L'Ombre de Londres
Bienvenue sur l'Ombre !

La capitale vit dans le chaos : les Vampires complotent toujours, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se révèlent, les Lycanthropes se regroupent et les Loups-Garous recommencent à tuer !

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...

Bon jeu !


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses...
 
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Connecting people [libre] [27/05/42]

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Jane Mac Fate
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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeVen 25 Aoû - 16:12

[HRP/ Après "Homonculus, humain, ennemies, amies ?" /HRP]

Encore une année passée et toujours aucune réponse trouvée. La créature qui avait tué ses proches courait toujours et elle n’avait aucun moyen de savoir à quoi elle ressemblait. Plus à un humain ? Plus à une bête ? Elle pouvait être n’importe où, elle pouvait être n’importe qui…Peut-être était-ce l’homme qu’elle venait de croiser à l’instant, méconnaissable sous sa cape de voyage…

A cette pensée, Jane arrêta ses pas et regarda l’homme en question s’éloigner avant de poser un regard suspicieux sur la masse londonienne qui se bousculait dans les rues bondées de la Capitale.  Elle s’aperçut avec surprise que ses jambes l’avaient menées au carrefour de Regent Circus.

Elle n’avait aucune idée de la raison pour laquelle elle était venue ici et la vision des prostitués de l’autre côté de la route ne faisait qu’accentuée cette interrogation.

Cela faisait des jours que Jane butait sur la traduction du codex, seule enfermée chez elle …Elle avait soudainement ressentit le besoin vital de s’aérer l’esprit, de prendre un bain de foule. L’anonymat dans la masse impersonnelle des londoniens lui procurait paradoxalement le sentiment d’être connecté mystiquement au reste du monde. Marcher dans ce tas grouillant de personnes d’horizons différents lui permettait de mettre en ordre ses idées en prenant du recul sur l’univers.

Parfois, trop de théorisation sans être confronté au monde réel ne faisait que plonger ses recherches dans un cul de sac. Comme si ses théories devenaient que pure illusion de l’esprit sans liens avec la réalité. Comme si elles perdaient leurs réalités, s’effaçaient petit à petit pour n’avoir jamais véritablement existé.

La théorie a besoin de l’expérimentation pour avoir une authenticité, pour être prouvée, pour être palpable. Si une théorie ne reste que théorie alors ce n’est que de la spéculation et cela l’exclut de ce monde. Alors que, si l’expérimentation vient confirmer la théorie, elle deviendra tangible, réelle, vivante.

Ce principe scientifique valait pour Jane aussi.  Elle avait besoin de solliciter autre chose que son cerveau. Ses sens avaient besoin d’expériences pour ressentir la vie. Sinon, elle était comme morte. Comme une volonté flottante détachée de son corps. Il fallait que Jane se frotte aux autres, qu’elle aille loin de sa routine et de sa zone confortable de connaissances pour ressentir la vie coulait dans son corps.

En réfléchissant, c’était peut-être pour ça qu’elle était venue à ce carrefour incontournable de Londres, croisement de 5 rues, grouillant de vie, lieu de rencontre improbable entre des individus de tout horizon au destination aussi infini que l’univers, melting pot d’histoires différentes qui se bousculent, s’ignorent et s’interpellent.

Jane alla s’asseoir sur un banc et observa les passants. Personne ne faisait attention à elle mais elle, prenait plaisir à étudier les gens.
Il était rafraîchissant par exemple, de voir une jeune enfant, pleine de vie s’émerveiller sur son environnement, curieuse de tout, posant un regard neuf et naïf sur les moindres recoins du monde qui l’entourait. Il était tout aussi intéressant de voir sa mère lui crier dessus pour qu’elle lui donne la main pour sa sécurité, n’écoutant aucune des découvertes de sa fille, la conditionnant au bon comportement à tenir en société.

Il était captivant de noter la démarche des gens, selon leur condition sociale, leur caractère propre et leur morphologie. Certaines personnes l’amusaient quand elle voyait claire dans leur caractère. D’autre au contraire l’intriguaient. Certaines personnes étaient insondables.  C’est d’ailleurs en jetant l’éponge sur un vieillard que son regard fut attiré vers Regent street
.


« Rien ne se crée, rien ne se perd. Tout se transforme.»
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeJeu 15 Aoû - 16:27

[HRP/ RP précédent de Melchior: Soirée tranquille en face de la bibliothèque. /HRP]



Connecting People

Jane Mac Fate, Sélène Smith
et Melchior H. Barnes

Au carrefour des envies
Resurgit l'amour de la vie.


Regent street
Le 25 mai 1842


Les mains dans ses poches creuses, un petit chapeau rond sur sa tête d'adulte à peine sorti de l'adolescence, le nez au vent et l'oeil perdu dans le ciel bleu qui se dévoilait au-dessus de la marrée humaine par laquelle il se laissait emporter, nonchalant et naïf, Melchior songeait à son prochain article pour le Time. Le dernier en date avait été réduit à un minuscule encadré, relégué dans les dernières pages, entre deux petites annonces. Ses collègues l'avaient encore bien berné ! Cette pièce de théâtre, si l'on pouvait la désigner ainsi, avait été aussi fade à ses yeux qu'inutile pour sa carrière. Quel article ridicule ! S'il n'avait pas fait une belle rencontre ce soir-là, le jeune journaliste n'aurait gardé de cette histoire qu'une belle humiliation de plus à inscrire dans son palmarès...
Melchior soupira en observant un nuage se déchirer au loin, rosi par les rayons du soleil qui commençait à décliner sur ce bel après-midi. Sans ses deux entités, cela ferait longtemps qu'il se contenterait d'un rôle de petit commis récureur de coin de bureau ou de greffier dans un cabinet de tannerie. Wool et Mustel lui donnaient souvent le courage qui lui manquait pour avancer dans sa vie. Grâce à ses amis, qui ne le quittaient jamais, il pouvait raffermir sa volonté et aspirer à un avenir meilleur. Après tout, pourquoi ne deviendrait-il pas quelqu'un à son tour ? Le travail et l'espoir étaient des leviers puissants, et il le savait. Persévérance et patience, telles étaient ses armes ! Jamais il ne laisserait tomber son rêve de devenir un vrai journaliste, un bon journaliste, le meilleur des journalistes de Londres !


