L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


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Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41]

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Comte Keï
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MessageSujet: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 18 Jan - 16:05

[HRP: En provenance de Lune solitaire]

Enfin il était arrivé au bout de son périple. Le manoir des Spencer n'était pas tout à côté de l'Opéra et traverser la capitale n'était pas si rapide que ce qu'il semblait. Même si c'était un Vampire, rapide et agile, le Comte n'avait pas tout son temps: la nuit avançait et il ne fallait pas qu'il tarde pour retrouver Angelstone s'il voulait revenir dans son repaire avant le jour! Les nuits raccourcissaient en cette période, l'hiver laisserait bientôt la place au printemps et la deuxième moitié de cette saison était traître pour sa race.

Le Vampire vérifia bien qu'il n'avait pas été aperçu et encore moins suivit mais comme à son habitude, son aura le protégeait de ce genre de désagrément et puisqu'il ne sentait rien actuellement, il avança à découvert en quittant les ruelles et leur ombre. Comme la première fois qu'il avait emmené Sarah dans son repaire, la jeune humaine dormait dans ses bras. Elle lui était d'une légèreté agréable et sa chaleur était appréciable pour la créature qu'il était: le sang froid qui stagnait dans ses veines ne le réchauffait pas et d'ailleurs il ne lui appartenait même pas, comment pouvait-il ne pas apprécier la chaleur de celui qui circulait dans ce petit corps de femme?

Jirômaru entra dans l'édifice immense par une petite porte dérobée qu'il ouvrit grâce à ses pouvoirs avant de la refermer soigneusement. Il pénétra dans la plus grand salle de spectacle et franchit les gradins pour arriver sur la scène. Il passa en dessous et après maintes manipulation du décors et plusieurs couloirs dissimulés, il atteignit l'escalier principal de son repaire. Arrivé en haut, il ne fut pas accueillit par des disciples puisque c'était son passage personnel qui arrivait directement dans ses appartements. En effet, après deux immenses volées de marches, le Comte arriva dans un cul de sac. Il poussa un mur de pierre et se retrouva dans une étroite pièce à deux portes de bois. Il en ouvrit une, poussa une tenture et se retrouva dans la chambre d'hôtes voisine de la salle de musique, toutes les deux mitoyennes de sa chambre. C'était là qu'il s'était isolé avec Ilsa la première fois que Sarah était venue. Cette fois-ci, il allait lui donner cette chambre qui possédait deux lits, trois étagères de livres, trois tapis moelleux, une table de chevet coquette et un cercueil aux pieds d'une des deux lits. La jeune humain y serait plus en sécurité et proche de la salle de musique. Elle s'y sentirait plus à l'aise certainement grâce à son ornementation moins luxueuse que celle de sa chambre à lui et grâce également à sa taille moyenne.

Le Comte déposa Sarah dans le lit en coin de la pièce. Il prit alors l'initiative d'enlever le cercueil pour éviter que l'humaine se sente mal à l'aise en le voyant. Aussi le déplaça-t-il dans une pièce à côté où il entreposait ses cercueils de change et il prit soin de fermer la porte à clé afin que Sarah ne puisse de sa chambre accéder qu'à celle du Comte ou à la salle de musique. Évidemment il ferma les deux portes derrière les tentures et qui donnaient sur le passage de sortie...

Le Vampire installa confortablement Sarah et quitta la chambre pour traverser la sienne et débarquer à l'improviste dans la salle des repas et réunion. Deux des Sept étaient là avec quelques disciples. Tous s'inclinèrent à son passage. Ses disciples étaient apparemment de sortie et seuls quelques uns d'entre eux étaient présents. Ils s'inclinèrent sans rien dire car ils se souvenaient de la première fois où la jeune femme avait été amenée ici: Asman en était mort, Pallas et Mécène en avaient gardé de cuisantes marques et aucun ne souhaitait déplaire à nouveau au Comte sur ce sujet apparemment ultra sensible.
Le Comte se plaça au centre de la pièce et s'adressa aux six Vampires présents:


- Aux risques de me répéter, disciples, faites passer le mot que Sarah l'Intouchable est à nouveau ici et que le premier qui lui frôlera la peau aura affaire à moi! Ne la provoquez pas, ne la regardez pas, n'y touchez surtout pas! Les Sept seront là pour me servir d'épée...ajouta-t-il en jetant un regard à Maria et Salluste qui étaient donc présents à son grand bonheur.

- Vérifiez qu'elle n'ai besoin de rien. Maria, je te confie les soins dont seule une femme peut s'occuper, je vient de la coucher, assure-toi que tout est bon pour elle.

La Vampire aux boucles enchanteresses émit un murmure de joie:

- Ho maître je suis si heureuse de vous revoir! Je ferai selon vos bons désirs...

- Je n'en doute pas, répondit le Comte avec un sourire. Salluste, je te confie la mission de prévenir les autres et de veiller à sa sécurité.

- Bien monseigneur.

Maria se rendit dans la chambre et se rendit compte que son maître avait oublié que les humains dormaient sous une couverture. Elle glissa donc la jeune humaine sous les draps de soie et la borda convenablement. Heureusement que les Sept étaient aussi forts mentalement que physiquement et que Maria était de ceux qui savaient résister à la tentation: Sarah dégageait une odeur si alléchante!
La Vampire plaça deux bougies dans la chambre pour que la jeune femme ne s'éveille pas dans le noir, car elle savait bien que, contrairement à ceux de sa race, les humains en avait peur car il les rendait aveugles.
Elle plaça une bassine d'eau claire sur la table de chevet avec une serviette et mit dedans une rose couleur saumon. Elle vérifia que la salle de musique était accessible, ferma la porte qui menait aux cellules et à la salle d'arme, laissa ouvertes les portes de la chambre de Jiromaru et s'y installa pour veiller à ce que Sarah n'aille pas plus loin.
Salluste quitta l'Opéra pour lancer les appels nécessaires pour rassembler les Sept. Seul Huysman ne put venir tant il avait affaire avec les Loups-Garous sur les quais. Les autres vinrent tous au rendez-vous et, accueillis par leur seigneur, ils prirent place autour de la table de banquet.


- Mes frères et soeurs, fit le Comte, je vous confie mon domaine et la surveillance de Sarah Spencer. Elle m'est plus précieuse que vos têtes réunies, suis-je bien clair? Elle ne doit manquer de rien et les disciples ne doivent en aucun cas avoir l'opportunité de lui faire du mal. Je dois vous mettre en garde cependant, c'est une tueuse qui a bien des ressources et si elle tente de s'échapper, n'hésitez pas à la maitriser et à l'enfermer dans un cercueil! Je reviendrai vite, je l'espère.

Le Comte bu une coupe de sang frais apporté par Ambre et quitta son repaire laissant Sarah à ses rêves et les Sept en faction. Ces derniers ne s'offusquèrent pas le moins du monde de cette mission et ils la prirent comme une permission agréable de vaquer dans les appartements du Comte et de s'occuper d'une créature à lui.

[Le Comte rejoint Angelstone et Alexender sous la bibliothèque: "Dans les griffes de la nuit"]


> Jirômaru Keisuke <

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 29 Mar - 4:20

[HRP: Toujours endormie et en provenance de Lune solitaire]

La jeune Sarah Spencer, aristocrate de sang et hunter de métier était plongé dans un sommeil engendré par les pouvoirs de fascinations du Comte, sont ravisseur. Elle avait été enlevée de sa demeure et amener dans le repaire de vampire le plus dangereux à Londres. La jeune femme effectua le voyage sans en avoir conscience, bien emmitouflé qu'elle était dans la lourde cape du vampire. La tête posée contre son épaule elle respirait paisiblement. Ce même état ne la quitta pas lorsqu'elle fut déposée dans un lit.

La jeune demoiselle dormit pendant un long moment. Prisonnière d’un néant accommodant et du silence, elle vaguait dans une immobilité ténébreuse. Les minutes s’écroulèrent et deux heures et demie se succédèrent sans qu’elle n’ouvre les yeux. Elle vaguait dans un sommeil sans rêve tant son corps était épuisée de toute cette soirée rocambolesque...

Puis, son réveil se fit de manière progressive. D’abord elle eu conscience d’avoir réintégrer la réalité. Elle sentait le lit sur lequel elle était allongée de même que les draps qui la recouvrait. C’était comme se sentir dans un antre de chaleur alors qu’elle avait si froid. L’envie de se rendormir effleura la conscience de la magicienne mais elle la repoussa instinctivement. Puis, lentement les souvenirs revinrent à sa mémoire comme de l’eau d’une source épuisée. Aussitôt, la hunter ouvrit les yeux d’un geste brusque. Ce simple geste déclencha en elle une douleur lacérante qui lui traversa le crâne d’une extrémité à l’autre. Elle poussa un long gémissement de douleur à moitié étouffer par l’oreiller. La jeune femme se retourna dans le lit avant de s’asseoir portant une main à son front. Ses yeux était gonfler, sa peau brulante et elle sentait la fièvre qui l’habitait. La magicienne observa la pièce qui l’entourait comme si elle faisait encore partie d’un rêve. Elle se leva machinalement afin de sortir de cette torpeur mais ses membres furent alors pris de tremblement l’obligeant à se rassoir sur le lit de nouveau. Il lui sembla que du bruit se rapprochait mais elle entendait tout de manière sourde. Seuls les battements affolés de son cœur et sa respiration sifflante qui battaient à ses tempes résonnaient dans sa tête. Sarah enleva la robe de chambre quelle portait et qui semblait l’étrangler. Se retrouvant en simple petite chemise de nuit qui dévoilait la peau blanche de ses bras et de sa gorge de même que la petite chainette qu’elle portait au cou, la jeune aristocrate se recoucha de nouveau marmonnant des phrases intelligibles. Elle avait à peine posé la tête sur le matelas que déjà les ténèbres la saisissait de nouveau…

Le ciel couleur feu brille de milles et un éclat... Au loin, petite sphères ocre se cache doucement...les collines enneigées et les sombres bois s’obscurcie rapidement…un loup hurle à la lune au loin… la neige…magique petit morceaux de satin qui tombait du ciel comme des cotons de douceur … La nuit est tomber... la main sur un carreau, elle se sens si pleine de vie…... le couloir froid du château est sombre et sans lumière...qu’importe elle y voit comme en plein jour... nostalgie du temps ou l’endroit résonnait de rire... des formes sombres traines aux sol…... Sa robe noir vole dans son sillage... elle avance, une voix l’appelle... la poésie des spectres fait vibrer son âme...Elle sait ce qui l’attend au cœur de ce château oublié... La vierge blanche dort encore…Petit éclat sur sa droite, elle s’arrête contemplant son reflet... Sa peau neige est presque translucide... Presque car de son menton fin, un filet de sang s’échappe doucement... La lune apparaît de nouveau éclairant le couloir… ses mains sont recouvertes de sang…Quelqu’un hurle au loin…


Sarah battit des paupières furieusement avant d’ouvrir les yeux. Elle se redressa brusquement sur sont lit tandis que sa voix se brisait. Le long hurlement, c’est elle qui l’avait poussé. À bout de souffle, elle demeura un long moment immobile cherchant à rassembler ses souvenirs. Rapidement son rêve se dissipait ne lui laissant qu’un profond sentiment de malaise. L’aristocrate observa ses mains. Elles étaient blanches et tremblantes, mais aucune trace de sang.

