L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer [Asher] [16/03/42]

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Asher Rosebury
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MessageSujet: La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer [Asher] [16/03/42] Mer 9 Avr - 15:20

[HRP/ Après "Lambeaux", la scène se déroule chez lui /HRP]

Folie... Souffrance... Torture... Tant de mots pour définir les sentiments de l'être en question. Le sort s'acharnait sur lui d'une manière inconcevable, mais pouvons-nous réellement approuver qu'il s'agit du hasard de la vie ? Les événements semblent échapper à cet être qui pourtant dans sa vie n'a été qu'un bourgeois. Une bourgeois narcissique, égoïste, victime du nombrilisme. Mais un bourgeois qui n'avait commis aucun délit, aucun meurtre. Un corps dont l'âme était encore pure, pas encore souillée par les tentations irrésistibles du Diable.  Il était pourtant quelqu'un de bon, de gentil, sympathique, possédant un cœur d'or, il aurait donné sa chemise pour aider son prochain et peu importait s'il finissait pas tomber malade. Malgré tous ses défauts, il n'en restait pas moins homme ! Vaincu par son amour pour les femmes, il ne pouvait s'empêcher de les courtiser à longueur de journée. Mais était-ce réellement sa faute ? N'avait-il pas raison en fin de compte de profiter des joie que procure la vie ? Mais un esprit étrange semblait l'habiter... Savons-nous exactement ce qu'il peut se passer dans son corps ? Bien sûr que non, nous n'avons jamais été confronté à pareille situation. Beaucoup de personnes passeraient outre, cependant cela n'en reste pas moins alarmant. Le traiter de fou ne sert à rien. Il ne s'en rend pas compte lui-même. Il est comme possédé par... Lui-même. C'est assez délicat à décrire et pourtant il le faut bien ! Il se fait du mal tout seul, et pour cela il n'a besoins de personne, son corps persiste à vivre et soutient une âme séparée en deux. Des moitiés parfaites et égales. L'une est restée du côté du bien l'autre sombre peu à peu dans les ténèbres faisant couler lentement sa sœur vers les méandres de l'Enfer. Pourquoi me diriez-vous? Pour le plaisir de torture, de faire souffrir, de rendre fou.

Les yeux dans le vide, Asher était là, assis, sur son fauteuil. Les jambes croisées, la tête appuyée contre le dossier, il faisait parcourir ses doigts sur le tissus soyeux des coussins. Le rouge tel qu'il l'aimait reposait en couverture sur le meuble de confort, orné de petites broderies le parsemant ici et là de quelques motifs d'argents. Une voix lui parut au loin. Plongé dans ses pensées il l'entendait à peine, à vrai dire il n'y faisait même pas attention. Comment se sortir de ce fichu pétrin ? Et cette promesse qu'il avait faite à Brandy, le barman... Il n'aurait jamais dû la faire. Il n'arriverait pas à survivre ! Et s'il mourrait avant ? Il n'aurait pas pu profiter des joies que prodigue la présence d'une femme même s'il ne faisait que parler avec elle... Il se mourrait à petit feu sans s'en rendre réellement compte. Quoique, il voyait la fin proche, beaucoup trop proche qu'elle n'aurait dû l'être, alors pourquoi lutter plus longtemps ? Un instant il songea à se défiler, le Capitaine de l'Abondance ne vivait pas avec lui après tout.

* Non... Je ne dois pas... même pas leur parler... C'est mal... Et si elle mourrait après ? Comment vais-je faire ? Cela ne m'empêchera pas de fréquenter mes domestiques, après tout, ils vivent bien avec moi... Risqueraient-ils la mort à leur tour ? Je ne comprends... *

Les yeux brouillés par la réflexion, il songea à la soirée de la veille. Depuis, il n'avait pas bougé de chez lui, il avait d'abord annulé sa représentation à son lieu de travail puis il s'était assis sur le fauteuil et n'avait pas bougé d'un pouce. Il avait négligé toute proposition de nourriture et d'eau. S'inquiétant pour lui, une de ses domestiques, Eléanore, était restée toute la journée auprès de lui. Elle lui avait parlé, il ne l'avait pas écoutée.

- Monsieur... Monsieur...

La main de la jeune femme s'était posée sur son épaule. Il sursauta se rendant finalement compte de sa présence. Lui prenant la main dans la sienne, il lui fit contourner le fauteuil et lui fit signe de s'asseoir. La jeune femme sourit tristement avant de prendre place sur ses genoux. Ses cheveux bruns étaient attachés en un beaux chignon serré quoique un peu désordonné par sa journée de travail. Elle glissa une main sur l'épaule de son maître et hésita un instant. Elle désirait poser sa tête contre lui, lui montrer qu'elle le soutenait mais elle n'osait pas. Finalement ce fut le jeune homme qui de sa longue main la prit contre lui. La tête de la jeune femme se posa sur son torse tandis que de fines larmes coulaient le long des joues du bourgeois.

- Ne pleurez plus, Monsieur, nous sommes encore là... Pour vous...

De sa main fine, elle lui essuya l'eau qui abondait de ses yeux et lui déposa un baiser sur la joue. Le jeune homme serra un peu plus fort Eléanore contre lui de peur qu'elle ne s'échappe, qu'elle le laisse seule, qu'elle meurt un jour. A ces pensées un frisson d'effrois parcourut l'échine de l'ancien soldat.

- Je le sais... Mais pour combien de temps ?

Il s'agissait d'une durée indéterminée, combien de temps allait-elle rester encore en vie ? Fallait-il qu'il la congédie de sa demeure pour un petit moment, le temps que l'affaire se déroule tranquillement et qu'il découvre l'assassin. Mais le trouvera t-il un jour ? Et si c'était le cas, ferait-il le point face à un pareil adversaire ? Ou se fera t-il écraser comme un insecte, bafoué dans son honneur ?
Ses doigts se glissèrent alors sur les joues de la jeune femme dont la tête était appuyée contre son torse. Ceux-ci se dirigèrent vers son chignon et entreprirent d'ôter une à une les petites épingles qui maintenaient sa chevelure en place.  Petit à petit, des mèches finirent par tomber et encadrèrent le visage de la servante. Il enroula alors ses doigts autour d'une mèche et plongea son regard dans la cheminée. Qu'allait-il faire ? Eléanore quant à elle restait bien sage sur les genoux de son maître. Le geste d'Asher l'avait fait frissonner, après une bonne journée de « je reste collé à mon fauteuil sans bouger et je vous ignore tous » il donnait enfin un signe de vie. Mince, pas très convainquant mais suffisant. Le principal était là. Elle savait qu'il réfléchissait. Elle éprouvait énormément de compassion pour cet homme qui l'avait engagée ou plutôt « sauvée » d'où elle venait. Catin parmi tant d'autres, elle avait essayé de gagner sa vie en vendant son corps, cela ne lui plaisait guère mais il le fallait bien si elle voulait survivre. A l'époque où elle était une fille de joie, elle résidait à WhiteChapel, un endroit lugubre, sombre mais il l'avait vu. Elle avait refusé une offre bien trop épuisée pour subvenir aux besoins d'un nouveau client. Asher s'était alors rapproché, avait sorti son katana et l'inconnu était parti aussi vite qu'il était venu. La voyant dans un piteux état, il lui fit une offre, celle de venir travailler pour lui. Les tâches promettaient d'être beaucoup moins pénibles et plus agréables.  Pourquoi elle nous diriez vous ? Parce qu'elle n'était qu'une jeune femme qui ne dépassait pas les dix sept étés, elle était beaucoup trop jeune pour vivre dans ce milieu...
Eléanore avait alors accepté, peut-être n'était-elle pas assez méfiante ? Ou trop jeune ? Mais elle avait suivi le bourgeois et se retrouvait désormais dans son humble demeure. Elle possédait une chambre, pouvait manger à sa fin et quelques fois en présence de son maître. Personne n'allait lui demander un quelconque service de son passé.

