L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42]

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Azami Monoko
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MessageSujet: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Mer 25 Oct - 11:16

[HRP/ Suite du RP "Une rencontre improbable"/HRP]



L'Appât de l'Innocence




"Mon regard sur cette eau
glisse comme une main sur ta peau."


Sur le pont de Londres, la silhouette gracile d'une femme se dessinait à la lueur des lampadaires du soir. Appuyée sur la rambarde de fer, elle observait l'eau qui coulait sous ses pieds, sans se soucier de la pluie qui tombait maintenant sur elle avec intensité. Les passants étaient très rares et elle se plaisait à s'imaginer seule avec ce monde délavé qui l'enveloppait de sa tiède effervescence.
Azami rêvait. Son coeur dévorait cet instant précieux avec gourmandise. Qu'importait l'heure tardive ? Qu'importait la pluie ? Seule la vie de toutes ces petites choses qui l'environnaient à présent méritait son attention. Quel délice de suivre du regard l'éclat d'une goutte d'eau qui tombe du ciel pour rejoindre le fleuve ! Quelle joie d'écouter le son mélodieux d'une feuille qui glisse à sa surface pour s'enfuir loin de la ville ! L'été apportait avec lui son lot d'orages et de curiosités. La belle maquerelle adorait cette période au temps incertain.
Soudain, l'ombre d'une ombrelle épaisse et le crépitement de la pluie sur un tissu étanche la tira de ses songes. Lin Fin jeta un regard complice à sa maîtresse tandis qu'il hissait au-dessus de sa tête coiffée l'objet censé la protéger. Azami laissa ses yeux noisette trouver les siens et lui sourit de ses lèvres peintes.


- Tu as peur que je prenne froid, Lin ? demanda-t-elle d'un air amusé.

- Votre coiffure ne tiendra pas sous cette eau...répondit humblement le Chinois en baissant la tête, esquisse de courbette. Vous feriez mieux de vous réfugier dans l'Antre.

L'empoisonneuse soupira d'un air las et tendit la main pour prendre l'ombrelle aux teintes carmins. Son gardien la lui laissa sans broncher, même si en son fort intérieur il savait ce que cela signifiait. Il n'était pas d'accord sur le principe.

- Rentre te mettre à l'abri, Lin. Je souhaite rester seule un moment.

C'était un ordre. Le jeune homme grimaça un peu mais s'exécuta. Après une réelle courbette, il s'en fut sous la pluie pour se diriger vers le quartier chinois. Dire à sa maîtresse qu'il n'était pas prudent qu'elle demeure seule sur ce pont était inutile: lorsque la Divine avait une idée en tête, il était difficile de la lui ôter. Ainsi s'en fut-il sans demander son reste. Au moins avait-il réussi à offrir un peu de confort à la belle...

De nouveau seule, Azami replongea son regard dans la Tamise. Cette dernière était agitée par les milliers de gouttelettes qui tombaient du ciel. Sa surface, habituellement presque lisse, tressautait en tous sens. Ce chaos plaisait à la maquerelle. Elle rentrerait bientôt, mais pour l'heure elle désirait encore profiter de la douceur de cette pluie d'été. Il n'était que dix heures du soir et l'air demeurait encore tiède. Ce mois de juin s'annonçait pluvieux mais agréable.
La maquerelle passa sa main libre sur sa nuque et son décolleté apparent. Elle était trempée et peu couverte, mais elle ne ressentait guère le besoin de se réchauffer. Son kimono, sur deux couches aujourd'hui - une vert clair et une rouge carmin - était surmonté d'un grand manteau noir et brodé d'or sur l'extrémité des manches. La soie était du plus bel effet mais elle n'attirait pas les regards, surtout sous ce ciel sombre qui donnait une teinte grise à toutes les couleurs.
D'un geste doux, Azami vérifia que ses deux longs pics à cheveux étaient toujours à leur place. Lin avait raison: sa coiffure était en train de se défaire. Déjà, quelques mèches dépassaient de son chignon pour venir caresser l'arrière de ses oreilles et la base de son cou. Partant d'un petit rire cristallin, la Chinoise abandonna l'idée de refaire le tout. Le naturel ne possédait-il pas aussi ses charmes ?


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Ven 27 Oct - 23:25

[HRP/ Après "Homonculus, humain, ennemies, amies." /HRP]

Quand l'eau tombe sur le sol, ce n'est pas un bon moment pour sortir. Et pourtant, c'est souvent quand il pleuvait, qu'Adrian sortait, appréciant le calme de la tempête battante dehors.
Malgré sa nature, disons, "peu conventionnelle", Adrian aimait les plaisirs simples. Et quoi de mieux, que de sortir dehors alors qu'il pleut? Cette douceur de l'eau coulant sur la joue, et ces petits mystères de l'être humains, fascine Adrian. Que l'eau est belle, surtout quand il pleut.

Et que le vent qui souffle sur la tamise, étant pourtant un vent qui pourrait signifier une tempête, bien qu'elle puisse signifier juste une brise de l'été, une brise chaude et rassurante. "Faux" Homonculus aimant quand même la vie simple.

Et quel vie. Une vie de traque, en étant à la fois chasseur et proie. Mais il fallait qu'il anéantisse ce monde.Corrompu, impur, et pauvre. Il devait se venger, se venger de son enfance trop facilement enlevé, par ce -osons le dire- salaud de Declan. Cet homme fourbe, làche et manipulateur, qui même l'alcool, et les dames, ne faisait point oublier les douleurs des coups de Declan.

Soudain, sur le pont, il vit... Une magnifique jeune femme, venant surement du côté chinois de Londres. Vu ses vêtements, elle n'était pas trop pauvre. Et, -merci Dieu pour ce "cadeau"-
mais l'Innocence qu'il a reçu en étant homonculus, lui permettait beaucoup d'aide pour, dragué les jeunes femmes, mais pas dans le cas présent. Là vu que la jeune femme semblait riche, Adrian se dit... Qu'aller demander deux trois piècettes, n'était pas de refus.

Il s'approcha donc de la jeune femme, main devant lui, et dit d'une voix, calibrant la beauté innocente et le besoin, dit :


-Excusez moi, Milady, mais auriez vous deux ou trois pièces à donné à un pauvre Orphelin?

Il dit cela d'un ton, presque larmoyant. Il n'avait plus qu'à espéré.


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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Jeu 2 Nov - 13:38




L'Appât de l'Innocence




"Charité n'est pas pitié
Surtout si elle est intéressée."


Sous son ombrelle rouge, Azami rêvassait depuis près d'une demi-heure lorsqu'elle entendit des pas venir dans sa direction. Avec la pluie qui tombait, elle ne les avait entendus que très tardivement. Cela faisait un moment qu'aucun passant n'avait traversé le pont sur lequel elle se trouvait. Pourtant, son coeur demeura en paix. Nul frisson ne vint parcourir son échine, nulle alarme ne poussa ses sens à se crisper. Ce n'était certainement qu'un retardataire qui rentrait chez lui après avoir bu quelques pintes dans un des bauges de la ville. Elle se trouvait sur un pont, un espace restreint qui obligeait les gens à se croiser. Même s'il était déjà dix heures passées et que le temps rendait l'atmosphère plus mystérieuse qu'à l’accoutumé, il n'y avait pas de raison de paniquer.
La maquerelle ne daigna même pas regarder dans sa direction. Ses yeux noisette restèrent figés sur l'onde agité du fleuve qui clapotait en contre-bas. L'air commençait à se rafraîchir, mais il faisait encore bon. Elle comptait continuer d'observer l'eau jusqu'à ce qu'elle s'en lasse. Lin Fin lui avait fourni de quoi s'abriter, aussi avait-elle tout le loisir de demeurer-là, sans se soucier du temps qui passait ou des inconnus qui rejoignaient l'autre côté de la berge.

Mais lorsque les pas s'arrêtèrent près d'elle, la belle Chinoise ne put ignorer plus longtemps celui qui venait de briser la mélodie de l'orage qu'elle écoutait. Doucement, son regard quitta la Tamise pour tomber sur le jeune homme qui se présentait à elle les mains en avant. C'était un gamin qui ne devait pas avoir seize ans. Ses cheveux sombres en bataille dégouttaient d'eau de pluie et ses vêtements étaient littéralement trempés. Son regard, profond et glacé, brillait d'une lueur animale. Cependant, quelque chose lui donnait un aspect touchant. Était-ce cette expression timide qu'il affichait comme s'il n'avait osé venir lui parler qu'après maints efforts, ou cette petite moue attristée qui pinçait ses jeunes lèvres, qui lui donnait ce côté incroyablement innocent et fragile ? Azami n'aurait su le dire mais ses propres lèvres se fendirent d'un sourire tendre aussitôt que ses yeux touchèrent les siens.
Le jeune garçon lui réclama alors d'une voix claire et pourtant presque larmoyante si elle n'avait pas quelque argent à lui donner pour sa subsistance. Il se disait orphelin. La belle maquerelle considéra un instant le petit bout d'homme qui se tenait devant elle. Son instinct maternel n'avait jamais été très développé, surtout pour les garçons, mais une étrange force la poussa à lui accorder non seulement son attention mais aussi sa charité. Elle s'approcha un peu de lui, de façon à ce que son ombrelle puisse les couvrir tous les deux et lui sourit.


- Que fais-tu donc dehors à une telle heure mon jeune ami ? demanda-t-elle avec douceur. Il pleut...Tu devrais être à l'abri.

