L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42]

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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Dim 1 Fév - 15:08

Le soleil pressait les ténèbres au fin fond de leurs cavernes, lorsque Jane Mac Fate se mit en route pour la périphérie de la ville.

 C’est une des traditions les plus anciennes de l’être humain : qui part en quête, doit partir à l’Aube. Elle avait beau être historienne, elle ne connaissait pas l’origine de cette coutume ancestrale. Peut être venait-elle des premiers chasseurs dont le gibier se faisait plus foisonnant au petit matin, à moins que ce n’était une qu’excuse des premiers hommes pour ne pas avoir à ranger leur hutte et supporter les plaintes de leur femmes.  Dans tous les cas, tous les explorateurs du monde entier et aventuriers de tout temps ont tous respecté cette tradition, et Jane, ne faisait pas exception.

Elle s’était levée aux premières aurores pour partir en quête d’un artefact, qui, selon son informateur, devrait se trouver dans les ruines de la chapelle St Elizabeth. Ce n’est pas qu’elle doutait de son informateur, mais lorsqu’on écrit un ouvrage sans prendre la peine de le signer, après tout, on  pouvait se permettre d’émettre quelques doutes sur la fiabilité des informations contenu  dedans.

L’artefact pour lequel elle partait en quête,  appartenait à un moine de cette ancienne chapelle. Ce moine, d’après plusieurs témoins cités dans le livre, était capable de soigner n’importe qu’elle type de blessure, à tel point d’ailleurs qu’il fut accusé de sorcellerie. D’après l’auteur, ce moine portait une bague dans laquelle était incrustée une pierre unique, comparable à aucune autre sur terre. Jane, comme le laisser penser l’auteur, émettait l’hypothèse d’une pierre créée par l’alchimie.  Si cette pierre de guérison des plaies, enfin, si elle pouvait la nommer ainsi, existait réellement, alors ça serait une grande avancée dans ses recherches.

Jane n’était jamais venue dans cette partie de la ville. Beaucoup de murmures accompagnés les lieux. Toutes les légendes urbaines de Londres semblaient s’y concentrer.  Ici, les gens chuchotaient à propos d'hurlement déchirant la nuit, de fantômes de veuve éplorées, de cadavre vidé de tout leur sang, de créatures humanoïdes féroces ou autres démons manipulateurs.

Si, Jane désirait trouver l’artefact, elle désirait encore plus ardemment découvrir ce lieu mythique. Elle brûlait d’impatience de vérifier s’il était à la hauteur de ses rêves. Peut être allait elle enfin pouvoir démentir ou confirmer pas mal de rumeurs.

Le brouillard se densifiait au fur et à mesure qu’elle approchait de la chapelle lui offrant le privilège d’un spectacle à huit clos. Jane stoppa sa marche pour admirer la rencontre de la lumière et de la brume.  Deux éléments insaisissables, intenables dans une main humaine et qui s’opposaient. Des rayons de soleil retors transperçaient le brouillard créant des tubes lumineux par lequel s’échappaient des voluptes entières de fumée indisciplinée, libérant ainsi la végétation figée dans un bain massif de brume.

Au loin, comme suspendue au milieu des nuages, la chapelle se dressait devant elle.  Elle resserra sa besace contenant quelques outils utiles en cas de fouille à effectuer, et avança.


Dernière édition par Jane Mac Fate le Ven 25 Aoû - 14:06, édité 2 fois
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mer 11 Fév - 21:35

[HRP: en provenance de Pluie sur l'onde / HRP]


Je rêve
d’un endroit où le soleil est froid
comme la brise fraiche d’un printemps précoce
je rêve
elle se tient devant moi
lumière étincelante
sa voix mélodieuse chante
c’est un appel

Sarah?
Si près et pourtant si loin
Sarah
Brise du printemps
tremblante

Sarah
J’ai mal
Réticente à mes baisers
Sarah
un endroit bleu, comme tes yeux
respire
j’ai mal
non
ce n’est pas ça
lumière
ne part pas!

je te le promets



Sarah ouvrit doucement les yeux. Elle était couchée sur le dos au milieu des cailloux de la berge. Ses pieds étaient encore dans l’eau. Le soleil faisait onduler sa lumière sur les reflets de l’eau. Le corps de la jeune femme trembla violemment et elle se retourna pour vomir et recracher l’eau qui obstruait ses poumons. La gorge en feu, les yeux bouffis, elle se redressa péniblement sur ses genoux avant de s’éloigner de l’eau à quatre pattes, traînant son corps comme s’il portait le poids du monde. Il fallait qu’elle s’éloigne de cette rivière. Sa cape avait disparu. Ses membres tremblaient incapables de supporter plus longtemps le mouvement, elle se laissa tomber dans l’herbe, en position fœtale. La douleur était partout, chaque parcelle de son corps lui faisait mal. Son corps tremblait. Que s’était-il passé? Tout n’était que brouillard dans son esprit. Fermant de nouveau les yeux, la jeune femme perdit conscience.

Lorsqu’elle ouvrit de nouveau les yeux, la lumière avait considérablement diminué. Le soleil avait commencé à se coucher. Au prix d’un grand effort, la chasseuse s’assit, regrettant aussitôt son mouvement tant elle fut prise de vertige. Sa robe simple était déchirée, couverte de boue, d’algue et de sang. La lande était silencieuse, simplement brisée par le bruit des remous de la rivière. Sarah était faible. Sa respiration sifflante trahissait son état. Elle avait porté sa main tremblante à son visage. Sa peau était enflée. Du sang s’écoulait de son nez et de sa lèvre fendue. Une profonde entaille ornait le haut de sa tête. Le col de sa robe s’était agrandi, dévoilant l’horrible morsure encore sanguinolente qui ornait le creux de son épaule. Les cheveux emmêlés, les yeux hagards, l’aristocrate ressemblaient à un fantôme de la lande ou à un démon échappé des torrents. La nuit tombait, il fallait qu’elle se déplace. La jeune femme était incapable de penser à autre chose qu’a l’instant présent. Son instinct de survie avait pris le dessus. Tremblante, elle se redressa péniblement avant de tomber aussitôt. Ses jambes tremblantes n’arrivaient pas à la supporter. Elle du s’y reprendre par deux fois avant d’être assez solide pour se tenir debout. Elle avait si mal. Sa tête semblait sur le point d’exploser. Lentement, elle regarda autour d’elle. D’un côté il y avait la rivière et de l’autre un petit sentier qui s’enfonçait vers la forêt. Rester ici ne servait à rien. Elle serait victime des bêtes sauvages qui viendraient s’abreuver. Chancelante, elle partit en direction du sentier. Le soleil se couchait rapidement et ses forces l’abandonnaient à la même rapidité.

