L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42]

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Fiora Hagane
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MessageSujet: Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42] Jeu 25 Sep - 15:14

Les journées semblaient bien maussades au goût de Fiora depuis la nuit du théâtre. L'échec était cuisant d'autant plus quand c'est le premier de la vampire en plus de quatre siècles. Sur tous les plans les pertes étaient considérables, tant en hémoglobine, qu'en force psychologique et qu'en êtres vivants. Rachd était profondément affecté par la mort de la lionne, sa douce lionne était morte contre une huntresse rousse. Mais ce n'était rien comparé à la perte de Gérome. La perte du tueur d'élite du groupe sonnait amèrement aux oreilles de tout le monde, ce dernier était mort dans un sacrifice ultime pour sa cheftaine. C'était honorable, car compte tenu de l'état dans lequel était Fiora au moment du sacrifice, il est évident qu'elle serait morte. La haine de la française n'avait d'égal que sa douleur. Jamais elle n'avait perdue un membre, mais il fallait se rendre à l'évidence d'un certain côté, Gérome avait eu une très longue vie pour un lycanthrope, peut-être avait-il voulu en finir dignement en sauvant la bretteuse.

Cela faisait plusieurs interminables journées que Fiora n'était pas sortie de sa chambre, elle restait debout, contre un mur, à fixer la porte et plus précisément la poignée, elle restait des heures durant à vérifier que personne ne s'amuse à essayer d'entrer. Bien sûr il fallait que Sakura et Xavier essaient, si l'amante de la vampire se faisait sauvagement envoyer bouler si la poignée bouger, pour Xavier c'était juste une injure sur la tête de Jeanne d'Arc pour la énième fois. Perdue dans son univers franco-japonais elle ne pouvait accepter la perte de cet ami, tireur, amant à ses heures perdues. L'américain était sûrement la perte qui coûtait le plus au groupe. Il était la couverture invisible du groupe, comment faire le lien entre un chacal ressemblant presque à un chien bâtard et un tireur d'élite tricentenaire ? Les autres membres du groupe essayèrent d'oublier sans succès.

Puis arriva le jour de l'enterrement. On dissimula l'homicide en un accident malheureux de chasse. Le cimetière d'Highgate n'eut qu'un seul enterrement ce jour là, celui de Gérome, à qui on donna le même nom que Fiora, car celui-ci l'avait oublié avec les siècles. Considéré comme un frère de Fiora celui-ci reposera dans la fille ou ses ancêtres auraient vu le jour. La tombe était magnifique, un véritable caveau en réalité. Fiora voyait les choses en grand, une pièce aussi grande qu'une chambre d'aristocrate, les murs en marbre, à son centre le corps dans son cercueil de bois. Dans la tombe de nombreuses phrases que lui seul avait le don de sortir, ses succès aussi, combien de « bêtes » abattues. Ce chasseur était le premier à aller au paradis et Fiora avait acheté tout autour pour elle et ses membres. La question ne se posait pas un jour, mais il est évident que leur tâche les amènera à mourir tôt ou tard et tous seront enterrés ici. Dans le reste du caveau siégé des fleurs pas centaines, beaucoup de roses roses et blanches, le rouge étant synonyme de sang pour le groupe c'est pour cette raison qu'il n'y avait ni rouge, ni jaune, ni orange. Le rose était la seule couleur « chaude » à siéger ici.

Le groupe s'en alla ensuite, il était tard, la nuit était tombée, ils étaient restés dans le caveau toute la journée à prier, à discuter et faussement rire sur ce bon vieux Gérome. Sur la route Xavier vint naturellement vers Fiora pour essayer de l'apaiser.

-Tu sais très bien qu'on pouvait rien y faire, le métier a toujours inclu ce risque, maintenant il faut avancer, recruter un tireur d'élite, vampire, lycan ou humain même, la vampirisation ne devrait pas te poser de problème ?

-Arrête Xavier, nous savons bien que c'est la faute d'un seul et unique homme. C'est le Comte. Ses Sept grands Guerriers n'ont pas levé le petit doigt pour lui quand bien nous, nous avons fait notre maximum pour ses sbires et Sept compris, je compte bien lui rendre en temps donné la monnaie de sa pièce et qu'il en souffre grandement.