L'empoisonneuse glissa sa main libre dans la manche droite de son kimono et y fouilla un instant. Elle en ressortit bientôt une petite bourse rouge, liée d'un ruban de soie à franges et à perles. Elle ouvrit la-dite bourse, y prit quelques pièces et la rangea avant de tendre sa main au garçon.

- Tiens...J'espère que tu en feras bon usage.

C'était une paire de pièces qui constituaient au total 6 pence [équivalent de 10€ aujourd'hui]. Azami poussa le jeune garçon à prendre les pièces et se redressa. Elle jeta un coup d'oeil alentour, d'un air légèrement sombre, et ramena son regard sur sa rencontre.

- Es-tu réellement seul ? Tu n'as nulle part où aller ? Dis-moi...demanda-t-elle en soupirant. Quel est ton nom ? Moi tu peux m'appeler Azami. Quel âge as-tu ?

La maquerelle agissait de bon coeur, notamment à cause des pouvoirs du petit Homonculus, dont elle n'avait évidemment absolument pas conscience, mais son coeur demeurait ce qu'il était: déjà, elle commençait à se demander quel usage elle pourrait avoir d'un jeune garçon tel que lui dans son antre...


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Jeu 2 Nov - 14:38

Plus il avançait, plus la jeune femme se mit à le regardé. Quel chance, la dame l'avait à peine vu, qu'un sourire touchant traversait les lèvres de la jeune dame asiatique. Elle était belle, ça oui. Mais lui, était magnifiquement innocent, ce qui aidait énormément quand il devait rencontré des potentiels hommes, -et femmes- de charité. La pluie battait le sol, et la dame et son ombrelle était protégé. Heureusement, Adrian ne l'était pas. La pluie le mettait en valeur, montrant sa tristesse à un état pur.

Que fais-tu donc dehors à une telle heure, mon jeune ami? Il pleut... Tu devrais être à l'abri.

Et cela, mesdames, et messieurs, cela, c'est un peu comme un bouchon de canne à pèche qui tombe. Cela signifie que le poisson est attrapé. Nous arrivons donc au moment le plus délicat. Il faut  remonté le poisson, sans lui faire peur, sans lui faire mal. Délicat, n'est il pas ?

-J'étais au travail, milady, je rentrais chez moi, à l'autre bout de la ville...

La dame sortit une petite bourse rouge, ornée de perle. Boudiou, que c'est beau! Cela devait valoir bien plus que le contenu de la bourse en elle même. Il en était quasiment sûr. Ah, quel chance ont les riches... Pouvoir se permettre cela, c'est beau non ? Elle sortit 6 pence, qu'elle mit dans la main du jeune éphèbe. 6 pences! C'est bien plus que ce qu'il espérait! La joie. La dame lui demanda d'en faire bonne usage.

-Je vous le promets mylady! Merci infiniment!

Quel joie! Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu autant d'argent avec une simple demande de charité! La jeune femme continua de lui parlé. Elle donna son prénom, Azami, -Fort joli par ailleurs. Il ne connaissait que très peu de personnes du quartier chinois, et madame Azami était la première qu'il croisait- et demanda celui d'Adrian. Elle demanda aussi son âge, et si il étais vraiment seul. Adrian était ravi, intérieurement. Si elle s'occupait de lui, c'est peut être car elle pouvait donné encore plus d'argent, mais voulait savoir si il en avait vraiment besoin.

-Oui Madame Azami, je suis seul. J'habite dans un petit appartement, près de l'orphelinat. Le loyer est cher, mais c'est le moins cher que j'ai pus trouvé. Avant j'étais à l'orphelinat, mais, j'ai été viré un jour... Il fit couler une -fausse, évidemment- larmes, puis continua. La dernière fois qu'il avait pleuré sincèrement, c'était face à Véronica. Il eut une petite pensée pour la jeune alchimiste, en espérant que tout allait bien pour elle.  

-Je me nomme Adrian Foster, et j'ai 17 ans. On me dit souvent que j'ai l'air plus jeune, héhé. J'ai un travail, il est dur un peu, mais bon, j'essaye d'être heureux... dit il avec un sourire forcé. Enfin, faussement forcé. C'était un bon comédien.

Il s'en voulait de mentir à une aussi gentille dame. Il avait bien évidemment en vérité 25 ans. Mais bon, même en s'en voulant, il avait besoin d'argent, et il savait, -d'expérience- que si il parlait de sa vie, elle allait peut être rajouté deux trois piécettes avec de la chance. Quel joie !
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Ven 17 Nov - 10:17




L'Appât de l'Innocence



"La valeur du vice, en ton coeur se glisse"


En temps normal, Azami aurait toisé de haut le garçon qui venait de se présenter à elle pour obtenir quelques piécettes. Ce n'était pas une femme de coeur, surtout avec la gente masculine, et même si elle était connue pour recueillir les plus démunis pour en faire ses hommes de mains, ou pour constituer ses "filles" de débauche, elle n'acceptait pas n'importe qui sous son aile. Un miséreux, trop jeune pour la protéger ou pour s'occuper d'autre chose que du ménage, ne l'intéressait pas. Cependant, à cause de son air triste et de son regard timide, ce garçon l'interpella. Elle consentit à lui laisser 6 pence dans les mains et à lui poser quelques questions, pour connaitre son nom, son âge et sa situation. Sans qu'elle ne le sente, quelque chose la poussait à s'y intéresser.
Le garçon se présenta comme un orphelin sans le sou, avec un toit trop cher à payer pour ses petits deniers. Il semblait poli, à défaut d'être aisé, et il se présenta humblement à la maquerelle. Cette dernière le considéra de longues secondes sans rien dire. Elle l'écouta et le jugea, oubliant la pluie qui tombait sur son ombrelle rouge au-dessus de leurs deux têtes réunies. Au bout d'un moment, elle reprit:


- Enchantée Adrian. Ah oui ? Tu as 17 ans ? Tu fais en effet plus jeune...fit-elle en souriant. Mais tu sais, c'est une bonne chose: il vaut mieux paraître plus jeune que plus vieux. Tu as bien le temps de vieillir...

Azami réfléchit un peu. Adrian était plus vieux que ce qu'elle avait cru au départ. C'était une excellente chose pour ses affaires: à 17 ans, ce n'était plus un enfant. Elle aurait moins de vergogne à le charmer et à l'utiliser. Ainsi, elle passa en revue les multiples possibilités qu'elle avait d'utiliser son nouveau compagnon. Il pouvait servir dans l'Antre ou faire le ménage. Il pouvait également demeurer dans son quotidien et lui servir de messager ou d'informateur. Un adolescent passe toujours plus inaperçu qu'un homme dans les marchés et les ruelles obscures...Mais la maquerelle ne le connaissait pas encore bien. Elle devait en savoir plus avant de tenter de l'intégrer dans ses petites combines.

- Tu m'as dit que tu avais un travail très difficile...Quel est-il ? Tu ne peux pas en changer ? demanda-t-elle innocemment. Si ton travail ne te permet pas de vivre, pourquoi le garder ? D'autres personnes peuvent t'employer, tu ne crois pas ?

L'empoisonneuse lui sourit derechef. Elle avait l'air bienveillant mais il était évident qu'elle avait dans l'esprit de le pousser à dire qu'il serait sans doute mieux ailleurs. Son timbre de voix ne trompait pas: elle avait quelques idées pour lui.

- Que dirais-tu d'en discuter autour d'un verre ? Le pub, là-bas, est chaleureux, fit-elle en désignant du menton un petit bar sur la berge ouest dont les fenêtres brillaient au travers du rideau de pluie. Evidemment, c'est moi qui paye. Alors, qu'en dis-tu ?

La belle chinoise posa une de ses élégantes mains sur l'épaule du garçon et le pressa un peu en le poussant vers la berge. Il ne pouvait guère refuser une telle offre. S'il était réellement dans le besoin, c'était pour lui l'occasion de boire gratuitement.

- Tu es trempé...Cela te permettra de te réchauffer. Allons, viens ! Nous pourrons nous asseoir pour discuter plus à notre aise.

La maquerelle insista à plusieurs reprises et dirigea le garçon pour le faire entrer dans le pub. Lorsqu'ils entrèrent, Azami replia son ombrelle trempée et passa devant. Quelques regards tombèrent sur eux mais aucun ne s'attarda. Le patron du bauge jeta un coup d'oeil à Azami et murmura quelques mots à l'une de ses serveuses. De toute évidence, il connaissait la chinoise.
Azami indiqua à Adrian une petite table dans un coin. Elle était soudée à un mur et encadré de deux bancs molletonnés, quoiqu'un peu abîmés sur les angles. Installant le garçon en face d'elle, elle s'assied à son tour, posa son ombrelle contre le mur adjacent et soupira.


- Tu vois ? Nous serons bien ici. Il y a peu de monde. Et puis, la cheminée n'est pas loin, ça va te faire du bien.

La maquerelle enleva son manteau noir, révélant son kimono rouge brodé de motifs de carpes blanches. Quelques badauds l'observèrent en coin, les yeux pétillants d'envie. On connaissait Azami depuis Chinatown jusque Covent Garden pour ses charmes et ses filles. Nombreux étaient ceux qui rêvaient de passer une nuit dans l'Antre des Ange qu'elle tenait d'une main de fer. Malheureusement, il fallait un peu d'argent pour accéder aux plaisirs cachés de ce lieu de débauche. L'Antre n'était pas qu'un vulgaire cabaret, c'était la plus raffinée des fumeries d'opium de l'Angleterre...
Plongeant ses yeux noisette dans ceux d'Adrian, la chinoise lui sourit une nouvelle fois. Elle s'assura qu'il était à l'aise et leva la main pour que la serveuse vienne à eux. La jeune femme était déjà presque à leur hauteur, aussi sa venue fut-elle très rapide.


