L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42]

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Swan Carthew
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MessageSujet: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Jeu 29 Mai - 14:49

La jeune femme déambulait dans les docks jouant nerveusement avec son couteau ensanglanté. Quelques minutes avant des marins l’avaient abordé et ils ont commencé à être insistant, même trop insistant et la jeune fille à due s’en débarrassé de manière plutôt radicale. Elle finit par arriver devant le bar . C’était dans ce lieu qu’elle s’était réfugiée le soir après l’enterrement de ses parents. Quelle horrible semaine cela avait été, elle avait tout perdu cette semaine là. Elle souffrait toujours de la mort de ses amis mais elle avait tourné la page et essayait de vivre.
La jeune femme avait à nouveau passé une journée assommante à écouter les conversations futiles et sans aucun intérêt de ses sois disant amies qui l’avaient traîné jusqu’à Harrod’s puis à Hyde Park où elles avaient fait une ballade en barque sur le lac tout en se faisant courtiser par de jeunes Lords. Swan grimaça en se remémorant sa journée et se dit que sa vie nocturne était décidément bien plus excitante. Elle entra dans le bar à l’air saturé de tabac et se dirigea vers le comptoirs de bois. Swan affectionnait ce lieu qui sentait le rhume et le tabac où les gens n’étaient ni futiles ni maniérés, mais juste eux même. Elles avaient déjà participé à quelques bagarres et avait due le lendemain camouflée les traces de coups qu’elle avait reçue pour éviter les questions gênantes. Elle s’assit à une table après avoir commandé une chope de bière. La jeune femme buvait son verre tout en jetant un observant la salle, il y avait bien sûre des marins, des filles de joies ainsi que des aristocrates souhaitant s’encanailler dans les dock lassé de leur vie sans couleurs tout comme elle, mais il n’y avait aucune femme de noblesse parmi eux. Elle remarqua alors un homme assis dans le coin de la salle, on voyait que ce n’était pas un marin, mais il avait tout de même un maintien un peu militaire. Le jeune homme était vêtu d’une chemise blanche et d’un manteau noir au boutons d’argents qui semblait un peu usé. Ses doigts fins et gantés tapotaient sur son verre comme si il attendait quelqu’un qui était en retard. Swan détourna son regard du jeune homme et se concentra sur la musique que jouait un un marin avec son harmonica. La jeune femme jouait elle même de la musique et elle appréciait en écouter de temps à autre surtout ces airs joyeux que jouaient les marins.
Son regard se tourna à nouveau vers le jeune homme, il lui rappelait quelqu’un, quelqu’un qu’elle avait déjà vu. Vu ici dans ce bar il y a quelques années. C’était lui, l’homme qui avait succédé à Leigh dans son cœur, mais il avait aussi fini par disparaître et elle ne l’avait jamais revu avant ce soir là. Il était différent ses beaux et longs cheveux blond était maintenant d’un beau brun soyeux. Et ses yeux qu’elle avait tant aimé qui autrefois étaient aussi bleu que l’océan semblait maintenant gris. Que lui était-il arrivé ? Milles questions se bousculaient dans sa tête et elle hésitait à le rejoindre. Son envie de le revoir pris le dessus, elle se leva donc après avoir fini sa chope et se dirigea vers la table où il se trouvait. Elle s’assit devant lui sans explication, tout comme il l’avait fait quelques années au par-avant.
Elle retira le grand chapeau qui cachait son visage et le posa sur la table, souriant au jeune homme. Elle recommanda une bière qu’elle bue. Ils s’observaient toujours sans dire un mot, il ne la reconnaissait certainement pas. Swan finit par prendre la parole.


- Bonsoir, je suis ravie de vous revoir M. Rosebury. Comment vous portez vous ?


Elle prononça cette phrase avec une légère pointe d’ironie dans la voix. Il lui avait tant manqué, elle s’était tout de même vite consolée dans les bras d’un aventurier de passage mais son départ l’avait tout de même blessé. Elle finit sa bière attendant qu’il lui répond. L’inquiétude la prit, et si il ne souhaitait pas la revoir ? Peut être était il parti par sa faute même si elle ne voyait pas qu’elle impaire elle aurait pu commettre. Il leva enfin les yeux et le cœur de la jeune fille s’emballa.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Jeu 29 Mai - 21:18

[HRP/ Après "La volonté de s'en sortir, la souffrance d'échouer..." /HRP]

Désespéré ? C'était le moins qu'on puisse dire... Il ne se souvenait déjà plus de la soirée de la veille. Qu'avait-il donc fait ? Il s'était promené doucement dans les rues de Londres, il avait rejeté les avances d'une femme et après ? Que lui était-il arrivé ? Il ne s'en rappelait plus. Asher était au bord de la dépression nerveuse. Il lui en aurait fallu de peu pour qu'il se décide à nouveau à se jeter dans l'eau glacée du port. Et qu'était-il advenu de cette jeune femme aux traits fins et délicatement dessinés ? Avait-elle péri comme les autres ou bien était-elle encore en vie ? Au fond de lui il l'espérait profondément. Il en avait marre de toutes ces histoires incessantes, ses rêves troubles et terrifiants, ces jeunes femmes tuées par son assassin. Il ne pourrait le supporter plus longtemps... Mais il devrait alors l'aide d'une personne, en qui il avait déjà partiellement confiance, c'était un barman, oui, pas aussi jeune que lui mais il paraissait être un dur à cuire... Espérons que sa détermination soit égale à celle du bourgeois... Et encore, qui leur disait qu'ils allaient y arriver ? Rien était sûr, rien était certains et pourtant ils étaient tout deux convaincus (ou presque) qu'ils allaient lui faire la peau... Encore fallait-il trouver l'identité de ce fameux assassin qui n'était personne d'autre qu'Asher lui-même. Cela avait de quoi en faire devenir fou plus d'un !

Ainsi ne sachant où passer sa soirée paisiblement il fit à nouveau un tour au port... Ayant boutonné sa chemise blanche et sa veste jusqu'au torse, il était sûr et presque certain qu'il n'attraperait pas froid. En effet étant un ancien soldat frileux il arborait également un foulard de la couleur d'un albâtre ainsi qu'une paire de gants d'un blanc cassé. Il aimait ce toucher soyeux, soldat oui mais pas moins homme et riche bourgeois qui plus est !
Il aimait sa fortune et la haute société quoique les piaillements incessants des mauvaises femmes de la noblesse et de la haute bourgeoisie ainsi que les commentaires désagréables de certains hommes l'énervaient au plus haut point. Tout ceci le laissait plus que perplexe. Il ne supportait pas certaines personnes mais ne répliquait guère, il savait tenir sa langue et sourire en toute circonstance même si son interlocuteur aurait mérité son poing plus d'une fois dans la figure...
Il s'arrêta alors devant le Shoot&Boum, il avait envie d'y faire un tour, passer le bonjour à brandy, lui parler quelques instants, s'excuser encore une fois pour les désagréments de la dernière fois, prendre des nouvelles de Clarisse et lui sourire encore une fois comme pour lui dire « vous voyez notre dispute entre hommes est terminée, il n'y a rien à craindre ». Mais il n'y alla pas, il se contenta simplement d'observer. Admirer ce magnifique navire. Il aimait tant les bateaux ! Il devrait songer à s'en procurer un un jour ou l'autre, pour pouvoir partir, loin très loin, sans se soucier d'où était son criminel, ni s'il tuait des jeunes femmes. Puis, puisqu'il n'aurait plus aucune fréquentation en navigant sur les eaux, il n'y aurait peut-être plus de victimes ! Bien évidement... Il serait seul, la seule et unique personne qu'il pourrait assassiner serait sa propre personne. Bon, il ne faudrait pas longtemps pour que son autre côté s'empare de son corps et le fasse accoster lui et son équipage dans un port, n'importe lequel mais la terre ferme.

