L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42]

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Asher Rosebury
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MessageSujet: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 1 Juin - 19:13

[HRP/ Suite du post"Comme un air de déjà vu" , chez Asher avec la Demoiselle /HRP]

Le jeune homme l'emmenait déjà loin du fiacre, bien proche du Grand Theatre. Il la ferait alors rentrer chez lui, non pas pour leur propre plaisir personnel mais surtout pour qu'ils se réchauffe. Sandrine saurait bien s'occuper de la jeune femme, après tout, elle restait grand-mère dans son cœur. Il aimait beaucoup cette vieille dame, malgré le fait qu'elle ne puisse lui parler. Mais dans un certain sens il la comprenait, il avait toujours vécu avec la vieille dame et la seule chose qu'elle savait sur lui était le fait qu'un meurtrier était à ses trousses. Ce chien ne cessait d'aller et venir et pour tuer inlassablement toutes les belles jeunes femmes qu'il fréquentait. Oui Sandrine serait là pour consoler Swan et prendre soin d'elle. Eléanore, elle s'occuperait du jeune homme, il pleurerait peut-être dans ses bras comme il l'avait toujours fait et elle s'allongerait peut-être à côté de lui pour lui faire passer son malheur. Il ne savait pourquoi mais cette jeune femme n'avait pas encore été tué par son assassin. Il s'acharnait à exterminer chacune de ses amantes mais pas les femmes qu'il aimait le plus au monde comme Sandrine et Eléanore. Son autre lui en connaissait les raisons même si elles pouvaient être peu valables, il aimait être chouchouter et maître de quelques choses voir plusieurs personnes. Les deux femmes étaient sans nul doute ses subordonnées et il lui plaisait de commander inlassablement. Eléanore se doutait bien que quelque chose ne tournait pas rond chez le bourgeois, mais elle ne savait pas encore ce qu'il se passait. Il lui arrivait quelques fois de rentrer au châtelet, les yeux froids distants sans plus aucune considération pour ses domestiques et de lancer des ordres à tout va. Sandrine quant à elle, ne voulait pas avoir affaire avec ce criminel et ne tentait pas de savoir de qui il s'agissait. Elle voyait également ce changement qui s'effectuait dans la tête du jeune homme mais elle ne pouvait rien y faire, peut-être était-il bipolaire à ses yeux ? Elle n'aurait su le dire.

Lorsque la catin s'était approché de lui, il n'avait pu que remarquer Swan hausser les sourcils. Elle n'aimait pas trop ça et à vrai dire lui non plus, peut-être l'avait-elle prise pour une catin à son tour à cause des jambes nues ? Toutefois, il l'avait repoussée sans concession et la jeune blonde était passé à un autre homme à courtiser. Il était vrai qu'elle était très belle mais le jeune homme n'en voulait pas, déjà en temps normal il avait trop peur de s'attraper des maladies, alors qu'en plus il avait à ses trousses une chose déterminée à faire son plus grand malheur, il ne faisait que se l'interdire un tout petit peu plus. Une petit voix s'exclama alors dans l'obscurité de la nuit. La jeune aristocrate désirait donc savoir pourquoi il la repoussait, mais il ne pouvait pas le lui dire pas ici, pas maintenant ! C'est alors d'un ton neutre et presque aussi froid qu'au début qu'il finit pas lui répondre, le regard un peu ailleurs :


- Plus tard Mademoiselle, plus tard.

Elle était entrain de foutre tout en l'air, elle venait d'énoncer à voix haute qu'il l'avait embrassée. Où était le meurtrier ? Il se retourna presque soudainement sa main posée sur son katana. Il était prêt à combattre, prêt pour elle, toutes ces jeunes femmes mortes mais aussi prêts pour accomplir sa vengeance. Il avait la rage, il désirait ne plus avoir ce problème-là... Et si Brandy avait raison, et s'il devait faire appel à un détective privé ? Peut-être que tout irait pour le mieux, à moins-ce qu'il ne réussisse et se fasse tuer à son tour ? Il s'en voudrait terriblement, si quelqu'un devait bien passer à l’échafaud c'était lui et personne d'autre ! Après quelques minutes de marche, les deux jeunes gens arrivèrent devant un portail, le sien, celui de son châtelet. Des motifs en fer forgé ornaient le petit monument. Il était fier de l’œuvre de sa famille, cette demeure leur appartenait depuis des générations et il aimait tellement cette beauté. C'est alors qu'il sentit Swan se serra un peu plus contre lui, elle avait froid, très froid, il fallait vite rentrer ! Le jeune homme poussa le portail ne s'attendant pas qu'un de ses écuyers arrive pour leur ouvrir, ils devaient déjà tous dormir comme des loirs. Sa main se posa sur la poignée et il exerça un mouvement de la main pour ouvrir. Enfin celui-ci grinça et s'écarta de quelques centimètres voir un mètre. Se faufilant à travers l'entrée, il referma le portail qui grinça une nouvelle fois avant de se retrouver dans l'allée principale. Là ils marchèrent tous deux silencieusement. Son jardin pouvait paraître immense mais en réalité il s'en fichait un peu, il n'y allait pas souvent ou alors quand il sortait c'était pour s'entraîner avec ses écuyers ou bien faire du cheval pour dégourdir un peu les pattes de son canasson.

Swan trébucha alors mais les bras du jeune homme la retinrent de s'écraser face contre terre. La serrant un peu plus contre lui, ses mains se mirent à trembler. Ses gants étaient trempés. En rentrant il ferait faire chauffer de l'eau, ainsi elle pourrait prendre un bain et lui aussi mais bien après. Il aimait se sentir propre et sec, il avait toujours été un homme frileux et vêtu ainsi il avait plus froid que nature. Devant eux se tenait une petite fontaine qui comportait des sculptures représentant des dieux mythologiques, il aimait bien leur histoire, elle était si invraisemblable que passionnante, peut-être aurait-il du faire historien ? Il n'aurait su le dire, ses envies restaient encore un mystère pour lui. Il avait toujours aimé le passé, ses ancêtres, connaître le pourquoi du comment un événement avait eu lieu. Bref, une petite passion qu'il cultivait en flânant dans les musées surtout ceux de Londres, il gardait un assez mauvais souvenir de Rome. La jeune femme s'assied alors au bord de la fontaine, était-elle folle ? Elle avait attrapé une pneumonie s'ils ne se dépêchaient pas de rentrer vite fait bien fait ! La suivant il s'installa à ses côté, sa chemise moulant son torse, l'eau avait fini par lui coller à la peau. De longues minutes s'étirèrent, il ne parlait pas, ne disait rien, sinon il aurait craqué. Ne bougeant pas d'un pouce il attendit qu'elle lui dise ce qu'elle avait sur le cœur, elle ne s'était certainement pas assise ici pour parler du beau temps et de la pluie.

La jeune femme se rapprocha de lui et l'embrassa à nouveau, une foule de sentiments l'envahit mais il les réprima. Elle était entrain de se jeter aux portes de la mort et lui de le prolonger dans une tristesse infinie. Ses lèvres pressèrent les siennes mais il ne lui rendit pas son baiser. Sa main vint alors caresser discrètement la sienne avant qu'il ne lui souffle en un murmure insonore à moins de quelques millimètres :


- Je ne peux pas...

Il ne mentait pas, il ne pouvait réellement pas. Le mauvais Asher enfouit en lui était explosé de rire, il aurait été une autre personne il se serait roulé par terre. C'était comme s'il observait une pièce de théâtre, Roméo et Juliette. Il n'en pouvait plus, le pauvre garçon ne savait pas qu'il était épié depuis longtemps sur chaque faits et gestes, ainsi ses murmures il les percevait également. Pouffant de rire à l'intérieur de lui-même le bourgeois écouta alors la question de la jeune femme. Pouvait-il lui répondre ? L'aimait-il réellement ? Il n'aurait su le dire, était-ce parce qu'elle l'attirait inlassablement  ou bel et bien ce sentiment destructeur qui saccageait son âme ? Le pauvre homme, il ne savait comment s'y prendre, d'autant plus qu'il ne voulait rien lui dire. Elle lui avait pris la main et lui ne pouvait s'empêcher de la serrer un peu plus fort avant de se pencher vers son oreille. Il soupira quelques instants avant de tenter de lui dire quelque chose. Sa main glissa toute seule dans les cheveux de la belle avant qu'il ne réussisse à lui murmurer doucement :

- Je ne peux vous le dire Swan, mais j'aimerais tellement vous faire part de mes sentiments.

Ainsi il n'avait pas refuser mais il n'avait pas avoué son amour, elle le prenait au dépourvu depuis le début. Comment faire ? Devait-il lui révéler la vérité ? Bien sûr que non ! Lui caressant les cheveux, il sentit les larmes de la belle couler le long de son épaule, il ne voulait pas lui faire du mal, il se haïssait pour lui faire tant de souffrance. Il lui déposa un baiser sur la joue avant de lui murmurer de ne plus pleurer. Se relevant alors du banc quand il enlevait la tête du creux de son cou, il lui tendit la main les yeux certes un peu froids mais avec cette pointe de considération. Il lui prit alors la main et lui fit monter les marches. Une, deux, trois... Cinq... Dix... Et les voilà arrivés en haut des marches juste devant la porte d'entrée. Il toqua alors et celle-ci s'ouvrit presque précipitamment. C'était Sandrine suivit le près par Eléanore. La vieille dame plaquait ses poings sur ses hanches en le dévisageant. Elle secoua la tête à la négative avant de lui laisser le passage libre. Eléanore quant à elle commençait à le réprimander, il rentrait trop tard, il puait l'alcool et il était trempé :

- Mais vous ne vous en rendez pas compte, on s'inquiète nous pour vous ! Et regardez ! Ahlala, vous trempez le sol ! Je n'y ai pas passé cinq minutes moi à faire vos carreaux hein !


Le jeune homme eut alors un rire franc avant de poser sa main sur ses cheveux et de les emmêler affectueusement. Il serra dans ses bras Sandrine et lui déposa un baiser sur la joue. Il s'excusa alors auprès d'Eléanore lui souriant avant qu'elle ne s'incline respectueusement devant la jeune femme. Quelle grande bouche elle pouvait être ! Bon elle avait quand même du respect et n'avait pas fait attention à la jeune femme pendu à son bras. Quand elle la vit elle s'était inclinée, c'était quelque chose de normal à vrai dire. A vrai dire, en tant qu'ancienne catin elle n'avait pas sa langue dans sa bouche mais était très respectueuse envers le jeune homme, il l'avait sorti de sa misère, elle lui devait ses services en tant que domestique. En réalité elle se complaisait bien mieux dans cette position qu'en tant que péripatéticienne.

Les murs de la demeure était d'un blanc immaculé, des tableaux les parsemaient quelques fois, donnant un peu plus d'authenticité aux pièces. Des lustres accrochés au plafond égayaient un peu la luminosité et faisaient briller les quelques meubles de bois foncés qui occupaient les salles. Sandrine s'absenta quelques minutes tandis qu'Eléanore déclara qu'elle allait chercher de quoi se réchauffer un peu. Asher sourit avant d'emmener la belle dans le salon principal. Deux grands canapés étaient situés au centre. Il la laissa s'asseoir dans un tandis que Sandrine revenait avec une serviette et couvrit la jeune femme. Elle lui sourit affectueusement lui caressant la joue d'un geste maternel avant d'attendre des explications de la part du bourgeois. Il lui rendit un sourire avant de lui dire qu'il lui expliquerait la situation plus tard. Eléanore se pointa alors dans la salle en grommelant toujours qu'il avait les cheveux trempés. Pour lui faire plaisir Asher enleva sa chemise qui gouttait et se posta près de la cheminée, tentant de faire sécher un peu ses cheveux. Torse nu, il commença à attiser le feu pour que les flammes se fassent plus imposante. La chaleur caressait agréablement la peau et il finit par se rapprocher des deux jeunes femmes. Eléanore servait le thé, des voluptes de fumée s'échappant des tasses de porcelaines:


- Je te remercie Eléanore

Elle s'inclina encore une fois avant de les laisser seul. A genoux devant la table basse, Asher s'empara d'une tasse et la donna à la jeune femme, prenant lui même un autre récipient. il se réchauffait les mains grâce à la porcelaine presque brûlante et d'un geste assez tremblant il la rapprocha de ses lèvres sans en boire une seule goutte, simplement pour se prodiguer un peu plus de chaleur. Il avait ôté ses gants bien évidement.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 1 Juin - 20:41

Asher ne répondit pas au baiser de Swan et la jeune femme ne put se sentir qu’anéantie. Elle le fut encore plus par ses cruelles paroles. Que voulait dire le jeune homme ? Bien sur qu’il pouvait dire à la jeune femme ce qu’il ressentait pour elle. Et puis même si il était fiancé ce ne serait pas le premier homme à avoir une maîtresse. Mais c’était clair, il ne l’aimait pas. Asher ne l’aimait pas et il osait la prendre dans ses bras et de lui intimer de ne pas pleurer. Il finit par la faire se relever et l’aida à monter les marches de pierres, la jeune femme en compta une dizaine et quand ils arrivèrent devant la porte et que le jeune homme voulu la pousser elle s’ouvrit presque immédiatement laissant apparaître une femme d’un certain âge au cheveux d’un blanc très pur. Elle avait posé ses mains sur ses hanches pour montrer son mécontentement vis-à-vis de l’homme. Elle finit par se pousser pour laisser place à une belle jeune femme, qui au grand étonnement de la belle se mit à réprimander Asher. Il eut alors un rire sincère et s’excusa au près de la domestique, puis pris la vieille femme dans ses bras. La belle jeune femme s’inclina devant eux ce qui étonna Swan vu le franc parler dont elle avait fait preuve quelques instant au par-avant. Swan salua à son tour les deux domestiques et suivit le jeune homme dans sa demeure. Les pièces étaient d’un blanc lumineux et elles étaient recouverte de tableau plus où moins colorés. Certains représentaient des personnages de l’Histoire, d’autres des paysages où encore des natures mortes. La jeune femme ne put s’empêcher de penser qu’Asher était un homme de goût, la belle elle aussi appréciait les meubles sombres et la sobriété. Elle avait en horreur les tapisseries cramoisies, verdâtres où encore jaune comme ses parents aimaient tant autrefois. Swan resta debout n’osant pas s’asseoir de peur de mouiller le tissus et qu’il finisse par moisir. La vieille domestique apporta une serviette à la jeune femme pour qu’elle puisse se sécher.

- Merci Madame c’est très aimable de votre part.

Swan retira donc pour la troisième fois la veste et le foulard d’Asher et les posa soigneusement sur le canapé. Ses longs cheveux noirs dégoulinaient sur le sol et Swan ne sut que faire et elle espérait que les tapis n’en souffriraient pas trop. La gêne de la jeune femme augmenta lorsque la dénommée Éléonore réprimanda Asher sur le fait qu’il trempait le sol. Swan se décida à interpeller la jeune femme qui venait d’apporter du thé ainsi que deux tasses de porcelaine chinoise.

- Si le vous plaît mademoiselle, vous demander ça me gêne, mais je n’ai hélas pas le choix. Pourriez-vous me prêter l’une de vos robe ? Je vous en ferais bien entendu porter une autre dès demain.

Swan put également constater à quel point Asher était un bel homme. Il avait retiré sa fine chemise dévoilant ainsi son torse musclé. Il tisonnait le feu pour pouvoir les réchauffer de manière plus efficace. Il finit par s’asseoir et lui intima de s’asseoir à son tour et de prendre une tasse de thé. La jeune femme but son thé lentement ne sachant que dire.


- Je vais m’en aller. Je vous remercie de m’avoir sauvé mais je n’ai rien à faire ici, je vais donc rentrer chez moi, Merci pour tout.