- Un verre d’absinthe pour moi, s'il vous plaît. Commanda-t-elle avec politesse. Puis elle invita Adrian à faire de même. Commande ce que tu veux. Tu as faim peut-être ? N'hésite pas. Ce soir, c'est moi qui paye.


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Ven 24 Nov - 16:00

Adrian écoutait patiemment la jeune dame. Il attendait l'argent en plus. Soudain, Azami parla de la vieillesse, et que mieux valait paraitre trop jeune que trop vieux. D'un coup, les traits d'Adrian changea du tout au tout. Pendant une seconde, une minuscule seconde, il parut dans une colère, sourde. Soudain, il se rappela, que, ben, euh... C'pas comme ça qu'il allait gagner deux trois pièces en plus, alors d'un coup, il fit "détendre" son visage, pour lui redonner son air angélique.

Soudain, elle lui demanda pourquoi son travail était difficile, et pourquoi il n'en changerait pas.
Adrian entendit d'un coup le sous entendu. Elle s'intéressait à lui. Qu'est ce qu'il allait bien pouvoir dire?


-Je suis serveur, dans un petit pub, appelé le Dark Crow. C'est pas que c'est dur, c'est même plutôt simple, c'est juste que, niveau finance, on est vraiment juste.

Adrian sourit paisiblement. Quand Azami lui proposa d'aller manger, Adrian ne souriait plus.

-Oh non madame! Je ne veux surtout pas dérangé!

Pourtant, elle lui demanda de le suivre, ce qu'il fit. La nourriture gratuite est la nourriture gratuite. Il entra, et pendant que la demoiselle se prit un verre d'absinthe, lui, fit ce qu'il avait toujours fait le mieux. Il observa. Et à ce moment, il remarqua que quand il était entré,
tout le monde avait une sorte de stupeur. La dame n'était pas n'importe qui. Il devait jouer en conséquence.


-Un verre de lait et un morceau de pain, s'il vous plait. Dit il d'une voix tremblotante, faisnt semblant d'être stressé.
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Dim 17 Déc - 19:36




L'Appât de l'Innocence



"Bois ce breuvage, deviens mon complice."


Enfin installée à l'abri, Azami put apprécier la chaleur de l'âtre qui brûlait dans le pub qu'elle avait choisi et réaliser qu'elle avait en effet manqué de prendre froid sans s'en rendre compte. Finalement, Lin Finn avait raison. Jetant un coup d'oeil à son ombrelle détrempée qu'elle avait posée le long du mur, elle sourit en songeant à son homme de main. Décidément, il était aux petits soins avec elle. Un jour, sans doute trouverait-elle le temps de lui accorder un peu plus d'importance, ou du moins de reconnaissance.
Inspectant de ses yeux noisette son environnement, la chinoise profita de ce qu'elle avait ôté son manteau noir pour réajuster les pans de son kimono rouge à carpes blanches. Son col était un peu défait et on apercevait la seconde couche, verte pomme, un peu trop à son goût. Assurée que les deux kimonos se superposaient désormais avec élégance, elle entreprit de refaire en partie sa coiffure élaborée. Elle maintint ses cheveux d'une main et enleva l'un de ses deux grands pics à cheveux de l'autre. Puis, d'un geste dans lequel l'on sentait l'habitude autant que la maîtrise de la technique, elle replaça l'objet étincelant. Puis, elle fit de même avec le second. Les deux pics n'étaient pas exactement semblables. L'un était plus foncé que l'autre et le motif qui pendait au bout était plus compliqué.
Tout en se recoiffant, Azami observa le jeune Adrian qui se trouvait en face d'elle. Il semblait avoir perdu son sourire. Était-il gêné à ce point qu'elle l'invite à boire et à manger à ses frais ou avait-elle interrompu avec trop d'insistance sa petite ronde nocturne habituelle ? Peut-être qu'il avait ici des ennemis susceptibles de l'agresser ? Qu'en savait-elle ? En tous cas, il ne semblait décidément pas à son aise. Elle se souvint des dernières paroles qu'ils avaient échangées dehors, au sujet de l'âge et de son métier. Il lui avait dit qu'il travaillait dans l'auberge du Dark Crow, en tant que serveur, et qu'il était simplement mal payé. La Chinoise n'avait guère rebondit sur cette information. Elle connaissait cette auberge, pour y avoir séjourné à plusieurs reprises, et elle ne se souvenait pas de l'avoir déjà croisé. Remarque, cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle n'avait pas mis les pieds dans cet établissement. Sans doute ses propriétaires avaient-ils changé de personnel depuis le temps.


- L'auberge où tu travaille a plutôt bonne réputation. Cela m'étonne que les propriétaires ne payent pas assez leurs serveurs au point qu'ils se retrouvent dans la rue
à demander quelques pence,
fit-elle soudain en grimaçant. Peut-être que tu pourrais leur demander une petite augmentation ? Mais si tu es là depuis peu, ce n'est peut-être qu'une simple question de temps avant qu'ils ne te reconnaisse à ta juste valeur.

Azami tentait de faire la conversation et d'en savoir un peu plus sur cette histoire de paye. Mais en réalité, cela ne l'intéressait pas du tout. Elle, ce qu'elle souhaitait, c'était découvrir s'il pouvait lui être utile ou non. Elle désirait connaître un peu ses compétences et l'évaluait, discrètement, afin de déterminer s'il valait la peine qu'elle s'y intéresse ou pas. Peut-être qu'elle pourrait l'engager dans l'Antre et y gagner tout en améliorant sa condition du même coup. Après tout, un petit gars de 17 ans pouvait s'avérer un véritable atout face au gang de la Carpe Dorée. Il pourrait lui servir d'espion par exemple, ou se prostituer pour les nobles les plus affamé(e)s de la capitale.
Alors qu'elle le jugeait du regard, la serveuse revint avec son absinthe ainsi que le verre de lait et le pain qu'avait demandé le jeune homme. Azami la remercia et se mit à verser son alcool sur un sucre posé sur sa cuillère brillante. Habile, elle n'en fit pas tomber une goutte.


- Vas-y, mange. Ne te sens pas gêné. Je suis assez aisée pour t'offrir plus que ça. Si tu désires autre chose, n'hésite pas, dit-elle en lui souriant aimablement.

Son regard s'attarda sur le verre de lait qu'Adrian pouvait saisir devant lui. Elle était un peu déçue de le voir commander une boisson aussi infantile. Elle avait en effet espéré en secret qu'il en profite pour boire de l'alcool à outrance. Ainsi, il aurait été plus facile à manipuler et à faire parler...Quel dommage !

- Veux-tu goûter mon absinthe ? demanda-t-elle en levant son verre entre eux. Ses yeux brillèrent d'une lueur amusée. Allons, tu ne fais donc jamais la fête ?

La belle chinoise se pencha un peu en avant et saisit doucement une de ses mains dans la sienne. Puis, avec un geste tendre, elle glissa son verre dans sa paume et le poussa à lever le coude.

- Allez, goûte. Dis-moi ce que tu en penses.

La maquerelle insista jusqu'à ce qu'il porte le liquide à ses lèvres. Son regard, embrasé, le détailla un peu plus. Adrian était beau garçon. Il lui manquait quelques années pour qu'il lui plaise réellement, mais il fallait bien admettre qu'une fois au sec et à la lueur des lanternes, il paraissait moins fade que dehors sous la pluie. Ses cheveux remontaient le long de son visage au teint crayeux en boucles parfaites et sa bouche se dessinait avec grâce. Azami songea qu'avec une belle chemise ce garçon pourrait prendre des allures d'homme, voire d'amant.

- Alors ? Tu aimes ?

La Chinoise récupéra son verre et lui sourit.

- Dis-moi, tu as des amis à l'auberge où tu travailles ? Une petite amie ?


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Mer 3 Jan - 14:21

La chaleur de cette auberge était réconfortante. Étrangement, même si au départ, Adrian pensait qu'a pouvoir manger un morceau, il ne put détacher le regard de la jeune femme. Qui était elle vraiment? Adrian commença à réfléchir à nouveau. Dans cette sombre ville qu'est Londres, rien n'est gratuit, et même si les prix sont malhonnêtes, ils ne sont pas discutable. cette jeune femme, nommée Azami, avait peut être un sourire rouge, et des magnifiques yeux marrons, mais elle n'en était pas moins louche, car la beauté, dans ce monde, rime avec cruauté. Qui était elle.

La serveuse revint avec l'absinthe et le verre de lait. Le lait rend fort. C'est une des raisons pour laquelle il en buvait souvent. Soudait, la jeune femme lui posa une question à propos de l'argent qu'il gagnait. Elle avait tant de compassion, que cela en était presque écoeurant. Qui était elle? Adrian commença a réfléchir. Encore et toujours, son intellect était une des rares choses qui lui servaient encore. Qui était elle? Pas une simple tueuse dans les rues noires de Londres, mais une riche, une riche héritière, voleuse, ça il en savait rien. Qui était elle?

Il but une gorgée de son lait. C'était doux. Simple question, étrange, mais un air de tristesse passa sur la bouche de la jeune femme.