Soudainement, elle aperçut un éclat lumineux auquel s’accrochaient les derniers rayons du soleil. Une croix, au milieu des arbres. Sarah marcha en cette direction, comme si elle venait de trouver le salut ultime. Elle arriva devant une chapelle visiblement abandonnée depuis des années. La végétation avait envahi l’immeuble, cachant en moitié la pierre défraîchie. La vue de cet endroit résonna dans l’esprit de Sarah. Une image passa, celle d’un couvent, aussitôt envahie par la brume qui occupait l’esprit de l’aristocrate. Sa tête l’élançait. La magicienne entra dans la petite cour intérieure de l’ancienne chapelle. Celle-ci était déserte, plongée dans un profond silence. D’une main tremblante, l’héritière poussa l’une des portes qui menaient à l’intérieur. Elle se trouvait dans un grand corridor dont les murs étaient recouverts de plantes grimpantes. Sarah s’avança, le bruit de ses pas incertains résonnait dans le silence immuable. Elle poussa une nouvelle porte et arriva dans ce qui avait du être l’ancienne cuisine de la chapelle. La poussière avait envahi les lieux, mais pourtant, tout y était encore à sa place, comme si les habitants avaient quitté les lieux précipitamment. La table était dressée, portant deux couverts crasseux. Des effets traînaient ici et là. Des os dans un coin témoignaient d’un repas passé d’un animal sauvage. Près de la cheminée, Sarah aperçut une petite boîte. De l’autre côté, il y avait des bûches, bien sec qui attendait sans doute depuis des années qu’on les utilise. La jeune Spencer en jeta une dans le foyer et prit la petite boîte. Elle du gratter 5 allumettes avant de finir par en allumer une sans quelle ne se casse. Elle la jeta sur le morceau de bois, le bois craqua et pendant quelques secondes la jeune femme eut peur que le feu ne prenne pas, mais bientôt une douce couleur orangée illumina la pièce. La chasseuse fouilla l’endroit à la recherche de quelque chose pour se réchauffer. Dans une des armoires du buffet, elle trouva une vieille nappe qu’elle enroula aussitôt autour de ses épaules secouées. Puis, elle revient s’asseoir vers la cheminée qui diffusait maintenant une douce chaleur. Elle était si lasse. La douleur ne l’avait pas quitté et pourtant, elle se forçait à bouger, pour ne pas sombrer encore. Malgré ses doigts enflés, elle défit les lacets de ses bottes avant de le retirer. Celles-ci laissèrent une petite flaque d’eau s’écouler sur le sol. Puis, la demoiselle enleva ses longs bas normalement blancs qui avaient pris une teinte brune. Encore gorgée d’eau, elle jeta les deux tissus loin d’elle. La peau de ses pieds avait flétri sous l’effet de l’humidité, allant jusqu’à se fendre à certain endroit. Épuisée, Sarah se coucha devant le feu avant de sombrer de nouveau dans l’inconscience. La nuit passa, sombre et silencieuse.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mer 11 Mar - 23:05


Jane s'avançait à pas feutré. L'harmonie des lieux incitaient à la discrétion. Au bout de quelques minutes, elle arriva devant ce qui semblait être l’entrée principale de la chapelle.

C’était une porte en bois massif, robuste et sommaire, conçue dans le but évident de résister à toutes sortes d’épreuves à travers le temps. Au regard de son état, son concepteur pouvait être fière de son œuvre, elle avait bien résisté.

Notre chercheuse s’approcha doucement pour l’observer de plus près. Un impact étrange l’intriguait. Aucun humain, même dans les pires colères, ne serait capable de créer de tel dégâts, pourtant, il y avait bien quelqu’un ou quelque chose responsable de ça.

Coupant court à ses réflexions, un courant d’air s’engouffra soudainement dans l'entrebâillure de la porte et l’ouvrit violemment. Jane sursauta et se sentit profondément désolé pour les corbeaux nichés contre le vitrail de la façade principale pour ce réveil fracassant. C’est sous des croassement furieux qu’elle entra d’un pas conquérant dans la chapelle :

*C’est ce qu’on peut appeler une entrée fracassante *  ironisa la veuve du Coven Garden.

* On pourrait même dire que j’ai cassé la baraque* ’amusa-t-elle avant de s’arrêter en plein milieu du nerf.

*Bon,  et si on passait aux choses sérieuses…Par où commencer ?*  

Jane observa les lieux. La poussière imposait son voile partout dans la pièce, chaque cm2 carré était recouvert d’une fine couche grisâtre, même le lierre qui vivait ici en abondance.

Notre archéologue allait devoir être méticuleuse si elle voulait trouver cette bague. Lorsqu’on cherche une aiguille dans une botte de foin,  rien ne devait être laisser au hasard. La gardiane du Silver Dusk sortit un carnet, du fusain et entreprit de croquer St Elizabeth pièce par pièce. En quelques traits experts, elle esquissa un schéma du lieu où elle se trouvait puis rangea ses affaires dans sa besace et continua sa route.

Elle prit une première sortie, celle derrière l’office, quand une vieille odeur de bois brûlé vint lui chatouiller les narines. Aussitôt, l'image d'une cheminée s'imposa à elle. Cette odeur était présente dans tous les foyers l’hiver. Sans prévenir un flot d’images s’accapara de l’esprit de la jeune rouquine. Un matin neigeux, la chaleur des bras de son mari autour d’elle, des baisers échangés devant une cheminée ronronnante, le doux son du bois craquelant, la quiétude d’un foyer heureux…

*John…argh!*

Un pincement douloureux s’empara alors de son cœur. Sa tête lui tournait. Tous les souvenirs qui l'assaillaient lui donnait le mal de mer. C’était comme ouvrir une bouteille de champagne, une fois que la pression faisait sauter le bouchon, le champagne coulait à flot de manière incontrôlable.

Heureusement, la douleur dans sa poitrine la sauver de la noyade. Agissant comme une soupape, la douleur lui permettait de fermer les vannes. Elle refoulait alors ses souvenirs loin, très loin dans un coin de sa mémoire  et pouvait enfin se concentrer sur les tâches qui l’incombaient.

* Peu importe les souvenirs, je te retrouverais bien assez tôt mon amour…*

Elle se redressa, carra ses épaules et se concentra sur la provenance des effluves de fumée. Elle les suivit sur quelques mètres et arriva dans un grand corridor. La brise matinal lui amena les relent directement vers son nez, lui indiquant leurs provenances. Devant elle , il y avait une porte entre ouverte- comme beaucoup de portes ici d'ailleurs- et l'odeur venait assurément  de cette pièce.