La belle se leva, et se dirigea vers la sortie s’emmitouflant dans se cape, mais elle se ravisa et se campa devant Asher.


- En réalité je ne partirais pas. Je ne partirais pas tant que vous ne m’expliquerez pas pourquoi vous répondez une fois à mes baiser et que quelques instant plus tard vous me repoussez et vous me dîtes que vous ne pouvez pas me parler de vos sentiments ! J’exige des explications !

La belle était dans un état de colère pure, ses yeux verrons brillant de rage fixait le jeune homme. La vieille domestique rentra à nouveau dans la pièce mais Swan ni fit pas attention et continua sa diatribe.


- Asher je vous aime et si vous avez une once de respect pour moi vous vous devez de me donner une explication. Sinon vous ne méritez pas d’être un gentilhomme.


Swan serrait les poings et elle finit par se rasseoir attendant la réponse d’Asher qui se faisait attendre. La jeune femme tapotait nerveusement l’accoudoir du canapé où elle était assise. Pourquoi était-il si différent ? Pourquoi tant de secrets ? Autrefois les deux jeunes gens se retrouvaient le soir dans des auberges puis autour d’une bière ils discutaillaient de sujets diverse et variés
puis louaient une chambre où ils passaient la nuit. C’était des moments simple et heureux qui avait manqué à la jeune femme. Ce soir en l’apercevant de le bar elle avait espéré qu’il la serrait dans ses bras et que tout serait comme avant, mais vu la situation actuelle elle doutait que cela en soit à nouveau le cas un jour. Swan but une nouvelle gorgée de thé chaud elle était toujours frigorifié, mais la belle préférait ne rien en laisser paraître et laissa ses yeux admirer les toiles qui ornaient les murs immaculés attendant la réponse du jeune homme.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 1 Juin - 22:31

Il faisait si bon chez lui ! Les flammes réchauffaient très agréablement les pièces ce qui donnait un peu de chaleur dans cette soirée si obscure ! Et pourtant le jeune homme avait paru heureux de revoir les deux femmes de sa vie, comme s'il avait eu peur qu'elles n'aient disparu durant sa petite absence. Asher se sentait bien chez lui, c'était beau, chaleureux, sophistiqué sans pour autant être barbant et vieux. Il n'avait jamais aimé les vieilles décorations qui donnaient toujours à la pièce un aspect ancien et peut-être triste selon les reliques disposées sur les meubles. Il aimait que cela donne envie d'y vivre mais aussi d'y rire. La joie était quelque chose de si précieux pour lui que pour rien au monde il ne l'échangerait contre de vieilles tapisseries. Et puis, comment ne pas montrer une once de joie face à la gaieté perpétuelle de la vieille dame ? Comment ? Elle le faisait tant rire, il l'aimait tant. Cette femme avait toujours été là pour lui et l'avait élevé à la mort de ses parents comme s'il s'agissait de son fils. Elle lui avait inculqué les valeurs de la société, être bon avec les femmes, ne jamais leur faire du mal volontairement, ne jamais lever la main sur elle, mais il avait aussi continuer à apprendre à respecter, ses bonnes manières et ses belles paroles venaient bel et bien de l'éducation de son père et surtout de sa chère mère. Malheureusement, ils avaient disparu il y a fort longtemps, naufrage du bateau ? Il n'aurait su le dire mais aucun des passagers du paquebots n'étaient revenus sains et sauf, il en avait donc conclus qu'ils étaient morts. Le jeune homme allait souvent se recueillir à leur tombe bien qu'elle soit vide il y avait tout de même leur noms marqués sur la pierre. Et à chaque visite, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une profonde tristesse, peut-être que s'ils avaient été là il ne serait jamais parti de Londres, il n'y aurait eu aucun malheur insurmontable pour un simple mortel tel que lui... Peut-être.

Sandrine avait alors apporté une serviette pour la Belle Swan, en effet, trempée de la tête aux pieds elle avait bien besoin d'un tissus pour éponger toute cette eau qui dégoulinait de son corps voluptueux. La jeune femme ôta alors le manteau et le foulard d'Asher se retrouvant ainsi nue devant lui. Ses joues s'empourprèrent violemment, ce n'était pas dans ses plans de voir son corps... Non pas du tout même. Étrangement gêné de la nudité de l'aristocrate, l'ancien soldat fit comme si de rien était et se retourna se passionnant pour la cheminée qui trônait dans le salon. C'était vrai qu'elle était belle avec ses flammes colorées qui lui prodiguaient tant de chaleur mais il ne pouvait s'empêcher au corps de Swan qui lui avait appartenu quelques années plus tôt. Auparavant il n'aurait pas rougi de la voir ainsi mais cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu qu'à la moindre marque d'affection ou bien la moindre parcelle de son corps il se sentait horriblement gêné. Peut-être parce qu'il se sentait coupable de son malheur et incapable de lui révéler la vérité. Il aurait dans tous les cas tout fait pour pouvoir l'embrasser à nouveau, mais n'est-ce pas cependant une honte pour une aristocrate de se faire voir dans les bras d'un bourgeois ? Peut-être... Ils se seraient mariés quelques années plus tôt elle aurait perdu son titre de noblesse, réduite au statut de son mari.

Lorsqu'Eléanore revint, la demoiselle demanda à ce qu'on lui fit apporter une robe. Toujours souriante comme à son habitude elle commença à critiquer Asher à voix haute, disant qu'il avait été pitoyable de ne pas lui avoir proposé une tenue plus tôt. Celui-ci fut pris d'un petit rire, elle n'avait pas sa langue dans sa poche mais au moins elle disait la vérité. C'était vrai qu'il aurait pu y penser mais ses pensées dérivaient ailleurs, il n'avait pas la tête à ça pour le moment. Celle-ci se baissa à la hauteur de son maître pour lui déposer un baiser sur la joue avant de s'en aller chercher une robe pour leur belle invitée. Ce petit cirque n'était qu'affectueux rien de plus, elle lui était redevable, et il s'occupait de la jeune femme comme une enfant depuis un petit moment. Il était comme un grand frère pour elle, quelqu'un qui prenait soin d'elle en échange de ses bons et loyaux services. Se retirant de la pièce, en tant que fidèle pipelette, elle commença son petit monologue, parlant à Sandrine qui devait l'écouter attentivement comme toujours. La pauvre, elle en avait peut-être marre mais affichait toujours ce petit sourire qui voulait dire « vas y continue, j'attends la suite avec impatience » ou bien « je suis tout à fait d'accord avec toi ». Avec le temps le jeune homme avait réussi à établir un langage avec elle, il arrivait bien mieux à décrypter ce qu'elle désirait lui dire, il s'agissait en réalité d'une petite langue des signe, mais cela ne devait pas être trop long sinon il s'embrouillerait beaucoup trop et finirait par lui faire répéter quarante huit fois ses phrases.

Eléanore revint donc avec le thé et la robe dans ses mains. Asher se mit à genoux alors devant la table basse puis servit la jeune femme. Celle-ci buvait déjà son thé alors qu'il était bouillant. Malgré cela elle semblait l'apprécier et Asher en fit de même après quelques minutes à bader la chaleur. Il se mordit alors les lèvres, ne disant plus parler de ses sentiments jusqu'à ce que la jeune femme s'exclama alors d'une voix assez déçue mais presque colérique. Que se passait-il encore ? Enfin elle lui annonça qu'elle allait partir. Cela n'aurait tenu qu'à lui il l'aurait supplié de rester mais étant donné la situation, le fait qu'elle soit loin très loin de lui l'arrangeait. Elle se leva alors et se dirigea vers la sortie. Asher fit de même, les yeux perdus dans le vide mais n'ayant cependant pas le temps de la suivre qu'elle revenait déjà à la charge. Décidément qu'elle avait une idée elle ne l'avait pas dans le... Elle était bornée voilà tout. Elle exigeait désormais des explications, pourquoi répondait-il une fois à ses baisers et refusait les deux autres ? Que se passait-il dans sa tête ?
Le jeune homme secoua la tête les yeux toujours aussi indifférents, elle ne voulait pas partir. Avant qu'il n'ait pu lui répondre la jeune femme continua d'une traite. Elle l'aimait. Ses aveux lui firent baisser les yeux.

Sandrine revint alors dans la pièce découvrant ainsi la conversation qui tournait au cauchemars pour le jeune homme, elle savait très bien ce qu'il pouvait ressentir et dans quel dilemme il se retrouvait. La belle Swan l'aimait mais lui ne pouvait pas lui faire part de ses sentiments. Non loin du bourgeois, elle était revenue avec une chemise bleue nuit comme la dernière fois où il était sorti. Se rapprochant de lui, elle lui tapota l'épaule en signe de courage avec des yeux aussi affectueux que ceux d'une mère. Ses perles noisettes tentaient de le convaincre de tout lui dire, elle semblait réellement attachée à lui. Soupirant Asher releva la tête et plongea ses prunelles grises dans les yeux vairons de l'aristocrate. Finalement il fit glisser sa main sur sa joue avant de lui déposer un baiser sur le front. Il abandonnait peu à peu, ses choix glissaient tels des anguilles sous ses pieds. A quelques centimètres de son oreille il lui souffla alors :


- C'est parce que je désire votre bien... Je veux vous voir en vie et en bonne santé. Si je montre un amour pour vous, qu'est-ce qui vous protégerait du mal qui m'entoure ?

Il lui prit alors la main affectueusement montrant soudain beaucoup plus d'intérêt qu'au début avant d'attraper sa tasse de thé et de la siroter tranquillement. Il ne fallait pas qu'il lui dise. La deuxième facette d'Asher attendait impatiemment la suite. Elle se réjouissait de cette situation délicate, le voir galérer était son plus beau cadeau. La belle jeune femme s'était rassise sur le canapé et lui aussi, elle s'était emparé de sa tête et continuait de boire. Il avait peur de sa réaction, peur de ce qu'elle pouvait penser de lui avant de lui répondre finalement :

- Je ne peux pas dévoiler mes sentiments, mais désormais il est trop tard... Il a du déjà nous entendre. Il est là, toujours à me surveiller... Swan vous êtes en danger en restant avec moi ! Cette personne me poursuit... Inlassablement... Elle... Fait disparaître toutes les personnes que j'aime et les place dans un endroits de telle sorte à ce que je les retrouve... Mortes. Oh Swan, partez. Partez pendant qu'il en est encore temps ! Que ferais-je si c'est votre corps que je découvre demain ou les jours qui viennent ? Je n'en puis plus, je ne le supporterais pas.

Il lui reprit alors la main avant de la faire glisser sur sa propres joues. Il grimaça une nouvelle fois avant de lui souffler :

- N'ayez aucun doute sur mes sentiments, ma chère Swan, je vous porte bien plus haut dans mon cœur que vous ne le pensez, mais je veux vous voir encore sourire et entendre votre cœur battre. Alors partez où ce sera vous sa prochaine victime.

Il approcha son visage du sien, effleurant une nouvelle fois ses lèvres des siennes.
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Jeu 5 Juin - 21:51

La voyant nu le jeune homme c’était retourné pour admirer sa cheminé. Elle ne se souvenait pas qu’il était si pudique.La belle enfila rapidement la robe essayant de la lacer sans demander l’aide du jeune homme. Elle était plutôt rêche, Swan en tant qu’aristocrate n’avait pas l’habitude de porter de tel vêtement, pour elle tout n’était que soie et velours. La jeune femme avait voulu s’en aller, mais remarquant que le beau jeune homme n’essayait pas de la retenir elle se retourna et revins sur ses pas plantant ses yeux dans ceux d’Asher après que Sandrine se soit éloigné du jeune homme. Il embrassa la jeune femme sur son front et passa sa main sur sa joue. Swan ne put s’empêcher de frémir à son contacte mais elle se ressaisit attendant toujours une réponse. De quel mal pouvait bien parler le jeune homme ? La jeune femme fronça ses sourcils, essayait-il de l’éloigner de lui en lui racontant des fadaises ? La brune finit par se rasseoir. Asher reprit la parole et lui expliqua que quelqu’un tuait chaque personne qu’il aimait ou du moins qu’il côtoyait et que il souhaitait me protéger et que c’était pour ses raisons qu’il me repoussait. Elle prit sa tête entre ses mains, elles étaient si délicates, mais sa main droite était toujours enflé. C’était impossible ? Pourquoi quelqu’un ferait-il sa au jeune homme ? Était-ce vrai ? La jeune femme continuait de siroter sa tasse toujours plongé dans ses interrogations. Elle se releva et s’agenouilla devant Asher, lui prenant ses deux mains les siennes elle lui dit :

- Oh Asher. Je n’ai pas peur de ce sombre assassin qui vous poursuit. Je vous aime et nous lutterons ensemble contre lui, je vous promet qu’il ne m’arrivera rien. Je vous rappelle que je sais me défendre et nous viendrons à bout de ce criminelle. Je ne serais jamais une victime


Leurs lèvres se rejoignirent, ce fut tout d’abord un chaste baiser mais il devint de plus en plus fougueux. Swan lui murmura combien elle l’aimait. Elle finit par se relever et redevint sérieuse.


- Qui est-il ? Avez-vous une idée ? Des pistes ? Combien de victimes ?

A vrai dire Swan redoutais un peu sa réponse car les victimes étaient les femmes qu’Asher avait aimé. Mais la jeune femme se senti en cet instant l’âme d’un détective prêt à mener l’enquête
.

- Je veux vous aider Asher. Déjà car je n’aime pas les assassins et qu’en plus je veux pouvoir vous aimer sans craindre d’avoir une lame en travers de ma délicate gorge.


La belle se rassit et finit sa tasse pour la seconde fois. Elle était heureuse et elle se trouvait folle d’être heureuse alors qu’un assassin risquait de la tuer. Mais il l’aimait et cela la rendait si heureuse, il l’aimait tellement qu’il était prêt à régner les sentiments qu’il avait pour elle dans l’espoir de la protéger. La jeune femme devait s’empêcher de ne pas sauter à son cou tant sa joie était grande. Swan se cala confortablement dans le fauteuil et resservit du thé. La belle fixa le jeune homme de ses yeux si particuliers avant de lui demander :

- Asher, racontez moi votre vie, ainsi nous sauront peut être pour quelle raison un être peut souhaiter vous faire du mal. N’omettez aucun détail si le vous plaît. Même votre départ précipité.


Swan savait que je souffrirais en entendant son histoire. Cette histoire dont elle aurait tant souhaité faire partie. La jeune femme bue une gorgée de thé en le regardant avec attention.

- Je ne cesserait jamais de vous aimer Asher, quoi que vous me racontiez.