Lasse, la magicienne se leva prudemment pour faire quelque pas dans la pièce. Elle avait tant de chose à réfléchir. Ses jambes tremblèrent un peu mais semblèrent prête à la soutenir. La chasseuse fit quelque pas et observa finalement l’endroit ou elle se trouvait. La petite pièce était éclairée par quelque chandelle qui l’empêchait d’être totalement plongé dans l’obscurité. Deux portes était éclairées. L’une donnait sur la droite et l’autre vers une autre pièce devant elle. La jeune Spencer tenta de se souvenir des pièces qu’elle avait vues lors de sa dernière visite. Elle ne se souvenait pas d’avoir été ici. Elle prit une chandelle et ouvrit la porte. Aussitôt la silhouette rassurante du piano se dressa devant elle. La magicienne pénétra dans la pièce avant de continuer. Selon ses souvenirs, l’autre porte devait mener dans la grande bibliothèque...Elle tourna la poigné qui n’opposa aucune résistance. Elle entra dans la pièce et aussitôt un sentiment de sécurité l’envahis. Les hautes étagèrent couvertes de livres poussiéreux, la petite table remplis de volume et le vieux fauteuil dans un coin. Après avoir posé la chandelle qu’elle tenait dans sa main sur la table, elle se laissa tomber dans le fauteuil, familière dans cet endroit.

Tout les évènements de la soirée se mélangeait dans sa tête. Une chose était sur, elle avait elle-même signé sa pension en cage. Les plans que le Comte lui réservait lui importait peu, mais certaines phrase qu’il avait dit lui restait en tête. Il souhaitait en faire son calice et ce à tout prix. Mais désormais, il n’aurait pas besoin d’user de ruse puisqu’elle s’était offerte, une vie contre une vie. La sienne contre celle d’Alexender... Jirômaru était un homme de parole… Il laisserait Alex en vie... S’il arrivait à temps... Non il arriverait à temps...Il le fallait…

Ses iris azurs figés contre la flamme de la chandelle, la jeune Spencer ce perdit dans ses pensées...




Dernière édition par Sarah Spencer le Mer 18 Mai - 1:50, édité 1 fois
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mer 20 Avr - 11:12

[En revenant de sous la Grande Bibliothèque, Dans les griffes de la nuit - via les égouts, le Comte et Angelstone, accompagné de son major d'homme, arrivent sous l'Opéra...]

Il était tout juste temps, l'aube commençait à mordre de ses pâles rayons l'azur éthérée du ciel. Heureusement que le repaire du Comte possédait plusieurs entrées et sorties dans les égouts de Londres, une précaution qui lui avait servit bien des fois depuis qu'il vivait dans la capitale. Quoi de mieux pour un être de la nuit que de pouvoir regagner son domaine sans même avoir besoin une seule fois de passer par l'extérieur? Tout son repaire était aménagé et prévu pour diverses situation de crise.

Ainsi, après avoir laissé le Hunter Alexender Von Ravellow dans la salle obscure où Sébastian l'avait piégé, le duo, suivit par le major d'homme du "Diable", s'engouffrèrent dans le dédale labyrinthique des égouts. Cependant, et malgré leurs vitesse accrue par leurs pouvoirs, ils ne parvinrent pas avant le jour sous l'Opéra. Quelques rayons mortels filtraient à travers les plaques d'égout mal refermées ou les quelques grilles d'aération qui perçaient la voûte humide des lieux. Il suffisait de les éviter et de ne point trop traîner.

Évidemment le Comte avait évité d'expliciter à Angelstone où se trouvait son repaire mais il n'était pas assez fou pour ne pas savoir que ce dernier savait très bien se repérer et que, selon la distance parcourue et les couloirs empruntés, il avait très bien pu calculer leur itinéraire. Aussi le Comte finit-il par se demander s'il ne faisait pas mieux de demander à Angelstone de congédier son major d'homme. Mais finalement, le Comte ne craignait en rien cette situation et pour lui, deux hommes de plus à savoir où se trouvait son repaire n'était qu'une goutte d'eau dans son esprit déjà inondé de confiance en lui-même et d'insouciance, la vraie et positive insouciance, celle qui faisait des êtres de sa races le derniers de ses soucis. Qu'importait finalement ce secret? Il se savait assez fort pour dérouter et tuer le moindre inconscient qui oserait l'ennuyer dans son propre domaine...

Au bout d'un certain temps, relativement assez long puisque l'Opéra n'était pas à côté de la Grande Bibliothèque, le Comte s'arrêta devant un mur de pierre. Il le fit pivoter en appuyant sur un petit symbole de rose gravé dans une des briques tordue et s'engouffra dans le passage ainsi ouvert. Il attendit que Angelstone et son acolyte soient entrés pour fermer le mur et le verrouiller à l'aide de ses pouvoirs ténébreux. Après un petit couloir très étroit, le Comte escalada une échelle de fer et ouvrit un couvercle de métal. Aussitôt, une onde de menace se répandit dans l'air qui devint lourd comme en temps d'orage.


- Ce n'est que moi...fit le Comte sèchement à voix haute comme s'il s'adressait à quelqu'un. Mais, même sortit par la plaque d'égout ainsi franchie, personne ne se présenta devant les trois hommes. Cependant l'air redevint respirable et sans lourdeur.

Le Comte jeta un coup d'oeil à Angelstone et lui dit d'un ton qui se voulait quelque peu rassurant et en même temps prévenant:


- Il te faut savoir que je ne vis pas seul et que j'ai avec moi une centaine de disciples qui veillent sur mes biens et les leurs. Nous sommes une communauté d'Indépendants, parfois atteints de la dégénérescence, mais aussi, et souvent, assez forts pour s'attaquer au Sabbat.

Le Comte donnait ainsi ses aspirations à Angelstone. Il sentait que chez le "Diable" il n'y avait pas plus de question de secte que chez lui-même et que c'était un Indépendant même s'il ne se proclamait pas ainsi. Il semblait, en tout cas, ne pas être du Sabbat et, s'il était de la Camarilla, il jouait à merveille la Mascarade.

Continuant leur marche, les trois hommes longèrent pendant longtemps un couloir plus large que le précédent jusqu'à ce qu'il arrivent à une intersection. Ils avaient croisé trois Vampires qui tous s'étaient écrasés à la vue du Comte, sans mot dire. Ils n'en croisèrent pas d'autre, étant l'heure où tous dormaient déjà. Des torches brûlaient à grande distance les unes des autres. Ils prirent à droite et arrivèrent à une porte qui, une fois franchie, donnait sur une salle aménagée: un grand tapis en recouvrait le sol dallé, une table trônait en son centre, il y avait un grand lit tout défait et un alignement de trois cercueils fermés où l'on pouvait sentir qu'y dormaient non pas trois mais quatre de leurs frères. C'était là une des chambres de ses disciples. Passant rapidement à l'autre bout de la pièce, le Comte conduisit Angelstone et son major d'homme plus avant dans le repaire. Après avoir pris un couloir, tourné à droite puis à gauche, franchis en tout quatre grandes portes de plus en plus ornées, ils arrivèrent dans la salle du conseil aux colonnes majestueuses et aux tentures rouge sang ornées de roses blanches. Six des Sept s'y trouvaient, patients, assis sur des chaises à jouer aux cartes ou à veiller, tout simplement. Il n'en manquait qu'un et leur assemblée était imposante tant dans leur individualité particulière que par leur regard de fer et de brume.

Maria, "la sensuelle" aux boucles noires, se leva et fit une courbette au Comte d'une manière plus poussée que les autres qui exécutèrent la même action.


- Mon seigneur, vous voici...La jeune femme a dormit profondément, j'ai fermé la salle d'arme et l'ai laissée sous les couvertures. Mais il semble qu'elle se soit levée pour errer un peu dans les chambres et la salle de musique, comme vous l'aviez prévu...Il semblerait qu'elle ai fait des cauchemars, mais nous l'avons laissé à ses songes et ses pensées, comme nous savons que les humains préfèrent rester avec leurs démons à eux plutôt qu'être en notre compagnie...

- Vous avez bien fait, il ne faut pas l'effrayer répondit le Comte en gratifiant la merveilleuse créature d'un sourire chaleureux, si un Vampire pouvait être chaleureux. A tous, ajouta-t-il en montrant Angelstone de la main, je vous présente Sébastian Angelstone que vous connaissez peut être sous le nom de "Diable". Avec lui, son major d'homme. Accueillez-les comme mes invités!

Le Comte fit rapidement les présentations à Angelstone, lui expliquant que ces six Vampires étaient ses plus hauts disciples, de fiers Vampires au nombre de Sept, obéissants et droits, dignes de sa plus grande confiance et gardiens de diverses tâches dans son domaine. Maria, belle et sensuelle, assistante depuis si longtemps; Salluste, calme et posé, discipliné et érudit, ancien philosophe aux cheveux de cendre; Arath, vaillant guerrier chauve, farouche défenseur de sa race; Ambre, ravissante rouquine, jeune littéraire et actrice; Manouk, vampire d'Afrique noire, empoisonneur avisé; Marco, vampire d'Allemagne aux cheveux blonds en bataille, fier et obéissant...
Il ne manquait que Huysman qui tardait étrangement à rentrer des quais où il avait passé la nuit.

Les Sept observèrent un instant Angelstone, sondant plus ou moins son être sans pour autant adopter un comportement déplacé. Tous le saluèrent aimablement et respectueusement, et si Maria n'avait d'yeux que pour le Conte, Ambre regardait le nouvel arrivant avec un regard de braise.


- Bien, fit le Comte au bout d'un moment. Je vais voir Sarah. Je te laisse converser quelques instants avec les Sept et je leur demande de t'expliquer un peu le fonctionnement de notre repaire afin que tu ne sois pas perdu et encore moins à porté de nos disciples les moins susceptibles d'avoir du respect pour toi. Je reviens très vite.

*************************

Sur ce, le Comte disparu dans la pièce d'à côté qui était sa propre chambre. Il se changea, abandonnant sa lourde cape et ses gants blancs, revêtant d'un pantalon plus digne d'une entrevue et d'une chemise plus droite. Ainsi il ressemblait plus à un aristocrate Humain au teint pâle qu'à un lord Vampire. Il se remit quelque peu en ordre avant de pousser doucement la porte de la chambre où était censé dormir la belle chasseuse.
Il ne la trouva point dans le lit qui était légèrement défait et qui montrait qu'on y avait dormit mais que l'on s'en était dégagé il y a peu. Le Comte sentit dans l'air le parfum de Sarah, ce parfum si doux et onctueux qu'il aimait tant. Il toucha de sa main les draps encore chaud de la présence de l'humaine. Doucement, il entra dans la salle de musique, s'attendant à la trouver endormie sur le piano. Mais Sarah n'y était pas. Au fond de lui, le Comte eu un peu peur de ne pas la trouver dans la dernière pièce où elle pouvait se cacher et, lorsqu'il poussa la porte de la bibliothèque sans un bruit, il fut soulager de trouver dans un fauteuil la belle chasseuse.


- Bonsoir ma belle...fit-il en un doux murmure tout en s'approchant de Sarah apparemment rêveuse devant sa bougie. Le Comte posa un genoux à terre et lui prit tendrement une main. J'espère que je ne t'ai pas fait attendre trop longtemps...Rassure-toi, ton ami vit et vivra s'il trouve la force en lui de continuer. J'ai tenu ma promesse, Alexender est sauf, sa vie ne m'appartient plus. Le pacte est clôt.

