L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42]

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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42] Dim 8 Fév - 17:50

[HRP/Après le RP « Le chant du cygne »/HRP]

Trempé de sueur, un homme soupirait d'aisance. Les yeux mi-clos, il tâchait de reprendre son souffle. Ses cheveux en bataille, noirs comme la nuit qui siégeait encore sur le monde à cette heure, retombaient en cascade désordonnée sur ses larges épaules encore frémissantes de son plaisir. Contre son flanc luisant de ses derniers efforts, il serrait distraitement une femme autour de laquelle il avait enroulé l'un de ses bras musclés. Elle était magnifique. Nul doute que ses suaves formes auraient ravi le regard de n'importe quel mortel en cette Terre. L'un comme l'autre était nu. Un peintre n'aurait rêvé plus beau tableau. Oui, ce couple était merveilleusement bien assorti et le bonheur apparent de ses deux parties était digne d'être immortalisé à jamais sur une toile. Malheureusement, c'était sans compter sur le fait que cet homme était en vérité Jeffrey Landsong et qu'il venait encore de faire croire à la jeune comtesse Carthew que son amour était des plus sincères...

Un tableau gâché par la malveillance.

Déjà, le Cavalier écartait la jeune femme pour farfouiller dans son pantalon abandonné un peu plus loin afin d'en sortir un cigare et de l'allumer sans se soucier de la paille qui leur servait de lit. Revenant se blottir contre Swan sur les épaules de laquelle il ramena son bras, comme un vainqueur, il bailla et tira une bouffée de son odorant loisir. Un hennissement proche le fit sourire.


- Ahhh ! On a dû énerver tous les chevaux avec nos folies ! Ahahah! Rit-il avant de se mettre à tousser un peu après avoir avalé de travers une boule de fumée. Keuf, keuf, mince ! Keuf !

La quinte de toux passée, le jeune homme continua de fumer tranquillement sans réellement se soucier de la comtesse qui était à ses côtés. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés au Pall Mall et qu'ils avaient décidé de se livrer aux plaisirs du sexe ensemble, ils s'étaient revus une paire de fois, toujours en cachette à cause de leurs rangs et de leur réputation à chacun, afin de profiter du bon temps qu'ils pouvaient se permettre de prendre ensemble. Jeffrey faisait croire à Swan que chacune de leurs rencontres était pour lui un don du Ciel, qu'il l'aimait follement et qu'il n'excluait pas la possibilité de la présenter un jour à son père pour l'introduire et, peut-être, leur permettre de se marier. Évidemment, il mentait. Il tenait bien trop à sa liberté pour s'enticher d'une femme, à moins qu'elle ne soit démesurément riche. Pour le moment, il ne l'avait vue que pour sa jolie peau et sa soumission parfaite à tout ce qu'il pouvait apprécier en terme de luxure. Ils n'avaient encore jamais discuté d'argent entre eux. Peut-être était-ce bientôt le moment?

- Alors, ma chère amie, que pensez-vous de la grange ? Ne vous avais-je pas dit que nous y serions tout à notre aise ? Il fait un peu froid, je vous l'accorde, mais avec cette couverture que j'ai pris soin d'emporter avec moi, n'est-ce pas succulent? Demanda-t-il en attrapant ladite couverture pour la ramener sur leurs corps nus. N'est-ce pas mieux que le fiacre ou le Suzanne's Park?

Il rit, sans cacher le petit tic de fierté qui agrippait la commissure de ses lèvres. Il se sentait bien, il était sur son terrain. Et quand bien même son père et son domestique les surprendraient-ils, il ne risquerait rien, le premier étant aussi naïf qu'un nouveau né et le deuxième étant de mèche avec ses sordides affaires. Son père n'en saurait jamais le fin mot et personne ne pourrait venir les chercher ici, du moins la nuit.
Jeffrey se pencha de nouveau pour atteindre son pantalon. Gardant son cigare entre ses dents, il retourna les poches à deux mains avant de trouver enfin sa montre à gousset.


- J'n'y vois rien..

Seul un pâle rayon de lune passant à travers les planches mal enchâssées éclairait leur refuge situé en haut d'une mezzanine. Placée au-dessus des boxes des chevaux destinés aux courses du dimanche, elle était encombrée de ballots de paille et de vieilles selles usagées.

- La voici ! Il est...cinq heure et quart...Nous avons encore un peu de temps.

L'aube n'arriverait que dans une paire d'heures, ils pouvaient encore profiter un peu de leur malicieuse cachette. Jeffrey fuma encore un peu avant d'éteindre son cigare et de l'abandonner sur son pantalon en ayant bien pris soin de vérifier qu'il ne restait aucune braise susceptible de brûler le tissu. Puis, il se colla contre Swan pour profiter de la chaleur de son corps et laisser ses mains se promener impunément sur les zones qui attiraient toute sa concupiscence.

- Je suis bien avec vous...Dites-moi...Vous reviendrez me voir, ici, après-demain ? Mm...?

