L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42]

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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Dim 28 Oct - 16:30

[HRP/ En revenant du Paulo's Park "Soupirs dans les pavots"/HRP]]

La douleur se faisait insoutenable. Jeffrey serrait les dents plus fort que jamais. La cadence de son cheval s'était faite de plus en plus rapide à mesure qu'il le poussait à accélérer le pas. Bientôt, le ranch fut en vue. Le cavalier poussa un soupir de soulagement en apercevant les hautes barrières de bois verni qui entouraient la propriété de sa famille.
Alors que Jeffrey arrivait au galop, un homme vêtue d'une salopette terreuse, couronné d'un chapeau de paille et qui avait en main une paire de tenailles, releva la tête d'un mouvement brusque. Ses yeux se plissèrent et bientôt un pâle sourire éclaira sa face. Il avait reconnu son jeune maître. Mais bientôt, son expression se changea en une moue paniquée. Il venait de se rendre compte qu'il était non seulement accompagné d'une jeune femme mais surtout clairement blessé. Laissant ses buissons qu'il taillait jusqu'à présent tranquillement, il se précipita vers la grille pour l'ouvrir plus qu'elle ne l'était déjà.

Jeffrey mena son cheval dans la propriété. En arrivant à la hauteur du vieil homme, ce dernier tendit sa main vers les rennes que tenait son maître. Jeffrey le repoussa d'un grognement énervé :


- Vas donc chercher Elize et Margot !

Sans demander son reste, le jardinier accouru vers la première des deux granges qui composaient le domaine des Ladsong en plus de leur manoir. Jeffrey quant à lui, mena directement son cheval vers le dit-manoir. Arrivé devant les escaliers qui menaient à la porte d'entrée, il sauta de cheval, s'agrippa soudainement à ce dernier pour éviter de vaciller, attendit quelques secondes en grognant avant et se redresser et d'empoigner la jeune femme par les hanches pour la faire descendre.

- Hmph...La balade est finie...

Il voyait bien que la jeune femme n'allait pas être aussi résistante que lui. C'était-elle seulement déjà pris une balle ? Certainement pas ! Lui n'en était pas à sa première, et ce n'était certainement pas non plus la dernière qu'il devrait extraire de ses chairs. Et puis, elle était jeune...C'était une femme...Elle venait d'avoir quelques frayeurs qui ne pouvaient que retourner son cœur...Et cette course à cheval devait l'avoir affaiblie d'avantage...

Se résignant, Jeffrey l'aida en la soutenant. Mais ce n'était pas aisé, déjà pour montrer les marches tout seul avec la tête enserrée dans ce chaos d'ombre, ce n'eût pas été facile, mais avec une jeune fille à porter, d'autant qu'ils étaient blessé tous les deux au niveau de leur épaule droite, ce qui rendait plus ardue encore leurs manœuvre puisque l'un des deux devait souffrir pour soutenir l'autre, ce que Jeffrey fit dans mouvement naturel, c'était une tâche qui allait se révéler bien plus compliquée qu'elle n'y paraissait.

Mais alors que le duo de blessé entamait son ascension, une femme d'une quarantaine d'année, vêtue en dame de chambre, et dont l'embonpoint lui donnait un air porcin qui faisait ressortir le contraste entre ses yeux vert et ses cheveux brun, surgit de la porte d'entrée pour se précipiter vers eux.


- Ho mon Dieu ! Monsieur Landsong ! Je vous ai vu par la fenêtre ! Jésus-Marie-Joseph ! Vous êtes donc bien blessé ? Mes yeux ne m'avaient point trompée ! Douce Marie ! Et cette jeune fille... ?!

- Margot, où est mon père ? Murmura Jeffrey dans un souffle rauque.

- Parti en ville ! Ho mon Dieu, que vous est-il arrivé ? Attendez, je vais vous aider !

La bonne femme soutint la belle et les aida tout deux à monter les marches. Jeffrey s'était fait étrangement silencieux. En réalité, il n'avait même plus le courage de grogner son mécontentement.

Deux heures plus tard, après l'épreuve du premier étage à monter passée, une fois que Margot et Elize se soient occupé des deux jeunes gens dans un amas confus de cris, de tremblements et de souffle paniqués, le silence retomba sur le manoir des Landsong.
Il allait bientôt être 15h. Jeffrey était dans une chambre avec Elize, la jeune femme dans l'autre avec Margot et le médecin dépêché depuis la ville par le gentleman auquel s'était adressé Jeffrey un peu plus tôt dans le parc. Les deux jeunes gens étaient en partie lavés, chacun portait une simple tenue blanche : la jeune femme une tunique blanche, le jeune homme un pantalon ; et ils étaient allongés pour éviter les saignements : Cynthia sur le dos, Jeffrey sur le ventre, les balles ayant pour l'une percuté le corps par l'avant, pour l'autre par le dos. Le médecin était donc arrivé, il était en train d'extraire la balle logée dans l'épaule de la jeune femme dans la chambre mitoyenne à celle qu'occupait Jeffrey. Ce dernier attendait son tour, maudissant son idée de la ramener sous son toit. Impatient, il grondait sur Elize :


- Bon sang il en met un de ces temps le médecin ! Il ne va quand même pas me laisser crever pour une gamine...

Elize évitait de répondre, elle savait que son maître s'énervait tout seul et ne s'adressait pas réellement à elle. La domestique regardait de temps à autre par la fenêtre de la chambre. Elle guettait le retour de Monsieur Landsong, le père. Le jardinier et chauffeur, le vieux Tibère, était parti en ville pour aller chercher le riche propriétaire. Les deux hommes n'allaient pas tarder.

La jeune domestique revint vers son maître pour plonger dans une bassine d'eau chaude un tissu et éponger à répétition la plaie qui lui perçait le dos. Jeffrey maugréait quelques insanités à chaque  fois qu'elle appuyait un peu trop fort à son goût. De son côté, Margot observait d'un œil inquiet le médecin demander à la jeune femme de rester immobile tandis qu'il extrayait la balle de son épaule avec une pince métallique. Même s'il venait d'appliquer un onguent autour de la plaie, ce ne pouvait qu'être douloureux pour la belle. Margot se mordit la lèvre inférieure. Elle n'aimait pas voir souffrir une si jeune fille. Que s'était-il donc passé dans le parc ? Était-ce une question de duel pour la conquête de son cœur ? Ou Jeffrey l'avait-il sauvée d'un quelconque péril ? C'était peut-être une prostituée ? Tant de question se posaient dans la tête de la domestique ! Ce n'était pas la première fois que Jeffrey rentrait dans un état affreux, mais c'était bien la première fois qu'il remmenait au ranch une jeune femme, c'était surprenant, d'autant que cette dernière était clairement impliquée dans l'histoire que venait de vivre son maître.