La belle prête à attendre cette histoire.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Sam 7 Juin - 14:46

* Asher pourquoi t'obstines-tu à vouloir me défier ? Tu sais bien que tu n'es rien, cette partie en toi qui te fait subir moult souffrances, ne te rends-tu donc pas compte que tu lui es infiniment inférieur ? Ne céderas-tu donc jamais ? Ne vois-tu pas qu'il t'es impossible de vaincre ? Ta détermination est peut-être forte mais mon désir l'est encore plus. Un jour mon cher Asher, mon compagnon de corps, mon âme sœur, tu ne seras plus. Mes filets t'attrapent jours après jours et tu tombes. Tu tombes longtemps. Et jamais tu ne te relèves, tu ne fais que t'enfoncer, t'embourber dans ma toile qui se resserre peu à peu autour de toi. Tu subis, je te torture. Ta souffrance me fait sourire, je me languis déjà de continuer ma quête, celle de la montée au pouvoir. Cette montée en puissance. Bon Bel Ami, ne vois-tu donc pas que ta cause est perdue ? Lorsque la folie s'emparera de toi ton esprit sera assez faible. C'est alors que tu m'appartiendras. Mon Bel amant de toujours, mon esclave jusqu'à la mort. Tes envies sont les miennes. Ton subconscient te dicte de mettre fin à tes jours car lui, et lui seul sait. Ta vie est un sombre Enfer, laisse moi te traîner dans ce démon qui est en toi. Ne résiste plus, tu as perdu... Ta chère Swan ne sera bientôt plus. Fais lui voir monts et merveilles avant que je ne lui montre ta véritable personnalité. La douleur n'en sera que plus puissante, mon plaisir aussi. Merci Asher de partager ton corps, merci d'assouvir cette passion qui brûle en moi. Je t'aime déjà tant*

L'euphorie le prenait, c'était un sentiment assez dérangeant étant donné le contexte de la situation. Asher ne savait ni pourquoi il le ressentait ni comment. Il avait du mal à comprendre ce plaisir soudain qui l'envahissait. Il ne voulait pas ressentir cette chose, il avait tellement mal au fond de lui qu'il s'interdisait désormais toute joie. Comment sourire face à de pareilles circonstances, comment être heureux lorsqu'on fait le malheur des autres ? Il ne savait plus que penser. Ce sentiment était enivrant. Il engourdissait tous ses sens sans pour autant donner de justification à cette petite hystérie mentale. Son corps désirait danser et tourner mais son esprit le lui interdisait. Pourquoi cette joie l'envahissait-il ? Il n'y comprenait plus rien. Cela le frustrait. Malgré cela sa volonté fut plus forte et il réussit à masquer ce qu'il ressentait. Tout ceci était pour le moins perturbant. En réalité, l'autre Asher avait trouvé un moyen de l'anéantir.

Il ne voulait pas la perdre, cela comblerait encore plus son malheur qui grandissait au fil des jours. Que ferait-il si elle devait mourir ? Si elle venait à se faire lâchement assassiné à cause de ses propres sentiments ? Il se mordit la lèvre inférieur, il avait peur. La crainte était encore là, le submergeant, le réduisant à un état de folie, il ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Lui même ne savait pas réellement pourquoi il la prenait, la rejetait, l'acceptait à nouveau. Enfin si il le savait. Son désir était immense mais son envie de la protéger créait des barrières presque insurmontables.
Et pourtant il était encore là, à nouveau près d'elle, ses mains encerclant son délicat visage. Son baiser se posant sur le front de la jeune femme. Sa chaleur corporelle le rendait fou. Il avait fermé les yeux, le contact se prolongeant. L'assassin devait être là, non loin, entrain de les observer. Peut-être même qu'il se déciderait à attaquer ce soir même. Il se sentait prêt à se battre, pour elle, les autres, pour lui. Son Katana était toujours là, reposant sur son flanc, n'attendant plus qu'une chose, que son maître veuille bien l'accepter au creux de sa main. Son arme frémissait déjà au combat, Asher le désirait plus que tout. Alors même s'il devait mourir lors de cette affrontement il le ferait dans la gloire et l'honneur, il se serait battu pour une noble cause, celle de la vie. Son cœur battait la chamade à cette idée, oui, il voulait cette bataille, sa quête venait à peine de commencer, il se sentait prêt à mourir pour elle, périr sous les coups de son assassin et jusqu'à son dernier souffle il ne laissera rien tomber. Il acceptait la mort, la souffrance, il appelait la Mort. Il priait Dieu. Cette guerre était déjà perdue d'avance, il le savait au fond de lui, mais son désir qu'elle soit finie était plus forte que sa peur de mourir. Il serait enfin en paix, il aurait tenté de le battre, il aurait offert sa vie pour toutes celles qui avaient été achevées.

Ses paroles semblaient avoir fait mouche, mais le but n'avait pas été atteint. Quelque chose dans le regard de la jeune femme disait à Asher qu'elle n'abandonnerait pas. Elle avait froncé les sourcils, le croirait-elle ? Il ne savait que penser ni que faire. Suite à ses déclarations, après avoir siroté son thé, la belle se leva et s'agenouilla devant le jeune homme. Il était extrêmement gêné de la voir ainsi devant elle. Il aurait voulu lui dire « relève toi, je n'en vaut pas la peine » mais elle semblait y mettre tout son cœur. Le regard doux et déterminé, elle lui avait pris ses deux mains entre les siennes. Le jeune homme y glissa ses doigts avant de les serrer un peu plus. Elle semblait déterminer plus que tout. Les paroles de la jeune femme le firent d'ailleurs grimacer, non elle ne devait pas dire ça... Elle courrait vers sa perte et lui la précipitait. Fermant les yeux quelques instants il laissa s'échapper un soupire. Elle prétendait pouvoir se défendre mais elle avait tord, personne n'en était capable sinon pourquoi y aurait-il eu tant de morts ?

- Swan, je...

Il fut interrompu par son doux baiser. Leurs lèvres se joignirent et il fut envahi du même sentiment qu'auparavant. Son cœur bondit dans sa poitrine et il ne fit rien pour couper le contact. Au contraire, il l'appréciait, laissant ses lèvres presser les siennes dans cet élan d'amour. La passion le prit alors et ce baiser tout d'abord chaste et timide devint plus fougueux et passionné. Il glissa ses mains dans les cheveux de Swan, goûtant à ses lèvres, frémissant à son contact, oubliant un instant qu'ils étaient surveillés. Il la conduisait à sa perte et il le regrettait mais elle nourissait en lui ce désir si profond qu'il n'arrivait plus à ignorer. Elle lui murmurait alors de sa voix douce et suave ô combien elle l'aimait et il ne put lui répondre. Mais les caresses qu'il effectuait sur ses délicates joues traduisaient déjà ses sentiments. Il soupira son nom au creux de son oreille avant de finalement lui dire suite à ses premières paroles :

- Swan, ce n'est pas une bonne idée... Je veux dire... même en sachant vous battre vous ne pourriez vous défendre, je n'ai pas réussi moins même à le coincer, c'est si étrange. Cette personne nous manipule Swan, elle arrivera à vous faire du mal quoiqu'il arrive, qui que vous soyez, quoique vous puissiez faire...

L'interrogatoire arriva alors. Il eut l'impression de se retrouver devant Brandy, elle lui posait des questions similaires et il lui répondrait avec la même franchise même si les réponses resteraient assez vagues. Il n'avait pas de précisions en ce qui concernait le nombre de victimes. Étaient-elles une vingtaine à mourir pour lui ? Une centaine de personnes exterminées parce qu'il les avait simplement croisées ou parlées ? A cette idée sa gorge se serra, comme si une boule y était coincée. Il avait du mal à s'exprimer. Asher était un homme fragile et très émotif, peut-être un peu trop d'ailleurs. Cela en faisait sa faiblesse et le détruisait peu à peu de l'intérieur. C'était son malheur. Quelques fois il priait pour devenir un vrai chien qui s'en foutrait du monde qui l'entourait, un homme sans cœur, les choses auraient été moins difficiles à supporter... Peut-être était-ce à cause de cela que cette personne prenait tant de plaisir à assassiner son entourage.
Asher lui répondit alors d'une voix rauque :

- Je ne sais ni qui il pourrait être ni combien de personnes il a pu tuer. Peut-être ne les ai-je pas toutes découvertes ? J'ai l'impression d'être lancé perpétuellement dans un jeu de piste, il se débrouille pour que je découvre qui est la nouvelle victime du jour. J'ai peur Swan, peur qu'il s'attaque à des personnes que je côtoie à peine dans ma vie...

Elle désirait l'aider et c'était ben quelque chose qu'il pouvait concevoir. Elle n'aimait pas les assassins mais d'une certaine façon il en était un. Il précipitait les femmes à leur perte et il n'arrivait à s'empêcher de les côtoyer. Là encore il créait une nouvelle victime, un nouveau jouer pour son criminel, son autre lui. Celui-ci se délectait déjà de la situation, avec l'amour la souffrance n'en sera que plus grande. Éliminer un être que l'on aime par dessus tout est quelque chose d'affreux. Après cette perte, le bourgeois sera assez affaibli pour pouvoir le contrôler à tout bout de champs à sa guise. Il sera à lui rien qu'à lui, il enfouirait dans son âme ce côté si bon et si faible à la fois. Oui il lui fera la misère. Il sera libre. LIBRE !
La jeune femme se rassit et finit sa tasse. Elle semblait extrêmement heureuse, Asher, lui, l'était nettement moins. Il se faisait du soucis pour elle, survivrait-elle à une attaque ? Certainement pas même si elle prétendait le contraire inlassablement. Doucement, elle se resservit du thé tandis qu'elle lui demandait qu'il lui conte sa vie, son voyage, son histoire. Il esquissa une grimace se resservant à son tour un peu de thé. Prenant la chemise bleue foncée entre ses doigts, il la déplia et la revêtit. Ses doigts s'infiltrèrent alors jusqu'à ses boutons qu'il rentre dans les petites ouvertures prévues à cette effet. Boutonnant tranquillement sa chemise il lui murmura :

- Ce n'est pas une histoire que j'aime raconter... Mais si tel est votre désir...

Elle l'observait de ses yeux si beaux. Finalement en soupirant il se décida à prendre la parole. C'était difficile à raconter. Il avait peur de ce qu'il pouvait bien lui dire et si ça pouvait lui faire du mal un jour. Les yeux plongés dans le vide son discours commença :

- Mon départ n'a pas été précipité. Je vous ai fait parvenir un courrier sur lequel il y avait marqué la date et l'heure de mon départ. Je voulais découvrir l'Europe, Londres me lassait, toute cette bourgeoisie et ce gratin royale me passait par dessus la tête. La découverte d'autres cultures était pour moi un plaisir que je ne pouvais négliger. Vous auriez pu m'accompagner si vous auriez lu ma lettre, mais je ne vous ai pas vu au port, j'en ai donc conclu que vous ne vouliez pas venir. J'ai séjourné quelques temps en France puis en Italie où j'ai fait une escale à Romes. L'antiquité me passionnait, je trouvais cela vraiment très intéressant surtout lorsqu'on se retrouve sur place. Tout m'émerveillait, les ruines, les temples, les dieux latins ! Le soir je rentrais à l'hotel dans lequel je louais une chambre assez confortable, ce pays avait tout pour me plaire et j'aurais pu envisager de m'y installer si et seulement si il n'y avait pas eu l'accident. Je ne m'en rappelle plus précisément, peut-être voulaient-ils mon argent ? Rien n'excuse le fait que je me suis réveillé dans une cabane ou une maisonnette, je ne pourrais vous le dire précisément. Ils crurent bon d'y mettre le feu, avaient-ils peur que je les dénonce ? Je ne sais exactement. Je m'en suis sorti presque indemne... Oui presque...

En effet il s'en était sorti presque intact, si l'on excluait le fait qu'il s'était retrouvé défiguré du côté droit du visage...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 8 Juin - 22:29

La belle se releva, ses grands yeux écarquillés fixaient le jeune homme aux cheveux bruns. C’était impossible ! Elle n’avait jamais reçue aucune lettre. Si elle avait reçue une lettre couverte de la fine écriture d’Asher elle se serait précipitée sur le bateau du quel il embarquait pour l’accompagner. Swan rêvait tout comme lui de voyage, de voir de nouvelles horizons. Découvrir de nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes. Aucune lettre ne lui était jamais parvenue et la brune comptait bien le dire au jeune homme :

- Non ! Non ! Vous ne m’avez jamais envoyée aucune lettre Asher. Aucune. J’ai souhaitée de tout cœur en recevoir une un jour, mais jamais je n’en ai reçue m’informant de votre départ. Si j’avais su que vous partiez je me serais précipité pour vous rejoindre. Je vous rappelle que nos rêves étaient les mêmes.

La belle se rassit et écouta le reste du récit du jeune homme avec attention. Analysant ses mots, se laissant bercer par son récit. Je fus prise d’une grande compassion à l’idée que le beau brun ai put été enlevé. Frissonnant de ce qu’y aurait put lui arriver. Mais elle ne put s’empêcher alors de se demander, aujourd’hui serait-elle prête à s’enfuir avec lui ? Et était-elle vraiment prête à mettre sa vie en danger pour le cœur d’un homme qu’elle n’avait pas vu depuis plusieurs années. Un combat intérieur commença en elle et elle savait qu’il n’était pas prêt d’être terminé. Swan finit par demander :


- Que voulez vous dire par presque indemne ? Et ses personnes qui sont mortes, étaient-elles toutes des femmes ? Des femmes que vous aimiez ?


La jeune femme serait-elle prête à mettre fin à sa vie volage et aventureuse pour vivre normalement avec un beau jeune homme qu’elle n’avait pas vu depuis un beau nombre d’années. Lui faire la cuisine ou encore la lessive. Non elle n’était pas prête, elle voulait réapprendre à le connaître avant d’officialiser. Mais la belle préféra garder le résultat de ses réflexions pour elle.
Elle se leva, faisant les cents pas dans la pièce de sa démarche féline. Elle percuta une commode et rattrapa le vase chinois qui était posé dessus avant qu’il ne s’écrase au sol. Elle le reposa, regrettant qu’il n’était pas remplis de fleure. Swan aimait les fleurs, surtout les roses, mais personne ne lui en avait jamais offert et cela la décevait un peu. Elle posa son regard sur l’homme qui était toujours assis dans son fauteuil. L’aimait-elle encore vraiment ?La brune pensait que oui, mais si elle se trompait ? Il avait certainement changé et elle ne connaissait pas le nouvel Asher. Elle se rassit et attrapa sa bel pipe qui était posé avec sa cape sur le guéridon de bois. C’était une jolie pipe se fit-elle la réflexion. Tout d’ébène veiné de gris. Elle ne se souvenait plus de l’origine de cette pipe, l’avait-elle volé à son salop de père ? Ce négrier, elle avait arrêter sa chasse au négrier qui seule était impossible. Swan se mit alors à penser à Leigh avec nostalgie et elle se rendit compte que lui et les autres brigands lui manquaient beaucoup, mais cela allait faire dix ans qu’il étaient morts et elle se devait de tirer un trait sur son passé. L’aristocrate rebelle alluma sa pipe, tirant des volutes de fumées vers les hauts plafonds.


- Si le vous plaît, continuez Asher. Vous avez toute mon attention et j’ai beau ne pas faire partie de Scotland Yard les enquêtes policières m’ont toujours passionnées. Parler moi également du mode opératoire de votre assassin.

Qu’allait encore lui révélé le beau jeune homme ? Allait-il encore la faire rêver en lui racontant les voyage dont Swan souhaitait tant faire partie ? Elle n’aurait sue le dire. C’est alors que son regard se posa sur ses beaux cheveux bruns. Ils étaient toujours aussi long qu’avant, mais autrefois ils était d’un blond doré et non bruns.


- Pourquoi avez-vous teins vos cheveux ? Cette question n’a peut être pas d’intérêt mais j’avoue être perplexe. J’adorais vos beaux cheveux d’or.


C’était certainement une question idiote, mais la belle n’avait pas pu s’empêcher de la poser tout comme ses yeux. Elle remarquait enfin vraiment la différence de ce nouveau Asher


- Et vos yeux ? Que leurs étaient-ils arrivés à vos beaux yeux ?


