L'Ombre de Londres
Bienvenue sur l'Ombre !

La capitale vit dans le chaos : les Vampires complotent toujours, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se révèlent, les Lycanthropes se regroupent et les Loups-Garous recommencent à tuer !

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...

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Seuil [25/06/42] [Comte Kei]

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Comte Keï
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Comte Keï
Nombre de messages : 1817
Date d'inscription : 01/11/2007
Race : Vampire
Classe sociale : Aristocrate
Emploi/loisirs : Lord / Comte de Scarborought / Metteur en scène
Age : 589 ans
Age (apparence) : 28 ans
Proie(s) : Les Humains (pour se nourrir), les Vampires (secret)
Secte : Indépendant
Clan : Ventrue
Lignée : Kyasid (les ombres)
Rang Pyramidal : Premier
Crédit Avatar : KH_CT
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MessageSujet: Seuil [25/06/42] [Comte Kei] Seuil [25/06/42] [Comte Kei] Icon_minitimeVen 10 Mai - 13:43

[HRP/ Suite de "Nouvelle Rage"./HRP]



Seuil

Comte Kei

"Au seuil d'une nouvelle existence,
Mon coeur palpite, saigne, balance :
Que dois-je faire face à la violence
De ces vils démons en transe ?"


Dans la salle de lecture
premier étage, aile Est
25 juin 1842.


Sous la pâle lueur de la lune gibbeuse, le grand marronnier du parc déployait son armature végétale tel un réseau de mains tendues vers leur destinée. Jirômaru songeait. Son esprit, emprunt de poésie nocturne, vagabondait entre les rameaux enchanteurs et les feuilles caduques hérissées de pointes. Son regard était celui d'un homme blessé, mortellement mélancolique.
Dans ses mains, un livre ouvert, abandonné sur son giron :
Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. Un classique. Délaissées, ses pages s'étaient tournées toutes seules sous l'effet de la pesanteur et de la petite brise qui entrait par la fenêtre ouverte. Les fins rideaux de soie caressaient les arrêtes de cuir de l'ouvrage, comme pour inciter son possesseur à ramener son attention sur le précieux objet.
Le Comte respirait l'air chaud de la nuit qui venait de tomber. Des centaines de fragrances flottaient en son sein. Les odeurs du jour demeuraient et le vieux Vampire les absorbait avec nostalgie. L'odeur du soleil, qu'il ne reverrait jamais. L'odeur du marché désormais fermé. L'odeur des pavés martelés par des milliers de souliers. Toute l'effervescence des vivants sous le ciel bleu. Tous ces instants perdus, interdits, bannis de son existence à lui...

Le livre tomba. Dans un bruit mat, il heurta le tapis chatoyant dont les couleurs avaient disparu au coeur de l'obscurité qui régnait dans la pièce. Jirômaru tourna lentement son visage d'albâtre et laissa son regard glisser sur l'objet au sol. Il s'était refermé et présentait son dos dénudé.
Le vide. Était-ce ce qui allait désormais le définir ? Le Comte se passa une main sur le visage en grognant et se pencha pour ramasser l'ouvrage. Il l'observa sans bouger durant quelques longues minutes, comme pris de vertige. Puis, il l'ouvrit. Le hasard, ou la fortune, voulut qu'il l'ouvre sur la première scène de l'acte III.


BOTTOM. — Sommes-nous tous rassemblés ?

QUINCE. — Oui, oui ; et voici une place admirable pour notre répétition. Ce gazon vert sera notre théâtre, ce buisson d’épines nos coulisses ; et nous allons jouer la pièce tout comme nous la jouerons devant le duc.

BOTTOM. — Pierre Quince !

QUINCE. — Que dis-tu, terrible Bottom ?

BOTTOM. — Il y a dans cette comédie de Pyrame et Thisbé des choses qui ne plairont jamais. D’abord, Pyrame doit tirer son épée et se tuer. Les dames ne supporteront jamais cela. Qu’avez-vous à répondre ?