Le Comte eu une furieuse envie d'embrasser Sarah mais il se retint. Maintenant qu'elle lui appartenait cet Alexender pouvait toujours tenter de venir la chercher, elle avait juré.

- Si maintenant il venait à mourir d'une autre main que la mienne, ajouta-t-il, sans que j'en ai été le commanditaire, cela va de soi, ta vie sera toujours mienne car je n'aurai parjuré en rien notre accord. Sarah...il sait les tenants et les aboutissants de notre accord et il te laisse à moi.

Cela était un mensonge mais qu'importe? Tout était bon pour faire de Sarah sa créature, son Calice, sa bien-aimée...

*************************

Pendant ce temps, les Sept avaient convié Angelstone et son major d'homme à s'asseoir avec eux à la table du conseil. Ils leur servirent un des sangs les plus frais et les plus goûtu qu'ils avaient sous la main. Le Calice utilisé était un jeune garçon de 12ans qui leur servait aussi de cocher à l'occasion et qui semblait totalement aliéné à sa condition.

- Alors...fit celui qui se dénommait Arath et qui semblait le plus belliqueux des Sept. Que nous vaut donc ta venue? Tu serais celui qui aidait notre maître à coincer le Don Juan de cette donzelle?
- Il suffit Arath, grogna Salluste, laisse-le donc boire avant de l'agresser avec tes questions vaseuses...Et tu pourrais bien déplaire au maître en parlant ainsi de sa proie.

La jeune Ambre aux cheveux de feu se rapprocha d'Angelstone. Son merveilleux petit visage, tacheté de petit grains de blé, appuyé dans ses mains blanches, elle lui sourit et lui demanda:

- Messire...Vous me semblez vaillant. Notre cher maître a toujours eu le don de s'allier avec des êtres remarquables. Parlez-nous un peu de vous...Cela fait longtemps que vous êtes à Londres?

[HRP: Voir les plans du repaire sous l'Opéra/HRP]


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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mer 20 Avr - 19:57

Perdue dans ses pensées, la jeune femme laissait son esprit divaguer dans divers réflexions. Ses yeux fixant le vide, la tête appuyée contre l’une de ses mains, les jambes croisées devant elle, la demoiselle ne sentait pas la légère froideur de la pièce. Sa peau était brulante et elle avait l’impression que sont corps était devenu des braises. Son sommeil agité ne l’avait rendue que plus faible. Son rêve piquait encore ses yeux remplis de fatigue tandis qu’elle se sentait lasse...

Que le monde était sombre et sa situation si incompréhensible. L’héritière Spencer n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu se retrouver prisonnière dans cette longue suite d’évènement. Toute ces péripétie… et si elle devait jeter le blâme sur quelqu’un sont esprit lui criait de s’en vouloir à elle-même. Et c’était bien vrai. Elle avait eu l’occasion lors de leur première rencontre, une occasion d’une seule vie, le pouvoir d’arrêter se qui aurait pu se produire, il lui avait offert sa seule chance...et elle avait été incapable d’aller jusqu’au bout...Maintenant, elle se retrouvait lier par une promesse qui venait de sceller son destin dans un pacte de sang.

La chasseuse inspira profondément tandis que le doux visage d’Alexender refaisait surface dans son esprit. Comment allait-il? Le Comte était-il arrivé à temps? À moins que…non. Curieusement, Sarah avait une confiance aveugle en la parole de Jirômaru. Il tiendrait sa part du contrat...sans aucun doute... Et Alexender, comme il devait lui en vouloir. La magicienne eu un petit sourire empreint de tristesse, elle préférait le savoir en vie et en colère plutôt que très heureux mais mort. Mais Jirômaru dans tout cela...

Que penser de cet homme à la personnalité si changeante? Il avait tenté de la tuer tant de fois… Ne l’avait-il pas entrainé dans un musée de cire pour lui faire vivre une nuit d’épouvante? Ne l’avait-il pas également entrainé dans son repère pour finalement l’enfermer dans un cercueil. Il l’avait pourchassé sans relâche jusque dans sa propre demeure! Et les rares moments où il avait été doux avec elle n’était que dans l’espoir de la voir s’offrir à lui. D’une certaine manière elle était liée à lui depuis ce fameux soir, leur première rencontre où il avait gouté à son sang. Un léger frisson traversa le corps de la jeune femme sans qu’elle ne s’en rendre compte. Depuis, chacune de ces morsures n’avait entrainé que douleur. Maintenant qu’elle lui appartenait, elle redoutait encore plus les réactions du Comte... Jusqu’où sa folie pourrait le pousser?

Un doux murmure la ramena brusquement à la réalité. La jeune femme était tellement plongée dans ses pensées qu’elle n’avait pas entendue le vampire entré dans la pièce. Se redressant sur le spacieux fauteuil, elle le regarda s’approcher d’elle du même mouvement gracieux de sa race. Puis enfin, il lui apporta la nouvelle qu’au fond elle connaissait déjà. Alexender était en vie. À ce moment, la magicienne se rendit compte qu’elle avait retenue sa respiration depuis l’arrivé du jeune homme. Un immense soulagement envahie son être. Oui, le pacte était clos, Sarah avait juré sur son honneur et respecterais sa promesse. La magicienne baissa les yeux sur la main qui serrait la sienne. C’était l’une des rares fois qu’elle voyait le lord sans ses gants blanc et le toucher de ses doigts n’était pas désagréable. La froideur de la peau du comte était apaisante pour son esprit bouillonnant. Elle porta la main à sa joue brulante, écoutant d’une oreille distraite le reste des paroles du vampire, retenant les larmes qui faisait briller ses yeux. Ainsi Alexender avait accepté l’accord... Bien que cela était pour le mieux, Sarah ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain pincement au cœur de savoir qu’il avait été si aisé à convaincre.

Abattue, la jeune femme baissa la tête serrant un peu plus fort la paume qui rafraichissait sa joue.


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Sébastian Angelstone
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Jeu 21 Avr - 3:23

Plus le jour se levait, plus la mine d’Angelstone s’assombrissait. Il marchait d’une vitesse accélérer par ses pouvoirs suivant le Comte dans les dédales tortueux des égouts. Dans son dos, son majordome veillait sur lui, car son esprit voguait loin, très loin. L’ange déchus ne se couchait jamais avant l’aube, une habitude qui avait des teintes macabres lorsqu’on songeait au plaisir qu’il prenait à regarder le soleil se lever à travers les maisons de Londres. Bien sur, plus l’astre montait, plus la douleur qu’il ressentait était forte et la peau de ses joues disparaissait sous une couche de cendre. C’était une activité qui avait ses limites. En cette saison de l’année, le soleil devenait plus fort et s’il ne prenait pas garde, il finirait par se consumer devant sa fenêtre.

Aussi, tandis qu’il marchait dans les égouts, ses sens divaguèrent. Pressé qu’il était, le diable ne c’étais pas repus de sang avant de partir pour la nuit. Ses iris perdaient peu à peu leur couleur doré pour revêtir des éclats d’un rouge profond. Heureusement, le vampire avait une assez bonne maitrise de soi pour l’empêcher de céder à ses pulsions. Et puis d’ailleurs, son esprit était déjà loin. Ses pensées c’étaient éclipser dans un endroit reculé de Londres, une chapelle maudite et oublié plus précisément un tombeau de marbre qui résistait à la mélodie du temps et du monde.

Il ne revient réellement à la réalité uniquement lorsque Victor posa doucement une main sur son coude. Ils étaient arrivés. Le comte les fit pénétrer dans une pièce qu’il referma derrière eux. Puis, ils parcoururent un petit couloir avant d’arriver devant une échelle que le vampire de brume escalada. Les sens exacerbés d’Angelstone présentait qu’ils n’étaient pas seuls et qu’au dessus deux une lourde menace grondait. Le vicomte usa de son agilité particulière pour monter l’échelle sans user de celle-ci, bientôt rejoint par son majordome. L’air était redevenu respirable comme désormais libre de toute menace. Le comte l’avertit pour sa par que son repaire était l’hôte d’une centaine de vampire. L’ange déchus se contenta d’ébauché un sourire froid et sadique. Tout ceci commençait vraiment à lui plaire. Finalement, ils arrivèrent à destination. Six vampires se tenaient autour d’une table qu’ils quittèrent aussitôt que le trio se présenta. Après une rapide courbette, décidément le comte avait le don de se faire obéir, et quelque présentation, le sieur Keï les abandonna, presser surement d’aller voir comment se portait la chasseuse. Angelstone n’avait pas réellement réussi à définir leur relation mais une chose était sur, la jeune femme était un être précieux aux yeux du comte.

Désormais seul, les sept convièrent le vicomte à venir partager leur table, chose qu’il accepta avec joie, son majordome prenant un air neutre en restant debout derrière lui. Son apparence légèrement négligée ne semblait pas les dérangés pour le moins du monde. En effet, certaine personne aurait pu s’offensé d’être en présence d’un aristocrate dont les cheveux sombres étaient en bataille, sa cape noire rejeté négligemment sur ses épaules et dont l’ourlet c’était gonfler d’eau, son veston noir était encore ouvert de même que les deux premiers boutons de sa chemise blanche. Sa cravate pendait mollement de chaque côté de son cou. Sa peau aussi blanche que le marbre était contrastée par l’iris rouge vif de ses yeux. Pour l’instant, il était le plus mal vêtu de cette belle assistance. On aurait pu croire qu’il était un garnement damné de l’enfer. S’il les avait laissé observer son esprit, le vampire avait élevé une barrière mental autour de ses pensé les plus secrètes afin que si un des confrères du comte osait s’aventurer plus loin, il se happerait à un vide profond. Mais pour l’instant, la plus part semblait plus curieux que belliqueux, aussi ce fut avec un grand plaisir que le jeune homme accepta la coupe de sang qui lui était tendue. Après deux longues gorgées, ses yeux avait repris une couleur plus naturelle et beaucoup moins effrayantes.

À peine avait il terminer de boire que le vampire nommé Arath l’attaquait déjà de question aussitôt reprit pas Salluste. Au lieu de s’offusquer comme l’aurait fait bien des gens de sa race, Sébastian étira ses lèvres en un sourire fin, pas vraiment joyeux, il jetait plutôt un malaise.


-Oui, c’est bien moi qui était charger de capturer le tendre de la chasseuse... chose qui a été faite...

Il n’en dirait pas plus, le nécessaire de l’information étant déjà dit. Il observa attentivement chacun des vampires attablés les sondant à son tour tandis que les ombres de la salle s’agitaient doucement. Puis il posa un regard songeur à la jeune rouquine qui c’était approcher de lui.

-Un bon moment en effet, c’est beaucoup mieux que Paris...
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Dim 24 Avr - 10:36

Le peu de réaction de Sarah étonna relativement le Comte. On eût cru qu'elle sortait tout juste d'un rêve ou qu'elle était sous l'effet de quelques drogues. Au contact de sa main, le Vampire sentit sa chaleur, agréable, comme la possédait tout humain, mais étrangement plus prononcée qu'à l'habitude. La chasseuse était-elle fiévreuse? Ou était-ce sa situation qui la perturbait à ce point? La peur de perdre son amant l'avait-elle tiraillée jusqu'à faire bouillonner son sang?