* Tu as tout compris ! * fit Wool dans son esprit en ébullition.

* L'article est publié, pourquoi y repenser ? Allez, il y a encore quelques heures avant que les boutiques ne ferment ! * piailla Mustel en bondissant autour de l'entité louve qui demeurait paisiblement allongée près de lui dans le Monde des Esprits.

Le Lycanthrope sourit. Le petit furet ne pensait toujours qu'au moment présent et c'était sans doute là le secret de sa joie constante. Pourquoi était-ce si difficile de penser comme lui ? Ramenant son regard sur Terre, le blondin se rendit soudainement compte qu'il marchait en contre-sens sur le trottoir et que la foule l'évitait depuis cinq bonnes minutes en grognant son exaspération. Quel empoté ! Décidément...Il devait faire plus attention ! S'éloignant un peu sur le côté, le jeune homme se hâta de franchir le flot de passants et de gagner l'autre partie du trottoir pour se remettre dans le "courant" logique.


* C'est étonnant que tu n'aies pas percuté quelqu'un...* rit le loup.

En son for intérieur, le Lycanthrope eut honte. Etre aussi étourdi ne l'aidait pas. Entendre des railleries à ce sujet non plus.


* Je t'ai vexé ? * demanda Wool d'un ton légèrement inquiet.

* Non, non...Je suis juste un peu perdu en ce moment...* répondit Melchior en soupirant.

* Regarde ces boîtes à tabac ! Tu ne veux pas en prendre une ? Elles sont jolies avec leur laque noire...*

Le long de la rue, des boutiques projetaient leurs étalages jusqu'aux passants en affichant des tarifs réduits plus attrayants les uns que les autres afin d'appâter le regard et le porte-monnaie. Il y avait un bouquiniste, un vendeur de tabac et d'ustensiles en rapport, un vendeur de flacons de parfums...Rien qui n'intéressait réellement Melchior, mais son entité furet et son coeur de cleptomane avait tôt fait de désirer posséder ne serait-ce que ce bouton de veston qui traînait au milieu des bibelots exposés par l'antiquaire, voisin du tabatier.

* Tu vas le regretter...*

* La boîte bleue ! Prends la bleue ! *

Le journaliste s'approcha discrètement de l'étalage et fit mine d'observer les boîtes à tabac. Il en examina une de loin, puis deux. Enfin il se saisit de la verte émeraude qu'il tourna dans tous les sens, l'air sceptique, avant de la reposer et de prendre une bordeaux afin de faire le même cinéma. Finalement, il attrapa la boîte bleue et, profitant de ce que le vendeur discutait avec un homme apparemment très intéressé par un nouveau tabac importé d'Espagne, le voleur la plongea dans la poche la plus large de son veston.
Quittant le stand avec le coeur battant, Melchior se dirigea vers l'extrémité de la rue qui donnait sur le carrefour de Regent Circus. Arrivé à l'entrée du carrefour, il poussa un long soupir de soulagement et reprit sa marche paisible et nonchalante. Sa main droite trouva la boîte qu'il venait de chaparder et un fin sourire fendit son visage heureux. Ah ! Quel bonheur de posséder ce que l'on désire d'un seul coup de patte judicieusement placé ! Il n'y avait pas de quoi être fier, Melchior le savait bien, mais le sentiment de satisfaction qui l'emplissait après chaque larcin le comblait.


* Et si tu trouvais des cigares à mettre dedans ? * suggéra Mustel avec amusement.

Wool soupira mais ne dit mot. Lorsque ces deux-là étaient partis pour voler, rien ne pouvait leur faire entendre raison. D'ailleurs, Melchior avait décidé d'égayer sa journée en jouant le jeu du furet. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas dérobé quelques babioles aux bourgeois des environs. C'était excitant.
Errant sur un des trottoirs de Regent Circus, le Lycanthrope rajusta son chapeau sur ses cheveux mal coiffés et tâcha de repérer la "victime" idéale. En quelques minutes à peine, il trouva le client parfait : un gros bonhomme, un peu lent, qui fumait ostensiblement un cigare de bonne qualité, le journal du jour sous le bras, un petit chien au bout d'une laisse, sans doute un bâtard vu son poil hirsute.
S'approchant doucement de l'homme, Melchior le suivit discrètement, en faisant mine de se promener. Puis, par un habile mouvement, il le percuta sans grande force afin de le faire un peu pivoter sur lui-même. L'homme grogna son mécontentement tandis que son chien sentit sa laisse tirer sur sa petite nuque velue. Mais c'était trop tard, Melchior avait déjà eu le temps de plonger sa main dans la poche intérieure de son grand manteau et d'en tirer ce qu'il cherchait avant de disparaître dans la foule. Quel habile pic-pocket il faisait !


* Merveilleux ! * couina Mustel en gigotant comme un petit fou. S'il avait été présent dans le monde physique, il aurait sans doute grimpé sur Melchior pour courir sur ses épaules en poussant des cris de joie.

Persuadé de ne pas avoir été remarqué par qui que ce soit, Melchior quitta le flot de la foule et s'attarda du côté des bancs légèrement en retrait par rapport aux passants. Puis, adossé contre un réverbère, il ouvrit son nouveau trésor. La boîte, de mauvaise facture, était brune et délavée. Quelle faute de goût ! Par contre, les 5 cigares restants à l'intérieur sentaient bon. Avec la lenteur de celui qui sait apprécier un bon alcool ou un met de qualité, le journaliste tira l'un d'entre-eux pour le passer sous son nez et le respirer. Il était excellent !
Heureux, le Lycanthrope entreprit de ranger les cigares dans l'étui bleu. Comme ça, il avait sa propre boîte ! Petit bonheur de fin de journée...