Jane écouta quelques instants les bruits émanent du lieux et n’entendit rien. Du moins, rien indiquant la présence d'un être vivant.

Prudemment, elle s’avança discrètement jusqu'à la porte, posa délicatement la main dessus et l’ouvrit.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mer 18 Mar - 19:37

Qui pourrait me dire
Quel chemin choisir
Ou pourrais-je trouver
Quelle sera donc ma destinée


Sarah?

Dans un petit gémissement, la jeune femme ouvrit difficilement ses paupières gonflées.  Son sommeil avait été agité, sans rêve et pourtant, il lui avait semblé entendre des chants et des murmures se répercuter sur les murs décrépis de la chapelle, l’éveillant à chaque fois. À travers les fissures des briques, l’aurore se levait, difficilement, paresseusement. Les braises dans le foyer avaient presque terminé de se consumer entièrement, continuant de diffuser une chaleur bienveillante dans la pièce humide. Sarah demeura un instant immobile. Ses mains agitées de tremblement serraient difficilement le morceau de tissus blanc qu’elle avait trouvé la veille contre son corps. Le froid ne l’avait pas quitté. Elle était couchée en position fœtale les genoux ramener contre sa poitrine. Maintenant qu’elle s’était éveillée, la douleur la reprenait, tout entière. Le feu avait réussi à sécher une partie de ses vêtements et de ses cheveux, mais certains endroits étaient encore gorgés d’humidité. Heureusement, il n’y avait pas de miroir dans la pièce. Sarah ne s’y serait probablement pas reconnue. La magicienne referma les yeux. La douleur était indescriptible. C’était comme si chaque parcelle de son corps était en feu, mais pourtant, elle grelottait de froid. Soudainement agitée de soubresauts, la magicienne se redressa juste à temps pour vomir l’eau de la rivière qu’elle avait ingurgitée la veille. Le liquide se répandit sur le sol formant une flaque sombre sur le parquet sale. La jeune femme demeura prostrée un instant, à bout de souffle. Elle qui pensait que la douleur ne pouvait être pire, elle s’était trompée. Le simple geste avec augmenter sa douleur. Elle sentait battre son cœur contre ses tempes et un bourdonnement incessant titillait ses oreilles. À bout de force, elle finit par s’asseoir, observant l’endroit qui l’entourait. Elle ne reconnaissait rien à ce qui l’entourait. Elle n’avait même pas souvenir d’avoir marché jusque là. Simplement celui des flots qui se refermaient sur elle comme un tombeau silencieux.

Soudainement, un grand fracas troubla la quiétude des lieux. La chasseuse n’eut même pas la force de sursauter. Elle observa la porte, attendant que l’intrus se présente. À travers le bourdonnement, elle entendit des pas se rapprocher, puis, une main repoussa la porte pour l’ouvrir. À travers l’obscurité, elle aperçut une jeune femme entrer timidement dans la pièce. Elle était grande et mince. Son corps était enveloppé d’une robe simple et pratique. Sarah n’arrivait pas à en déterminer la couleur du vêtement. L’inconnu était jeune et avait un visage aux traits agréables. Les flammes du foyer se perdaient dans les reflets roux flamboyant de ses cheveux. Ses yeux intelligents observaient les détails de la pièce.

Sarah voulut faire un geste, mais son corps n’obéit pas. Elle tenta d’ouvrir la bouche, mais aucun son n’en sortit, aussitôt emporté par une quinte de toux rauque. Sa voix c’était casser dans les flots et avec les nombreuses rasades quelle avait pris, sa gorge était encore trop enflée et enrouer pour laisser passer le moindre son. La jeune femme se contenta donc d’observer la nouvelle venue. Qui était-elle? Peut-être était-ce la gardienne de cet endroit? Elle pourrait sans doute lui dire où elle se trouvait. Sarah attendit, attentive aux moindres gestes de l’inconnu.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Dim 5 Avr - 10:00

Jane pénétra dans l’ancienne cuisine de la chapelle. Comme partout dans ce lieu abandonné, la poussière dictait sa domination. Son emprise était telle qu’elle ne remarqua pas tout de suite l’être vivant emmitouflé dans une nappe qui hantait l’espace devant la cheminée.  Ce fut une quinte de toux rocailleuse qui lui indiqua la présence d'une âme dans ce décor fantomatique.  

Dans un réflexe sociétal conditionné, l’antiquaire s’apprêtait à saluer l’inconnu avec énergie quand sa voix perdit soudainement de sa puissance.


_BON…bonjour ?

L’archéologue bafouilla lorsqu’elle s’aperçut de l’état dans lequel se trouvait l’étranger.  L’étranger était une étrangère, apparemment bien plus jeune qu’elle. Ce qui la frappa immédiatement, c’était la détresse de son regard. Le regard d’une personne au bord du gouffre qui avait déjà un pied dans la tombe.  Ce regard, Ms. Mac Fate le connaissait bien pour l’avoir elle-même porté.

Que diable était-il arrivé à cette femme ?

Jane l’étudia plus attentivement. Une entaille coupait sa tête en deux, ces cheveux étaient un mélange de boue et de sang séché, sa robe semblait déchirée et ses pieds étaient nus, entaillés, boursouflés.

Quelque chose interloqua Jane. C’était la délicatesse de sa peau et la finesse de ces traits qui détonnaient complètement avec la condition grotesque dans laquelle elle se trouvait.

De toute évidence, cette ravissante femme faisait partie des privilégiés, des personnes dont la vie avait été clémente, du moins, jusqu’à présent.

Elle pouvait le sentir, la force vitale de notre âme en peine déclinait aussi surement que le feu s’éteignait dans la cheminée.

La surprise passée, la gardienne du Silver Dusk s’approcha lentement de l’inconnue. Sans mouvement brusque, dans une attitude maternelle, Jane s’accroupit face la jeune femme en amorçant un geste pour prendre ses mains dans les siennes.

D’une voix douce et rassurante, elle lui demanda :


_ Vous allez bien ?
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Lun 13 Avr - 3:46

L’Ondine observa l’inconnu qui s’avançait avec prudence dans la pièce. Il lui avait semblé entendre sa voix, mais à travers le bourdonnement, elle n’aperçut que faiblement un son. D’un geste lent, la belle rousse vient s’accroupir près de la chasseuse. Maintenant qu’elle était plus près, la jeune femme constatait que l’inconnu n’était pas aussi jeune qu’elle l’avait cru au premier coup d’œil. De légères rides ornaient le coin de ses yeux verts et ceux-ci avaient une certaine maturité dans les regards qu’elle posait sur la pièce, cherchant les moindres détails. Elle avait largement franchi l’âge d’être une vieille fille, mais pourtant elle demeurait très jolie. Elle était également grande, très grande, beaucoup plus que les dames de l’époque. La magicienne songea un instant qu’elle devait être une intrigante aux yeux des gens.