Doucement le Comte toucha sa joue et puis son front. La conclusion était certaine: sa température était anormalement élevée. Lui-même, malgré ses 26 années humaines, ne se souvenait plus de la maladie et des principaux gestes pour sauver les humains. Mais il se souvenait que c'étaient des êtres fragiles, surtout les femmes...


- Sarah, tu es bien chaude...Es-tu malade? Il ne faut plus t'en faire pour Alexender: il est vivant, je te l'ai promis. Maintenant, si tu crains de rester enfermée à tout jamais sous-terre, il faut que tu te rassures: je ne suis pas assez fou pour te laisser dépérir ici, recluse entre quatre murs, trois pièces et entourée de Vampires qui seraient tes uniques compagnons. Une cage dorée, c'est ce que tu n'auras pas avec moi. Au début peut-être...Mais ce que tu auras vite, si tu es digne de confiance, c'est une liberté de mouvement telle que tu auras le choix de venir me voir ou non, d'évoluer parmi les humains ou parmi les êtres de la nuit. Ce que j'aimerai, Sarah, c'est que tu ne nous traques plus et que tu t'adoucisses à notre égard, à l'égard de notre race, de mes fidèles, mes disciples, moi...

Le Comte se rapprocha un peu de l'humaine et se permit un baiser sur la joue de la jeune femme. Doucement, il la saisit parles bras pour la relever et l'étreindre tendrement. Au fond de lui brûlait une flamme étrange, un mélange de haine, de colère et d'amour. Il la voulait, il la désirait, mais ce Hunter toujours vivant le dérangeait déjà d'avance. La présence seule de la pensée d'Alexender dans la tête de Sarah l'énervait au plus haut point. Le Comte était jaloux. Jaloux de ce qu'un humain prétentieux aie les faveurs de sa belle.
Desserrant ses bras, éloignant un peu la belle humain de son puissant torse, il la maintint et l'observa. Ses vêtements légers la rendaient sublime, une fois de plus, et la croquer ou l'amener à faire son bon plaisir le tentait grandement. Mais sa noblesse, encore qu'il en aie perdu une parcelle avec le temps, lui interdisait de la forcer et surtout, il voyait bien qu'elle n'était absolument pas dans un état qui lui permettrait une bonne disposition envers lui.


- Tu as faim? Tu as soif? Dis-moi? Que désires-tu de moi pour l'instant? Tu as cette chambre pour toi, la salle de musique et la bibliothèque, ma chambre aussi t'es ouverte...Souhaites-tu des distractions? De la nourriture? De la solitude? Dis-moi...

Le Comte semblait prêt à lui accorder tout ce qu'elle demanderait, évidemment dans une certaine limite de leur contrat et pour le moment il n'était pas question de la faire sortir du repaire. Les yeux de brume du Vampire sondaient ceux de la jeune femme. Il sentait qu'elle était malade. Peut-être était-ce le froid après la neige du balcon, la cavalcade dans la nuit?

- Écoutes, Maria va s'occuper de toi, c'est une Vampire qui a toute ma confiance et qui respecte les humains. Tu pourras lui demander ce que tu veux, moi je vais te laisser un peu, ma présence semble toujours t'être désagréable...Saches que tu me trouveras toujours lorsque tu me chercheras.

Le Vampire embrassa la jeune femme sur la joue.

- Bonne nuit, lui dit-il avant de réaliser que pour elle c'était le jour. Ses yeux rirent un instant. Excuse-moi, il faut que je m'habitue moi aussi...Bonjour...Occupes-toi comme tu le veux, ma chambre est à côté de la tienne, n'hésites pas à venir me réveiller.

Le Comte l'embrassa à nouveau sur la joue mais de manière plus sensuelle, sans la forcer mais en y mettant toute la tendresse d'un amant, prolongeant son étreinte, lui faisant sentit son désir et cependant aussi son respect certain en cet instant. Une de ses mains la tenait par la hanche, un peu plus bas que la bienséance le permettrait, l'autre main soutenait le cou de Sarah avec douceur.

***************************

Pendant ce temps, dans la salle de réunion, Ambre buvait les paroles d'Angelstone. Il venait de répondre à sa question d'une manière détachée qui lui plût grandement.

- Paris?! Vous avez été à Paris? Ho! Comme cela doit être beau!

Arath leva les yeux au ciel. Cette fille-là était décidément puérile...Voilà qu'elle s'amourachait du premier venu! Salluste, quant à lui, méditait, le menton sur la main, observant Angelstone. Ce nouvel arrivant devait avoir assez plût au Comte pour qu'il l'emmène ainsi dans le repaire...Pourquoi? Quel était le nouveau plan du maître?
Manouk et Marco étaient retournés au jeu de carte tout en observant Angelstone et Maria écoutait distraitement la conversation d'Ambre et lui en attendant le retour du Comte avec impatience. Elle espérait que tout se passait bien, loin d'être jalouse, et certaine qu'elle resterait bien plus dans son estime en faisant ce qu'il lui demandait à la perfection avec ferveur qu'en lui imposant son amour toujours d'actualité.


- Dis-moi...fit soudain, Manouk qui interrompit son jeu avec Marco pour s'adresser de sa voix grave à Angelstone. Les Vampires de Paris sont-ils si décatis qu'on le dit? J'ai entendu dire qu'ils se partageaient un corps pour plus de cinq et qu'ils s'amusaient à boire les humains tout juste noyés sans prendre bien garde à ne pas s'empoisonner avec le sang mort. Il paraît que la qualité du sang qu'ils ingurgitent est médiocre à cracher.

Jouant de ses muscles de tueur Africain, Manouk sourit de ses dents blanches avant de jeter sur la table une carte redoutable pour Marco qui, béa, se renfrogna dans son jeu pour chercher à contrer l'attaque si habilement placée.

S'appuyant sur la table, Manouk se pencha vers Angelstone comme pour le prendre à part.

- Quel âge as-tu, dis-moi? Depuis quand es-tu des nôtres? Tu me parais jeune, le Comte dois t'estimer assez pour t'avoir ainsi ramené parmi nous. Estimes-toi heureux d'être dans ses rangs, ou pas, cela reste un point de vue, car une fois que tu es dans son entourage, le moindre faux pas peut s'avérer plus dure que la mort...

Toutes dents dehors, le grand noir, lui sourit d'un air à la fois amusé et amical. Les tatouages sinueux qui envahissaient son corps et les colliers tribaux qui pesaient sur son cou de taureau lui donnait l'air d'un de ces sauvages ramenés des îles.

Maria perdait patience. Pourtant le Comte n'était partit que depuis quelques minutes tout au plus. Elle souffla un peu et fit mine de s'intéresser aux cartes de Marco qui fulminait tout seul face à la piètre main qu'il avait contre son adversaire.


- Je me demande ce que fait Huymans, finit-elle par dire. J'espère qu'il est en bonne compagnie et qu'il n'est pas resté sur les quais jusqu'au jour!

- Allons! Qu'est-ce que tu nous chantes-là Maria!? Fit durement Arath. Tu plaisantes j'espère? Huysmans se laisser piéger par le jour à cause de quelques monstre poilus? Ha!

Maria lui lança un regard noir et lui montra ses dents d'ivoire avant de l'ignorer totalement.

Salluste leva soudainement la tête et se redressa. Il semblait comme avoir entendu ou sentit quelque chose. Aussitôt les Sept arrêtèrent de parler et se redressèrent de même pour le regarder et l'écouter. Le sage fronça les sourcils et dit:


- Nous venons de perdre un disciple, tout près d'ici...

Arath se leva et sortit de la pièce pour aller rejoindre les disciples de garde à l'entrée. Ambre, désolée de laisser Sébastian, lui lança un regard de flamme avant de suivre le belliqueux Vampire. Les autres ne bougèrent pas et retournèrent à leurs activités. Manouk continuant d'entretenir la conversation avec Agelstone, lui expliqua qu'il venait d'Afrique et que le Comte l'avait aidé à s'accoutumer à l'air du Nord. Il lui demanda encore des broutilles sur Paris et bien vite il s'en vint à lui demander des choses plus intimes:

- Et ton don obscure? Qu'en est-il? Tu l'as bien développé? Ici on accumule les fous de guerre, comme on dit. Quelle est ta spécialité? Moi je te le dis: le poison, la lente et dure mort par le poison...


> Jirômaru Keisuke <

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Lun 25 Avr - 0:27

Sarah était lasse. La fatigue la tiraillait et elle avait l’impression d’assister à une scène dans laquelle elle n’était que spectatrice. La surdose d’émotion jouait avec ses nerfs et l’avait rendue légèrement fiévreuse. Au fond d’elle, brulait un mélange de haine et de colère noire de se voir avec si peu de ressource à sa disposition. Pour l’instant Dieu qu’elle détestait son humble condition d’humaine, mais le temps n’était pas à s’apitoyer sur son sort.

L’idée de rester enfermer entre ses murs ne lui était pas si désagréable que cela. Pour le moment, elle lui évitait de devoir retourner face à ses parents et surtout à la colère de sa mère. Si elle s’avait que la jeune Spencer avait passé la nuit dans la demeure d’un homme, aussi vampire soit-il, elle ne s’en remettrait pas. Les conventions et l’étiquette n’approuvait pas se genre d’escapade et cette fois, elle frôlerait le mariage obligatoire. Heureusement, étant la pupille de la famille, son père répugnait à laisser son épouse recourir à une telle alternative. Mais ce genre de désagrément n’était que le cadet des soucis de la chasseuse. Retourner sur terre signifiait pour elle être tiraillé avec son désir de revoir Alexender, prendre de ses nouvelles et le risque surtout de le croisé dans la rue ou dans tout autre lieu publique. Quelle serait sa réaction à ce moment? Elle l’ignorait et ne souhaitait absolument pas s’attarder à toutes les possibilités possibles.

Elle sortit de ses réflexions lorsque les lèvres froides de son amant vinrent effleurer sa joue. La magicienne se força à ouvrir les yeux plus grands avant de serrer le poing de sa main libre enfonçant ses ongles dans sa paume. La douleur la ramena quelque peu à la réalité. L’attitude du Comte lui était étrangère. Il se montrait doux et attentionné, chose qu’elle n’avait jamais vue chez lui. Il n’était pas aussi fou qu’elle aurait pu le penser, mais une partie d’elle n’arrivait toujours pas à cerner ses intentions. Il la voulait, c’étais certain, jusqu’à ce qu’il finisse par se lasser de sa personne lui murmura une voix dans son oreille. C’étais sans doute vrai, elle n’était qu’une distraction de plus et lorsqu’il aurait terminé de se jouer d’elle, il s’en débarrasserait.

Ainsi, la tête posée contre le torse du vampire, elle reteint un soupir de bien être. La froideur de l’être de la nuit lui faisait du bien. Il avait l’air si calme, si posé, réellement soucieux et cette attitude, bien qu’étrangère, avait quelque chose d’apaisant pour la chasseuse. Redressant la tête, la jeune femme repoussa du bout des doigts ses boucles brunes et rebelles qui lui masquaient la vue avant de répondre doucement.


-Je n’aie besoin qu’un peu de repos sieur...