-Je crois que tu parles sans rien dire Fiora, tu es bien trop à fleur de peau pour réfléchir sur de pareilles choses. Pitié prend le temps, remotive tes troupes et tout ira bien pour la suite. Gérome n'aurait pas accepté ce genre de...

Un bruit sec et résonnant. Une claque sonore et très peu appréciée. Il est évident que Fiora n'avait pas du tout réfléchit à son geste et qu'il y avait ici une infime partie de sa colère déchaînée. Le visage de Xavier avait fait un demi-tour, passant de gauche à droite en une seconde, la rage de son amie n'avait rien de contrôlable, surtout quand on repense à la mort de Yuko son défunt mari, qui est lui aussi mort pour elle. C'était sûrement la goutte qui faisait déborder le vase, elle avait l'idée de faire un carnage dans les sbires du Comte ou bien éliminer un des membres des Sept, c'était de la folie pure, car le Comte aurait vite fait de la retrouver pour essayer de la mettre à mort. Dans l'état actuel des choses le groupe entier savait que Fiora libérerait toute sa puissance d'un coup dans le seul et unique espoir de tuer le Comte en un coup, point de futilité stratégique, cette colère la changeait du tout au tout. Le français tourna légèrement le visage faisant craquer sa mâchoire au passage. Quant-au groupe ils assistaient comme d'habitude à une Fiora qui laissait sa haine se vider sur son meilleur ami, et bien sûr celui-ci ne fera rien car elle a besoin de se déverser ainsi. Mais elle ne tournera pas la page avant quelques décennies si elle peut les vivre.

-Laissez moi. J'ai besoin d'être seule.

Il y eut un silence royal, personne ne bougeait, personne n'avait envie de laisser cette furie nocturne dépressive et mélancolique seule dans les rues de Londres. Cependant la voix de la française se fit plus violence.

-BOUGEZ OU JE VOUS ENVOIE AU REPAIRE PAR LA PEAU DU CUL !

La réaction arriva après quelques secondes, tous savaient qu'elle en serait capable après avoir déboîtée la mâchoire à tout le monde. Elle était totalement invivable dans ces situations. Le groupe décida de rendre directement à l'armurerie de James. Enfin seule Fiora commençait à partir. Cependant quand elle fut sortie du cimetière elle s'arrêta net pour murmurer dans un grognement dangereux.

-Sakura, tu as deux secondes pour partir, sinon c'est moi qui te fais partir.

Sans avoir de réponses ce fut le crissement léger des feuilles qui servirent d'acquiescement à Fiora. Enfin seule elle pouvait partir vers le Hyde park qui serait son repaire de la nuit. Elle grimpa sur un toit en quelques foulées, de là, elle pouvait observer le ciel qui était bien nuageux, nulles étincelles d'étoiles ne voulaient se montrer. Elle était donc seule, ni Yuko ni Gérome ne pouvait la regarder, elle pouvait ainsi se laisser aller dans les méandres de détresse et la mélancolie. Elle décida de courir, passer par les toits pour gagner du temps et esquiver les éventuels humains qui pourraient être présents en cette soirée, elle ne cherchait même pas à savoir si des vampires étaient à proximité, la plupart de ses capacités étaient inactives, ou du moins, Fiora ne faisait pas l'effort de vouloir recevoir ces informations.

Enfin seule dans le park, elle se libéra d'un poids trop longtemps resté en elle : elle hurla, se fichant de qui dormait ou pas, de réveiller ou non, mais ce cri de haine et de détresse n'invitait pas le commun des mortels à venir assister à la vision d'effrayante qu'était Fiora. Elle était assise sous un saule pleureur ruminant ses souvenirs avec Gérome.
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Amaryllis Runaway
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MessageSujet: Re: Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42] Mer 1 Oct - 16:59

[HRP/ Premier Rp d'Amaryllis./HRP]

Des meubles, des oreilles et des vases valsèrent À travers la fenêtre. C’était affreux, elle avait soif, terriblement soif. C’était incontrôlable, insupportable.
Ses cheveux tombaient autour de son visage, ils étaient en batailles et elle haletait. Ses yeux étaient rougis par le sang. Soif. Elle avait soif.
Amaryllis se mordit les lèvres avec violences, se faisant saigner ce qui ne fit que la faire saliver encore plus. Il lui fallait du sang, sentir ce sang chaud si caractéristique aux humains couler dans sa gorge.