Swan se trouva ridicule de poser toutes ses question. Plus que ridicule. Mais malgré ses doutes sur ses sentiments elle voulait tout de même aider Asher. Au moins en souvenir du bon vieux temps. Elle rejeta un nouveau nuage de fumée et laissa sa tête partir en arrière tout comme dans le bar quelques heures au par-avant. La fatigue l’envahissait petit à petit. Elle n’avait déjà pas beaucoup dormi la nuit passé occupée par un beau blond aux yeux verts et à la peau tannée. Ses paupières se fermèrent, cependant la belle se dépêcha de les rouvrir pour ne pas rater une once du récit du jeune homme. Elle attendait, elle attendait de savoir.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Lun 9 Juin - 13:19

Swan était prête à tout pour lui. Ses paroles si douces résonnaient à ses oreilles tel le chant hypnotique des sirènes. Elle disait qu'elle ne cesserait jamais de l'aimer quoiqu'il puisse lui raconter. Elle voulait le croire sur parole et il désirait tant qu'elle s'en aille, qu'elle ne revienne plus le voir, tout ceci à la recherche de sa seule sécurité. Et s'il lui arrivait malheur que ferait-il lui ? Il serait détruit de l'intérieur, de ça il en était sûr et rien ne pouvait contrecarrer ses pensées. Asher voulait être bon avec elle mais il voyait que chacun de ses refus lui faisait mal. Il la faisait souffrir à elle et à lui dans un certain sens. Il ne pouvait s'empêcher de croire à cette vie qu'ils auraient pu avoir ensemble... Si seulement il n'était pas parti, pourtant sa lettre avait été claire et nette. Elle mentionnait la date et l'heure précise du départ. Elle n'était jamais venue, peut-être ne désirait-elle plus vivre cette vie d'aventures et de plaisir auprès de lui ? Ils avaient été jeunes... Jeunes et enfantins de croire qu'ils pourraient vivre une vie comme dans les livres. L'aventure... La découverte, la soif du savoir... Oui il avait été un imbécile qu'elle viendrait le rejoindre. Asher était alors parti, laissant son passé derrière lui, tentant d'oublier la jeune femme qui de toute évidence n'avait pas désiré le rejoindre. Il en avait été blessé et avait même noyé sa peine dans les bras de jeunes femmes quelques mois plus tard. Elles n'avaient été rien d'autre que des conquêtes, sans amour ni amitié, non simplement des demoiselles qu'il rencontrait. Son chagrin s'ensevelissait au fur et à mesure des semaines qui la séparait d'elle et finalement il avait réussi à l'apaiser. Elle restait toujours là, dans un coin de son cœur mais laissant une fine mais profonde cicatrice le long des deux ventricules.

Celle-ci osait prétendre n'avoir jamais reçu de lettre. Elle s'était même levée les yeux écarquillés exprimant ainsi sa surprise. Elle prétendait avoir eu les mêmes intentions que lui, que son seul désir avait été de le suivre à travers les pays. Le bourgeois fronça les sourcils, il se voyait encore rédiger la lettre, se demandant comment allait-il placer les mots de telle sorte à faire beau et élegant. Il avait même donné de la richesse à son texte et y avait glissé quelques mots d'amour. Il se souvenait encore des battements affolés de son cœur, la peur qu'elle refuse de venir avec lui avait grandit de pas en pas au fur et à mesure qu'il couchait la calligraphie sur le papier. Il s'y était appliqué. Il l'avait même faite porter par son écuyer. Comment pouvait-elle prétendre ne pas l'avoir reçu ? Peut-être avait-elle raison... Peut-être avait-elle été égarée. Prenant une inspiration le jeune homme se redressa réfléchissant à la situation. Cela remontait à il y a de cela plus de sept ans, il lui fallait du temps pour se remémorer tous les détails. La déception de ne pas la voir au port et la sentir se jeter dans ses bras avait été trop grande qu'il la ressentait encore maintenant. Sa mine se renfrogna, oui il lui avait envoyé la lettre et il regrettait désormais de ne pas avoir loupé le premier bateau pour aller la voir à sa demeure et lui demander des explications. Sa gorge se noua et son cœur se serra finalement il réussit à lui répondre le regard sûr.


- Je ne vous traiterais pas de menteuse, Lady Carthew... Mais je vous assure, je me souviens du jour où j'ai rédigé cette lettre comme si c'était hier. Cela avait été même un de mes plus proche écuyer qui avait été chargé de vous la porter. Peut-être y a t-il eu un problème mais je vous jure Swan que je ne me serais pas permis de partir sans mot à votre égard. J'ai même été étonné ce jour là de ne pas vous voir arriver sur le quai, je l'avais espéré... Je l'avais désiré...

La belle demoiselle se rassit à ses côtés. Le jeune homme glissa sa main dans la sienne avant d'approcher sa tasse de ses lèvres grâce à l'autre. Doucement la porcelaine se posa sur sa peau délicate et se délectant de l'odeur mais aussi de la chaleur, il en but une gorgée. L'aristocrate désirait savoir pourquoi il avait utilisé les termes de « presque indemne ». La réponse était pourtant toute simple, que pouvait-il nous arriver lorsque l'on s'approchait trop des flammes ? On se brûlait, alors pourquoi cela aurait été différent pour le jeune homme. Une grimace se forma sur ses lèvres, il sentait encore au fond de lui la peau déchiquetée et incroyablement abîmée. Certains morceaux avaient même finis par s'arracher. Il ressentait encore cette douleur intense lors de la brûlure. Les regards que leur jetaient les jeunes femmes avaient été des plus blessant pour lui. Son orgueil ainsi que sa fierté avaient été plus qu'atteint. Il aimait se sentir beau mais tout cela était tombé lors de l'accident... Il posa ses yeux dans les siens avant de prendre sa main et de la poser sur sa joue droite. Elle était douce, lisse et délicate ? Il lui fit alors passer toute la main sur le côté droit de son visage avant de lui répondre :

- Je n'ai pas toujours eu une telle peau. Je l'ai même perdue lors de l'incendie. Vous ne m'auriez pas reconnu après ça, je ne me ressemblais plus. Toute la partie droite de mon visage était saccagé, j'étais défiguré et j'inspirais le dégoût chez toute personne qui me croisait. Ce n'était pas simple à vivre croyez moi...

Il sembla réfléchir à la deuxième partie de ses questions. Les avait-il toutes aimées ? Non certainement pas, l'amour ne vient pas comme ça dès que ça nous arrange, cela reste en soi un sentiment assez délicat qui faut manipuler avec précaution. Il avait aimé peu de femmes quoiqu'en réalité il aimait les femmes. Elles étaient pour lui les plus belles créatures qui puissent exister sur Terre. Il se demandait même comment s'était déroulé la Création de l'univers. Dieu créa l'homme avant la femme car il faut bien un brouillon avant de créer un chef d’œuvre, ainsi était sa pensée.

- Je n'ai vu que des corps de femmes massacrés... Mais peut-être que je me trompe... Peut-être n'ai-je pas découvert toutes les victimes de cet assassin... Non je ne les ai pas toutes aimées, les femmes ne disposent pas de mon amour sur commande.

La jeune femme se leva et commença à marcher dans la pièce en réfléchissant. Asher quant à lui, l'observait. Il la trouvait vraiment magnifique mais il sentait comme un changement en elle en l'espace de quelques minutes. A quoi pensait-elle réellement ? L'aristocrate percuta un meuble de son salon, et alors que l'ancien soldat allait se lever pour tenter de sauver ses objets, un vase chinois commença à tomber. Il esquissa une grimace mais Swan avait déjà rattrapé le vase. Il n'était pas très matérialiste mais il aimait ses trouvailles. La jeune femme reposa son regard étrange sur lui avant de se rasseoir à ses côtés et d'allumer sa pipe. C'était peu commun de voir une femme fumer mais cela ne dérangeait pas au jeune homme qui détourna le regard quelques instants pour éviter de la dévorer des yeux. Elle désirait qu'il poursuive son histoire. Qu'allait-elle dire lorsqu'il lui conterait la suite ? Il reposa ses perles grises sur elle avant de continuer donc son récit...

- Je disais donc... L'accident m'avait quelques peu bouleversé, on me regardait bizarrement, comme si j'étais un monstre. C'était une sensation des plus désagréables de se sentir ainsi observer c'est donc pour cela que je ne suis pas resté dans cette ville. Rome avait été mon foyer... Ma passion de quelques mois... Je suis donc parti, j'ai vagabondé quelques temps me posant dans des hôtels et des auberges mais je ne me sentais pas le bienvenue. J'ai pris alors une décision, certaines personnes croient en la magie, mais pas moi. Cependant je me suis dit que je pouvais essayer... Pour voir si cela pouvait marcher. Il m'a bien dépouillé ce charlatan, mais j'ai retrouvé mon ancienne apparence... Des semaines se sont écoulées... Les meurtres ont alors commencé. Peut-être s'agit-il de ces personnes qui avaient tenté de mettre fin à ma vie ou bien ce charlatan assez grassement payé pour son onguent... Je ne saurais vous le dire.

La question vint alors... Pourquoi avait-il teint ces cheveux ? Elle disait les avoir aimé et à cette remarque il lui sourit. Elle semblait si sincère, l'aimait-elle encore ?

- J'ai été accusé de tous ces crimes, je me suis teint les cheveux pour me recréer comme une nouvelle identité. Je voulais que personne ne me reconnaisse c'est donc pour ça que je suis passé du blond au brun. Je ne suis pas cet assassin, je ne désire pas purger sa peine, ou mourir à sa place, c'est à lui de payer pour ses meurtres.

Une autre question franchit les lèvres de la jeune femme. Et ses yeux ? Pourquoi n'étaient-ils plus bleus ? Pourquoi ses deux lacs jumeaux n'apparaissaient-ils pas dans ses prunelles ? Pourquoi était-il si différent ??? Lui même n'aurait su le dire, il ne connaissait pas les pratiques bizarres de sa deuxième facette, il ne savait pas qu'il usait de la nécromancie et heureusement pour lui sinon cela lui aurait un choc pas très simple à supporter. La jeune femme fumait toujours mais ses paupières se fermaient peu à peu, elle devait certainement être fatiguée. Dans un élan d'affection qu'il ne put empêcher, il la ramena contre lui l'encerclant doucement de ses bras. Une main glissa dans les cheveux bouclés de la belle tandis qu'il lui déposait un baiser sur le front. Il finit par lui répondre doucement :

- Peut-être un effet secondaire de ses rituels, cependant ils ont changé bien plus tard après son intervention. Le bleu s'est éclairci petit à petit dans le temps. Peut-être sommes nous comme les nourrissons, peut-être ne gardons pas la même teinte toute notre vie...
Swan, vous êtes fatiguée... Vous devriez aller vous reposer, je vais demander à Sandrine ou Eléanore de vous faire préparer une chambre...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Mer 11 Juin - 22:39


Pourquoi ne croyait-il pas la jolie brune ? Elle aurait fait n’importe quoi pour lui à cette époque et n’aurait certainement pas ignoré une lettre écrite de sa main. De plus si c’était son propre écuyer qui lui avait apporté elle l’aurait reçue. Et puis Swan recevait chacun de ses visiteurs elle même, même si ils appartenaient à la classe ouvrière, alors à l’écuyer de l’amant elle lui aurait même peut être offert du thé. La belle chérissait les lettres en tout genre, elle aimait les mots gravé à jamais sur du papier. Elle trouvait que cela donnait un sens bien plus fort au mot que de simple parole. Swan avait déjà entretenue une relation épistolaire qu’elle avait énormément appréciée, cependant cette personne était morte de manière tragique. Encore une, ne put s’empêcher de penser la belle jeune femme. Tant de personne qu’elle aimait étaient morte, ou disparut.


- Cette lettre aussi belle elle a put être ne m’est jamais parvenue Mister.

J’avais appris son départ dans une taverne des docks ou les gens parlaient navire qui avait pris les voile il y a quelques jours, les catins discutaillant du beau jeune homme au cheveux d’or et aux yeux de saphirs qui était à son bord. Les larmes avaient coulées silencieusement sur les joues de la belle alors qu’elle serrait les dents se rendant compte que le sujet de discutions de ses filles de petites vertus était son amant. Asher. La belle s’était rapidement levé après avoir balancée quelques piécettes pour payer sa consommation avant de s’enfuir de l’auberge. Elle avait alors déambulée sur les docks, admirant les reflets de la lune sur la Tamise. La pluie c’était alors mise à tomber comme pour cacher ses larmes parmi les innombrables gouttes d’eau tombant du ciel.
La belle resta perdue dans ses pensées un long moment, mais Asher continuait son histoire expliquant que sa peau avait été brûlé par l’incendie.


. Asher je peux vous promettre que votre peau est aussi belle que le premier jours où nous nous sommes rencontrée.


Swan lui offrit un tendre sourire se souvenant des nuits qu’ils avaient passé ensemble. Le souvenir de leur rencontre, qui fut aussi le début de leur idylle était aussi limpide que du cristal dans son esprit. Ils s’étaient donc rencontrés le soir de l’enterrement des parents de l’aristocrate dans un bar des docks, le même ou ils s’étaient retrouvé il y a quelques heures de cela. Il s’était assit devant elle, un chapeau baissé sur ses yeux alors qu’elle allumait sa pipe. Il s’était alors présenté de manière des plus mystérieuse, cependant la glace avait finit par se rompre l’alcool aidant la jeune fille à parler. Elle lui avait tout racontée, alors que Swan n’en avait jamais touché un mot à personne, mais le beau jeune homme l’avait mit en confiance. Ils avaient finit par se séduire l’un et l’autre. Ils étaient montée dans l’une des chambres du bar. Ils s’étaient aimés plusieurs fois avant de finir haletant allongé sur les draps. Ils avaient alors parler encore une fois, puis s’étaient promis de se revoir avant de se quitter.
La belle revint à elle, fixant le bel homme de ses yeux saisissant, il lui dit alors que ses yeux étaient devenus gris au fur et à mesure du temps et qu’il avait teint ses cheveux pour pouvoir se cacher. Il ne souhaitait pas payer à la place de l’assassin qui le traquait. Cela était fort compréhensible, Swan aurait fait de même.
Le beau jeune homme finit par lui dire d’aller ce coucher et qu’il allait demander à ses domestiques de lui préparer une chambre. Elle fut peiné qu’il ne lui propose pas de partager sa couche alors qu’ils l’avaient partagé tant de fois.


- Oui en effet je devrais dormir, mais je pense que je vais rentrer dans ma demeure. Le soleil ne va pas tarder à se lever et je n’habite pas si loin.

La belle ne souhaita pas rester plus longtemps si c’était pour être séparé de cet homme qu’elle pensait aimer. Swan se leva à nouveau, rangeant sa pipe dans une bourse de cuire.
Elle se rassit finalement hésitante, décidant de rester au près de lui si il le désirait.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Ven 13 Juin - 16:33

Asher avait été déçu de nombreuses fois dans sa vie, comme un être humain des plus normal. Il avait éprouvé l'amour, la haine, le désir de vengeance, la folie, la passion, la détermination tout ce qu'un homme pouvait ressentir au moins une fois dans sa vie. Il était doté d'une extrême sensibilité pour un homme, il lui était arrivé de pleurer devant ses confrères masculins ou même devant une femme. Certains l'humiliaient pour cette faiblesse mais lui-même au fond de son cœur s'en réjouissait. Il aurait haï être un homme froid et glacial, peu réceptif aux sentiments des autres. Il n'y avait pas que les femmes qui avaient le droit de pleurer. Les hommes en avaient le pouvoir, c'était simplement que depuis touts petits on leur disait « arrête de pleurer comme une fillette », « ne pleure pas tu n'es pas une fille »... Aux jeunes demoiselles on leur laissait le choix de pleurer ou pas mais chaque père rêvait de faire de leur fils un homme digne et fort.
Donc oui Asher avait été déçu de ne pas avoir pu se marier avec la jeune fille qui lui avait été promise depuis sa jeunesse, déçu de ne pas avoir vu Swan lorsqu'il a débarqué pour partir en France, déçu d'être aussi faible... Déçu d'être entrain de perdre contre lui-même. Il se décevait à lui tout seul et il le savait bien, il le voyait il le sentait... Il n'arrivait plus à se regarder dans un miroir, son reflet lui était insupportable, il n'espérait même plus soulager son cœur. Il désirait simplement que ces quelques personnes qu'il croise continuent à vivre. Il se rappelait alors du médaillon qu'il avait trouvé dans la poche de sa veste. Il ne lui appartenait pas, mais à qui pouvait-il bien être ? C'était si étrange et terrifiant, il avait l'impression de suivre un jeu de piste. Son assassin mettait des objets en relation avec la victime devant l'oeil du condamné et à partir de ça il devait retrouver qui avait tant souffert. Peut-être qu'à la fin il y avait un trésor, le plus beau de tous les cadeaux, son criminel au bout du rouleau !