Il secoua la tête, le vent lui caressant doucement le visage et passa son chemin. Là il croisa plusieurs marins et observa les étalages de poissons. Ils étaient vraiment beaux, gros, charnus, en bref, parfait pour la cuisine, mais l'odeur y était insupportable, cela agressait beaucoup trop ses fines navires qui frétillaient. Il songeait à envoyer un de ses domestiques y prendre du bon poisson pour un jour faire un repas en compagnie de tous ses domestiques. Oui, un jour il leur dirait adieu à tous et il s'en irait, sans Eléanore parce qu'il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur. Il s'écarta des étalages, remontant d'une main son foulard pour qu'il vienne se placer devant son nez. Baissant la tête et respirant la chaleur du tissus délicat, il continua sa route, remontant les pavés, passant à coté de plusieurs diligences effrénées puis il finit par se retrouver en face de plusieurs grands bâtiments. Et pourquoi n'irait-il pas dans un bar ? Bien sûr il ne consommerait pas beaucoup d'alcool, peut-être juste une bière, juste de quoi se rendre un peu plus joyeux. Sa main gantée poussa alors la porte et la mélodie d'un harmonica vint caresser ses oreilles. Il ferma les yeux quelques secondes avant de continuer à marcher à l'intérieur de l'établissement public. Il sourit aimablement au barman avant de s'asseoir à une table. Il commanda alors un petit verre. Au final, il ne prendrait pas de la bière, il n'en avait pas envie, au lieu de cela il avait pris de l'alcool un peu plus fort mais efficace contre sa mélancolie perpétuelle. Il porta le verre à ses lèvres avant d'en boire une gorgée en fermant les yeux. Là, il observa les alentours, la pièce. Tout ce bruit le rendait presque malade mais il s'en fichait, il voulait oublier. Des catins s'affairaient auprès de beaux et jeunes hommes (ou pas), des marins prenaient un verre, il y en avait même un qui proclamait une tournée générale ce qui fit sourire Asher. Sa main se glissa alors à l'intérieur de la poche de sa veste. Il fronça les sourcils lorsqu'il sentit une chaîne glisser entre ses doigts. Il sortit sa main avec le collier dans sa paume. L'ouvrant doucement il écarquilla les yeux avant de replacer le médaillon dans sa poche. De qui venait-il ? D'une femme en toute l’occurrence... Pourtant il n'avait vu personne... A qui pouvait-il appartenir ?
Il se mordit la lèvre, se retenant de ne pas pleurer face à cette découverte lugubre qui signifiait la mort et il finit son verre d'un trait. Le liquide lui brûlait la gorge et les poumons mais il appréciait ce contact au final.

Tandis que ses mains pianotaient sur le bois sombre, ses pensées dérivèrent et il finit par apercevoir dans un coin de son esprit sa belle domestique, ancienne catin qui travaillait pour se nourrir. Il l'appréciait fortement, mais il devait éviter tout rapport trop proche avec elle. La vieille dame pourrait très bien s'occuper de lui pendant un petit moment, jusqu'à ce que les choses se calme, que la situation se stabilise... Il le fallait, il lui devait bien. Il ne devait rien lui arriver, absolument rien !
Il soupira quelques instants en jouant avec le verre sur la table. Il y eut un courant d'air puis la porte du bar se ferma. Il suffit de quelques minutes pour que le jeune homme entende des bruits de pas se diriger vers lui. Ils étaient légers... Presque féminins. Il resta plongé dans ses pensées en faisant glisser doucement une de ses mains à son katana. Il était prêt à dégainer s'il s'agissait de son agresseur ou bien d'un simple malpoli. Soudain cette personne s'assied en face de lui. Elle possédait des belles courbes, des longs cheveux noirs bouclés... Une poitrine. C'était une femme. Il tenta d'ignorer puis cette douce voix vint caresser ses oreilles. Il sembla écarquiller les yeux puis il releva la tête. Son cœur bondit dans sa poitrine, c'était elle. Autrefois il l'avait aimé. Sa poitrine se mit à lui brûler et son cœur se serra finalement, il esquissa légèrement un sourire. Celui-ci flottait sur ses lèvres telle une ombre. Il la scrutait intensivement s'empêchant d'aller lui baiser la main par politesse. Cela lui démangeait. Il finit par répondre d'un ton aimable quoique assez froid ce qui n'allait guère de paire avec son comportement habituel avec les femmes


- Mademoiselle Carthew, je ne pensais pas vous revoir un jour. Comme vous pouvez le constatez je me porte bien, puis-je vous retourner la question ?

Il l'observa toujours. Elle était toujours aussi magnifique qu'avant mais que faisait-elle dans un bar aussi laid que celui-ci ? C'était beaucoup trop dangereux pour une femme... Il ne fallait pas qu'elle reste. Surtout qu'à chaque fois qu'il l'apercevait son cœur battait la chamade, son assassin se douterait de quelque chose c'en était presque certains, du moment qu'elle ne l'ennuie pas trop longtemps ou qu'elle ne s'assied pas sur ses genoux, tout devrait bien se passer.
Ses beaux yeux vairons... Il les reconnaîtrait parmi tous, il les avait tant dévorés du regard... Pourquoi était-elle à nouveau devant lui? Dans ce même bar? Que voulait-elle? Pourquoi désirer le revoir? Et pourquoi lui n'était-il pas parti? Tout ceci devenait compliqué, beaucoup trop compliqué aux yeux du jeune homme, il fallait qu'elle s'en aille, il voulait la voir mais désirait pas dessus tout la savoir en vie, saine et sauve. Peut-être que la prochaine qu'il la reverrait elle serait pendue au bras d'un jeune homme. Peut-être...
Elle lui rappelait beaucoup trop de souvenirs pour son petit coeur. Une amante... Un amour partagé. Des baisers amoureux... Combien de fois lui avait-il murmuré au creux de l'oreille des mots tendres et doux? Il ne saurait les compter mais il n'avait pu tenir ses promesses parce qu'il était parti. Il avait désiré voyagé, mais il comptait revenir! Simplement après son accident... Il n'avait osé se représenter à nouveau à elle et ensuite? Les meurtres avaient commencé et il ne l'avait plus revue...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Jeu 29 Mai - 22:48

En entendant le son de sa voix suave  elle frémit. Ô combien de soirs ils avaient passé à se raconter des histoires sombres, à exprimer leur passion. Ô comme ils s’étaient aimé, mais tout cela c’était finit par son départ précipité et imprévu. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de le fixer de ses étranges yeux. Elle le trouvait toujours aussi beau, elle reconnaissait ses traits mais sa beauté n’était plus la même. Elle était devenue sombre, dangereuse et mystérieuse ce qui le rendait par bien des égards encore plus attirant qu’il ne l’était au par-avant aux yeux de la belle brune. Swan lui en voulait de l’avoir abandonné sans aucune explication mais elle était en même temps si heureuse que sa colère finit bientôt par disparaître mais la rancœur commença à gagner le cœur de la jeune femme.

- Je me porte fort bien, bien mieux que le jour où vous n’êtes pas venu à notre rendez vous, Asher. Mais dîtes moi que vous est-il arrivé ? Contez moi les merveilleuses aventures que vous avez du vivre.

* Sans moi * ne pu s’empêcher de penser la jeune Lady. Ils s’étaient promis de partir ensemble mais il avait du partir seul, la laissant l’attendre sur le port. Elle avait attendue de longues heures, mais jamais il ne se présenta et Swan ne le revit plus avant cette nuit là. Swan commanda pour la troisième fois de la soirée un verre mais cette fois ci elle opta pour quelques choses de plus fort. Et ainsi détendue Swan sortit sa pipe qu’elle alluma sans se soucier de quelconques convenances. La jeune femme s’affala sur sa chaise laissant sa tête partir en arrière se remémorant les sublimes moments qu’ils avaient passé ensembles. Leur relation lui avait semblé parfaite, la journée ils jouaient de la musique ensemble et la nuit ils assouvissaient leurs besoins physique puis se racontaient des histoires abracadabrante sur les futurs aventures qu’ils vivraient ensemble, sur quel bateau ils navigueraient sur les sept mers. Mais Asher ne leur avait pas laissé la possibilité de réaliser leurs rêves les plus fou. Elle tira sur sa pipe laissant les volutes de fumée s’élever vers le plafond de bois sombres. Elle se sentit envahi d’une étrange mélancolie, elle n’y avait pas pensé depuis plusieurs années, pour se protéger certainement. Elle se rassit normalement et le regarda, retenant les larmes qui menaçaient de couler pour une raison qu’elle ignorait. Elle se leva contournant la table de sa démarche féline et se retrouva à ses côté, la jeune femme se pencha vers lui et lui susurra 

- Pourquoi m’avoir abandonné Asher ?