SNOUT. — Par Notre-Dame, cela leur fera une peur affreuse.

STARVELING. — Je crois que nous ferons bien de laisser la tuerie de côté quand tout sera fini.


Jirômaru soupira et referma le livre. Son regard reprit le chemin du parc.

- "Les dames ne supporteront jamais cela", répéta-t-il dans un murmure à peine audible. "Je crois que nous ferons bien de laisser la tuerie de côté quand tout sera fini..."

Un étrange sourire fendit la comissure de ses lèvres. Oui, il aspirait à la paix. Mais pour cela, il avait encore beaucoup à faire...
Abandonnant définitivement la pièce de théâtre sur une petite table, le grand Vampire s'enfonça dans son fauteuil. Un coude posé sur l'accoudoir moelleux, la tête dans sa main, il se mit à faire le bilan de la situation.

Sa première pensée fut pour Sarah, la belle héritière des Spencer. Il s'attarda sur leurs amours tumultueuses. Elles avaient été le point de départ d'une série d'événements fâcheux qu'il n'aurait pas eu à affronter s'il avait poursuivi sa quête sans se soucier d'elle. Pourquoi avait-il jeté son dévolu sur cette humaine ? La jeune femme était certes d'une beauté incomparable à ses yeux, mais c'était également une chasseuse de Créatures de la Nuit et une magicienne. S'il l'avait ignorée ou tuée, tout aurait pu être différent. Au lieu de cela, il l'avait attaquée, puis désirée, enlevée et tour à tour aimée et rejetée. Elle-même n'avait su prendre de position claire vis à vis de son agresseur : elle l'avait fui, sauvé, blessé, réclamé, rejeté...Elle l'avait sans doute aimé aussi. Jirômaru se plaisait à le croire en tout cas.
Doucement, sa main vint frôler son sternum où une légère cicatrice demeurait depuis que la belle avait laissé échapper dans son col un pendentif d'argent. Il sourit faiblement. Décidément, leur relation était étrange. Il l'avait même demandée en mariage avant de la libérer de son emprise. Et elle, qui chassait les Vampires, lui avait récemment demandé de la transformer, de lui offrir la malédiction de l'immortalité pour pouvoir vivre à ses côtés. C'était à devenir fou !
Sa main glissa sur sa hanche puis son genou droit. D'autres blessures, qui ne disparaîtraient jamais, étaient encore l'oeuvre de la chasseuse. Elle lui avait tiré dessus à l'arme noire des Hunters. Oui, elle était allée jusque là. Combien avait-il souffert de ces coups de feu ! Mais plus encore de son geste...


- Tu as été bien cruelle toi aussi...fit-il dans un soupir.

Où était-elle en cet instant ? Sans doute dans son lit, prête à se laisser aller au doux sommeil offert par la nuit. Pensait-elle à lui, parfois, dans les ténèbres de sa nouvelle vie ? Maintenant qu'elle ne souffrait plus de son ombre, elle était écrasée par celle de son défunt père et par celle de Vincento.
Le Comte serra les dents. Avait-elle trouvé son message ? Il était urgent qu'elle comprenne le rôle que tenait son fils. Il fallait qu'elle se protège ! Comment pourrait-il l'aider davantage, alors que Vincento surveillait tous ses faits et gestes et qu'il prenait un malin plaisir à considérer la jeune femme comme un précieux otage ? Sarantuyaa, Sarah, les Sept...il avait tant de cartes dans sa main !


Et lui, que lui restait-il à jouer ?
Jirômaru réfléchit. Il passa en revue ses alliés sur Londres.


Sébastian Anglestone avait un statut ambiguë. Malgré leur pacte, il avait brillé par son absence au théâtre lors de l'attentat des Hunters. Depuis, il s'était excusé et avait fait profil bas. Que mijotait-il en cette heure ? Cela faisait bien des mois qu'il ne l'avait pas revu...Compter sur lui était impossible.