- Il a du y avoir un problème... Peut-être avait-il perdu la lettre et ne m'en avait jamais parlé... Je ne sais que dire.


Elle prétendait ne pas avoir reçu la lettre et lui continuait à se persuader qu'il la lui avait envoyée. Ce n'était pas possible autrement, il se rappelait avoir donné l'ordre puis remit en main propre de l'écuyer le courrier. Il devenait fou de rage mais au fond il tentait de se convaincre : si elle l'avait suivie quels malheurs lui seraient-ils arrivés ? L'histoire ne se reproduit pas deux fois de la même façon, comment se seraient déroulés les événements ?
Il continuait alors son récit, lui contant l'incendie ainsi que les multiples chamboulements de sa vie. Cependant il le voyait bien, il avait beau être dans les nuages quelques temps, la jeune femme était plongée dans ses pensées. Il ne savait pas si elle l'écoutait réellement. Au fond, il s'en fichait, si elle était attentive, il ne faisait que lui raconter son passé, sinon il se remémorait tout seul ses malheurs. Cela avait un petit côté pathétique de parler ainsi de soi. Mais il ne voulait pas se faire plaindre, c'était bien quelque chose qu'il haïssait par dessus tout. Il se remémorait encore la rage de Brandy... Celle-ci luisait dans ses yeux tels les rayons brûlant de l'astre solaire. Il l'avait détesté, il était tombé bien bas dans son estime. Asher commençait à faire une croix sur cette amitié qui aurait pu existé. Il s'était fait traité de tous les noms, il y avait de quoi désespérer d'un côté... Comment ne pas se sentir coupable au fond ? A croire que le but du barman avait été de le traumatiser... Ce qui avait peut-être été le cas... Que voulait-il au fond ? Qu'Asher se laisse mourir ? Qu'il culpabilise ? Il fallait savoir bon sang !
La jeune femme le fixa de ses yeux étranges avant de finalement lui dire que sa peau n'avait pas changé. Il réussit à lui sourire tendrement la regardant comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Il réussit à lui souffler plongeant ses yeux dans les siens :


- Je suis heureux qu'elle vous plaise encore... Vous êtes aussi belle et charmante que dans mon souvenir Lady Carthew...

Il effleura sa joue de sa main en la dévorant du regard. Il n'avait pu s'empêcher de le lui dire. Son élégance n'avait d'égale que sa beauté, décidément il trouvait que les femmes étaient des créatures magnifiques... Dignes d'être des déesses... En réalité elles étaient Ses Déesses.
Il continua alors ce qu'il devait lui raconter, voyant bien qu'elle divaguait encore bien loin sans bien réellement savoir si elle l'écoutait. Il ne pouvait pas en être certain. En réalité il doutait sur énormément de choses. Il n'aurait su dire pourquoi, mais il percevait toujours dans son esprit un point d'interrogation. Tout n'était qu'une question, un ensemble de points qu'il se devait de résoudre. Tout ces mystères qui le faisaient tourner en bourrique ne cessaient de l'importuner... Il était fatigué de tout ça, il n'en pouvait plus.
Au fur et à mesure qu'il lui contait ses aventures il voyait la fatigue paraître dans les traits de la jeune femme. Elle ne devait pas avoir beaucoup dormi la veille et à vrai dire il ne voulait pas savoir ce qu'il s'était passé. Pour peu qu'elle s'était entichée d'un homme cela l'aurait fait grimacer de douleur. Il ne pouvait la voir ailleurs que dans ses bras. C'était comme si c'était marqué au fer rouge « c'est Ma propriété le premier qui la touche ne reverra plus le soleil se lever ». Il ne pouvait concevoir cette idée, elle lui avait appartenu et à ses yeux c'était inconcevable l'idée qu'elle ne soit plus à lui. Certes ils se montraient plus distant qu'avant mais il donnerait tout pour elle.
C'est alors qu'il lui dit gentiment qu'elle devrait aller se reposer. Elle se fatiguait et cela se voyait. Pourtant elle semblait être déçue, qu'aurait-elle espéré ? Qu'il la garde contre lui ?
Ce n'était pas qu'il ne voulait pas... Enfin si un peu quand même... c'était surtout qu'il ne pouvait pas... Il avait si peur pour elle... Elle lui déclara alors qu'elle allait retourner chez elle. Les yeux du jeune homme s'écarquillèrent et les mots refusaient de franchir ses lèvres. Son cœur se mit à battre la chamade, elle ne devait pas partir, pas après tout ce qu'il venait de lui raconter... pas maintenant qu'elle savait pour l'assassin. Et si ce même criminel en profitait pour la tuer ? Il ne pouvait se le permettre. Hésitante elle se rassit à ses côtés tandis que le jeune homme l'attirait contre lui glissant sa tête au creux de son cou comme pour chercher un peu de réconfort, de chaleur. Il lui dit enfin :

- Ne partez pas, je vous en prie... Restez avec moi... Si vous ne voulez pas je vous en supplie, restez simplement jusqu'à demain matin. Je ne sais ce qu'il pourrait vous arriver si vous décidez de partir en pleine nuit.

Il enroula sa taille de ses bras puissants avant de murmurer son prénom doucement au creux de l'oreille. Ses mains se frayèrent un chemin dans son dos avant de remonter jusqu'à sa nuque. Il lui déposa un doux baiser sur la joue avant de glisser un bras sous ses jambes.Il se leva enfin la portant comme une princesse en lui murmurant :

- Je vous en prie Swan... ne vous en allez pas...

Il glissa à nouveau sa tête dans son cou avant de lui voler furtivement un baiser sur ses lèvres. Finalement il pressa sa bouche une seconde fois à la sienne, savourant ce petit plaisir qu'il se permettait. Ses mains se faisaient tremblante, il avait peur de la perdre, de la voir partir... Et de ne jamais la voir revenir. Cette crainte lui fit également trembler les lèvres et il la serra un peu plus fort contre lui. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille, qu'elle attende au moins le lendemain.
Il s'était avancé de quelques pas vers les escaliers. Il attendit alors son accord pour gravir les marches et l'allonger dans un lit où il pourrait veiller sur elle toute la nuit.


[HRP] je suis désolée la qualité du rp n'est pas terrible... (ça change pas trop de d'habitude en fait XD) mais je ne voulais pas te faire attendre plus longtemps...  Embarassed [/HRP]
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 22 Juin - 17:06

La belle jeune femme n’aimait pas qu’Asher doute d’elle, mais c’était quelques chose de naturelle. Qui ne doutait pas ? Elle même commençait à douter d’elle même. Le doute était humain, et les humains qui osaient dire qu’ils n’avaient jamais de doute étaient de purs imbéciles. Swan commençait même à douter que si elle avait reçue la lettre elle aurait rejoins le jeune homme. N’aurait-elle pas pu prendre peur et oublier la lettre. Il est vrai que partir ainsi vers l’inconnu est quelque chose qui peut effrayer. Si elle était parti avec lui, aurait-elle empêcher l’apparition de cet assassin ? La belle craignait aussi de se faire tuer dans une ruelle en revenant d’une taverne, on retrouverait son corps en sang au petit matin. Peut être que ça serait Asher qui la découvrirait. Cette idée l’effrayait encore plus que la mort car elle ne souhaitait pas faire encore plus de mal au beau jeune homme qu’elle ne lui en avait déjà fait. Asher se mit à la complimenter sur sa beauté et son charme. Elle ne sut rien dire d’autre que :

- Je vous remercie Asher.

Mais Swan avait beau être toujours belle, elle avait aussi été abîmé par le temps. Par l’alcool aussi. Après le départ d’Asher elle avait noyée son désespoir dans le rhum que rapportait les marins des Antilles. Swan cumulait beaucoup de pêché que cela soit gourmandise ou luxure, mais c’était son seule moyen de tenir contre l’ennui de la vie. La jeune femme avait essayé de traîné dans les soirée mondaine, mais peine perdue. Elle n’y trouvait pas son compte, pour vivre elle avait besoin de danger.
La jolie femme se rendit compte que elle venait de rater son rendez vous. Elle avait rencontré un jeune bourgeois des plus sympathique, avec qui elle passait ses nuits de temps à autre. Rien avoir avec Asher. Elle ne l’aimait pas c’était juste un passe temps, rien d’autre. La belle ne souhaitait pas en parler au jeune homme de peur qu’il lui en veuille. Après tout elle aurait aussi préféré qu’Asher ne lui parle pas de ses nombreuses conquêtes, mais en parler avait été nécessaire pour comprendre cet assassin. Swan commençait à se demander si ce ne serait pas une ancienne conquête du jeune homme qui aurait été jalouse. Elle de décida à faire part de ses réflexions au jeune homme au cheveux bruns.

- Asher, par rapport à votre assassin. Serait-il possible que cela soit l’une de vos ancienne amante qui serait devenue jalouse ? Je vous promet que ce n’est pas moi mon bel ami.

La jeune femme eut un petit rire, cependant elle craignait que le jeune homme se mettent à penser que ce aurait pu être elle et que c’était pour cette raison qu’elle ne pouvait craindre cet assassin.
Elle remarqua le regard protecteur que lui lançait Asher. Swan n’aimait pas trop que on le regarde ainsi. C’est comme si elle était un objet ou un territoire à défendre et elle n’aimait pas du tout cela. Quand la jeune femme avait fait mine de partir Asher l’avait gardé contre sois et l’avait encerclé de ses bras puissants. Les mains du jeune homme glissaient sur son corps se qui fit frémir la belle au cheveux de geais.

- Si vous le souhaitez je resterais Asher, je resterais avec joie.

Il la souleva comme on soulevait une poupée de porcelaine. Swan ne savait pas si elle appréciait d’être traité comme une petite chose fragile, mais ce qui était sur c’est qu’elle aimait être dans les bras du jeune homme. Il lui vola un baiser, il fut furtif et très chaste, cependant le beau jeune homme se pencha une seconde fois sur les lèvres de la belle. Ce baiser là fut passionné et ils mirent tout l’amour qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Swan laissa ses longues mains vagabonder dans les cheveux bruns du jeune homme. Elle avait eu du mal à le reconnaître. Après tout c’est dans de longs cheveux blonds qu’elle passaient ses mains autrefois. Il s’arrêta devant l’escalier hésitant comme si il attendait une autorisation de la part de la belle aristocrate. Elle lui fit un rapide baiser sur la joue pour le décider à enfin gravir les marches du grand escalier qui menait à l’étage. C’était un bel escalier de bois à la rampe ouvragé. Swan n’était jamais venu chez le jeune homme, ils évitaient de se voir au grand jour et préférait se cacher et passer leurs nuit dans des bars. Le beau jeune homme ouvrit tant bien que mal une porte de bois et entra dans une grande pièce meublé avec goût, mais tout de même assez sobre. Un grand lit à baldaquin trônait au centre de la pièce. Il la déposa avec respect sur le lit. Swan lui jeta un regard plein de passion et d’envie. Elle espérait qu’Asher ne l’ignorerait pas et viendrait passer la nuit dans ses bras. Une nuit pleine d’amour et de passion. La belle l’attira contre elle et l’embrassa langoureusement.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Mer 25 Juin - 15:51

C'est vrai qu'il l'avait toujours trouvée belle. Elle n'était pas comme les autres femmes, elle possédait un caractère bien trempé que le jeune homme appréciait tant. Elle ne se laissait pas faire, elle était unique. Swan lui avait toujours paru sublime mais en cette nuit où il la revoyait pour la première fois depuis quelques années il la percevait comme la plus belle femme au monde. Un joyau qu'il se devait de protéger du mal. Cette déesse qu'Asher devait honorer en l'écartant du danger. Il avait eu peur de la perdre cette soirée là lorsqu'elle était tombée dans l'eau. Elle s'était notamment brisée les os de la main, il fallait faire soigner cette blessure. Le lendemain à l'aube il ferait venir un médecin pour qu'il s'occupe de la belle jeune femme. Il le fallait sinon qui sait, peut-être allait-elle empirer ? Il ne le fallait pas, cela pourrait devenir dangereux. Celle-ci semblait avoir oublié la douleur de sa main et de son poignet. Il sentait encore sur lui la froideur monstrueuse de l'eau du port. Ce liquide qui l'avait submergé lui donnait encore l'impression qu'il gouttait le long de son corps, qu'il s’immisçait dans sa chaire pour venir paralyser ses os. Il était littéralement frigorifié mais il tentait de dissimuler cette petite faiblesse tant bien que mal à la jeune demoiselle. Oui ce bourgeois était une petite nature, très frileux il ne supportait plus le froid. Pourtant il n'avait pas toujours été comme ça... En tant de guerre il ne s'était jamais plains une seule fois. Au contraire, il paraissait un peu plus... homme, plus dure, plus froid, moins ce qu'il était devenu.
Il se rappelait alors de ses anciennes pensées. Asher avait voulu mettre fin à sa vie. Il pensait que cela arrangerait tout ses problèmes. Il était vrai que cela aurait pu aider beaucoup de choses comme... l'arrêt presque immédiat des assassinats... Il aurait été le dernier mort, la dernière victime de lui-même, la dernière souffrance de son histoire. Peut-être que cela aurait-il mieux valu pour toutes les jeunes femmes qui restaient qu'il meurt sous les coups de son assassin... il ne pouvait savoir qui sait si un jour il s'arrêterait ? Oui il avait longtemps réfléchit à cette option rendant très inquiètes Sandrine ainsi qu'Eléanore. Elles ne pouvaient- pas lire dans les pensées mais elles savaient très bien reconnaître un problème dès qu'il y en avait un. Le fait de voir cette mine déconfite sur le beau visage de leur maître leur suffisait à leur mettre la puce à l'oreille. Elles haïssaient le voir ainsi et craignaient pour sa vie.

Asher observait la jeune femme qui se tenait à ses côtés. Elle semblait réfléchir. Mais sur quoi ? Sur lui ? Ses sentiments ? Les assassinats ? La vie seulement ? Si seulement il pouvait lire dans les pensées pour savoir décrypter les mines semblables à la sienne... Soudain elle s'exprima alors. Ses pensées rejoignaient en réalité celles de Brandy, il lui semblait qu'il lui avait posé une question similaire. Pourquoi s'acharnaient-ils tous à savoir s'il s'agissait d'une femme ? C'était impossible, pourquoi en resterait-il une de jalouse puisqu'elles ne survivent pas ? Son petit cerveau avait du mal à faire la liaison entre les deux. Bon sang ! Elle ne pouvait pas avoir raison, c'était impossible. Aucune n'aurait été assez forte d'esprit pour commettre un meurtre et faire souffrir encore plus le jeune homme en continuant. Il s'agissait là d'un tueur en série, peut-être d'un petit plaisantin qui l'avait pris pour cible et qui par la suite se délectait de voir son comportement ô combien pitoyable devant de tels désastres. Il planta ses yeux argentés dans les siens avant de soupirer :


- Je ne pense pas que ça soit possible... ce n'était l'histoire que d'une nuit seulement et elles le savaient et puis... je ne pense pas qu'elles soient capables de ça, Mademoiselle, je m'en serais aperçu à un moment ou un autre... Il sourit : je sais bien que ce n'est pas vous.