- Ne bougez pas, faisait le médecin à la belle.

La jeune femme portait sa tunique blanche dans les manches, juste en la maintenant avec sa jeune poitrine afin que l'homme de science puisse atteindre son épaule sans mal. C'était Margot qui lui avait mise. De son côté, Jeffrey restait torse nu sur son ventre.
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Mar 6 Nov - 18:14

Cynthia n'avait pas bien tout compris à la situation ; la jeune fille était blessé et le cavalier de même... Sa blessure la faisait souffrir, néanmoins elle ne pouvait cesser de penser au jeune homme, qu'elle ne pouvait définitivement pas qualifié d'amis ou même de connaissance. La demoiselle se retrouva sur la scelle de la monture du cavalier une fois qu'elle reprit conscience, jusque là perdue dans ses pensées. Cette histoire avait fait beaucoup et bruit et en un rien de temps ils s'étaient retrouvé entouré de bourgeois... C'était à la fois gênant et inquiétant pour la demoiselle qui n'avait pas pour habitude qu'on la remarque, mais le cheval s'éloignait peu à peu du monde, la laissant de nouveau respirer alors que sa blessure la lançait.

En peu de temps ils étaient arrivé à un ranch, il y avait là deux grandes barrières... Cela impressionna aux premiers regard la demoiselle qui, pourtant, était difficilement impressionnable surtout lorsqu'il s'agissait de demeures. Celle là devait avoir quelque chose de spéciale, mais qu'elle n'arrivait néanmoins pas à desceller. Après avoir pénétré la demeure au rythme des pas du cheval, le cavalier descendit tout en serrant les dents ; Cynthia avait de la peine pour lui, mais aussi pour elle... Elle aurait mieux fait de ne pas aller au park ce matin là, la demoiselle le regrettait fortement... Mais ce qui était fait, était fait ! Après être descendu du cheval, il l'aida à descendre... Du moins, non, il la fit descendre alors qu'elle serrait les dents ; elle souffrait terriblement et la douleur n'allait qu'en s'accentuant de minutes en minutes. Mais bientôt, un médecin extrairait cette balle qui la faisait tant souffrir, elle repartirait chez elle et sa vie reprendrait son cour normal.

La jeune fille était néanmoins bien loin d'imaginer les douleurs à venir. Accompagnée de Jeffrey, les deux jeunes gens se mirent en marche afin d'atteindre l'étage du ranch ; elle appréciait la façon dont il s'occupait d'elle bien qu'elle soit plus que certaine qu'il faisait cela pour son image ; néanmoins dictée par sa naïveté enfantine encore bien présente, elle ne savait plus trop qui ou quoi croire. La voix, cette voix qui l'avait suivis durant son enfance se mit à retentir dans sa tête, lui parlant une fois de plus.


*À quoi penses-tu ? Tu penses réellement que ce bel et gentil homme s'intéresse à toi ? Mais cesse de rêver. *

Cynthia ignora ses pensées, il était hors de question qu'elle perde son temps avec cette stupide voix dont elle ne connaissait rien ; même pas le nom. Une fois en haut, une jeune femme s'occupa d'elle ; habillée d'une longue tunique blanche dont le cavalier avait le bas. En un rien de temps, elle s'était retrouvée allongé sur le lit attendant alors le médecin... Il ne tarda d'ailleurs pas à arriver mais ses pensées étaient toute tournées vers le jeune homme qui était blessé, tout comme elle. Oui, ses pensées étaient les mêmes depuis des heures, mais à quoi d'autre pouvait-elle pensé ? Soudainement, lui vint à l'esprit une pensée effroyable... Tous le monde l'avait vu et qui plus est, accompagnée d'un homme... Et si ses parents la retrouvait ? Elle serait perdue et devrait remboursé tout ce qu'elle leur avait emprunté ; certes ils avaient renoncer à faire appelle à la justice... Mais ils pouvaient très bien s'occuper d'elle ! Aux yeux de la lois, elle était leur fille et encore mineur.

Un hurlement vint déchiré le calme de la pièce, après avoir pris une pince ; le médecin avait extrait la balle sans que Cynthia ne s'en rende compte, et c'est au moment ou la balle avait boucher dans la chaire encore ensanglantée qu'elle avait compris ce qui se passait, bien heureusement, la balle avait très rapidement été retirée de sa chaire et le même homme ; autrement dit le médecin, lui avait mit des bandages sur ses plaies alors que ses lèvres saigné sous la pression causé par sa mâchoire, ses poings se serrèrent ; jamais elle n'avait connu pareil douleur et espérait ne jamais en connaître de pareils ou pire. Revenant rapidement à ses esprits après une douleur vive, Cynthia c'était redressé, avait empoigné ses vêtements et en moins d'une dizaine de minutes c'était changer sous les yeux du médecin et de la femme de chambre et cela sans aucune gène.


- Pardonnez moi ! Mes parents ne doivent pas me trouver ici... Ni même ailleurs... et cela, jamais !

Cynthia s'était précipitée dehors et avait dévalé les marches en courant suite à quoi elle s'était précipité vers la sortie du ranch où elle avait percuté un couple de personnes avant de tomber violemment contre le sol ; elle s'en voulait d'être parti sans donner d'indications à personne et surtout, elle souffrait ; le coup bien qu'il n'eut pas toucher l'épaule avait toucher son corps et avait fait balancer le haut de son corps en arrière, lorsqu'elle était tombée au sol, elle avait lâcher un petit :

– Aïe ! Hum... Pardon...

Ce n'est qu'en relevant la tête que Cynthia se rendit compte de l'erreur qu'elle avait commise ; en restant à l'intérieur du ranch, ses parents n'auraient jamais eu le droit de fouillé et donc de l'y trouver... Voilà que maintenant, sa mère et son père – une grande et fine femme aux cheveux et aux yeux bleu ( bien qu'on ne sut jamais comment elle acquit cette teinte ), au sourire sadique et un homme aux cheveux blond et aux yeux noir – se tenaient face à elle. Blessé et sans aucune possibilité de fuir, la voilà mal partie, et ce n'était sans doute pas l'homme qui, rappelons-le, l'avais déjà sauvé une fois, qui l'aiderait une seconde fois. Ainsi, les possibilités de se sortir d'une telle situation était si faible qu'abandonner était sans doute la meilleur.