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Sélène Smith
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeSam 17 Aoû - 17:08






Connecting People


“Envie. Tristesse du bien d'autrui.”



Exceptionnellement, Sélène avait fini son travail plus tôt aujourd’hui. Le directeur de l’usine n’étant pas présent, elle avait pu nettoyer son bureau dans la matinée au lieu de la fin journée.

Elle allait pouvoir prendre de l’avance sur son 2ème travail, son activité de maman. Avant d’aller chercher Angéline au catéchisme, elle décida de prendre son temps pour faire les courses afin de lui concocter une petite surprise ce soir.

Sur son chemin, se trouvait Regent Circus, un excellent lieu pour faire de bonnes affaires. Du moins lorsqu’on savait où regarder. Dans les rues de ce gigantesque carrefour, on pouvait trouver de tout : du bas de gamme, du haut de gamme, des arnaques au prix exorbitantes et des bonnes occasions. L’important, c’était d’avoir du flair et ça, Sélène n’en manquait pas.

Se baladant à la recherche de bonnes affaires, elle s’arrêta net devant une vitrine où de magnifiques robes pour enfants étaient exposées. Son arrêt brutal surpris un homme qu’on pourrait qualifier gentiment de « bien portant ». Portant sur quoi ? Eh bien, de toute évidence la bonne nourriture et le bon tabac comme l’indiquait son ventre proéminent et son long cigare.

La louve s’excusa sans écouter les marmonages de l’homme qui reprit sa route.  

Une robe magiquement simple et élégante attirait l’œil de Sélène. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à Angéline dedans. Une pure merveille. Elle imaginait la joie, la fierté de sa fille portant un vêtement neuf. Elle l’imaginait tournant sur elle-même pour soulever les pans de sa robe, s’extasiant sur la beauté des volants qui danserait autour d’elle.

Soudain, une petite famille bourgeoise s’arrêta également devant la vitrine, sortant Sélène de sa rêverie. Jamais, même si elle travaillait toute une vie, elle n’aura assez d’argent pour acheter cette robe. De toute façon, à cause de sa condition de louve intermittente, c’était peut-être pour le mieux. Cela attirerait trop les regards sur elles.

C’est le cœur serré qu’elle reprit son chemin, marchant distraitement, posant son regard sur les étals qui se dressaient au fur et à mesure devant elle, espérant penser à autre chose.  

Au bout de quelques mètres, elle tomba sur une boutique d’antiquité accolé à un tabatier qu’elle avait eu le déplaisir de fréquenter un soir. C’est là qu’elle avait vendu son dernier bien familial en arrivant à Londres. C’était une magnifique boite ouvragée, sculptée en bois et en ocre par son arrière-grand-père, ébéniste. Malheureusement, elle n’avait pas pu en tirer un très bon prix malgré le joyau qu’était cet ouvrage unique car l’antiquaire était un escroc de première qui avait sentit la détresse de cette mère éplorée qui devait absolument trouver de quoi nourrir et loger sa fille rapidement.

Elle avait déjà réfléchi à se venger, un soir de pleine lune mais les ennuis qu’aurait pu causer un tel acte à sa fille, n’en valait pas la peine.
Par curiosité, elle s’approcha des étalages pour apercevoir les produits vendus. Peut-être que sa boite y était-elle encore ? Elle fit un tour mais ne la vit pas.

C’est alors qu’un jeune homme, aux cheveux blond indisciplinés mais structurés par un petit chapeau rond s’approcha des boites voisines des siennes. Cela sonna comme un signal de départ pour Sélène qui avait mieux à faire que regarder cet arnaqueur d’antiquaire et de tabatier s’enrichir.  La bête en elle grognait rien qu’à l’idée.

Lorsqu’elle se tourna pour partir, un courant d’air lui apporta une drôle d’odeur. Mélangé aux effluves d’être humain, elle sentit une ou des odeurs animales, de loup peut être même. Comme pour s’assurer de la provenance de ce parfum, elle jeta un œil discret derrière elle et vit le jeune adulte prépubère glisser un objet bleu dans sa poche.

Tous ses instincts s’affolèrent. Non seulement parce que son flair ne l’avait jamais trompé et qu’elle ne voulait en aucun cas se frotter à un autre loup, mais aussi parce qu’elle ne voulait pas être au milieu du grabuge dans le cas, certes peu probable, où il se ferait prendre la main le sac.

Accélérant soudain son pas, elle s’éloigna le plus possible de l’individu. Cela la conduisit à l’écart de la foule, là où des bancs permettaient de se reposer de la fatigue engendrée par cette masse grouillante.

Elle s’assit quelques instants pour calmer les pulsations dans ses artères. Malgré la proximité immédiate des passants, peu de monde s’attarder dans ce coin du Regent Circus. Non loin d’elle, seulement un vieillard et une femme rousse se trouvait là, assis et contemplatif.

En songeant au larcin du jeune homme, un sourire carnassier apparut sur ses lèvres. Que ce soit l’antiquaire ou le tabatier, c’était les mêmes escrocs, des gens vils, plein d’argent, sans honneur ni compassion. Elle ne pouvait s’empêcher de concevoir ce larcin comme une juste vengeance, un châtiment bien mérité pour ces bourgeois malhonnêtes.

Lorsqu’elle voulut repartir, elle constata avec effarement que le voleur qu’elle avait voulu distancer se rapprocha de sa position pour se mettre à l’abri des regards vers un des réverbères longeant les bancs.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeMar 20 Aoû - 18:23

"Si je ne peux pas fumer de cigares au ciel, je n’irai pas.”
Mark Twain
Alors qu’elle abandonnait le profilage du vieillard sur le banc, son regard fut happé par la vivacité d’un jeune homme marchant gaiement dans la foule.