Son raisonnement ne tenait pas trop la route mais il s'efforçait de garder son calme pour ne pas paniquer. Ce n'était pas une femme, une de ses anciennes amantes qui commettait ces meurtres, de ça il en était presque sûr. Presque. La jeune femme avait lâché un petit rire cristallin... Il était si mélodieux ! Vint ensuite le fait qu'il lui proposa qu'elle aille se coucher. Elle était fatiguée et cela se lisait sur ses traits, elle ne pouvait le nier. Cependant elle en fut presque vexée et déclara qu'elle devait s'en aller. C'était la panique chez Asher... Il ne pouvait la laisser partir. Il se le devait sur son âme, sur sa conscience et bien évidement la vie de la jeune femme. Qui saurait ce qu'il pourrait se passer cette nuit ? Et si l'assassin revenait ? Comment ferait-il ? Il ne pouvait la raccompagner chez elle, c'était beaucoup trop risqué... Quoique le bourgeois aurait peut-être la chance d’apercevoir son assassin au moins une fois dans sa vie. Cependant il s'agissait d'une option assez égoïste, sacrifier la vie d'une autre femme pour pouvoir peut-être apercevoir son criminel. Cela relèverait de la lâcheté pour Asher qui ne pouvait plus supporter ça. Sans savoir pourquoi, le jeune homme se sentait quelques fois trahit, comme si son agresseur n'était autre qu'une personne qui lui était extrêmement proche. Il voyait à présent des ennemis partout autour de lui, peut-être Eléanore, Sandrine ? Ses écuyers ? Le cocher de la soirée ? Il s'en voulait de penser ainsi et écarta toutes ces possibilités de son faible esprit. Le bourgeois ne pouvait supporter l'idée qu'il s'agissait de l'une des deux femmes.
Son double riait.

Le jeune soldat fut surpris de sentir les mains de la belle se glisser autour de son cou. Il s'était préparé à d'éventuels râteaux de sa part ou bien à s'en prendre une comme elle l'avait fait au bar. Il se rappelait encore de l’extrême froideur de sa main contre sa joue. Cela avait été un comportement amer, désemparé... Le cœur d'Asher s'apaisa, le poids qu'il portait sur ses épaules retombait doucement. Le jeune homme était soulagé. Elle acceptait de rester au moins pour la nuit, il s'en réjouissait. Il avait craint qu'elle ne s'en aille mais elle désirait rester et qui plus est avec joie ! Il lui avait volé alors deux baisers, un premier plus furtif que l'autre. Et il fut à nouveau surpris, après tout ce qu'il lui a dit, qu'elle l'embrasse avec envie lors du second. Posté alors devant l'escalier il hésitait à monter. Il souhaitait qu'elle se repose. Sa main cassée était entrain d'enfler, il fallait qu'on lui prodigue des soins. Il enverrait certainement un de ses domestiques aller chercher un médecin pour la belle. Ce soir ? Peut-être. Il doutait cependant que l'homme en trouverait un, de nuit ce n'était pas simple à trouver. Au pire il paierait un peu plus pour que celui-ci fasse le déplacement. Il lui fallait absolument des soins ! Un baiser sur sa joue le tira de ses pensées. Elle ne semblait pas contre l'idée d'escalader les nombreuses marches. Il esquissa alors un faible sourire avant de se mettre à monter les escaliers. Une... Deux... trois, quatre... Dix... Douze. Il se retrouvait enfin à l'étage posant une main sur la rampe pour ne pas trébucher. Pendant un instant il s'était vu tomber, s'écrasant face contre terre et surtout sur Swan. Mais non il n'avait pas trébuché, il n'avait loupé aucune marche, le jeune bourgeois était presque fier de cet exploit.

Asher serrait la jeune femme contre lui, il ne voulait pas risquer de la lâcher, il ne s'en pardonnerait pas et prendrait la honte de sa vie. Après plusieurs pas dans le couloir lumineux de par les murs blancs, il se retrouva devant une porte. Il s'agissait de sa chambre. Après tout il ne dormirait pas, il resterait à veiller sur elle toute la nuit s'il le fallait. Prendre un risque lui était une idée inconcevable. De plus il avait abandonné l'idée de la faire dormir dans une autre pièce. Il avait vu la mine déconfite de la jeune femme, elle avait semblé triste et... déçue. Sa main se porta à la poignée doucement et il effectua une légère pression ouvrant ainsi la porte, donnant une large vision sur la pièce. Son lit à baldaquin trônait contre le mur. Il s'y dirigea refermant la porte derrière lui. Délicatement il déposa Swan sur le lit pour ne lui faire de mal. Le regard que lui lança la Comtesse le fit frémir, il n'était pas digne d'elle. Baissant légèrement les yeux il se retrouva finalement contre elle sentant les mains de la jeune femme autour de lui. Elle s'était alors emparé de ses lèvres et l'embrassait. Il se laissa faire lui rendant son baiser avec douceur puis il se décolla doucement, passant une main sur sa joue. Ses lèvres se posèrent ensuite sur le front de la demoiselle délicatement. Il posa alors ses perles grises dans les siennes :


- Je vais faire venir un médecin pour votre main Mademoiselle...

La proximité dont ils faisaient preuve le gênait un peu. Il ne voulait pas qu'il se passe quelque chose cette nuit. Il avait bien trop peur. Il savait ce que désirait Swan mais il ne pouvait pas s'abandonner dans ses bras cette nuit, il ne le fallait pas il se l'interdisait. Ce serait beaucoup trop dangereux pour la belle. Et si cela recommençait ? Qu'il tombait dans l'inconscience et qu'en se réveillant il trouvait des traces du passage de l'agresseur ? Qu'il voyait Swan morte dans le lit ou bien par terre ? Non il devait écarter toutes ces possibilités de son esprit. Il ne fallait pas qu'il pense à des choses si funestes tout de même. Il allait faire à nouveau tomber son morale à zéro.
Se redressant sur ses coudes il se mit à rougir violemment, cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas eu de relations avec elle. Il ne voulait pas en avoir pour le moment même s'il la trouvait splendide ainsi allongée dans le lit. Il se mordilla la lèvre avant de descendre du lit et de se remettre sur pieds :


- Je reviens ma chère amie, attendez moi, il faut que l'on s'occupe de votre blessure vous ne pouvez pas rester infiniment ainsi.

Il s'inclina devant elle posant ses yeux dans les siens. Il recula vers a porte avant de se retourner pour l'ouvrir. Une fois que ce fut fait il sortit doucement de la chambre la referma derrière lui. Il se perdit à nouveau dans ses pensées jusqu'à ce qu'il croise Eléanore. Il l'arrêta quelques instants lui demandant d'aller chercher un domestique. Il lui donna les instructions, disant qu'il devait absolument ramener un médecin avec lui. Cela devenait urgent pour la jeune demoiselle qui devait souffrir de ses blessures. Asher porta une main à la poche de son pantalon avant de se précipiter au rez de chaussé fouillant dans sa veste pour trouver une bourse. Il avait dévaler les escaliers au petit galop manquant de s'étaler à nouveau face cotre terre. Un peu trop précipité comme descente mais il voulait faire vite. Il la trouva et la glissa dans la main de la jeune femme :

- Eléanore, je t'interdis de sortir, tu m'entends ? Trouve un domestique à l'intérieur et donne lui l'argent, cela servira à payer le médecin pour son déplacement et ses services. Je te remercie...

La jeune femme se mit à sourire doucement avant de s'incliner devant lui, le rassurant sur le fait qu'il faisait beaucoup trop froid à l'extérieur pour qu'elle s'y risque. La voilà qu'elle descendait donc aux cuisines tentant de trouver un homme capable de chevaucher la nuit. Sa démarche gracieuse avait toujours attiré l'oeil d'Asher, en même temps elle avait toujours été ainsi, il ne fallait pas oublier qu'il l'avait embauché alors qu'elle n'était qu'une fille de joie. Elle ne se complaisait pas dans ce métier, c'était simplement pour pouvoir vivre correctement. Certes elle se faisait riche mais elle vivait bien mieux dans un châtelet que dans les bras de divers inconnus. Ici elle était heureuse et Asher le savait. Il se rappelait encore le jour où il s'était mit à jouer du violon et que la jeune femme valsait avec Sandrine. C'était ça une famille... Oui une vraie. Soupirant Asher remonta à l'étage et se posta devant la porte. Sa main se posa à nouveau sur la poignée et il ouvrit la porte se retrouvant dans la même pièce que Swan. Magnifique n'était pas un mot assez fort pour la décrire.
Le docteur ne tarderait pas à arriver si l'homme se dépêchait à aller le trouver. Il posa alors ses yeux gris sur le lit admirant Swan :


- Comment allez vous Swan ? Avez vous encore mal ? Désirez vous un quelconque service ?

Il se rapprocha d'elle se mettant à genoux devant le lit pour pouvoir se trouver à sa hauteur. Le cuir de ses bottes grincèrent. Un sourire se formait sur les lèvre du jeune bourgeois. C'était un sourire aimable voir affectueux. Sa main vint frôler la joue de la demoiselle.

- Je vous remercie de rester...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Mar 1 Juil - 20:03

Le jeune homme aux cheveux sombres semblait être tout autant perdu dans ses pensées que la jeune femme. Elle se demandait tout comme lui à quoi pouvait bien réfléchir cet homme si mystérieux. Quand la belle posa sa question, Asher planta ses yeux devenus si déconcertant depuis sont retour. Ce gris lui faisait presque peur, il était déstabilisant pour la jeune femme après elle ne pouvait pas non se plaindre avec ses yeux tout aussi étrange. Mais cette magie que le beau jeune homme avait utiliser inquiétait un peu la belle qui n’avait aucune confiance dans les sorciers qui étaient tous selon elle de viles personnes ne voulant que soutirer de l’argent aux gens assez crédule pour quémander leurs services. L’aristocrate tiqua sur un mot qu’utilisa le jeune homme :

- Asher, je t’en supplie ne met pas autant de distance entre nous. Nous nous sommes toujours tutoyé et appelé par nos prénoms même quand nous nous connaissions À peine. Pourquoi mes tu autant de distance ?

Lui demanda avec inquiétude la jeune Comtesse. En tout cas elle fut heureuse, selon les dires du bourgeois elle avait été la seule avec qui il avait eu une relation durable. A moins qu’elle aussi n’avait été pour lui qu’une fille de joie et rien d’autre.
Swan sentit la surprise lors des deux baisers qu’elle échangea avec le bel homme. Pourquoi était-il si surprit ? Pensait-il que la jeune femme ne ressentait plus rien pour lui ? Pourtant elle s’intéressait à son problème et acceptait le risque de rester à ses côtés.
Lorsque le bourgeois la porta dans son grand escalier Swan dut s’empêcher d’éclater de rire tant le jeune homme semblait anxieux à l’idée de la faire tomber. La belle baisa à nouveau sa joue un sourire moqueur sur le visage. La jeune femme fut satisfaite de voir que le jeune homme l’emmenait dans sa chambre et non dans l’une des chambres d’amis. Il répondit à son baiser lorsqu’elle l’attira contre lui avec douceur, leur baiser devint de plus en plus fougueux alors que la belle aristocrate passait sa main valide dans le dos du jeune homme le caressant avec tendresse. Lui même caressa sa joue avec douceur ce qui fit sourire la Comtesse. Soudain le jeune homme s’éloigna du corps de la jeune femme et embrassa son front dans un geste protecteur. Asher lui dit qu’il allait faire venir un médecin et il l’appela à nouveau ‘ Mademoiselle ‘ Swan fronça les sourcils contrariés. Ne voyait-il pas le désir qui brillait dans ses yeux ? Pourquoi la rejetait-il ainsi et lui jetait des regards gênés. La belle se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire en voyant le jeune homme rougir avant de descendre du lit. Il lui dit sans plus de préambule qu’il allait chercher un médecin et la laissait seul. Swan retint un cri de frustration ! Était-il aveugle ou avait-il en réalité perdu son attirance pour les femmes pendant toutes ces années ? Il sorti de la pièce et l’aristocrate se retourna se mettant sur le côté tournant le dos à la porte admirant la vu que lui offrait Londres à travers la fenêtre. L’aube n’allait pas tarder à se lever et si le beau jeune homme continuait de la rejeter ainsi elle rentrerait chez elle et irait rejoindre son amant du moment. Il n’avait aucune importance pour elle, mais elle avait bien besoin. Des fois elle avait l’impression d’être un homme avec les mêmes besoins.
Asher entra à nouveau dans la chambre après quelques minutes. Swan se rendit compte qu’il contemplait son corps qui reposait sur le matelas. Il lui demanda comment elle allait et si elle voulait quelques choses. La belle jeune femme due se retenir de répondre avec humeur au jeune homme. Elle se retourna vers lui offrant un sourire séducteur et découvrant légèrement ses longues  jambes fuselés.

- Je vais très bien et vous en remercie et ma main ne me fais pas trop souffrir. Elle en avait vu des bien pire, elle continua. Si je désire quelque chose ? Oui, vous mon ami.

Elle avait rarement été aussi cru, mais elle voulait comprendre pourquoi lui ne voulait pas d’elle ce qui la vexait profondément. Le beau jeune homme vint s’asseoir sur le sol devant elle pour être à la hauteur de son visage. Elle ferma les yeux lorsqu’il caressa sa joue avec douceur. Allait-il enfin ce conduire comme le jeune homme qu’elle avait connu autre fois ?
Swan n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que le médecin pénétra dans la pièce une mallette à la main. Il avait fait très vite. La jeune femme se redressa sur le lit et présenta sa main au médecin après l’avoir salué.

- Bonsoir Monsieur, excusez nous de vous déranger à cette heure, mais je me suis cogner la main contre un ponton de bois.

Le médecin prit la main de la jeune femme et l’examina avec douceur. Il la banda après l’avoir enduit d’un ongement qui dégageait une odeur pestilentiel et fortement désagréable. Les deux jeunes gens le remercièrent et il prit congé après qu’Asher l’ai payé.

- Je vous rembourserais n’ayez crainte.

Lui dit la belle avec douceur le remerciant également de s’être occupé d’elle. Maintenant, retour au chose sérieuse pensa-t-elle. Elle attira le beau jeune homme au prunelles aussi grises que l’acier et l’embrassa avec passion tout en passant sa main non bandé dans ses longs cheveux.
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Dim 13 Juil - 16:15

Pourquoi l’appelait-il Mademoiselle et non Swan comme auparavant ? Pourquoi instaurait-il cette distance qui semblait blesser la jeune femme au plus profond de son cœur ? Pourquoi faisait-il comme si jamais rien ne s'était passé entre eux auparavant ? Tant de questions que la belle devait se poser et dont le jeune homme ne savait que répondre. Il ne désirait plus qu'une chose : mettre fin aux agissements de son agresseurs. Découvrir des cadavres de femmes lui brisait le cœur, il en avait marre de toute cette mascarade. Mettre fin à sa propre vie lui était impossible, cela faisait parti des pêchers... Accéder au paradis lui serait donc impossible, il ne reverrait plus personne, seul Satan le tourmenterait de ses feux ardents. Peut-être que l'Enfer serait plus doux pour lui... En réalité, de quel côté ira t-il ? Il a causé la mort d'une bonne dizaine de personne au moins... Il ne fallait pas qu'il se voile la face. Le paradis lui serait fermé à tout jamais, il ne le méritait pas. Sa vie s'écroulait au fur et à mesure des jours qui s'écoulaient, qui serpentaient sous ses pieds comme s'il s'agissait d'un vulgaire jeu. Le temps se mourrait et lui avec. Sa santé mentale ne faisait que diminuer. D'un homme fort et guerrier il était passé à un peureux de première et faible. Il fallait qu'il se reprenne ! Qui était-il donc pour pouvoir se permettre de se tasser ainsi face au danger ? Il fallait qu'il prenne ses deux mains et règle d'un coups trois mouvements ce problème. Se plier aux règles de ce chien l'agaçait, il en avait marre, cela devait changer. Peut-être que sa volonté serait plus forte que la détermination de ce criminel... Il l'espérait du plus profond de son cœur. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il redevienne l'homme qu'il était auparavant et chasser de son esprit cette crainte enfantine qui le submergeait inlassablement...