A ces mots la jeune femme frémit. La peur s'incrustait en elle tel un poison et pourtant elle restait contre lui. La jeune femme n'osait plus bouger. Pourquoi lui avoir dit ça ? Etait-elle la prochaine sur la liste ? Oh oui elle connaissait le secret d'Asher et c'est pour cette raison qu'elle n'aimait pas le voir rentrer seul. Un jour, peut-être qu'il reviendrait blessé ou peut-être qu'il ne reviendrait jamais ! Il pouvait se passer tant de choses. Eléanore n'essayait pas d'obtenir des informations sur les faits, non, elle préférait le laisser tranquille. Elle était persuadée que jamais il commettrait un crime quelconque en dehors de la guerre. Il était beaucoup trop enfantin pour ça, ou peut-être trop aimant ? Mais l'Enfer semblait vouloir l'attirer dans ses filet, que désirait-il ? Le faire devenir fou ? Et s'il s'agissait d'un proche du jeune homme ? Non impossible... Il ne lui en restait plus... Plus personne pour le soutenir à part ses domestiques... Elles n'étaient que deux à connaître ce qu'il dissimulait aux yeux du monde. Elle lui avait plusieurs fois suggéré de faire appel aux forces de l'ordre mais rien à faire, il jetait immédiatement sa demande aux oubliettes... Peut-être avait-il peur que l'enquête se retourne contre lui... Peut-être.

- Vous me faites peur... Ne dites plus jamais pareille chose...

Il lui esquissa un petit sourire triste avant de prendre son menton et de lui faire relever la tête, il plongea alors ses yeux gris dans les perles émeraudes de la jeune femme.

- Je te le promets...

Les joues sillonnées par ses larmes, il approcha indéniablement son visage du sien et finit par lier ses lèvres à celles de la jeune femme. C'était un baiser doux, comme il avait l'habitude de lui donner. Il avait toujours été attiré par cette femme mais elle restait sa domestique et ses relations avec elle ne devait pas aller plus loin. Elle lui rendit son baiser avant de lui demander d'une voix fiévreuse :

- Pourquoi être rentré si tard hier Monsieur ? Nous avons eu si peur pour vous...

Ce qu'elle disait était vrai. Sandrine avait fait les cents pas dans la demeure du jeune homme jusqu'à ce qu'il arrive. Quand à elle, elle s'était montrée d'une humeur de chien lorsqu'il était rentré. Elle ne supportait pas le voir s'absenter si longtemps, surtout avec les problèmes actuels qui ne cessaient de s'empirer. Elle le vit hésiter à répondre. Son regard se faisait pourtant encourageant. Mais il ne dit rien, il tourna simplement la tête. La main de la jeune femme vint alors se loger sur la joue de son maître et passa délicatement dans ses longs cheveux bruns.

- Je vous en prie Messire, dîtes moi ce qu'il vous est arrivé...

Asher plongea ses yeux dans l'océan d'émeraude d'Eléanore avant de se résigner à répondre.

- C'est encore lui...

La jeune femme s'en doutait, les yeux vitreux, le visage triste tout cela disait la même chose, quelqu'un avait succombé au charme mortel de l'assassin. Encore une jeune femme ou bien un proche ?

- Qui était-ce ?

La voix peu assurée elle désirait en savoir plus. Peut-être connaissez t-elle la victime ? On ne savait jamais qui pourrait mourir à cause de cette énergumène. Secoué de sanglots, le jeune homme fourra sa tête dans les cheveux de sa domestique avant de secouer son cou de gauche à droite. La peur refit surface alors dans le corps de la jeune femme, qui était-ce ? Qui était mort ce soir ? Pour qu'il soit dans un état pareil c'est qu'il avait dû se passer quelque chose d'encore plus traumatisant qu'à l'accoutumé.

- Je ne sais pas Eléanore... C'était affreux, il, il, il... il a tué encore... Et je je... Ma chemise était en sang... Je ne comprends pas, comment n'ais-je pas pu l'apercevoir? Nous étions s'y proche...

Les yeux écarquillés, le bourgeois semblait être replongé dans la soirée de la veille. On aurait presque pu y voir la scène à travers ses pupilles. Il avait du mal à s'exprimer et en réalité il n'en avait pas du tout envie. Sandrine débarqua alors dans le salon et observa les deux jeunes gens. Ne pouvant pas parler, elle se planta devant le fauteuil avant d'ouvrir la bouche. Monsieur était là, encore assis, il n'avait pas bougé, non. Et il pleurait. Beaucoup. Elle lui releva alors la tête, lui essuya de sa main vieillie par l'âge les quelques larmes qui souillaient ses joues et lui déposa un baiser sur le front. Ah qu'il aurait aimé avoir une grand-mère ! Il aimait tant ça ! Un petit sourire apparut à nouveau sur ses lèvres, tandis que la vieille dame lui prenait la main et l'incitait à se lever. Eléanore descendit des genoux d'Asher et lui prit l'autre main, tentant en vain de le faire décoller des coussins.
Finalement, d'un geste tremblant et faible, il réussit à se relever, ses genoux s'entrechoquant. Tenant fermement les deux mains des belles dames qui l'entouraient, il les caressa de ses longs doigts avant de se laisser entraîner par ses deux kidnappeuse. Les cheveux blancs de la domestiques se mariaient parfaitement avec l'éclat noisette de ses yeux. Elle avait été une magnifique femme auparavant. Elle avait toujours travaillé pour la famille Rosebury et à vrai dire elle s'était même mariée à un garçon d'écurie vieux de dix ans de plus qu'elle.  Avec lui, elle eut trois beaux enfants qui grâce au soutient de la famille Rosebury se marièrent à des bourgeois, trois magnifiques filles qui maintenant faisaient parties des riches familles de Londres, où du moins aisées. Son époux était mort il y a de cela une quinzaine d'années. Le jeune homme avait toujours vécu sous la surveillance de la jeune femme et avait connu Stephan que très peu de temps dans sa vie. Elle était donc veuve et mère de trois enfants qui avait tous atteint la quarantaine voir un tout petit peu moins. Ces femmes lui rendaient souvent visite avec leur mari et Asher faisait tout pour qu'elles puissent passer à chaque fois une journée ensemble.