Pour le moment, quelque chose en elle interdisait à la chasseuse d’employer des termes plus intimes et familiers avec Jirômaru. Elle ne doutait pas que le temps jouait en faveur du vampire, mais pour se soir ou se matin, c’étais impossible. Néanmoins, lorsqu’il l’embrassa de nouveau, la demoiselle ne pu s’empêcher de frissonner. Il avait un tel pouvoir de fascination qu’elle remercia le ciel qu’il ne la brusque pas car elle aurait été incapable de lui résister. Sentant qu’il était temps de prendre congé, Sarah se dégagea doucement de l’étreinte du Comte un pâle sourire aux lèvres. Elle l’embrassa sur la joue à son tour avant de s’incliner comme elle le faisait lorsqu’elle prenait congé au invité ou encore à ses parents.


-Bonne nuit Comte...

Elle lui jeta un dernier coup d’œil avant de quitter la petite bibliothèque. Bas nue, elle se dirigea vers la chambre dans laquelle elle c’était réveillée. Au final, cette première entrevue avec le Jirômaru c’était plutôt bien dérouler. Une partie d’elle-même était rassurer, mais le souvenir de la folie du vampire était encore présent dans les pensées de la jeune femme pour quelle se tienne sur ses gardes. Dans la pièce, les autres bougies brillait encore de leurs flammes. La demoiselle s’assit sur le lit, heureuse de le trouver plus frais que lorsqu’elle l’avait quitté. Tant de chose se bousculait dans sa tête et dans son esprit. Même son corps demandait grâce et un peu de repos. Elle tirerait tout sa au clair à son réveille. Ses dernières pensées allèrent à Alexender puis, elle sombra dans les ténèbres de l’inconscience.


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Sébastian Angelstone
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Lun 25 Avr - 0:40

Angelstone se tenait bien droit sur sa chaise. Victor dans son dos observait tout les mouvements de son maitre cherchant à déceler le moindre signe de perturbation ou d’impatience de sa part. Mais pour le moment, il ne semblait pas importuner de se retrouver en compagnie des sept précieux du Comte Kei. L’attention que lui portait la jeune rousse faisait apparaître un petit sourire gognard sur ses lèvres minces et blanches du vampire lui donnant encore plus l’air d’un gamin. Néanmoins, sont sourire s’effaça lorsque le grand noir se pencha un peu plus en avant pour étendre la discussion sur la ville lumière. Non ce n’étais plus un sourire mais un horrible rictus qui illuminait les trait du jeune homme. Ses doigts se crispèrent sur la table et il se redressa comme s’il semblait cruellement insatisfait par les pensées sombres qui venaient de surgir dans son esprit.

-Mwoui… Paris…

La luminosité de la pièce baissa soudainement d’un cran. Le majordome se redressa à son tour sentant que les choses pouvaient déraper à tout moment. Angelstone pour sa part se replongeais dans ses souvenirs de l’autre continent. L’endroit ou il avait poussé sa débauche à son comble et ou il c’étais noyée dans le sang et la folie.

-C’est le Paradis des damnées... Les rumeurs entendues sont fondée…Les anciens ne sont que de jeunes imbéciles qui ne pense qu’au pouvoir et qui propage la race sans même prendre le temps de choisir ceux qui ont accès à l’éternité, ils poussent l’audace à séduire leur victime sur la scène d’un théâtre avant de la vidée de son sang devant un public humain. Ils naissent et meurent par centaines, poussée dans leur débauche et leur folie et ils sont si assoiffé qu’un cadavre devient un festin…rare sont ceux qui survivent...

Le silence plana un moment puis la lumière redevient normal et l’impassibilité habituel repris sa place sur le visage de l’ange déchus. Évoquer la ville lumière, n’était pas un sujet plaisant pour le diable. Lorsque Manouk lui demanda son âge, un réel sourire revient sur le visage du jeune homme lui donnant une nouvelle fois un air de gamin prit sur le fait. Oui il était jeune et il en était pleinement conscient. La description que lui fit Manouk du Comte était intéressante. Bien que remplis de respect pour le maitre, le vampire noir s’avait aussi à quoi s’attendre avec un lord. Aussi, Angelstone ne releva pas. Il s’avait pertinemment dans quoi il c’était embarquer et il était décidément trop tard pour regretter son choix. Au parole du sage Salluste, il fronça les sourcils. Un disciple? Si proche de la demeure? Le diable ferma les yeux et usa de son don obscur pour parcourir le domaine du Comte à la recherche du vampire qui venait de périr. Les ombres autour de lui s’agitèrent tandis qu’il suivait en esprit les couloirs de l’opéra. Il allait arriver à la porte par laquelle ils étaient entrés lorsqu’il se heurta à une force supérieure à la sienne. C’était comme foncé dans un mur en courant. Le choc lui fit tomber de sa chaise et il s’écrasa durement sur le sol, la lèvre fendue. Le vampire battit des paupières avant de s’asseoir. Victor l’aida à se relever, un air inquiet sur le visage. Angelstone se mit à rire essuyant le sang qui perlait sa lèvre qui se cicatrisa aussitôt. Le pouvoir du Comte était nettement supérieur au sien et son aura entourait le domaine en entier. Ce qui était à l’intérieur ne pouvait sortir et vice versa. Il écouta d’une oreille distraite les paroles de Manouk qui lui parla un peu de Paris avant d’entrer dans un sujet beaucoup plus vif. Il y avait quelque chose de charmant dans la personnalité du vampire. Dans d’autre circonstance, ils auraient surement pu être bon amis. L’homme était d’une nature tranquille et curieuse et sa loyauté était à toute épreuve. D’ailleurs les sept se dévouaient corps et âme à leur maitre. En les sondant, Angelstone avait pu constater que chacun avait un don en lui et une très grande estime de Jirômaru et qu’ainsi, ils n’hésiteraient pas s’il leur demandait de le tuer sur l’instant. Mais pour l’instant, la discussion tournait plus à l’amicalité. Le diable lui-même ignorait ce que le Comte lui voulait. Aussi, continua-t-il sa discussion.

-Rappelle moi cher Manouk de ne jamais te confier mon verre de vin… il souria, amusé et intrigué par les capacités du vampire avant de répondre sur son cas. Comme tu as pu le constater, mon don obscur est ma principale force, mais je le contrôle à peine je crois…et puis…

Angelstone enleva la poussière qui recouvrait la manche de sa chemise avant de poursuivre.

-Elles sont si susceptibles...

Dit-il en désignant les ombres qui les entouraient, immobiles et silencieuse comme toute ombre normal. Il n’y avait que pour Sébastian et probablement le Comte que leur mouvement étaient perceptible.
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Jeu 28 Avr - 19:10

Sarah ne souhaitait que dormir, se reposer. Après tout, ces derniers évènements l'avaient certainement assez secouée pour qu'elle préfère sombrer dans les rêves et l'inconscient pendant encore un moment. Il fallait qu'elle se fasse à l'idée de rester avec lui dans son repaire, il fallait qu'elle élimine peu à peu le souvenir de l'amour de cet Alexender...
Le Comte trouva les réactions de Sarah très légères, très douces, comme si elle avait définitivement cessé de lutter contre sa volonté. Il eut certainement été aisé de se l'approprier complètement, tant de corps que d'âme, mais le Comte n'aimait pas les proies faciles et cette femme-là était à ces yeux quelque chose de très spécial.

Après l'avoir embrassé sur la joue et lui avoir souhaité bonne nuit, le Vampire laissa la jeune humaine regagner sa chambre tranquillement. Jirômaru la regarda s'éloigner de lui, ouvrit lentement la porte de la bibliothèque et s'en aller au-delà de la salle de musique pour s'en retourner dans son lit. Il aurait pu la suivre au moins jusque dans la salle de musique pour ensuite regagner sa propre chambre et retourner à la salle de réunion, mais le Vampire resta debout, figé dans ses pensées.

Après quelques minutes de silence et d'immobilité, il caressa mécaniquement les rayons de livres anciens et, comme à son habitude, revint sur Shakespeare. Il frôla du doigt Roméo et Juliette, son préféré, emblématique à ces yeux pour l'image de l'amour qui y était transmis et surtout pour la description de la reine Mab, fée des rêves...Il songea alors à la petite sculpture ronde qu'il avait dans la chambre où dormait Sarah. Comme il appréciait cette sculpture! Ha oui, il était loin d'être hermétique à l'art, bien au contraire! Depuis son don obscure, une nouvelle vision du monde l'avait envahie, comme pour tout ceux de sa race, il ressentait plus qu'il ne voyait et tout n'était que poésie!

Lâchant finalement le livre sans le sortir de son rayon, le Comte se motiva à regagner la salle de réunion. Il passa donc par la salle de musique, passa une porte, souleva une tenture et se retrouva dans sa propre chambre. A comme il aimait ses meubles japonais! Et ces roses! Quelle blancheur éclatante! Rien ne le faisait plus rêver, si ce n'était Sarah et certainement aussi Ilsa, dans une autre dimension. Il respira un instant l'air. Son magnifique cercueil d'ébène gravé de fleurs orientales plaquées de motifs d'ivoire trônait au pied de son lit, de le regarder un peu le rassérénait. D'une certaine manière, il était las et fatigué. Son besoin de dormir commençait à se faire sentir mais avant tout, il devait s'entretenir avec Angelstone.
Ce dernier était d'ailleurs en train de décrire Paris à Manouk, il les entendait dans la salle d'à côté bien plus grâce à son don obscur que de manière auditive puisque les murs étaient terriblement épais de ce côté-ci des fondements de l'Opéra. Sa manière de parler, relativement haineuse, fit sourire le Comte.
Salluste perçu alors comme lui: un disciple venait de mourir à l'entrée de l'Opéra. Ce petit désagrément amena l'attention du Comte sur son domaine entier. Rien de suspect. Seulement le soleil avait maintenant atteint le parvis du bâtiment et avait rattrapé un imprudent. Cela arrivait rarement mais un accident était toujours possible. Ce jour était donc marqué d'une rose pour les Vampires...
Puis un bruit de chaise qui se renverse lui indiqua qu'il avait bien sentit l'esprit d'Angelstone errer dans ses couloirs. Décidément, cet acolyte était amusant! Un peu audacieux mais amusant...Il faudrait qu'il lui explicite certains points important du domaine.

Après avoir bu un verre de sang frai qu'il tira d'une jarre de verre posée sur le buffet, le Comte se décida à intervenir enfin.

Il ouvrit soudainement la grande porte de bois qui donnait sur la salle de réunion. Léger sans sa cape, il semblait moins épais et avoir moins de carrure. Cependant il dégageait une telle aura et son corps était si bien proportionné qu'il imposait tant pas ces deux aspects-là que par son regard de brume.


- Alors Sébastian! Tu n'aimes pas le théâtre de Paris? Fit-il de sa voix grondante tandis qu'il s'avançait vers la table et que les portes se refermaient d'elles-mêmes.

Les Sept qui restaient se raidirent quelque peu par respect tandis que le Comte venait poser une main sur le dossier de Sébastian afin de lui parler d'un peu plus près. Son air était à la fois amusé et sérieux:


- Et l'Opéra?

Les Sept sentirent l'aura du Comte grandir un peu: ils n'avaient pas répondu à Angelstone pour éviter un conflit inutile mais sa description des Vampires de Paris, acteurs de mauvais goût, correspondait plutôt bien à celle du Comte et d'eux-mêmes qui utilisaient des humains pour leurs représentations chantées à l'Opéra.
La tension ne fut que brève et le Comte sourit à Angelstone:


- Sarah dort. A nous de discuter.