- Pardonnez-moi Swan... Cela fait fort longtemps que nous ne nous sommes pas vu ma chère amie... Mes habitudes ont hélas disparu avec l'homme que je fus.

Il lui souriait agréablement, se montrer courtois était pour lui une sorte d'étiquette qu'il se devait de respecter. Il ne supportait pas que l'on puisse se montrer disgracieux envers une demoiselle d'un rang quelconque.
Suite à ces mots il l'avait portée et menée jusque dans sa chambre, réellement inquiet de trébucher sur l'une des marches, de s'enrouler le pied dans le tapis ou bien de s'inventer une dernière marche totalement inexistante et de s'étaler face contre terre. Lui faire mal était la dernière chose qu'il désirait, elle paraissait si fragile ainsi dans ses bras alors qu'en réalité elle était une femme forte d'un caractère tempétueux. De plus la faire tomber serait la honte assuré pour le jeune homme, comment ça il ne savait pas porter une demoiselle digne de ce nom ? De surcroît, il n'était qu'un bourgeois, une petite vermine de rien du tout dans ce monde plein de noblesse. Or Swan était une Comtesse respectable... Mais il ne fallait pas s'y méprendre, Asher n'était peut-être qu'un bourgeois mais sa richesse aurait du le placer haut dans l'aristocratie, il n'avait simplement pas de titre qui allait avec.
Ce qui l'étonnait fortement était le fait que la belle n'était toujours pas mariée. Elle était pourtant agréable autant à regarder qu'à l'écouter parler. D'un côté Asher se serait senti un peu jaloux de voir un homme la tenir au creux de ses bras. Il n'était pas ça du tout.
Délicatement, il l'avait posé sur le lit, se laissant entraîné par la foule de sensation que procuraient les baisers de la demoiselle.

L'heure n'était cependant pas aux embrassades, le jeune homme ne pouvait plus se le permettre. Résolu à se détacher d'elle il lui déclara qu'il allait chercher un médecin pour sa main. L'ancien soldat avait bien senti la frustration de sa compagne, il se refusait à elle, il ne pouvait pas, c'en était ainsi. La crainte le submergeait, cela lui faisait mal de la voir ainsi furieuse. Il ne désirait aucun contact trop proche avec elle pour le moment. L'assassin courrait encore et toujours. Cela lui fit penser qu'il devrait aller rendre visite à Brandy et Clarisse. Il prendrait des nouvelles de la serveuse qui avait si gentiment essuyé tout le grabuge. Il se devait aussi de s'excuser auprès du patron de l'avoir mis dans une affaire comme celle-ci. Il se rappelait encore de cette colère, cette rage que le barman avait ressenti, il était vrai qu'il les avait mis en danger... En revanche le Capitaine lui avait proposé son aide dans cette affaire, il le fallait, pour lui, pour Brandy et pour toutes les autres personnes qui se trouvaient désormais à proximité du beau brun. Il y avait également Swan...
Eléanore s'était donc chargée de transmettre le message à un domestique de la famille Rosebury. Une fois remonté à l'étage, il se retrouvait à nouveau dans la chambre faisant face à Swan. Les manières de la Demoiselle ne le laissait pas indifférent, elle tentait de le séduire comme au premier jour. Il ne fallait pas qu'il se laisse entraîner par les émotions qui s'accaparaient doucement de lui, de son corps. La réponse de la Comtesse le surpris un peu plus et il détourna légèrement le regard un peu gêné par ce qu'elle venait de lui avouer. C'était lui qu'elle désirait... Ne comprenait-elle qu'il ne pouvait se le permettre ? Qu'elle courrait un grand risque à parler ainsi ? Il se devait d'être vigilant, qu'il le sache, son chien d'assassin traînait partout. N'importe où où il allait il se sentait suivi, épié, espionné, nargué. Mais où était-il bon sang ?


- Je suis heureux que votre main ne vous tourmente pas plus que ça...

Il n'osait continuer, la crainte était toujours là, ensevelie dans son cœur cherchant un quelconque moyen pour se lire dans les yeux métalliques de l'homme qu'il était devenu. Il lui caressait doucement la joue et elle fermait les yeux. C'était une vision assez belle, affectueuse. Le lien pouvait sembler fort entre les deux personnages... La jeune femme n'eut pas le temps de s'exprimer à nouveau qu'Eléanore avait toqué à la porte puis l'avait directement ouverte laissant un grand passage au médecin qui faisait son entrée. Il ne paraissait pas âgé, la quarantaine peut-être tout au plus, des cheveux noirs tirant un peu vers le gris au niveau des racines. Des yeux d'un vert perçant mais assez rieur, il devait être un homme qui aimait la vie... Très certainement. Le bourgeois se releva et les deux hommes firent une poignet de main.

- Docteur Johnson.

- Monsieur Rosebury.

Les deux hommes se connaissaient depuis un petit moment déjà, c'était lui qui venait dès qu'il y avait un problème de santé à la demeure familiale. Le dénommé Johnson portait un pantalon noir tout simple ainsi qu'une chemise brune assortie d'une veste de qualité acceptable sombre, un peu délavée. Cela n'empêchait pas le fait qu'il était un excellent médecin passionné par son métier. Celui-ci avait alors salué la jeune femme puis éclaté de rire en l'entendant parler. Réellement cogner ?


- Cogner est un mot un peu faible Mademoiselle...

L'inspectant, il bougea doucement la main de droite à gauche, de haut en bas. Cela devait faire assez mal étant donné le fait que plusieurs os étaient brisés. Johnson avait une exécrable envie de rire mais cela ne se faisait pas devant une aussi belle demoiselle et encore moins pour se moquer d'elle. Cogner ? Vraiment ? Après avoir masqué un sourire mesquin il commença à prodiguer les soins, répandant de la crème fort peu agréable à l'odorat sur le poignet et la main de Swan. Ses gestes étaient lents et coordonnés. Ses petits doigts faisaient des cercles minutieux sur la peau de la comtesse. Une fois cela fait, il banda précautionneusement la main avec du tissus médical. Bien évidement, il lui avait posé quelques petites questions d'ordres médicales.
La belle avait remercié alors le médecin pour ses soins et Asher fit de même en lui adressant un sourire fortement agréable.


- Passez une excellente soirée, Mademoiselle (il s'inclina), Monsieur (il serra la main d'Asher poliment).

Le bourgeois lui rendit son salut de la main avant de le raccompagner jusqu'à la porte où Eléanore attendait de la ramener à l'entrée.

- Je vous remercie, passez également une bonne soirée. Saluer votre femme et vos enfants pour moi.

Après un sourire agréable le médecin sortit de la pièce lui assurer qu'il ferait passer le mot. Eléanore s'en alla auprès de lui. Asher l'avait payé avant qu'il n'arrive, d'ailleurs le bruit des pièces entreposées dans la bourse se faisait entendre alors que le docteur descendait les escalier. La porte d'entrée s'ouvrit puis se referma. Le calme revint. Le beau jeune homme se retourna et se redirigea vers Swan qui le remerciait. Il s'inclina devant elle en lui répondant d'un ton doux et tendre :

- Ce n'est rien, ne me remboursez pas je vous prie.

Sa fortune familiale dépassait l'entendement et peut-être que Swan ne pouvait se l'imaginer. Il avait cette richesse qui faisait que plusieurs générations pourraient suivre sans travailler ne serait-ce qu'une seule fois dans leur vie. De plus, jamais cet ancien soldat n'aurait eu l'idée de demander un remboursement auprès d'une Lady, cela ne lui aurait aucunement traversé l'esprit. Il le faisait pour elle et l'argent qu'il avait donné au médecin n'était rien pour lui. En réalité sa fortune l'importait bien peu depuis quelques années. Il ne désirait plus qu'une chose : que les crimes cessent. Il donnerait tout pour que ce miracle se produise, même une dernière victime s'il le fallait pour qu'une centaine soit épargnée. C'était un raisonnement affreux certes... Mais c'était le sien.
La voyant plongée dans ses pensées, le jeune homme n'eut guère le temps d'arrêter la belle dans son élan lorsqu'elle l'attira à nouveau contre elle. Son cœur se mit à battre à tout rompre. Allait-il s'arrêter de le faire vivre. Les baisers de la belle avaient redoublés de passion et l'envie du bourgeois s'était décuplée. Il répondait à ses embrassades, pressant ses lèvres contre les siennes avec cependant plus de délicatesse. Cependant, fidèle sur ce qu'il pense et ce qu'il veut il resta un peu en retrait. Il ne voulait pas et il sentait déjà la déception de la belle à travers ses futures paroles. Une de ses mains vint alors caresser du bout des doigts la joue de la Comtesse.


- Je... Je ne peux pas Swan... Ce n'est pas contre vous, vous seule savez ô combien je vous porte haut dans mon cœur, tenez sentez...

Il prit la main valide de la belle et la lui mit sur l'emplacement de son cœur qui battait la chamade. Les yeux du bourgeois trahissaient son désir mais il ne pouvait se le permettre. Il continua alors :

- Cette immense affection que j'ai à votre égard risque de vous perdre. Et ça, je ne le voudrais pour rien au monde. Vous comprenez ? Je ne désire pas qu'il vous arrive malheur, je ne me le pardonnerais jamais...

Asher s'assied sur le lit en soupirant, appuyant son dos contre la tête du lit. Ses bras vinrent s'enrouler autour du corps frêle et voluptueux de la jeune femme pour qu'elle appuie sa tête sur son torse de guerrier. Il le savait. Leur amour était impossible mais il ne voulait pas qu'elle parte maintenant qu'il l'avait retrouvée. Il le savait... Pourquoi ne l'avait-il pas rejetée encore une fois alors qu'ils étaient dans le bar ? Telle était la question. Il s'en voulait, son attachement pour elle revenait, l'amour qu'il lui portait auparavant s'amplifiait. Sa main caressa la joue de la belle puis se glissa dans ses cheveux, ses longs doigts fins s’immisçant dans ses longues mèches bouclées. Il posa alors sur elle un regard empli de tristesse.

- Oh Swan...Pardonnez moi pour tout...

Une fine larme s'échoua sur la joue du bourgeois. Pourquoi cela n'arrivait qu'à lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas vivre comme tous les autres hommes ? Pourquoi s'interdisait-il d'aimer ? Sa prise autour de Swan se rafermit, il savait qu'il lui faisait du mal en repoussant ses avances et son désir profond mais il ne pouvait se le permettre encore une fois. La vie de Swan était beaucoup trop importante à ses yeux que ses passions charnelles.

[HRP/ Yeah je suis revenue! désolée pour l'attente <3 bon le rp est bof bof, je l'ai fait par petits morceaux dès que je le pouvais... :/ /HRP]
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Sam 19 Juil - 18:09

Le cœur de la belle jeune femme se serra. Oui il n'était plus le même. Il ne serait peut être plus jamais le même. C'est vrai était-ce encore lui qu'elle aimait ou le souvenir qu'elle gardait du séduisant bourgeois avec qui elle avait passé ses nuits . Cette question torturait la belle. Elle baissa la tête et l’appuya contre le torse musclé du jeune homme. Il l'était beaucoup plus qu'il y a quelques années. Elle avait beau réfléchir elle ne voyait rien en lui qui subsistait de l'ancien Asher. Il était beaucoup plus doux, prévenant  et il semblait bien moins sur de lui.
En réalité elle était presque touché de l'inquiétude du séduisant brun. Il semblait si inquiet de tomber et de risquer de lui faire mal. Elle embrassa sa joue avec douceur comme pour le remercier de faire si attention .
Il l'avait posé sur le lit, il avait répondu à ses baisers passionnées, mais il s'était finalement éloigné pour aller chercher ce médecin. La belle avait rarement été aussi frustré, elle n'était vraiment pas le genre de femme qu'on rejetait ainsi, surtout lorsqu'elle disait aimé la personne en question. Swan fixait le plafond avec insistance le fusillant presque du regard, oui elle comprenait qu'il faisait ça pour son bien. Et uniquement pour ça , mais c'était tout de même frustrant. En même temps la belle était entrain de se demander comment elle allait pouvoir expliquer comment sa main c'était cassé. Ce n'est pas vraiment une blessure banale pour une aristocrate convenable et elle voulait sauvegarder sa vie officiel, sinon elle serait rejeté de tous et finirait encore plus seule qu'elle l'était actuellement. La Comtesse aimait la solitude , mais en même temps la craignait. Ce n'était pas pour rien que chaque nuit elle était dans les bras d'un homme ou d'une femme qu'elle ne connaissait pas et qu'elle quittait le matin pour ne jamais les revoir. Entendant ses pas dans le couloir elle avait essayer d'adopter une attitude séductrice, mais a part avoir l'air gêné il n'avait pas réagi .  Il lui dit alors qu'il était heureux que sa main ne lui fasse pas trop souffrir. En réalité elle souffrait énormément mais voulait le cacher au beau jeune homme qui caressait sa joue avec douceur . La porte s'ouvrit à la volé sur la dénommé Éléanore qui laissa entrer un bel homme quadragénaire. Il lui rappelait quelqu'un. L'un de ses anciens amant certainement. Ça n'avait pas d'importance.
Il avait prit sa main et avait explosé de rire lorsqu'elle lui avait dit une semi-vérité.  Elle fusilla du regard avant de révéler le rester.


-Je vais être plus claire si vous en avez besoin médicalement. Je me suis cogné au ponton en tombant dans la Tamise il y a quelques heures.

Son hilarité la gênait un peu et elle avait été assez froide dans ses paroles. Elle voyait son hilarité apparente et elle ne pu réprimer un gémissement de douleur alors qu'il bougeait sa main brisé. Elle grimaçait sous la douleur et se retenait de ne pas crier . La belle au yeux si étrange ne voulait pas passer pour une personne faible aux yeux des deux hommes. Swan eu une mine de dégoût en sentant l'odeur de la pâte que le médecin appliquait avec des gestes sur, sûr la main de la superbe brune. La belle avait répondu aux questions médical de l'homme sans aucune expression. Lorsqu'il eu terminé de lui prodiguer ses soins il la salua en s'inclinant.

- Passez une excellente soirée.