Elle mit quelques instants à comprendre ce qui l’attira chez ce blondinet des plus communs. Ce n’était pas son costume asiatique qui détonnait avec son visage occidental. C’était autre chose. C’était dans l’attitude. Il avait l’air satisfait de lui-même. Mais il y avait plus. Oui, quelque chose la titillait et elle n’arrivait pas à mettre de mot de dessus.

Patiemment, ses yeux suivirent ses pas, étudiant sa démarche, essayant de déceler le moindre indice. C’est alors qu’elle le vit faire. Aussi naturellement que s’il avait juste toussait, le jeune homme au chapeau rond tamponna un gros monsieur et lui prit un objet en toute discrétion dans sa poche.

De là où elle se trouvait, elle n’arrivait pas à distinguer ce qu’il venait de voler mais ça tenait dans une main.

La satisfaction presque enfantine, pure, sur le visage du voleur lui donna presque envie à elle aussi de sourire, du moins, si on oubliait le vil larcin qu’il venait de commettre. Fier de lui-même, ignorant certainement que Jane l’avait vu procéder, il s’avança vers les bancs, s’appuya contre un réverbère et sortit son butin.

*Qu’il était imprudent…* jugea-t-elle

Jane se mit à essayer de dresser un portait mentale du brigand. Son air particulièrement ravi ainsi que l’imprudence dont il faisait preuve en regardant son butin si proche du lieu de son crime, donnait l’impression qu’il était débutant ou dans le métier depuis peu…

*A moins que ce soit un amateur…* pensa-t-elle

D’ailleurs, plus elle l’observait, plus la thèse du cleptomane qui vole par plaisir se consolidait. Pourquoi voler ? Sa bourse avait plutôt l’air pleine que vide. Ce n’était clairement pas un « sans-le-sou » qui commettait des crimes par nécessité.

Le pickpocket sortit un cigare et le passa sous son nez. Vu le soupir d’aise qui suivit, le cigare avait l’air de sentir merveilleusement bond. Et cela donna envie à la fumeuse qu’elle était.
Jane réalisa alors qu’elle était partie de chez elle sur un coup de tête sans rien prendre si ce n’est sa clef de maison. Au hasard, elle fouilla dans ses poches et trouva son briquet. Mais rien à fumer.  

Sous le coup d’une impulsion, elle se leva et s’approcha de l’escamoteur. Se raclant la gorge pour signaler sa présence, elle lui dit :


- Je suis embêtée… Voilà, je suis partie de chez moi en prenant mon briquet mais en oubliant de quoi fumer. J’aimerais vous proposer un échange qui sera bénéfique pour nous deux.

Elle lui tendit son briquet en prenant son air le plus charmeur.

- Je vous prête mon feu et vous me prêtez un cigare ? Après tout, ce n’est pas comme s’il vous avait coûté chers…

Jane n’avait aucune raison de faire ça. Pourquoi diable se mettait-elle dans cette situation ? Elle qui était s’y réfléchit, s’y poser habituellement, que faisait-elle ? Insinuer aussi directement au voleur qu’elle l’avait vu son crime, tenait-elle vraiment à se battre avec cet inconnu ? Manquait-elle de vie à ce point-là ? Avait-elle vraiment besoin de prendre des risques pour ressentir des choses à nouveau ?

Elle était descendue bien bas si c’était le cas…

Codage par Libella sur Graphiorum


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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeDim 1 Sep - 17:48



Connecting People

Jane Mac Fate, Sélène Smith
et Melchior H. Barnes

La main dans le sac ! Je suis pris !
Voilà une bonne leçon, pour un malappris !


Regent street
Le 25 mai 1842


Le visage peint de son petit bonheur du jour, Melchior était en train de glisser les cigares qu'il venait de dérober à un passant dans son nouvel étui, lui-même volé un peu plus tôt sur un étalage. Parfaitement ravi de ses petits larcins, le journaliste se sentait fier, comme un enfant qui vient de faire une bêtise et que les adultes n'ont pas vu. Seulement...M. Barnes n'était plus un enfant et, malgré ses talents certains en qualité de pickpocket, il avait été repéré.
Ignorant son statut précaire, le jeune homme se tenait contre un réverbère, son petit chapeau rond légèrement de travers sur ses cheveux en bataille. Il semblait plongé dans la contemplation de sa boîte et dans l'organisation méticuleuse de ses cigares. En vérité, il discutait avec ses entités tout en s'affairant.


* Il n'y a pas vraiment de quoi être fier... * marmonna le loup, un peu grognon.

* Ah ! Si ! Elle est belle ! Et ils sont de qualité ! * s'exclama Musel.

* Je suis d'accord. C'est une belle prise ! * répliqua Melchior en accentuant son sourire.

* Belle journée ! Oui, oui, belle journée ! * couina le petit furet en gigotant dans le Monde des Esprits pour exprimer sa joie.

Il ne fallait pas grande chose à ce trio pour se faire une aventure, d'autant que Melchior était un fieffé poltron. A ses yeux, ce genre de petit forfait valait sans doute une bonne chasse à court. Sa "prise" devait être à la hauteur de ses espérances et légèrement délicate à saisir. Au milieu de la foule, dans des rues aussi passantes, chaparder n'était pas à la portée de tout le monde tout de même !

* Sur ta droite camarade...* grogna soudain le loup.

Le ton un peu sec et alarmé de son compagnon à l'oreille fine perturba un peu le journaliste qui se raidit en tournant la tête sur sa droite. La jeune femme aux cheveux roux qui était assise sur le banc non loin de lui venait de se lever et se dirigeait très visiblement vers lui. Evitant de croiser tout de suite son regard, Melchior fit semblant de ne pas l'avoir vue et continua, un peu maladroitement, à tripoter son nouvel étui à cigares.

* Je crois qu'elle va me parler...* paniqua-t-il en sentant une vague de chaleur lui envahir l'estomac.