L’Ondine l’observa prendre sa main libre qui dépassait de la nappe. Les yeux bleus de la jeune femme se penchèrent pour observer le contact chaud qui réchauffait sa peau. Le contraste entre les deux mains était stupéfiant. Un clair-obscur brusque alimenté par la lumière du foyer. La peau de la jolie rousse était bronzée, marquée par le soleil. On aurait dit que des reflets dorés se perdaient sur sa peau. La peau de ses doigts était quelque peu abîmée, comme s’ils avaient longuement creusé la terre. Pourtant, la jolie rousse avait des mains de madone, comme celle des peintres italiens dans les musées. À son contraire, la main de l’Ondine était sale, couverte d’égratignure et de sang. Elle avait presque honte de ce contact. Elle ne voulait pas salir la peau de la madone.

D’ailleurs, celle-ci lui parla de nouveau. La magicienne demeura interlocuter. Elle avait oublié que l’humaine pouvait parler. Elle se détacha de la fascination de sa main pour la regarder. Sa voix avait percé le bourdonnement de ses oreilles, douce, agréable.
L’Ondine cligna des yeux, comme si elle tentait de réfléchir à la question pourtant très simple. Allait-elle bien? Ses yeux se posèrent sur ses mains sales, écorchées et encore tachées de sang. Non, elle n’allait pas très bien. La douleur permanente qui parcourait son corps semblait s’accentuer. Elle n’avait toujours pas assez d’énergie pour ressentir pleinement la douleur. Un simple engourdissement semblait habiter chacun de ses membres. Elle tenta de répondre, aussitôt emportée par une quinte de toux profonde. La douleur à sa tête revint, l’élançant douloureusement. Elle se contenta de secouer négativement la tête. La jeune femme observa l’inconnu de plus près. D’une voix rauque et à peine audible, elle demanda :


-chez vous?

Peut-être que la chasseuse avait pénétré dans la demeure de la belle rousse et que celle-ci était venue voir qui avait osé entrer chez elle? Peut-être était-elle la gardienne de ces lieux aussi. Dans tous les cas, l’Ondine se sentait quelque peu mal d’avoir passé la nuit dans cet endroit qui lui était inconnu. Elle baissa les yeux pour observer la nappe, désormais souillée, qui la recouvrait. Si sa mère avait été là, elle aurait été grondée. La jeune releva soudainement la tête. Une idée s’imposait à son esprit. Elle n’était pas chez elle, cela elle en était certaine, mais elle avait bien une maison. Une image traversa ses pensées. Celle d’un portail, d’une grille. Il fallait y retourner. Elle tenta de se lever, mais la douleur la figea dans son mouvement tandis qu’elle réprimait un gémissement de douleur. Il était trop tôt pour bouger encore.


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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mar 28 Avr - 19:51

Jane prit la main de la jeune femme et tressaillit. Elle était littéralement glacée. Un frisson parcouru son corps et remonta jusqu’à son échine. Surprise, elle vérifia ce qu’elle venait de saisir. C'était bien la main de l'inconnue. Le contraste entre la chaleur de ses doigts et la froideur des siens lui glaça le sang. Sa main était aussi froide qu'une personne inanimée.

-Vous allez bien ?

Question bête dont la réponse était une évidence. Non, ça n’allait pas. La jeune femme secoua la tête en guise de confirmation. S’animant soudain, la belle brune planta son regard dans le sien. La matriarche vit alors dans ses yeux cette petite étincelle de détermination grâce laquelle elle avait survécu jusqu’à présent. Cette femme, à n’en pas douter malgré les circonstances actuelles, était une coriace.

-chez vous ?

Un murmure rauque s’échappa des lèvres abîmées de l’Ondine. Jane mis du temps à en comprendre le sens.

Elle s’apprêtait à lui répondre quand cette dernière essaya de se lever. Visiblement à bout de force se fut un échec cuisant. Voilà qui confortait la chercheuse dans ses découvertes, cette jeune femme était courageuse.

L’archéologue se redressa. Elle observa la cuisine à la recherche de quelque chose à faire brûler. Elle s’avança alors vers les bûches, prit la plus petite et la jeta dans la cheminée. Elle réarrangea les cendres et les brindilles, s’assura que le feu repartait puis fourra sa main dans sa besace.

Elle en sortit une flasque d’alcool gravée aux armoiries de son magasin. Elle en but une lichette puis s’accroupie devant la jeune femme en lui tendant la flasque.


-Tenez, buvez en une gorgée, ce n’est pas aussi doux qu’un bon whisky mais ça ravigote.


La gardienne du Silver Dusk lui lança un sourire amical avant d’ajouter :

-Je sais que ça peut paraitre étrange qu’une femme se promène avec de  d’alcool dans sa besace mais c’est plutôt une chose courante dans mon métier. Voyez-vous, je suis archéologue.  Nous nous blessons souvent lors des fouilles.
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mer 6 Mai - 5:15

La jeune femme était douce, précise, comme si elle manipulait un objet en verre. Oui, l’Ondine semblait être aussi fragile qu’une petite icône. L’image d’une petite statuette s’imposa à elle. Mab, la fée des rêves. Peut-être en était-ce un? La jolie rousse lâcha sa main, pour se déplacer dans la cuisine. Elle sortit du champ de vision de la magicienne, mais bien vite elle revient pour s’occuper de raviver le foyer. Le feu repartit, la chaleur se répandit de nouveau dans la petite pièce humide. La chasseuse plongea ses yeux fatigués dans les flammes. Elles ne pourraient pas demeurer ici indéfiniment. Il fallait qu’elle retourne chez elle. Cette seule idée découragea profondément l’Ondine. Elle était incapable de se lever, alors quitter la chapelle lui semblait insurmontable. Elle ferma les yeux, profitant de la chaleur. En se levant, la jeune femme avait ravivé l’ensemble de ses blessures. Elle sentait désormais chaque parcelle de son corps l’élancer. Ses muscles étaient endoloris, mais, elle avait réussi à bouger tous ses membres, au moins elle n’avait aucun os de brisé. D’un revers de la main caché sous la nappe, elle essuya son nez, enlevant le sang séché qui marquait sa peau. Elle devait être épouvantable à voir. La couverture improvisée masquait l’une de ses blessures les plus sévères, la morsure que le vampire lui avait laissée. C’était un véritable miracle qu’il aie manqué sa jugulaire. Ses dents acérées s’étaient enfoncées dans son épaule éclatant la chair et les veines qui sanguinolaient encore sous la nappe sale. Son bras inerte rapporté contre sa poitrine avait de la difficulté à bouger.  Elle n’était pas censée être vivante. Les flots auraient dû devenir son tombeau et pourtant elle était encore là, devant les flammes, à lutter pour sa vie. Quel destin la retenait donc en ce monde…

La jolie femme rousse lui tendit soudainement une flasque. La magicienne reposa son regard sur la pétillante demoiselle puis sur l’objet qu’elle lui tendait.