Les Sept se levèrent et quittèrent la salle respectueusement. Manouk fit un signe à Angelstone avec une carte dans la main avant de fermer la porte derrière lui. Leur nouvelle mission: trouver Huymans.

- A nous deux. Fit le Comte en s'asseyant sur la table. Je ne sais pas ce que tu penses que j'ai prévu de faire de toi, mais saches que je n'ai aucun plan déterminé. Nous avons quelques points communs et tu me semble relativement digne de confiance. Aussi, tu pourrais peut-être effectivement rejoindre mes rangs...

Le Comte n'avait concrètement pas besoin de nouvelle main d'oeuvre mais il appréciait assez Angelstone pour le préférer dans son entourage que seul dans un recoin ou encore contre lui. Le Vampire croisa les jambes prenant une position plus décontractée. Il se mit alors à expliquer à Sébastian le fonctionnement de son réseau.

- Nous sommes donc des Indépendants, même si nous luttons contre le Sabbat à nos heures perdues. Notre communauté est surtout tournée vers l'extermination des Loups-Garous et, en ce qui concerne les Humains, nous avons choisit la Mascarade plutôt que la violence publique, d'où le fait que le Sabbat nous répugne. Ici, tu te trouves dans mon repaire. Il comporte deux étages et nous sommes au moins une centaine. Tu as déjà pu voir que nous sommes divisés en plusieurs groupes. Il y a les disciples, entre la décence et la débauche, parfois proches de la dégénérescence, et qui sont dans une obéissance aveugle mais qui peuvent tomber dans la folie ou l'inconscience, (ceux-là perdent la vie facilement). Viennent ensuite les gardiens qui ont comme rôle particulier de garder le domaine. Les Sept sont mes plus fidèles et loyaux serviteurs. Il y a évidemment quelques Humains qui nous servent de calices. De manière générale, nous ne formons pas une famille mais plutôt un clan sous ma souveraineté.

Le Comte descendit de la table et se mit à circuler dans la pièce.

- Je ne vais pas te demander de faire partit de mes disciples, tu vaux bien mieux que la plupart d'entre eux. Pour ce qui est des Sept, tu as pu constater que leur aura est nettement délimitée et qu'il faut m'avoir fréquenté un bon siècle avant d'avoir ma confiance absolue. Après, si tu ne souhaite pas nous rejoindre, libre à toi! Je te propose cependant une alliance. Si tu préfères quitter ces lieux, je ne te retiens pas. Seulement, je te demanderais alors de ne pas nous faire entrave...

Sébastian avait donc le choix. Soit il gardait sa totale indépendance, soit il rejoignait le clan du Comte Kei.

- Tu te demandes en quoi nous rejoindre serait pour toi bénéfique si ce n'est d'avoir toujours quelques auxiliaires? Hé bien je vais te le dire...

Le Comte fit face à Angelstone et lui sourit d'un air enjoué:

- Ici, même si la débauche ne bat pas son plein comme à Paris, les membres du clan se doivent de m'obéir, certes, mais à côté des quelques tâches que je demande, tous sont libres, logés, protégés et même parfois nourris. Et puis l'entraide est une notion acquise dans notre clan. Il y a peu de règles à suivre: les quatre primordiales à notre survie, c'est à dire l'âge respectable des Humains utilisés ou transformés (d'ailleurs la transformation a besoin de mon aval tout de même pour éviter l'intégration de n'importe quel vampire dans nos rangs), la Mascarade pour nous dissimuler aux Humains, le sang non-mort, et l'interdiction de tuer l'un des nôtres. Évidemment, ces règles sont valables pour toute notre race, sauf la Mascarade, et il te semble inutile de les rappeler...mais il peut arriver que certains ne les suivent pas totalement...

Le regard du Comte se fit insistant.

- Pour le domaine, ne jamais ramener d'étranger, la mort de ce dernier serait atroce. La luxure a ses limites ici de même que l'usage des armes, des salles sont faites pour cela. La salle de réunion et les pièces qui la suivent sont ma propriété personnelle, sauf autorisation. La trahison est punie d'enmurement éternel. Seule l'obéissance aux ordres est totale.
Notre survie est notre but. A long terme nous éliminerons les Loups-Garous et nous régnerons sur la moitié du monde sans pour autant nous cacher. Une harmonie avec les Humains est, je le pense, possible. Il suffit de se séparer de certains poids qui relèvent presque de la mythologie à notre époque...


Jirômaru ne faisait pas un discours d'éloge à son clan, il était clair, bref, précis et surtout honnête, sérieux et franc. Angelstone savait maintenant ce qu'il tramait, c'était sous-entendu dans le ton: la suprématie des Vampires, mais la concorde avec les Humains, débarrassant le monde des Loups et des traditions poussiéreuses du monde des ténèbres. Tuer et remplacer, (ou simplement oublier), le Père et la Mère n'était pas totalement explicité, d'ailleurs Jirômaru ne comptait l'expliciter à personne d'autre qu'Ilsa, mais l'idée était presque là.


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Sébastian Angelstone
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Ven 29 Avr - 2:23

La discussion allait de bon train. Bien caller dans son siège, Sébastian avait un air désinvolte et confortable. Manouk était un orateur hors pair et discuter avec lui avait quelque chose d’intéressant. C’était comme parler de la pluie et du beau temps. Aucune contrainte ni distance qu’il fallait normalement tenir avec certain vampire. Mais la discussion se termina à la seconde même ou les grandes portes de la salle s’ouvrirent laissant entrer le comte. À son apparition, Angelstone sentit les vampires présent autour de lui se raidir. Lui-même attrapa un mutisme profond. Les ombres qui se mouvaient depuis un moment cessèrent tout mouvement comme si elle-même craignait la nouvelle apparition. Derrière lui, son majordome recula d’un pas, étant l’un des plus jeunes présents. Jirômaru ne perdit pas de temps, se dirigeant directement sur lui. Le diable avait compris que sa haine envers la ville lumière n’était pas partager vue la description qu’il en avait fait. Qu’importe, il garderait toujours une haine féroce et profonde pour ce lieu et tout ce qui pourrait s’y rattacher. Il n’avait qu’à songer à la crypte qu’il visitait si souvent en pensée pour qu’une colère brulante transforme ses iris en flamme incandescendre. À la première question du Comte, il se permit de répondre franchement.

-Non...

Néanmoins, si sa réponse était sans équivoque, sa voix n’avait pu les teintes claires que lorsqu’il discutait avec Manouk. Pour la deuxième, mieux valait se taire. Il n’était pas assez fou pour faire affront au maitre des lieux dans sa demeure qu’il semblait affectionner. Tandis qu’il regardait le Comte prendre place sur la table près de lui, l’ange déchus eu une petite pensée pour la jeune humaine qui devait être prisonnière de ses songes. La pauvre créature, se retrouvé dans un nid de vampire servant comme distraction au chef d’entre-deux. Son réveil allait être brutal. Se concentrant sur sa position, le vicomte jeta un coup d’œil à son domestique avant de centrer toute son attention sur le Comte.

La situation avait quelque chose de particulière. Prônant depuis plusieurs années sont indépendance, le vampire se savait une proie détestable face aux autres membres des différentes sectes. Il avait déjà eu bien des propositions, mais n’en avait accepté aucune. Il avait trop peu d’amis et le principe était simple : il utilisait les gens autant sinon plus que ceux-ci l’utilisait. C’était ainsi qu’il percevait les choses. Néanmoins, il était prêt à écouter ce que le vampire avait à lui dire.

Et le discours en valait la peine. Le Comte n’avait pas acquis une réputation à la cours royal par son simple titre. Sa prestance, son aura et sa manière de parler transpirait un pouvoir de fascination puissant. Angelstone se laissa facilement prendre par l’entrain de son ainé. Ses plans étaient clair, net et précis, tout étaient si détaillé que la visualisation était parfaite. L’objectif beaucoup plus réaliste que les deux clans qui se disputait présentement la suprématie sur l’ordre vampire, avait de quoi faire miroiter un ambitieux. Mais Angelstone n’était pas dupe. Pour avoir côtoyé des membres important, il avait été envoyé comme messager après tout, le diable savait que quelque chose de plus important était nicher en ses murs et c’étais l’une des raisons pour laquelle le jeune vampire avait accepté une alliance avec son ainé. Son objectif ultime, celui de retrouver le père et la mère originel. C’étais également l’un des buts du vicomte et voilà où se situait l’intérêt général du vampire. Bien que certain aurait prit peur devant une tel offre, le Vicomte eu un air pensif avant d’appuyer son menton sur l’une de ses mains.


-Votre offre est bien plus qu’intéressante Comte et il faudrait soit être fou où sot pour la refuser...

L’ange déchus se leva doucement prenant garde à ne pas projeté son aura comme il avait l’habitude de faire et qui pourrait être interpréter comme une insulte ici.

-Néanmoins je ne suis ni l’un ni l’autre…

Il s’appuya sur la table à son tour pour faire face à chef du clan. Il était épuisé et lui aussi commençait à vouloir dormir. Une décision aussi importante demandait réflexion. S’il acceptait, cela signifiait une fidélité à toute épreuve envers le Comte. Ce n’était pas le genre de décision qui pouvait se prendre à la légère. Sébastian passa une main dans ses cheveux courts les mettant encore plus en bataille.

-Aussi, il serait mieux que vous m’accordiez un moment avant que je ne vous rendre ma décision...Votre plan est audacieux, mais vous comprendrez que cela demande réflexion...

Ainsi, Angelstone souhait que l’ainé le laisse prendre congé. La nuit avait été longue et ardue et tout deux nécessitait du repos, maintenant qu’Angelstone avait matière à réfléchir.
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Ven 29 Avr - 13:04

Comme il s'y attendait plus ou moins, Agelstone sembla intéressé par sa proposition d'alliance mais il avait besoin d'y réfléchir. Évidemment, même s'il était le doyen de leur race et qu'il était réputé pour sa dureté envers les siens, le Comte lui avait laissé le choix et il acceptait totalement ce délais de réponse. D'ailleurs, il lui avait bien précisé auparavant que s'il voulait quitter les lieux il ne rencontrerait aucun obstacles.

- Très bien, fit le Comte de sa voix murmurante, je te laisse donc réfléchir...Cependant, garde toujours en mémoire que, même si tu ne nous rejoints pas, il ne faudrait pas que tu traînes dans nos petites affaires sans y avoir été invité.

C'était clair: ces lieux, Sarah, ses plans personnels...tout cela devait rester entre eux si Angelstone ne voulait pas se retrouver emmuré dans une crypte quelconque, c'était évident.

- Avant de te ramener aux égouts, seule sortie possible si tu veux éviter l'astre de feu, je voudrais te montrer quelque chose...

