L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Lettre à Asher Rosebury

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Swan Carthew
Citoyen de l'Ombre
avatar
Date d'inscription : 08/05/2014
Nombre de messages : 144
Race : Humaine
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Jouer de la musique / courir les rues la nuit / lire et s'instruire
Age : 26 ans
MessageSujet: Lettre à Asher Rosebury Dim 21 Déc - 20:56

Sidka venait de partir, la laissant seule à son grand désespoir. Mais elle comprenait, c’est lui qui avait eu raison de partir.
Finalement elle s’était déshabillé et avait laissé sa longue chevelure sombre dissimuler son corps voluptueux.
Swan s’assit et attrapa une plume avant de remarquer que celle ci devait être taillé, ce qu’elle fit donc. La plume venait d’un cygne et elle était aussi noire que l’encre dont elle se servit pour rédiger sa missive, à l’intension d’Asher.
Cette lettre était nécessaire, même si l’écrire lui fendait le coeur. Ce n’était pas pour rien qu’elle était repartie comme une voleuse de chez son ancien amant. Elle pensait qu’en réalité il devait être marié, après tout pourquoi aurait-il eu tant de scrupules autrement à la toucher ?
Et son histoire d’assassin était bien trop rocambolesque pour qu’elle puisse y croire à son grand désespoir. Sidka n’avait fait que lui ouvrir les yeux sur ce qu’elle savait au fond d’elle.
Il ne l’aimait plus.
C’était pour cela qu’elle écrivait cette lettre, éconduire au lieu d’être éconduite.  
Mais alors qu’elle écrivait, la jeune Comtesse sentait les larmes rouler sur ses joues trop blanche à force de ne sortir que quand la nuit tombait.
Finalement elle relue la lettre, celle si était brève. Mais avait elle besoin d’écrire plus ?  Non c’était inutile

Mon cher Asher,

 Si vous saviez à  quel point écrire cette lettre me fend le cœur ... Mais vous m’y obligez, et je me dois donc de vous dire tout cela.
Je vous ai longtemps attendu, en réalité je n’ai jamais cessé d’attendre votre retour, rêvant à nos nuits que je voulais éternelles. Jamais je n’ai reçue de lettre de votre part, autrement je vous aurais rejoint. Ne vous voyant plus revenir j’ai cherché dans toute la ville, mais jamais je n’ai réussi à vous retrouver.

J’étais si heureuse de vous revoir dans ce bar il y a quelques soirs, cependant ce plaisir n’a pas eu l’air d’être partagé à ma grande tristesse ...
Enfin vous m’avez raconté votre voyage, mais comment croire tout cela ? Dans aucun journal je n’ai lu quelque chose sur des meurtres en séries. Cependant je comprends, je comprends que je ne suis peut être plus la femme avec qui vous souhaitez passer le reste de votre vie. Peut être en avez vous déjà trouvé une autre.

Je vous remercie pour vos soins, et pour les moments que nous avons partagé autrefois et pour avoir tenté de me ménager, cependant je me permet de vous adresser une requête ; ne répondez pas à cette lettre, ne nous voyons plus.
Je vous en pris épargnez moi cette douleur, la douleur de voir l’homme que j’ai tant aimé, ne plus vouloir de moi.



Avec mes sentiments les plus sincères,
Swan Carthew





Un peu d’encre avait coulé à cause de ses larmes et le papier semblait donc un peu abimé par endroit. Mais la jeune femme se doutait que cela serait toujours le cas, même si elle la réécrivait par après.
En la relisant elle avait attrapé pensivement une des roses blanches qui se trouvait dans un vase de porcelaine chinoise et en la manipulant pensivement, elle se piqua à l’une des épines et poussa un petit gémissement de surprise.
Une goute de sang tomba sur la lettre à l’endroit où elle avait noté son nom.
Pour finir elle parfum enveloppe grâce aux jolies pétales odorantes puis glissa la lettre dans une enveloppe qu’elle cacheta soigneusement appliquant son sceau qui représentait un dragon entourant un bouton de rose .
La jeune femme s’habilla pour la nuit et alla se glisser sous les draps avant de se laisser emporter par les bras de Morphée.
Le lendemain elle la confia à une servante qui la donnerait à son messager et l’apportera à son ancien amant.