* Et alors ? T'as déjà parlé avec des femmes non ? T'es pas si débile...*

Mustel ne semblait pas comprendre le vent de panique qui venait de souffler sur le coeur de son ami. Pour lui, ce n'était qu'une nouvelle connaissance, une rencontre qui pourrait amener dans leur vie un peu de piment...Après tout, Melchior était un homme, non ?

* Tss...Ce n'est pas le problème, idiot ! * s'impatienta Wool en grinçant des crocs.

Et ce que craignait Melchior advint : la jeune femme finit par arriver devant lui de son pas ferme et planta ses yeux sur lui. Elle se racla la gorge, signe avant-coureur, et lui adressa la parole. Le journaliste releva la tête et lui sourit d'un air timide et presque malheureux.

- Heu...Bonjour... fit le jeune homme d'un ton défaillant.

Mais lorsqu'il comprit que la belle parlait de briquet et donc lorgnait sur ses cigares, Melchior se détendit soudain. Si ce n'était que ça ! Donner un cigare ne serait pas la mer à boire d'autant qu'il...

* Damned ! Elle t'a vu !*

Le cleptomane se liquéfia sur place en entendant la jeune femme finir le flot de sa pensée en lui sous-entendant qu'il n'avait pas payé bien cher ses cigares. Une grimace d'enfant pris au piège brisa son sourire et son coeur se mit à battre la chamade.

* Hé ! C'est bon, il n'y a pas mort d'homme petit ! * fit Wool de sa grosse voix pour secouer son humain.

Melchior se ressaisit. C'était vrai. Et puis, il pouvait encore se sortir d'affaire avec quelques pirouettes.

- Ah ! Mais avec joie, Mademoiselle. Effectivement, vous avez l'oeil : ce ne sont pas des cigares de la meilleure qualité qui soit. J'espère cependant que celui-ci vous plaira. dit-il en sortant un cigare de son étui d'un geste un peu théâtral.

Il lui tendit, comme le ferait un gentleman qui sert une dame de la haute, ce qui - dit en passant - n'était apparemment pas le cas aux vues des vêtements que la belle portait. Ils étaient plutôt chics, mais ne pouvaient rivaliser avec les parures que les aristocrates exhibaient jusque dans la rue.
Profitant de l'occasion, Melchior prit un cigare pour lui. Il l'extirpa de la boîte en tremblant un peu et le porta à sa bouche pour le coincer entre ses dents. C'était histoire d'en profiter aussi et d'avoir une excuse pour ranger vivement l'étui dans la poche intérieure de son veston. Cela l'aiderait également à garder contenance.

- Cela ne vous dérange pas si je vous accompagne, donc ? Je n'ai pas pris mon feu, comme vous l'avez deviné, et votre offre est la bienvenue ! Rien de meilleur qu'un échange !

Melchior laissa la jeune femme sortir son feu et attendit qu'elle accepte de le lui donner. Le front un peu moite, il songea que ce petit numéro était le mieux qu'il pouvait faire pour se sauver la face. Peut-être que la jeune femme n'allait pas insister ? Peut-être aussi qu'il avait imaginé n'importe quoi ? Après tout, elle parlait peut-être réellement de leur qualité...L'espoir fait vivre, comme on dit.
Wool soupira dans le Monde des Esprits. Décidément, Melchior était aussi maladroit que lâche. S'il avait été un peu plus sensé, il ne se serait pas installé là, à une dizaine de mètres de son forfait, pour le savourer aussitôt. Il aurait attendu d'être rentré !

Mais ce que le journaliste et le loup ne savaient pas, c'était que cette femme n'était pas la seule à l'avoir vu voler et que la jeune dame qui se trouvait sur un banc voisin les observait avec une attention toute particulière...


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Sélène Smith
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeDim 15 Sep - 22:04






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“Etre en vie, c'est avoir envie.”



En observant le pickpocket reluquer ses objets fraichement volés à peine à quelques mètres du lieu de ses larcins, Sélène se dit qu’elle avait eu une bonne intuition en s’écartant de lui quelques minutes auparavant. Malheureusement, à la manière d’un boomerang qu’on lance et qui nous revient en pleine figure, le voici à nouveau devant elle. Il avait une mine réjouit. Comme aurait dit sa grand-mère, il avait l’air heureux comme une puce. Ce n’était pas très malin de sa part. Bien qu’elle devait lui reconnaitre un certain talent pour ne pas s’être fait prendre.

*Si j’avais eu le quart de son habilité, je n’aurais peut-être pas eu besoin de me déposséder de tout : la boite, le collier, la pince de ma mère…* Ne put s’empêcher de penser avec envie la louve.

Voler était tentant lorsqu’on était pauvre mais s’était aussi une activité risquée. Hormis l’exemple qu’elle donnerait à sa fille, que lui arriverait-il si elle se faisait prendre ? Que lui arriverait-il si on découvrait qu’elle se transformait en bête féroce tous les mois ? Elle frissonna à l’idée que des gens- certes, pas innocent- pourrait être enfermés avec elle un soir de pleine lune sans qu’il sache le dessin funeste qui leur serait réservé.

Alors que la chair de poule se répandait dans son corps, la dame rousse se leva du banc et se dirigea vers le jeune homme.

Elle l’observa engageait la conversation auprès du cleptomane qui eut un léger mouvement de panique qu’il réussit vite à dissimuler. Cette scène déclencha chez elle un petit rire amusé et Sélène eu l’impression que la dame rousse s’amusait autant qu’elle des réactions de son interlocuteur.  

Elle continua à les regarder s’échanger des cigares contre du feu en papotant entre bourgeois courtois.

Tout à coup, elle ne sentit plus en phase avec eux et c’est un rire jaune qui se dessina sur ses lèvres. La réalité s’imposa à elle comme une douche froide. Loin de l’image de l’escamoteur vengeur qu’elle avait pu se faire de lui, loin des aptitudes de voleuse et du sentiment de liberté qu’elle aurait aimé posséder, loin du comique de situation…Des inconscients de la bonne société qui paradaient avec leurs cigares au bout des doigts, voilà de quoi ils avaient l’air au final.