-N'es-tu pas heureuse de nous revoir, jeune fille ? Lui demanda d'un air hautain la jeune femme qui se mit à rire en agitant devant sa bouille d'ange un éventail qu'elle avait du acheter bon prix au marcher.
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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Mar 20 Nov - 6:35

Jeffrey maugréait la tête dans son oreiller tandis qu'Elise, la jeune domestique qui l'accompagnait, observait d'un air attentif la fenêtre tout en lui épongeant sa plaie avec un bout de tissu humide. Soudain, un cri de douleur leur parvint depuis la chambre d'à côté. Elise se raidit et soupira l'air inquiète. C'était évident que le médecin venait d'enlever la balle de l'épaule de la jeune femme que l'aristocrate avait ramenée sous son toit. Ce dernier grogna entre ses dents:

- La belle affaire! Voilà ce qui lui apprendra à être curieuse...pff!

Elise pris un air indigné mais elle ne dit mot. Elle connaissait son maître pour sa fougue farouche et son caractère belliqueux. Rien ne pouvait y faire et, même s'il se faisait passer pour une crème en société, il avait déjà eu des gestes tellement déplacés envers elle et Margot, des mots, des cris, qu'elle savait ce qu'il était au fond.

Puis la voix de Margot retentit dans le couloir suivie de celle du médecin:


- Attendez mademoiselle! Vous ne pouvez pas...

- Revenez! Dans votre état, c'est impensable!

Elise sursauta en entendant comme son maître des bruits de pas précipités passer devant leur porte. Jeffrey se redressa en grognant de douleur.

- Mais qu'est-ce qu'elle fou c't'imbécile!? Rugit Jeffrey.

D'un bond, le cvalier se leva. Elise voulu le retenir en gémissant:


- Monsieur! Il ne faut pas vous lever!

Sans l'écouter, le bourgeois se rendit jusqu'à la porte qu'il ouvrit brusquement avant de dévaler les escaliers à son tour sans se soucier du médecin qui le suivait avec les deux domestiques.

- Monsieur, restez dans votre chambre, c'est à moi de m'en charger!

Jeffrey s'accrocha à la rambarde pour éviter de vaciller sous la douleur et continua sa descente. En bas des marches, sur le palier de la porte d'entrée, se trouvait la jeune femme qu'il avait ramenée avec lui. Elle était à terre, assise de travers comme elle venait très certainement de tomber. Devant elle, un couple se tenait droit. Leurs tenues ne manquaient pas d'élégance mais l'oeil bourgeois de Jeffrey repéra vite que les tissus utilisés étaient ceux qu'achetaient volontiers les bourgeois presque ruinés. Cela le fit tiquer d'un air mesquin. Qui étaient-ils? Ses parents? Cela semblait évident. En soit, elle ressemblait à sa mère.

Le cavalier faillit tourner de l'oeil et ce fut Margot qui le retint. Le médecin arriva derrière lui et le força à s'asseoir sur les marches.


- Allons jeune homme! Il faut cesser tout ce cinéma maintenant! Vous ne vous rendez pas compte de la taille de votre blessure!? Une balle dans le dos! Ha malheureux! Et vous gambadez comme un lapin? Vous allez nous faire une syncope!

Assis, Jeffrey le repoussa, acceptant seulement le linge qu'il lui tendait pour cacher sa blessure. Elise, de son côté, relevait le jeune femme en la tenant fermement tout en jetant des regards inquiets au couple nouvellement arrivé. Elle les avait simplement salué d'une inclinaison de la tête. Le médecin arriva à la hauteur de la jeune femme et la força à son tour à s'asseoir sur l'escalier en la ramenant un peu à l'intérieur.
C'est alors que Margot poussa un cri et se précipita vers la porte d'entrée. Esquivant le couple, elle accueilli le maître de maison qui venait d'arriver en fiacre.


- Monsieur Landsong! Ha Monsieur! C'est affreux! Venez vite!

- Allons Margot, calmez-vous! Je suis là.

Jeffrey sourit d'un air niais en levant les yeux au ciel. Décidément son père était une vrai mère-poule! Cette attitude, franche, honnête, discrète et paisible était en total contraste avec son caractère vif et sanguin. Il le dégoûtait quelque part...
Lorsque le maître des lieux arriva à hauteur du couple, il les salua en enlevant son haut-de-forme.


- Madame, Monsieur...Je suis Henry Landsong, le propriétaire de cette demeure...A qui ai-je l'honneur? Vous veniez pour quelques affaires équestres?

Elise arriva à son tour.

- Monsieur, votre fils a reçu une balle et cette jeune femme aussi, il nous l'a ramenée, quelque chose est arrivé, je ne sais pas quoi mais vous devriez venir...

Le père Landsong fronça les sourcils:

- Je sais! Tibère est venu m'en informer, vous le savez! Où est-il?

Jeffrey se leva sur sa marche.

- Je suis là père!

L'homme inclina la tête en passant devant le couple pour pénétrer dans sa demeure.

- Veuillez m'excuser...

Lorsqu'il vit la jeune femme dans l'escalier, il s'arrêta presque, surpris de voir une demoiselle chez lui, d'autant qu'elle était blessée. Mais il s'inclina en lui faisant un signe galant de son chapeau avant de lever la tête pour dévisager son fils avec un air soucieux.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé?

Jeffrey écarta sa main de son épaule pour révéler sa blessure. La marque sanglante qui lui traversait les chairs était terrifiante. La balle avait percé sa peau par l'arrière et était ressortie de l'autre côté en ouvrant un gouffre. Il y avait évidemment des éclats restés ancré, c'était cela que le médecin devait enlever d'urgence pour éviter une infection.

- Dieu du ciel mon fils! Mais qui t'as fait ça?!

Le jeune homme fit une moue dégoûtée et exposa d'un air suffisant sa version des faits:

- Cette jeune femme a été agressée à Green Park, je passais par-là, je suis intervenu et voilà! Ces gangsters ne savent même plus se battre en duel, ils attaquent à trois une femme et tirent dans le dos des gentlemen!

Le père Landsong leva un sourcil d'étonnement. Son fil il avait fait preuve d'une bravoure incroyable. Et encore maintenant, il restait debout avec une telle blessure! Cela relevait du prodige.

- Allons mon fils, cache-moi cela, il y a des femmes ici...Et tu es à demi nu...

Jeffrey replaça le linge que le médecin lui avait donné sur son épaule de façon à s'habiller à moitié. Le médecin était accroupi devant la jeune femme. Il l'empêchait tout bonnement de bouger.