Elle fit mine de retourner à sa place mais se ravisant elle planta un baiser brûlant sur ses lèvres. Le contacte de ses lèvres, si douce lui avait manquée, mais elle savait qu’elle n’aurait pas du faire ça. Elle avait senti une chose étrange en l’embrassant, quelque chose de sombre. C’était en effet complexe à expliquer mais elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils se demandant ce qui lui était arrivé. Elle se rassit et bu rapidement son verre mais hélas en reculant sa chaise elle percuta un marin qui devait avoir déjà bien taquiné la bouteille. Il se retourna et lui mit un solide coup de poing qui la cueilli à l’estomac l’envoyant s’écraser contre le mur. Elle se releva péniblement et ne pu s’empêcher de lui envoyer son pied dans la figure lui cassant son nez. Cela ne devait pas être la première fois qu’on lui cassait mais le sang coula à flot, éclaboussant Swan. Elle se mit à rire aux éclat, tout aussi ivre que l’homme qui était à genoux se tenant le nez de ses mains calleuses. Elle voulu reculer mais trébucha et elle se retrouva sur le beau jeune homme. Heureusement pour lui que c’était elle qui était tombé sur lui et non l’homme au nez cassé.
Elle se retourna haletante et remarqua qu’elle ne se trouvait qu’a quelques centimètre du visage d’Asher mais elle décida de relever sagement et s’excusa de s’être servi de lui comme un vulgaire martela. Pendant ce temps l’homme qu’elle avait frappé la regardait les mains plein de sang et le regard plein de haine mais finalement il se détourna et se rassit sous les rires de ses amis. La jeune femme redressa sa chaise et se rassit observant Asher.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 0:58

Elle était pourtant là, encore une fois... Devant lui, assise dans le même bar à la même table... Elle avait débarqué comme il l'avait fait quelques années plus tôt. Et elle lui parlait, du moins elle avait daigné lui adresser la parole pour la première fois depuis tant d'années ! Du moins, tant d'années pour de simples mortels. Pourquoi était-elle venue ? Que voulait-elle au juste ? Attirer l'assassin vers elle ? Il n'osait s'imaginer comment il pourrait la retrouver... morte... Noyée ? Étendue sur un lit ? Le sien ? Charcutée ? Égorgée ? Balafrée ? Brûlée ? Découpée ? Toutes ces possibilités de morts ou du moins d’assassinat se bousculèrent dans son esprit... Il ne fallait pas qu'il lui arrive du mal et pourtant sa présence la mettait en danger. Soit elle devait partir, soit Asher mettrait fin à la discussion et s'en irait à son tour pour éviter un quelconque problème. Il aurait tant aimé lui expliquer la situation délicate dans laquelle il se trouvait mais il ne pouvait pas. Elle le prendrait pour un fou, ce qui était à peu près le cas.
Et lui, il se demandait bien pourquoi il était entré dans ce bar. Tout simplement pour tenter d'oublier peut-être, mettre sa vie lugubre de côté quelques instants. Il ne supportait plus toute cette mascarade c'en était trop, il fallait que cela cesse ! Ses envies, ses désirs, tout absolument tout se mettait contre eux ! Il ne pouvait plus rien faire sans la crainte, ce sentiment, cette émotion pétrifiante qui nous empêche d'avancer. Il en avait marre ! Combien de fois avait-il songé au suicide ? Plus d'une dizaine ! Et pourtant il n'avait osé franchir le pas... Tout ceci à cause de la crainte, lui qui croyait que sa détermination était encore plus forte que tous les autres sentiments. Il se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.

Mais il la voyait toujours, il ne rêvait pas, elle était belle et bien là, devant lui. Elle lui posait des questions tout aussi étranges les unes que les autres, comment ça un rendez-vous ? D'où sortait-il celui-là ? De son imagination non ? Il ne lui avait pas donné de rendez vous et jamais il ne l'aurait faite attendre. Vraiment ? Elle voulait donc découvrir ses merveilleuses aventures, mais savait-elle réellement ce qu'il avait vécu ? Un pire cauchemars, un monstre sans fin. Une suite de péripéties qui s'acharnait contre son sort dont il ne pouvait fuir ou même s'échapper. Il était fichu et il ne savait plus comment faire. De plus il doutait de pouvoir tout lui expliquer, mais il désirait qu'elle sache qu'il ne l'avait pas laissé en plan en vain, il avait eu cette raison indéfinissable qui le contrôlait depuis plusieurs années. Malheureusement ne pas voir son amante lui avait causé de terribles tords et son amour pour les femmes l'avait poussé à profiter de la vie même pendant la présence d'un tueur en série à ses côtés.
Il balaya ses questions d'un geste de la main, tentant de se montrer aussi froid et distant que possible. Sa pointe d'indifférence à ses propos pouvait presque fâcher mais il en était ainsi, il ne voulait pas la revoir, du moins, jusqu'à ce que la situation aille mieux. Il répondit alors sur un ton neutre :


- Mes aventures n'ont pas été aussi merveilleuses que vous le pensez, Mademoiselle.

Il arqua légèrement un sourcil presque pour appuyer ses dires avant de continuer de la fixer, regrettant d'avoir déjà fini son verre. Il avait ignorer son autre question, il ne lui conterait pas ses fameuses aventures, du moins pas pour le moment. Il le fit tourner dans sa main et demanda  à ce qu'on le resserve. Une fois le liquide mordoré à nouveau entre le cristal il l'observa quelques instants avant d'y plonger à nouveau ses lèvres. Cela lui faisait tant de bien, il désirait oublier tout, oui vraiment tout. Mais il ne pouvait pas... Au lieu de cela il se remémorait à la perfection les cadavres des jeunes femmes retrouvés chez lui ou bien à ses côtés. Swan alluma alors sa pipe, se fichant royalement des regards indiscrets que lui jetaient certains hommes. Il est vrai que voir une femme avec une pipe dans un bar de la haute société n'était pas des plus communs ni des plus convenables. Mais que voulez vous ? Elle semblait être comme ça... Elle prit alors ses aises sur la chaises, rejetant magistralement la tête en arrière, soufflant la fumée vers le plafond. Asher fronça le nez dès qu'il sentit l'odeur, le tabac et l'alcool n'étaient pas réellement pour lui, il préférait les plaisirs plus simple comme manger et se prélasser. Jouer de la musique aussi, il en avait fait son métier. Enfin celle-ci se redressa le fixant de ses yeux vairons qui semblaient soudainement pleins de larmes. Que lui arrivait-il ? Pourquoi allait-elle pleurer ? Son cœur fit un bond dans sa poitrine, c'était à cause de lui simplement. Elle se leva alors de sa chaise et se dirigea vers le jeune bourgeois. Elle se plaça alors à ses côtés sans que celui-ci n'esquisse un seul mouvement, il ne fallait pas qu'il lui montre de l'affection, il fallait qu'elle s'en aille loin et qu'elle ne veuille plus jamais le revoir, même si cela pouvait lui faire encore plus de mal. Sa vie était plus précieuse que ses caprices de femme. Elle se pencha alors à son oreille, un frisson parcourant le corps de l'ancien soldat et lui murmura quelques mots qui résonnèrent en lui tel les derniers battements de son cœur. Il ne l'avait pas abandonné ! Il lui avait pourtant envoyé une lettre pour lui dire qu'il sen irait et qu'il devrait normalement revenir bientôt !

- Je ne vous ai pas abandonnée !

Alors qu'elle sembla retourner à sa place elle se ravisa et se retourna alors vers Asher qui restait de marbre. Alors qu'il s'attendait à recevoir une gifle magistrale sur sa joue gauche elle lui déposa un baiser sur ses lèvres. Il se redressa alors désirant prolonger le contact malgré le fait qu'il ne désire plus la revoir. De sa démarche féline elle s'éloigna à nouveau. Elle l'avait surpris, il ne s'attendait pas à pareille réaction et finalement il s'écrasa dans son siège. Reculant sa chaise, elle dérangea malencontreusement un badaud qui semblait fort apprécier l'alcool et ses bienfaits mais qui ne le prenait guère du bon côté. Cela le rendait grincheux et blessé d'avoir été ainsi dérangé, il se leva planta son poing au creux de l'estomac de la belle. Alors qu'Asher allait se lever fou de rage, la jeune femme se releva péniblement et enfila une belle rossée dans le nez de leur nouvel ami. Cela lui faisait un peu penser à la bagarre qui s'était produite au Shoot & Boum de Brandy... Malheureusement d'ailleurs.

Le bougre se retrouva alors le nez cassé, remarquez ce n'est pas si grave que ça... Combien de personne se sont cassées le nez dans une vie ? Plus de la moitié de la population mondiale ! Ce n'était pas si mal que ça ! Le sang éclaboussa Swan mais également l'homme qui se retrouvait à genoux. Un éclat de rire parvint aux oreilles du jeune homme qui s'était levé pour punir l'importun qui avait osé frappé une femme. Finalement, sans rien y comprendre il retomba sur sa chaise, la jeune femme entre les bras. Il ne put s'empêcher d'apprécier à nouveau le contact, elle lui avait tant manqué !Elle s'excusa alors d'être tombée ainsi sur lui. Asher se retint de lui baiser le front et heureusement pour lui elle se releva et retourna à sa chaise. L'ivrogne quant à lui retourna également à sa place. Le bourgeois se leva et se dirigea vers l'inconnu, il se baissa à la hauteur de son oreille et lui balança des menaces que lui seul pouvait entendre le faisant blêmir, finalement il se cueillit à nouveau un coup de poing mais il ne répliqua pas. Le souffle chaud du bourgeois contre l'oreille du badaud avait fait frémir sa peau puis blêmir. La crainte encore une fois était présente, cette angoisse de voir ses menaces à exécution...Ce que lui avait dit Asher semblait l'avoir quelque peu calmé et refroidi. Le jeune homme était capable de pleins de choses, surtout en présence d'un homme qui a violenté une femme.