L’odeur de l’alcool suspendit son geste. Elle lui rappelait une scène. Elle entendait une voix grave, colérique. Il y avait de la pluie, c’était la nuit. Elle avait embrassé à répétition ces lèvres qui avaient exactement le même goût que l’alcool qu’elle tenait dans sa main. Le brouillard dans ses pensées ne se dispersa pas. Elle ne se souvenait que de l’odeur, de la voix, des je t’aime qu’elle avait dit, à répétition. Comme les mots lui avaient semblé faciles alors. Des je t’aime remplis de promesses, d’innocences, son premier amour.  Elle se remémora le soleil sur sa peau, le frottement d’un nez contre son cou qui l’avait fait frissonner, de longs cheveux roux qui captaient la lumière. Une voix lui revient encore. Et pourtant, tout cela lui semblait si loin à présent. Il y avait eu des orages, de la douleur, de la tristesse, ce matin après le bal s’était éloigné ne devenant qu’un vague souvenir. Peut-être avait-il raison. Peut-être qu’elle ne connaissait rien de l’amour. Cela lui avait semblé si simple à dire. Comme elle s’ennuyait de ce matin. En y songeant bien, elle ne l’avait jamais entendu lui dire à nouveau qu’il l’aimait.  Il n’y avait eu que cette fois, que ce matin-là. À travers ses réflexions, elle sentit un poids apparaître, un effet de lourdeur sur son cœur. Elle ne se souvenait pas des visages, mais quelqu’un lui manquait, terriblement.

Sa main tremblante s’était figée. Les iris de l’Ondine avaient pris une teinte voilée, tant elle était loin dans ses souvenirs. Mais la douleur la ramena rapidement à la réalité. Elle oublia ses réflexions et d’un geste machinal, but une grande gorgée de la flasque. Le liquide descendit dans sa gorge, la brûlant au passage. Une nouvelle quinte de toux la saisit toute entière et elle tendit la flasque à sa propriétaire pour qu’elle le reprenne avant qu’elle ne renverse le précieux liquide partout. Une fois sa main libre, elle la ramena sous la couverture improvisée. Le froid ne la lâchait pas. La jolie demoiselle lui sourit et Sarah fixa d’un œil attentif le blanc des dents qui venait d’apparaître. Tout lui semblait si anormal et elle était si fatiguée.

-Je sais que ça peut paraître étrange qu’une femme se promène avec de l’alcool dans sa besace, mais c’est plutôt une chose courante dans mon métier. Voyez-vous, je suis archéologue.  Nous nous blessons souvent lors des fouilles.

Étrange?... La remarque déstabilisa la jeune femme. Non, cela n’avait rien d’étrange. Qui était-elle pour juger les autres après tout. Le mot archéologue la fit tiquer. Ce mot n’apporta aucune image en elle. Elle connaissait sa signification, mais il demeurait vide de sens.  La jeune femme devait être venue pour faire des fouilles. L’Ondine regarda tout autour d’elle. Les lieux étaient vieux, elle pouvait le convenir. La poussière et la végétation avaient repris leur droit sur l’endroit depuis longtemps. Mais que pouvait-elle bien venir chercher?

- Que...cherchez-vous...ici?

L’Ondine tentait de faire des phrases complètes, ce qui s’avérait difficile. Les mots dansaient dans sa tête. Le feu dans la cheminée lui faisait du bien. Sa peau se réchauffait, mais en même temps cela réveillait ses tremblements. Le bourdonnement à ses oreilles s’accentua. Elle devait bouger rapidement, car elle n’était pas certaine de pouvoir demeurer réveillée ainsi très longtemps. Si elle n’était pas chez l’archéologue, cela signifiait qu’elle était venue d’elle-même?

-Je dois... je dois...Londres...

C’était la seule chose dont elle se souvenait. Elle devait regagner la Capitale. C’était là que tout avait commencé. C’est là qu’elle devait poursuivre.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Dim 23 Aoû - 16:24

Si les yeux étaient le miroir de l’âme, celle de la jeune femme venait de partir momentanément vers des rivages lointains. L’Ondine s’était figée, une main en l’air, absente. Un rayon de lumière vint éclairer sa main suspendue, arrêtant temporairement le tremblement de son corps glacé. Elle était comme touché par la grâce et de ce tableau, Jane trouvait qu’il émanait une bouleversante beauté. Profitant de ce moment passager d’allégresse, l’antiquaire resta  suspendue quelques instants, avant de reprendre le cours normal de ses pensées tandis que l’âme de l’Ondine revenait de son lointain voyage pour reprendre possession de son corps douloureux.

La jeune femme but d’un coup sec une grande gorgée de la flasque qui la fit tousser. Jane sourit et ajouta :

-Je sais que ça peut paraître étrange qu’une femme se promène avec de l’alcool dans sa besace, mais c’est plutôt une chose courante dans mon métier. Voyez-vous, je suis archéologue. Nous nous blessons souvent lors des fouilles.

La chercheuse remarqua le très léger pli qui venait de se former entre ces deux sourcils. Quelque chose dans ce qu’elle venait de dire interloquait la jeune femme mais Jane ne put s’empêcher de sourire a pleine dent. Le visage froid de l’ondine venait de retrouver un début d’expression, la vie re-circulait enfin en elle. L’alcool faisait donc son effet à moins que ce soit la chaleur que dégageait la cheminée ou une combinaison harmonieuse des deux.

- Que...cherchez-vous...ici?

L’inconnue mit du temps pour articuler cette simple question et Jane se demanda tout d’un coup si son froncement de sourcil avait quelque chose à voir avec les fouilles qu’elle projetait de faire ici.

-Je dois... je dois...Londres...

-Londres ?

Répondit instinctivement la gardienne Silver Dusk.

-Nous sommes à Londres. Mais ne vous agitez pas plus s’il vous plait, prenez votre temps.

Intima Jane d’une voix suppliante.

Elle craignait que son interlocutrice s’agite et se blesse d’avantage. Elle semblait aller de mieux en mieux au fur et mesure que la chaleur se répandait dans la pièce mais elle semblait  toujours en état de choc.

- Vous ne devriez pas rester au sol, il absorbe toute la chaleur de votre corps.