La séduisante femme reposait sur son parquet ciré, au centre du chaos qu’elle avait créée dans sa chambre, habituellement si bien rangé. Si paisible. Mais où était passé la femme qui était si douce et avait une totale maîtrise de sois autre fois ? Mais cette soif ... elle était bien trop forte. Elle prenait le dessus, comme toujours. Ses mains se crispèrent. La belle vampire allait céder à ses pulsions, d’un instant à l’autre.

- Je ne peux pas rejeter ce que je suis ...

Elle se releva en chancelant légèrement avant de se poster devant son grand miroir aux rebords ciselés. Elle coiffa ses cheveux en un chignon compliqué, replaçant quelques mèches rebelles derrière son oreille. Ses yeux si bleu habituellement, viraient dangereusement aux rouges.

Amaryllis abattit son poing sur la coiffeuse avant de passer un long manteau noirs rebrodés d’argents et de sortir de sa modeste demeure.
Elle aurait aimé pouvoir admirer la lune, mais elle était caché par de sombres nuages gris. La belle s’écarta vivement alors qu’un fiacre cahotant passait près d’elle, les roues faisant gicler de l’eau près d’elle, manquant d’éclabousser sa robe. La vampire jeta un regard furieux au cocher avant de se diriger au hasard dans la ville, laissant ses pas la guider, vers un lieu où elle trouverait de quoi ....se rassasier.
Elle admirait les hautes battisses qui s’élevait vers le ciel. Londres était un endroit assez différent d’Édimbourg et Bristol, mais cette ville lui plaisait. La séduisante marquise aurait juste voulue qu’il soit là avec elle pour partager cette découverte. Et elle devait s’avouer que rencontrer l’illustre Comte Keisuke l’inquiétait. Après tout il risquait lui aussi de la trahir, ou il pourrait la chasser de la ville et lui refuser sa protection.

Alors la belle rousse partirait, loin de la Grande Bretagne. Ou pourrait-elle aller ? En France ? En Allemagne ? Plus loin encore, comme en Hongrie ou bien en Russie ? Cela restait obscur pour elle, mais si Ethan lui avait dit d’aller à Londres elle devait lui faire confiance. Il lui faudrait trouver un moyen de rencontrer le Prince de la ville. Peut être pourrait-elle postuler dans sa troupe. Elle adorait jouer dans des Opéra et avait la capacité et l’entrainement pour jouer avec les plus grands.
Oui ce serait une aubaine de pouvoir demeurer dans la capitale et en plus avoir un métier lui permettant de gagner sa vie et de l’occuper. Elle savait bien qu’elle devait sortir de la torpeur dans laquelle elle se trouvait depuis quelques mois et surtout de la mélancolie et des ténèbres dans lesquels elle s’enfonçait progressivement.
Son visage était légèrement creusé par les larmes qu’elle avait versées.

Elle se rendit compte qu’elle n’était plus entourée de maisons comme avant, mais se trouvait perdus au milieux des arbres. Un parc. C’était le meilleur endroit pour chasser, sombre, discret. Elle avisa une jeune femme qui lisait sous un arbre.
La jeune femme était assez mignonne, blonde, des yeux verts qui suivaient les lignes de son livre et une jolie robe bleue.

Amaryllis s’assit près d’elle pour l’observer. Le lieu était désert. La rouquine se releva et d’un bon sûr sur la fille, l’empêchant de crier en posant sa main avec fermeté sur sa bouche et de la maintenir de l’autre avant de plonger vers son cou, plantant ses canines dans sa peau si douce, si tendre, si blanche. Presque aussi blanche que la sienne. Elle mordait avec tendresse, mais aspirait le sang avec avidité n’arrivant pas à se retenir.
La blonde avait commencé par se débattre mais avait finit par cesser d’opposer une résistance, se laissant aller dans ses bras, profitant de la morsure. Et ses forces faiblissaient.