- Mademoiselle, vous de devez pas vous lever ainsi, il faut vous recoucher maintenant.

Le maître des lieux se tourna vers Margot:

- Monte à l'étage et occupe-toi de cette jeune femme et de Jeffrey avec le médecin, ne vous en faites pas, fit-il en se tournant vers l'homme de science, je paierai les frais, et toi, fit-il en se tournant vers Elise, prépare-nous à tous du thé dans le salon. Il se tourna alors vers le couple dans l'entrée: Vous prendrez bien un thé n'est-ce pas?

Jeffrey attrapa l'épaule gauche de la jeune femme pour la relever avec Margot et la remonter. Il fit passer ce geste pour de l'aide mais en réalité c'était une excuse pour lui glisser quelques mots à l'oreille:

- Je te préviens, si ta version des faits diffère de la mienne, je te noie dans un lac...

Il la lâcha, passant devant elle pour retourner dans sa chambre. Le médecin suivait Margot qui poussait devant elle la jeune femme avec douceur. Une fois que tout ce petit monde fut arrivé en haut, le médecin se mit à s'occuper de la plaie de Jeffrey pendant que Margot recouchait la jeune femme en la forçant à obtempérer.

De son côté, le maître de maison, souriant, indiqua au couple la direction du salon. Ils parcoururent tout trois les quelques pièces du rez-de-chaussé et ils furent bientôt installés dans des fauteuils confortables autour d'une table basse. Elise leur apporta le thé et des biscuits secs au doux parfum de noisettes.


- Bien, bien, bien, fit le père Landsong en croisant les jambes. De quoi vouliez-vous m'entretenir? Si c'est au sujet du pur sang arabe, je l'ai déjà vendu. Ce matin-même! Il était magnifique avec sa robe de sable, je vous le concède, j'ai longtemps hésité à le vendre. Mais que voulez-vous? Les affaires, les courses, la passion...

Il soupira et croqua dans un biscuit avant de froncer les sourcils. Il n'était pas stupide, simplement un peu trop bon et aimable pour entrer dans le vif du sujet.

- Mais je pense que vous venez plutôt pour votre fille, me trompé-je? C'est bien votre fille qui est là-bas? Fit-il en levant le yeux au plafond pour désigner l'étage. Mon fils semble l'avoir sauvée d'une situation peu enviable...Mais que faisait-elle donc seule dans ce parc? Loin de moi l'idée de vous offenser mais, si jeune...seule dans un parc...Je trouve cela quelque peu imprudent...Il faut dire qu'elle est particulièrement jolie, si je puis me permettre.

De son côté, Jeffrey mordait son oreiller. La sueur perlait de son front et de chaque parcelle de son corps. Le travail du médecin était remarquable mais la douleur commençait à avoir raison du jeune homme qui tournait de l'oeil. Margot fut envoyée chercher une bouteille de Whisky que Jeffrey porta à sa bouche en une fraction de seconde pour en boire un bon tiers. Cela aurait suffit à n'importe quel homme pour tomber dans l'ivresse la plus dure, mais Jeffrey était un habitué et s'il sentit son estomac le brûler, au moins la chaleur de l'alcool se répandit-elle dans toute ses membres pour les engourdir un minimum.

- Vous devriez éviter ce genre de chose jeune homme, réprimanda le médecin tout en enlevant à la pince à épiler quelques fragments de métal logés dans les chairs de Jeffrey.

Ce dernier grogna un ''j'vous demande pas votre avis'' avant de remettre sa tête dans son oreiller pour grogner sa souffrance.


- Nous v'la avec les catho sur le dos...marmonna-t-il dans le tissus devenu humide.

- Je vous demande pardon? Fit le médecin en s'arrêtant dans son geste.

- Rien...gronda Jeffrey en soupirant.

En soit, Jeffrey venait de se rendre compte qu'il allait maintenant devoir discuter très certainement avec ce couple tout fraichement débarqué. Qu'allait-il leur dire? Il avait sauvé leur fille, blabla...c'était un acte héroïque, blabla...Il passerait pour un gentleman courageux et surtout un trop bon parti pour qu'ils le laissent filer. La peste! Il ne voulait pas entrer dans ce genre de discours...Des fauchés en plus...Rien de pire dans cette société pourrie! Des opportunistes que ça s'appelait pour lui, même s'il devait faire partie des pires de cette catégorie.
En tous cas, il avait autre chose à faire que de se retrouver avec ces gens-là dans son entourage. Une fois la fille partie, l'affaire devait être close! Il ne voulait pas se retrouver à devoir fréquenter des pecnos, il avait autre chose à faire!

Il songea alors à la prostituée qu'il avait prévu de voir ce soir. C'était fichu là pour le coup. Adieux les beaux seins de miss bonbon et adieux l'absinthe! Quelle plaie! Tout ça pour de l'opium et une gamine insupportable...Finalement, il songeait qu'il aurait mieux fait d'éviter de dealer avec la bande de Fred et d'aller cueillir des fleurs...
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Mar 20 Nov - 22:27

Voilà que Cynthia se trouvait dans de beaux draps... La demoiselle se trouvait non plus seulement face à ses parents, mais également à ceux du jeune garçon chez qui elle se trouvait. Landsong était donc le nom de famille de ce jeune garçon ; c'était un nom qui lui évoquait brièvement quelque chose et, se rappelant que quelques secondes plutôt il avait parler de chevaux, Cynthia su qu'il était propriétaire d'un ranch et vendait des chevaux ; bien sûr elle ne connaissait pas particulièrement bien ou même bien la famille Landsong, mais elle avait eu des retours des gens de la ville de Londres ; des bourgeois et Aristo' pour la plus part ! Des gens qu'elle détestait et pourtant, elle faisait partie de cette population... Mais ce n'était pas très important. Elle n'écouta que quelques mots de la conversation car sa plaie la lançait de plus en plus... Elle l'avait franchement mérité ! La version héroïque que le jeune homme dit à son père n'était pas du tout la bonne ! Cynthia eu envie de se révolter contre ce tissu de mensonges ! Si elle avait été en danger c'était par sa seule et unique faute ! Pourquoi devait-il passer pour le héros alors qu'il était le fautif !? C'était absurde ! Et pourtant... Cynthia ne dit rien pour le moment ; mais ce n'était que partie remise. Il lui glissa une menace à l'oreille ; la noyer dans le lac ? Qu'elle idée stupide ! Comme si elle se laisserait faire... Et puis, si elle lui gâchait sa réputation, cela valait une mort, qu'elle quel soit ! Elle souriait mais fut rapidement rattrapée par la douleur provoqué par la balle... Alors qu'on l'allongea afin de la soigné, la demoiselle pensa longuement à ses parents ; est-ce qu'ils allaient la récupéré par la suite ? Après tout, elle n'allait pas rester ici une journée de plus, elle n'allait pas s'imposer dans cette famille de riche... Et une fois qu'elle serait entre les mains de ses parents, elle serait définitivement perdu. Ce n'était pas le moment de penser à tout ça ; elle devait être positive et penser qu'elle pourrait s'enfuir avant même que quiconque s'en rende compte...