Embrassant la jeune femme dans le cou, il se souvint de ce moment où, pendant qu'il l'étreignait de toutes ses forces, elle avait poussé un petit gémissement de douleur. Il devait lui avoir encore laissé des bleus...Décidément, il avait du mal à refréner ses pulsions. Bah, quelle importance ? Swan ne s'en était encore jamais plainte. Après tout, peut-être qu'elle aimait ça ? Serrant un peu fortement ses hanches entre ses deux mains, il la domina pour l'embrasser.

- Vous m'avez dit que vous viviez seule...Je pourrai aussi venir vous voir, chez vous...A moins que vos domestiques ne soient des commères?

Avec un long soupir d'une tristesse à fendre l'âme, Jeffrey quitta la jeune femme pour s'asseoir dans la paille et se prendre la tête dans les mains.

- Oh...je ne sais pas...Nous devrions cesser de nous voir...

Il fallait la travailler un peu, la pousser à le soutenir coûte que coûte.

- Mon père commence à me couper les vivres et je ne vais pas tarder à avoir de gros problèmes...Je ne vous en ai jamais parlé...parce que j'ai honte...

Détournant son regard pour sortir le grand jeu, le Cavalier laissa quelques minutes passer avant de reprendre d'un air douloureux :

- Je suis endetté, Miss Carthew...et des gens risquent de vous vouloir du mal si nous restons ensemble. Il faut que je résolve ces...problèmes, si nous voulons espérer continuer ainsi et espérer un jour vivre heureux en pleine lumière.

Ce qu'il lui fallait, c'était de l'argent pour acheter de la drogue, payer ses dealer, voir les prostituées qui commençaient sans doute à l'oublier un peu à cause de ses récentes absences et qui risquaient de ne plus lui faire de ristournes. Pour pouvoir piéger Swan et lui soutirer quelques pièces, il devait jouer sur l'idée qu'un mariage ne résoudrait pas tout : l'idée du danger rôdant près de la porte de leur futur doux foyer était facile à utiliser. En faisant ainsi croire à la jeune femme qu'il fallait d'abord qu'il règle ses dettes pour qu'ils puissent espérer bâtir un avenir ensemble, c'était s'assurer d'obtenir de l'argent sans s'engager.

- Vous méritez mieux que moi...Je n'aurais jamais dû rêver de votre amour...

Oh oui, bien sûr que Swan méritait mieux que lui, mais comment l'aurait-elle su ? Jeffrey était sans aucun doute un des partis les plus dangereux de Londres. Combien de filles avait-il ainsi détournées du droit chemin avant de les abandonner à leur triste sort ? Nul ne le savait, c'était le genre de chose qui se taisait pour éviter que l'honneur de toute une famille ne soit mis à mal.

- Swan...Fit-il en prenant les mains de la jeune femme dans les siennes. Lorsque je vous ai rencontrée, mon cœur n'a fait qu'un bond et je n'ai pas réfléchi. Je m'en veux tellement maintenant...J'ai osé penser que nous pourrions...nous...enfin...aller plus loin, fonder une famille...officialiser tout cet amour. Mais je n'avais pas songé à mes dettes et à tous les problèmes que ces dernières pourraient vous causer. J'ai été affreusement égoïste.

Jeffrey tentait de conserver un air terriblement alarmé et peiné pour que la belle soit obligée de compatir. Il lui serra un peu plus les mains, comme s'il s'apprêtait à lui avouer un grand crime que son amour pour elle ne pouvait plus cacher.

-  Vous vous souvenez de cette histoire que tout le monde ressasse en ma présence, celle de ces coups de feu en plein jour, au Paulo's Park, avec la jeune miss Bradford que j'avais rencontrée ce jour-là ? Ces hommes étaient venus pour m'assassiner à cause de ces histoires d'argent...Je ne veux pas que votre vie soit mise en danger. Il faut que...que nous nous séparions le temps que je trouve l'argent nécessaire pour oublier ces dettes...Ainsi, vous serez en sécurité, loin de moi...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42] Mer 4 Mar - 13:36

[HRP/ Après "Le chant du cygne" /HRP]

Oh cette odeur ! Quelle délice, quelle était enivrante  pour la sublime Comtesse. Ce mélange que dégageait le foin parfumé et la sueur s'élevant de leurs corps épuisés après leur folle étreinte qui avait durée une longue partie de la nuit qui était plutôt douce pour ce mois qui traçait la frontière entre l'hiver et le printemps qui annonçait le renouveau, le renouveau de la vie et de la nature mais aussi un renouveau pour la jeune femme aux yeux vairons. Elle redécouvrait ce qu'était l'amour, la joie et tentait de se reprendre en main pour l'homme qui maintenant régissait son cœur.