La marquise tentait toujours de se retenir, de ne pas tout prendre, de lui en laisser. Mais elle la vida, comme, les autres. Et cela, jusqu’à la dernière goute de sang.
Un cris la fit sursauter et elle se retourna, du sang maculant ses lèvres. La belle fit une entaille dans le cou de sa victime pour estomper les traces de morsures et la déposa plus loin, dans des buissons, la camouflant. Un peu de sang coulait le long de son menton qu’elle essuya rageusement avant de se diriger vers la provenance du cris.
La vampire se déplaçait comme une ombre et se plaça derrière un arbre pour observer la jeune femme qui criait son désespoir. Elle rejeta la peur qui menaçait de l’envahir, faisant attention à afficher une aura discrète et assuré. C’était une vampire, peut être l’une de ceux qui la traquaient, la vampire semblait puissante et son aura laissait sentir que ce n'était pas une nouvelle née, bien au contraire. La femme devait être puissante, bien plus qu'elle. Si elle se révélait être une ennemie Amaryllis n'aurait aucune chance d'en sortir vivante. Elle finit par sortir de sa cachette, affichant un visage froid, impénétrable.

- Bonsoir, madame.

Se contenta-t-elle de dire, elle voulait savoir qui était cette femme et ce qu’elle voulait. Peut être était-elle une alliée du Comte Keisuke.
Le destin n’allait pas tarder à lui dire si elle était amie ou ennemie.


Dernière édition par Amaryllis Runaway le Lun 4 Mai - 17:50, édité 1 fois
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Fiora Hagane
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MessageSujet: Re: Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42] Lun 13 Oct - 9:25


La française savait qu'elle n'était pas la seule dans ce parc, elle ressentait une seconde aura vampirique, celle-ci ressemblait à celle de Xavier lors de ses premières années de sevrage, cette personne avait faim... et l'humaine qu'elle semblait avoir aperçue en entrant ne devait pas se douter de quelque chose. Malgré tout ces présences n'allaient pas l'empêcher de crier sa haine, si elle ne se retenait pas d'être franche devant quelques nobles, alors non loin de deux personnes à l'abri de tout et n'importe quoi.

Le goût de la solitude lui avait manqué, étrange paradoxe, elle qui aimait la solitude, cette forme de solitude ne lui avait pas manquée. La seule chose qu'elle aimait dans la solitude c'était le fait d'être libre un instant en sachant que le Protectorat pouvait se gérer seul quelques heures. Mais maintenant ce n'était plus le cas, sa colère mal maîtrisée, ses pulsions de gamine de cent ans n'aidait pas. La seule chose dont elle avait besoin c'était lui, son amant américain, cet homme qui pouvait se transformer aussi bien en loup qu'en chacal, cet homme qui lui avait sauvé la vie de plusieurs épées, balles et fouets recouvert d'argent... à présent il n'était plus là. La seule chose qu'elle désirait à présent, c'était Gérome, le retrouver, lui, mais il fallait se rendre à l'évidence, le but d'un désir c'est de savoir qu'il ne doit pas, et qu'il ne peut pas être satisfait pour rendre heureux la personne qui désir dans l'espoir d'avoir l'objet. Mais ici pour la quadricentenaire il n'y avait rien qui puisse vraiment la rendre heureuse, sinon l'avènement de sa haine à un pallier de satisfaction si élevé qu'elle n'aura plus rien à haïr.

Une disparition, c'était ce qui venait d'arriver à l'humaine présente dans le parc, et bien, la vampire semblait avoir bien faim pour vider cette jeune femme. Quel âge devait-elle avoir ? Environ cent ans ? Peu-être un peu moins ou un peu plus ? C'était difficile de juger sur une seule proie. Son sevrage à elle fut très difficile, heureusement qu'il y avait bon nombre d'anglais sur le sol français à cette époque pour boire à sa faim... peu-être que cette vampire avait besoin d'une tutrice ? Quoi que sa réflexion sur l'instant était plutôt idiote puisque le tuteur de Londres entier c'était le Comte par son statu de prince local, régional, national et mondial en vue de son âge. D'ailleurs, à quoi ressemblait l'ordre vampirique dans des pays plus pauvres, comme en Inde, ou encore l'Afrique noire et tropicale ? Fiora s'était perdue dans ses délires communs à l'enfant, ne faisant plus attention à l'aura qui s'approchait d'elle, en fait elle rêvait aux horizons d'Amérique du Sud. À quoi tout cela pouvait-il ressembler, les habitants, les coutumes, les règles, les droits et devoirs, avaient-ils une constitution comme celle en Angleterre ? Ces questions occupaient maintenant son esprit, elle ne s'était même pas rendue compte que la vampire était juste à côté d'elle un peu en retrait, mais encore plus étrange, c'est que durant ce court moment elle avait oubliée Gérome un court instant.