Oh non Madame, j'ai déjà eu une augmentation le mois dernier, je ne peux en demander tous les mois! Et j'espère qu'on me reconnait à ma valeur!

Soudain, la jeune femme lui proposa de boire dans son verre. Adrian rougit. Il avait déjà essayé, mais à cause de son corps juvénile, il ne tenait pas vraiment bien l'alcool. Ce n'était qu'un enfant, de corps en tout cas. Elle le força et Adrian rougit de plus belle. Après deux gorgées de cette liqueur, une rougeur caractéristique de la chaleur, et son cerveau tournait un peu. "Ah non" pensa t-il. Il ne faut pas que je sois ivre.

Soudain, la jeune femme lui demanda si elle avait des petites amies, ou des amis.


Je suis seul, Madame. Seule au monde... dit il en versant une larme, sans faire exprès. Vraiment, il ne tenait pas l'alcool... Mais que se passait il dans sa tête ? Il n’aimait pas être ainsi, pleurant sur son sort. Il se dégoutait.

Je suis désolé… Je ne sais pas ce qu’il m’as prit… Je… Excusez moi, Madame Azami…
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Dim 7 Jan - 21:07




L'Appât de l'Innocence



"Viens mon enfant, tu es presque grand."


Azami dévisageait Adrian avec intensité. Elle analysait chacun de ses mouvements faciaux, chacune de ses expressions, afin de tenter de le cerner. Il n'était pas évident à comprendre. C'était un jeune homme, à visage d'enfant, un égaré, qui paraissait miteux et pourtant non pas dénué de talent. Il disait qu'il servait dans une auberge et qu'il était plutôt satisfait de sa paye, et pourtant il mendiait dans la rue. C'était relativement contradictoire. Fallait-il seulement le croire ? Azami commençait à le trouver plus étrange qu'intriguant. Qu'allait-elle pouvoir en faire ? Avait-il réellement le potentiel de la servir ?

- Une augmentation ? Bien...bien...fit-elle un peu laconiquement.

Le jeune éphèbe but un peu d'absinthe dans le verre qu'elle lui tendit. La Chinoise l'y força presque puis elle l'observa davantage. Elle s'attendait à ce qu'il lui donne son avis sur le liquide brûlant qui reposait encore sur ses lèvres lorsqu'elle le reprit, mais rien, pas la moindre réaction, pas la moindre réponse à ses questions. Adrian resta muet. Il avait un peu rougi, certes, mais il n'avait pas non plus grimacé en buvant. Était-il habitué à ce genre de boisson ? Après tout il travaillait au service dans une auberge. Décidément, il était étrange. Il buvait son lait, comme un enfant, mais il manquait d'émotions.

Soudain, alors qu'elle songeait qu'Adrian avait peut-être subi un traumatisme qui le torturait encore et l'empêchait de s'exprimer librement, le jeune homme se mit à pleurer. Qu'avait-elle donc dit qui puisse provoquer chez lui un tel élan ?
Azami se pencha en avant, l'air attristée, et tendit une main vers celles d'Adrian. Elle l'interrogea du regard et l'éphèbe s'excusa platement, à plusieurs reprises, pour son attitude. Il lui avoua qu'il était seul, "seul au monde". Il semblait en souffrir réellement.


- Oh ! Je suis navrée si ma question t'a autant remué ! fit-elle en grimaçant. Sa main entra en contact avec une des siennes et elle serra ses doigts autour des siens avec un peu de force, marque de tendresse. Tu n'es pas seul, voyons. Regarde: ce soir, je suis là. Nous sommes en train de boire ensemble, de discuter ensemble, de nous réchauffer l'un l'autre.

La maquerelle pressa encore les mains du jeune homme et ses grands yeux noisette fixèrent les siens. Un instant d'hésitation traversa son regard. Quelle suite donner à cet entretien ? Ne valait-il pas mieux le laisser rentrer chez lui et mettre un terme à cette soirée ? Ou pouvait-elle lui trouver une utilité dans l'Antre et l'emmener avec elle ?
Son regard dévia et passa sur ses épaules, son torse et ses mains. Il était bien bâti pour son âge. Même s'il était un peu fin à son goût, elle le trouvait charmant. Avait-elle envie de lui ? Non. Pas vraiment. Mais la perspective de l'initier, ou de lui donner tout simplement un peu de chaleur, commençait véritablement à devenir attrayante. Après tout, elle avait déjà tout vu, tout vécu.


- Dis-moi...Suis-je à ton goût ? demanda-t-elle en lui souriant. Me trouves-tu trop vieille ou serais-je susceptible de te plaire ?

Sa main laissa ses doigts entrelacer les siens, à la manière des amants. Elle passa sa langue sur ses lèvres et soupira doucement en détendant ses épaules dans son kimono rouge. Langoureuse, elle étendit ses jambes sous la table et ses pieds entrèrent en contact avec ceux d'Adrian. Elle enserra une de ses jambes entre les siennes et fit pression: cette fois, ses intentions furent des plus claires.


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Mer 10 Jan - 12:56

Pendant qu'il parlait de son augmentation, la dame l'écoutait, gentiment. Mais qui était elle?
Elle semblait le dévisager, le juger. Elle avait l'air presque... Sans faille? Son teint asiatique la rendait encore plus intrigante. Etrange de penser à ça.

Après avoir pleuré, la jeune femme lui prit la main. Elle lui parla, doucement, pour le réconforté.
Elle serra doucement ses doigts et dit :
Tu n'es pas seul, voyons. Regarde: ce soir, je suis là. Nous sommes en train de boire ensemble, de discuter ensemble, de nous réchauffer l'un l'autre. Elle avait beaucoup accentué sur le "Ensemble" ainsi que sur le "L'un L'autre". Adrian la trouvait adorable. Elle était si gentille... Si il n'avait pas déjà les larmes au yeux, il aurait pus les avoir à ce moment précis. Quelle gentille femme! Etait ce son état de début d'ébriété qui lui faisait la voir toute vêtue de lumière? Pour Adrian, il venait de trouver un ange... Et il savait que certains anges sont bien plus dangereux que la totalité des démons!

-Je... Je ne vous remercierais jamais assez pour ce moment passé avec moi... Il m'a réchauffé le coeur, vous ne pouvez pas savoir à quel point! Cela fait si longtemps que personne ne m'ait réconforté comme ça... Dit il avant d'avoir un sanglot, silencieux et court.

Quelques instants plus tard, toujour main dans la main, elle le serra d'une manière... différente, plus sensuelle que réconfortante, bien que les deux aillent bien ensemble. Et du chœur d'angelots qu'elle avait pour voix, elle lui dit:


-Dis-moi...Suis-je à ton goût ?Me trouves-tu trop vieille ou serais-je susceptible de te plaire ? Avec un petit sourire sur ses lèvres fines, ses lèvres magnifiques...

Adrian rougit en entendant cela. Et il rougit d'autant plus, quand il sentit le pied d'Azami caresser le sien, et enfermant sa jambe dans les siennes telle une prison d'ivoire. Elle fit un peu pression, qui eut pour effet, de faire rougir l'homonculus. Qu'est ce qu'il ressentait? Serait-ce... de l'amour? Non impossible! Bien qu'étant un homonculus dit "artificiel", il n'est pas, -crois t-il- sensé tombé amoureux. Alors quel était cette chaleur, insoutenable sous sa poitrine?


- Si... Si vous êtes trop vieille? Madame Azami, vous êtes... magnifique...
Je ne pense pas que quelqu'un dans ce monde ne puisse pas vous trouver belle...
Dit il avec un leger rougissement. Alors oui, oui bien sur.... La suite, il le dit d'une voix basse, très basse. Evidemment, vous me plaisez madame...

Elle regarda à nouveau la jeune femme, avec sa peau de satin blanc, et ses yeux d'un marron claire... Ses jolis cheveux, long et noir d'ébène... Ses formes douces, épousé à merveille par l'habit oriental, dont Adrian ne connaissait même pas le nom... Son tatouage, qui montre une idée, presque érotique, de vouloir sortir du commun des mortels... Ainsi que ses lèvres, rouge, charnues et magnifiques... Adrian aurait voulu la peindre... Et pourtant il ne savait pas peindre ! Qu'elle était magnifique. Mais le plus important pour Adrian, c'est de voir qui elle était à l'intérieur... et ça se ressentait d'ici.

Une femme, qui désire tout ce que le luxe peut lui offrir. Amusant, de savoir que c'est exactement l'opposé d'Adrian, qui accepte toute la pauvreté, car c'est plus facile pour se cacher ! C'est comme ça que les rencontre se font.

Et dans les yeux d'un Adrian, rêveur, de voir cette princesse orientale, dansé... Il ne savait presque rien d'elle, mais il voulait en savoir tout. Tout. Adrian n'était pas au courant d'être face à la femme la plus demandée de China-Town, et la plus aimé des hommes là bas. Il n'était pas au courant, qu'il était en face de la « Vipère » mais même si il était au courant, il serait resté en sa compagnie. Il n'avait pas grand désir, mais elle pouvait faire partir de ceux qu'il voulait avoir près de soi, en tant qu'alliée, ou même qu'amie intime... Et puis, si elle est riche, elle pourrait aider la DIAH... A méditer donc...
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Ven 26 Jan - 11:48




L'Appât de l'Innocence



"L'heure est venue.
Oublie ta vertu."