En cet instant elle se sentait si bien, son corps voluptueux blottit contre le torse virile du cavalier, sa longue chevelure sombre encadrait son visage et s'étalaient sur le foin comme une couronne d'onyx tandis que ses yeux restaient mis-clos alors qu'elle tentait de calmer son souffle qui s'était emballé lors de sa délicieuse et brûlante étreinte avec son galant. Doucement elle saisit une brindille dans ses doigts fins pour la sentir alors qu'elle soupirait de bonheur. Qu'ils étaient bien ainsi enlacés dans le secret de la nuit au dessus de l'écurie. C'était la seule chose qu'elle pouvait regretter, ce secret perpétuel dans lequel ils devaient vivre leur idylle. Car oui aux yeux de la jeune femme aux traits délicats c'était le début d'une belle histoire d'amour qui... qui devait durer. Oui elle le devait, car vu son âge elle n'aurait peur être pas d'autres chances. Cet amour qu'il lui offrait était si inespéré pour elle.

Le fil de ses pensées se brisa quand il l'obligea à rouler un peu sur le côté lorsqu'il la repoussa. C'était la seule chose qu'elle regrettait, son côté un peu expéditif après l'amour. Elle n'y avait pas été habitué avec ses anciens amours. Où elle ne se souvenait plus. C'était certainement cela, et au fond ça n'avait pas d'importance. Il l'aimait. Un sourire chargé de tendresse s'afficha sur ses lèvres rosées et se blottit une nouvelle fois contre lui avant de laisser son rire cristallin s'échapper et de prendre malicieusement le cigare pour en prendre quelques bouffées. Swan ne fumait que très peu devant lui, ne voulant pas le choquer où qu'il la désapprouve, cependant l'heure étant à l'oisiveté elle en profitait un peu.


- Je suis certaine qu'ils s'en remettront, mais peut être pourrions nous continuer ces... folies.

Proposa-t-elle en embrassant sa tempe avec douceur alors qu'elle laissait ses doigts glisser le long de son torse comme une invitation à la luxure. Elle lui avait rendu son cigare et se contentait de le dévorer de ses yeux si rares.
La Comtesse attendait avec impatience le jour où il décréterait qu'il n'avait plus qu'un désir comme elle, unir leurs deux vies pour qu'elles suivent le même chemin. Elle avait fini par croire tout ce qu'il lui avait déclaré dans la ruelle devant le Pall Mall.
La belle à la longue chevelure de jais chercha ses lèvres avant de se redresser sur un coude pour l'écouter parler.
La délicate aristocrate ne put qu'acquiescer alors qu'il discourait sur leur nid d'amour momentané.


- Oui c'est tout à fait délicieux, le contacte de la paille est agréable et chaud, de plus les odeurs sont agréables et nous ne risquons pas d'être découvert par vos domestiques ou par votre père. J'aime sincèrement cet endroit... mais du moment que je suis avec vous je suis prête à me contenter d'un simple fiacre. Cette attention me va droit au cœur.

Murmura-t-elle à son oreille avant de la mordiller légèrement, d'humeur joueuse, profitant de ces trop rares moments de complicités entre les deux amants qui se voyaient trop rarement au goût de la belle. Elle n'avait plus peur, elle n'était plus triste, elle n'était plus qu'une seule chose et ce sentiment l'avait totalement envahis. Elle était amoureuse du cavalier aux yeux mordorés.

Swan le regarda chercher quelque chose dans son pantalon qui traînait un peu plus loin depuis qu'elle l'avait jeté avec fougue après lui avoir retiré.
La superbe Comtesse s'approcha et l’enlaça, collant sa poitrine au dos de l'homme, elle s'écarta pour laisser le rayon de lune éclairer correctement la montre.
Son sourire s’effaça, il était déjà plus de cinq heure... elle était arrivée la veille vers vingt trois heures, vêtue d'une robe plutôt simple à retirer mais qui la mettait en valeur et par dessus une longue mante de velours sombre et une fois dans la grange ils étaient resté l'un contre l'autre animé tous deux d'une folle passion qui lui avait semblé inassouvissable.

La jeune femme au teint de porcelaine s'était rallongée sur le tas de foin, dévoilant son corps à la vue du jeune bourgeois. Swan lui fit de la place puis se laissa faire quand il la ramena contre lui se pelotonnant comme le ferait un chat cherchant la caresse de son maître qui ne se fit d’ailleurs pas prier pour lui offrir la laissant crispé de désir et poussant des petits soupirs d'aises.

La belle aventurière n'était plus elle même, cela la transformait totalement, la preuve elle ne sortait presque plus la nuit à part pour le rejoindre même si le reste du temps elle s'ennuyait toujours autant. Simplement elle craignait un autre abandon et voulait sembler parfaite aux yeux de son amant et ne voulait pas prendre le risque qu'ils se croisent quand il sortait avec ses amis. Cela serait terriblement gênant pour les deux.
L'aristocrate hocha vivement la tête.


- Pourquoi pas  une fois que la nuit sera à nouveau tombé ? Je me languis de vous en votre absence.

