes au niveau de la taille. Le mot est en fait la francisation de l’anglais « riding coat » ou « raining coat » (littéralement manteau pour monter à cheval ou manteau de pluie).
Pour les occasions plus formelles, un frac accompagnait un pantalon léger en journée; le soir, la queue-de-pie était de rigueur. Les chemises, à col bas, étaient faites de lin ou de coton. Comme la queue de pie, le frac se termine par des basques en pointe mais n’est pas court devant. C’est cette version qui a été très souvent utilisée par les gentlemen et dandys du XIXe siècle comme vêtement moins formel. Il était au départ un vêtement dédié aux loisirs, notamment à l’équitation. Le frac désigne également l’ensemble trois pièces composé d’une veste queue-de-pie, du pantalon et du gilet.
Les vêtements passent d’une mode ajustée à une mode flottante, présentée comme de la négligence dans la presse. Les vestes étaient à grandes basques et à larges revers, le gilet élégant et brodé. Le pantalon se portait ample et couvrant les trois-quarts du pied. Les souliers se portaient indifféremment avec ou sans guêtres.
Une large cravate ou un foulard ainsi qu’un haut-de-forme étaient les principaux accessoires indispensables qui complétaient l’ensemble, mais d’autres accessoires sont caractéristiques de cette période parmi lesquels : lorgnon, binocle, canne, montre à gousset, boutons travaillés.



l'Habillement des Enfants
Robes à crinoline pour les petites filles et redingotes serrées pour les petits garçons. Est-il seulement possible de courir ou jouer en portant ces vêtements ? Copiés sur les vêtements des grandes personnes, ils étaient pourtant de rigueur pendant tout le XVIIIème et le XIXème siècles. Sans parler des tissus également « pour adultes » dans lesquels étaient taillés les costumes d’enfants qui pouvaient peser plusieurs kilos. D’ailleurs, c’est seulement à partir de six ans qu’on les faisait porter aux petits parce qu’avant cela ils se baladaient indépendamment du sexe dans de simples chemises flottantes longues en tissu. Par contre, il y a deux siècles, c’étaient surtout les bébés qui avaient une vie dure : on les emmaillotait pour les immobiliser totalement et ce n’est que beaucoup plus tard qu’on a commencé à utiliser les langes.
Pour les petites filles, elles étaient obligées de porter sous la robe une chemise fine, une jupette et même une gaine.
A mesure que la fillette grandissait, on lui passait en plus un corset, une culotte dans laquelle on faisait rentrer une longue chemise, puis une jupette et finalement une robe. Faut-il dire que l’enfant ne pouvait s’habiller tout seul.
Il est évident que c’était uniquement le sort des enfants de la haute société parce que le petit peuple s’habillait conformément aux traditions nationales tant et si bien que les enfants des paysans portaient une robe flottante pour les fillettes et une chemise et une culotte de toile pour les garçons. C’étaient les vêtements sains et pratiques.

[Ref : http://sherlockholmes7.jimdo.com/au-temps-de-sherlock/la-mode-hommes-femmes/]


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Mer 12 Mar - 17:31

Châtiment corporel

Depuis l'époque victorienne, les châtiments corporels étaient pratique courante en Angleterre. Tout au long du XIXe siècle et aujourd’hui encore, la bourgeoisie anglaise a justifié les bastonnades qu’elle infligeait à ses enfants par les Proverbes que l’Ancien Testament prête au roi Salomon « Qui épargne la baguette hait son fils, qui l’aime prodigue la correction. » Investis de l’autorité paternelle, les établissements scolaires privés que fréquentaient les élèves des familles aisées, dénommés improprement “public schools” s’abreuvaient à la même source.
Mrs S…. raconte comment elle couchait à plat ventre sur une table les filles qu’on lui amenait à fouetter. Elle leur donnait du bâton sur les fesses nues, en présence des parents s’ils le désiraient… Elle prenait 2 guinées (environ 250 euros) par séance et vendait sa «cane à fessée» de différentes tailles par correspondance… À la fin du XIXe siècle, on pouvait trouver dans les journaux anglais (y compris dans le religieux Guardian) des petites annonces à la recherche de personnel de maison «capable de donner de sévères punitions corporelles». Un ancien pensionnaire du “St George Collège” décrit ce que les élèves nommaient “l’exécution” « Le maître maniait la trique de toutes ses forces et il suffisait de deux ou trois coups pour que le sang commence à couler.
Il en administrait 15 ou 20, jusqu’à ce que le derrière du jeune garçon soit en sang. Calquées sur le modèle du prestigieux Eton College - véritable sanctuaire de la flagellomanie anglaise où l’usage de la canne était encore signalé dans les années 1970, des scènes similaires se multiplièrent dans les nombreux établissements scolaires fondés à l’époque victorienne.
Maintenu par deux de ses camarades, le « coupable » désigné par le proviseur devait s’avancer jusqu’au chevalet prévu à cet effet, baisser son pantalon et s’agenouiller pour subir le châtiment. Illustration extraite ” the english vice” flagellomanie Eton. Dès 1847, les députés du Parlement - également rompus par la discipline des public schools - autorisèrent la justice à faire donner la verge aux délinquants de moins de quatorze ans pour des infractions mineures, sous le prétexte qu’une punition « considérée comme salutaire pour le fils d’un gentleman le serait d’autant plus pour celui d’un homme pauvre » Dès la fin du XVIIIe siècle, L’Amiral Nelson fit scandale quand, réorganisant la marine, il commença par supprimer les punitions corporelles utilisées envers les marins.


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Sam 10 Mai - 7:09

Le mariage


Le mariage à l’époque victorienne est un contrat qui s’apparente aux relations d’affaires. Seuls les bourgeois et les prolétaires peuvent se marier par amour. Les dames de l’aristocratie ne peuvent songer de romance.

Vous n’êtes pas une paysanne pour vous laisser aller à vos sentiments!!