D’ailleurs, Sélène ne fumait pas. Oh bien sûr, elle avait déjà testé à plusieurs reprises notamment auprès d’un gentleman intéressé par ses faveurs mais elle n’avait pas aimé. L’odeur, le goût, la symbolique, le prix, la santé…Rien ne lui plaisait dans le tabac. Lorsqu’on avait peu d’argent, mieux valait avoir une bonne hygiène de vie car sinon, tomber malade pouvait bien être la dernière chose que tu ferais de ton existence.

De toute façon, Londres étant déjà un gros amas de fumée nauséabonde à elle toute seule, elle n’avait pas besoin de rajouter le tabac à l’air que sa fille et elle respiraient quotidiennement . Ceux qui fumaient, n’étaient autres que des personnes embourgeoisées s’amusant à passer le temps en enfumant le monde autour d’eux, au sens propre comme au sens figuré.

Peut-être que depuis qu’elle avait était mordue, ses sens s’étaient développées et que la fumée l’insupportée plus qu’auparavant. A moins que ce ne soit que le temps et la misère qui l’avait rendue aigrie.

Alors qu’elle les regardait méprisant ce que leur statut social représenté, elle croisa le regard de la dame rousse.


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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeLun 16 Sep - 11:26

"La tristesse doit être égale à l'allégresse : c'est ce que j'appelle " l'équilibre mental ".  
Rock Fayler
-Ah ! Mais avec joie, Mademoiselle. Effectivement, vous avez l’œil : ce ne sont pas des cigares de la meilleure qualité qui soit. J'espère cependant que celui-ci vous plaira.

Les lèvres de Jane se tordirent en un sourire franc et elle s’esclaffa discrètement. D’un signe de tête, elle confirma ses dires comme pour l’encourager à discuter avec elle, peu importe le mensonge qu’il débitait. Ces cigares étaient d’excellents qualité et il le savait. Du moins, elle en était persuadé.

-Cela ne vous dérange pas si je vous accompagne, donc ? Je n'ai pas pris mon feu, comme vous l'avez deviné, et votre offre est la bienvenue ! Rien de meilleur qu'un échange !

-Au contraire, on ne peut apprécier un bon cigare sans bonne compagnie, répliqua-t-elle avec un clin d’œil.

En insinuant que c’était un bon cigare, elle ne pouvait s’empêcher d’entretenir ce petit jeu des subtiles allusions au larcin, comme si le placer dans le doute lui procurer une sorte d’euphorie intérieure. Savait-elle ? Ne savait-elle pas ? Continuerait-il la mascarade longtemps?

*Qu’il était rafraîchissant de faire de l’effet à un jeune homme * pensa Jane en observant son malfaiteur perlait du front.

Heureusement pour elle, il avait l’air d’être un bon garçon. A son sous-entendu, il avait juste accusé le coup et nié en discutant comme si de rien n’était. Aucune agressivité de sa part. Une candeur bienveillante se dégageait de ce jeune homme. Il aurait pu se sentir menacé et essayé de la faire taire par peur de représailles mais au lieu de ça, il profitait tranquillement du cigare avec elle.

Elle se sentait bien là, à côté du réverbère, à taquiner son voleur de boite à tabac. La situation était légère, spontanée, distrayante. Elle n’avait nullement l’intention de partir tant que son cigare n’était pas fini et comptait bien profiter de cette micro bulle d’allégresse pour retourner à ses responsabilités le plus tardivement possible.

Alors qu’elle allait lui demander son nom, ses yeux se posèrent sur une femme de son âge assise sur un banc pas très loin d’eux. Elle arrêta son regard et l’étudia quelques instants. La chercheuse qu’elle était n’arriva à deviner que deux choses sur cette personne : Ses vêtements d’ouvrière laissaient peu de doute sur ses origines sociales et elles les observaient scrupuleusement depuis un moment. Bien qu’elle n’avait pas particulièrement fait attention à elle, elle se rappelait de son arrivée quelques instants a peine avant l’escamoteur.

Ce que cela pouvait signifier, en revanche, constituait un mystère pour le moment. Il était évident qu’elle suivait son interaction avec le blondinet avec une attention particulière.Depuis combien de temps ? Peut-être depuis le début. Était-ce de la curiosité mal placée ? Avait-elle été témoin des actions du pickpocket ? Était-ce tout autre chose ? Une informatrice de la police ? Membre d’une organisation rivale ?

Jane stoppa son imagination foisonnante et décida que le meilleur moyen d’avoir des réponses étaient de poser des questions.


-Je crois que nous devrions proposer à cette jeune femme là-bas, de partager cet excellent tabac. Conseilla -t-elle en montrant l’ouvrière avec le bout de son cigare.

Puis sans attendre aucune réponse, elle s’adressa directement à la dame aux yeux bleu en tendant vers elle son propre cigare comme pour lui proposer de tirer quelques lattes.

-Si vous veniez partager avec nous ce moment fort sympathique et tout à fait fortuit. Qu’en dîtes vous ?

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« Rien ne se crée, rien ne se perd. Tout se transforme.»


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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeMar 1 Oct - 21:33



Connecting People

Jane Mac Fate, Sélène Smith
et Melchior H. Barnes

Larcin qui profite à tous,
Une joie des plus douces ?


Regent street
Le 25 mai 1842


Un bon cigare, ça faisait toujours du bien, surtout que ce dernier avait été volé et qu'il ne coûtait rien. Bon, évidemment, ça aurait été encore mieux si on ne s'était pas fait prendre la main dans le sac et qu'on devait partager ses petits frères avec des inconnues...
Melchior était heureux de son larcin, mais lorsque la jeune femme du banc d'à côté lui avait demandé de le partager avec lui, sous-entendant allègrement qu'elle l'avait vu le chiper, cela avait légèrement gâché sa victoire, et sensiblement fait grimper son état d'anxiété.
Heureusement, la belle ne semblait pas vouloir le conduire devant la justice, ni le houspiller ouvertement pour son vol. Elle souhaitait simplement profiter de l'aubaine, en utilisant la surprise et la complicité, afin de fumer tranquillement elle aussi. Le Lycanthrope ne voyait pas la chose d'un très bon oeil mais il avait fortement conscience de ne guère avoir le choix et que c'était un compromis de moindre importance. Autant céder et faire semblant d'être ravi de cette nouvelle rencontre.