La douce femme ferma les yeux profitant du baiser qu'il lui offrit. En effet son corps était couvert par endroit de bleu à cause de leur fougue mais elle n'allait pas s'en plaindre, cela ne la faisait pas trop souffrir et elle appréciait le côté bestial de temps à autre. Après tout elle ne l'avait pas épargné  non plus,  de longues traces de griffures s'étendaient dans son dos et à certains endroit sur son torse où un peu de sang avait coulé quelques temps au-par-avant.
Swan resta docilement sous Jeffrey un moment avant de lui offrir un sourire malicieux et d'un coup de rein passa au dessus de lui pour l'embrassa avec envie en souriant.

- Elles ne devraient pas parler mais un bon nombre de mes domestiques dorment chez moi, mais vous pourriez passer par mon balcon, c'est faisable je vous le promet. Nous pourrons passer de bons moments ensemble.

Elle le regarda s'éloigner avec étonnement et se redressa le fixant avec inquiétude et senti son cœur se serrer en entendant ses paroles, la belle du faire un effort pour ne pas fondre immédiatement en larme. Le rejet était insupportable pour elle, Finalement elle inspira profondément et lui demanda d'une voix hésitante.


- Pourquoi dîtes vous cela Jeffrey ?


Son inquiétude et son incompréhension était palpable. Swan sentait le froid l'envahir et s'approcha posant sa main sur son épaule en l'écoutant avec attention.
Ses sourcils se froncèrent. Son père lui coupait les vivres ? Mais n'était-il pas un minimum indépendant ?


- Pourquoi fait-il cela mon bel ami ? N'ayez pas honte, vous pouvez tout me dire.


Lui souffla-t-elle en le ramenant contre sa poitrine pour le rassurer et lui offrir sa douce étreinte. Tout le monde avait des soucis financier et il n'avait pas à prendre peur pour cela. Une fois marié elle aurait assez d'argent pour eux deux et le père du jeune homme lui rouvrirait les vivres certainement.
Les sourcils de l'aristocrate se froncèrent une nouvelle fois. Cela l’agaçait un peu à vrai dire, elle tolérait le jeu mais ne comprenait pas comment on pouvait se ruiner dans ces entreprises si hasardeuses. Malgré cela elle tenta de lui offrir doux regard.


- Je n'ai pas peur Jeffrey et je suis certaine que si vous parliez à votre père il vous aiderait, nous trouverons une solution. Une fois marié vous n'aurez plus à vous inquiéter. Mon cœur vous est acquis n'en doutez jamais.

Lui assura la jeune femme en le serrant avec douceur, caressant ses cheveux noirs. Ce n'était pas son genre de distribuer ainsi de l'argent, elle pensait qu'il devait se racheter tout seul pour sa propre estime et pour en tirer une leçon car elle craignait que si elle lui offrait l'argent qu'il ne recommence. Chacun devait acquitter seul de ses dettes surtout quand elles étaient dues à une erreur de jugement. La belle femme d'affaire préférait donner son argent aux personnes dans la nécessité.

La jeune aristocrate qui ne se doutait de rien le laissa faire et le regarda comme il s'y attendait avec compassion, elle tombait tout à fait dans le piège et ses paroles lui allaient droit au cœur. Elle ne se doutait de rien, comment aurait-elle pu ? Il semblait si sincère et elle avait tant besoin d'être aimé.


- Jeffrey... ce n'est pas grave, nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Nous pourrons être heureux tous les deux et peut être un jour... tous les trois. Je vous aime et vous m'aimez c'est tout ce qui importe. Peut être pourrions nous disparaître rien que tous les deux. Nous pourrions aller vivre en France, en Italie où vous le souhaitez. Nous pourrions avoir une vie simple et heureuse, loin des contraintes et de la société.

Lui proposa-t-elle avec espoir, elle rêvait tant de cela. C'était presque inespéré comme situation, partir de cette ville et être une femme du peuple avait toujours été son plus grand rêve, il y avait trop de mauvais souvenirs dans cette sombre ville.
Swan hocha la tête pour lui montrer qu'elle se souvenait bien de l’événement au quel il faisait référence.

Au final elle se leva et toujours dans sa tenue d'Eve se mit à faire les cent pas, réfléchissant à ce qu'elle devait faire. Devait-elle donc lui donner son argent?Elle ne voulait pas être séparé de lui.

La jeune femme aux formes voluptueuses continuait de déambuler sur la mezzanine éclairé seulement par la lueur de la lune, ainsi on aurait cru voir une apparition, certain aurait pu la comparer à une nymphe des bois s'étant échappé de son palais de verdure. Finalement elle revint s'asseoir près de lui.

- Je n'ai pas peur... rien ne me ferait plus souffrir que d'être séparé de vous. Je vous aiderait, en vous soutenant et je vous aiderais à trouver l'argent, mais je ne vous le donnerais pas. Quel honneur tireriez vous de cela ? Nous commettons tous des erreurs. Cependant nous devons réparer seul nos torts.