Le mariage est un sacrement. Il est indissoluble, le couple reste lié jusqu’à la mort. Il se fait donc à l’église en présence d’un prêtre.
Le mariage était un acte public, tout le monde savait qu’un tel allait épouser une telle, et toute personne pouvait s’y opposer. Les portes de l’église restaient ouvertes pendant la cérémonie, sous peine que le mariage soit frappé de nullité.
À l'époque victorienne, comme de nos jours, le mariage était pour la mariée et sa famille l'occasion de réjouissances et de retrouvailles. C'était aussi l'occasion pour eux de faire montre de leurs richesses et de leurs plus belles parures. Chez les familles moins fortunées, les usages étaient plus simples. La mariée choisissait pour la cérémonie un costume de la couleur qui lui plaisait et le conservait par la suite pour les grandes circonstances.
Après le mariage, la femme devint la propriété légale de son époux. Elle doit donc lui faire honneur et agir en toute considération de sa réputation. Tous ses biens deviennent la propriété de l’époux. La loi sur la garde des jeunes enfants, permet aux mères « de bonne réputation » (autrement dit, n'ayant pas commis l'adultère) peuvent réclamer la garde de leurs enfants en bas âge (jusqu'à 7 ans).


La robe de mariée et le costume du marié :

Au départ, la robe ou la tenue blanche était de rigueur sur l’exemple de la reine Victoria. Les femmes « mûres » pouvaient également porter du brun ou du noir. Et cela aussi bien pour les hommes que les femmes.
La robe ou plutôt l’ensemble idéal pour la mariée est composé : d’une jupe longue à tournures ou « faux cul », bouffante, avec des cerceaux ou des jupons si besoin et avec une traîne longue, mais courte, très ornée de dentelle, rubans, couches de tissu, etc., d’un corset ajusté qui maintient serrée la taille, d’une veste à manches gigot (à partir de 1890), col montant et petits boutons ronds. Le tout était souvent très élaboré. Les matières les plus utilisées sont : l’organdi, le tulle, la dentelle, la gaze, la soie, le lin et le cachemire. Plus tard, on a pu noter la présence de satin et de brocade. La mariée peut porter un voile et une couronne de fleurs composées de roses et fleurs d’oranger surtout, ou un magnifique chapeau telle une capeline ornée de fleurs, rubans et plumes. Elle portait aussi souvent sur les bras et les épaules un long châle chaud dans une couleur flamboyante.
La robe était « réutilisée » après ou même avait déjà été porté, seules les familles riches achetaient une robe à usage unique !
Elle porte comme chaussures des bottines ou des chaussures montantes à boutons ou lacées.
Les bijoux et les accessoires sont : un ruban de soie ou de satin au ras du cou, le plus souvent noir, un collier de perles, un camée et une petite bourse porte-monnaie brodée et perlée qui contient un mouchoir brodé portant ces initiales. En effet, la mariée portait peu de bijoux ou des parures assez discrètes, car la robe suffisait ; sauf au milieu de l’ère victorienne dans la très haute société où s’est développée la mode de porter une tiare et une parure de bijoux en diamants offerte par le marié ou les parents.
L’accessoire ou bijou le plus indispensable pour parfaire cette parfaite toilette est le camée en collier ou en broche.

Les accessoires de la mariée :
* les gants : ils sont courts, le plus souvent blancs. Ils sont en crochet ou en dentelle.
*l’éventail : c’est un accessoire pour se rafraîchir certes, mais surtout, à l’époque victorienne, c’est un instrument de communication, secret et artificiel, dans le langage amoureux, que l’on décodait selon la position des doigts sur celui-ci et son ouverture. Par exemple placer ses doigts sur le côté de l’éventail signifie que la jeune fille veut parler à son courtisan ou quand elle l’agite grand ouvert très vite cela signifie qu’elle l’aime beaucoup.
Cet accessoire venait donc idéalement compléter les toilettes des dames pour toutes les occasions, le mariage inclus, en l’assortissant à la robe ; ou bien il pouvait servir de décoration intérieure ou extérieure sur les tables et les murs pendant la cérémonie.

*l’ombrelle : comme le parapluie, l’ombrelle sert à se protéger, mais du soleil. Elle est utilisée surtout par les jeunes femmes nobles pendant l’été pour conserver leur beau teint blanc. Elle est en tissu léger et fin, souvent en dentelle de belle qualité comme celle de Battenburg. C'est un accessoire beau et parfois inutile qui vient, comme l'éventail, parfaire la tenue finale.

Le voile de la mariée :
À l’époque victorienne, la tradition qui est venue de l’est voulait que la mariée porte un long voile qui « cache » à la fois le visage et le corps, afin de la protéger du mauvais œil. Il était porté ainsi jusqu’à la fin de la cérémonie et symbolisait également la pureté et l’innocence de la jeune femme. Il était en coton, gaze ou dentelle, et plus tard en soie. En bas, il peut être orné d’un revers en satin par exemple. Il était orné en haut par une couronne de fleurs.
Le voile pouvait être remplacé par un beau chapeau orné d’une traîne en dentelle de Battenburg par exemple.
Voile de mariée victorien traditionnel en tulle brodé de satin avec couronne de fleurs d'oranger



Pour le marié un ensemble noir est possible, ou bleu, bordeaux, mûre : redingote ou veste queue de pie assortie au gilet sur une chemise blanche ou de couleur foncée ou claire (marron, bleue, gris, crème, mauve, etc.) avec un foulard ou un jabot ; ou s’il est militaire par exemple il doit être en uniforme. C’est la mariée qui choisit la tenue du marié assortie à la sienne. Il porte une boutonnière fleurie assortie au bouquet de la mariée sur le revers de sa veste. Il peut aussi porter des gants, qui sont le plus souvent blancs, mais parfois brodés de décorations noires.
Son accessoire indispensable est le chapeau haut de forme noir. Il peut également "porter" une canne.