* Tu vois, ça t'apprendra à écouter la fouine... * grommela le loup.

* Faut profiter dans la vie ! * fit Mustel en sautillant. Clairement, partager n'était pas un problème pour lui. Du moment qu'il avait attrapé ce qu'il voulait attraper, il se moquait bien de la suite.

Tâchant de se détendre, malgré l'horrible impression d'avoir été pris comme un enfant et qu'il était désormais un genre d'otage, Melchior donna le cigare l'inconnue, lui laissa se charger de l'allumer et en mit un dans sa propre bouche. Il fallait faire semblant d'être à l'aise et converser de tout et de rien pour donner un semblant de répartie dans la conversation mondaine qu'ils s'inventaient désormais.

* Je crois qu'elle va me parler...* paniqua-t-il en sentant une vague de chaleur lui envahir l'estomac.

Le ton un peu sec et alarmé de son compagnon à l'oreille fine perturba un peu le journaliste qui se raidit en tournant la tête sur sa droite. La jeune femme aux cheveux roux qui était assise sur le banc non loin de lui venait de se lever et se dirigeait très visiblement vers lui. Evitant de croiser tout de suite son regard, Melchior fit semblant de ne pas l'avoir vue et continua, un peu maladroitement, à tripoter son nouvel étui à cigares.

- Vous avez raison, profitons de cette belle rencontre et de notre complétion. Il est si rare de pouvoir flâner ainsi et d'apprécier ce genre de moment.

* On va chez nous après ? *

Melchior se ferma à Mustel. Ses remarques parasites commençaient à lui chauffer les oreilles. Comment pouvait-il se concentrer avec sa petite voix criarde qui disait n'importe quoi dans sa tête ? Tant pis pour lui, il bouderait sans doute mais au moins lui-même aurait la paix pour jouer son rôle de dandy.

- Vous venez souvent ici ? Vous cherchiez quelques livres ou tissus ? demanda-t-il en faisant mine de s'intéresser aux loisirs de la jeune femme.

Mais cette dernière ne semblait pas l'écouter. Son regard se portait désormais sur une autre femme qui se tenait sur un banc non loin d'eux. Le journaliste suivit ce regard et détailla la demoiselle. Elle semblait venir d'un milieu peu aisé et ses yeux noirs en disaient long sur la colère qui sommeillait en elle.

- Mmh ?

La fumeuse décida soudainement de convier cette inconnue pour qu'elle fume avec eux. Melchior ouvrit la bouche, comme pour contester, mais la ferma aussitôt en voyant que sa "compagne" se rendait déjà au contact de l'inconnue. Mais qu'espérait-elle donc en l'invitant !?

* Oh ! Elle veut épuiser tous les cigares ! *

Le cleptomane avait perdu le contrôle sous l'effet de la surprise et Mustel en avait profité pour lui donner son avis. Le petit totem avait peut-être raison : et si elle faisait ça simplement pour lui apprendre qu'il ne fallait pas voler et que son larcin n'allait pour lui rester longtemps dans les mains ? Ah la maligne ! Quelle vengeance de bas étage...

* Tu te fais des idées. Elle est simplement sociale, * fit Wool avec sagesse.

Melchior se raidit un peu et toussota. Puis, il vint auprès des deux femmes. Avait-il seulement le choix d'entrer dans le jeu de la première ? Pas vraiment...

- Bonjour ! fit-il en sortant un second cigare de son étui bleu. Vous fumez ? Profitez-en, nous avons décidé d'être "en bonne compagnie" ! Ah ah !

Il lui tendit en souriant, le visage faussement jovial. A vrai dire, cette situation le dérangeait fortement. A quoi rimait une attitude pareille ? Un gentleman qui distribuait des cigares à des dames seules en plein Regent street ? C'était inconvenant...

* Il faut meubler petit frère...*

Quelle guigne ! Lui qui voulait passer un moment solitaire et tranquille, se retrouvait à devoir converser avec des inconnues autour de cigares volés...Enfin bon, il fallait bien sauver les apparences...

- Mesdames, et si nous nous promenions tout en conversant ? proposa-t-il en désignant les rues prochaines.

Melchior préférait s'éloigner de la place et des rues trop bondées. Il n'était pas à l'aise. Autant se dégourdir les jambes...

- Nous ne nous sommes pas encore présentés. Permettez-moi de commencer : je me nomme Melchior Henry Barnes. Je suis journaliste au Times.

Et voilà ! Il ne pouvait plus faire demi-tour désormais. Sa réputation allait dépendre de sa sociabilité...

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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeMer 9 Oct - 16:02






Connecting People


“Envie. Tristesse du bien d'autrui.”




-Si vous veniez partager avec nous ce moment fort sympathique et tout à fait fortuit. Qu’en dîtes vous ?

Le cœur de la louve s’accéléra soudainement comme s’il venait d’être subitement réveillé par un grand coup de poing à la poitrine.

*Eh mince, elle m’a remarqué *

Sous le choc, ses yeux et sa bouche s’ouvrirent dans un mutisme d’étonnement. Sur le moment, elle arriva tout juste à dodeliner de la tête en guise de refus.

La situation ne lui plaisait pas, elle la rendait extrêmement mal à l’aise. Elle préférait la solitude, rester en dessous des radars, que cette femme à la chevelure flamboyante rentre en contacte avec elle était mauvais signe. Que voulait-elle d’elle ? Elle n’était clairement pas du même milieu social. Elle ne voulait pas finir en « bouffone de la reine » pour amuser la galerie, elle ne lui servirait pas de faire valoir.

