L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Renaissance tuméfiée [Comte] [07/04/42]

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Comte Keï
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Date d'inscription : 01/11/2007
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Race : Vampire
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Lord / Metteur en scène
Age : 589 ans
Age (apparence) : 28 ans
Proie(s) : Les Humains (pour se nourrir) et tout ceux qui se mettront en travers de son chemin.
Secte : Indépendant
Clan : Ventrue
Lignée : Kyasid (les ombres)
Rang Pyramidal : Premier
Crédit Avatar : Kunzite: Last Rose by kir-tat sur Deviantart
MessageSujet: Renaissance tuméfiée [Comte] [07/04/42] Jeu 27 Nov - 0:09

[HRP/ Suite de Blanches Ténèbres/HRP]

Le retour du Comte sous l'Opéra avait eu l'effet d'une pierre que l'on jette dans un lac. L'onde provoquée par le choc s'était propagée et, lentement, un à un, ses disciples, ses fidèles, tous ceux qui avaient fuit les lieux depuis la mort de Salluste, étaient revenus se placer sous son aile noire, irrémédiablement attirés par son aura démesurée. Comme une nuée d'abeilles retrouverait sa reine, les Vampires de Jirômaru étaient rentrés dans leur immense ruche. Ils avaient senti sa présence, le grand retour de son aura, de son odeur, et cet appel dans leurs esprits, ces cris de joie et d'effroi qui résonnaient d'un Vampire à l'autre...Il en manquait, comme toujours, et certains ne reviendraient sans doute jamais. Qu'ils aient péri, qu'ils soient transits de peur ou qu'ils aient été saisis par la Camarilla, ils n'étaient de toute façon pas assez importants pour nuire aux projets du Marionnettiste. Parfois, ils risquaient bien plus en revenant qu'en restant à distance, ils le savaient. Seule la masse comptait sous l'Opéra. Les anciens prenaient sous tutelle les nouveaux, les nouveaux remplaçaient les oubliés et le cycle reprenait. Que pouvaient bien représenter deux ou trois couards qui préféraient se terrer dans un mausolée ou rejoindre les Sectes plutôt que de continuer la lutte sous l'égide de leur maître? Après tout, ils n'étaient pas encore tous marqués...Beaucoup étaient et seraient toujours parfaitement libres. C'était aussi la raison pour laquelle nombreux étaient ceux qui adhéraient à la politique du Comte. Son statut d'ancien et d'Indépendant permettaient à tous de jouir d'une protection royale en échange de quelques menus services qui ne leur coûteraient jamais trop (sauf peut-être avec le retour des Hunters qui avait légèrement changé la donne). L'Opéra reprenait vie.

Entouré des Sept, réduits au nombre de six, le maître des lieux s'était ainsi glissé telle une ombre dans son repaire favori pour reprendre possession de ses couloirs innombrables. La première chose qu'il fit en pénétrant dans son domaine, ce fut de se débarrasser de son peignoir crasseux et de prendre un bain. Maria le lava avec une large éponge d'une douceur particulière et l'aida à remettre ses longs cheveux en ordre. Inquiète face à ses stigmates et à la blessure qu'il s'était faite au katana avant de quitter l'Opéra, elle prit soin de ne pas appuyer aux endroits meurtris et évita de laisser son regard s'y attarder. Elle savait combien le Comte pouvait détester les questions et l'attention trop poussée au sujet de sa santé. Il voulait toujours tout gérer seul, sans permettre à quiconque de lui tendre la main ou de lui proposer une épaule sur laquelle s'appuyer, voire pleurer. Il s'isolait dans la douleur et restait de marbre face aux siens, sauf lorsqu'il s'agissait de colère. Jirômaru était réputé pour détester la faiblesse. C'était ce qu'il haïssait par-dessus tout. Certains avaient payé la leur trop chèrement au goût de Maria. Elle la première avait déjà subi ses foudres sur ce point. Maintenant, elle avait compris. Et l'amour que Marco venait de lui révéler et de lui prouver pendant l'absence de son maître l'avait métamorphosée. Elle avait réalisé quelle était sa place et avait enfin la clé pour réparer ses erreurs et éviter de les reproduire. Marco la soutiendrait toujours, elle avait enfin trouvé un réconfort relatif qui l'aiderait à tenir son rôle jusqu'au bout sans dévier de son chemin.
Le Comte sentit la différence d'attitude qu'elle lui dévoila au fur et à mesure qu'elle le nettoyait sans un mot. Il en fut heureux, l'espace d'un instant, et la laissa progresser sans l'interrompre. Le bain commença et se termina ainsi en silence. Jirômaru ressemblait à un automate d'albâtre. Ses gestes furent tous calculés, mesurés, précis et sans mouvements superflus. Il resta muet, même lorsqu'il revêtit enfin des habits correct: un pantalon brun, une chemise blanche à col de dentelle, un pourpoint ocre, ses bottes noires, ses gants blancs...tout fut enfilé sans même un soupir. C'était comme s'il se préparait à sortir et qu'il conservait en tête le discours qu'il allait offrir à un auditoire digne d'un procès.