Asher se retourna et scruta attentivement la Belle Swan, du sang maculait sa peau délicate, quel déshonneur ! Se rapprochant d'elle, il se baissa et sortit une serviette de poche qu'il n'avait pas utilisé. Il lui releva alors le menton et finit par lui sourire. Elle était si belle, même avec le sang d'un inconnu sur son visage. Prenant un coin du tissus de sois, il le passa délicatement sur son visage et son cou entreprenant d'enlever les tâches de sang. Malheureusement, certaines sur ses habits n'étaient pas prêtes de partir... Il pencha alors la tête sur le côté, l'esprit ailleurs et se releva s'appuyant sur ses genoux pour se redresser. Son katana battait contre son flanc. Cela devait être la première fois qu'elle voyait son arme, il ne l'avait pas encore lorsqu'ils avaient été amants. Il retourna donc à sa place, se rasseyant sur la chaise reprenant son verre d'une main. Il croisa alors les jambes et glissa ses longs doigts effilés dans sa chevelure brune avant de lui demander :


- Allez-vous bien Mademoiselle ?

Il s'inquiétait pour son état après tout c'était normal... Elle venait de se faire frapper et cela se rendait fou de rage. Il ne supportait pas cette injustice ni les hommes qui la commettait. Fronçant les sourcils il tenta d'oublier la confrontation mais son regard noir envers l'homme au nez cassé marquait toujours ses yeux argentés.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 14:44


Alors comme ça il n’avouait pas, ça en était trop pour la belle. Beaucoup trop. Elle se leva rejetant sa chaise en arrière et tapa violemment son poing sur la table de bois brute rejetant Asher qui essuyait le sang qui la maculait.


- Si tu m’as abandonné !

Elle cria si fort que soudain on aurait pu entendre une mouche voler dans le bar. Tout le monde c’était tût et regardais la jeune femme qui venait de crier. Par ce cri de détresse, Swan exprimait sa colère, sa rancœur et surtout sa tristesse. Des larmes coulaient sur ses joues qui était devenue livide. Elle ne souffrait pas que moralement mais aussi physiquement car elle venait de se briser la main en tapant sur la table. La jeune femme se rassit, mais les larmes continuaient de couler à flot sans qu’elle n’arrive à les calmer. Pourquoi était-il si froid avec elle ? Pourquoi alors qu’ils avaient été heureux ce comportait-il comme si ils n’avaient été que de simple connaissance. Ce qu’ils avaient vécu ensemble n’était-il rien pour lui ? L’avait-il oublié ?
Elle s’effondra sur la table et murmura :


- Pourquoi ... pourquoi m’as tu abandonné ? Je .. je ...ne suis rien pour toi ? Je n’étais qu’une fille de joie pour toi ?

La jeune femme était effondrée et en plus elle servait de bête de foire au badaud qui la regardait avec des grand yeux. Swan recommanda un verre et le but d’une traite sans faire attention au beau jeune homme qui était la cause de sa tristesse. Swan allait finir par haïr les hommes, soit ils mourraient ou alors ils l’abandonnaient la jetant comme une vulgaire charogne. Elle avait envie de frapper quelqu’un mais elle risquait de mordre rapidement la poussière et de prendre une sévère rossé avec sa main cassé. Quelqu’un eu alors le malheur de lui tapoté l’épaule et il se retrouva soudain étalé sur le sol un couteau sur la gorge. Elle était en colère et ne souhaitait qu’une chose. Tuer. Se rendant compte de sa soif de sang la jeune femme prit peur et lâcha son couteau et s’effondra sur le sol de bois. Elle se releva péniblement et s’enfuit du barre en courant laissant sa cape ainsi que le reste de ses affaires.
Elle se retrouva à l’extérieur et la belle ne put s’empêcher de frissonner. Un vent glacial soufflait et elle entendait les vagues s’écraser violemment sur le port. La lune aurait du briller dans le ciel comme un disque d’argent mais elle était voilé par de sombres nuages noirs. Swan s’assit au bord d’un ponton, admirant la Tamise qui était agité par le vent qui soufflait sur la ville depuis plusieurs jours déjà. Elle espérait qu’Asher la rejoindrais mais elle en doutait. La jeune femme allait devoir retourner dans la taverne pour récupérer ses affaires oublié si on ne lui avait pas volé. Swan avait honte de son comportement. Elle avait agit comme une simple ivrogne et malgré le fait qu’elle régnait la nuit son côté aristocratique elle ne pouvait s’empêcher de penser que son comportement n’était pas digne de la Lady qu’elle était. Elle s’était ridiculisé, aux yeux des marins, des jeunes aristocrate et surtout d’Asher. La belle avait espéré que tout soit comme avant, qu’il la prenne dans ses bras lui disant comme il était heureux de la revoir, mais cela ne c’était pas passé ainsi. Il avait été froid, glaciale comme le vent et la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être persuadé que c’était de son fait. Elle avait toujours été attiré par les aventuriers, mais soit ils mourraient soi ils disparaissaient. Il y en avait eu d’autres après Asher et l’histoire c’était répété. Swan souhaita se lever en s’aidant de sa main, mais elle s’appuya sur sa main brisé et elle poussa un cri de douleur qui se répercuta dans la nuit avant de glisser dans la Tamise
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 16:07

Cette violence envers les femmes, Asher ne la supportait pas. Pourquoi les hommes éprouvaient-ils un certains besoins de les frapper, leur faire du mal ? Elles étaient certainement les plus belles créatures qui peuplaient le monde et pourtant elles souffraient tant. D'ailleurs n'est-ce pas à cause d'Adam et Eve que les êtres féminins enfantaient dans le douleur ? Il s'agissait d'une si grande injustice, si affreuse qu'Asher en était révolté, pourquoi vouloir leur faire tant de mal ? Voir Swan ainsi traitée avait fait monter en lui cette rage incontrôlable. Il s'était d'ailleurs préparer à la défendre jusqu'à ce qu'elle y arrive par ses propres moyens et retombe sur lui. Puis elle s'était excusée, il ne lui en voulait pas, ce n'était pas un contact qu'il pouvait qualifier de désagréable. Mais sa colère était toujours là, aussi bien qu'il en avait menacé le voisin de table, ou de chaise, c'était à voir vu qu'il se retrouvait juste derrière Mademoiselle Carthew.
Il avait alors sortit une serviette de sa poche et entreprenait de lui ôter le sang qui maculait son visage. Il haïssait ça, on l'avait souillé, souillée par un ivrogne ! Un sale chien qui s'était permis de la frapper. Et ça Asher ne se l'aurait jamais permis. Bien évidement, il ne savait pas que sa seconde facette s'en fichait royalement et violentait certaines femmes, des catins, pour ne pas dire les torturait. La dernière avait d'ailleurs terminé en très mauvaise état pour éviter de dire amochée. La pauvre, elle n'avait pas senti sa séance de torture venir, elle avait pris tant de plaisir.

Sa serviette s'imbibait du sang du badaud. La jeune femme le repoussait, c'était compréhensible et à vrai dire il ne pouvait lui en vouloir. Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'était pas vu ! Frappant alors du poing sur la table, le jeune homme qui s'était rassit sursauté comme son verre qui roulait à présent sur le bois. Elle se mit alors à crier qu'il l'avait abandonné mais ce n'était pas vrai ! Il lui avait faite parvenir une lettre la prévenant de son départ, lui disant qu'il reviendrait. Bon dans un certain sens elle n'avait pas tord mais n'était-ce pas la crainte qui avait empêché le jeune homme de se rapprocher à nouveau d'elle ? N'était-ce pas cette peur incessante de voir des femmes mortes à nouveau qui l'avait tenu à l’écart de son ancienne amante ? Bien sûr, il n'avait pu se représenter à elle, la honte ? La peur de se sentir faible ? Son manque de courage ? Ses aventures tourmentées ? Son malheur infini...
Maintenant des larmes roulaient sur ses joues blanches. La jeune femme semblait hoqueter. Le cœur du jeune homme se serra. Lorsqu'elle se rassit sur sa chaise, le jeune homme se surprit à vouloir lui prendre la main car en effet elle s'était affalée sur la table. Peut-être un des effets de l'alcool.
Elle lui fit alors par de ses questions, et la tristesse qu'il ressentit, perça alors son visage froid. Il n'arrivait plus à se retenir. Une grimace se forma sur ses lèvres. Ce n'était pas vrai, il l'avait aimé et peut-être qu'il l'aimait encore ! Il n'en savait rien. Mais il ne pouvait se permettre d'être aussi proche d'elle qu'avant. Il risquerait la vie de la belle !

Elle recommanda alors un verre qu'elle but sans concession, c'est alors qu'Asher lui murmura :


- Swan, je vous en supplie... arrêtez... Vous vous faites du mal.