Adrian était beau. Maintenant qu'elle l'observait avec cet appétit de prédatrice qui lui seyait tant, Azami le trouvait tout à fait à son goût. Elle avait hésité, un instant, à cause de son jeune âge et de sa situation qui le rendait sans doute plus vulnérable que s'ils s'étaient rencontrés dans d'autres circonstances, mais ses habitudes avaient rapidement repris leurs droits. La maquerelle était une mangeuse d'hommes, et ce n'était certainement pas maintenant qu'elle allait cesser d'écouter son instinct.
Azami ne connaissait pas le passé d'Adrian. Il était jeune, certes, mais il n'était pas pour autant forcément innocent. Tout la portait à le croire, cependant la Chinoise était la mieux placée pour savoir combien les apparences pouvaient être trompeuses. En tous cas, quel que fut le passé du jeune homme, la belle était d'avis qu'il était temps pour lui de croquer la vie à pleine dents et de se détacher de ce qui, de toute évidence, le blessait encore profondément. Qu'il soit encore puceau ou qu'il ait connu quelques femmes, cela ne lui importait pas le moins du monde. Une seule chose était certaine: il se sentait seul et elle pouvait combler ce vide qui le torturait. Elle le pouvait ce soir, et gratuitement, parce qu'elle en avait envie, et ne voyait pas de raison valable pour qu'elle ne cédât pas à ses pulsions.
La belle vipère passa sa langue sur ses lèvres peintes en diable et lui sourit avec un peu plus d'audace. Ses jambes coincées entre les siennes tremblaient un peu et ses joues prenaient une teinte rosée qui lui allait fort bien. Azami laissa son regard noisette épouser la clarté émeraude du sien. Oui, Adrian était à son goût. Sa peau mate qui tranchait avec la sienne, particulièrement blanche, lui plaisait beaucoup. Ses cheveux ébouriffés lui donnaient un petit côté sauvage qu'elle avait hâte de découvrir dans sa nudité la plus absolue. Pour un homme de dix-sept ans, il avait un charme fou. La maquerelle ne doutait plus qu'avec une chemise de soie et un pantalon taillé sur mesure il ferait tourner les têtes de plus d'une pouliche.

Face aux réactions du jeune homme, la Chinoise éprouva un certain plaisir: elle était encore désirée, même par bien plus jeune qu'elle, et cela la grisait d'autant plus qu'elle se sentait vieillir depuis qu'elle avait franchi la trentaine. Lin ne cessait de lui murmurer qu'elle était magnifique, mais l'entendre de la bouche d'un inconnu aussi jeune qu'Adrian lui procurait une dose de satisfaction bien plus grande que lorsqu'elle venait d'un de ses serviteurs. Elle savait alors que ce mot résonnait réellement de vérité.
La maquerelle termina d'une traite son absinthe et sourit au jeune homme. Il avait un peu mangé et son verre de lait était vide, pourquoi se contenter de se regarder dans les yeux plutôt que d'y plonger parfaitement ?
Ses doigts se serrèrent encore autour des mains du jeune homme et ses jambes dansèrent contre les siennes. Les yeux du garçon la parcouraient maintenant avec plus d'intensité, décryptant ses formes avec une pointe de gêne tout à fait charmante. Azami soupira doucement en caressant l'intérieur des paumes de son "ami". Cette fois, sa décision était prise. Adrian venait de lui chuchoter qu'elle lui plaisait vraiment, c'était là tout ce dont elle avait besoin pour envisager une suite à cette entrevue.


- Hé bien...suis-moi alors...fit-elle dans un murmure des plus tendancieux.

La maquerelle quitta les mains du jeune homme et glissa ses bras dans son manteau avant de se lever. Elle saisit son ombrelle et, de sa main libre, saisit Adrian par l'épaule pour l'inciter à se lever à son tour. Agrippant la manche de sa chemise trempée, elle le tira à elle et le mena vers l'escalier qui menait à l'étage de l'auberge.
Le patron leur jeta un coup d'oeil et fit signe de tête à la Chinoise pour lui signaler qu'il avait compris. C'était une habituée des lieux qui possédait un genre de passe-droit qui lui permettait d'occuper que chambre à l'envie avec n'importe qui. Le parton savait qu'elle avait largement les moyens de le payer le lendemain et qu'elle était digne de confiance à ce niveau-là.
Par contre, il n'envia pas le jeune homme qu'elle entraînait dans sa suite. Certes, Azami était une amante extraordinaire et cette nuit risquait d'être inoubliable pour le petit, mais c'était aussi une plante carnivore qui vous laissait un arrière-goût amer de venin dans la bouche...La dépendance à son corps en torturait plus d'uns et ceux avec lesquels elle ne souhaitait plus partager sa couche finissaient généralement mal. Les dépressions étaient courantes chez ces pauvres hères, et leurs tentatives de la recontacter en dépit de la présence de ses hommes de main se soldaient souvent par quelques os cassés, voire pire. Savait-il au moins dans quel genre de nuit s'engageait ce jeune fou ?
Haussant les épaules, le patron termina de sécher le verre qu'il tenait à la main et chuchota quelque chose dans l'oreille de sa serveuse. Cette dernière hocha la tête. Elle avait compris: nul ne devait déranger la chambre n°12.

Dans l'escalier qui menait à l'étage, Azami pressa sa main dans celle d'Adrian et lui jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule. Son sourire en dit long quant à ses intentions. Cependant, elle se voulut rassurante:


- La literie est confortable ici, tu verras... murmura-t-elle en riant du regard. Ne t'en fais pas, j'ai amplement de quoi nous payer une nuit.

Azami poussa la porte de la chambre n°12 et s'avança dans le noir de la pièce en tirant sur la main d'Adrian afin qu'il entre avec elle. Puis, elle le lâcha l'espace d'un instant pour refermer la porte. Le noir fut complet. Après tout, il était déjà tard, il pleuvait fort dehors et les volets étaient déjà fermés. D'un geste, la maquerelle se saisit d'une chaise qu'elle savait posé non loin de la porte et la plaça devant cette dernière. Puis, elle se dirigea à l'aveugle vers le lit et sa table de nuit. Dans le tiroir du haut, elle trouva une boite d'allumettes qu'elle ne connaissait que trop bien et alluma une lampe à huile qui se trouvait sur le chevet.
La douce chaleur de la flamme réveilla les objets de la petite pièce. C'était une chambre simple et étroite, mais l'on si sentait en sécurité. A part le lit, sans baldaquins, la table de nuit, une table et deux chaises, il n'y avait-là qu'un petit tapis orange ainsi qu'une minuscule commode sur laquelle une vasque éméchée présentait une eau légèrement jaunie.
Azami se débarrassa de son ombrelle et de son manteau qu'elle abandonna sur la seconde chaise. Puis, elle revint aux côtés d'Adrian. Lorsqu'elle se retrouva devant le jeune homme, son regard étincela.


- Rassure-toi, nous sommes en sécurité ici, fit-elle dans un murmure. Ne te pose plus de questions...

Ses mains s'emparèrent du visage d'Adrian et ses lèvres entrèrent en contact avec les siennes. Son baiser fut long et langoureux, aussi chaud qu'une braise, aussi suave qu'une fraise. Puis, la jeune femme laissa bientôt sa langue parcourir le cou du bel éphèbe et ses doigts se crispèrent dans sa chevelure folle.
Au bout de quelques minutes de ce jeu exquis de sensualité, la maquerelle tira le jeune homme vers le lit et l'y poussa doucement pour l'y asseoir, jambes vers l'extérieur. A califourchon sur lui, elle saisit ses mains et le guida jusqu'à sa poitrine des plus généreuses. Puis elle le laissa libre de faire ce qu'il désirait faire. Qu'il fasse tomber ce kimono qu'une simple ceinture retenait sur ses hanches !  Qu'il l'embrasse ! Qu'il la morde et la prenne ! Cette nuit était leur, il ne devait plus avoir peur.



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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Jeu 15 Fév - 15:37

Tandis qu'il parlait, la jeune femme finit rapidement son verre d'alcool. L'absinthe étant un alcool fort, Adrian grimaça intérieurement en voyant la jeune femme boire. Elle ne devait plus en savoir ou donner de la tête. Pourtant, avec une rougeur caractéristique de l'alcool, elle était adorable. Un angélique démon, ou bien un démoniaque ange, cette servante de Lilith était magnifique.

Soudain, au moment ou, de sa voix la plus timide, de son ton le plus doux, il dit qu'il la désirait, elle se leva, doucement, en lui disant de les suivre. Elle se leva, avec son magnifique manteau, ses beaux yeux, et d'une main agile et douce, l'incita à se lever, et à la suivre. Un ridicule "splif" sortit de sa chemise, en même temps que deux ou trois gouttes d'eau, quand elle lui attrapa son vêtement. Elle l'emmena directement en haut. Adrian se sentit à moitié ivre de bonheur, et en même temps de terreur. Comment allait il faire? Nu, on verrait son tatouage.

Quand il arriva au milieu de l'escalier, il vit le regard triste et fuyant du patron. Pauvre gosse, semblait il penser, perdu dans un monde de délice inhumain, était il obligé d'arriver avec cette femme? Adrian risqua un fin sourire, pour montrer sa ridicule gêne. Puis il avança.