Sans attendre de réponse, Jane regarda autour d’elle. Elle vit une vieille chaise en bois massive, suffisamment solide pour avoir résisté au ravage du temps et des termites. Avec des gestes calmes et ordonnés, elle alla prendre la chaise et la plaça devant la cheminée juste à côté de la jeune femme. La gardienne du Silver Dusk prit son revers de manche et la nettoya tout en soufflant dessus pour faire partir le gros de la poussière.

Elle s’avança vers elle et  lui tendit une main.

-  Je vais vous aider à vous lever pour aller jusqu’à la chaise. Prenez ma main. Au fait, moi c’est Jane Mac Fate, et vous?
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Mar 20 Oct - 1:29

-Nous sommes à Londres. Mais ne vous agitez pas plus s’il vous plaît, prenez votre temps.

Sa respiration s’accéléra. Elle était à Londres? Déjà. Pourtant. Non, l’idée qui lui effleura l’esprit disparut aussitôt. Elle était surprise de se trouver déjà dans la capitale sans pour autant comprendre pourquoi. Elle devait venir de loin, très loin. L’Ondine porta le bout de ses doigts à son front qui ornait une profonde entaille. Le sang macula aussitôt le bout sale de ses doigts. Elle ne se souvenait pas de la manière dont elle avait eu cette blessure.

- Vous ne devriez pas rester au sol, il absorbe toute la chaleur de votre corps.

Sarah hocha doucement la tête. La demoiselle avait raison. En regardant autour d’elle, l’héritière constata l’état de délabrement de son abri. Elle ne se souvenait pas comment elle avait pu atterrir ici. La pièce se réchauffait rapidement contrairement à ses membres glacés. Elle regarda l’inconnu aller chercher une grande chaise pour la poser près de la cheminée ronronnant.

- Je vais vous aider à vous lever pour aller jusqu’à la chaise. Prenez ma main. Au fait, moi c’est Jane Mac Fate, et vous?

La jeune femme accepta volontiers la main qui lui était tendue. Avec un terrible effort, elle se hissa sur ses jambes. Aussitôt la douleur se réveilla dans ses membres. Sa jambe droite flancha. Avec difficulté et grâce à la grande aide de Jane, elle finit par atteindre la chaise sur laquelle elle se laissa tomber. Sa cuisse l’élançait et ses pas avaient laissé des traces dans la poussière. La respiration sifflante, elle appuya son dos contre le meuble de bois. Devant le regard interrogateur de Jane, la magicienne se souvient de la question quelle lui avait posé. Son nom.

-Je...

Sa voix se brisa de nouveau. Elle n’arrivait pas à se souvenir de son prénom. Elle ferma les yeux, fouillant dans sa mémoire. Après l’effort de ses mouvements, le bourdonnement était revenu à ses oreilles.

-Je ne sais pas...

Elle balaya le tout d’un revers de la main. Elle était trop épuisée pour réfléchir plus longtemps. Elle plongea son regard dans les flammes. Que devait-elle faire? Où devait-elle aller? Une seule certitude s’imposa à son esprit.

- Je dois... regagner Londres...Vous pouvez...m’y reconduire?

Demanda l’Ondine les yeux pleins d’espoir. Elle devait atteindre la ville et seule elle doutait de pouvoir y parvenir. Maintenant qu’elle avait repris un peu de force, son seul désir était de quitter la vieille chapelle le plus rapidement.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Ven 30 Oct - 23:32

-Je ne sais pas...

Jane fronça les sourcils. Ne pas se rappeler de son nom n’a jamais été un bon signe. Mais elle n’était guère surprise. Pour le moment, l’archéologue n’osait pas la brusquer en lui posant d’avantage de questions mais elle s’interrogeait sur la provenance des plaies et des ecchymoses sur le corps de l’inconnu. Ces vêtements mouillés l’intriguaient également. La seule explication logique qu’elle trouvait à cela,  c’est que la rivière qui bordait la Chapelle l’avait conduite jusqu’ici. Sans l’ombre d’un doute la jeune femme avait été violentée physiquement et s’était retrouvé dans la rivière, soit pour échapper à son agresseur, soit laissé pour morte par ce dernier.

Jane esquissa un bref sourire d’admiration. L’esprit des êtres humains était tout de même fascinant, après un choc, il bloquait tous souvenirs bouleversants, toutes pensées superflues pour que l’ensemble de son être ne soit concentré plus que sur un seul objectif : la survie.

Lorsque son corps et son esprit ne se sentiront plus en danger, qu’ils pourront à nouveau dépenser de l’énergie pour des choses « moins essentielles à la vie» alors, elle se rappellera de tout. Etait-ce réellement quelque chose à lui souhaiter ? Cela était une tout autre question. Jane savait qu’il existait des souvenirs bien plus douloureux que l’ignorance.


-Je dois... regagner Londres...Vous pouvez...m’y reconduire?

-Oui, mais pas tout de suite. Pour rejoindre Londres, il va d’abord falloir vous trouver d’autres vêtements et reprendre des forces.

Jane fouilla dans sa besace et en sortit des fruits secs et de la viande séchée. Le tout était enveloppé dans un grand torchon qu’elle posa sur les genoux de l’Ondine.

-Mangez un peu, il y a du chemin à faire jusqu’à Londres et vous tenez à peine debout pour le moment. Je reviens, je crois savoir où vous trouvez de nouveaux vêtements.  

Après un clin d’œil amical, Jane sortit de la cuisine et fouilla la chapelle jusqu’à tomber sur la chambre d’une none. L’archéologue ouvrit l’armoire en bois et y trouva une robe moniale qui était certes un peu miteuse mais qui semblait être la seule à avoir survécu au ravage du temps. Jane prit la robe et la secoua vigoureusement pour faire partir la poussière. Un énorme nuage se dégagea de l’habit et essaya de se trouver un nouveau foyer sur lequel se déposer. Ainsi, l’antiquaire se vit recouverte d’une fine pellicule de blanc qui la fit éternuer.

Elle observa la robe un moment puis testa la solidité du tissu en tirant sur les manches et les pans. L’inconnu allait pouvoir la porter et se balader dans Londres jusqu’à ce qu’elle puisse mettre des vêtements plus décents.

Jane pensait à l’amener au Silver Dusk le temps que la mémoire de la jeune femme lui revienne. Là-bas, elle pourra lui fournir un environnement bien plus chaleureux et sécurisant qu’ici, à boire, à manger et de nouveau vêtement.