Le Comte raccompagna donc son complice vers la porte de sortie de la salle de réunion. Il le conduisit dans un escalier pour remonter à l'étage supérieur. Ils arrivèrent donc dans une immense salle où tous les murs paraissaient creusés dans la roche. Le plafond était haut, on se serait cru dans une grotte. Des centaines de niches, creusées dans la pierre servaient de refuges comme une volière pour chauve-souris. Il y avait deux tables très longues, deux grands tapis et des fauteuils éparpillés qui ramenaient, avec les torches accrochées aux murs, un semblant de confort. Il y a avait à cette heure une quantité de Vampires incroyable. Plus d'une soixantaine de disciples étaient rassemblés là et finissaient leur nuit par des jeux de cartes, des discussions autours de coupes de sang frais ou des jeux d'argent plus douteux. Ils riaient, parlaient, s'exclamaient...L'ambiance était à la complicité, à la bonne humeur, et si un soupçon de vice siégeait parmi eux, ils avaient surtout l'air d'une communauté soudée. Évidemment, il y avait des bagarres, certains étaient portés sur la luxure, d'autres sur le sang, certains avaient l'air bête, d'autres étaient plus vifs. C'était un mélange de genre et de personnalités redoutables. Comme dans un immense salon, tous se rassemblaient avant d'aller se coucher. Certains étaient déjà montés dans les cercueils le longs des murs, d'autres volaient comme des nuées d'oiseaux de malheur autour des niches.

A l'arrivée du Comte et d'Angelstone, l'ambiance se gela quelque peu. Beaucoup continuèrent leurs activités mais sachant que le maître était là, ils s'étaient plus ou moins calmés. Beaucoup dévisageaient le nouveau venu, les femmes le considérant comme un nouveau mâle plutôt bien fait et les autres se demandant avidement ce que cet inconnu venait faire ici. Quelques uns le reconnurent, le "Diable" avait une petite réputation...


- Tu vois, fit le Comte à Sébastian, nous sommes nombreux...

Sans laisser le temps à Angelstone de réellement tout observer, histoire qu'il n'ai qu'un petit aperçu de leur clan, le Comte le ramena dans l'escalier pour le descendre ensuite, après deux couloirs et une chambre vide, par un passage secret dissimulé derrière une armoire avant de le mener dans des couloirs plus sombres, comme ceux qu'il avait suivit à sa venue, et le ramener devant une plaque d'égout. L'aura de protection atténuée, le Comte l'incita à partir:

- Méfie-toi, Sébastian, les disciples que tu as vu sont sous mes ordres mais tant que tu ne seras pas des nôtres, je ne pourrais certifier qu'ils ne te fassent pas quelques misères si tu venais à les croiser ou à te retrouver sans moi dans pareille occasion...Saches-le si d'aventure tu reviens me voir ici...Cela reste une meute, un groupe aux affinités fermées tant que tu es un étranger pour la communauté.
Bien, maintenant vois cette section des égouts, elle te mènera à tout le réseau: si tu gardes bien ta droite, tu arriveras à la croisée de tous les couloirs.


Le Comte commença à faire demi-tour mais, comme se souvenant qu'un détail, il se retourna une dernière fois:

- Au fait, si je ne reçois pas de visiteurs, je reçois très bien les missives ici...

Ainsi se clôt l'entrevue d'Angelstone et le Comte. Ce dernier avait exposé au jeune Vampire ses plans et sa proposition d'alliance. Maintenant que Sébastian savait à quoi s'attendre, maintenant qu'il avait eu un aperçu des ambitions du Comte et de la grandeur de son domaine, il ne lui restait plus qu'à réfléchir. Le Comte, lui, avait réussit à faire de ce messager un allié potentiel. Après tout, il lui avait permis d'anéantir Alexender et d'obtenir Sarah sans mal.

En revenant sur ses pas, le Comte verrouilla les couloirs et laissa aux gardiens invisibles quelques ordres bien précis. Puis il retourna dans ses appartements. Sarah devait encore dormir...Tournant quelques instants dans sa propre chambre, il hésita à la rejoindre. Mais il préféra la laisser tranquille. Aussi, après avoir enlevé ses grandes bottes de cuir noir, il se glissa dans son cercueil au pied de son lit, il se reposa enfin, tout en pensant à Angelstone, ses répliques et sa façon de se tenir: un jeune un peu prétentieux, un potentiel non négligeable, un manipulateur d'ombre et messager des anciens...Il fallait le surveiller un peu et le motiver à rejoindre ses rangs.


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Lun 2 Mai - 4:27

Plus Sébastian y songeait, plus son esprit se lassait. Décidément c’était de sommeil dont il avait besoin avant de pouvoir envisager la grande proposition du Comte. Malgré sa fatigue, il continuait de prêter une grande attention à son ainé et ce fût avec le plus grand sérieux qu’il comprit la menace à peine voilé. Il avait beau être arrogant et un tant soit peu frimeur lorsqu’il s’agissait de le menacé, il avait déjà subit le choc du Comte Keï contrarié, il se souhaitait pas en voir plus. Pour moins que cela, il c’était fait agripper par le collet, menacé, amener dans la fameuse salle noir avant d’être mordue, ce qui constituait une sorte de violation voir même d’agression chez les êtres vampiriques. Ainsi, un lien unissait désormais le Comte et le Vicomte et même si ce dernier aurait souhaité semer la discorde dans les rangs du grand homme, cet acte de folie l’aurait mené tout droit à la mort.

Non, une chose était sur, peu importe la décision qu’il prendrait, le diable éviterait de se mettre au travers du chemin de cet homme. L’éternité avait beau être longue, il n’osait imaginer ce que ce serait s’il devait la passer emmurer dans un mur. Prêt à quitter les lieux, l’ange déchus fit signe à son majordome de le suivre tandis que le Comte ouvrait la marche à travers son domaine. Ils traversèrent quelque couloirs avant de déboucher sur une grande pièce et cette fois, le regard impassible du diable s’agrandis de surprise et il eu un léger mouvement de recul. Devant lui se trouvait les fameux disciples. Ramassé en petit groupe, il s’adonnait à de diverses activités. Le jeune homme croyait halluciner, c’étais comme se retrouvé à Paris, mais cette fois de manière plus intense. Il n’eu qu’un bref aperçus, mais cette vision le suivit alors qu’ils reprenaient leur marche. Un avertissement de plus. Sébastian se mura dans un mutisme, réfléchissant plus que jamais. Il ne sortit de ses pensées que lorsque le Comte lui indiqua la manière de sortir de ce repère. Étrangement, la pression qu’il sentait peser en lui depuis son arrivé dans le domaine s’allégea tout d’un coup et le diable comprit que les barrières qu’il avait heurté de plein fouet comme un débutant quelque instant plutôt émanaient de Jiromaru lui-même. Une raison de plus de se méfier de cet homme. Néanmoins, respectueux, le jeune vampire s’inclina profondément devant le Comte, imiter aussitôt par son domestique.

-Bien sieur, sachez que je réfléchirai très intensément à votre proposition...

Il allait partir et quitter lorsque le vampire le rappela. Se retournant, le vampire hocha la tête à sa dernière indication. Oui, l’idée des missives était excellant. Le jeune homme était encore secoué par la vision de tous les vampires du clan et en frissonnait intérieurement. Il fit signe à son majordome et ils s’enfoncèrent dans le dédale des égouts.

[HRP : Angelstone et son majordome quitte désormais le repaire de l’opéra pour une destination inconnu]
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Lun 2 Mai - 5:31

Les rêves se succédaient en de longue forme nébuleuse et abstraite. La jeune demoiselle se retrouvait sans cesse dans le petit salon de son manoir où elle voyait son tendre Alexender, couché au sol en pleine agonie. À chaque fois qu’elle faisait un pas vers lui sa douleur semblait redoubler. La voix douçâtre de Jirômaru résonnait alors doucement à ses oreilles pour lui murmurer qu’un pacte était un pacte... Parfois le rêve évoluait et elle se retrouvait devant ses parents qui avaient le teint cadavérique. Lorsqu’elle arrivait ils se mettaient tous à rire dévoilant ainsi leurs longues canines d’ivoire. Sa mère lui demandait alors de les tuées et la chasseuse se rendait compte qu’elle portait ses vêtements de chasse et un arc aux pointes d’argent.

Sarah dormit ainsi pendant un long moment. Les heures se succédait tandis que la vie sur terre suivait sont rythme effréné. Londres grouillait de son brouhaha habituel. Habitué de se réveillé à la lumière du soleil, la jeune Spencer resta plongé dans les ténèbres un bon moment. Son sommeil profond reposa son corps et son esprit et la fièvre s’estompa. La jeune femme immergea de sa torpeur graduellement. Elle demeura quelque instant immobile, à observer la pénombre dans laquelle elle se trouvait. Les bougies avaient fini par s’éteindre, preuve qu’elle avait dormit très longtemps. Tandis que ses pensées revenaient tranquillement à sa mémoire, le souvenir d’Alexender se faisait plus présent. Les yeux ouverts, la magicienne étouffa un long sanglot avant de se recroquevillé sur elle-même. Comment les choses avait-elle pu déraper à ce point? Elle avait à peine frôlé le bonheur que maintenant elle s’en retrouvait à une distance incommensurable. Plus elle se remémorait les évènements, plus la chasseuse sentait grondé en elle une grande colère. Elle avait été piégée. Plus elle se remémorait les évènements plus Sarah avait l’impression d’avoir manipulée. Jirômaru avait tout manigancé et elle ce retrouvait lié à lui par un pacte en plus du lien profond qui existait entre eux depuis la fameuse nuit…La demoiselle fini par se redresser sur le lit en même temps que toute les chandelles de la pièce s’allumait magiquement. Baignée ainsi dans un clair obscur permanant, la jeune femme se leva.

L’héritière Spencer observa plus en détail la pièce dans laquelle elle se trouvait. Il y avait deux lits et elle avait dormis dans celui au milieu de la pièce. D’aspect confortable, on y avait ajouté quelque décorations et garniture, au mur notamment. Tandis qu’elle regardait les alentours, ses yeux bleus tombèrent sur une petite statuette qui reposait sur l’une des étagères. S’en approchant, la demoiselle reconnue la silhouette familière de la reine Mab, l’étrange fée des rêves issus de la pièce de Shakespeare. De petite taille et avec des formes rondes, c’est elle qui s’introduisait dans l’esprit des dormeurs pour donner naissance à leurs rêves. En l’observant, la jeune femme eu envie de la lancé contre le mur, elle qui était responsable de tout ses cauchemars qui la hantait. Ravalant sa haine qui était dirigé contre le mauvais destinataire, la magicienne posa la statuette sur l’étagère, s’attardant à l’épais livre poussiéreux qui était juste à côté. Sa curiosité étant plus forte que tout, la magicienne l’ouvrit doucement observant son contenue. Au allure d’un journal personnel, le livre était rempli de note, de schémas et autre dessin parfois incompréhensible. En tournant les pages, la chasseuse se rendit compte qu’elle que c’étais plus un livre dans lequel son auteur consignait ses rêves. Vue son allure poussiéreuse, il devait dater de plusieurs années. Sarah s’arrêta finalement à une page son attention ayant été retenue. Remplis d’une écriture fine et admirable, on y parlait d’un père et d’une mère, mais c’étais beaucoup plus le schéma au bas du texte qui avait retenue l’intérêt de la demoiselle. Il semblait représenter des armoiries très anciennes et qui pourtant semblait étrangement familier à la jeune fille. Découragé, elle referma brusquement le volume. Plus elle observait la pièce, plus Sarah en venait à la conclusion que ce n’étais pas celle de Jirômaru. Dans ses souvenirs, la chambre dans laquelle elle c’était réveillée la première fois était beaucoup plus spacieuse, luxueuse. Si la salle de musique se trouvait à sa gauche, la porte devant elle devait mener probablement dans la fameuse chambre... Elle attrapa une chandelle puis, les yeux brillants de défis, la jeune femme entra sans faire de bruit dans la pièce. Une fois entré, la lourde porte se referma doucement avant de se fondre dans le mur. La magicienne ouvrit les yeux intrigués. Il était impossible à présent de trouver la poignée qui permettrais de retourné dans l’autre pièce...