Lui déclara la sensuelle jeune femme qui se blottit dans ses bras. Ils étaient ensemble, c'était la seule chose importante.
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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Re: Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42] Dim 8 Mar - 16:32

Le délice du truchement, de la tromperie, du pouvoir de faire du monde tout ce qu'il désirait... Ainsi Jeffrey vivait-il cette nouvelle relation, avec la comtesse Carthew, qu'il était en train de manipuler à sa guise pour obtenir non seulement ses faveurs - qu'il jugeait d'ailleurs dignes de celles que pourrait lui offrir une déesse, parce qu'elle était jolie et particulièrement soumise à ses pulsions maladives – mais aussi son argent, pour pouvoir s'acheter toujours plus de drogues et substances hallucinogènes, se payer des prostituées charnues et dégantées ou s'extasier dans la boisson.

En soi, le fils Landsong ne manquait pas de crédits, il était riche, comme de nombreux bourgeois qui montaient par la force du travail, mais c'était l'argent de son père, pas le sien. Lui-même n'hériterait de ce genre de fortune que s'il se mettait à travailler avec la même volonté que son paternel ou si ce dernier mourrait en lui léguant la propriété et ses capitaux. Jeffrey avait toujours été un fainéant. Il faisait croire aux plus naïfs qu'il aidait son père dans le ranch et qu'il en tirait ainsi récompense mais en réalité, à part lorsqu'il vendait une jument ou qu'il gagnait lui-même une course, il ne faisait qu'assister à des fêtes et paresser dans les salons.
C'était pour cela que le chef des Landsong, malgré sa solitude et sa tendance à choyer son fils unique qui était des plus ingrats, commençait à le menacer de lui couper toute ressource. Cela le pousserait à épouser une dame, à travailler, à cesser ses ballades nocturnes et ces petits scandales qu'il devait étouffer régulièrement à cause de sa débauche et de ses crimes ; car le vieil homme n'était pas encore complètement sénile et il sentait bien, même s'il n'en avait jamais eu la preuve, que son fils se jouait de lui.

Jeffrey avait donc besoin de remplir sa bourse autrement, afin d'éviter d'emprunter de trop grosses sommes à son père et d'attirer les soupçons. Il voulait continuer à profiter de la vie sans que sa tranquillité de risque de s’émietter à cause de ses imprudences répétées. Il était malin et sournois, il devenait de plus en plus calculateur et cruel.

Dans la grange, il avait réellement apprécié ses ébats avec Swan et n'importe quel homme de sa trempe aurait pu conserver cette beauté dans son lit et se contenter de ce type de nuit pleine d'oisiveté où les corps se languissaient volontiers dans la luxure la plus parfaite ; mais Jeffrey en avait décidé autrement. Ce n'était pas la première fois qu'il réussissait à attraper dans ses filets une aristocrate mais jamais encore il n'avait senti chez l'une d'elles autant de passion et d'envie. Le jeune serpent qu'il était avait rapidement compris que la belle comtesse était désespérément à la recherche de son prince charmant et qu'elle souffrait de sa longue solitude. C'était pour lui l'occasion idéale de la pousser à croquer dans la pomme tout en lui soutirant bien plus que son innocence, qu'elle n'avait d'ailleurs plus depuis longtemps – et ça aussi il l'avait vite compris à mesure que leurs ébats s'étaient fait plus complexes d'autant que la belle n'hésitait jamais à le relancer, ce qui n'était pas pour lui déplaire...


- Rendez-moi ça...Fit-il en reprenant son cigare avec une moue légèrement agressive avant de lui lancer un sourire aussi complice que lubrique. Maintenant ? Oh mais...ce ne serait pas raisonnable...

Un baiser et le cigare était éteint. C'était bien l'hôpital qui se moquait de la charité ! Jeffrey avait toujours été tout sauf raisonnable et ce petit soupir n'avait servi qu'à faire un peu culpabiliser la comtesse, si cela était seulement possible en cet instant, et à justifier son manque d'envie qui venait à mesure que la lune pâlissait avec l'aube. Il avait eu son plaisir, durant de longues heures, il ne voulait pas se fatiguer d'avantage. Après tout, il avait des projets et même si Swan, qui le regardait encore avec ses grands yeux vairons, l'attirait toujours, réveillant facilement ses sens plein d'appétit, il avait décidé qu'une autre qu'elle ferait mieux l'affaire pour la suite. Il aimait changer de partenaire. Swan ne se rendait pas compte que pour lui elle n'était qu'un biscuit au gingembre qui lui saturait les papilles et qu'il allait bientôt changer pour un autre à l'orange. Brave fille.

- Oui, la paille a toujours ce côté charmant...Je vous en prie. C'est normal. Répondit-il au sujet de leur environnement, dont ils louaient tous les deux les avantages, et de la couverture qu'il avait eu le bon goût de ramener pour éviter les frissons nocturnes. Ah ! Non ! Pas l'oreille! Fit-il en s'écartant de Swan, imitant un enfant qui jouait. Vous êtes incorrigible! Rit-il sans colère. Nous irons donc chez vous bientôt, il me tarde de visiter...votre chambre...

Une promesse de lendemain, un baiser, un sourire libidineux et il était temps de regarder l'heure et de se préparer à quitter les lieux. Mais avant, il fallait commencer à convaincre la jeune femme de son besoin d'argent...Ce n'était pas une chose aussi aisée que ce qu'il pensait mais il était prêt à prendre patience.