Les demoiselles et les jeunes hommes d’honneur :
À l’époque victorienne, ils sont au nombre de 4 : deux filles et deux garçons. Les filles doivent êtres dans des robes moins sophistiquées et de couleurs différentes, souvent rose pâle, lilas ou pastel, de la mariée, mais doivent porter aussi une couronne de fleurs dans les cheveux et/ou un petit voile ; ou si tout le mariage a pour thème le blanc, elles doivent aussi être en blanc. Les garçons d’honneur doivent être habillés pareil que le marié, mais un ton de couleur en dessous et avoir également une boutonnière semblable au bouquet de la mariée.


Voici les étapes du mariage aristocrate :
•Demande privé à la famille ou un ami de la jeune fille pour s’assurer de son consentement.
•Demande officielle.
•Consentement des parents
•Consentement de l’évêque
•Création d’un contrat de mariage, dot et douaire.
•Annonce dans les paroisses 4 semaines d’avance.
•Fréquentation surveillée
•Accordaille : cérémonie privée dans laquelle l’homme remet une bague à une jeune fille.
•Mariage.


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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Sam 28 Fév - 18:42



L'Étiquette pour les Gentleman








Le club
Un homme se rend à son club pour manger, se divertir ou parler affaire. Même s’il se retrouve entre homme, les règles de la bienséance et du savoir-vivre sont toujours de mise!

Habillement :
La tenue d’un gentleman ne doit pas attirer les regards (C’est raté pour le comte! XD)
Le col cassé est également inapproprié. Cet habit de soirée serait plus approprié lors d’un diner ou d’une soirée à l’opéra, au concert ou au bal.
Oubliez également les uniformes. Une tenue doit toujours être adaptée à l’occasion.
S’habiller avec goût est l’un des devoirs de chacun en société. Une redingote est tout à fait convenable pour une sortie au club.

Partie de carte :
Vous venez de terminer une partie de cartes avec trois autres membres du club. Vous vous ennuyez mortellement mais tous souhaitent entamer une nouvelle partie.
Ne perdez jamais votre sang-froid pour une partie perdue.
Ne pariez pas. Parier aux cartes est vulgaire, tout comme les jeux d’argent en général; d’ailleurs tout homme qui se respecte doit les éviter en tout temps.
S’il n’y a pas de raison morale de refuser une autre partie, il ne serait pas courtois de ne pas rester, surtout si la joute dépend de vous.

Fumer:
Si vous souhaitez fumez un cigare mais que vous n’en avez pas, ne mâchez pas du tabac. Chiquer du tabac et ce qui est sa conséquence inévitable, recracher la chique, sont le comble de la grossièreté.
Ne demandez pas non plus à un serviteur d’aller vous en acheter. Les employés du club ne font pas partie de votre personnel, ne les chargez jamais d’une commission à moins d’avoir obtenu au préalable la permission du directeur.
Il est préférable de vous procurez un cigare à l’entré du fumoir. S’il y a un fumoir, vous devez vous y rendre pour vous adonner aux plaisirs du tabac.

Racontar:
À la table de billard, un partenaire de jeu se met à parler d’une femme qu’on lui a présentée et subtilement laisse entendre qu’elle à des mœurs légères.
Ignorer ses insinuations. Les bonnes manières interdisent de tolérer le sous-entendu ou l’insinuation. Si la phrase peut être interprété décemment et que, dans ce cas, elle provoquerait un sourire, souriez comme il est convenu, pas plus.
Toutefois, souvenez-vous qu’écouter les racontars ou les colporter constitue un aveu de méchanceté ou d’imbécillité.




La gare de train (fonctionne aussi pour le fiacre):

Habillement :
Évitez de faire l’original. On ne porte pas un uniforme pour un voyage en train ou en fiacre.
Évitez également la redingote. C’est pour les cérémonies de jour seulement.
Optez plutôt pour une tenue de ville, un manteau et un chapeau.

Achetez les billets :
Le jour du départ, au moment d’acheter vos billets, faite attention.
Évitez de jouer du coude et de passer devant les autres passagers. À la gare, la grossièreté et l’inconvenance des autres ne doivent pas vous servir d’exemple. La bousculade est toujours inutile. Le train ne quittera pas la gare avant que tous les voyageurs soient à bord.
Ne marchandez pas le prix des billets.
Présentez vous plutôt 30 minutes d’avance pour éviter tout inconvénient.

Wagon-restaurant
Si au moment de manger, vous remarquez qu’une dame n’a pas de place assise, ne feignez pas de ne pas l’avoir aperçus pour entamez votre soupe sans attendre.  Dirigez vous plutôt calmement vers une table et une fois servi, évitez de vous empiffrer comme un glouton.
Ne feignez pas également un éternuement. Il est possible d’éviter l’éternuement en pinçant très légèrement le nez. Si cette tentative échoue, on doit se couvrir le visage de son mouchoir.
Ne manquez jamais de céder votre place à une dame.

Wagon :
Si une dame vous demande de fermer votre fenêtre, ne faite pas semblant que celle-ci est coincé pour sourire sournoisement à la dame. Il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres.
Dans la voiture, il est interdit de garder une fenêtre ouverte pour votre propre confort si le courant d’air incommode une autre personne ou risque de nuire à sa santé.
Accédez plutôt à la demande de la dame avec courtoisie. Vos préférences et votre confort personnel ne devraient en aucun cas vous faire ignorez les besoin de vos compagnons de voyage, ou la politesse la plus élémentaire envers les dames.





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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Sam 28 Fév - 18:55



Suite







Le bal costumé :

Les bals costumés sont très courus par les jeunes hommes de bonne famille. C’est le moment ou jamais de montrer aux demoiselles et à leurs parents à quel point vous êtes un bon parti.

Habillement :

Rappelez-vous qu’il est tout à fait déplacé de porter la redingote après 18h00.
Pour une soirée d’envergure, nul n’oserait revêtir ses vêtements ordinaires.
Étudiez soigneusement votre costume.