Après ce rituel d'hygiène et de confort, le Comte se rendit dans sa chambre. Il demanda simplement, en deux mots, à voir Arnoldo. Maria courba l'échine et lui ramena le petit italien. Le jeune garçon lui sourit timidement, comme un chien remue faiblement la queue face à son maître, espérant une caresse plutôt qu'un coup de pied dans les côtes. Le calice avait peur. La dernière fois que le Vampire avait bu à son cou, cela avait été pour le punir. Il lui avait fait boire du saké avant de le mordre et de l'abandonner, pantelant, ivre mort, sur le tapis du salon où il avait sympathisé avec Glen. Que devait-il espérer ce soir? Heureusement, le Comte continua de se comporter comme un automate. Il se contenta de s'agenouiller à sa hauteur, de dégager son petit cou et d'y planter ses crocs pour y boire la quantité habituelle de sang qu'il lui prélevait généralement lorsqu'il avait une faim passagère. Puis, il le laissa repartir avec Maria qu'il congédia elle-aussi d'un signe de tête.

Le sang d'Arnoldo passa. Jirômaru n'eut aucun mal à l'ingérer. Ce fut un véritable soulagement. Les Blood Tablett ne lui suffisaient plus depuis longtemps et, malgré la quantité phénoménale qu'il avait pris la veille en compagnie de Liam, grâce aux bons soins de Manouk, une soif dévorante l'avait assailli.
Restant seul un moment, le Vampire s'allongea sur son lit, une main sur son front. Il repensait à tout ce qu'il venait de vivre. Il repensa à Sarah, Salluste, Maria...à Joyce, aux enfants qu'il avait recueillis, à Liam...Tout se mêlait. Même le vieux clochard auquel il avait pris une partie de son sang hantait son esprit malade. Il songea à ses projets, à ses espoirs, à ses peines. Il avait besoin de se recentrer, de revenir sur les planches, de lutter contre ce pamphlétaire, de se marier...Il avait tant de choses à mettre en place, à faire, à subir, à vivre...

Le Conseil fut réuni cette nuit-là. Ambre, Arath, Manouk, Agniès, Maria, Marco...aucun ne manquait à l'appel, sauf évidemment Salluste qui n'était plus. Le Comte reprit sa place et commença à mettre en place avec ses disciples une nouvelle stratégie. Il leur confia que le sang de Joyce lui avait finalement bel et bien conféré quelques forces supplémentaires et que, si son corps avait effectivement eut un mal fou à les assimiler, il n'était pas moins ressorti plus vivant que jamais de cette douloureuse expérience. Il garda pour lui sa rencontre avec Liam, seul Manouk en savait quelque chose et le colosse d'ébène le garderait sans aucun doute pour lui. Le cas de Salluste fut évidemment évoqué: sa mort ne serait pas vaine, son corps reposerait dans un de leurs grands cercueils de marbre et son souvenir ne cesserait de les pousser à aller jusqu'au bout de leur mission. Jirômaru demanda pardon à ses disciples, pour la première fois de sa longue vie en collaboration avec eux, et leur confia soudainement ses plus noirs desseins. Ses fidèles furent ainsi enfin tous mis sur un pied d'égalité. Un profond changement s'annonçait. Tous apprécièrent ce nouveau climat, malgré leur appréhension, leur tristesse et parfois même leur rage, et aucun d'entre-eux ne s'opposa à la destinée que leur maître semblait avoir tracé. En vérité, cela faisait tellement de temps qu'il le fréquentaient qu'ils avaient tous plus ou moins déjà deviné son plan ultime. Aujourd'hui, une ère nouvelle s'ouvrait: celle de la confiance, celle de la victoire prochaine.

De nombreuses questions furent mises à plat pendant ce Conseil. Celle des Hunters, celle de Sarah, celle de leur but final. Les prochains plans théâtraux du Comte furent passés en revu, l'hommage à Salluste fut planifié, le placement des enfants récupérés chez Joyce se trouva résolu et bientôt une nouvelle page de leur histoire s'ouvrit.

Tout sembla reverdir comme le printemps. Les fidèles se regroupèrent dans les salles qui leur étaient réservées, l'administration fut redistribuée, Agniès regagna le laboratoire de Chastity qu'elle avait momentanément quittée, Arath, qui s'était entièrement remis de ses blessures, prenait désormais en main les élèves les plus difficiles à maintenir en place. Une véritable réorganisation de leur "clan" fut entreprise.
Le Comte paraissait en forme et il gérait d'une main de maître tout cet orchestre qui s'était malheureusement trouvé désaccordé ces derniers temps. La symphonie semblait reprendre. Mais derrière cette harmonie grandiose, la souffrance persistait...