Les suivant, il fronça les sourcils, peinant à marcher, il était fatigué... Et encore le mot était trop faible pour décrire son état. La vieille femme poussa une porte et ils arrivèrent bientôt dans une salle donnant une vue magnifique sur le jardin familiale. Le jeune homme esquissa un sourire avant de s'emparer de son violon. C'était ce qu'elles attendaient. La musique était presque toute sa vie, en jouant un morceaux peut-être que son morale remonterait un petit peu ? Plaçant l'instrument délicat sur son épaule en prenant la position adéquate, il fit glisser l'archer sur les fines cordes. Ses doigts commencèrent doucement à bouger et s'en suivit une petite mélodie. La jeune femme attrapa alors les mains de la grand-mère et tenta de la faire danser. Sandrine se prêta au jeu et les voilà qui commencèrent une petite valse. Son sourire aux lèvres, il continua son morceaux, chaque petite note le faisant frémir d'avantage.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer [Asher] [16/03/42] Sam 12 Avr - 17:49

Le dîner était prêt et il se retrouvait à table en compagnie des deux femmes qui comblaient sa vie. Les doux reflets des flammes de la cheminée éclairaient faiblement la pièce. Les couverts d'argents dressés sur la table étaient installés à la française. On pouvait y remarquer plusieurs sortes de verres pour l'eau, le vin et le champagne ainsi que de nombreux plats tapissant le mobilier. Cependant Asher laissait son assiette vide, il ne désirait point se nourrir, il n'avait pas faim. Après tout dans quel état vous auriez été s'il vous était arrivé la même chose ? Ou du moins qui pourrait être semblable ? Ses deux domestiques quant à elles, se servaient tranquillement, sachant pertinemment que leur maître ne leur refuserait pas la nourriture. Il sourit en les voyant ainsi joyeuse. Sandrine affichait un masque passible et même si elle ne pouvait parler, elle écoutait attentivement le long monologue d'Eléanore ; cela ne lui gênait pas de parler seule. Cette jeune femme était une vraie pipelette et Asher en avait l'habitude. Quand elle s'y mettait il était obligé de lui intimer l'ordre de s'arrêter quelques secondes le temps qu'il puisse assimiler tout ce qu'elle venait de lui raconter avec enthousiasme. Des fois on se demandait où est-ce qu'elle dénichait tous ces ragots et informations. Et puis quelques fois on pouvait entendre l'ancien soldat éclater de rire, toutes les manières de sa servante étaient plus qu'hilarantes, elle avait une façon de s'exprimer qui avait le don d’égayer quiconque l'écoutait. Pleine de vie, voilà ce qu'elle était. Le jeune homme l'enviait, elle était sans soucis, plus rien ne la perturbait depuis qu'il l'avait engagé à part peut-être l'air toujours maussade de son maître. Plus il réfléchissait plus il se demandait si sa vie valait la peine d'être vécue. Il n'avait pas fait part aux deux dames de ses idées nouvelles qui se résumaient en une idée claire, le suicide. Brandy avait raison après tout, pourquoi continuer à courtiser des femmes alors qu'on les entraîne à coups sûrs dans la mort ? Peut-être parce qu'il y avait l'espoir. L'espoir que cela cesse. L'espoir que sa vie renaisse. Que ses larmes abandonnent ses yeux. Que toute cette tristesse s'en aille enfin, l'espoir de pouvoir aimer à nouveau !

Se levant de table, il déclara qu'il allait se coucher. Il ne tenait plus sur ses jambes, autant sire qu'il ressemblait à un enfant auquel on lui avait fait louper sa sieste. Prenant appui avec sa main sur la table, il se dirigea vers la porte en bois et l'ouvrit, posant ses longs doigts fins sur la poignet. Sandrine se mit à débarrasser la table tandis qu'Eléanore accourait vers les jeune homme pour lui venir en aide. Elle poussa la porte en grand et le tenant de ses petites mains frêles, elle l'aida à monter les marches menant au premier étage. Les genoux d'Asher s'entrechoquaient violemment ce qui fit frémir la domestique. Il n'allait pas bien du tout et ce dont il avait besoin s'était de se reposer. Rien que de dormir, fermer les yeux et se laisser partir au pays des rêves. Divaguer vers un autre monde, dériver vers de nouveaux horizons, oublier ses soucis présents, rien que dormir et se sentir bien pour une fois depuis longtemps. Une fois avoir gravi l'escalier périlleux, un des grands défauts du châtelet bourgeois, la jeune femme le conduisit à travers plusieurs pièces. Elle lui parlait toujours, lui racontait sa vie, elle ne voulait pas lui montrer son inquiétude. Il était déjà assez triste comme ça, il ne lui fallait pas avoir d'autres problèmes sur le dos.

Ouvrant doucement la porte, la demoiselle fit rentrer l'ancien soldat dans sa chambre qui s'assied instantanément sur le lit. Euh... S'échouer était un terme plus convenable que voulez-vous ?
Eléanore ferma les volets qui se frappèrent en produisant un grincement très désagréable puis elle vint à l'aide d'Asher qui tentait en vain d'enlever ses bottes. Elle se mit à genoux devant lui et tira ses souliers. Elle prit alors les chaussures faites de cuir entre ses doigts avant d'aller les ranger. Le bourgeois soupira avant de se reculer dans le lit et d'appuyer sa tête contre la tête de lit. La jeune femme revint alors, et de ses petites mains lui ôta le veston qui recouvrait sa chemise blanche et soyeuse. Une fois celui-ci enlevé, elle attendit que le jeune homme se glisse dans les couvertures pour réajuster son oreiller et lui caresser les cheveux. Asher prit alors sa main entre la sienne, les yeux fiévreux et lui demanda poliment de rester comme un enfant malade veut que sa mère reste auprès de lui. Ses doigts se glissèrent aux joues de la jeune femme qui hésita puis approcha enfin son visage du sien. Elle l'embrassa tendrement avant de se glisser à ses côtés et de se lover contre lui. Les bras puissants du jeune homme se refermèrent autour d'Eléanore puis il frôla ses lèvres des siennes avant de fermer les yeux, souriant au souffle chaud de la jeune humaine lui caressant le cou.
Tandis qu'il se faisait ravir par le sommeil le plus profond, la demoiselle joua d'abord avec ses cheveux puis passer délicatement ses mains sur la peau de l'ancien soldat. Elle appuya ensuite sa tête contre son torse et se mit à écouter les battements faibles de son cœur. Elle ferma les yeux à son tour et s'endormit contre lui, se demandant comment elle avait pu arriver là et ce qu'elle ressentait pour lui. De l'amour ? Peut-être ?