[HRP/ Pendant "Fleur de sang" /HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asher Rosebury
Membre de l'Ombre
avatar
Date d'inscription : 15/11/2013
Nombre de messages : 95
Race : Humain
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Pianiste/Enquêteur sur des meurtres qu'il a commis lui même inconsciemment...
Age : 28 ans
Age (apparence) : 25 ans
Proie(s) : lui même
MessageSujet: Re: Lettre à Asher Rosebury Dim 28 Déc - 11:25

Eléanore avait attendu son maître longtemps le soir avant de le voir rentrer avec une mine des plus... haïssable. Cette rencontre avait fait du jeune bourgeois un homme amer et détestable pour la soirée. A vrai dire Asher ne se réjouissait vraiment pas plus que cela d'avoir des renseignements sur les prochains cadavres qu'il allait découvrir. En revanche cela lui plaisait dans un sens... Il pourrait protéger Swan. La belle domestique brune avait donc pris soin de lui se fichant de ses remarques acerbes sur la propreté du carrelage avant de le forcer à aller se coucher lui disant que le lendemain il devrait jouer devant un public un peu plus grand que d'habitude et que donc il devait se reposer et être en forme pour ne pas avoir les doigts qui fourchent. Cette seule remarque lui avait suffi pour aller dormir.

Le lendemain matin, fraîche et pimpante elle alla ouvrir à la messagère et prit la lettre d'un œil suspicieux avant de se rendre compte qu'il s'agissait de la demoiselle Carthew. Un sourire se forma sur ses lèvres et elle remercia la domestique avant d'accourir lever son maître aux aurores lui remettant la lettre entre les mains. Elle lui faisait la remarque qu'il n'y avait pas eu lieu de s'inquiéter que l'amante d'Asher était finalement encore en vie et que pour avoir écrit une lettre qu'elle semblait aller beaucoup mieux. Le jeune homme prit tout de même la peine d'attraper une chemise et de l'enfiler avant de s'asseoir à son bureau. Et si elle avait voulu le revoir ? Il voulait être prêt.
Doucement il brisa le cachet et déplia la lettre. Son cœur se serra en voyant les bavures sur le papier. Une odeur agréable étreignit son corps mais...elle en devenait oppressante. Dès la première phrase il sentit son cœur chavirer. Au fur et à mesure de sa lecture il sentit les larmes piquer ses yeux et finalement certaines creusèrent ses joues sans qu'il ne puisse se retenir. A la fin de la lettre il pressa le papier contre sa poitrine en savourant le parfum avant de se lever et d'un geste du bras, faire s'écraser l'encre, les plumes, ses papiers et un vase au sol qui se fracassa en un bruit sourd et à la fois cristallin. Eléanore s'empressa d'ouvrir la porte et comprit instantanément. Sans piper mot elle se chargea de ramasser les débris avec précaution tout de même triste pour son jeune maître. Asher poussa un gémissement plaintif et froissant le papier dans sa main légèrement il se dirigea pantelant dans son salon dans lequel il trouva une belle bouteille d'alcool fort. Elle était pour ses invités mais au diable les convenances ! Il ne prit pas la peine de prendre un verre et attaqua la bouteille comme ça, préférant oublier ce qu'il venait de lire que de souffrir encore plus.

A la fin de la journée il était écroulé sur son fauteuil, le visage rougit par les larmes, le cœur en miette, la bouteille vide à ses côtés, la lettre sur son torse. Il l'avait lu et relu et re-relu au cas où il aurait oublié un mot qui pourrait lui redonner espoir. Il la connaissait par cœur et se la récitait mentalement. Finalement il souffla le nom de sa bien aimée plusieurs fois avant de se recroqueviller sur lui-même pour prendre sa tête entre ses mains et pleurer tant la souffrance lui était insupportable... Mais au fond... la belle était de nouveau en sûreté. Il ne pouvait plus craindre pour elle...

[HRP/ en rentrant chez lui après le rp ("Nouveau venu dans les ténèbres"). le passage sera présent et plus détaillé dans le prochain rp./HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asher Rosebury
Membre de l'Ombre
avatar
Date d'inscription : 15/11/2013
Nombre de messages : 95
Race : Humain
Classe sociale : Bourgeois
Emploi/loisirs : Pianiste/Enquêteur sur des meurtres qu'il a commis lui même inconsciemment...
Age : 28 ans
Age (apparence) : 25 ans
Proie(s) : lui même
MessageSujet: Re: Lettre à Asher Rosebury Dim 29 Mar - 17:09

[HRP/ Pendant "Souffrir face à des mots" /HRP]

La lettre fut postée tôt le matin, il s'agissait d'un écuyer d'Asher qui avait été envoyé pour remettre la lettre à une quelconque personne du personnel de la chère Lady Carthew. La lettre devait absolument arriver aux mains de Swan pour Asher, c'était important à ses yeux qu'elle sache tout cela il ne pouvait pas en être autrement...
L'enveloppe avait été fermée avec soin, le cachet rouge de la famille Rosebury y avait été appliqué avec précision. La lettre en elle-même était bien écrite stylistiquement, seules quelques bavures dues à ses larmes empêchaient la bonne compréhension d'une ou deux syllabes.