Il voulait la prendre contre lui et la consoler mais c'était trop tard, il ne fallait pas. Il fallait qu'il sache se détacher des femmes. Ne pas causer leur mort était son but principale. Il l'avait promis à Brandy et pourtant... Quelque chose lui disait dans son cœur qu'il n'arriverait pas à tenir cette promesse. Quelqu'un se rapprocha alors de la jeune femme et lui tapota l'épaule. La colère déforma les traits du bourgeois, haaa il détestait qu'on la touche ainsi ! C'était d'une impolitesse sans précédent. Et pourtant quelques secondes plus tard, l'importun se retrouva au sol une lame sous la gorge. Asher se leva précipitamment et accourut vers Swan. Celle-ci était toujours en pleurs, malheureusement il ne pouvait pas faire grand chose pour elle. Il était attaché à cette Demoiselle, oui, mais il fallait que tout cela cesse. Finalement il lui dit alors d'un ton calme :

- Swan... Venez, allons parler dehors voulez...

Sa phrase fut coupée lorsque l'aristocrate se remit sur pied et sortit du bar précipitamment. Il venait de se prendre un magnifique vent qu'il n'était pas prêt d'oublier. Doux Seigneur non ! Elle était partie si rapidement qu'il n'avait pu lui crier de revenir. Il répétait machinalement son nom en boucle, produisant un faible son qui semblait dire « Swan... Swan... » Il n'arrivait plus à s'arrêter. Il avait vu cette envie de meurtre dans ses yeux et il en restait choqué. Se tournant vers la table où ils étaient tous deux assis il remarqua qu'elle n'avait pas pris ses affaires. Sa pipe reposait sur la table tandis que son chapeau et sa cape étaient disposés sur la chaise. Il n'accorda pas un seul regard à la « victime » de Swan qui s'était redressé sur ses coudes pestiférant contre la demoiselle. Il lui intima alors l'ordre de se taire, ne supportant pas que l'on parle en mal de la Belle. Le jeune homme prit alors sous son bras les affaires de l'aristocrate, faisant bien attention de ne pas froisser sa cape et il déposa sur la table quelques pièces payant ainsi sa consommation et celle de Mademoiselle Carthew. Il était assez rare de voir dans un bar une aristocrate, surtout une femme, il espérait que personne ne l'ait reconnue sinon sa réputation tomberait au plus bas. Il se dirigea alors vers la porte, murmurant un simple merci au barman et s'excusant pour le dérangement avant de sortir de la pièce. Le vent lui lacéra alors le visage. Il se mit à frissonner avant de ramener son foulard devant son nez. Il était frileux comme toujours. Grimaçant il appela alors Swan, la cherchant désespérément avant d'entendre un son. Non un bruit, non un cri ! C'était la voix de la jeune femme ! Que lui arrivait-il ?

Ecarquillant les yeux, son cœur battant la chamade il imagina une dizaine de scénarios possible, et si c'était l'assassin ? Non ce n'était pas possible, il n'avait pourtant pas dévoilé son amour pour elle ! Pourquoi s'en prendre à elle ? Il s'élança alors dans le port et vu la jeune femme disparaître du ponton. Lâchant toutes les affaires qu'il tenait dans ses bras sur le bois du ponton, il entreprit d'ôter sa veste en courant. Ce n'était pas une mince tâche mais finalement elle s'effondra au sol bientôt suivie de son foulard. Les yeux écarquilla il remonta ses manches avant de ramener les bras devant lui. Ses bottes produisait un doux vacarme sur le bois puis celui-ci se termina bien vite. L'homme avait sauté dans l'eau. L'eau glacée lui fouetta le visage inlassablement. Lorsqu'il remonta à la surface il dut tout d'abord se concentrer sur sa respiration. Tout était bloqué, l'eau était trop gelée ! Un frisson parcourut son corps et bientôt ses lèvres devinrent violette et sa peau plus que pâle. Du courage s’immisça dans son cœur et il aperçut alors la jeune femme totalement immergée par l'eau. Inspirant rapidement il plongea à son tour n'y voyant presque rien et finit par attraper son bras. Donnant de puissants coups de jambes dans l'eau, il réussit à remonter à la surface le souffle coupant faisant remonter auprès de lui la jeune femme. Il la tenait contre son torse, elle devait être frigorifiée. Il la colla alors contre lui lui murmurant des mots pour la rassurer ne s’essoufflant que plus. Il enroula un bras autour de sa taille et bientôt il partit à la nage sur le dos vers le ponton, tentant de la garder contre lui. Ses mains glissèrent contre le bois. Il grimaça avant de lâcher un cri et d'attraper le rebord avec sa main gantée. Asher ramena alors Swan contre lui et la hissa tant bien que mal sur le plancher des vaches. Le poids enlevé de ses bras, il prit appui sur ses coudes et le soldat sortit à son tour de l'eau. Celle-ci ruisselait sur son visage et gouttait le long de ses cheveux bruns.


- Swan, Swan... Je t'en supplie, dis moi si ça va...

Il ne faisait plus attention au vouvoiement, il avait trop peur de la perdre pour ça. Il l'avait allongée sur le bois et se retrouvait par dessus elle, enlevant ses gants puis mettant ses mains sur ses joues. Il cria alors à l'aide ! Mais personne ne vint, tous devaient déjà être saoul à un point qu'ils ne pouvaient plus aligner deux mots correctement. Le jeune homme tourna lors la tête et toussa recrachant à coté l'eau qu'il avait malencontreusement avalée. Un larme roula le long de sa joue, il avait peur de ne plus la revoir. Prenant son courage à deux mains, il lui ôté le haut de ses vêtement qui était littéralement trempé. Il feint de ne pas voir ses atouts féminin et s'empara de sa veste et de la cape de la jeune femme. Il les lui déposa alors sur les épaules, boutonnant sa veste en tremblant, espérant qu'elle n'ait rien de grave. IL posa alors son regard sur sa main, elle était bleutée et prenait une posture bizarre, elle devait se l'être cassée. Faisant comme sur le champs de bataille il déchira sa chemise et prenant délicatement son poignet il entreprit de lui faire un bandage, lui parlant doucement, lui disant qu'elle allait s'en sortir, qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète, qu'il allait la ramener chez lui. Là un feu les attendrait, elle avait besoin de chaleur et lui de savoir qu'elle allait bien. Il était lui-même congelé, ses dents s'entrechoquaient d'une manière peu bourgeoise.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 17:36

La jeune fille tomba dans une gerbe d’éclaboussure dans la Tamise. L’eau était si noire, si froide et le courant si fort. Swan s’enfonçait de plus en plus profondément dans l’eau sombre, battant des jambes mais elle faiblissait et elle souffrait à cause de sa main blessée. Elle finit par réussir à remonter à la surface mais elle savait qu’elle ne tiendrait pas longtemps. Swan allait mourir, la mort n’était-elle pas la plus grande des aventures ? Non, la belle souhaitait vivre. Elle voulait voir et découvrir le monde, mais certainement pas mourir. Swan se battait, luttant contre le courant qui voulait la pousser vers le large et l’enfoncer au fond de l’eau. Mais elle continuait de nager, elle voulait vivre ! Elle en était intimement persuadé, mais cela ne suffit pas toujours. La jeune femme était à bout de force, heureusement un bras la ceintura et la plaqua contre un corps. Cette personne luttait pour elle, Swan aurait voulu l’aider mais elle sombra dans l’inconscience épuisé d’avoir tant lutté contre le courant.
La jeune femme finit par revenir à elle. Swan avait été réveillé par un cri et elle du réfléchir quelques instant avant de se souvenir de ce qu’il c’était passé. Le bois du ponton était dur et humide.Le silence n’était troublé que part les rire venant de la taverne et celui du vent froid qui les foutaient de plein fouet. Malgré sa chaude cape Swan ne pouvait s’empêcher de frissonner tout comme Asher qui n’avait plus qu’une fine chemise humide. C’est alors qu’elle se rendit compte qu’elle était nu. La jeune femme ne put s’empêcher de penser que elle regrettait de ne pas avoir été consciente quand le beau jeune homme qui se trouvait en face d’elle l’avait déshabillé. Elle ne put s’empêcher de rougir à ses honteuses pensées.


- Je vais bien Asher. Rassurez vous.

Lui dit-elle d’une voix faible, haletante. Alors ainsi il avait sauté pour la sauver au péril de sa propre vie. C’était courageux et Swan s’en voulait qu’il est prit un tel risque à cause de son irresponsable conduite. Elle aurait du rester dans le bar ou du moins faire attention à ne pas tomber à l’eau. Elle se blotti dans les bras du jeune homme, autant pour se réchauffer elle que le réchauffer lui. Le pauvre Asher claquait des dents, il devait être glacé, la jeune femme craignit alors qu’il n’attrape par sa faute une pneumonie ou un autre mal. Ô comme elle s’en voudrait si il mourrait par sa faute.


- Je vous aime autant qu’avant votre disparition Asher.