Fiora Hagane, membre du Protectorat, avait tout bonnement disparu. Elle aussi avait eu un statut ambiguë. D'après ses sources, elle s'était enfuie après avoir compris qu'il était au courant de ses désirs de trahison. Sage décision qui lui avait évité l'emmurement. Un jour, il la retrouverait, si cela lui était permis, et lui ferait la peau.

Quant à Glen O'Sulliwan, son dernier amant en date, il avait également quitté la ville. Mettant un terme à leurs liens privilégiés pour vaquer à ses occupations personnelles, il avait laissé une simple lettre derrière lui. Jirômaru ne lui en avait pas tenu rigueur et avait accepté de le perdre. Leur belle histoire s'était ainsi achevée aussi soudainement qu'elle avait commencé. Le mettre en danger était hors de question.

Wynn Leichenhalle, le violoncelliste, s'occupait de l'éducation d'une jeune consœur. Il était parti lui aussi pour l'éloigner de Londres où elle avait prévu de sévir dans les hautes strates. Inaccessible donc.

La duchesse de Mehring et miss Runaway n'avaient plus donné de nouvelles et Jirômaru ne les connaissait que trop peu pour pouvoir leur demander de l'aide. La belle lady Orlov, elle, était simplement venue se présenter à lui.

De son côté, Chastity Stephenson était cachée et il était inimaginable qu'elle participe à cette guerre. Elle portait son enfant, son dernier enfant biologique, et devait à tout prix éviter de croiser la route de Vincento. A ses côtés, Agniès veillait et l'aidait à travailler sur les Blood Tablett et la dégénérescence des Vampires. Arnoldo les accompagnait. Le petit calice avait été sauvé de peu lui aussi.

Ludwig et les autres calices étaient là et pouvaient l'aider à transmettre des messages. Mais leurs moyens étaient limités et leurs gorges bien trop tendre pour éviter les drames s'ils se faisaient prendre. Ludwig était le seul que Jirômaru employait encore pour contourner l'attention de Vincento, même s'il risquait sa précieuse vie.

Que restait-il donc des Sept ? Huymann, Salluste et Arath étaient morts, Maria était passée à l'ennemi, Agniès était cachée, Marco et Manouk étaient détenus sous l'Opéra. Autant dire rien.

Jirômaru pensa alors à ses domestiques et notamment Cécilia Porter qui avait été tuée par Vincento et ses acolytes, mais aussi à Elwood encore en convalescence suite à leur attaque. Le Comte fronça les sourcils : il les vengerait tous.

Ses pensées sautèrent d'idée en idée et finirent par toucher du doigt Elias Fortunato, son médecin personnel. Le pauvre homme avait désormais oublié tout lien qu'il avait pu avoir avec lui, Jirômaru ayant pris soin d'effacer sa mémoire lorsqu'ils avaient appris ensemble que Chastity était bel et bien enceinte. C'était trop tard pour revenir en arrière et lui demander de jouer un rôle dans cette histoire. Quant à Liam Cooper, ce médecin qu'il avait rencontré dans les bas-fonds, il ne l'avait jamais revu.

Avec dégout, le Comte finit par penser à la Sorcière qui lui avait rendu son bras droit. Il conservait de leur entrevue une marque en forme de croissant de lune sur l'épaule droite, symbole de sa soumission à ses exigences loufoques, symbole de sa perte de fertilité. Qui servait-elle réellement ? Pourquoi exiger un tel prix ? Elle faisait partie de ces étranges personnages qui hantaient Londres et échappaient à son contrôle.

Cette fois, il pensa au Conservateur. Alastor Drake était susceptible de l'aider mais sa volonté de demeurer détaché des affaires vampiriques le rendrait particulièrement pénible à convaincre. Et puis, il avait permis à Veneziano de s'enfuir...


- Veneziano...pouffa le Comte.