Incident :

Lorsque vous vous dirigez vers votre partenaire de danse, vous marchez par inadvertance sur la traine d’une inconnue et la déchirez.
Ne pointez surtout pas votre voisin du doigt pour faire croire à la dame qu’il est responsable de l’incident. Un vrai gentleman est plein d’égards envers les autres et attentif, même aux petites choses.
Ne renoncez jamais à la politesse. Si votre courtoisie est ignorée ou dédaignée, n’en soyez pas embarrassé. Laissez ce sentiment au rustre et au malappris.
Un gentleman ne doit jamais passer au-dessus de la traîne d’une dame. S’il lui arrive d’effleurer une partie du vêtement féminin, il s’en excuse immédiatement. Si, par mégarde, il provoque un accroc, il doit sans attendre escorter la dame jusqu’au vestiaire ou elle pourra le faire réparer.

Yeux doux :

Si une demoiselle qui vous a été présenté vous plait;
Évitez de vouloir l’épater avec des cabrioles au moment de la danse. Dansez avec grâce et modestie, et ne faites pas étalage de votre adresse; évitez les grands pas ou les sautillements qui ne contribueraient qu’à vous rendre ridicule.
Ne prenez pas non plus la première occasion pour l’inviter à toutes les danses. Après avoir été présenté à une jeune demoiselle, un gentleman ne pourra l’inviter à danser plus de deux fois au cours de la soirée.
Un gentleman présenté à une dame au cours d’un bal attendra d’être reconnu d’elle avant de venir lui parler. Il est par contre possible de se rappeler à son bon souvenir en inclinant la tête lorsqu’il passe devant elle.

Danse :

Il se peut qu’une dame décline votre invitation à danser puisqu’elle a déjà promis cette danse à un autre homme.
Évitez de provoquer se dernier en duel. Se disputer ou faire une scène en public constitue un affront envers toutes les personnes bien élevées qui sont présentes, sans compter que c’est se ridiculiser.
N’insistez pas. Le gentleman qui s’est vue refuser une danse ne doit pas insister.
Acceptez plutôt ses excuses sans lui en tenir rancune. Si une dame refuse votre invitation à danser pour une bonne raison, en gentleman, vous accepterez aimablement ses excuses. Bonnes manières et une personnalité agréable vont de paire.




Invitation à diner :
Surtout, être ponctuel. C’est la règle d’or de celui qui est invité à diner. Vous vous présentez chez vos hôtes à 19h00 sonnantes pour partager un repas en bonne compagnie.

Habillement :
N’espérez pas vous mettre à table revêtu d’un manteau. C’est tout à fait inapproprié.
N’arrivez pas habillé de manière décontractée. Une tenus de ville serait ridicule.
L’habit de soirée à basques longues est sans contredit la tenue la plus convenable pour un diner de ce type.

Cadeau de remerciement :
N’offrez jamais de cadeau dispendieux à une dame : ce geste, de la plus grande indélicatesse, laisserait croire que vous cherchez à obtenir une faveur ou que vous voulez faire d’elle votre obligée.
Ne changez pas d’idée pour offrir le cadeau à la sœur célibataire de l’hôtesse. Une femme célibataire ne doit pas accepter un cadeau d’un gentleman qui n’est ni un parent ni un fiancé. Une femme mariée peut accepter un cadeau d’un gentleman souhaitant la remercier de son hospitalité.
Pour remercier l’hôtesse, glissez plutôt votre cadeau dans son panier à ouvrage. Lorsqu’on offre un cadeau, on doit éviter d’en faire étalage. Le cadeau remis à une dame doit être présenté discrètement et simplement. On peut très bien, par exemple le laisser dans son panier à ouvrage sans en souffler mot.

Lors du repas :
Vous vous apercevez qu’un insecte trône dans votre assiette.
N’allez pas sermonner le domestique qui vous a servit. Si vous devez vous adresser au domestique, faites-le avec courtoisie, sur le ton de la requête et non du commandement.
Quoi qu’il arrive, ne vous mettez jamais en colère à table. Si vous êtes irrité, ne le montrez surtout pas. Adoptez une attitude enjouée.
Toute découverte déplaisante, qu’il s’agisse d’un cheveu dans le pain ou d’une mouche dans le café, doit être retirée sans mot dire. Cela vous coupera peut-être l’appétit, mais au moins vous ne gâcherez pas celui des autres.

Après le souper :
Après le souper, vous avez une folle envie d’aller fumer.
Ne réprimer pas votre envie en vous rongeant les ongles. On ne doit jamais, au grand jamais, se gratter le crâne, se curer les dents, se nettoyer les ongles ou se fouiller le nez en société!
N’allumez pas de cigarette à table. Même si on lui donne la permission de fumer, le gentleman ne le fera jamais en présence des dames.
Patientez plutôt jusqu’au moment ou vous pourrez aller au fumoir.





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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Sam 28 Fév - 19:32



La condition féminine







Condition féminine à l’époque victorienne
Sur le plan juridique, les droits de la femme mariée sont similaires à ceux de l'enfant mineur : elle n'a ni le droit de vote, ni celui de porter plainte, ni même celui de posséder des biens propres. Qui plus est, la femme est en quelque sorte désincarnée : son corps, perçu comme un temple abritant une âme pure et innocente, ne doit pas être « souillé », que cela soit par des artifices tels que le maquillage ou par les plaisirs de la chair. Cantonnée dans un rôle de mère et de maîtresse de maison, la femme du début du XIXe siècle au Royaume-Uni n'a ni le droit d'occuper un emploi (hormis dans l'enseignement), ni celui de posséder un compte bancaire de dépôt ou d'épargne. En résumé, si la femme victorienne doit être traitée comme une sainte, elle n'en est pas moins dépourvue de toute capacité juridique.