Tout en réfléchissant comment procéder pour la suite des évènements, mais sans s’attarder sur le retard qu’aller lui donner l’Ondine sur ses recherches, Jane quitta la chambre.  C’est avec la robe dans les mains qu’elle pénétra de nouveaux dans la cuisine de la Chapelle.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Ven 8 Jan - 3:40

Sarah gardait ses iris pâle plonger dans les flammes. Regarder ainsi la chaleur et le feu danser devant ses yeux l’apaisait. Elle était craintive, faible. Incapable de se souvenir de l’endroit ou elle était et encore moins comment elle avait faite pour arriver ici. Ses vêtements étaient sales, déchirer. Sa peau était écorchée à plusieurs endroits et le sang se mêlait à la vase pour recouvrir son corps d’une couche crasseuse. Elle regardait tout cela en sachant au fond d’elle que ce n’était pas normal sans pour autant être capable de dire pourquoi. Lorsque la jolie archéologue lui demanda son nom, l’Ondine demeura un instant muette. Les voix dans sa tête crièrent bien des choses mais rien qu’elle ne pu capter. Allons donc, son nom... Il lui semblait que c’était quelque chose d’important. Qu’elle l’avait entendu crier, murmurer, chanter. Pourtant un silence implacable résonnait en son être. Elle n’arrivait plus à s’en souvenir. Comment pouvait-elle oublier une chose aussi fondamentale. Elle avait secoué la tête, refusant de s’attarder sur cela plus longtemps. Il fallait qu’elle bouge, qu’elle s’extirpe de se bourbier remplis de poussière.

Si son nom lui était quelque chose d’inconnu, la jeune femme sentait planer au dessus de sa tête une menace indescriptible. Celle que l’animal traquer sens lorsqu’il entend les branches craquer tout prêt de lui et qu’il attend le moment ultime ou le bruit d’une arme viendra mettre fin à son tourment. Malgré la quiétude des lieux et la présence réconfortante de la jolie rousse près d’elle, Sarah ne voulait qu’une chose, quitter cette cuisine d’un temps passer. Elle devait partir regagner la capitale pour fuir... Une nouvelle image passa.

Un homme, les iris flamboyants, les crocs sortit, les secousses incessantes d’un fiacre dont les chevaux s’emballaient.

L’image disparut, flash passager auquel elle ne pouvait s’accrocher. L’archéologue ne demeura pas immobile, fouillant dans ses poches, elle déposa sur ses genoux un mouchoir remplis de fruits et de viandes séchées. Un véritable festin pour qui était affamé.

-Mangez un peu, il y a du chemin à faire jusqu’à Londres et vous tenez à peine debout pour le moment. Je reviens, je crois savoir où vous trouvez de nouveaux vêtements.

Lentement, Sarah prit un fruit qu’elle porta à ses lèvres. Le fruit passa avec difficulté. Sa bouche était sèche. Elle n’avait pas réellement faim mais elle ne voulait pas froisser sa sauveuse. Elle mangea quelques fruits jusqu’à ce qu’un haut de cœur face disparaitre son appétit faiblement retrouver. L’archéologue n’était pas encore revenu. Pendant quelques secondes, l’Ondine eu la peur qu’elle ne soit repartie, la laissant là. La magicienne demeura immobile, écoutant les bruits qui l’entouraient. Tout lui parvenait de si loin, comme étouffé par le poids des pierres. Elle avait l’impression d’être enterrée vivante, dans un cercueil de marbre et de silence. Heureusement, la jolie rousse revient, rapportant la vie avec elle. Elle portait dans ses mains une vieille robe d’un noir délaver. Avec l’aide de l’archéologue, Sarah enfila le vêtement. Le tissu absorba l’humidité des lambeaux de vêtement que portait encore la magicienne. Elles restèrent encore quelques instants dans la cuisine, puis vient le moment de quitter les lieux.

Avec l’aide de la jolie rousse, l’Ondine se leva pour se mettre sur ses pieds tremblants. Son corps protesta, la douleur augmenta mais elle teint bon. La tête lui tourna quelques instants, le temps de ramener à sa mémoire de nouvelle vision.


Une ruelle, une nouvelle chasse, les yeux rouges d’un homme qui cherchait à lui donner la mort. Encore ces cheveux argentés, contre son visage, pourquoi y avait-il encore des flammes? Une voix grave, à son oreille, sonnant comme un adieu
''C'est une leçon que tu n'auras jamais comprise: l'assurance est une stupidité, la solitude en est une autre...Si fière et si combattive, tu ne serais jamais arrivé à quelque chose si tu restais seule.’’

Cette voix grave, douce, murmure mortel, comme le temps avait passé depuis, comme l’eau avait coulé sous les ponts, comme les sentiments avaient changer, réellement?

Elle devait rester sur ses pieds et avancer. Ses premiers pas furent difficile et elle du s’appuyer régulièrement sur la jeune demoiselle pour ne pas chuter au sol. La Chasseuse ne se souvenait pas d’avoir déjà eu aussi mal. Avec douceur, les deux jeunes femmes sortirent de la cuisine, empruntant le sombre corridor qui menait à l’extérieur. Alors seulement, la magicienne prit conscience de l’endroit ou elle se trouvait. Elle découvrait avec une certaine surprise le grand corridor délabré, envahis pas la végétation. La jeune femme ne se souvenait pas d’avoir emprunter les passages, ni d’être passer sous les arches de pierre à moitié effondrer. Chaque détail s’inscrivait en elle comme une nouvelle découverte. Elle comprenait mieux ce que venait faire ici une archéologue. Lorsqu’elles sortirent à l’extérieur, l’Ondine regarda avec stupéfaction se dresser le haut clocher de la chapelle. Elle reconnaissait enfin l’endroit ou elle était. La chapelle des murmures, lieu saint oublier dans une forêt profonde. Sarah fut surprise de se retrouver à cet endroit. Elle s’avait que la Capitale n’était plus très loin et pourtant elle ne pouvait s’empêcher d’être étonnée d’avoir parcouru une si grande distance. Un sourire étira les lèvres mince de l’Ondine tandis qu’elle sentait le soleil se poser doucement sur sa tête. C’était le jour et elle était en vie, deux bonnes choses pour le moment.