Les Hunters...Veneziano, Von Ravellow...D'étranges idées germaient dans son esprit. Dos au mur, acculé comme il ne l'avait jamais été, Jirômaru commençait à songer à des solutions extrêmes.

- Je deviens complètement fou...fit-il en se levant soudainement.

Debout face à la fenêtre ouverte, les mains jointes dans le dos, le grand Vampire scruta à nouveau le parc.

Les seules personnes qui lui avait fait du bien ces derniers temps étaient de simples Humains : Sir Charles Barry, l'Architecte et Katherine Thornes, l'actrice qui jouait sa Cléopâtre. Barry était un ami précieux qui lui écrivait souvent et Katherine l'avait beaucoup touché par sa douceur et son jeu. Seulement, même s'il avait déjà songé à mettre Barry dans la confidence, il doutait que cela n'altère leurs liens. Et puis, il ne voulait pas le mettre en danger. Vincento s'y intéressait déjà à cause des lettres qu'ils échangeaient. Quant à Katherine, il ne la connaissait pas réellement. Que pouvait-il espérer d'elle ?

Jirômaru soupira à nouveau et s'appuya contre le rebord de la fenêtre. Que faisaient les Sectes pendant ce temps-là ? Le Sabbat avait été décimé mais Jirômaru savait que certains de ses membres étaient restés cachés dans la capitale et ses alentours pour pouvoir revenir un jour les hanter. La Camarilla, elle, était apparemment divisée en deux factions : une qui suivait Crimson dans son désir de dominer Londres et de le surpasser, et une deuxième qui demeurait plus ou moins neutre et dont quelques membres avaient accepté sa domination. Y avait-il de l'espoir de ce côté-ci ? Peu. Mais il fallait creuser la chose...


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> Jirômaru Keisuke <

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MessageSujet: Re: Seuil [25/06/42] [Comte Kei] Seuil [25/06/42] [Comte Kei] Icon_minitimeLun 13 Mai - 21:08

Seuil

Comte Kei



Des pas dans le couloir. Pas de velours. Le Comte se détourna de la fenêtre et croisa les bras. Son regard fixa intensément la porte close. Quelques coups secs.

- Entre.

La poignée qui pivote sur son axe. Un visage familier.

- Permettez...

C'était Alphonse Oaken, l'un des domestiques. Il portait entre ses gants blancs un grand plateau oblong sur lequel tenait en équilibre un unique verre de cristal. Au creux de ses facettes, une lueur vermeille dansait.
Le Comte se réinstalla dans le fauteuil tapissé d'un brocart fleuri. Lentement, il tendit la main droite pour saisir le récipient que lui proposait humblement son confrère Vampire.


- C'est celui de miss Magdanel, fit l'homme aux cheveux d'ébène.

- Je l'ai senti de loin, répondit le Comte avant de tremper ses pâles lèvres dans le liquide encore chaud.

Alphonse observa son maître puis, voyant que ce dernier lui jetait un coup d'oeil par-dessus le cristal, il baissa les yeux. Jirômaru ne put s'empêcher de tiquer. Si Alphonse n'avait pas fait preuve d'impertinence quelques mois auparavant, il serait déjà promu membre des Sept pour remplacer Huysmann. Cependant, l'imbécile avait cru intéressant de laisser son aura l'écraser alors qu'il souffrait mortellement, et avait même osé s'opposer verbalement à lui. Il l'avait terriblement provoqué ce jour-là, presque défié dans son rôle de chef. Et ça...plus d'un aurait péri à sa place.

Arrivé à la moitié du verre, Jirômaru marqua une pause. Il croisa les jambes et obligea Alphonse à le regarder dans les yeux.


- Elwood va-t-il un peu mieux ? demanda-t-il doucement.

Alphonse parut gêné de croiser les iris grises de son maître. Il joignit ses deux mains et esquissa une courbette l'air navré.