**********

Dans ses rêves, il revoyait encore l'assassin comme s'il en avait été l'auteur. Il découvrit sa chemise blanche immaculée de sang mais aussi déchirée. Il s'était alors dirigé vers le port, les pensées bouillonnant en lui. Puis un homme s'était approché, pas très âgé mais pas des plus jeune. Il paraissait honnête, franc, gentil, quelqu'un de bon en qui on pouvait avoir réellement confiance. Il lui avait alors proposé de monter sur son bateau qui servait et de logement et de bar. Asher était fasciné par sa beauté mais quelque chose lui disait que tout n'allait pas se passer comme prévu. Le barman et lui-même avait alors commencé à parler puis un inconnu s'était immiscé dans la conversation. Il n'en fallu pas beaucoup au jeune homme pour qu'il le menace de mort. Mais le rêve était autre que la réalité et lorsqu'il avait commencé à se chamailler avec l'homme il avait commencé à se battre. Puis tout devint flou, qu'avait-il fait du badaud ? Était il parti ? Lorsque la scène redevint stable, il se tenait sur le ponton du navire prêt à sauter, un calme terrifiant s'était emparé de lui et rien ne pouvait plus l'arrêter.
Il regardait l'eau onduler sous la coque et Brandy était là, il le fixait intensément lui disant de ne plus s'approcher de sa serveuse mais aussi d'abandonner sa joie de vivre en mettant les femmes de côté. Et Asher se laissa tomber, Brandy ne bougeait plus. Ce n'était cependant pas dans l'eau glacée du port qu'il atterrit. Non autre chose l'étouffait. C'était plus poisseux, visqueux, d'un goût métallique. Il ne pouvait respirer. Et là flottaient autour de lui d'innombrables corps de femmes. Certaines étaient mutilées, d'autres nues, et d'autres encore affichait une expression de peur. Certaines possédait des hématomes. Tandis qu'il hurlait pour rejoindre la surface une main se plaqua sur sa bouche et l’entraîna dans les profondeurs de cet océan de sang. Tandis qu'il se retournait pour voir qui l'empêcher de revivre, il sentit son cœur se serrer. Il ne devait pas voir. Mais le mal était fait. C'était son double qui l'emmenait dans les méandres de cet océan. Pourquoi ? POURQUOI ?

**********

Le jeune homme se réveilla en sursaut, le front perlant de sueur, ses bras toujours refermés autour du corps d'Eléanore. Il soupira quelques instants avant de réussir à dégager tout doucement une de ses mains et de la passer sur son visage. Ses fines lèvres se pincèrent un instant. Que voulait donc signifier ce rêve ? Tout voyage vers l'autre monde avait un sens qu'il fallait décrypter. Ceci était pourtant trop étrange. Trop énigmatique, trop mystérieux. Trop de trop. Il inclina la tête sur le côté et admira la créature qui somnolait contre lui. Elle agrippait son torse comme s'il était la dernière chose qui la raccrochait à la vie. Il lui caressa les cheveux d'un geste affectif puis la jeune femme ouvrit doucement les yeux. Voyant qu'il était tard dans les matinée, qu'elle traînait au lit et pire que tout, qu'elle était couchée sur son Maître, elle se releva d'un air gêné avant de murmurer une excuse qui fit sourire le jeune homme. Il la laissa descendre du lit les joues en feu avant de se lever à son tour et de l'enlacer par derrière. Il lui murmura alors un merci sincère avant de lui déposer un baiser sur la joue. Elle lui sourit puis baissa les yeux et sortit de la pièce. Entre temps, le jeune bourgeois demanda à ce qu'on lui fasse chauffer de l'eau et qu'on remplisse la baignoire. Il avait besoin de se laver, de purifier son corps, de prendre soin de lui quelques instants, quelques minutes...
Sandrine entra alors dans la chambre quand le jeune homme était simplement vêtu de son pantalon et lui tapota la joue de la paume de sa main. Esprit tordu. Il ouvrit la bouche pour s'exclamer mais ne dit rien, les mots restaient bloqués. Elle en aurait eu le pouvoir, la vieille dame aurait, à la place de ça elle lui sourit de plus belle avant de faire le lit de l'ancien soldat.

Asher sortit de la pièce et se dirigea vers la salle d'eau, là se tenait une femme à l'âge mûr qui remplissait le bain. Il lui fit signe de s'en aller avant de la remercier puis il ôta les derniers vêtements qui recouvrait son corps. Sa jambe se leva et son pied plongea dans l'eau chaude, ce qui lui valu un petit frisson. Il entra ensuite complètement dans le bain et ferma les yeux. Le maître des lieux enfouit sa tête dans l'eau pendant quelques secondes avant d'immerger. L'eau lui recouvrit alors et le visage et les yeux, s'infiltra délicieusement dans sa bouche et il songea à rester ainsi jusqu'à ce que mort s'en suive. Il ne pouvait pas le faire, il lui manquait le cran, la réelle volonté de mourir et de ne plus revoir les êtres aimés. Pendant un instant il se demanda pourquoi l'agresseur n'avait pas touché à Eléanore ni à Sandrine. Tout ceci devenait beaucoup trop étrange. Sélectionnait-il ses futures victimes ? Avait-il des préférences pour des jeunes dames issues de la basse aristocratie ou bien la haute bourgeoisie ? Laissez t-il en plan les ouvrières ? Ou bien peut-être avait-il quelque chose à reprocher aux hautes classes ? Rien était sûr, on aurait dit que son assassin cherchait à l'embrouiller, le faire devenir fou, et peut-être même qu'il désirait lui faire passer un message !

Il resta là, dans la même position, sans bouger pendant une bonne dizaine de minutes puis il attrapa le savon et entreprit d'embellir sa peau. Ses mains frottèrent énergiquement le tissus corporelle et s'acharnèrent dans ses cheveux. Quand on a de longs cheveux il valait mieux en prendre soin sinon bonjour les nœuds ! Il se rinça ensuite, les pensées ailleurs, se demandant comment il allait sortir de ce pétrin. Asher se leva ensuite, de l'eau dégoulinant sur son corps puis enroula son bassin d'une serviette douce. Il sortit de la baignoire et entreprit de se sécher puis il s'empara d'un peigne qu'il fit passer dans ses cheveux. Les nœuds se défaisait au fur et à mesure qu'il le faisait coulisser. Quelques fois cela tiraient et dans ces moments là, le jeune homme esquissait une fine grimace. Il arrivait même que la vieille domestique entre dans la salle de bain pour l'aider à discipliner ses cheveux, cela lui rappelait ses filles dont elle coiffait leur tignasse blonde.
Enlevant sa serviette, il la plia et la posa sur le meuble avant d'enfiler ses affaires. Il arborait désormais un pantalon sombre, accompagné d'une chemise à dentelles tirant vers les bleus nuit. Ses mains se faufilèrent dans ses cheveux mouillés pour les attacher en une queue de cheval basse ornée d'un ruban noir. Tout était soigneusement enveloppé autour de son corps, aucun pli, rien ne venait gâcher le magnifique spectacle qu'offrait le maître des lieux.