Swan savait qu’elle n’aurait pas dû lui dire mais elle ne put s’empêcher de lui murmurer ces douces paroles. Elle s’en était rendu compte quelques instant au par-avant. Il lui avait sauvé la vie, très peu de personne sont prête à risquer la vie pour celle des autres. La jeune femme se releva et tendis la main au jeune homme. Il fallait qu’ils se mettent au chaud et qu’ils se change sinon ils tomberaient malade et la mort serait à leur porte. Elle fit quelques pas et récupéra  le beau  manteau d’Asher ainsi que son foulard et lui tendit pour qu’il puisse se réchauffer car elle savait bien que même si il revenait au bar personne ne les aiderait et on ne ferait que ce moquer des deux jeunes gens frigorifiés. Elle planta ses grands yeux si particuliés dans ceux du jeune homme et elle lui demanda presque suppliante :


- Asher je vous en pris. Je voudrais que tout soit comme avant entre nous. Si vous saviez comme vous m’avez manqué. Vous êtes un homme bon, si vous ne souhaitez pas vivre avec moi je comprendrais, mais je voudrais au moins vivre comme autrefois.


Ce que venait de dire Swan était extrêmement indécent pour une femme, mais elle ne voulait pas garder ses sentiments pour elle. La belle ne voulait plus de cette vie instable ou chaque nuit elle se retrouvait dans la couche d’une personne différente. Elle avait aimé cette liberté mais elle aurait souhaité que une personne l’aime et souhaite rester avec elle. Les seuls personne qui avaient vu autres choses que son corps était Leigh et Asher. Tout les autres ne l’avaient aimé que pour son corps, ce que je la jeune femme déplorait.


- Je vous en pris Asher ...
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 22:02

Penché au dessus d'elle, il croisait les doigts pour qu'elle n'ait rien de bien grave. Elle semblait gelée malgré le fait que le bourgeois ait placé sur ses épaules sa capes et son foulard. Asher était réellement inquiet pour elle, allait-elle se réveiller ? Il le fallait, il désirait tellement la préserver de son assassin qu'il n'avait pas fait attention aux dangers courants de la vie. Peut-être un peu trop protecteur certes, mais il était ainsi depuis sa naissance. Aimer son prochain était dans sa nature. Savoir qu'elle ne se réveillera peut-être jamais lui nouait les entrailles. Ses délicates mains se déposèrent sur les joues de la jeune femme. Son souffle chaud caressait sa peau blanchâtre. Il était si proche d'elle. Faisant attention de ne pas lui faire mal, il bandait son bras sans pour autant trop serrer, un seul faux mouvement et elle pourrait souffrir plus que nature. Il désirait simplement stabiliser son poignet pour qu'elle ne puisse pas le bouger. Elle semblait s'être cassée la main mais il n'était pas médecin il ne pouvait pas diagnostiquer exactement son mal. De plus il craignait que le froid ne la rende malade. Elle était si fragile. Il la revoyait encore se débattre dans l'eau tandis qu'il tentait de la récupérer. Il avait tellement eu peur que la peur elle-même lui avait donné assez de courage pour réussir à l'attirer contre lui. Il fallait qu'elle se réveille, elle avait pris un risque inconsidérée en tombant dans l'eau du port avec les chaînes des bateaux et les navires eux-mêmes. Il aurait suffit qu'elle nage en dessous de ceux-ci pour ne plus jamais remonter à la surface. La noyade était la plus horrible des morts. On se voit mourir, lentement, beaucoup trop lentement. La poitrine qui s'écrase et le souffle qui s'atténue. Puis enfin on ouvre la bouche et on inhale de l'eau. Elle atteint les poumons, nous étouffe et notre tête semble exploser. La gorge nous brûle, les poumons ne sont déjà plus. Enfin, doucement, le cœur s'arrête de battre tandis que nos yeux voient encore cette porte de sortie que l'on ne pourra jamais atteindre.

Swan se réveilla alors et une lueur apparut dans les yeux du jeune homme. Elle était là, vivante ! Elle ne s'était pas endormie pour toujours ! La mort n'était pas venue la chercher pour l'emmener dans le plus grand de tous les rêves... Celui du Paradis ou de l'Enfer. Elle semblait rougir, peut-être parce qu'elle se retrouvait nu dans sa cape. Il s'agissait certainement de celui. Le bourgeois n'y faisait cependant pas attention, il avait failli la perdre c'était tout ce qui importait à ses yeux. Un sourire de soulagement apparut sur ses lèvres. Elle tentait de le rassurer mais son cœur battait toujours la chamade, il avait eu si peur de la perdre. Ses propos lui passaient presque au dessus de la tête. Elle était là... Vivante, devant lui, lui parlant ! La faucheuse n'avait pas gagné cette fois ! Le pauvre bourgeois avait eu si peur qu'elle se soit faite agresser par son tueur en série personnel !
Swan se logea alors dans ses bras et le jeune homme la serra fort contre lui. Il voulait sentir son cœur battre contre sa poitrine. Il soupira de soulagement au creux de son cou. Laissant ses mains s'évader dans le dos de la jeune femme, il leur fit faire des mouvements assez rapides pour tenter de lui prodiguer un peu de chaleur. Comme un père, il remonta la cape sur la tête de la jeune femme et entreprit de lui sécher activement les cheveux. Le vent soufflait fort, il ne fallait pas qu'elle prenne froid.


- Swan, je...

Il s'arrêta, il ne pouvait pas lui dire qu'il l'aimait lui aussi, il ne pouvait se le permettre. Se mordant intérieurement la joue il s'empêcha de continuer. Il baissa alors les yeux timidement, tentant de ne pas lui révéler la vérité. Il le devait pour sa survie... et celle de la jeune demoiselle blottie délicieusement dans ses bras de militaire. Swan se releva alors, l'aidant à se remettre sur pieds et partit lui chercher sa veste et son foulard. Elle les lui tendit et la remerciant chaleureusement il se plaça derrière elle et entoura le cou de la jeune femme de son propre foulard. Elle était nue, pas lui. Elle en avait nettement plus besoin que lui. Il lui fit alors enfiler sa longue veste aux boutons argentés, la boutonnant de ses mains tremblantes. C'est alors qu'elle s'adressa à nouveau à lui, plantant à nouveau ses perles vairons dans les siennes. Il écouta alors d'une oreille distraite ses dires en soupirant. Il ne pouvait pas... Ce n'était pas qu'il voulait pas, il se l'interdisait plus qu'autre chose. Ne se rendait-elle pas compte qu'elle lui faisait du mal à le supplier ainsi ? Ne voyait-elle pas qu'il était confronté à un dilemme impossible, l'accepter chez lui et prendre le risque qu'elle meurt ou bien la rejeter et briser et son cœur ? Il secoua la tête tristement avant de lui souffler :

- Mademoiselle Carthew... Ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je ne peux pas. Ma situation est trop instable et... compliquée, je ne veux pas risquer de vous perdre.

Il était inutile de lui dire qu'elle lui avait manqué, cela se lisait seulement dans son regard. Mais il ne pouvait également le lui dire... Et si son criminel était là, l'attendant au coin de la prochaine rue ? Et s'il désirait à nouveau tuer quelqu'un pour ce soir ? Il devait se montrer indifférent à ses avances, montrer que cela le laisse de marbre. Mais son mauvais côté percevait ce sentiment qui envahissait le corps d'Asher, il savait qu'il était très attaché à la jeune femme. Il la tuerait un jour mais pas maintenant. Il fallait qu'il s'attache à nouveau à elle comme auparavant, qu'il éprouve cette passion soudaine qu'ont les amants lorsqu'ils se retrouvent ensemble. Enfin, son autre lui désirait les voir souffrir tous les deux, lui par sa mort, elle par la découverte de l'assassin qui se cachait en lui. Cette terreur et cette torture qui s'empareraient de son cœur la briseraient à jamais. Il secoua à nouveau la tête face à ces supplications avant de lui prendre le visage entre les mains, collant son front au sien :

- Je suis navré, mais je ne peux me le permettre...

La mélancolie pouvait facilement se lire dans son regard. Il la désirait en ce moment si fort qu'il avait du mal à lui refuser quelque chose. Il ferma les yeux quelques secondes se détachant d'elle avant de s'emparer de son bras, enlaçant ses doigts discrètement aux siens. Enfin il récupéra le chapeau de la Demoiselle et le lui déposa sur ses cheveux doucement. Il réussit à esquisser un sourire avant de l'emmener en dehors du ponton. Il fallait qu'il trouve une diligence, une voiture, un cocher qui pourrait les emmener chez lui. Ainsi ils pourraient se réchauffer. En attendant, il serrait la jeune femme contre lui pour tenter de lui prodiguer un peu plus de chaleur. Il lui brisait le cœur, il le savait, il refusait ses avances mais il ne pouvait les accepter ! Il avait tellement peur pour elle !
Il l'emmena alors vers les hauts bâtiments guettant inlassablement le doux son des sabots sur le parvis.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 30 Mai - 22:59


La jeune femme le regardait le cœur au bord des lèvres, tremblante. Elle ne tremblait pas à cause du froid mais à cause du dégoût et de la tristesse qu’elle ressentait. Pourquoi ? Pourquoi est ce qu’il disait cela ? Tout son corps et son comportement clamait son affection en vers elle mais ses paroles ... elles étaient si froides, si inexpressives. La jeune femme c’était rarement senti aussi accablée. Swan se décida à garder un visage froid et hautain pour lui cacher sa tristesse.