Tout n'était encore que mascarade.


**************************

Il était aux environs de dix heures du matin lorsque l'on frappa à sa porte. Enfermé dans son cercueil d'ébène, le Comte dormait paisiblement. Cela lui semblait une éternité qu'il n'avait pas trouvé un sommeil si doux, dépourvu de cauchemar, si agréable, si complet. Pourquoi venait-on le tirer de ses draps de satin?

Sortant de son cercueil, il accueillit mollement Alphonse, un de ses domestiques de la demeure publique qu'il conservait à la surface, non loin de l'Oratoire.


- Que me veux-tu, Alphonse? As-tu une idée de ce que tu es en train de faire?

Le Comte était en colère. Jamais on ne le dérangeait dans sa chambre! Jamais! Pourquoi fallait-il que l'on vienne ce matin alors qu'il s'était tout juste endormi avec plénitude? Il rageait et le sang battait à ses tempes comme pour l'inciter à violenter le messager. Cependant, que ce soit Alphonse qui se présentait ainsi à lui l'interpellait. Il fallait que ce soit capital pour qu'il ose venir jusque sous l'Opéra...

- Un colis pour vous maître...Je l'ai trouvé particulièrement étrange...

[HRP/Voir l'arrivée du colis dans le rp "Colis pour le Comte Kei"/HRP]

Prenant le paquet que lui tendait son disciple, Jirômaru tiqua. Qu'est-ce que cela pouvait bien être? Un papier était accroché à l'enveloppe brune qui englobait l'objet rectangulaire qu'il sentait sous ses doigts. Il y était écrit que cela venait de l'hôtel Albany. Déballant le colis avec précaution, songeant que cela pouvait être un piège d'autant qu'il était arrivé dans sa demeure publique, le Comte eut un hoquet de surprise en découvrant son propre volume shakespearien du "Songe d'une nuit d'été", première édition du genre. Son nom était gravé dans la couverture de cuir ornée de dorures. Il aurait reconnu ce volume entre mille! Mais que faisait-il donc là? Comment avait-il pu se retrouver dans cet hôtel privilégié où les hommes célibataires conservaient des appartements de luxes? Qui avait bien pu l'amener jusque là? Glen lui aurait-il joué un mauvais tour pour s'amuser? C'était fort possible. Après tout, ils avaient vécu de folles soirées et son amant avait aussi bien pu le lui prendre pour plaisanter. Le Comte s'assied sur son lit, perplexe. Un terrible doute le prit. Et si c'était Sarah? Non...Ce n'était pas possible. Quoique...Glen n'était pas allé dans sa bibliothèque, du moins d'après ce qu'il savait. Seule la chasseresse y avait eu accès...Mais comment aurait-elle pu le lui remettre depuis cet hôtel alors qu'elle était censée se trouver dans un couvent? C'était absurde! L'avait-elle perdu et un inconnu l'aurait-il ramassé avant de lui retourner? Le mystère était complet.

Ouvrant le volume, le Vampire tourna les pages une à une, cherchant un message, un morceau de parchemin, un ruban, n'importe quoi qui aurait pu lui indiquer d'où provenait ce livre. Quel voyage avait-il donc fait? Posant son nez sur sa tranche, il respira son odeur, cherchant celle de sa promise. Non...Une multitude d'odeurs y était mêlée. Il reconnaissait vaguement le parfum de la lavande, celui de la rue, d'un canapé de cuir...rien de probant.

Le regard du vieil être de la nuit resta plongé un moment dans les pages de ce volume qu'il avait tant chéri. Il était heureux de le retrouver, même s'il ne s'était pas aperçu de son absence.
Enfin, il se leva et se rendit dans sa bibliothèque où il le replaça sur l'étagère qui avait conservé sa trace.


- Tout revient à sa place...

Passant une main sur son torse encore tuméfié, Jirômaru soupira. Oui...Il était temps pour lui de revenir sur la scène, de monter au monde qu'il était prêt à assumer son rôle et que la tragédie du théâtre, qui avait commencé à entacher sa réputation avec cette histoire de mariage et d'assassins que les journaux avaient amplement malmenés, ne l'arrêterait pas. Son coeur était meurtri par la perte de Salluste, son plus fidèle disciple et ami, mais son Don Obscur, qui avait faibli un moment, c'était renforcé.

- Encore quelques nuits de sommeil...et je suis à toi, Ombre de Londres...

[HRP/ Fin du rp. Suite du Comte dans "Théâtre Obscur"/HRP]


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
Spoiler:
 

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