De sa main experte, Azami serra la main, avec une sorte de passion dévorante, et chuchoté que tout allait bien, et meme, qu'il ne devait s'inquiéter pour l'argent, qu'elle avait assez pour payer. Adrian rougit, se rendant compte que l'argent n'était que peu important pour lui en ce moment. Il arriva près de la chambre numéro 12, ou il dut entrer en premier. Le noir se fit, et un instant d'angoisse pénétra le coeur d'Adrian. Oui à ving-cinq ans, le noir le terrifiait encore. Que voulez, vous, Declan hantait encore son esprit... Et quelque chose lui disait qu'il allait encore l'hanter longtemps.

Et soudain, la lumière fut, d'une petite allumette. Qui alluma une lampe. La flamme réconfortante, mais tout de meme terrifiante, étant une des rares manières de le tuer d'une manière rapide. Il le savait il s'était documenté. Il regarda la pièce, d'un air absent, en entendant seulement la dernière phrase d'Azami:
Ne te pose plus de questions...

Soudain, les lèvres d'Azami entrèrent en contact avec les siennes, et c'était comme un rêve. Ce baiser, aussi puissant, raviva une profonde envie à l'intérieur d'Adrian. Une envie primale, une envie bestiale. La DIAH, la CIAH, il y penserait plus tard. Là, il voulait Azami. Il voulait juste Azami, qui, de sa langue agile, explorait son cou, d'un sillon court et excitant. Elle lui fit toucher sa poitrine, qu'il tient dans ses mains, comme on tient une pomme, comme on tient quelque chose qu'on gagne avec le mérite. Il les malaxa, et petit à petit regarda le jeune femme, qui semblait avoir des expressions de plaisir... Et d'un coup, d'un coup simple, moins enfantin, il embrassa avec puissance ces lèvres, tout en restant dans l'agrèable. Et quand il la sentit au plus proche de lui, qu'il vit que son vêtement était si léger, il remarqua la fine lamelle de cuir qui retenait ce vêtement, et il l'enleva, avec douceur et calme. C'était le soir, et il était temps de grandir... C'est exactement ce a quoi pensait Adrian.
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Mer 21 Fév - 20:52

[HRP/Attention, ce RP comporte une scène à caractère sexuel./HRP]




L'Appât de l'Innocence



"Croquons la pomme à pleines dents."


La timidité teinta les joues d'Adrian. Azami sourit. Le jeune homme avait frissonné en sentant ses longues jambes danser contre les siennes et maintenant qu'elle le prenait par la main, elle pouvait sentir à quel point son petit compagnon ne s'était pas attendu à ce que la soirée prenne ce genre de tournure. Quand ils traversèrent la salle et montèrent les degrés de l'escalier, la maquerelle put lire une certaine honte crisper son visage. Le patron les regardait, quelques badauds également...Il était évident que leur "fuite" à l'étage était tout sauf décente. Les hommes de la maison avaient l'habitude de ce genre de scène, mais pour Adrian cela semblait être une première.

- Ne t'occupe pas d'eux.

Azami ne cessa de vouloir rassurer son partenaire. Lorsqu'ils arrivèrent dans la chambre qui lui était régulièrement réservée, elle se hâta d'allumer la lampe à huile qui trônait sur la table de nuit. Elle perçut la tension qui habitait le jeune homme. Apparemment, la situation lui plaisait autant qu'elle le perturbait. Il semblait fébrile, traversé d'une crainte profonde. Était-il si innocent ? Cela devenait des plus excitant !
La belle chinoise prit rapidement les devants. Elle savait d'expérience que laisser trop de temps à la réflexion dans ce genre de situation ne pouvait rien amener de bon. Il était plus aisé de dire "non", de faire demi-tour et de céder à ses peurs ou à sa raison, lorsque l'on avait le temps de songer à nos actes ou de parler. ll fallait agir, rapidement, avec passion, pour conserver la flamme qui s'était allumée dans leurs yeux.
Azami embrassa Adrian et le poussa sur le lit. Elle l'enfourcha et conduisit aussitôt ses mains sur sa poitrine. Il devait sentir son désir monter et avoir envie d'elle ! Il devait laisser de côté ses appréhensions et se laisser guider par ses sens ! Elle l'aiderait. Elle en avait le talent.

Adrian se montra alors plus motivé et audacieux que ce qu'elle avait imaginé. Ses lèvres revinrent goûter les siennes par elles-mêmes et ses mains palpèrent allègrement la poitrine qu'elle leur avait offerte. Son souffle s'était déjà accéléré dans la perspective d'une suite des plus enthousiasmantes. C'était bon signe: au moins Azami pouvait-elle enfin être certaine qu'elle lui plaisait et qu'il était prêt à passer à l'acte. Ce qui ne tarda d'ailleurs pas...
La maquerelle sourit avec malice lorsqu'elle sentit le jeune homme lui ôter sa ceinture. Le ruban coula au sol et son kimono s'ouvrit doucement pour dévoiler ses courbes sulfureuses. Adrian prenait des initiatives et cela lui plaisait d'autant plus qu'il semblait ne plus trembler de crainte. Elle soupira donc de joie et écarta un peu les pans de son vêtement pour laisser ses seins se libérer de son emprise. Puis, elle saisit de nouveau le visage du petit serveur et l'embrassa avec fougue en s'appuyant sur sa virilité qu'elle sentait clairement gonfler sous elle.


- Pour toi, ce sera gratuit, souffla-t-elle contre sa joue.

Ses lèvres lui mordirent le lobe gauche et elle fit lentement courir ses mains sur son torse. Un à un, la belle fit sauter les boutons de sa chemise encore humide de pluie et entreprit de la lui ôter. Ce faisant, elle n'hésita pas à se mouvoir sur son entre-jambe, en ondulant le bassin, afin de l'exciter davantage. Enfin, elle l'obligea à se coucher en arrière et passa sa langue sur son cou, puis son torse, puis son aine droite...
Azami ne laissa jamais supposer qu'elle remarquât les multiples cicatrices qui striaient le corps de son partenaire, mais son coeur se serra lorsqu'elle les sentit sous ses doigts et sa langue. Qu'était donc arrivé à ce jeune homme pour qu'il soit ainsi marqué ? Était-il battu dans son travail ? Ceci expliquerait son besoin d'errance sous la pluie...Il était si jeune et pourtant déjà tant marqué par la folie des hommes ! C'était affreux. La maquerelle avait déjà vu des choses étonnantes, profondément choquantes, mais ce cas-là lui rappela sa propre souffrance, à l'époque où elle n'était encore qu'une gamine dont les puissants et pervers de tous bords usaient à loisir sans se soucier de ce qu'elle pouvait bien ressentir. Elle, elle n'avait pas été balafrée, tout simplement parce qu'une chienne de compagnie ne se vendait plus ou ne se louait plus aussi bien une fois que sa peau se trouvait abîmée. Mais elle compatissait tout de même pour ce pauvre petit gars qui semblait avoir grand besoin qu'on l'aime un peu...Ses cicatrices semblaient dater, mais elles n'en étaient pas moins la preuve qu'il traînait une certaine douleur derrière ses beaux yeux d'émeraude...
Tâchant d'oublier ces détails physiques, la belle chinoise descendit toujours plus bas sur le corps d'Adrian, jusqu'à ce qu'elle s'attarde sur son pantalon et le défasse. Ses longs doigts fins s'emparèrent de l'objet de ses désirs et sa bouche joua doucement avec lui. Azami savait que les premiers soirs étaient toujours un peu décevants, surtout lorsque l'on ne savait pas manier l'art du plaisir avec ce soupçon de patience qui aide à tenir sur la durée, mais elle comptait bien apprendre dès ce soir la tempérance et l'extase commune à ce jeune gaillard. Ainsi fit-elle attention à ne pas l'exciter avec trop d'empressement et d'ardeur. Elle dosa ses gestes, ses murmures, ses expressions, afin de l'encourager à ne pas se laisser aller trop rapidement, dans l'espoir qu'ils profitent un peu, ensemble, de ce que la nature leur avait offert à la naissance.
Bientôt, son kimono glissa sur le sol et elle tira sur les manches de la chemise du jeune homme. Puis, elle se leva, le forçant d'un geste doux à rester allongé sur le lit, pour tirer sur son pantalon et le lui enlever complètement. Ainsi, nus comme aux premiers jours du monde, ils pourraient enfin s'adonner à tous les plaisirs dont ils pouvaient rêver depuis quelques minutes déjà.


- N'hésite pas... murmura-t-elle en s’allongeant sur lui, brûlante de désir.

Azami ne remarqua pas immédiatement le tatouage que portait Adrian en bas du dos. A vrai dire, la lampe n'éclairait pas bien la pièce et l'ombre partageait à sa flamme les courbes de leurs corps. Le jeune homme était plutôt mate de peau, aussi n'était-ce pas évident d'en apercevoir les détails, contrairement au sien qui était d'une blancheur immaculée. D'ailleurs, le dragon qui courrait dans son propre dos, et dont les griffes rattrapaient ses côtes, était particulièrement visible pour Adrian. Azami le ne cachait pas, d'autant que sa taille impressionnante ne le permettait pas. Symbole de vie et de force, il représentait la bonne fortune et le châtiment. Elle se l'était fait faire à Londres, il y avait quatre ans et ses traits demeuraient encore très nets.
Concentrée sur ce qu'elle ressentait, la maquerelle oublia les détails de ce genre et bascula sur le côté pour inviter Adrian à venir entre ses cuisses. Son sourire en disait long: elle le désirait, maintenant. A lui de prendre l'initiative de la posséder enfin pleinement.