* Certes, cela risque de ne pas être chose facile... De plus que je ne suis pas seule et que l'autre idiot ne se trouve pas loin... Le médecin est tout le temps là et la domestique aussi... Néanmoins, s'ils doivent partir pour une urgence, je me retrouverais toute seule ! Mais dois-je réellement confier mon avenir et ma vie entière au destin ? Au hasard ? Pire encore, à la chance ? Nullement, je dois pouvoir tout diriger de moi même, la chance nous aide mais fini toujours par nous prendre quelque chose. Certes, je le mér... Oh et puis zut ! Ça se passera comme ça se passera ! Non mais oh ! *

C'est sur ces pensées que Cynthia ferma les yeux et se reposa quelques minutes... Une dizaine seulement ; elle oublia totalement la douleur, elle était comme dans un second état. Elle suait, tremblait de temps en temps : jamais de sa vie elle n'avait éprouvé et ne voulait plus éprouvé de pareil douleurs ; cela la lançait encore et encore alors que son esprit embrumer ne pensait qu'au garçon qui était blessé ; certes, il le méritait cents fois ! Et il ne devait pas être à sa première balle vu toute l'endurance dont il avait fait preuve, mais pouvait aller mal, être un peu trop blessé... Et puis, zut et rezut ! Ce n'est qu'un égoïste ! Il avait mentit à sa famille, il n'avait qu'à souffrir. Une heure tout au plus passa, puis, elle alla drôlement mieux et descendit afin de rejoindre ses parents dans le salon où ils se trouvaient. Elle était habillée de ses vêtements encore humide mais avait insisté pour remettre les siens. Elle se présenta face à eux ; les pommettes de Cynthia étaient rouge tellement sa honte était grande, elle éprouvait un sentiment à la fois curieux et surprenant ; la honte, jamais elle ne l'avait ressentit avant ce jour là.. Même lorsqu'elle les avaient volé et s'était enfuis du cocon familial ! Elle se mordit la lèvre, s'approcha et tira une sorte de révérence gracieuse : elle n'avait jamais su réellement tirer une révérence comme les demoiselles, elle n'avait jamais reçu l'éducation pour. Elle toussa afin de s'éclaircir la voix puis pris la parole.

- Monsieur Landsong, je voulais m'excusez auprès de vous pour la gêne occasionner et surtout vous remercier pour votre hospitalité et votre gentillesse. Vous me voyez heureuse d'avoir été accueillis et sans doute sauver ici ; votre ranch est très beau pour le peu que j'en ai vu... Pardonnez ma franchise et surtout mon culot de vous parler ainsi.

Cynthia lança un regard à ses parents ; jamais il ne l'avait vu si poli et parler avec un langage pareil : durant toute son enfance, Cynthia avait été quelqu'un de très malpoli et une jeune fille grossière possédant de très mauvaises manières et influençant les enfants avec lesquels elle traînait.

- Maintenant, si vous le permettez, je souhaiterais vous raconter ma version des faits ; proche en beaucoup de points de celle de monsieur Landsong. Elle toussa, puis reprit. Alors que je me promenais au parc, deux malfaiteurs s'en sont pris à moi, ils m'ont agresser et l'un d'eux à tiré une balle qui c'est malheureusement perdue dans mon épaule. Votre fils, monsieur Landsong est donc intervenu et à voulu m'aider... Mais ils étaient plus méchant que je ne l'eus cru et l'un d'eux tira une balle dans l'épaule de monsieur Landsong ! La suite, je saurais vous la dire et pour cause, j'étais sonner et avait du mal à comprendre ce qui se passait autour de moi. Part chance, mon sauveur était accompagnée d'une monture et à pu me mener jusqu'ici ; je ne pourrais jamais le remercier assez de m'avoir sauver la vie aujourd'hui... Maintenant, elle prit une pause, vous connaissez toute l'histoire.

Les jambes de la demoiselle tremblait légèrement ; elle était épuisée et cette journée l'avait affaiblie. Elle ne quittait plus ses parents ; elle leur avait mentis pour la première fois : certes, elle n'avait pas toujours été correcte avec eux, mais JAMAIS, jamais elle n'avait oser leur mentir... Elle se sentait coupable et ne comprenait pas réellement les raisons de son mensonge. Elle lui devait sans doute la vie, certes...

* Non, je ne reprend pas sur cette réflexion stupide ! J'ai mentis, certes, mais pourquoi le mettrais dans une mauvaise posture ? À sa place, je pense que j'aurais aimer que l'on me soutienne plutôt que l'on m'enfonce. *

– Est-ce possible de m'entretenir personnellement avec votre fils pendant une minute ou deux ? Seulement pour le remercier de ce qu'il à fait pour moi... Bien que la blessure marquera sans doute mon esprit durant de longues semaines, il ma sauvé la vie, aujourd'hui.

Elle se répétait légèrement, mais elle insistait bien sur ce fait... C'était sa façon de le remercier. Elle sourit à ses parents puis à monsieur Landsong ; elle ne savait rien faire d'autre lorsqu'elle était gêné, et là, elle l'était terriblement.
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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Mer 21 Nov - 22:13

Jeffrey était allongé sur le ventre, enfoncé dans le matelas de son lit qu'il n'avait peut-être jamais trouvé aussi moelleux qu'en ce jour. Imbibé d'alcool et perdu par la douleur, il avait finalement sombré dans une forme de rêverie nébuleuse qui l'anesthésiait en grande partie et le menait dans un réseau labyrinthique de songes. Le médecin lui avait extrait les éclats de balle logés dans son épaule droite et recousu la plaie à l'avant comme à l'arrière. Puis il l'avait soigneusement bandées avant de replacer le jeune homme sur le ventre, avec l'aide de Margot appelée en renfort, et de lui remonter la couverture jusqu'au milieu de la taille. Le cavalier avait les cheveux complètement ébouriffés, la tête dans son oreiller, il s'était perdu dans un sommeil étrange.