Elle était persuadé de l'avoir connu intimement, mais elle ne fit aucun commentaire . En plus devant Asher ce serait malvenu. La jeune femme se raidit lorsque l'homme qu'elle aimait lui demanda de saluer sa femme et ses enfants.
Le brun lui dit qu'elle n'avait pas besoin de le rembourser. Après tout il était encore plus riche qu'elle donc si il ne voulait pas qu'elle le rembourse elle ne voyait aucune raison d'insister. Elle l'attira contre elle pour la seconde fois, mais alors qu'elle pensait que finalement cette fois il répondrait comme avant, il la repoussa une seconde fois frustrant la à nouveau la Comtesse. Le beau jeune homme lui expliqua alors qu'il avait peur pour elle et qu'il ne voulait pas qu'on lui fasse de mal. Mais pour l'assurer de l’amour qu'il ressentait pour la belle, Asher posa la main de la jeune femme contre son cœur qui battait à la chamade. Swan fut troublé. Il la repoussait par amour, il l'aimait au point de faire passer ses envies primaires après son inquiétude par rapport à ce que pourrait signifier cette acte. La mort de la belle aristocrate. La jeune femme était touché par cela mais en même temps elle trouvait cela un peu ridicule. Comment l'assassin pourrait-il savoir ce qui se passe dans cette chambre. Comment pourrait-il savoir si le jeune homme la faisait sienne ou si ils ne faisaient que dormir. La belle jeune femme ne dit rien et laissa Asher l'attirer contre son torse. Elle sentait le sommeille la gagner et se laissa attirer dans les bras de Morphée.
Le sommeille de la belle jeune femme fut agité, elle rêva que lorsqu'elle se réveillait Asher lui révélait qu'en réalité il était marié mais n'avait pas réussi à lui avouer le dernier soir et que l'élue de son cœur était actuellement en voyage en France. Swan se réveilla en sueur, haletant. Elle se dégagea doucement des bras du beau jeune homme pour ne pas le réveiller. La jeune femme se rendit compte  que le soleil était déjà haut dans le ciel vu la luminosité de la pièce. Comme à son habitude la jeune femme allait s'enfuir. Elle s'en voudrait mais n'y pensa pas à ce moment. Swan se dégagea doucement de ses bras pour ne pas le réveiller et sorti de la chambre sur la pointe des pieds. Ses habits avaient séchés et se trouvaient dans le salon du jeune homme. Le feu s'était éteint. La belle Comtesse se rhabilla rapidement et sorti de la maison par la fenêtre. Elle cachait son visage dans sa cape et laissait ses cheveux cacher ses yeux différents. La belle aristocrate réussi à rentrer chez elle malgré sa blessure qui la faisait souffrir, sans oublier son état d'ébriété ne l'ayant toujours pas déserté.  Lorsqu'elle fut enfin chez elle, la belle se dirigea rapidement vers sa chambre et s'y enferma avant de s'écrouler sur son lit et de se mettre à pleurer. Pourquoi c'était elle enfuit comme une voleuse ? Elle était injuste envers le jeune homme.


[HRP/ Fin du RP avec Asher. Suite des aventures de Swan près de Waterloo bridge avec Sidka dans le post "Perle de nacre"/HRP]
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Asher Rosebury
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MessageSujet: Re: Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42] Jeu 24 Juil - 18:17

Pourquoi fallait-il toujours que cela soit aussi compliqué ? Asher avait eu tout le loisir de s'emparer du corps de ces amantes quelques années auparavant. Pourquoi désormais cet assassin désirait-il lui faire autant de mal ? N'en avait-il point marre lui aussi de jouer au jeu du chat et de la souris ? N'était-ce pas fatiguant que de rendre malheureux un homme durant de longues années ? Le jeune bourgeois se demandait parfois si son assassin ne commençait pas à se lasser de ce petit jeu. Malheureusement il semblerait que non puisque son autre lui se complaisait de la situation. Il savait qu'il affaiblissait ce corps, qu'il pourrait bientôt en prendre possession. Rien ne l'arrêtera, non, il pourra enfin être libre de déchaîner cette soif de faire du mal sur ceux qui entourent l'ancien soldat. C'était du sadisme pur. Il voulait faire le mal simplement pour faire le mal, monter au pouvoir aussi peut-être, être craint. Les citoyens de Londres ne le regarderont plus de la même manière. Il ne sera plus ce petit bourgeois richissime qui n'a pas sa place dans la noblesse, on le prendrait enfin au sérieux. On le considérerait d'une autre façon, oui il sera terrifiant. La frayeur fera parti de son être et cette jeune femme Lady Carthew, qu'en ferait-il ? La rendrait-il malheureuse à son tour ? Peut-être devrait-il la tuer ? C'était une excellente idée... pourquoi garder un parasite auprès de soi si celui-ci même peut nous mettre des bâtons dans les roues ? Oui il se débarrasserait de cette femme et le plus vite possible s'il le fallait. En attendant il désirait qu'elle découvre la vérité, qu'elle souffre de cette nouvelle. A moins ce qu'elle n'ait pas assez de sentiments pour cet homme pour être affligé par le simple fait qu'il ait développé un e seconde facette de sa personnalité.

Le médecin était alors arrivé. Lui prodiguant des soins il s'était mis à rire sur le fait qu'elle s'était juste cogné la main. C'était une expression un peu légère. Elle s'était brisé les os, cela ne devait pas avoir été une chute anodine tout de même. Et surtout... Il lui semblait qu'il ne l'avait jamais vu chez le jeune homme. Serait-ce sa compagne ? Sa nouvelle promise ? Peut-être bien. L'homme avait bien remarqué qu'Asher tenait à elle. Avant même de rentrer dans la pièce il s'était mis à genoux devant elle pour lui parler et lui caresser la joue affectueusement. Johnson l'avait bien vu. Cela l'étonnait toujours de voir que le bourgeois était encore célibataire. Il avait pourtant l'âge de se marier, d'avoir des enfants et en plus de tout cela ce n'était pas un homme repoussant. Bien au contraire, il semblait beau, fort, doté d'une grande sensibilité mais appréciant les plaisirs simples de la vie. Cependant il devait l'avouer, le jeune homme sortait un peu moins le jour que jadis. S'il le croisait 'était surtout le soir, attristé ou bien affichant une expression neutre. Il lui était même arrivé de l’apercevoir dans un bar jouant au poker, aux cartes ainsi qu'aux échecs avec une demoiselle sur les genoux ! Cela l’intriguait d'autant plus. Asher n'était pas un homme qui fréquentait ce genre de lieux. Il ne savait même pas que le jeune homme savait jouer à tous ces jeux ! Cela lui paraissait bien étrange mais n'en pipa mot.
La Lady s'expliqua alors, ainsi elle était tombé dans la Tamise et s'était cognée au ponton. Diable ! Que s'était-il passé pour qu'elle chute ? Le docteur Johnson ne lui posa cependant pas plus de question et s'occupait de passer une crème sur son poignet. Elle agissait comme un anti-inflammatoire, elle atténuait donc la douleur ce qui offrait un confort de vie meilleur. Ce genre ne blessure n'était pas là pour faire du bien, pas du tout. Bandant sa main d'un geste sûr il savait qu'Asher le regardait faire. Le jeune homme ne connaissait rien en la médecine et c'était normal si personne dans sa famille ne lui avait enseigné le corps humain ni ne lui avait fait découvrir. Johnson voyait bien que le bourgeois couvait la demoiselle du regard. D'ailleurs celle-ci prenait sur elle tant bien que mal. Elle souffrait et c'était normal. Une blessure comme celle-ci ne pouvait être que douloureuse. Une fois qu'il eut fini il laissa son pot d'onguent sur un meuble avant de saluer les deux jeunes gens.

Asher avait serré la main à son médecin en lui souhaitant de passer une excellente soirée et lui demandant de saluer sa femme ainsi que ses enfants. Eléanore raccompagna le médecin jusqu'au pas de porte. Pipelette comme toujours elle commença à râler légèrement en disant que son maître rentrait trop tard le soir, qu'il arrivait toujours trempé ou avec un œil au beurre noir ce qui eut comme effet de faire rire le dénommé Johnson. Il baisa la main de la jeune femme qui se mit à rougir avant de partir. Peu d'homme lui baisait la main, après tout elle n'était qu'une domestique ! Et qui était cette femme ? Elle ne l'avait jamais vu au châtelet. Elle paraissait proche du maître de maison mais elle s'inquiétait. Elle connaissait légèrement les problèmes du jeune Asher. Légèrement était un doux euphémisme. Elle avait peur un jour de ne plus jamais le voir rentrer. Est-ce que son assassin finirait par l'avoir un jour. Non, il ne fallait pas. Après tout elle s'était attaché à cet homme qui n'était pas mauvais. Il ne semblait pas être comme le reste des aristocrates et des bourgeois richissimes présents dans la Capitale de l'Empire Britannique. Est-ce qu'il aimait la Demoiselle allongée dans son lit ? Au fond de son cœur elle espérait que non, pour deux raisons, elle n'aimait pas le voir au bras d'un autre femme mais celle-ci pouvait également en payer de sa vie. Or l'ancien soldat en souffrirait plus que jamais. Elle en avait marre de le voir ainsi. Il s'était bien ramolli depuis que les crimes s’accéléraient et se multipliaient. En effet elle voyait de plus en plus son maître déboussolé et désespéré.  

Asher s'était glissé auprès de la demoiselle. Il repoussait encore une fois ses avances tout en continuant de lui prouver qu'elle faisait battre son cœur. L'aristocrate semblait comprendre,il l'espérait de tout son être. Il ne souhaitait l'offenser mais il était vrai que le jeune homme ne pouvait se le permettre. Il l'avait alors prise dans ses bras et attirée contre son torse. Asher sentait qu'elle était déçue, qu'elle aurait aimé aller plus loin mais il n'en avait pas le courage. Il avait beaucoup trop peur pour cela. Peur de la perdre et de ne plus jamais pouvoir la revoir. Peur de découvrir le lendemain en lisant un journal que la Comtesse Carthew avait été assassinée. Doucement il sentit le corps de Swan se détendre  contre lui. Elle commençait à somnoler. Quelques minutes plus tard elle s'endormit. Elle ne lui avait pas adressé la parole, elle ne lui avait pas dit qu'elle lui pardonnait. Asher comprenait. Le jeune homme eut, quant à lui, du mal à fermer les yeux. Il épiait chaque coin de la chambre le cœur battant la chamade. Le vent soufflait à l'extérieur et les volets s'entrechoquaient, du moins ceux qui n'étaient pas fermés. Eléanore se précipitait d'ailleurs dans les chambres pour les croiser et fermer les fenêtres. Le bourgeois sursautait au moindres petit bruit. Il finit même par s'emparer d'un couteau qu'il avait caché dans le tiroir de sa table de nuit. Le gardant dans sa main il s'endormit doucement presque rassuré de sentir la lame froide s'incruster dans sa main tellement il la serrait fort. Son sommeil fut sans rêve, comme beaucoup de fois il devait bien l'avouer. Mais il aimait ce sommeil profond. Il n'était perturbé par rien d'autre que le néant absolu de la nuit. Il aimait les soirées comme celles-là, il ne souffrait pas, ne pensait à rien et dormait profondément. Ainsi il était heureux, soulagé, il avait l'impression que rien ne pouvait plus l’atteindre. Il franchissait bientôt ses barreaux pour retrouver la liberté d'être... serein.


***


Ses yeux s'ouvrirent brusquement en pleine nuit. Swan dormait toujours contre lui. Un sourire se formait sur ses lèvres. Ses yeux avaient changé de lueur, ses lèvres s'étaient étirées en un sourire presque sadique. Délicatement il déposa un baiser sur les lèvres de la jeune femme qui se reposait dans ses bras. Un petit rire s'éleva de sa gorge. Un rire légèrement sardonique. Le bon Asher s'en était allé quelques instants. Il dormait toujours. Sa seconde facette avait pris place dans son corps. Sa main vint caresser la joue de la Belle Comtesse puis ses hanches. Il porta ses lèvres à son cou qu'il baisa doucement pour ne pas la réveiller.


- Quel bougre tu fais mon ami... Croyais-tu réellement que vous m'auriez échappé...

Il s'arrêta un instant en observant la femme qui somnolait. Son sommeil semblait grandement perturbé. De quoi pouvait-elle bien rêver ? En réalité il s'en fichait complètement. Ah ! Qu'elle était à sa merci ! Et elle ne s'en rendait même pas compte... il avait toujours le couteau qu'il fit glisser sur la poitrine de la belle doucement. Il aurait tellement aimer pouvoir plonger la lame dans sa chaire tendre et délicate. Jouer avec son sang et son cadavre meurtri pour y prendre un peu de plaisir. Il passa ses lèvres sur sa joue :

- Ma chère Comtesse... Ce sera bientôt à votre tour de succomber dans mes bras...

***


Doucement le jour perça, les oiseaux multicolores de sa propriété se mirent à exprimer leur joie avec une mélodie douce et guillerette. Asher ouvrit péniblement les yeux, le soleil éclairait son visage assez désagréablement. Ses bras se refermèrent... dans le vide. Doucement ses yeux s'écarquillèrent d'effroi tandis qu'il se redressait violemment. Ses mains tapotèrent les draps tandis qu'il sautait hors du lit. Les tissus soyeux étaient encore tiède. Cela ne faisait pas longtemps que la belle avait quitté le lit du jeune homme. Asher enfila précipitamment ses bottes avant de crier le nom de Swan dans la demeure. Rien, elle ne répondait pas. Ses craintes le submergèrent. Et s'il la retrouvait,morte, en sang, en bas du grand escalier ? Les battements de son cœur s’accélérèrent. Il avait peur. Son visage était devenu livide presque maladif. L'ancien soldat se précipita hors de la pièce en faisant claquer la porte derrière lui dans un grincement sourd. Alors qu'il dévalait les escaliers, une main posée sur la rambarde, Eléanore sortit d'une chambre avec un balai à la main. Elle allait le retenir mais les appels et les pas du jeune homme masquaient sa petite voix. Sandrine ne pouvait pas l'aider, elle ne pouvait pas parler. Asher hurla encore son prénom dans son châtelet. Il ignora Eléanore qui s'était lancée à sa poursuite tentant de lui dire que la jeune femme était partie seule. Elle comprenait son angoisse mais désirait lui dire qu'il ne lui était rien arrivé ; Elle ressentit soudainement une pointe de jalousie, avaient-ils passés la nuit ensemble ? Voyant qu'elle n'était pas dans sa demeure il attrapa un grand chapeau orné d'une longue plume et le posa sur ses cheveux qu'il avait attachés en une queue de cheval basse. Rapidement il ouvrit la porte et les rayons du soleil illuminèrent son visage. Ne passant pas par les escaliers il sauta directement à terre oubliant donc une dizaine de marches, un peu plus et il se brisait une jambe, mais l'heure n'était pas aux réflexions. Ses pas se faisaient rapides, en réalité il courait. Son esprit le mena directement à l'écurie où il attrapa un hongre pur sang anglais alezan et lui mit un filet, insérant le mors avec force sans vraiment y faire attention. N'ayant pas besoin de selle pour tenir en place sur un pareil canasson il grimpa sur son dos en s'agrippant aux rênes mais aussi à ses crins roux. Le cheval anglais semblait tout particulièrement excité ou bien affolé. Il ne tenait pas en place. Même lorsque son maître réussit à se hisser sur son dos il s'agitait et poussait des hennissements sans raison apparente. Peut-être était-ce dû à l'affolement généralement du maître des lieux... Toujours en était-il que l'ancien soldat attrapa une cravache et donnant un coup de talon il fit frapper l'objet contre le flanc de l'animal qui s'élança au galop. Les sabots de l'Hongre frappaient contre les graviers. Un des écuyers ouvrit le portail et les voilà tous les deux lâchés dans Londres. Asher cherchait désespérément Swan, il s'aventurait même dans les rues les plus sombres de la capitale. Il avait peur... peur de retrouver le corps de cette femme.


***


Assis sur un banc à Trafalgar Square le jeune homme tenait les rênes de son canassons. Son autre main masquait ses yeux. Une présence féminine s'approcha alors doucement de lui. Deux mains douces et fines commencèrent à masser ses épaules tandis qu'une voix mélodieuse n'allait pas tarder à se faire entendre. Le jeune bourgeois releva la tête les yeux vitreux avant de croiser le regard d'Eléanore qui lui sourit doucement. Elle se pencha à son oreille avant de lui dire :


- Elle est partie tôt ce matin, elle a récupéré ses affaires mais a oublié le baume...

Doucement elle glissa l'onguent dans la main d'Asher qui eut alors un petit rire nerveux. Il la remercia. Le bougre était soulagé, elle n'était peut-être pas morte en fin de compte...

[HRP/ Suite à "Nouveau venu dans les ténèbres" avec Shachath! /HRP]
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Dans la demeure de l'assassin [Swan, Asher] [17/03/42]

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