********
******

Le temps a toujours cette manie de s'étirer ou de se réduire selon son bon loisir. L'ennui rend une soirée interminable. L'extase en fait un battement de cils.
Allongée au milieu des draps défaits, Azami songeait à cela en caressant la chevelure folle d'Adrian. Qu'en était-il de lui ? Avait-il trouvé cela aussi agréable qu'elle ?
La belle laissa son regard parcourir l'épaule du jeune homme, puis son bassin. Alors elle se souvint du tatouage qu'elle avait brièvement aperçu pendant leur étreinte, lorsque leur position lui avait permis de le découvrir. Avec douceur, elle poussa le jeune homme à s'allonger sur le ventre et sa main parcourut son dos.


- Qu'est-ce qu'il représente ? demanda-t-elle avec tendresse. C'est amusant, quelque part, nous portons tous les deux un serpent ailé...


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Mar 13 Mar - 14:22

[HRP, ce rp comporte une scène à caractère sexuel.]


Le jeune était face à elle, l'objet de ses désirs, et nue en plus. Évidemment, les désirs sont jeunes, évidemment, ils ne se connaissent que depuis quelques heures. Mais cela n'empêche Adrian d'avoir envie d'elle. A bas l'innocence,à bas la vertu ! Bon, il ne le pensait pas vraiment, son allégorie était quand même bien utile. Après tout sans elle, rien de cela ne se serait passé... La lumière de la chambre montrait la jolie femme sous tous les angles, son tatouage, son maquillage, même ses seins se reflétait au mur. Le jeune homme était comblé de la voir en face de lui, comblé, comme on ne pouvait l'être, comblé au maximum. Elle s'approcha de lui et le ré embrassa à pleine bouche, les deux langues formant un tout. Un est tout et tout n'est qu'un après tout... Il prolongea un petit peu ce baiser, avant qu'elle retire ses lèvres pourpres des siennes, et lui glissa à l'oreille que c'était gratuit pour lui, ce soir. Tant mieux, il n'avait pas de quoi payer après tout. Elle se pencha, et mordit son oreille tout en en enlevant la chemise blanche translucide de pluie. Le bouton numéro un sauta, suivit du deux, du trois, et malheureusement pas du quatre, sa chemise ne comportant que trois bouton. Mais pour une fois, cette misère le ravit... Elle lui embrassa le cou, à la manière d'un vampire, et s'appuya en même temps sur sa partie basse. Cela durerait longtemps, et cela plut d'autant plus à Adrian. Il ne voulait pas d'une chose en coup de vent, il voulait du temps, il voulait une étreinte dure. Elle descendit, embrassant et léchant son torse. Un paradis terrestre. Elle s'approcha de son aine, et toucha à cet instant une cicatrice, d'un coup de fouet de Declan. Elle semblât frémir, prise de court. Adrian eut un petit sourire triste. Elle avança pourtant, ne contournant même pas ses cicatrices. Elle s'approcha du seul endroit encore couvert du jeune homme, et l'enleva, ainsi que son caleçon. Elle attrapa son chibre, de ses mains expertes, et joua un peu avec lui, avant d'approcher sa bouche et de prendre la verge du jeune homme entre ses lèvres.C'était évidemment la première fois qu'on lui faisait ça, et cela lui procura un bien intense, mais aussi étrange. Il souria, poussa même un petit sursaut de surprise. Quel sentiment étrange était-ce ! Un sentiment bon, ou mauvais ? Avant, quand il croyait en Dieu, on lui avait dit que le sexe était une création du Malin, mais cela ne pouvait pas être créer par le diable si c'était aussi bon. La jeune femme fit de court va et viens autour de l'engin du jeune homme.

Soudain, elle arrêta, et enleva son kimono en entier. Adrian put voir entièrement la femme entière, sa poitrine, lourde et rebondie, son visage, doux et fin, son fessier, tout aussi grand et beau. Elle retira entièrement le pantalon du jeune homme, et se posa, nue, à côté des bras un peu musclés du jeune homme. Elle semblait avoir envie de lui. Et ça tombait bien, il avait envie d'elle. Elle écarta les cuisses, et lui s'approcha, son membre tendu tel une flèche. Il s'approcha, et doucement, s'unit avec la jeune femme. La chaleur empara son corps, et sans faire exprès, un mince gémissement sortit de ses lèvres mates. Il fit des vas et vient, sans se rendre compte de ce qu'il se passait.



Le temps passait, et l'instant d'une éternité plus tard, ils était encore dans les bras de la femme, qui lui caressait les cheveux d'un air hagard, en le dévisageant encore du regard. La première question que se posa Adrian dans sa tête (Triste que ce soit la première) c'était Était-ce aussi bon pour elle que pour moi ? Soudain, d'un coup, elle le retourna. La première pensée fut « mais qu'est ce que... » quand soudain, elle toucha le tatouage. Une unique vibration traversa son corps, presque imperceptible, une goutte de sueur goutta de son visage. Elle demanda qu'est ce que c'était. Il répondit, après un temps de pause un peu long, presque une minute, avec gêne.


-Ce dragon représente beaucoup de choses... Il est différent pour tous en fait... Pour moi il symbolise l'innocence. Pour d'autre il peut symbolisé l'avarice la peur, la beauté, la tristesse... Chez moi, c'est l'innocence... Et une chose pour que je n'oublie jamais ce que signifie ce mot...

Il eut un petit rire gêné. Il ne savait pas vraiment comment l'expliquer, sans se trahir. Il décida d'inventer une petite histoire. Quelque chose de ressemblant mais qui n'as pas tout cet alchimie, cet magie humaine.

-En fait, c'est le symbole de ma famille... Je suis le bâtard d'une famille déchu. Les Philostones. Et c'était leur symbole dans le temps. Maintenant, ils sont tous mort, il n y a que moi...

Adrian était loin de savoir qu'il était effectivement le bâtard d'un noble. Cependant, l'idée d'amusement enfantin et innocent de donner un indice, avec Philosophers stone venait bien de lui. Pauvre Adrian... Qui ne sait même pas qu'il y a beaucoup de gens comme lui ici, dans l'ombre des rues de Londres...
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Azami Monoko
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Jeu 22 Mar - 11:12




L'Appât de l'Innocence



"Croquons la pomme à pleines dents."


Cela faisait bien longtemps qu'Azami n'avait pas couché avec un homme si jeune. Allongée près de lui, elle se demandait ce qui l'avait poussée à le prendre par la main et à le conduire ici, dans cette petite chambre d'auberge, afin de lui faire connaître l'extase. Sa misère ? Ses cheveux fous ? Ce regard empli de gêne ?C'était sans doute un tout. Adrian lui avait plu, tout simplement, pour son innocence. Pourquoi se contenter de lui donner quelques pièces alors qu'elle pouvait également lui offrir un peu de chaleur ? Dehors, il pleuvait toujours et ses vêtements trempés allaient mettre quelques bonnes heures à sécher. Autant l'accueillir dans ses bras et lui murmurer de douces paroles en le serrant contre son sein. Après tout, il venait satisfaire son besoin de plaire.
En tous cas, le jeune homme semblait comblé. Azami l'observait d'un oeil tendre. Était-ce réellement sa première fois ? Elle peinait à le savoir. En vérité, il avait tenu le rythme et leur échange n'avait pas été aussi court que ce qu'elle avait craint. Peut-être qu'il était tout simplement doué...C'était si rare...
Sa main toucha le tatouage de son partenaire et ses lèvres s'entrouvrirent. Elle voulait comprendre ce symbole. Il lui disait quelque chose mais elle ne savait pas où elle l'avait déjà vu. Peut-être que ce n'était que la fatigue qui parlait ? Autant poser la question.
La réaction d'Adrian fut quelque peu étrange. Gêné, il tâcha de lui répondre après un silence qui fut légèrement trop long pour ne pas être suspect. Pour lui, c'était un motif qui représentait l'innocence. Apparemment d'autres le prenaient pour le symbole de l'avarice, de la tristesse et d'autres pêchés ou sentiments. Comment fallait-il comprendre tout ça ? Lui parlait-il uniquement de son tatouage ou était-il en train de lui expliquer que d'autres portaient exactement le même avec d'autres sens ? Il n'était pas clair. De toute évidence, il n'était pas certain lui-même de ce qu'il disait.


- Ah...? L'innocence ? fit la belle chinoise d'un air interrogateur. Mais je doute que tu sois encore innocent...maintenant...rit-elle en lui souriant d'un air complice. Mon dragon, lui, est chinois, tu l'auras deviné. Il est symbole de vie et de force. Il représente aussi la bonne fortune et le châtiment. Je tente d'être forte, comme lui. J'y tiens beaucoup.

Adrian lui confia alors que son tatouage était en réalité le symbole de sa famille : les "Philostones". Il en serait le dernier représentant vivant. Azami fronça légèrement les sourcils. Cette fois, elle ne le crut pas. Le nom qu'il avait choisi était bien trop transparent pour qu'elle ne comprenne pas qu'il se jouait d'elle. Les "Philostones" ? Malheureux ! S'il savait combien elle était maligne et renseignée !

- Ah oui ? dit-elle sans approfondir la chose. Inutile de l'effrayer. S'il lui montait un tel mensonge c'était qu'il avait ses raisons.