Ma chère Swan,

j'ai le cœur brisé d'avoir lu ces terribles mots dans votre lettre, j'aurais aimé que cela soit, bien entendu, différent entre nous. Peut-être vous-ai offensé d'une quelconque manière ? Dans ce cas je voudrais m'en faire pardonner. Ne doutez pas de ma sincérité dans ce courrier de ma part, je n'ai jamais voulu que cela se passe ainsi entre nous. Vous revoir a ravivé en moi une flamme depuis longtemps évanouie et savoir que vous avez éprouvé une quelconque tristesse depuis notre dernière rencontre me persuade que je suis certainement l'un de ces hommes qui brisent le cœur des femmes. Je voudrais qu'il en soit autrement, que vous me pardonniez un jour de la distance que je me suis vu obligé d'instaurer entre nous. Comprenez que ce n'est point de votre faute, ni de mon amour que nous ne pouvons remettre en question. J'ai simplement eu peur. Peur que l'on vous retrouve ma belle Comtesse. Peur que cet homme ou bien cette femme dont je vous ai déjà parlé vous fasse du mal comme j'ai pu retrouver parfois quelques demoiselles. Je ne demande que votre sécurité et j'ai été fort aise de découvrir que malgré cette douleur qui a envahi mon corps, que vous soyez en sûreté, qu'il ne vous ait rien arrivé. C'est l'un des plus beaux cadeaux que la vie ait pu m'offrir mademoiselle, savoir que vous n'avez pas péri dans ces sombres ruelles en retournant seule chez vous.

Comme vous l'avez évoqué dans votre précédente lettre, certes j'aurais pu vous prévenir une fois arrivé en France puis en Italie, mais les malheurs que j'ai traversé mon persuadés de ne point vous faire part de mes inquiétudes et du fait que vous m'avez toujours manqué. Là-bas je n'aurais point pu vous venir en aide Swan, lorsque j'ai été agressé en Italie je n'aurais jamais eu la force de me relever de mon inconscience pour vous sortir des flammes. Je vous aurais bien répugné, mon visage ainsi défiguré après cette agression Mademoiselle, comme l'ont été toutes les jeunes femmes que j'ai pu croiser dans ces rues. Je n'ai jamais cessé de penser à vous, de me répéter des mots dont vous me faisiez part et c'était ces quelques souvenirs de vous qui m'ont donné le courage d'accomplir certaines choses dans la vie et de surmonter les lourds défis qu'elle m'a imposé.

Je comprends que vous ne puissiez me croire sur cette histoire, que vous doutiez de ma parole, que vous pensiez que je vous mens d'une quelconque manière. C'est une histoire à laquelle j'aurais inlassablement ri puisqu'elle parait irréelle et totalement grotesque. Les journaux n'en parlent guère puisque je suis contraint de cacher ces meurtres, sinon cela ferait fort longtemps que je me serais retrouvé dans la Tour de Londres. Pratiquement toutes les victimes, ma belle amie, ont été vu auprès de ma personne, à mon bras pour danser, me parler ou bien ont été assassinées dans ma demeure. Comment prouver ma culpabilité ? Je ne le sais encore mais je souffre de savoir qu'un tierce décide de rendre ma vie un véritable enfer.

Je n'ai point de fiancée Swan, je n'aime nulle autre personne que vous. Si je n'ai pu montrer plus de joie à votre égard c'est simplement et uniquement par crainte de vous perdre un jour. J'espérais que vous puissiez le comprendre, le croire.

Je vous assure ma chère amie, que jamais ô grand jamais je ne pourrais trouver autre que vous pour combler ma vie. Bien sûr que je vous désire encore, bien sûr que je me suis montré hideux de vous l'avoir montré si peu mais c'était pour votre bien, pour que l'on ne s'en prenne point à vous. Je voudrais effacer cette soirée et tout recommencer.

Alors je vous demande le pardon, le pardon de vous avoir fait croire toutes ces malheureuses pensées, de revenir avec une histoire lugubre et si peu crédible à vous compter, de répondre à cette lettre à laquelle vous ne vouliez pas que je vous écrive, de mettre mon cœur à nu.
Je ne désire point votre souffrance, je ne désire rien d'autre que votre amour mademoiselle mais je comprends à mon tour que vous l'ayez mal pris, que je vous ais fait du mal. Je ne voudrais cesser tout contact avec vous, offrez moi une chance de me racheter ma belle amie, ou bien alors faites brûler ma demeure quand je dormirais, je n'aurais plus le cœur à vivre...

Je vous aimerai encore et toujours, quelques soient vos décisions Swan,
Sincèrement et avec tout mon amour,
Asher Rosebury
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lettre à Asher Rosebury

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Asher Rosebury *la perte d'une âme*» Lettre ouverte au President en rapport avec l'UCREF» Lettre de George Sand à Musset.» LA LETTRE DES SENATEURS AU PREMIER MINISTRE» Lettre ouverte de la famille de François R. Marcello, enlevé le 12 janvier.
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Ombre de Londres :: Le tableau d'affichage (RP) :: Communication personnelle :: Lettres et colis-