Une voix. On lui parlait et ce n'était pas son esprit, surprise qu'on la tire de sa rêverie la française avait eu un mouvement de tête très faible, relevant juste la tête pour voir devant elle qui lui parlait, hélas rien. Elle tourna la tête pour trouver dans son champ de vision une jeune femme, la première chose qu'elle remarqua furent ses cheveux, ils étaient d'un blond vénitien, une couleur qu'elle voyait que rarement, au moins cette petite demoiselle la surprenait par quelque chose peu commun.Une chose était certaine pour Fiora, si ses cheveux étaient de couleur chaude son visage était froid, un bref instant elle repensa à la Sibérie, la douceur des vents gelés sur sa peau. Mais bien vite elle se concentra à nouveau sur cette demoiselle. Par politesse elle retira son très haut de forme violet et jaune pour le poser à côté d'elle.

-Bonjour toi.

Oui elle la tutoyée déjà, après tout il n'y avait que le Comte qui pouvait se permettre de la forcer à la tutoyer et elle n'était extrêmement polie qu'en présence du Comte et de la reine si cela devait arriver. Dans un regard un peu plus pétillant qu'avant elle regarda les yeux bleus de son interlocutrice avant de regarder le sol d'un air désignatif.

-Assis-toi, tu ne vas pas rester debout alors que je suis assise et crois moi qu'ici l'herbe est assez tendre pour que le sol ne soit pas déplaisant au fessier d'un vampire. Elle fit une courte pause levant les yeux au ciel comme pour vérifier qu'il n'y est aucun sbire du Comte. C'est en baissant les yeux qu'elle se rendit compte que ce qu'elle faisait était idiot, elle reprit cependant la parole. Je présume que c'est le Comte qui t'envoie prendre de mes nouvelles ? Tu diras que la cheftaine du Protectorat Fiora Hagane va très bien et que la perte de son tireur d'élite ne l'affecte... p...pas énormément.

Elle avait balbutiée, une petite erreur qui pourrait la trahir, la perte de son tireur d'élite l'affectée beaucoup trop, elle sentait sa vue se brouiller quelques instants, elle sentait les larmes perlée sur le bord de ses yeux, pour une fois elle n'avait pas mis de maquillage sinon une couche de rouge à lèvre très vif, rien de bien aristocratique pour une noble comme elle, mais qu'est ce qu'elle en avait à faire, elle n'avait rien de marginal, mais les codes ce n'était juste pas pour elle, tout comme pour le reste de son équipe, qu'est-ce qu'il y avait de réglementaire dans une équipe constituée d'une ninja japonaise, un inquisiteur russe, un dompteur d'animaux sauvages égyptien, un vampire armurier dans un quartier mal famé de Londres ? La seule chose qui était raisonnable dans ce groupe c'était Xavier qui acceptait de jouer le jeu des codes sociaux et culturels. D'un geste rapide elle passa ses doigts sur ses yeux pour se les gratter et retirer l'eau amer de son corps. Sous aucun prétexte cette envoyée du Comte ne devait lui rapporter cet acte de faiblesse. Reprenant un peu d'aplomb elle finit par demander à la jeune femme.

-Sinon, même si je ne te verrai sûrement qu'une fois comme la plupart des sbires du Comte qui viennent me parler, comment tu t'appelles ?

Attendant sa réponse elle s'étirait légèrement les bras dénudés de tissu, sur son bras il était possible de voir son tatouage, un « Mugen » représenté en lettres capitales, le Néant, comme cela ce dit en japonais. Ses bras enfin satisfaits elle se remit confortablement contre le mur, dépliant une jambe de toute sa longueur et posant l'autre pliée sur la première pour éviter de laisser accessible à son interlocutrice les dessous de sa courte robe à bustier. Il était certain que sa tenue était bien particulière pour une noble.Mais soudainement une question lui arriva à l'esprit. Était-elle une sbire du Comte, car même si les sbires du Comte lui rendaient visite quand il le fallait depuis qu'elle était à Londres, c'était la première fois qu'on osait l'approcher, se poster même à proximité d'elle alors que son aura était d'une certaine lourdeur, il fallait avoir du courage pour engager de soi-même la conversation.