La maquerelle sourit gentiment au jeune homme et s'allongea un peu sur lui pour réfléchir. Que savait-elle de la pierre philosophale ? Elle rassembla dans son esprit toutes les informations qu'elle détenait à ce sujet grâce à son réseau. Elle savait que les Alchimistes la recherchaient avidement et qu'elle était censée transformer les métaux en or, donner la vie éternelle et même soigner les blessures les plus graves. Elle savait en outre qu'on la représentait par une pierre d'un rouge flamboyant et qu'elle permettait de contourner la loi de l'échange équivalent chère aux Alchimistes. Mais quel rapport cela avait-il avec Adrian ? Peut-être qu'il avait donné ce nom à sa famille parce qu'il admirait les Alchimistes ou qu'il avait toujours rêvé de les imiter ? Possible. Qui n'avait pas de rêves ?


- Ta famille porte un drôle de nom, finit-elle par dire. Tes parents étaient Alchimistes ?

Azami ne voulait pas forcément tout savoir d'Adrian mais sa maladresse venait de lui rappeler son dernier véritable amant : Liam Coopers. Cet Alchimiste, également médecin de l'ombre, lui avait beaucoup plu. Elle regrettait qu'il ne se voient pas plus souvent, notamment à cause de leurs activités respectives. Son rapport avec les Alchimistes avait donc un peu évolué depuis leur rencontre. Adrian l'intriguait d'autant plus maintenant qu'il semblait avoir un lien avec eux.

- Tu sais, les miens de parents m'ont vendue à l'âge de six ans...révéla-t-elle soudain comme pour effacer l'éclat de tristesse qui rôdait dans le regard du jeune homme. Comme on dit : "On ne choisit pas sa famille."

Elle ne voulait pas lui demander comment ses parents étaient morts, ni comment il était devenu serveur dans une auberge. Son passé lui appartenait et elle n'était pas là pour raviver ses souvenirs sans doute douloureux. Mais cette histoire de tatouage l'intriguait réellement. Pourquoi avait-il inventé un nom pareil pour sa famille ? Était-il réellement un bâtard ? Ses secrets semblaient lui peser.

Doucement, la Chinoise se mit à caresser les cuisses du bel éphèbe. Puis, elle tira la couverture à eux pour cacher un peu leur nudité et conserver la chaleur qui émanait de leurs deux corps nus. Elle étira ses longues jambes, pour attraper celles du jeune homme et l'enveloppa de ses deux bras en soupirant d'aise.


- Tu es doué tu sais ? souffla-t-elle dans son oreille avec sensualité. Suis-je ta première, mon "innocent" ?

Elle sourit d'un air amusé. Ses lèvres descendirent alors contre la joue d'Adrian et vinrent trouver les siennes. Son baiser fut long et tendre. La fatigue la prenait et elle ne désirait plus que dormir, mais si Adrian en avait envie, ils pourraient recommencer, maintenant ou plus tard, leur petite danse coupable avant de se séparer au matin...

- Je maintiens ma proposition : si tu cherches du travail, n'hésite pas à venir me trouver dans l'Antre des Anges.

L'envie de débaucher le jeune homme était encore tenace dans la poitrine de la maquerelle. Si jamais il venait un jour prochain la trouver dans sa fumerie, elle lui ferait goûter à l'opium, à d'autres alcools que l'absinthe, à d'autres délices sexuels auxquels ils n'auraient pas le temps de s'adonner cette nuit.
Et s'il venait travailler pour elle, alors ils se reverraient, souvent, pour partager un petit moment de bonheur. Il serait payé sans doute plus décemment que dans son auberge et serait mieux traité. Il se ferait également des ennemis, comme le gang de la Carpe d'Or, mais il aurait toujours le soutien de "la famille" que représentaient les membres de l'Antre.


- Par contre, méfie-toi...Mon quartier n'est pas le plus agréable de la ville... murmura-t-elle en faisant jouer ses mains sur le torse de son partenaire. Toutes les femmes n'y sont pas aussi tendre que moi...

Tendre ? Elle ? Ah ! C'était l'hôpital qui se moquait de la charité ! Combien d'homme avait-elle fait éliminer depuis qu'elle était à Londres ? Combien en avait-elle empoisonnés ? Azami jeta un coup d'oeil à ses deux pics à cheveux qui reposaient sur la table de chevet. S'il savait...Mais le prévenir était tout de même important. Même si son propre gang était l'un des plus influents de Chinatown, elle savait que rôder dans les ruelles pourpres était suicidaire à certaines heures de la nuit. Elle n'était pas assez cruelle pour ne pas l'avertir.


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Adrian Foster
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42] Jeu 22 Mar - 19:05

Adrian, patiemment, se rappela rapidement des derniers jours, et de toutes les personnes qu'il avait croisé. L'ange d’albâtre, Véronica, l'albinos, et tous les autres qu'il avait rencontré. Il était détendu. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ce sentiment, quand il était dans les bras de la belle Brune. Elle semblait bien, il l'était aussi. Il était reposé. Enfin, oui et non. L'esprit reposé, le corps avait encore quelques difficultés vu la joute corporel des deux personnes. Mais il était bien. La jeune femme semblait l'apprécier. Sans doute grâce a la curieuse « Innocence » du jeune homme. Après tout, c'est son péché.

Soudain, elle posa une question qui lui fit froid dans le dos. Le tatouage. Ce n'était décemment pas une réponse envisageable, un « Quel tatouage ? » Non, il dut répondre à moitié honnêtement. Il ne faut jamais se dévoilé entièrement. Elle redemanda, alors expliqua, avec  quelques difficultés ce qu'il signifiait. L'explication était réelle, mais assez fausse. Il manquait beaucoup de choses. Après tout, il ne le savait pas lui même.

La jeune femme resta silencieuse un court instant, et répéta un peu ce qu'il avait dit. Elle se permit même un petit coup d'ironie, qui fit sourire Adrian, lui permettant de détendre un peu ses muscles tendues par la peur de se dévoilé. Il ne fallait pas qu'elle le remarque. Alors, elle expliqua à son tour que son dragon venait d'Orient, et expliqua qu'il signifiait la bonne fortune et la vie, la force et le châtiment. Le côté pile et le côté face d'un tout quasiment. Tout n'es qu'un, un est tout.

Adrian appréciait la jeune femme, et l'idée de joué a un jeu traversa son esprit, gardant par son allégorie, un peu enfantin. Il créa un nom un peu transparent, celui de « Philostones ». C'est facile. Il voulait voir si il pouvait continuer à s'amuser un peu. Alors ? Alors ?

Elle haussa subrepticement un sourcil. Elle avait l'air d'avoir compris. Adrian, bon joueur et bon comédien, répondit à la question posé. Cette question était « Tes parents étaient alchimistes ? » Il ne souria pas, bien qu'il soit assez content de l'éclat d'intelligence de la jeune femme.


-Je... Je ne sais pas Madame... Je ne crois pas...

Adrian s'amusait. Il donna le nom de cet alchimiste mondialement connu, celui qui est le premier à avoir réussi à faire la pierre Philosophale. Elle lui révéla soudain un secret qui lui semblait lourd... Le fait que ses parents l'avait vendue. Il referma tendrement ses bras sur les épaules nues de la jeune femme. Le jeu pouvait bien avoir deux minutes de pauses... La pauvre femme semblait vraiment en souffrir... Il se permit même de l'embrasser sur le front.

Elle l'attrapa doucement, disant des choses avec une voix érotique... Oui elle l'était... Ce qu'il ne tarda d'ailleurs pas à dire. Après cette réponse, elle embrassa le jeune homme sur la joue, puis se dirigea vers ses lèvres. Son baiser lui fit penser à un baiser entre deux amants, deux personnes s'aimant déjà depuis longtemps. Ce n'était pas cela, il le savait.... Mais il avait un petit pincement au cœur.

Elle proposa encore une fois le fait de venir travailler chez elle. Il sourit, et dit, d'une voix presque neutre, presque professionnel : « Si je peux vous être utile, Azami, c'est avec plaisir que je le ferai. » Il avait compris que la jeune femme était soit une prostituée, soit une maquerelle. C'était logique.  Adrian reprit la jeune femme dans ses bras, fermant deux minutes ses yeux, se disant que le jeu était terminé.

Non. Non. Non, non, non, non, non. Toutes les âmes dans la sienne hurlait. Il est l'Innocence. Il doit s'amuser. Il veut s'amuser. Ils veulent s'amuser. Un jour, il avait lu que les homonculus pouvait avoir plus de milliers d'âmes. Il se posa pour la première fois une question. Suis je Adrian, ou suis je une de ses âmes ? Non. Pas la peine. Il est lui. C'est impossible autrement. Il souria. Il allait redonner un indice. Mais avant, elle lui dit qu'il fallait faire attention. Et qu'elle était tendre. Pour l'instant il était d'accord avec les deux informations.


-Merci, Azami... Tiens maintenant que j'y pense... Je crois avoir un lien de parenté avec un français... Monsieur Flamel, je crois... Si ça peut aider ? A propos de ma famille...

Le jeu de piste était total. Il manquait qu'un indice a propos des homonculus. Etait elle si intelligente ? On allait voir cela. Adrian s'amusait... Alors qu'elle pourrait ne pas bien se sentir, le hair, et tout autre chose. Mais pourquoi s'amusait-il autant ?

Enfin, ce monsieur Flamel doit être rien qu'un simple homme... il chuchota d'une voix a peine imperceptible. Culus.

Le jeu était entier. C'était au tour d'Azami. Comprendrait-elle ? Ne comprendrait elle pas ? Il allait voir.
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MessageSujet: Re: L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42]

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L'appât de l'Innocence [Azami, Adrian] [05/06/42]

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