Sa main se referma autour de la poignet de la demeure des Rosebury. Il descendit les marches en colimaçons avant d'arriver dans le jardin. Ses bottes crissaient sur le gravier et finalement il arriva devant un somptueux portail. Asher l'ouvrit doucement pour éviter de le faire grincer et le referma. Il avait prévenu Eléanore qu'il sortait, son assassin avait déjà fait des siennes il n'y avait pas très longtemps, aucun risque pour qu'il revienne. Enfin presque aucun...
Le jeune homme soupira un instant avant de reprendre sa marche. Il n'avait pas prit de veste, simplement son foulard qu'il avait enroulé délicatement autour de son cou. Il se promenait alors dans les ruelles de la capitale, le menton enfouit dans le tissus délicieux. Ses mains étaient recouvertes de fins gants de soie. Ainsi il déambulait simplement pour prendre l'air, il ne savait que penser et faire. Il ne pouvait plus approcher les jeunes filles et parler avec quelques personnes lui étaient presque impossible. Il songea un instant à retourner à l'Abondance mais son manque de courage lui fit rebrousser chemin et finalement il se promena à Trafalgar Square. Finalement il enleva un de ses gants et fit promener ses doigts dans l'eau douce et glacée de l'immense fontaine. Soudain, il entendit un petit rire cristallin dans son dos et lorsqu'il se retourna pour voir qui osait se moquer de lui il se trouva nez à nez avec une jeune bourgeoise. Il lui sourit d'une manière aimable avant de s'incliner devant elle et de lui baiser la main, puis sans d'autre concession pour éviter qu'elle ne le suive, il se retourna et s'en alla à petits pas prétextant que son travail n'attendait que lui pour être fait.
Offensée qu'on lui porte si peu d’intérêt, elle ne chercha pas à le suivre et soulagea donc le cœur du jeune homme. Il n'aimait pas agir de la sorte mais si c'était pour le bien d'une vie alors il était prêt à tout !


Marchant sans réel but précis, il atterrit dans une ruelle assez sombre lui faisant penser à un dédale. Où était-il encore tombé ? N'aurait-il pas dû faire un peu attention au lieu de rêvasser comme un gamin ? Bien sûr que si, mais que voulez-vous, Asher est quelqu'un du genre à s'évader assez rapidement dans ses pensées. Cela peut être une qualité mais aussi un défauts, à vous de choisir.
Remontant son foulard pour respirer de l'air chaud, il soupira un instant avant de poser sa main sur son katana. Il papillonna des yeux, le sol étrangement proche de son nez. Il commença alors à paniquer. Comment avait-il fait pour se retrouver ainsi allongé au sol ? Les battements de son cœur s'affolèrent tandis que petit à petit une douleur immense envahit sa tête. Il se mordit les lèvres pour tenter de rester conscient mais c'était déjà peine perdu. Asher ne pouvait plus bouger, il tait comme paralysé. Les petits cailloux jonchant le sol s'incrustèrent dans ses joues. Pas beaucoup mais assez pour y laisser des marques pendant quelques minutes. Le sol entama alors une valse endiablé, tournant et virant faisant quelques fois d'immenses pas à la vertical si bien que le jeune homme ressentit le besoin de s'accrocher.
Des tâches sombres envahirent alors ses beaux yeux gris. Il avait désormais du mal à y voir correctement, sans compter que sa vision se troublait à chaque mouvement de ses prunelles. Le bourgeois tenta alors d'élargir son champs de vision qui se résumait au sol. Il ne vit rien ni personne et pourtant il le pressentait. Il avait arriver...

Sa main avait lâché lamentablement son katana. Puis le souffle lui manqua. Porter ses doigts à sa gorge aurait été un geste inutile et essoufflant. Un gémissement de douleur s'échappa de sa gorge et sans s'en rendre compte il se retrouva sur le dos, ses yeux plongés dans la clarté des cieux. Et s'il mourrait là, maintenant, tout de suite ? Qu'arriverait-il à ses domestiques et en particulier à Eléanore ? C'est à ce moment qu'il se rendit compte d'une chose, cette femme comblait sa vie, il l'aimait assez pour désirer la protéger de jours en jours. S'il lui arrivait un quelconque malheur il en mourrait. Son cœur ne tiendrait pas, sa vie ne se raccrochait qu'à elle. Non pas parce qu'il l'aimait comme un homme aime ou désire une femme, mais parce qu'elle avait besoin de lui. Il éprouvait de puissants sentiments à son égard mais pouvons-nous appeler ça de l'amour ? Il rejetait cette idée, il ne voulait pas l'aimer du moins, il ne le fallait pas !
Ses pensées s'embrouillèrent alors et un seul murmure franchit ses lèvres :


- Eléanore...

Ses paupières s'alourdirent brusquement puis il plongea dans un des sommeils les plus profond, celui de l'inconscience et de la peur. Le corps de l'homme se redressa alors soudainement tel un mort-vivant. Plus rien en lui ne paraissait luire. Quiconque serait passé l'aurait prit pour un défunt. Et pourtant ses yeux s'ouvrirent. Des perles grises scrutèrent l'horizon. Un rictus puis un petit sourire sournois apparut à la commissure de ses lèvres rosées. Il passa une main sur son visage et posa un doigts sur sa bouche. Puis reposant sa main au sol, il prit appui et se releva péniblement. Même si le nouvel esprit avait la forme, son corps quant à lui restait faible. Il maudit le détenteur de cette enveloppe corporelle avant de s'appuyer contre le mur, rejetant la tête en arrière le temps que sa vision se stabilise.

- Bon, maintenant mon cœur, nous allons jouer...
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Asher Rosebury
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Emploi/loisirs : Pianiste/Enquêteur sur des meurtres qu'il a commis lui même inconsciemment...
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MessageSujet: Re: La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer [Asher] [16/03/42] Jeu 15 Mai - 20:47