Dans les tréfonds de son esprit, le jeune bourgeois s'écartait du monde réel pour errer à travers les brumes de vallées inconnues. Il songeait à des arbres immenses, penchés au-dessus de son visage, qui lui souriaient d'un air fou. Puis il voyait un cheval noir arriver au galop pour venir le chercher. Ce n'était pas Crachin mais une bête inconnue, magnifique, plus noble encore et plus ténébreuse que son compagnon. Et le sol s'ouvrait sous ses pieds tandis que le cheval se cabrait en hennissant au bord du gouffre, perdant son cavalier de vue. Il tombait. Rien ne pouvait le retenir.

Jeffrey s'éveilla en sursaut. Il se redressa dans un soupir de douleur et grogna tout haut :


- Bon sang, mais qu'est-ce que j'ai encore bouffé... ?

Assis sur le bord du lit, il gratta les bandages de son épaule comme s'il se demandait ce qu'ils faisaient là et, soudain, il sembla se réveiller totalement et se souvenir de ce qui lui était arrivé.

- Ha ! La gamine ! S'exclama-t-il en se levant d'un bond.

Debout, le cavalier tituba et s'agrippa à une chaise avant de saisir une chemise qui traînait sur le dossier de cette dernière, certainement une intention de Margot ou d'Elise. Mais où était passé le médecin ? Il était seul dans sa chambre. Enfilant rapidement sa chemise noire qui contrastait avec son pantalon de toile blanche, sans prendre la peine d'en fermer les boutons, le jeune homme ouvrit la porte brusquement pour se retrouver dans le couloir. Appuyé sur la balustrade, il jeta un coup d'oeil vers le hall : personne. Discrètement il s'esquiva sur le côté pour aller coller son oreille contre la porte où était censée dormir la jeune demoiselle qu'il avait ramenée avec lui quelques heures auparavant. Aucun son ne traversait le bois. Dormait-elle ? Était-elle partie ? Combien de temps avait-il dormi ?
Doucement, il tourna la poignée de la porte. Sa curiosité le poussa ainsi à entrouvrir la porte pour glisser sa tête dans la chambre afin de voir si la jeune fille était endormie. Mais il se stoppa net lorsqu'il s’aperçut que le lit était vide.


- Beh... ? Elle s'est encore barrée...bougonna-t-il dans sa bouche pâteuse. Bon débarra!

Traînant un peu la jambe à cause de sa fatigue liée à la douleur et aux effets de l'alcool, Jeffrey descendit les escaliers pour se diriger vers le salon : son père saurait où était passé la gamine. Avec un peu de chance elle était retournée chez elle avec ses parents. Il en serait enfin débarrassé !
Mais lorsqu'il ouvrit la grande double-porte en bois du salon, apparaissant dans son cadre sculpté de diverses figures gracieuses, il resta muet de surprise et de gêne. Son père était bien là avec Elise, mais la jeune fille se trouvait également dans le salon avec ses parents. En effet, la jeune femme était arrivée pour s'excuser et remercier le maître de maison. Ce dernier l'avait accueillie à bras ouverts et lui avait donné un siège ainsi qu'une tasse de thé.


- Ne vous en faites pas Mademoiselle, allons prenez place! Merci pour le ranch, c'est un bien qui m'est cher. Merci, merci. Vous aimez les chevaux?

Maintenant que Jeffrey venait d'arriver, tous le regardaient d'un air surpris. Les cheveux défaits, la chemise ouverte, une marque d'oreiller sur la joue droite, le cavalier était tout sauf présentable à une jeune femme et sa famille. Deplus, il arrivait comme un cheveu sur la soupe. Son père se leva et pris un air navré :

- Ho...Jeffrey ! Tu ne devrais pas te lever ! Tu as eu une dure journée et tes blessures vont te faire tomber, allons ! Le médecin est parti, il ne faudrait pas que tu rouvres ta plaie !

Jeffrey referma les portes et, dos à l'assemblée, il boutonna enfin sa chemise avant de venir vers eux. Une petite courbette aux parents et il s'assied dans un fauteuil non loin de son père en se passant une main sur le visage. Il poussa un long soupir. Oui, il était fatigué, mais c'était maintenant surtout l'alcool qui lui montait au crâne et qui venait tambouriner à la porte de son esprit.

- C'est bon père...fit-il en le gratifiant d'un faux sourire. Je vais bien. Excusez-moi, Mademoiselle, Madame, Monsieur, fit-il en jetant un coup d'oeil à chacun des membres présents et en insistant bien sur la jeune fille.

Croisant les jambes, Jeffrey commença à s'installer plus confortablement. Mais lorsqu'il toucha le dossier de son fauteuil avec son dos, il grimaça et décroisa les jambes pour se redresser. Il ne pouvait pas s'appuyer ainsi sur la plaie. La sueur marquait son front. Il avait chaud.
Son père tenta de détendre l'ambiance une nouvelle fois. Il sentait que la tension augmentait.


- Mademoiselle nous expliquait justement comment tu l'avais sauvée. Je suis fier de toi mon fils ! C'est pas Dieu possible que l'on puisse s'attaquer ainsi à une jeune femme, en plein jour ! C'est insensé ! Nul n'est en sécurité de nos jours...

Jeffrey sourit dans une demi-grimace. Il était heureux de constater que la jeune femme avait finalement accepté d'utiliser sa version des faits. Au moins n'aurait-il pas à tenter de justifier un quelconque lien avec ces bandits, cela aurait été une sacrée paire de manches que de se dépêtrer de ce scandale et son père aurait pu avoir vent de son trafic d'opium...
D'un air confus, il continua de jouer son petit rôle de fils prodige.


- A Green park en plus...fit-il en levant les yeux au ciel.

- Green park ! S'exclama son père avec de grands gestes. Green park ! Mais où va le monde ! Je suis heureux, Madame, Monsieur, que mon fils ai pu sauver votre fille. Vous devez être soulagés.