Capacité juridique limitée pour les femmes mariées.
La loi considérait le couple comme étant une seule et même personne morale. L'époux est responsable de sa femme et a l'obligation légale de la protéger. En contrepartie, la loi attend de la femme qu'elle prête obéissance à son mari. Les biens apportés par une femme lors de son mariage deviennent la propriété de l'époux, même en cas de divorce. Le revenu de la femme revient de facto dans sa totalité à son époux, de même que la garde des enfants est automatiquement confiée au père, en cas de séparation du couple. En pareil cas, le père a le droit de refuser d'autoriser tout contact entre la mère et ses enfants. L'épouse n'est pas habilitée à conclure elle-même quelque contrat que ce soit : pour ce faire, elle doit obtenir l'accord de son mari.
En revanche, la femme mariée ne peut pas être condamnée pour certaines infractions telles que le vol ou le cambriolage, si elle agit sur ordre de son mari. De même, il est impossible de poursuivre une épouse pour dissimulation ou vol commis au détriment de son mari, puisque le couple est juridiquement considéré comme une entité indivisible. Même si les droits de la femme mariée sont très limités, les dires selon lesquels la femme est la « propriété » de son époux constituent une exagération grossière : le meurtre d'une femme par son mari est passible de la peine de mort, au même titre que tout assassinat, alors que la loi ne sanctionne pas un propriétaire détruisant lui-même ses biens. Les crimes et délits perpétrés sur des personnes — femmes ou hommes — sont réprimés beaucoup plus sévèrement que les exactions commises sur les biens matériels. D'autre part, en cas de danger, les femmes doivent être sauvées avant les hommes, ce qui est également en contradiction avec leur supposé statut de « propriété ».



Les femmes dans leur rôle de maîtresses de maison
Le rôle de la maîtresse de maison de l'époque victorienne (Household General en anglais) a été décrit en pratique en 1861 par Isabella Beeton, auteur d'un guide de la maîtresse de maison : Mrs Beeton's Book of Household Management. Dans cet ouvrage, elle explique que la maîtresse de maison peut être comparée au commandant d'une armée ou à un chef d'entreprise. Pour faire en sorte que sa maison soit respectable et assurer à sa famille bonheur, confort et bien-être, elle doit accomplir ses devoirs avec intelligence et minutie. Ainsi, elle doit savoir organiser les tâches et les déléguer à ses domestiques, qu'elle doit être capable d'instruire, ce qui n'est pas une mission facile dans la mesure où nombre d'entre eux ne sont pas dignes de confiance. On attend de la maîtresse de maison qu'elle organise des réceptions et des dîners pour épauler la bonne réputation sociale de son époux et lui permettre de rencontrer de nouvelles personnes afin d'établir des relations d'affaires prospères.
Parallèlement, la maîtresse de maison doit aussi veiller à consacrer du temps à ses enfants, ainsi qu'à l'enrichissement de sa culture personnelle et de sa connaissance générale du monde. Parmi les autres devoirs décrits par Mrs Beeton, celui de tenir le rôle de « garde-malade » auprès des membres de la famille qui en ont besoin, vient en bonne place. Ceci requiert de la part de la femme un caractère avenant, ainsi que de la compassion et de l'empathie envers ceux qui souffrent, des dons de dévouement et de tempérance, et une bonne aptitude à maintenir une hygiène et un ordre rigoureux : toutes qualités qu'une femme digne de ce nom se doit de posséder dans la société britannique du XIXe siècle. La femme de l'époque victorienne s'occupe aussi de ses parents en cas de maladie, même si, par ce fait, elle se retrouve à porter moins d'attention à sa personne. Une relation toute particulière existe en outre entre les femmes et leurs frères. Une sœur doit traiter ses frères avec la même diligence dont elle use pour traiter son futur mari. Elle est dépendante de ses frères puisque ceux-ci lui procurent l'affection et l'aide nécessaires s'il advient que son mari la maltraite ou si elle ne se marie pas. Qui plus est, il est très facile de défaire une réputation, mais autrement plus difficile de la faire ou la refaire. Si un membre d'une famille agit de façon socialement inappropriée, ses actes engendrent des répercussions sur la famille tout entière



La pureté du corps féminin
Le corps féminin est perçu comme pur et n'inspirant aucun dégoût, hormis dans ses périodes de menstruation. Il n'est pas de bon ton que la femme porte du maquillage ou quelque autre accessoire destiné à l'embellir, de même que des vêtements dévoilant la peau, des bas ou tout autre type de sous-vêtement. [Je rajoute ici une citation dont je ne me souviens plus la provenance : Une dame se pince les joues, les putains se mettent du fard.] D'aucuns prétendent que ceci s'explique du fait que, la femme étant considérée comme la « propriété » de son époux, elle ne doit rien montrer de son corps aux autres hommes. Toutefois, il n'est pas mieux vu que les hommes fassent usage de maquillage, de vêtements suggestifs ou de sous-vêtements, cela entrant dans le cadre global des valeurs morales répressives de l'époque, qui placent femmes et hommes à la même enseigne. Les restrictions eu égard à ce qui est considéré comme contraire aux bonnes mœurs sont nombreuses : ainsi, il est moralement choquant de prononcer le mot « jambe » en présence de personnes du sexe opposé, ou encore il est obligatoire, si l'on souhaite se baigner à la plage sans contrevenir aux règles de pudeur, d'utiliser des cabines de bain. Ces restrictions s'appliquent de manière égale aux deux sexes.