Une fois qu'il eût ainsi saisi sa montre à gousset, il se mit à incarner le pauvre gentleman, amoureux transit incapable de pousser plus loin leur relation à cause de ses dettes et de bandits qui désiraient sa peau et risquaient de s'en prendre à son amie. Son plan était parfait, du moins c'était ce qu'il pensait, jusqu'à ce que les gestes compatissants de Swan et son ton lui fassent comprendre qu'elle n'était pas prête de lui donner de l'argent...


- Je...Il se tue, pour éviter de laisser la terrible colère qui venait d'envahir chacune de ses veines se déverser sur la jeune femme en cris et en coups.

Après un long silence durant lequel le Cavalier passa en revue toutes les possibilités malignes qu'il avait à sa disposition pour pallier à ce contre-temps, il soupira :


- Je ne comptais pas vous demander de l'argent, miss Carthew...sur mon honneur ! Constater que vous avez pu le croire me blesse profondément...Mais c'est ma faute ! Je n'aurais pas dû me plaindre autant. Vous avez raison : je dois réparer seul mes tords.

Ah comme cette mijaurée l'avait contré ! C'était insupportable ! Il fallait qu'il trouve un moyen de contourner la difficulté qu'elle venait de lui imposer, tout en restant, à ses yeux, l'amant parfait.

- Avant de pouvoir vous demander en mariage, je vais devoir m'éloigner fortement de vous. Promettez-moi que vous ne m'en voudrez pas. Vous ne pouvez pas m'aider de cette façon-là, je ne veux pas que vous risquiez d'être blessée par les hommes qui veulent ma mort. Je préfère que nous nous quittions, temporairement, pour que vous soyez à l'abri du danger pendant que je réparerai mes erreurs.

La perspective de l'éloignement l'effraierait, il en était persuadé.

- Tant que ces gens-là n'auront pas ce que je leur dois, ils s'en prendront à tous mes proches. Je ne saurai le tolérer et ne pourrai jamais le supporter. Il prit les mains de Swan dans les siennes et laissa ses yeux plonger dans ses iris surprenants. Nous ne devons plus nous voir, c'est décidé ! Oh ! Ne m'en voulez pas ! Ce ne sera que le temps de trouver l'argent...Par Dieu, s'il vous arrivait malheur, tout ce que nous rêvons de bâtir ensemble s'écroulerait ! Je préfère mourir de ne plus vous voir plutôt que de vous avoir réellement perdue.

Jeffrey faillit sourire tellement sa pièce de théâtre l'amusait. Car, même s'il détestait que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu et qu'il aurait souhaité que la belle se contentasse de lui offrir de quoi aller se débaucher dès ce soir, il adorait torturer les esprits tout en se faisant passer pour un saint homme.

- Accordez-moi un dernier baiser et oubliez-moi quelques mois.

Oh oui, quelques mois, comme cela paraîtrait long à cette petit dinde ! Elle craquerait, ou il irait voir ailleurs. De toute façon, il l'avait eu, son cygne blanc.

Jeffrey embrassa Swan avec fougue, comme un condamné prêt à se faire passer la corde au cou devant son amante. Puis, sans laisser à la jeune femme le loisir de le retenir, il se leva et entreprit de se rhabiller. Il remit son pantalon et reboutonna sa chemise avant de défroisser son veston et de glisser dans une de ses étroites poches le cadavre de cigare qu'il avait laissé rouler dans la paille. L'habitude de ne pas laisser de traces susceptibles de le trahir.
Enfin, une fois qu'il fut fin prêt et qu'il eut rapidement aidé Swan à se vêtir à son tour en la pressant légèrement, il se racla la gorge comme si ce qu'il s'apprêtait à dire lui était particulièrement difficile.


- Vous n'avez pas peur, Swan, mais moi j'ai peur pour vous. Il lui prit les deux mains et les ramena contre son cœur à lui. Sa voix était douce, presque tendre. Nous devons nous séparer, je n'ai pas le choix. Il ramena une des mèches rebelles de la jeune femme derrière son oreille avec une lenteur mesurée. Je dois trouver cet argent avant qu'ils ne leur vienne à l'esprit de me tirer une nouvelle balle dans le dos, ou pire ! Qu'ils vous prennent en otage et que je n'ai plus aucun moyen de sauver ce qui peut encore l'être. Il souleva le menton de la jeune comtesse pour la fixer dans le yeux. Je suis désolé Swan, je vous aime, soyez-en certaine, et c'est pour cela que je vais disparaître de votre vie...

Après un baiser déposé sur le front de la jeune femme, il ramassa la couverture et l'invita à descendre de la mezzanine en lui tendant une main pour l'aider sur l'échelle de bois vermoulu.