- Monsieur Tempel et moi-même faisons tout pour que Monsieur notre majordome se rétablisse au plus vite. Mais...c'est un vieil homme et si ses blessures physiques sont déjà graves pour quelqu'un de son âge, ses blessures psychologiques nous inquiètent davantage...

Le Comte soupira. Il tenait beaucoup à ses domestiques et disciples. Elwood était un vieil Humain à son service depuis maintenant près de trente ans. C'était un homme à la main de fer dans un gant de velours. La crème des gentlemen, la bienséance même, un féru des règles les plus pointilleuses de la société anglaise. Procédurier, ferme, et néanmoins particulièrement paternel avec les domestiques placés sous ses ordres, il savait comme personne faire de la demeure un cadre d'exception. Sans lui, l'ensemble fonctionnait encore, évidemment, mais l'atmosphère des lieux, leur âme, disparaissait peu à peu.

- Faites au mieux.

- Bien sûr, Monseigneur.

Jirômaru vida sa coupe et l'abandonna sur le plateau que tenait toujours Alphonse.

- Maître...se risqua le domestique. Je pense que je dois vous informer...

Le Comte fronça les sourcils, soudainement inquiet de voir Alphonse aussi hésitant.

- Eh bien ? Parle ! grogna-t-il avec une pointe d'impatience.

Alphonse se permit de poser le plateau sur la table basse et de se rapprocher de son maître. Il jeta un regard vers la porte, comme pour être certain qu'ils étaient seuls, puis se mit à chuchoter :

- Miss Hamsfield va revenir au manoir dès demain.

Jirômaru sentit son coeur manquer un battement. La colère monta alors, sourde, brutale. L'idée de vengeance revint sinuer dans ses veines. Maria...Maria allait de nouveau se trouver à sa portée, Elle, la traîtresse à l'origine de toute cette grotesque mise en scène avec Vincento. C'était elle qui avait offert à l'infâme comploteur de le renverser et de prendre un malin plaisir à le tourmenter.

- Monsieur De Santis a ordonné qu'elle revienne pour l'assister ici dans ses affaires. Elle n'a pas pu refuser car il détient Monsieur Imker...

Un sourire presque sadique rendit la vie aux lèvres du Comte. Ah oui ? Elle savait donc ce que c'était que d'avoir les mains liées à cause d'un otage. Quel dommage pour elle...

- Il est prévu qu'elle reste dans l'aile Ouest, là où votre fils et ses...

- Ne l'appelle pas comme ça ! tonna soudain le Comte en se relevant.

Alphonse s'écrasa un peu sur lui-même et déglutit. Le grand Vampire lui faisait face. Il était tout près, trop près. Il pouvait même sentir ses longs cheveux d'argent lui caresser le bras.

- Je...Ou..Oui, Monseigneur. Je ne le ferai plus ! Pardonnez-moi ! fit-il dans un glapissement.

Le Comte se relâcha peu à peu et se laissa tomber de nouveau dans son fauteuil. Il avait senti la peur de son confrère et venait de comprendre qu'il avait quelque peu laissé échapper son aura. Alphonse mit une bonne dizaine de secondes à se sentir capable de continuer.

- Elle va s'installer où Monsieur De Santis et ses acolytes ont pris leurs quartiers.

Le Comte réfléchissait. Son regard s'était perdu dans le vide et ses doigts pianotaient sur les accoudoirs de son assise.

- Monsieur, prenez garde : vous venger d'elle, ici, serait...

- ...complètement idiot. Je le sais bien ! Je ne suis pas encore sénile au point d'accorder à ce misérable ce qu'il espère ! C'est un piège, un vulgaire piège ! Ce crétin veut me voir sortir de mes gonds, éliminer cette traîtresse, comme ça il pourra prendre cette excuse pour faire la peau à Sarah ! Je ne suis pas stupide, Alphonse.

Il ferait payer à cette garce en temps voulu. Pour l'heure, il allait la torturer autrement...

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