Alors qu’elle allait l’éconduire poliment, comme si cela ne suffisait pas, voilà que le pick pocket rentra dans son jeu et l’apostropha aussi :


- Mesdames, et si nous nous promenions tout en conversant ? proposa-t-il en désignant les rues prochaines.


Que devait-elle faire ? Ne serait-elle pas plus suspecte si elle décidait de s’enfuir de son côté ? Ne risquaient-ils pas d’insister si elle déclinait leur invitation. Toutes ses idées s’embrouillaient dans sa tête. Pour y mettre de l’ordre, un peu de mouvement ne lui paraissait pas une si mauvaise idée.

Toujours silencieuse, elle se leva et se dirigea vers eux. Le fait d’avancer lui fit prendre conscience qu’elle en avait marre de se terrer dans sa tanière. Pour sûr, elle aurait préférée continuer ses courses seule, mais maintenant que la louve était en marche, autant les suivre pour savoir à quelle sauce elle serait mangée.

De quoi devait-elle avoir peur après tout ? Le seul grand méchant loup ici, c’était elle. Qu’avait-elle à craindre d’un jeune voleur insouciant et d’une bourgeoise en manque de loisir?


- Nous ne nous sommes pas encore présentés. Permettez-moi de commencer : je me nomme Melchior Henry Barnes. Je suis journaliste au Times.


Sélène blêmit. Un journaliste ?

*Eh merde…C’était bien ma veine…*

Le risque d’exposition augmentait sensiblement au contact du journaliste. Après les policiers, ils étaient ce qu’elle redoutait le plus. En quête de sensationnelle, d’extraordinaire même si pour cela il devait occulter la vérité… une histoire comme la sienne, rendrait ce journaliste célèbre dans l’Europe entière.

Malheureusement, il était trop tard pour reculer. C’est avec une voix roque et une mâchoire contractée, qu’elle répondit :

- Moi c’est Sélène. Je travaille dans une usine. C’est …aimable à vous de me proposer votre compagnie.

Mieux valait ne pas trop donner d’informations sur elle pour qu’il ne puisse pas enquêter sur sa vie.

D’un mouvement de tête commun, Melchior et Sélène regardèrent la jeune femme rousse. Une moue interrogative plaqué sur le visage, attendant de connaitre l’identité de leurs interlocutrices.



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Jane Mac Fate
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MessageSujet: Re: Connecting people [libre] [27/05/42] Connecting people [libre]  [27/05/42] Icon_minitimeSam 12 Oct - 14:33

"Fuir tes problèmes est une course que tu ne gagneras jamais".  

Les sourires étaient crispés, les paroles ne semblaient pas naturelles, les gestes maladroits. Ni Melchior, ni Sélène ne semblaient ravi de cet échange incongru. Jane, pour sa part, s’amusait beaucoup. Il était fascinant de constater que malgré leurs réticences, ils suivaient quand même le mouvement. Rien n’obligeait ses deux comparses à rentrer dans son jeu et pourtant les voilà partit dans une petite balade, un cigare à la main.


* Aaah les conventions sociales, dure de s’en extirper peu importe d’où on vient et où on va *

- Nous ne nous sommes pas encore présentés. Permettez-moi de commencer : je me nomme Melchior Henry Barnes. Je suis journaliste au Times.

Un journaliste ? Pour le coup, ça, elle ne l’aurait pas parié. Elle ne l’imaginait pas du tout journaliste. D’ailleurs, à bien y réfléchir, elle ne l’imaginait dans aucun métier sérieux. Sa candeur, son insouciance associée à son physique de jeune homme mal dans sa peau font qu’elle n’arrivait pas à le projetait dans le monde froid et austère du travail.

- Moi c’est Sélène. Je travaille dans une usine. C’est …aimable à vous de me proposer votre compagnie.

La charmante ouvrière sortait enfin de son mutisme. Elle ne semblait pas très loquace. Était-ce par honte de sa condition sociale ? Avait-elle été succincte car ce n’était pas dans son caractère ou juste parce qu’elle se méfiait, a juste titre, d’inconnus ? Certainement un peu des trois. Sélène était sur la défensive et ne livrera que très peu d’information sur elle. Jane se dit qu’elle perdait peut-être son temps.

*Fumer un bon cigare n’était jamais perdue* pensa-t-elle en tirant une latte avec un soupir d’aise.

L’enthousiasme de Jane qui se délectait de cette situation n’était toujours pas redescendu. Elle ne voulait pas que ça redescende. Il lui restait peu de temps avant de retourner à ses affaires alors autant ne pas trop réfléchir et profiter. Une fois le cigare finit, elle se séparera de ses compagnons, qu’elle ait appris des choses intéressantes ou pas, qu’ils aient crées un lien ou non.

-Le plaisir est pour nous, n’est-ce pas Mr Barnes ?

Comme font les séniors avec les enfants, la tentation de l’appeler par son prénom avait était forte. Elle s’était retenue de justesse ayant senti que le jeune voleur ne l’aurait pas accepté. Elle bousculait déjà suffisamment ses plans pour qu’elle se permettent d’être impoli envers lui.

Elle tira à nouveau une latte et devant l’air patient mais interrogateur de ses interlocuteurs, elle se rappela qu’elle ne s’était pas encore présentée.


-Oui, j’ai failli oublier de me présenter à mon tour. Je me nomme Jane Mac Fate, Ajouta-t-elle avec un petit rire d’excuse.

-Bien qu’à mes heures perdues je suis toujours archéologue, je tiens une boutique d’antiquité du côté du Coven garden: le Silver Dusk. A l’occasion n’hésitait pas à passer, c’est avec une immense joie que je vous offrirais le thé chez moi.

Un large sourire s’étira alors sur ses lèvres. Un sourire franc et chaleureux.

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