Un sourire étincelant... cela contrastait avec son âme. Ce regard étrange qui surveillait l'horizon comme pour dominer le monde. Qui l'aurait cru ? Lui un si gentil bourgeois peut-être un peu égocentrique mais si bon envers ses proches, qui aurait pu savoir que cet homme serait l'Enfer à lui tout seul ? Toutes ces questions qui s'emmêlaient dans l'esprit des jeunes femmes qu'il rencontrait Asher n'osait se les poser lui-même, car oui il avait peur. Il ne savait pas. Pas encore. Il ne connaissait pas la vérité et il n'était certainement pas prêt à l'entendre. Le jeune homme ne le supporterait pas, cette vie était une chienne avec lui. Pourquoi être si mauvaise, si satanique envers cet ancien soldat ? Qu'avait-il fait au bon dieu pour mériter pareille sentence ? A qui devait-il remercier cet Enfer incessant?Que devait-il faire pour se sortir de tous ses problèmes ? Une chose était sûr, son autre, lui, semblait parfaitement décidé à le voir mourir de souffrance... Ou bien voulait-il contrôler son corps et faire de lui sa marionnette ? Pratiquer la torture sur son propre être frôlait le masochisme et Asher ne pouvait le nier. Au contraire, il semblait tout particulièrement aimer cette détresse incessante dans le cœur de son autre. Le sentir souffrir, cette petite parcelle de délicatesse en lui qui se brisait à chaque prise de conscience d'un meurtre. Ce stress qui ne cessait de comprimer ce corps, cette épave pourtant si belle et si jeune. Cette enveloppe corporelle qui contenait deux êtres à la fois ou du moins une âme partagée. Comment en pas crier ? Comment ne pas pleurer ? Comment résister ? La tentation de le surprendre à chaque coin de rue était si forte que son double s'en délectait. Mais alors pourquoi le faire souffrir ? Peut-être pour le détruire suffisamment afin de prendre possession entièrement de son corps. Cet être simplement crée par ce qu'il était déjà faisait ressortir en lui les défauts qu'il n'avait pas. Il n'aurait jamais dû avoir ce désir de retrouver son apparence, sa stupidité n'avait d'égale que sa beauté. Mais comment aurait-il su qu'une puissante magie noire s'emparerait de son corps pour le faire peu à peu mourir de souffrance ? Il tuait... pour être quelqu'un.

Sa main passa délicatement sur sa joue comme si quelque chose le dérangeait. Là sa peau était granulée, évidemment, il s'était retrouvé face contre terre sans pouvoir se retenir dignement. Dans un certains sens il avait été pitoyable... Comme toujours, mais sa seconde personnalité le savait bien et tentait de palier à sa stupidité débordante. Il fallait en réalité le discipliner, il était aussi doux qu'un agneaux et fragile que le verre. Comment un homme pouvait-il vivre ainsi toute sa vie ? La moitié de son âme se le demandait franchement. Mais n'était-ce pas elle qui faisait ressortir en lui tous ces petits défauts qui parcellaient son âme ? C'était sa seule désolation, cohabiter avec un être pareil... Mais bientôt il prendrait possession de ce bien corporel... Oui cela lui appartiendra entièrement, une fois qu'il sera au bout du rouleau, ne tenant qu'à un fil comme l'humanité. Il lui suffirait de le couper pour qu'il s'écroule, de fatigue, de détresse, de souffrance et de tristesse. Mais le bougre semblait résister aux supplices de son bourreau, sa détermination d'en finir semblait encore plus forte que son désir de lâcher prise !
Un sourire satanique aux lèvres, le jeune homme fit un pas, puis encore un autre. Les rayons du soleil s'infiltraient dans sa chevelure... Ses doigts frôlèrent le ruban qui décorait ses cheveux avant de lâcher un petit rire. Que son double était coquet ! Pourquoi faire tant de manières ? Sale Bourgeois... cette soie si dure à obtenir trônait dans son ancienne blondeur, le sublimant... On l'aurait presque pris pour un aristocrate... Seulement il ne l'était pas et ne le sera jamais. Mais les choses changeront bientôt... Comment réagira le peuple londonien lorsqu'il découvrira qu'un autre malfrats de la capitale tentera de s'emparer du pouvoir par la Terreur ? Oui, un jour il y arrivera, les morts qu'il relèvera resteront debout et ne s'écrouleront pas tels les misérables insectes qu'ils avaient été dans leur vie. Il se dresseront fièrement devant leur maître absolument, le jeune Rosebury et obéiront à ses ordres même les plus pervers de l'humanité. Il s'attaqueront alors au Scotland Yard, un peu de torture ne pouvait pas leur faire de mal... Puis ils rassembleront des alliés, es vampires ? Des hommes prêts à prendre le pouvoir par la force ? Cette secte sera la sienne et il renversa la Couronne... Il ne se contentera pas seulement de l'Angleterre, oh non ! Il avait bien d'autres idées en têtes... Pourquoi ne pas tenter de dominer le monde ? Ce désir insatiable de pouvoir l'obsédait à un tel point qu'il ne s'en rendait plus compte. Ah ! Si seulement le bon Asher savait ce qu'il se tramait dans son esprit... Il n'aurait jamais tenté saine vaine tentative de sauvetage envers son honneur et sa beauté...

Ses pas résonnaient dans la rue lugubre dans laquelle il se trouvait. Même sa seconde facette cherchait le pourquoi du comment il en était arrivé à là, ce n'était pas dans ses habitudes de traîner dans des quartiers aussi sombres ! Qu'avait-il eu en tête à ce moment là ? Il n'était plus un gamin pour avoir la tête dans les nuages et se montrer aussi insouciant ! Voir un bourgeois dans un pareil endroit pouvait faire peur. Son état de lucidité mais aussi de psychose était absolument terrifiant. Quiconque l'aurait croisé ne se serait pas attardé à ses côtés pour le reste de la journée. Il ne semblait plus lui-même, le bon avait été remplacé par le mauvais. Ses yeux gris s'était éclaircis légèrement perçant un peu plus vers les bleus qu'à l'ordinaire. Dans les quelques secondes qui suivirent ses pensées, un jeune garçon déboula dans le rue en sautillant son béret sur la tête. Ses cheveux parsemés d'or encadraient délicatement son visage. Ses petites joues enfantines étaient barbouillées d'un noir si ardent qu'il faisait penser à du charbon. Il ne devait certainement pas connaître ce qu'était la vie en société... Ses vêtements à moitié déchirés paraissaient suffisamment âgés pour montrer au jeune homme que le gamin devait tout de même en prendre soin. Un peu trop petits pour sa taille, l'enfant ne s'en préoccupait pas, il travaillait, pour lui, pour sa famille, pour pouvoir vivre. Sa peau rosée contrastait avec la saleté de ses mains mais là encore ce n'était pas sa faute. Les bains devaient lui être totalement inconnu. Cette univers de richesse devait certainement le faire rêver plus que nature mais il le savait... il n'aura jamais la vie d'un bourgeois. Jamais. Asher sourit. Il n'avait jamais vécu cette vie, il ne pouvait savoir ce qu'était de travailler à un si jeune âge pour ses parents ou bien... Vivait-il seul ? Il portait dans ses bras des paquets de journaux. Sa petite voix fluette résonnait dans les rues de l'ombre tel le cri strident d'un enfant, après tout c'était ce qu'il était ! Il répétait inlassablement la même chose, une seule et unique phrase qui mettait la puce à l'oreille d'Asher :


- Ravellow traîne encore dans les rues ! L'aristo s'enfuit de la Tour ! Le Yard sous pression !