-Mais dis-moi mademoiselle. J'y pense seulement maintenant, es-tu une sbire du Comte au moins ? Car habituellement ils viennent, ils me saluent, me délivre le message pour repartir tout aussi sec. De plus, si, je ne trompe pas, les sbires du Comte qui ne sont pas sevrés n'ont pas le droit de servir. Et puisque j'ai cru comprendre que tu avais satisfaite une certaine soif, je me doute que tu n'es pas totalement sevrée, n'est-ce pas ?

Il n'y avait plus qu'à attendre les réponses de cette jeune femme, quels secrets pouvait-elle garder ? Et la française espérait ne plus voir son regard froid se poser sur elle, cela ne la gênée pas, mais elle préférée la chaleur à la froideur, surtout vu sa condition psychologique.
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Amaryllis Runaway
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MessageSujet: Re: Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42] Mer 22 Oct - 22:07

Encore, oui elle avait encore cédé à ses pulsions meurtrières, sanguinaires. Elles se faisaient de plus en plus vive, de plus en plus brutales et s’imposaient à elle prenant la maîtrise de ses actes. Cela la mettait hors d’elle. Tuer ne la dérangeait pas quand c’était pour la vengeance, ou des gens qui méritaient de mourir, mais vider de leurs essences vitales des pauvres filles comme celle qu’elle venait d’attaquer la rendait malade.
Cette jeune fille en plus la faisait un peu penser à sa petite sœur, ce qu’elle avait pu être mais qu’elle n’avait pas pu connaître.
Amaryllis regardait le corps avec mélancolie, son visage exsangue semblait être paisible, elle était belle et ne vivrait jamais plus. Parce qu’elle était faible et incapable de se contrôler.
La belle marquise s’accroupit et prit un couteau pour tracer de longues entailles sur son cou dans le but de cacher les marques de dents. Elle caressa une dernière fois le visage de la jolie jeune fille avant de la cacher dans des buissons et sous des branches d’arbres. Elle préférait être loin quand on découvrirait le corps.
En entrant dans le parc elle n’avait pas senti immédiatement la présence d’un autre vampire, même si maintenant elle trouvait l’aura presque écrasante.
La séduisante rousse avait un peu peur, elle craignait les siens mais ne souhaitait surtout pas le montrer.
La jeune femme aux yeux bleus s’était approché de celle qui avait poussé le cri, de longs cheveux noirs et de beaux yeux bleus. Elles avaient toutes deux le même âge physiquement, ou presque mais ce qui était certains c’est que plusieurs siècles les séparaient déjà.
La jeune marquise avisa alors sa tenue des plus singulière. Une robe lui arrivant mi-cuisse, s’était terriblement inconvenant pour une femme de dévoiler ainsi ses jambes, voir scandaleux. Autre chose de particulier, son chapeau. Amaryllis se méfia un peu plus de cette femme en voyant les armes qu’elle portait et elle s’éloigna un peu plus d’elle, gardant une certaine distance. Cela ne changerait strictement rien si cette femme décidait de l’attaquer.
La belle vampire arqua les sourcils en entendant sa première phrase. Elle la tutoyait. Amaryllis avait toujours respecté les convenances et même avec Ethan ils se vouvoyaient la plus part du temps pour témoigner du respect qu’ils se témoignaient mutuellement. Donc le fait que cette ancienne vampire se permette de la tutoyer malgré son jeune âge la ... perturbait.
Le visage de la séduisante rousse restait inexpressif et son regard restait froid, si on avait voulu les comparer à quelque chose cela aurait été au vent du nord, balayant les flocons de glaces à travers la steppe. Elle ne s’assied pas contrairement à ce qu’elle lui demandait, cela aurait été s’exposer et elle devenait méfiante.

- Je vous remercie madame, mais je n’ai nullement besoin de m’asseoir, ce serait inconvenant en la présence d’une vampire si puissante.