Les femmes et la sexualité
À l'époque victorienne, on considère la prostitution comme un aléa dévolu aux femmes qui ont « perdu leur destinée en chemin », leur âme devenant « impure » parce qu'elles ont, d'une manière ou d'une autre, enfreint le code de conduite seyant à la femme convenable. Il n'est pas rare d'entendre de la part de ministres du culte des allégations selon lesquelles toute femme contrevenant aux souhaits de son époux est exposée au risque de tomber dans la prostitution, la logique sous-jacente à ce discours étant que les hommes mettent leur femme à la porte si elle se révèlent avoir commis un quelconque acte la rendant impure. D'ailleurs, le seul fait pour une femme d'être impure aux yeux de son mari constitue une raison suffisante pour que celui-ci soit autorisé à demander le divorce. En pareil cas, la femme se retrouve à la rue, contrainte de se vendre pour subvenir à ses besoins. Cette perception des choses est demeurée commune jusque dans le courant du XXe siècle. En revanche, il est socialement acceptable pour un homme de fréquenter des prostituées. Le dogme social qui pèse sur la femme n'est pas applicable à l'homme car, de fait, on tient pour naturelle sa propension à rechercher du plaisir avec des femmes autres que la sienne: la femme, qui ne jouit d'aucun droit l'autorisant à demander le divorce, n'a pas d'autre choix que celui d'accepter cette situation.



Les femmes et les inégalités en matière d'éducation
Concernant l'éducation à dispenser aux femmes, on considère qu'il n'est pas nécessaire de leur donner accès à l'instruction de type classique, scientifique et commercial reçue par les hommes. L'accent étant mis sur l'apprentissage du rôle de mère et de maîtresse de maison, certaines matières — notamment l'histoire, la géographie et la littérature — sont couramment enseignées aux femmes, dans la mesure où l'on estime que des connaissances dans ces domaines leur sont utiles pour épauler la vie sociale de leurs enfants et de leur mari. En revanche, d'autres matières, tel le latin et le grec, sont réputées inutiles dans leur cursus. Les femmes désirant étudier le droit, la physique, l'ingénierie, les sciences ou les arts sont généralement l'objet de sarcasmes et de dédain. Les études universitaires sont tenues pour inutiles dans le parcours des femmes, et l'on dit même que le fait d'étudier n'est pas dans leur nature, voire peut les rendre malades. Elles doivent se cantonner plus ou moins à un rôle d'« ornement social » auprès de leur époux, à qui elles rendent obéissance, la soumission étant considérée comme une qualité primordiale de la femme.



Métiers accessibles aux femmes
Au début de l'époque victorienne, l'éducation des jeunes filles est essentiellement tournée vers la préparation au mariage et à l'acquisition des accomplishments, ces talents d'agrément (aquarelle, broderie, chant, connaissance du français...) destinés à leur permettre d'orner dignement la maison de leur époux. De ce fait, les métiers qu'une femme désireuse de gagner sa vie peuvent alors exercer — outre le métier d'écrivain — se limitent en pratique à l'enseignement, maîtresse d'école ou gouvernante.
Puis, au cours du XIXe siècle, trois professions médicales sont ouvertes aux femmes : le métier d'infirmière, celui de sage-femme, ainsi que, en théorie, celui de médecin. Toutefois, seules les femmes infirmières sont acceptées sans difficulté par la société, ce métier étant exercé sous la houlette et sous l'autorité de médecins de sexe masculin. À l'époque victorienne, on pense en effet que la médecine est le bastion des hommes, sur lequel les femmes ne doivent pas empiéter, et qu'elles ne devaient pas déroger au rôle de subalterne leur ayant été dévolu par Dieu. En réalité, les Britanniques ne veulent pas de chirurgiens ou de médecins de sexe féminin, et les femmes demeurent cantonnées dans leur rôle d'infirmière. Dans cette profession, Florence Nightingale (1820-1910) est une figure importante du XIXe siècle, en ce qu'elle permet de moderniser l'image traditionnelle de l'infirmière modèle n'ayant d'autre but que celui de se sacrifier pour veiller au bien-être de ses patients, en œuvrant pour l'éducation des femmes et en leur enseignant la bravoure, la confiance en soi et l'affirmation de soi.

Ref: Wikipedia


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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Sam 28 Fév - 19:52



~La mort à l'époque victorienne~








Âme sensible s'abstenir

Une mort omniprésente
À la fin du 19ème, la mortalité est très élevée, en particulier chez les enfants. Les conditions sanitaires de l’époque, mais aussi les épidémies de choléra et de tuberculose sont les premières causes de mortalité. Aux États-Unis, le taux de mortalité infantile (dans la première année suivant la naissance) s’élève alors à 135 pour 1000 naissances, en comparaison des 5 pour 1000 de 2008. Ainsi à cette époque, près d’un enfant sur cinq mourrait avant l’âge de cinq ans !
Durant l’ère victorienne, en Grande Bretagne et aux États-Unis, la mort, les funérailles, le deuil, deviennent une véritable obsession. Tout est mis en œuvre pour dominer cette mort omniprésente

Une sophistication du deuil
On meurt à la maison, entouré de sa famille et de ses amis. Le corps du défunt est installé dans le salon ou dans une chambre jusqu’à son inhumation. On ne cherche pas à préserver les enfants de la vision des morts. Il n’est pas rare que dans les familles pauvres, l’enfant doivent partager la chambre, et même le lit d’une sœur ou d’un frère mourant.
On veille auprès du lit de mort. Les amis, les connaissances viennent présenter leurs condoléances à la famille endeuillée.
La mère ou la veuve entame pour une durée de deux ans et demi, la période dite de « grand deuil ». Elle ne portera durant cette période que des vêtements de couleur noire et ne participera à aucune activité sociale. Durant les 6 derniers mois du deuil, il est permis de porter la couleur grise ou lavande. Dans la classe moyenne, les enfants sont tenus de respecter ce rituel, mais pour une durée de un an seulement.

Memento mori ou le souvenir des morts
La photographie va prendre une place importante dans le processus de deuil et de mémoire. Les familles font appel à des photographes locaux ou itinérants pour prendre des clichés de leurs défunts. L’aspect qui pourrait nous paraître le plus morbide, réside dans la mise en scène des clichés. Parfois, il s’agit simplement du corps placé dans le cercueil, d’autre fois, on le place dans un lit pour faire croire qu’il sommeille. Plus singulier, le défunt est parfois accompagné des autres membres de la famille. Les mères portent leurs bébés dans leurs bras. L’enfant se tient à côté de son frère mort… Parfois même, c’est toute la famille qui pose prêt du défunt.
Les photos ainsi prises sont précieusement conservées et placées dans l’album familial. On les envoie aux membres de la famille n’ayant pas pu se déplacer. On les encadre. On les porte en médaillon.
Ces pratiques disparaîtront progressivement avec la fin de l’époque victorienne et l’évolution du rapport à la mort. Il ne s’agira plus de montrer la mort pour la dompter, mais bien au contraire de la cacher pour l’éloigner.