- Je vous raccompagne jusqu'à votre fiacre...
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Swan Carthew
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MessageSujet: Re: Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42] Mar 17 Mar - 22:57

La belle Comtesse vivait sur un petit nuage depuis qu'elle avait rencontré Jeffrey au Pall Mall. Qui aurait cru que l'une de ces ennuyeuses sorties qu'elle s'infligeait ferait prendre un nouveau tournant à sa vie composé essentiellement de solitude et de débauche ?  Il y avait toujours la débauche, mais la solitude ce qui lui avait tant pesé avait disparue. Maintenant elle riait, souriait en permanence et Candice l'avait même surprise entrain de chantonner, déjà habillé et dans le salon en début de matinée. La belle aristocrate se levait rarement avant midi autrefois et gardait une mine maussade toute la journée. Cela ne trompait personne à présent parmi ses domestiques, ils se doutaient tous qu'elle avait un amant, mais la question était qui ?
Cependant la plus part ressentaient une certaine tendresse pour la belle aristocrate qui les laissait loger gratuitement chez elle, manger autant qu'ils le désiraient et elle payait les études de leurs enfants, ils ne s'amusèrent donc pas à discuter et à rependre les rumeurs sur son aventure amoureuse.

La séduisante jeune femme aux yeux vairons se doutaient que son amant n’était pas un homme très vertueux, mais elle n’y faisait plus attention. Il pouvait bien boire, se droguer et être volage elle s’en fichait. De toute les manière c’était du passé... il n’y avait plus qu’elle dans sa vie, cela il lui avait assuré pour son plus grand bonheur.
Elle avait bien compris aussi qu’il ne travaillait pas beaucoup et que son argent venait principalement de son père, mais rien n’avait d’importance à part son amour, elle avait attendu cela si longtemps. Swan en oubliait presque Asher et Leigh, pourtant elle les avait si longtemps pleurer. Sans oublier le retour de son second amour, qui pourtant l’avait évincé. Il n’avait en effet jamais répondu à sa lettre comme elle lui en avait fait la demande, mais au fond ne voyant pas de message arriver la délicate aristocrate au visage de poupée avait eu un petit pincement au coeur. L’aventurière aurait aimé se tromper et qu’il l’aime réellement. Assez pour se battre pour elle... mais il l’avait déjà abandonné une fois alors qu’il ne tente pas de la récupérer n’était pas si surprenant, cependant cela restait blessant et cela la peinait.
Heureusement le beau et sauvage cavalier était là, elle ne se souvenait pas s’être senti aussi bien que dans ses bras malgré sa violence et son empressement une fois l’acte terminé. Au fond Swan aurait bien voulu un peu de la tendresse qu’elle avait connu avec Asher mais cela faisait bien longtemps que tout cela était fini pour elle et elle devait tirer un trait sur tout cela pour se concentrer uniquement sur son nouveau bonheur.

Doucement elle passa sa main dans la chevelure noire de la personnification de son bonheur et déposa un petit baiser à la commissure de ses lèvres alors qu’elle le contemplait avec tendresse lové contre lui.
Avec malice elle avait donc saisit le cigare pour tirer quelques bouffées dessus qu’elle souffla vers la petite lucarne qui les surplombait laissant entrer la pâle lueur de la lune qui nimbait la belle dans une éclatante lumière la faisant ressembler que plus à une de ces nymphes si souvents contés par les hommes au cours des siècles.

Elle lui rendit son sourir en s’asseyant sur ses genoux, ses mains passant doucement sur le corps d’athlète du cavalier et sur ses muscles dessinés avec précisions. Elle perdit son sourire en entendant la suite de ses paroles et arbora une moue boudeuse. Pourquoi n’avait-il donc plus envi ? Il leur restait du temps devant eux et elle aurait aimé en profiter. Ne lui faisait-elle donc pas plus envie ou simplement n’était-il plus assez vaillant pour cela ? Un petit sourire se dessina à cette pensée qu’elle se hata de cacher ne voulant pas piquer au vif le jeune homme aux yeux mordorés si c’était la vérité.

. Mais nous n’avons pas à être raisonnable mon amour.

Répliqua-t-elle en plaquant doucement ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser pendant de longues minutes, ses mains continuant leur exploration du corps de son beau galant sans se douter un instant des pensées qui l’habitaient et qui la briserait si elle venait à les entendres.
Elle contempla la paille fraiche en souriant. C’était une odeur bien agréable et une couche plus que confortable sans oublier la chaleur qu’elle dégageait à elle même.

Doucement elle était venu lui mordiller l’oreille comme pour jouer et sourit en l’entendant s’écartant un petit peu pour lui sourire moqueusement sans chercher à faire l’innocente. Finalement n’y tenant plus elle éclata d’un rire pure et cristallin se joignant à lui.
C’est seulement quand ils reprirent leur sérieux que d’une voix à la fois douce et sensuelle elle approuva.

- Je le suis... Vous verrez qu’elle n’a d’intérêt que ce que nous pourrons y faire.

Lui apprit-elle également regrettant qu’il ne l’invite pas à le rejoindre dans sa propre chambre de temps à autre. Ce n’était pas comme si messire Landsong entendant du bruit se précipiterait dans la chambre de son fils, de plus elle était tout à fait capable de se hisser. Elle avait autrefois escaladé les plus hauts bâtiments de la sombre cité.