Lui dit-elle d’un ton respectueux en inclinant légèrement la tête. Elle respecta son silence. Avant de parler, mieux valait connaître un peu son interlocuteurs. Et il était primordiale de ne pas trop se dévoiler.
Amaryllis l’écoutait toujours avec attention mais resta une nouvelle fois silencieuse. Alors comme ca elle faisait parti du protectorat et en était même la chef. Cela l’inquiétait encore un peu plus. Elle savait très bien que le protectorat servait à protégeait les personnes importantes, donc ici la Reine Alexandrina Victoria première. Mais elle ne connaissait pas son rôle chez les vampires, elle semblait connaître le Comte Keisuke mais elle ne savait pas trop comment. Étaient-ils amis ? Si oui pouvait-elle lui faire confiance ? Mais quand on est ami on discute directement.
Ce qui choqua surtout la belle jeune femme aux yeux bleus c’était le balbutiement de la vampire. Elle mentait, cela l’avait affecté, même si elle ne connaissait pas le contexte. Malgré le fait qu’elle avait compris elle se garda bien de le dire à la chef du protectorat.
Elle analysa aussi son geste et entre ça et le cris elle comprit rapidement. Cette femme venait de vivre la même chose qu’elle, mais elle ne se confierait pas.
Amaryllis finit par s’asseoir lentement mais à distance raisonnable de la jeune femme et sourit en sentant l’herbe humide sous elle et le vent caresser son visage. Son chignons complexe laissait s’échapper quelques mèches folles que le vent faisait voleter à son gré.
La jeune femme cueillit une petite fleure bleu qui poussait et l’entortilla autour de ses doigts tout en l’écoutant, tentant de ne pas plonger dans sa mélancolie habituelle.
Malgré tout cela elle ne quittait pas la femme aux cheveux noirs des yeux tout en continuant de l’écouter.


- Mon nom n’a rien d’intéressant, mais puis-je vous demander le votre ?

Lui demanda-t-elle finalement. Elle préférait ne pas révéler son nom si elle était une alliée du Baron Bloodwood, cela aurait été inconscient et dangereux pour elle.
Cependant Amaryllis restait calme et sereine, elle chassait sa peur. En réalité la mort ne l’effrayait pas, peut être le retrouverait-elle un jour ? Mais avant elle voulait le venger, et faire souffrir cet homme comme il l’avait fait souffrir en tuant son époux. Le seul homme qu’elle avait aimé et le seul avec qui elle avait voulue passer l’éternité.
La belle marquise se figea en entendant sa remarque par rapport à son sevrage et elle passa sa main sur ses lèvres, il restait un peu de sang encore. Elle l’essuya, se retenant de ne pas le lécher.
Si elle continuait le Comte risquait de la faire exécuter avant même qu’elle ai pu lui demander sa protection, une vampire non sevré et seule était dangereux, surtout pour les aspirants de la Camarilla, elle même était indépendante mais aspirait quand même au fait que les vampires devaient se cacher et œuvrer dans l’ombre.
Elle se décida finalement à répondre.

- En effet je ne suis pas une des sbires du Comte Keisuke, je suis arrivé dans cette ville il y a quelques temps, je me demandais justement si il y avait une possibilité de le rencontrer.
Je suis une actrice et une cantatrice et travailler pour lui m’intéresserait.
Pour répondre à votre question, je ne peux cacher la réponse, j’ai en effet du mal à contrôler ma soif de temps à autre.
Je doute que vous ayez ce problème depuis maintenant de longues années.

Elle finit par lui sourire et murmura poliment.

- J’aime énormément votre chapeau.

C’était un mot gentil, qui permettait aussi de montrer qu’elle ne comptait pas se montrer agressive.
Soudainement son regard se voila et elle se figea. Elle se souvenait d'un chapeau qui volait dans les rues d'Edimbourg, un grand chapeau haut de forme, celui d'Ethan. Le chapeau voletait puis retomba, s'écrasant dans une flaque de boue.
La belle se mit à trembler et prit peur.
La jeune femme s'enfuit loin de la puissante vampire. Courant pendant plus d'une heure dans toute la ville pour qu'elle perde sa trace. La marquise s'enferma chez elle et tomba derrière la porte de sa chambre. Elle avait eu peur. Elle avait perdu le contrôle et se détestait pour ça.


[HRP/ Suite à "Théâtre obscur" /HRP]
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Manque, Mélancolie sont communes à toutes [Fiora/Amaryllis] [10/04/42]

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