]Référence




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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Dim 1 Mar - 16:27



Le Scotland Yard







Scotland yard, un nom mythique qui évoque les bas fonds londoniens. Le Metropolitan Police Service est la force territoriale qui couvre le Grand Londres à l'exception de la Cité de Londres. Fondée au 19ème siècle, cette institution a été face à de grandes affaires criminelles et ses agents ont su mettre derrière les barreaux de nombreux meurtriers.

L'histoire de la fondation du Metropolitan Police Service ou MET prend racine dans l'histoire de la police en Grande Bretagne. L'un des 1ers systèmes adoptés pour faire respecter la loi sur l'île fut importé par les saxons. Au Moyen-Age ce sont les paroisses qui fournissent les agents de police, élus pour une année. Les grands mouvements sociaux qui s'amorcent au 18ème siècle amènent une grande évolution du système de police, désormais inefficace dans les villes devenues trop grandes.

C'est en 1829 que la Metropolitan Police Force est créée sous l'autorité de Sir Robert Peel. Cette institution couvre tout le secteur du Grand Londres, mais pas la Cité de Londres qui bénéficie de sa propre force de police encore à ce jour.

La 1ère résidence de la MET est au 4 Whitehall Place, où l'un des premiers commissariats est installé. Là, Sir Richard Mayne et le Colonel Charles Rowan ont pour mission d'inventer et de mettre en place tout un système de surveillance pour la ville. C'est de cette maison que vient le nom de Scotland Yard, plusieurs légendes urbaines affirmant soit que la maison ait appartenu aux Rois D'Écosse et à leurs ambassadeurs, soit que la terre sur laquelle est bâtie la maison ait été la propriété d'un certain Scott durant le moyen-âge.

En 1829, Richard Mayne déclare: «L'objet premier d'une police efficace est la prévention du crime: le suivant est la détection et la punition des contrevenants si le crime est commis.» Voilà qui pose les bases de la MET. La tâche est immense, Londres est une ville sans loi qui grandit à une vitesse folle. Les réticences publiques se font sentir à la création de la MET, certains craignant pour leurs droits civiques et d'expression. Dans les rangs même de la MET, l'ordre est difficile à faire respecter. Il faudra quelques décennies pour installer l'autorité de la MET. Aujourd'hui leur principale mission est décrite ainsi: «Travailler ensemble pour un Londres plus sûr.»

Ainsi, la MET est le nom officiel du Scotland Yard mais personne ne l’utilise.





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MessageSujet: Re: Vie et Étiquette au XIXème siècle Dim 1 Mar - 16:43



La mode








La naissance de l'industrie textile
De toutes les innovations qui ont marqué l’ère Victorienne, c’est sans doute l’invention de la machine à coudre qui a le plus pesé sur la naissance d’une industrie textile.
Il faut bien comprendre que l’invention de la machine à coudre a influencé la mode victorienne de diverses façons. D’abord, la mécanisation permet une confection beaucoup plus rapide et le coût de production diminue, mettant parfois en question la place des ouvriers, qui devaient commencer à apprendre l’usage de ces nouvelles machines. Elle s’inscrit parfaitement dans cette période de progrès social et de production massive.




Les teintures, le coton et le latex
Les textiles connaissent un renouveau, notamment depuis le développement des techniques de teintures naturelles, comme l’indigo, la garance et les autres plantes tinctoriales. Cette industrie s’est très largement répandue au cours des XVII et XVIIIème siècles, grâce à la fabrication des indiennes.
L’industrie du coton fait vivre et habille une majorité de la population. Plus précisément en Angleterre, la consommation de coton par habitant est multipliée par sept en 50 ans, de 1810 à 1866.
Outre le marché européen, les colonies constituent un marché à conquérir, augmentant de ce fait le chiffre d’affaire qui est lié au commerce du coton. Sa production est de moins en moins chère et son prix de vente se démocratise, favorisant son usage dans toutes les couches de la population. On peut même dire que ce sont les profits générés par l’industrie du coton qui ont permis le développement des autres innovations du XIXème comme le train, le charbon et l’acier, d’autant que sa culture requiert un grand nombre de machines, notamment à vapeur.
Les travaux issus de la découverte du latex permettent d’imperméabiliser les tissus, ce qui mène notamment à la conception du Mackintosh en 1824, célèbre imperméable britannique.