L'homme s'excitait sur son siège. Son fil le dévisageait avec une moue amusée. Oui, oui, qu'il continue à conforter son image de magnifique engeance parfumé de fierté et d'honneur...Mais à mesure que son père continuait les éloges et autres exclamations, Jeffrey se renfrognait : qu'il n'aille pas trop loin non plus, il ne souhaitait pas trop attirer les bonnes grâces de ce couples miteux et encore moins les laisser espérer qu'il allait devenir le galant de leur fille. Il savait, ho oui il le savait, combien les bourgeois de leur genre étaient prêts à tout pour se lier avec les plus riches et renommés pour se sortir de leur condition. Et il craignait en plus que la manie qu'avait son père de lui proposer femme à chaque soirée mondaine depuis quelques années ne vienne attiser chez lui-même quelques idées farfelues.
Aussi Jeffrey prit-il le parti d'interrompre cette mascarade et de dévier la conversation avec ruse pour amener un nouveau mensonge qui saurait le dépêtrer d'une situation qui pouvait devenir gênante. Il allait prendre les devants pour embrouiller son père et ce couple inconnu. Il allait y mettre les formes...


- Excusez-moi, Mademoiselle, fit-il en se tournant vers leur fille, mais nous ne nous sommes pas encore présentés. Mon nom est Jeffrey Landsong et je n'ai point souvenance d'avoir eu le vôtre.

Il se tourna vers ses parents.

- Je flânais pour repérer le chemin de promenade afin d'y emmener ma promise et j'ai été surpris de voir votre fille aux prises avec des brigands. Tout est allé trop vite, nous n'avons pas eu le temps de nous présenter dans les normes.

- Ta promise ?! Éclata son père en bondissant.

- Oui, père. Fit aussitôt Jeffrey en l'interrompant d'un air pressé, pincé et droit comme s'il venait d'être arrêté de manière indécente. Ma promise. Il fallait bien que cela arrive un jour ! Voyez-vous, je compte prendre mon temps et garder l'intimité de mes amours.

Le père Landsong ferma la bouche et se rassied plus normalement. Sur son visage se peignait la surprise mais aussi le bonheur. Apparemment, le vieil homme venait d'apprendre une merveilleuse nouvelle.
Jeffrey sourit en coin : ainsi son père allait le laisser tranquille quant à ce couple. Il serait toujours temps plus tard de pleurer au malheur d'un amour perdu pour effacer ce mensonge. Pour l'heure, l'urgence était de se débarrasser de ces gens.


- Vous devriez emmener votre fille et en prendre soin, sa blessure est assez grave. Je suis heureux d'avoir pu la sauver du péril, mais j'ose espérer qu'à l'avenir vous ne la laisserez pas flâner dans les parcs sans suivantes.

La discussion allait tourner court. Plus rien ne retenait le couple désormais. Cette femme à l'éventail et cet homme au regard sévère pouvaient emmener la jeune femme. Jeffrey venait de briser la conversation mondaine qu'avait engagé son père et de parfaire la version des faits qu'il avait élaboré le premier. Maintenant, il avait même écarté la possibilité que le couple ne reste lié avec son père et lui pour quelques projets courtois : tout était dit, tout était clos.

- Jeffrey, fit soudainement son père avec gravité. Miss Bradford souhaiterait avoir un entretient avec toi. Vous pouvez aller dans le salon d'à côté. Monsieur et Madame Bradford n'ont pas fini leur thé, allons !

Le cavalier regarda son père avec surprise. Un entretient ? Lui qui pensait être bientôt débarrassé de la jeune femme, il se retrouvait à devoir passer un entretient avec elle. Dévisageant cette dernière avec un air impatient, il se leva.

- Très bien, si vous voulez me suivre, Mademoiselle...

Sans attendre, il se rendit dans le salon suivant. Une fois la porte fermée, il se tourna vers la jeune femme abordant un air clairement las.

- Bon, fit-il en croisant les bras tout en grimaçant sous la douleur. Qu'est-ce que tu m'veux ce coup-ci ?


Dernière édition par Jeffrey Landsong le Ven 23 Nov - 17:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Jeu 22 Nov - 18:38

Cynthia regardait calmement Monsieur Landsong ; elle ne sentait presque plus sa plaie lancé malheureusement son épaule. Elle s'assit après qu'il lui ai proposer ; elle n'allait pas ce gêner. Cynthia regardait les deux tasses de thé posé devant leur parents puis ceux-ci... Du thé ? Ses parents étaient habitué à boire de l'alcool jusqu'à être complètement saoule ! Ils burent leur thé sans rechigner ; cela surprit agréablement la demoiselle qui constata qu'ils avaient changer depuis le temps... Ce n'était pas une mauvaise chose. Cynthia se perdit quelque peu dans ses pensées jusqu'à que l'ouverture des portes la firent revenir à elle ; c'était le jeune garçon qui l'avait ''sauvé'' qui se présentait à eux dans une tenu plutôt.. Oser. Mais l'avait-il fait exprès ? Sa chemise était légèrement ouverte et laissait voir son torse ; il n'y avait aucune trace de sang et cela rassura Cynthia. Néanmoins, elle détourna le regard presque aussitôt ; quelques secondes après son entrée pour entendre Monsieur Landsong lui demandait si elle aimait les chevaux, elle répondit même s'il sembla l'ignorer afin de s'occuper plus ample de son fils.

– Oui, j'aime ça.

Ils parlèrent, parlèrent et parlèrent encore.. Durant la discussion ; et il ne fallut pas plus d'une minute pour cela, ils perdirent totalement l'esprit de la demoiselle. Elle regardait devant elle avec un sourire songeur aux lèvres ; à quoi pensait-elle et qui la faisait tant sourire ? Ce n'était pas bien compliqué à venir, surtout lorsqu'on vit le sourire qu'elle adressa au jeune brun lorsque son père lui dit qu'elle avait expliquer de qu'elle façon il l'avait sauver.

* Oh, pensais-tu que j'allais te traiter aussi mal que toi ? Bien sûr que non, je suis humaine, moi. J'ai une conscience et un cœur contrairement à d'autre... Néanmoins, l'idée de te mettre dans le pétrin ma réellement traverser l'esprit et je ne sais ce qui m'y à fait renoncer... Ma conscience, peut-être, tout simplement ? *

Cynthia se concentra sur ce qu'il se passait là... Jeffrey, puisque c'est ainsi qu'il se nommait, dit à ses propres parent qu'il avait une promise.. Avant même de répondre à Jeffrey quant à son identité, la demoiselle lâcha un rire puis glissa sa main devant sa bouche en se retenant de rire ; elle essayait de faire preuve de bonnes manières.... Mais elle avait tellement envie de rire !

– Pardonnez mon écart de comportement. Mon nom est Cynthia Bradford. La paix de dieu... Jeffrey ? Quel joli nom. C'est très bien choisi, Monsieur Landsong, si je puis me permettre. Elle lui fit un sourire puis se tourna vers Jeffrey.