Se posait maintenant le problème pour retourner à la capitale. La Chasseuse ne pouvait parcourir la distance à pied. Peut-être que la jolie rousse était venue en fiacre, ou encore avait-elle demander de l’aide de l’un des fermiers des environs. Il arrivait régulièrement que des calèches passent non loin de l’endroit, en route vers Londres la belle, Londres la terrible. Sarah s’assit sur l’un des bancs de pierre, laissant la jolie archéologue reprendre son souffle. Malgré son poids, l’Ondine n’était pas un mince fardeau même pour une jeune femme aussi robuste que Jane.

http://lombredelondres.forum2jeux.com/t1126-les-souvenirs-de-l-ethe#8553




Dernière édition par Sarah Spencer le Dim 28 Fév - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42] Dim 21 Fév - 16:50

Les deux femmes avançaient avec délicatesse dans le corridor de la chapelle des murmures. L’archéologue regardait la bâtisse et ses recherches s’éloigner lentement. Tout à coup l’Ondine flancha lorsqu’une faiblesse dans ses jambes la fit légèrement trébucher. Courageusement, elle remobilisa son énergie, réaffirma sa prise sur Jane et se remit en marche. La gardienne du Silver Dusk admirait sa ténacité. Elle voyait ses traits se crisper à chacun de ses pas sous l’effet de la douleur et pourtant, elle ne se plaignait pas, ni gémissait, elle continuait d’avancer. Cette attitude forçait le respect et Jane se surprise à apprécier la jeune femme malgré le peu d’information qu’elle avait sur elle. L’artefact qu’elle recherchait, était enfoui ici depuis plus d’un siècle, il pouvait bien attendre quelques jours supplémentaires.

Elle vit la jeune blessée sourire et relever la tête au contact du soleil. C’était la première fois depuis qu’elle l’avait rencontré. Comme si des ailes venaient de pousser dans son dos, Jane sentit moins de poids peser sur elle. L’archéologue la portait toujours mais elle lui semblait plus légère. Un sourire protecteur se dessina alors sur ses lèvres, heureuse de constater une amélioration chez la femme-sans-nom, même aussi minime.  

Elles arrivèrent à un banc où elles purent se reposer quelques instants.  


_«  A 5 minute d’ici,  il y a mon fiacre caché à l’abri des yeux indiscret. Attendez ici, je reviendrais avec. Ne bougez surtout pas, je serais là très vite. »

La laisser seule sur un banc, rendait Jane anxieuse. Mis à part l’impression de l’abandonner, elle s’inquiétait qu’un élément déclencheur la fasse paniquer ou que son état de santé qui, jusqu’à présent, semblait s’améliorer, se dégrade soudainement durant son absence.

C’est donc à pas soutenue que la chercheuse se dirigea vers son fiacre. A vrai dire, il ne lui appartenait pas, elle l’avait loué pour la journée à une connaissance qui en faisait commerce.

C’était un « 3 places » ouvert à l’avant et à l’arrière, protégé de la pluie par un toit. Un seul cheval tirait le fiacre, un beau trotteur noir comme l’ébène qui était en train de brouter sereinement lorsque Jane arriva.

Quelques minutes plus tard, l’antiquaire reconvertit en cocher, arriva au point de rendez-vous. Elle fit de la place à l’arrière où tout un tas de livres et d’outils trônaient. Elle aida l’Ondine pour se lever du banc et l’emmena délicatement au fiacre. Il fallut tout l’énergie des deux femmes combinées pour que la femme-sans-nom arrive à monter l’escalier et puisse s’installer à l’arrière.


_ « Pardonnez le désordre, je ne m’attendais pas à avoir une invité ma sœur »

Elle n’avait pas réfléchi au surnom qu’elle venait de lui donner. Il était sorti naturellement à cause des habits de none qu’elle portait. Elle espérait avec sa « plaisanterie » revoir un sourire sur le visage de l’Ondine. A la réflexion, ce surnom n’était peut-être pas sortit au hasard. Habituellement, s’était les membres féminins du Silver Dusk qu’elle appelait « sœur ». Et ce n’était pas qu’un titre, les liens qui les unissaient étaient comparable à une famille. En y songeant, pour une raison qu’elle ignorait, Jane ressentait envers l’inconnue le même sentiment protecteur et bienveillant qu’elle ressentait envers ses frère et sœurs du Silver Dusk. Peut-être y avait-il une raison à leur rencontre.

Jane ne croyait pas vraiment au hasard, du moins elle en avait une vision scientifique du terme. Pas de destin religieux pré-écrit, juste un enchevêtrement de choix et d’actions de différents protagonistes menant à une situation et un moment précis. Cet enchevêtrement a tellement de variantes et de possibilités différentes qu’il est impossible pour les humains de le calculer et de le prévoir, d’où l’invention du terme de « hasard ». Le hasard se définit par un « Evénement dont on ne peut expliquer l'apparition, et que l'on ne peut prévoir. » Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut pas le prévoir qu’il n’a pas une raison d’être, qu’il n’est pas la conséquence de quelque chose.

Pour la chercheuse, sa rencontre avec l’Ondine n’était donc pas un hasard. Elle résultait d’une suite de choix et d’actions qui ont fini par les mener toutes deux au même endroit au même moment. Jane ne saurait l’expliquer mais elle sentait au plus profond d’elle-même que cette rencontre allait changer une partie de sa vie ou du moins, y ajouter quelque chose qu’elle ne soupçonnait pas manquer.

C’est plongé dans ses réflexions que Jane prit la place du cocher à l’avant et démarra en direction de son magasin d’antiquité.


_« Bien que je sois sûr que vous retrouverez la mémoire bientôt, et si je vous donnais un surnom ? »

Jane réfléchit quelques instants puis s’exclama :

_ « Je sais ! Léthé serait parfait pour vous. Elle est la déesse de l’Oubli. Elle a même donné son nom à un des fleuves de l’enfer. Qu’en pensez-vous ? »

Après un peu plus d’une demi-heure de route, le fiacre arriva enfin dans le Coven Garden. Jane attela le cheval devant son magasin. Elle prit un sceau d’eau et de grain qu’elle avait préparé le matin et les posa devant le cheval pour le récompenser de son labeur.  Il était presque midi lorsque l’antiquaire aida Léthé à descendre du fiacre. La rue grouillait de passants pressés de rentrer chez eux  pour le déjeuner et personne ne prêtait guère attention à Jane portant une none à la robe miteuse et couverte de sang.

Un doux titillement chanta lorsque les deux femmes passèrent la porte d’entrée. Jane conduit l’Ondine au fond du magasin, là où les clients désireux de bouquiner pouvaient s’installer en buvant du thé. Cet espace caché au fond des rayonnages était composé d’une table basse et deux canapés. La table était ronde et son plateau était en verre. Comme presque tout dans ce magasin, cette table était une antiquité, un magnifique ouvrage d’un londonien du début du siècle dernier.

Jane installa confortablement Léthé dans le « petit salon » avant de s’exclamer :

_ « Je vais chercher mes outils dans le fiacre, je reviens tout desuite

[HRP/ Fin du RP avec Sarah, suite dans le Coven Garden, dans le Silver Dusk. /HRP]
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Découverte impromptue [Sarah, Jane] [20/04/42]

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