Il se dirigea vers le jeune homme et lui tendit un journal, le bougre le lui arracha presque des mains. Sa démarche sautillante et ses petites mains frénétiques l'agaçaient au plus haut points. Son autre lui n'aimait pas les enfants, ils ressemblaient trop à Asher, à cette bonne facette qui lui pourrissait délicatement la vie l'empêchant de mener à bien ses projets personnels. Et ce Brandy ? Que fallait-il faire de lui ? Il allait lui mettre les bâtons dans les roues, de ça il en était presque sûr. Il ne ressemblait pas à un barman ordinaire. Sa façon d'être, sa manière de réagir il ne l'aimait pas du tout. Il risquait de lui poser problème dans l'avenir. Se débarrasser de cette énergumène serait donc le mieux. Après tout, le monde ne s'arrêtera pas de tourner à cause du décès d'un insecte pareil. Ce perturbateur allait être éliminé, rayé de son champs de vision. Oui il allait mourir... Il en était de même pour sa jolie serveuse. Elle ne verrait plus la vie de la même manière. Mais tout d'abord... Laissons les se rapprocher doucement. Asher s'attachait à cette humaine. Très bien ! Elle aussi allait le payer de sa vie ! Tout ceci pour gagner la souffrance d'Asher. Mais il ne la tuerait pas maintenant... Un peu de patience je vous prie.
Le garçon ne devait pas voir plus de dix ans et déjà il s'exprimait comme un homme, tentant de vendre inlassablement ce qui lui servait de gagne pain dans la vie. Voyant que le bourgeois était intéressait par les nouvelles qu'il lui apportait il lui demanda :


- Une pièce pour mes services mon doux seigneur ?

Asher arqua un sourcil avant de lâcher un petit rire cynique. Mais pour qui se prenait-il à la fin ? Ne voyait-il pas qu'il avait affaire avec un fou, un dérangé, un homme bien mieux dans un asile que lâché en liberté dans les rues de Londres. Il lui intima l'ordre de rester avec lui avant de regarder la première page du journal. « LE TRAÎTRE EN FUITE ! Ravellow court toujours. La Tour de Londres éventrée ! ». c'était une nouvelle tout à fait intéressante, ainsi donc ils l'avaient arrêtés avant qu'il se s'enfuit de la prison bien gardée de la Capitale ? Il n'avait pas été au courant de ces petites choses. Il se rattraperait la prochaine fois. Cet Aristocrate causait des tords au Comte Keïsuke et Asher le savait bien. A moins ce qu'il s'agissait d'un complot contre le bougre ? Il avait été riche, de ça il en était sûr, peut-être que sa fortune intéressait les hommes d'affaires de Londres. Et puis cet affaire du théâtre, n'était-elle pas étrange après tout ? Il n'avait pas réellement d'opinion précise pour cette affaire, cela ne le regardait pas et il ne voulait pas s'en mêlait après tout, il n'aimait pas fourrer son nez dans les affaires des autres. Cependant, le fou semblait se réjouir de la une des journaux. Le Yard ne s'occuperait pas des meurtres qu'il avait commis, non il se concentrerait plutôt sur la fuite de l'aristocrate déchu ce qui était pour lui une assez bonne nouvelle. On oubliait ses méfait et on se concentrait plus sur des broutilles inutiles. Décidément, il n'y avait aucune justice dans ce monde et pas un pour rattraper l'autre. Il s'était lui-même de ne pas s'être encore fait attrapé. Il n'en avait pas peur.
C'était à ce moment là qu'une idée germa dans son esprit. C'était le moment où jamais de causer des problèmes à la société. Les forces de l'ordre étaient en pleine faiblesse, cela lui serait bien simple de leur causer encore plus de tords...

- Tiens, prends ça et va t-en !

Il lui jeta alors d'un coup une petite pièce ne valant pas grand chose mais faisant sourire le garnement.  Même si cela n'était rien il venait d'être payé. Cela ne l'avancera pas à grand chose dans la vie. L'enfant se précipitait alors sur la pièce et la glissa sous ses dents pour en vérifier l'authenticité. Une fois que ce fut fait, il déguerpit à vive allure, tenant les journaux dans ses mains et les maintenant au-dessus de sa tête. Il hurlait toujours les petites nouvelles d'un air assez joyeux. Dos au gamin, le jeune homme avait tourné les talons et marchait à présent vers un bar. Le bon Asher ne buvait jamais mais son autre facette était comme une autre personne. Il aimait jouer aux jeux, mais ne se rendait jamais ivre au point de ne plus aligner deux mots dans une phrase. Il savait se montrer digne et respectable... quoique assez tricheur et mauvais joueur. Un seul mot de travers et son adversaire se retrouvait un poing en pleine face sans comprendre ce qui lui arrivait exactement.

Le bourge s'arrêta devant une grande bâtisse et y poussa la porte. La fête était au rendez-vous dans ce bâtiment. Des rires gras lui parvenaient aux oreilles tandis que quelques petites voix féminines faisaient mine de s'extasier devant la beauté des clients, qui à vrai dire ne ressemblaient pas à grand chose. Il s'agissait de petite vermine malpropre et d'une impolitesse sans précédent. Certains se retournèrent pour voir l'homme opposant qui venait d'entrer dans le bar. Sa main vint titiller son katana tandis qu'il s'approchait vers le bar. Il y demanda un verre d'alcool fort. Le barman eut une grimace sournoise le reconnaissant avant de lui servir sa boisson. Asher ne le remercia pas pour ses services et glissa une simple pièce sur le comptoir. Le regard que jeta le patron ressemblait fortement à celui du gamin qu'il avait croisé un peu plus tôt. Désespéré de ces manières enfantines, le jeune homme rejoignit quelques joueurs à une table un fin sourire aux lèvres. Un homme glissa son bras autour de sa chaise et voilà qu'il commençait à lui faire la conversation.


- T'veux jouer Asher ?

Le regard que lui lança le bourgeois en disait long sur ses intentions et sans plus attendre on lui distribua des cartes. Le jeune homme porta le verre à ses lèvres, après l'avoir préalablement essuyé avec une serviette de soie puis il les trempa dans le liquide doré. Il en but une gorgé, appréciant le goût fort qui s'asseyait sur sa langue. Bientôt elle serait pâteuse et la seule chose qui pourrait la faire redevenir comme avant serait de reprendre un verre, puis encore un autre, et encore un autre.
La partie débuta et les cartes en main le bourgeois observa les différents joueurs. Il les connaissait tous à l'exception de certaines catins qui les accompagnaient. Quoi de mieux pour gagner sa vie que de vendre son corps dans un bar connu de tous les badauds de la ville ? Un homme paraissant avoir atteint la trentaine déposa sur la table son jeu, observant chacun de ses adversaires d'un œil goguenard comme s'il avait déjà gagné la partie. De toute évidence, il semblait posséder de meilleurs cartes que tous les autres, avoir un as dans son jeu n'était pas très courant. Mais Asher semblait posséder bien mieux. Le sourire de Julian s'effaça lorsqu'il observa Asher :


- Tu n'joues pas ?