Swan l’avait écouté avec toute l’attention dont elle était capable et avait tenté de le consoler, éprouvant une profonde et sincère inquiétude pour lui tout comme un désir de lui venir en aide pour qu’il ne puisse plus ressentir aucune crainte et que rien ne les sépare à ses yeux. Bien entendu elle ne senti pas la colère réelle qui animait l’homme dont elle caressait tendrement les cheveux.
Elle écarquilla les yeux et rougit de sa maladresse et de son incompréhension.

- Pardonnez moi Jeffrey je ne voulais pas prendre le risque de vous froisser. Simplement j’aurais compris que vous me le demandiez vu la situation désespéré dans laquelle vous semblez vous trouver. Pardonnez moi d’avoir douté de votre honneur et de votre capacité à vous en tirer seul.

Lui demanda-t-elle en saisissant ses longues mains caleuses entre les siennes qui, elles, étaient si douces. Son cœur s’affola soudainement en l’entendant et son souffle se coupa.

- Oh non comment pouvez vous nous faire cela ? Nous n’avons pas besoin d’être loin l’un de l’autre et je saurais me protéger. Personne ne connait notre relation, je ne risque rien et la seule chose qui me mettrait en danger ça serait bien votre absence. Nous réparerons vos erreurs ensemble et je vous soutiendrais pour que cela n’arrive jamais plus.

Ses yeux étaient brillants de larmes contenues et ses mains tremblaient doucement. Non cela ne pouvait être vrai. Elle ne pouvait se retrouver loin de lui à nouveau seule sans personne sur qui compter, à qui parler. Il était devenu sa raison de vivre.
Elle l’écouta mais tomba contre son torse en tremblant de tous ses membres.


- Jeffrey je préférais mourir qu’être séparé de vous, je ne peux plus vivre sans votre présence à mes côtés et elle est déjà si rare. Comment supporterais-je un tel éloignement sans oublier la hantise de vous savoir en danger et aux prises avec les pires malfrats...Comment ne pas vous en vouloir ? Vous m’abandonnez...

La terreur la prenait, la comtesse se sentait suffoquer et ses pensées étaient sans dessus dessous. Non... non ce n’était qu’un affreux cauchemar ! Il ne pouvait en être autrement ! Impossible... la vie ne pouvait s’acharner à ce point sur elle. Qu’avait-elle bien pu faire pour mériter cette douleur perpétuelle ?

- Vous m’abandonnez...

L’accusa-t-elle tristement en détournant le regard pour qu’il ne puisse voir les larmes qui avaient commencé à dévaster son visage de porcelaine.

L’aristocrate répondit à son baiser avec l’ardeur du désespoir, elle se sentait trahis et abandonné mais son amour ne s’évaporait pas pour autant bien au contraire, il venait la torturer et commençait à ronger son cœur déjà si fragile. Était-ce un au revoir ou un adieu ? Elle n’aurait su le dire, malgré son déni d’une divinité surclassant les hommes et la nature Swan aurait été prête à prier n’importe laquelle si cela lui permettait de ne pas quitter son amant.
Comme il devait s’y attendre elle voulu s’accrocher à lui, mais l’homme s’éloignait déjà la laissant là désemparé et désespéré sur le plancher recouvert de foin de la grange. Les larmes ravageaient son si beau visage et elle eut bien du mal à se relever pour remettre son corset et ses bas. Son désespoir ne fut que plus grand en voyant sa robe qu’elle devait encore passer puis lasser.
Swan ne réussit pas à prononcer un seul mot tant sa gorge était nouée par les sanglots qui sortaient de manière irrépressible de son être.

Finalement alors qu’il s’apprêtait à parler elle eut l’espoir qu’il avait changé d’avis, hélas cela ne fut pas le cas. Elle n’écoutait plus vraiment ses paroles se contentant de savourer ces derniers contactes avant une longue séparation. En réalité elle était en état de choc, jamais elle ne se serait attendu à cela.


- Si vous m’aimiez autant que vous le dîtes vous chercheriez une autre solution que celle de me laisser me languir de vous...

Avait-elle rétorqué la voix amère et chevrotante alors qu’elle se remettait de la déception que ce dernier baiser ai tant d’innocence...

C’est sans son aide qu’elle descendit l’échelle avec habilité. Elle luit tourna le dos pressant ses mains sur son cœur comme pour l’empêcher de se réduire en poussière.


- Inutile je suis venue à cheval... Au revoir Jeffrey...

Elle détacha son cheval, replaça le mord sans faire attention à la bave qui dégoulina sur ses doigts fins et s’installa sur sa monture en amazone, maudissant ses lourdes jupes. L’aristocrate désespérée s’élança à travers le parc, son visage humide caché par sa lourde mante.

Souffrance... oh souffrance... c’était ce qui régissait sa vie.


[HRP/ Suite à "Une présence réconfortante" /HRP]
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Trésor de souffrance [Swan, Jeffrey] [23/04/42]

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