La Silhouette féminine
On peut dire que la mode de la seconde moitié du XIXème siècle illustre la magnitude de l’Impératrice Victoria : plus elle gagne en importance, plus la taille de ses manches et de ses jupes deviennent démesurées. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la mode que l’influence anglaise s’oppose à la mode française, par son austérité néanmoins ostentatoire.
Cet oxymore prend tout son sens lorsqu’on compare les deux modes dominantes. En effet, comme au XVIIIème siècle avec l’opposition de la robe à l’anglaise et de la robe à la française, on observe une différence notable de la conception de l’élégance au XIXème siècle, opposant la mode Victorienne à la mode Empire. Ce sont deux grands exemples de l’influence d’une culture sur la mode d’une époque.
Sissi, de son vrai nom Élisabeth de Witelsbach, est l’une des figures les plus importantes de cette période. En effet, son destin romanesque d’Impératrice d’Autriche et de reine de Hongrie a inspiré de nombreux films. On peut clairement dire que son style vestimentaire s’inspire principalement de la mode victorienne. On retrouve toutes les caractéristiques du costume dans une version royale inspirée directement des tenues époustouflantes de Victoria. Ce tableau du portraitiste de cour Winterhalter ne saurait prêter à confusion.
1840-1860 : la silhouette sablier et l’âge d’or de la crinoline
Dès 1840, les jupes étaient coupées en forme, c’est-à-dire avec peu de fronces à la taille et très évasées à l’ourlet, rappelant la forme d’une cloche. Les bustiers étaient légèrement plus longs que la taille normale et se terminaient en pointe. Les épaules étaient souvent découvertes, pour accentuer la forme de triangle du bustier. La silhouette, large aux épaules, fine à la taille et large à l’ourlet illustre à merveille la bien-nommée silhouette en sablier de l’époque, mise en valeur par le corset qui affine de plus en plus la taille.
Les corsages étaient très décolletés, libérant la courbe de l’épaule et de la nuque, ce qui caractérise le mieux la silhouette romantique. La couture de l’emmanchure étant très basse, cela forçait les femmes à se tenir les bras le long du corps, donnant une stature très distinguée. Les épaules étaient très souvent recouvertes de passementeries, mettant en valeur cette courbe de l’épaule si gracieuse et caractéristique. Les manches pagodes étaient souvent bordées de nombreux volants rappelant les jupes à étages assorties. Les manches étaient plutôt bouffantes pour le soir mais très serrées pour les robes de jour.
Les sous-vêtements se composaient d’un corset et de plusieurs couches de jupons à volants. Les jupons étaient faits en crin, parfois soutenu par un rembourrage supplémentaire.
Les femmes portaient la capote, une coiffe souvent ornée de fleurs qui s’adaptait au reste de la tenue.
Les jupes sont portées sur un nombre toujours croissant de jupons de crin superposés, encourageant les critiques et caricatures pour décrire ces femmes prisonnières de leur apparence. Les décolletés deviennent de plus en plus profonds, ce qui force les femmes à porter un corsage de gaze ou de coton sous le bustier, pour cacher la naissance des seins. Les corsages anglais étaient souvent recouverts de nombreux plis, masquant l’anatomie mais produisant un effet très décoratif, comme la robe à plis de Mina dans Dracula.
Et le plus remarquable est de penser que ces robes étaient vendues en kit, c’est à dire mi-confectionnées, laissant le soin aux dames de poser les volants selon leur goût en suivant une proposition de coupe sous la forme d’une figurine.
Les robes étaient souvent transformables ou présentaient deux bustiers, l’un pour le jour et l’autre pour le soir, plus largement décolletés et laissant les épaules dénudées. Un châle et des gants recouvrant l’avant-bras jusqu’au-dessus du coude complétaient alors la tenue.




La mode chez les hommes/De la redingote au smoking
Pendant les années 1840, les hommes portaient des redingotes étroites tombant à mi-mollet et des gilets à une ou trois rangées de boutons, se terminant souvent par deux pointes au niveau de la taille. Le mot est en fait la francisation de l’anglais « riding coat » ou « raining coat » (littéralement manteau pour monter à cheval ou manteau de pluie).
Pour les occasions plus formelles, un frac accompagnait un pantalon léger en journée; le soir, la queue-de-pie était de rigueur. Les chemises, à col bas, étaient faites de lin ou de coton. Comme la queue de pie, le frac se termine par des basques en pointe mais n’est pas court devant. C’est cette version qui a été très souvent utilisée par les gentlemen et dandys du XIXe siècle comme vêtement moins formel. Il était au départ un vêtement dédié aux loisirs, notamment à l’équitation. Le frac désigne également l’ensemble trois pièces composé d’une veste queue-de-pie, du pantalon et du gilet.
Les vêtements passent d’une mode ajustée à une mode flottante, présentée comme de la négligence dans la presse. Les vestes étaient à grandes basques et à larges revers, le gilet élégant et brodé. Le pantalon se portait ample et couvrant les trois-quarts du pied. Les souliers se portaient indifféremment avec ou sans guêtres.
Une large cravate ou un foulard ainsi qu’un haut-de-forme étaient les principaux accessoires indispensables qui complétaient l’ensemble, mais d’autres accessoires sont caractéristiques de cette période parmi lesquels : lorgnon, binocle, canne, montre à gousset, boutons travaillés.





L'Habillement des Enfants
Robes à crinoline pour les petites filles et redingotes serrées pour les petits garçons. Est-il seulement possible de courir ou jouer en portant ces vêtements ? Copiés sur les vêtements des grandes personnes, ils étaient pourtant de rigueur pendant tout le XVIIIème et le XIXème siècles. Sans parler des tissus également « pour adultes » dans lesquels étaient taillés les costumes d’enfants qui pouvaient peser plusieurs kilos. D’ailleurs, c’est seulement à partir de six ans qu’on les faisait porter aux petits parce qu’avant cela ils se baladaient indépendamment du sexe dans de simples chemises flottantes longues en tissu. Par contre, il y a deux siècles, c’étaient surtout les bébés qui avaient une vie dure : on les emmaillotait pour les immobiliser totalement et ce n’est que beaucoup plus tard qu’on a commencé à utiliser les langes.
Pour les petites filles, elles étaient obligées de porter sous la robe une chemise fine, une jupette et même une gaine.
A mesure que la fillette grandissait, on lui passait en plus un corset, une culotte dans laquelle on faisait rentrer une longue chemise, puis une jupette et finalement une robe. Faut-il dire que l’enfant ne pouvait s’habiller tout seul.
Il est évident que c’était uniquement le sort des enfants de la haute société parce que le petit peuple s’habillait conformément aux traditions nationales tant et si bien que les enfants des paysans portaient une robe flottante pour les fillettes et une chemise et une culotte de toile pour les garçons. C’étaient les vêtements sains et pratiques.




Différence majeure entre une aristocrate et une paysanne.


La longueur des robes et jupon des demoiselles selon leurs âges.




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Vie et Étiquette au XIXème siècle

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