Celui-ci laissa s'échapper un petit rire avant de disposer les cinq cartes devant lui. A cet instant une jeune femme pas très gâtée par la nature s'approcha de lui et se mit à lui pétrir délicatement les épaules. Il disposait d'un Joker et d'un As, ce qui gagnait à coup sûr le seul et unique as de la partie du bougre. Le visage de Julian se décomposa littéralement, il pensait avoir gagné... Tous les jetons furent remis à Asher et le voilà qui continuait à jouer, enchaînant sur quelques parties, usant quelques fois de sa lucidité certaine pour tromper les autres joueurs et gagner tous les gains. A vrai dire, gagner de l'argent lui importait peu, il voulait simplement se divertir l'esprit. La blonde s'était alors installée sur ses genoux le trouvant peut-être plus à son goûts que les autres badauds qui peuplaient le bar. Leurs regards goguenard et vitreux ainsi que leur franc parlé indiquait clairement qu'il avait ingéré pas mal d'alcool sans compter le fait qu'ils venaient s'abreuver en bêtise tous les jours non stop. Ce sont ces gens-là qui avaient une vie très courte en plus d'être pauvre. La misère était telle qu'il leur fallait se changer les idées pour s'évader dans un autre monde. Quitte à tromper leur femme respective.
Déclarant qu'il en avait marre de s'amuser, il se leva et entraîna la jeune femme avec lui. Tous les clients du bar semblaient déjà ivres et le barman ne paraissait pas non plus sobre. Brandy était décidément le seul barman qu'il avait rencontré et qui s'interdisait de boire. De toutes façons, les seuls qu'il fréquentait n'étaient pas des plus recommandables me diriez vous...
Son bras se glissa dans le dos de la jeune catin avant de lui glisser un baiser un creux du cou. Celle-ci roucoulait presque de plaisir. Ils montèrent alors à l'étage, les personnes à moitié soûles ne faisant guère attention à ce qu'il se passait.


******

Debout devant le lit, le jeune homme renfilait sa chemise. La jeune femme devant lui semblait apeurée, il y avait de quoi quand on voyait sa position assez faible. Nu dans les draps cafardeux, elle se retrouvait les poignets liés aux barreaux du lit, le corps bleuté, un baluchon dans la bouche. Elle ne pouvait ni hurler, ni bouger, alors se débattre pour tenter de passer outre ses coups « affectueux » elle avait un peu beaucoup de mal. Asher savait que si sa moitié prenait connaissance du massacre il en serait profondément choqué et n'oserait plus sortir de chez lui. Jensenn observait son tortionnaire qui avait déjà profité d'elle un peu plus tôt dans la journée. Elle se rappellait leurs ébats sans pour autant avoir eu peur de lui. Elle ne faisaitq ue son travail après tout et il fallait bien l'avouer que ce n'était pas du tout un métier dérangeant pour elle. Mais l'instant avait dérapé, pourquoi ? D'où sortait-il ses tendances masochistes puis tortionnaire ? Décidément elle avait en face de lui un étrange jeune homme qui s'amusait en lui faisant du mal. Il semblait réellement y prendre plaisir et ses petits murmures paraissaient étrangement dirigés à lui. Pourquoi se parlait-il tout seul en s'appelant « mon cher Asher » ? Elle savait qu'elle n'en ressortirait pas vivante et pendant qu'il faisait ses affaires sur son corps, la frappant, elle priait intérieurement. Depuis toute petite on lui disait qu'il n'y avait pas besoins d'église ni de prêtre pour se confesser à Dieux, il suffisait simplement de le vouloir, de le désirer au fond de soi-même. Elle lui demandait alors le pardon pour ses péchés, sachant parfaitement qu'elle n'avait pas une auréole au-dessus de la tête. Peut-être partirait-elle en Enfer pour sa luxure ? De fines larmes s'écoulaient le long de ses joues. Elle avait mal, si mal. Tous ses membres étaient endoloris et les cordes qui l'attachaient au lit lui sciaient la peau. Elle aurait voulu crier, hurler, le maudire, lui et sa fourberie ! Mais elle ne pouvait rien y faire... Il la tenait entre ses griffes acérées tel un aigle qui venait de capturer sa proie. Il se rapprocha d'elle et lui déposa un baiser sur la joue. Elle secoua la tête tentant de défaire les liens mais aussitôt il lui attrapa le menton et lui colla sa main contre la joue. Il lâcha un petit rire avant de prendre sa dague :

- Allons donc ma chère, n'ayez pas peur, vous verrez la mort est bien plus douce que la vie...

Il fit glisser sa lame le long de son corps nu avant de planter lentement et délicatement la lame dans sa poitrine. Du sang poisseux s'écoulaient le long de son corps, tachant ainsi la lame de la dague. Les yeux de la pauvre victime s'écarquillèrent de surprise, de souffrance et de détresse. Son souffle s'accéléra tandis que son pouls ralentit. Il plongea l'arme alors entièrement dans son corps et sourit. Elle se vidait de son sang. Elle mourrait.
Un peu plus tôt avant de commencer la torture, il avait demandé à ce qu'un des serveurs du bar viennent les voir vers les coups de midi pour qu'ils puissent demander un quelconque breuvage. Il n'allait pas tarder à arriver.
Sa victime se mourrait et bientôt son petit cœur s'arrêta de battre, lentement doucement, tragiquement. Il se releva et ajusta le col de sa chemise s'étant préalablement essuyé les mains sur sa serviette de poche. Il n'y en avait pas beaucoup... Le serveur arriva alors. Quand on parlait du loup ! Il frappa à la porte et Asher lui signala alors qu'il pouvait entrer. Le temps qu'il réalise ce qu'il s'était passé il s'était retrouvé une dague plantée dans la poitrine. Une grimace éclaira son visage avant de sombrer à tous jamais dans les ténèbres profonds de la mort. Il fallait bien avouer qu'il était fort en lancé de dagues. Il ne s'était pas entraîné précédemment et à vrai dire la vrai conscience d'Asher ne savait pas comment en lancer une correctement sans risquer de se blesser ou bien de rater sa cible. Deux décès aujourd'hui. Deux innocents ont péri. Une jeune prostituée et un serveur. Les deux une dague plantée dans la poitrine. Le jeune homme avait alors disposé les corps de telle sorte que l'on prenne pour coupable le serveur. Après tout, sait-on jamais, peut-être avait-il bu ? Des excès de folie peuvent parfois mener loin très loin. Ainsi personne ne soupçonnerait le jeune bourgeois qui s'évadait déjà par la fenêtre. C'était l'heure, il était temps qu'il rentre chez lui, le collier de la péripatéticienne dans la poche de sa veste comme pour garder un souvenir de leur moment passé ensemble ~


[HRP/ Fin du rp, Suite à "Comme un air de déjà vu" avec la Lady Carthew Wink /HRP]
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La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer [Asher] [16/03/42]

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