Puis, monsieur Landsong se mit à lui dire que Cynthia souhaitait s'entretenir avec lui ; elle avait complètement oublier cela. Jeffrey l'invita à le suivre ; ce qu'elle fit sans se faire attendre, elle pressa le pas et le rejoins dans le second salon. Elle le regarda ; un regard qui ne la perturba nullement : il était las de tout ça, tout comme elle l'était.


– Rien de méchant, ne t'en fais pas, je vais bientôt repartir avec mes parents. Je souhaitais te faire part de la version que j'ai donner ; elle est très simple, mais qu'on ai la même, tout de même. Tout d'abord, je leur ai dis qu'il n'y avait que deux malfaiteurs ; l'un aurait fait perdre une balle dans mon épaule avant que tu n'interviennes. Puis, ils te tirèrent une balle dans l'épaule. Pour la suite : tu peux dire ce que tu souhaites, je leur ai dis que, j'étais sonner et ne comprenais rien des événements qui se déroulaient autour de moi. Cynthia tira une sorte de révérence puis lui sourit avant de rajouter ; Si vous me le permettez.

Cynthia ouvrit la porte en souriant, elle ne la referma pas derrière elle en pensant que Jeffrey sortirait à sa suite ; elle s'approcha de la table, tira une révérence en direction de Monsieur Landsong puis de sa plus douce voix elle lui dit :

– J'espère que vous pardonnerez mes parents, Monsieur Landsong, mais nous avons beaucoup de chose à nous dire... Nous ne nous sommes pas vu depuis tant de temps que je souhaiterais pouvoir profiter de les avoir près de moi. J'espère que vous comprendrez... Nous allons donc nous retirer afin de rentrer chez nous, dans la belle ville de Londres. Si l'envie vous en prend, elle rajouta cela simplement dans le but d'énervé Jeffrey, vous pourrez nous rendre visite au Green park ; nous y possédons une magnifique maison entouré de clôtures où nous pourrons vous accueillir sans trop de peine.

Elle prit la main de son père et le tira légèrement alors que ces parents se relevèrent ; elle se mit en route en direction de la grande porte ouverte sur le jardin et marcha jusqu'à s'éloigner assez de la demeure pour pouvoir parler à ses parents.

– Bien et maintenant, qu'allez vous me faire ?

– Te faire souffrir, as quoi pensais-tu ? Que nous allions effacer tout ça ? Cela fait des années que nous t'attendons... Ma chère Cynthia.

Ils s'éloignèrent assez, prenant le chemin de leur maison.
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Jeffrey Landsong
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MessageSujet: Re: Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42] Lun 26 Nov - 20:50

Henry Landsong avait écouté avec attention la jeune Cynthia raconter sa version des faits. Elle était concordante en tout point avec celle que venait de leur donner Jeffrey et le haut-bougeois s'en flatta énormément. Son fil était un héros ! Il venait de montrer en public sa grande valeur de gentilhomme, c'était un gentleman, un jeune homme fort et hardi, c'était tout à son honneur et le père Landsong avait de quoi être fier ! Du moins le pensait-il...Tout était bon pour garder une réputation avantageuse ainsi qu'un certain statut social, même s'il eut évidemment préféré que son fil ne soit pas blessé, surtout par balle.

- Hé bien, jeune demoiselle, je suis heureux que mon fils ai pu vous apporter son secours !

Jeffrey était alors arrivé comme un fauve se jette hors de sa cage ouverte. Débraillé, les cheveux ébouriffé, il semblait avoir été surpris de voir que Cynthia et ses parents étaient toujours là. Après qu'il se soit rhabillé correctement, il les rejoignit et la discussion alla bon train jusqu'à ce que le père Landsong se souvienne que Cynthia avait demandé la permission d'un tête à tête avec Jeffrey afin de lui parler. Elle devait vouloir le remercier, certainement, et Henry poussa les deux jeunes gens dans le salons d'à côté.

Une fois dans le salon, Jeffrey demanda avec humeur ce que la jeune fille lui voulait. En réalité, Cynthia désirait lui donner la version qu'elle venait d'expliquer à leurs parents respectifs afin qu'ils soient certains d'avoir la même. Jeffrey leva un sourcil :


- Ha ! Très bien, très bien...oui...Au moins nous ne serons pas gênés par des questions ingrates...

Au fond, il lui était reconnaissant de ce qu'elle se plie aussi facilement à sa volonté. Il ne souhaitait pas que son père découvre ses petites activités illégales dont la vente d'opium était d'ailleurs la moindre. Il avait une certaine image de marque à vendre à la société et à son paternel. C'était hors de question que tout son petit monde de mafieux ne s'écroule à cause d'une gamine.
Jeffrey regarda Cynthia faire une petite révérence. Il lui sourit pour la première fois sans mesquinerie :


- Remets-toi bien, je suis désolé que tu aie été impliquée.

Ces simples mots avaient traversé la bouche de Jeffrey comme un rasoir traverse la gorge d'une victime. Il n'avait en aucun cas l'habitude de sortir ce genre de propos, ça lui était pour ainsi dire presque inconnu. Mais, c'était vrai, le jeune homme n'avait pas prévu qu'une jeune fille si jeune soit impliquée un jour dans ses trafics. Il ferait plus attention désormais. Les promenades en plein jour dans les parcs étaient peut-être à bannir. Acheter un garde du corps, homme de main et protecteur de ses magouilles, commençait à lui traverser l'esprit. Pourquoi pas ?

La jeune fille s'en alla alors avec ses parents. Jeffret et son père les regardèrent partir. Henry posa une main sur l'épaule de son fils qui s'écarta vivement avec un grognement :


- Ha, mon fils, c'est une jolie jeune fille que tu nous a ramenée là...

- Père ! Mon épaule !

- Ho, désolé mon fils !

- Et je ne l'ai ramenée que pour la soigner.

- Ha oui, tu as une promise...Alors ? Qui est-elle ?

- Un fantôme, père.

Jeffrey s'esquiva en remontant dans sa chambre laissant son père dans une expression d'incompréhension totale.
La convalescence du jeune homme dura plus de deux semaines. Son épaule se remettait bien mais il cicatrisait mal et le changement de bandages lui donnait de la fièvre tenace.

Finalement, Jeffrey guérit. Dans son cœur et son âme, rien n'avait changé après cette histoire. Mais son corps garderait une marque de cette aventure et peut-être un peu sa conscience aussi...


[HRP/Fin du rp de Jeff. Suite dans "Le Chant du cygne"/HRP]
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Deux balles, deux âmes en sursis [Cynhtia, Jeffrey] [12/01/42]

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