- Je comprend tout à fait M. Rosebury, mes propos étaient absolument déplacés. Je vous pris de m’excuser.


La belle lui dit ceci d’un ton hautain, son subconscient souhait blessé le jeune homme. Je retirais son manteau et lui tendit ainsi que son foulard. Elle aurait souhaité les garder sur elle plus longtemps pour pouvoir s’enivrer dans son parfum mais elle savait qu’il valait mieux couper tout contact. Les deux jeunes gens finirent tout de même par monter dans le fiacre. Un silence pesant se fit, ce n’était pas l’un de ses silence reposant, mais un silence lourd et tendu. La jeune femme essayait de cacher sa nudité grâce à sa cape. Ce trouver uniquement vêtu d’une cape et être dans un fiacre avec un homme était extrêmement déshonorant pour une Lady et Swan ne put s’empêcher de penser au réprimande sur sa vie publique si cela s’apprenait. La jeune femme ne savait pas ou le fiacre devait les conduire et elle s’en fichait, elle voulait juste ne plus être en sa présence plus longtemps. Elle regrettait presque de ne pas s’être noyé ou tué par ses voyous qui l’avait accosté avant son entrée dans le bar. Elle finit tout de même par rompre le silence qui leur pesait comme une chape de plomb.

- J’aurais du me douter que rien ne serait plus pareille entre nous Monsieur. Vous devez être marié et j’aurais dû m’en douter, veuillez accepter mes excuses.


La belle pressa sa main contre son ventre, elle était toujours douloureuse malgré les soins que lui avait prodigué le jeune homme. Elle le détaillait de ses grands yeux tristes. Ses longs cheveux bruns goûtaient sur le cuir de la banquette, ses yeux étaient perdu dans le vague comme si il était perdu dans ses pensées. Ce qui étaient certainement le cas. A quoi pouvait-il pensé ?

- Me le diriez vous si vous aviez un problème ? Et surtout si ce problème était la cause de votre indifférence en vers mes avances ? Je souhaiterais au moins pouvoir rester votre amie Monsieur.

Elle se devait de lui demander ceci, c’était important pour la jeune fille de savoir pourquoi il ce comportait ainsi en vers elle. Et savait qu’ elle ne pouvait pas vivre comme avant sachant qu’il était de retour dans la superbe cité qu’était Londres. Malgré toutes ses pensées qui se bousculaient dans sa tête, Swan se sentait épuisé et elle fut prise d’une étrange fatigue. Le bruit des sabots sur les pavés berçait la jeune femme, soudain la pluie se mit à tomber violemment. Swan aimait la pluie mais là, en cet instant elle la rendait d’autant plus mélancolique. Elle ne savait pas pourquoi elle se décida à s’asseoir au côté d’Asher et de poser sa tête sur sa solide épaule. Elle était plus musclé que dans son souvenir et elle n’avait jamais vu ce genre d’arme à part dans des livres. Pourquoi était-il réapparut dans sa vie de cet manière ? Le destin était bien cruel, mais c’était ainsi et elle ne pouvait pas remonter le temps. En cet instant elle aurait souhaité être à nouveau devant la porte de ce bar et tourner les talons, ainsi elle n’aurait pas revu son ancien amant et elle se porterait bien mieux. Le fiacre finit par s’arrêter et ils descendirent du fiacre. Elle remarqua qu’il se trouvait près du grand Théâtre mais elle ne discerna rien d’autre.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Sam 31 Mai - 21:57

Asher lui faisait du mal, et il le savait parfaitement. A vrai dire il s'en voulait. Elle ne méritait certainement pas ses propos. Le petit cœur du soldat était prêt à lâcher à cause de la tristesse qui l'envahissait chaque jour. Combien de temps faudra t-il pour que tout ceci se calme et qu'il puisse enfin vivre sa vie comme avant ? Il n'aurait su le dire, tout était incertain et si... Terrifiant. Il avait une peur bleue de ce que pouvait ressentir l'aristocrate. Le haïssait-elle ? Son cœur se brisait petit à petit. Ne voyait-elle pas qu'il souffrait en ces instants même de ne pouvoir lui répondre oui à toutes ces questions ? Il désirait tant refaire son bonheur comme avant. Quel idiot avait-il été de partir ainsi de l'Angleterre ! Pourquoi l'avait-il fait ? Pour jouer les grands seigneurs ? Découvrir ce que le monde avait à lui offrir ? Partir de ce foutu monde bourgeois qui l'avait envahit ? Ne plus revoir ce passé ? Vivre ailleurs, profiter de la vie. Pourtant cela ne lui avait apporté que des ennuis...
Un visage littéralement saccagé, le dégoût des femmes à son égard, un criminel qui le pourchassait.

Ils se retrouvaient tous les deux à attendre impatiemment une diligence qui voudrait bien de leur corps pour pouvoir les mener au chaud. Il soupira avant de voir la mine de la jeune femme se renfrogner et prendre une expression hautaine. Oh comme il la comprenait ! Pourquoi n'arrivait-elle pas à savoir ce qu'il se passait dans son esprit ? Ne pouvait-elle pas comprendre qu'il avait beaucoup de problèmes en ce moment ? Ne voyait-elle pas cette mine mélancolique qu'il arborait à présent ?
Ensuite elle s'exclama alors faisant grimacer le jeune homme. Non il ne trouvait pas ses propos déplacés, il aurait aimé les entendre un peu plus tôt dans sa vie. Il aimait ses dires mais il se devait simplement de les écarter de ses priorités. Son cœur se serra à nouveau avant qu'il ne lui répondre :


- Ne vous en faites pas Swan, je ne les trouvais pas du tout déplacés.

Il aurait aimé la prendre dans ses bras, lui dire qu'il aimait entendre ses paroles et ses murmures au creux de son oreilles. Mais il restait inlassablement de marbre, il ne devait jamais lui avouer, il en valait de sa survie. Il observait alors ses cheveux sombres bouclés ainsi que ses magnifiques prunelles. Swan lui rendit alors sa veste et son foulard. Le jeune homme grimaça reprenant ses vêtement et enroulant la jeune femme dans sa cape. Il voulait qu'aucun homme ni femme ne puisse voir son corps, à vrai dire, il était même caché à ses yeux. Il l'entourait de ses bras pour éviter qu'elle ne prenne froid alors que ses propres vêtements étaient plus trempés qu'autre chose. Des bruits de sabots se firent alors entendre. Un sourire se dessina sur ses fines lèvres. Il allait enfin pouvoir la mettre dans un lieu en sûreté. Le fiacre arriva alors tiré par deux chevaux de trait tout particulièrement imposant, peut-être des Shire ? Il n'aurait pas su le dire, il n'était pas un passionné de chevaux. Attrapant la jeune femme contre lui, il fit un pas en avant avant de faire un signe de la main. Le cocher regarda alors dans sa direction et s'arrêta à leur hauteur. Il arqua un sourcil lorsqu'il vit leur tenue et descendit de son banc. Asher lui serra la main avant qu'il n'ouvre la portière faisant entrer la Demoiselle. L'ancien soldat se tourna alors vers le cocher à la mine dépitée avant de lui dire glissant dans ses mains quelques pièces :

- Conduisez-vous au grand Theatre je vous prie.

L'homme au crâne à demi-chauve acquiesça avant de remonter laissant le jeune homme entrer seul dans la voiture. Celui-ci se glissa à l'intérieur et s'assied sur la banquette non loin de la jeune femme, il réussit à lui adresser un sourire comme pour lui signaler qu'il tenait encore à elle. Elle ne lui adressa cependant pas la parole une seul fois. Ce silence se faisait trop lourd trop pesant... Posant la tête sur la banquette, le jeune homme sentit encore ses cheveux goutter sur ses larges épaules. Sa chemise lui collait au corps, et il se remit à claquer lamentablement des dents. Finalement le bourgeois réussit à contrôler sa mâchoire et son regard se perdit dans le paysage de Londres qui défilait sous ses yeux gris.
Elle finit cependant par rompre ce silence oppressant en s'excusant encore une fois, disant qu'il était peut-être déjà marié et qu'elle aurait du s'en douter. Il secoua alors la tête ouvrant la bouche avant de la refermer, finalement il lâcha en un soupire :


- Je ne suis pas encore marié, je n'ai pas de fiancée My Lady, je me l'interdis pour le moment...

Il détourna le regard faisant mine de ne pas être gêné ni triste par les propos qui venaient de sortir de ses lèvres. La jeune femme ramena alors sa main contre son ventre, elle devait avoir mal, une fois rentrés, il ferait venir un médecin pour qu'il s'occupe de sa blessure. Cela avait l'air d'être sérieux, peut-être un peu trop. La mine soucieuse il scruta la jeune femme avant de se perdre à nouveaux dans ses pensées funestes. C'est alors qu'il se rendit compte qu'elle lui parlait, il papillonna des yeux quelques secondes avant de se pincer les lèvres. Elle voulait savoir s'il avait des problèmes et si elle pouvait rester tout de même son amie. Bien sûr qu'il avait des problèmes ! Et un gros en particulier ! Un homme ou une femme ou une chose s'acharnait à tuer toutes les personnes qu'il apprécie plus ou moins, n'est-ce pas quelque chose d'assez ingérable ?
Alors qu'elle se calait contre lui, il glissa une main dans ses cheveux affectueusement comme il l'avait fait auparavant. Ensuite, il posa son autre main sur celle qu'elle pressait douloureusement contre son ventre et il finit par lui murmurer, un nœud dans la gorge :


- Je... Oui en effet, j'ai des problèmes et c'est à cause de ceux-ci que je ne peux me montrer comme avant envers vous Swan...  Mais vous n'y êtes pour rien. Je ne peux vous dire exactement quels sont ces problèmes, ils vous causeraient du tord, je ne veux que votre bien être. Vous êtes assez en danger comme ça de m'être aussi proche...

Une larme s'écoula le long de sa joue, l'assassin ne pouvait pas être là, à ses côtés dans la calèche, il ne pouvait donc pas le voir. Doucement, il rapprocha son visage du sien et le caressa d'une main. Il murmura alors son prénom avant d'effleurer ses lèvres des siennes. Son souffle chaud caressait la peau de la jeune femme puis finalement il l'embrassa délicatement, avec toujours cette larme qui roulait le long de sa joue. Un explosion de sentiment envahit alors son cœur faisant frémir son deuxième lui. Il ressentait également ses sentiments et il en riait intérieurement. Quel idiot ! Il pensait réellement pouvoir échapper à son assassin. Il était toujours là, prêt de lui admirant la petite créature nue qui s'était logée dans ses bras. Bientôt elle ne sera plus, il l'aura réduite en charpie, doucement, délicatement, détruisant ainsi son cœur, sa peau et son âme, oui il la tuera... Puis il la relèvera avec sa nécromancie. Il la fera sienne, sa subordonnée, sa première réussite. Un petit rire s'échappa de son esprit et resta pourtant silencieux. Seul sa deuxième facette pouvait l'entendre.
Finalement, les claquements des sabots sur le parvis s'estompèrent et le fiacre s'arrêta enfin. Le Théâtre était enfin à porté de vue, du moins... Ce qu'il en restait, c'est à dire pas grand chose, de simples ruines. Le cocher ouvrit alors la portière et tendis une main gantée pour réceptionner la jeune femme. Asher sortit à son tour du fiacre et glissa son bras autour de la taille de la jeune femme. Il lui remit le manteau sur les épaules ainsi que le foulard autour du cou espérant sincèrement qu'elle n'ôterait pas ses biens. Il fallait qu'elle se réchauffe ! Le katana du jeune homme se balançait contre son flanc et sa cuisse tandis qu'il y posait une main, il craignait que le meurtrier arrive.

Le fiacre se remit alors en route, le cocher faisant sautiller dans sa main les quelques pièces du bourgeois. Asher s'occupait de garder la jeune femme enroulée dans sa veste tandis que plusieurs personnes se baladaient dans les rues. Des Gentlemans accompagnés de Lady toutes de robe vêtues ainsi que quelques catins qui faisaient la cour à quelques bonhommes. Il y eut même une jeune femme qui se rapprocha de lui commençant à parcourir son torse de ses mains. Celui-ci les ôta précipitamment avant de refuser poliment serrant la jeune aristocrate contre lui. Il espérait qu'elle allait bien, malheureusement elle semblait assez faible... Il caressa son son bras de ses mains avant de longer une rue puis de la faire tourner à la première intersection. Là se trouvait un immense portail, le sien, celui de sa demeure.


[HRP/ Suite du rp chez Asher dans "Dans la demeure de l'assassin"/HRP]


Dernière édition par Asher Rosebury le Dim 1 Juin - 20:32, édité 1 fois
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 1 Juin - 0:08

Elle fu  comme hypnotisé par ses lèvres lorsqu’il se pencha vers elle. Elles étaient fines et en même temps charnues et légèrement rosés. Quand il l’embrassa ça fut comme une explosion dans le corps de la jeune femme. Elle eut l’impression que des papillons voletaient dans son estomac, que son cœur se réchauffait et une intense chaleur la traversa. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas ressenti cela et elle en fut étonnée. Elle répondit à son baiser avec un ardeur passant sa main intacte dans ses longs cheveux encore mouillés par l’eau de la Tamise. Ils avaient hélas finit par se séparer et il lui avait alors avoué qu’il avait en effet des soucis mais qu’il se refusait à lui dire malgré que leur vie ensemble était impossible par leurs fautes. Swan resta appuyé contre son torse, elle ne comprenait hélas pas pourquoi il se comportait ainsi mais elle préférait savourer ces instants. Elle avait apprit avec le temps à savourer l’instant présent et que se projeter dans un avenir incertain ne pouvait en rien lui servir à part à la blesser. Le fiacre finit par s’arrêter devant les ruines du grand Théâtre, les causes de sa destruction reste assez nébuleuse mais Swan avait entendu des rumeurs comme quoi cela serait l’œuvre de chasseurs de vampires. La jeune femme pensait d’ailleurs très sérieusement à ce joindre à ses chasseurs mais elle hésitait toujours. Elle n’aimait pas tuer mais si chaque vampire était comme celui qui avait osé abuser de la jeune femme elle savait qu’elle pourrait changer d’avis. Le cocher l’aida à descendre du fiacre, il lui fit un grand sourire remarquant ses jambes nues sous sa cape, la jeune femme retira rapidement sa main dégoutté par l’homme qui devait déjà avoir atteint un certain âge.

- Bonne et joyeuse soirée Monsieur.

Il avait dit ca à Asher, ignorant Swan d’un ton rempli de sous-entendu qui déplurent à la jeune fille. La belle dut se retenir de ne pas lui mettre un coup de pied, mais elle se dit qu’il n’en valait largement pas la peine et elle se détourna. Elle cacha son visage sous son grand chapeau de feutre, ne souhaitant pas être reconnu par les passants qui se promenaient encore malgré l’heure tardive. C’était surtout des hommes qui se faisait courtiser par des filles de joies, l’une d’elle s’approcha d’Asher posant ses mains sur son torse et la brune ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Swan dut avoué qu’elle était très belle. Ses longs cheveux blonds cascadaient jusqu’à ses reins malgré le fait qu’ils étaient relevé et il fallait dire ce qu’il en est, sa poitrine était plutôt développée. Asher la repoussa et colla Swan contre son torse caressant sa main blessé.


- Monsieur, je crois que vous me devez des explications claire. Une fois vous me repoussez et puis quelques instant plus tard vous m’offrez un baiser passionné.


Malgré le manteau du jeune homme Swan ne put s’empêcher de frissonner, elle se pelotonna donc un peu plus dans les bras du jeune homme admirant le portail de fer forgé. Son petit château était assez semblable à son manoir mais il était encore plus ancien. Elle ne put s’empêcher de le trouver très beau ainsi que le jardin qui se trouvait de part et d’autre de la grande allée. Les deux jeunes gens avancèrent dans l’allée pavé, Swan trébucha mais heureusement le jeune homme la soutint ce qui l’empêcha de tomber lourdement sur les pavés de pierres. Ils s’assirent sur le bord de la fontaine de marbre blanc qui se trouvait devant les escaliers qui donnaient sur la maison d’Asher. Swan regarda avec attention le jeune homme, attendant. Elle ne savait pas ce qu’elle attendait ; qu’il l’embrasse peut être ? Qu’il lui parle ? Elle ne savait pas, mais elle attendait. Elle attendit de longue minute mais Asher restait là, à la regarder sans rien faire. Swan se décida alors à prendre les devants et l’embrassa pour la seconde fois de la soirée espérant qu’il répond à son baiser. Elle prit sa main et demanda au jeune homme :

- Asher dîtes moi, m’aimez vous ?

Elle espérait de tout cœur qu’il lui répond de manière affirmative mais elle ne pouvait s’empêcher de douter. Elle se releva tournant le dos au jeune homme. Une unique larme coula sur sa joue. Cette larme exprima sa douleurs, sa mélancolie et son doute constant. Était-ce normal de douter des sentiments des gens à chaque instant de sa vie. L’aimait-on pour son corps ? Pour son titre ? Pour son argent ? Ou vraiment pour ce qu’elle était ?
À sa connaissance seul Leigh et Asher autre fois l’avait aimé pour elle même. Elle se rassit au près du bel homme et cacha son visage dans son épaule, laissant ses larmes couler. Swan se sentait protégée dans cette position. Elle oublia le monde qui l’entourait.


[HRP/ Suite à "Dans la demeure de l'assassin" /HRP]
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42]

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Comme un air de déjà vu [Swan, Asher] [17/03/42]

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