Quelques bougies allumées ici et là lui permirent de reconnaître la chambre luxueuse de son ravisseur. Ainsi éclairé, la pièce était beaucoup plus douce que dans ses souvenirs, moins agressante. Elle avança tranquillement contournant la grande table prenant le temps de tout observer. Les choses étaient comme dans ses souvenirs. Les roses blanches posée ici et là qui diffusait un parfum agréable dans la chambre, le mobilier asiatiques et tous ces objets de luxes qui trônait un peu partout. Sarah foula de ses bas blancs le grands tapis moelleux. En tournant sur elle-même pour regarder plus en détail la pièce. En complétant son tour, elle arriva de nouveau face à l’imposant lit qui complétait de démontré le luxe de l’endroit. Imposant, les draps de soie étaient tirer, personne n’avait dormis dans au milieu de l’océan de douceur. La chasseuse se souvenait de s’être réveillée au milieu de ce lit, près de Jirômaru avant qu’il ne sombre dans l’un de ses accès de folie et ne lui face subir sa colère. La demoiselle se mordit la lèvre inférieure à cette pensée.

Elle s’approcha un peu plus et remarqua alors le meuble imposant qui se trouvait au pied du lit. Il s’agissait bien évidemment d’un cercueil. Malgré l’aspect macabre, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être impressionné. C’était un véritable chef d’œuvre de menuiserie, réalisé par un artiste de grand talent. Taillé dans de l’ébène noir, le bois avait été gravé avec des morceaux d’ivoire en forme de fleurs japonaises. Subjuguée, Sarah posa la chandelle sur le sol avant d’effleurer du bout des doigts le travaille qui avait été réalisé. Soudain, un frison lui traversa l’échine lorsqu’elle songea qu’il y avait peut-être quelqu’un dans le cercueil. En vitesse, elle retira ses mains mal à l’aise avant de froncer les sourcils avec défis. S’il y avait bien quelqu’un ce ne pouvais qu’être Jirômaru. Elle était dans sa chambre après tout. Après une longue hésitation, la magicienne s’accroupir pour soulever doucement avec une extrême lenteur et précaution pour ne pas faire le moindre bruit le couvercle du cercueil. Lorsqu’elle abaissa de nouveau ses yeux, elle sentit son corps se figé. Le Comte Keï était bel et bien là, endormis. Le visage paisible, ses traits parfaits immobile et les paupières closes, il ressemblait à un ange oublié. La chasseuse se perdit à le contempler pendant un long moment avant de sortir d’une sorte de torpeur. Il était flagrant de voir combien elle était sensible au pouvoir de fascination de l’être de nuit. Comme elle pouvait le détester, tout était de sa faute! Et si... l’idée de le tuer effleura l’esprit de la hunter. S’il disparaissait, le pacte n’avait plus lieu, et la vie d’Alexender serait alors sans danger...
L’aristocrate réfléchis un moment avant de poser la main sur la chemise blanche de l’homme, au niveau du cœur, songeant à matérialisé une sphère de feu mais un tressaillement sous ses doigts lui fit retirer sa main en vitesse. Il lui avait semblé que...non c’étais impossible...

Elle posa doucement la tête contre le torse du Comte, tout en observant son visage endormi. Elle écouta un moment, à la recherche du battement quelle avait cru sentir, mais il n’y avait rien que le silence. Persuadée qu’elle avait rêver, la demoiselle allait relever la tête lorsqu’elle l’entendit de nouveau. Stupéfaite, elle ferma les yeux pour mieux se concentré. Il s’écroula de nouveau un long moment puis elle l’entendit, distinctement. Lentement, très lentement, comme s’il effectuait un rythme au ralentie… Un cœur qui battait.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 3 Mai - 2:01

De la toile...couleur glace,
douce douce goutte de coton...
filament de soie, nuage effilé,
fantôme...

Araignée, tisseuse des
pas légers
sol chaud
tisseuse de rêve éveillé

Vieil homme
donne-moi ta vie
ta force, ton coeur
non, ton âme seule

Cercueil de marbre
fissure et diamant
seuil du monde
Qui est là?

Sénile guide
chrysalide de siècles
tendre chiffon
Que fais-tu?

Tiède vie
Organique tissu
Qui est là?
Que fais-tu?


Ta chaleur...
Ce parfum
embrun d'amour
Sarah...

Le Comte était éveillé lorsque la jeune humaine posa sa main sur son torse. Il l'avait sentit entrer dans sa chambre et, peu à peu tiré du labyrinthe de ses songes, il l'avait laissé ouvrir son cercueil. Les yeux clos, le Vampire était curieux de voir ce que la jeune magicienne allait faire. Elle le croyait certainement complètement vulnérable dans pareille situation, mais si les Vampires, comme les humains, entraient en sommeil profond, le Comte faisait partie des Vampires qui ne pouvaient trouver leur cercueil violé sans être réveillés auparavant par son aura. La sienne était forte et puissante.
Cependant, un détail aurait pu lui être fatal: le Comte ne dormait pas réellement depuis plusieurs mois, partant plutôt dans des songes que se reposant tout à fait. Il cherchait une clé pour aboutir à la fin de ses projets et celle-ci se trouvait dans son esprit, il avait la capacité de la trouver, il y œuvrait. Cet état le maintenait plus longtemps dans l'inconscient que d'habitude et il fallait qu'il s'en méfie...Aussi avait-il pris conscience de la présence de Sarah à son entrée, certes, mais il n'avait réincarné son corps qu'après qu'elle eut le temps de se promener dans sa chambre.

Le Vampire était heureux de voir que la jeune femme surmontait sa peur jusqu'à venir dans cette pièce. Sa témérité lui était précieuse, même si elle n'allait pas dans son sens à lui, il trouvait cela attirant chez elle. Mais il n'était pas fou, il savait que cette témérité lui venait de son métier de chasseuse. De même, il fallait qu'il reste sur ses garde, la vie et l'amour de son Alexender pouvant lui monter à la tête d'un instant à l'autre malgré le pacte...

Cependant, Jirômaru aimait le risque et cette jeune humaine lui faisait assez tourner la tête pour qu'il attende qu'elle soit assez près de lui avant d'agir. Il sentit et entendit son cercueil s'ouvrir lentement, aussi silencieusement que pouvait le permettre son poids et sa taille pour une jeune femme de la fine taille de Sarah. C'était tout de même un cercueil où l'on pouvait mettre deux personnes...Jirômaru aimait le confort...et le réconfort d'Ilsa, parfois...

Au contact de la main que posa Sarah sur son torse, il hésita: l'attraper brusquement pour lui donner une bonne peur et l'enfermer ensuite avec lui était une option amusante...Mais il préféra ne pas bouger et continuer, de sa faible respiration, à faire comme s'il dormait. Chose aisée pour un être dont le sang circule si lentement que l'on pourrait le croire mort, d'ailleurs un Vampire n'est-ce pas avant tout un mort? Certes son coeur battait toujours mais le sang qui s'y glissait n'était pas le sien et il ne le nourrissait pas de la même manière que les humains: il y puisait toutes les ressources possible, l'altérant, le blanchissant de sa substance pour finalement l'ingérer totalement jusqu'à ce qu'il disparaisse et l'oblige à en reprendre pour ne pas finir exsangue. Aussi son coeur ne battait-il pas aussi vite que celui d'un humain, mais il battait, et c'est ce que Sarah cherchait.
Jirômaru se demandait si la jeune femme songeait au pieux dans le coeur ou à d'autres méthodes pour le tuer. Il aurait pu sonder son esprit pour y trouver ses pensées du moment mais il préférait laisser les choses courir plus naturellement.

Lentement, il ouvrit les yeux. Sans bouger d'un cil, il fixa de ses yeux brumeux ceux de la jeune humaine. Il n'usa pas de son don obscur pour la maintenir sous une fascination forcée, d'ailleurs il ne l'avait exercée sur elle que peu de fois, dans des moments critiques. Ainsi Jirômaru se contenta-t-il de sourire, et dans un doux murmure, il se confia à Sarah:


- Je rêve, souvent, d'un endroit magnifique, plein de brume et de chaleur, un endroit bleu, comme tes yeux...Sarah, et doux comme le velours, comme ta peau...J'y marche et j'y cherche quelqu'un...

Le Vampire se redressa et écarta doucement la main de Sarah en la saisissant tendrement et sans la lâcher. Assis dans son cercueil, la chemise défaite et ses longs cheveux blancs quelque peu désordonnés, Jirômaru regarda Sarah de bas en haut toujours en lui tenant la main, comme un homme saoul de fatigue, las mais aussi malade d'envie, comme un homme dont l'interdit laisse les paupières à demi closes et l'esprit durement remis à sa place, dans une lutte éternelle entre la passion et la raison. Comme un homme frustré, aimant mais éternellement abattu par l'inaccessibilité.
Il tendit très lentement son bras inoccupé et toucha la jambe droite de Sarah. Posant ainsi sa main glaciale sur le bas de soie blanche, juste au-dessus du genoux, il leva les yeux vers le visage de la jeune humaine. Pour une fois, il resta assis, plus bas qu'elle, dans l'humilité, le regard aimant.
Toujours avec précaution et douceur, le Comte commença à entamer de petites caresses avec sa main, sans monter plus haut, le tout avec tendresse.


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 3 Mai - 4:04

Sarah gardait les yeux fermés, stupéfaite d’entendre ou plutôt sentir un battement. Une pulsion continue, lente comme la respiration d’un être endormi. La chasseuse n’arrivait pas à croire qu’elle entendait bel et bien le battement d’un cœur. Le rythme c’était imprégnée en elle et de sa main libre, elle agitait le doigt au même mouvement que le cœur du Comte. Elle avait toujours perçus les vampires comme des créatures mythique certes, mais ayant tant frôlé la mort que leurs corps n’était plus du tout vivant. Leur peau blanche, leurs mouvements défiant toute les lois de la gravité... Ayant oublié la raison de son mouvement, la magicienne s’enfonçait dans une réflexion profonde qui chamboulait quelque peu sa vision des choses. Il était facile de tuer un animal dangereux puisqu’ils agissaient par instinct, peu de raison, mais ayant tout de même un cœur. Tuer un être de nuit c’étais comme remettre à la mort un rescapé de sa faux. Mais avec ce battement qui résonnait à ses oreilles... c’étais comme prendre conscience du côté humain de ces créatures et cette réalité la rendait mal à l’aise.

Perdue dans ses pensées, la demoiselle ne prit conscience du réveille de Jirômaru que lorsque sa voix murmurante résonna dans la pièce. Surprise, la jeune femme se redressa avant d’amorcer un mouvement de recul qui fut interrompue par la main glaciale qui se posait sur la sienne. L’aristocrate observa le vampire s’asseoir dans son cercueil, les yeux à demi-clos par la fatigue. Malgré sa jeunesse éternelle et les traits sans ride de son visage, Sarah semblait voir de longues années d’existence derrière le regard brumeux de l’homme. Immobile, elle le contempla, légèrement gênée et il ne lui fallut quelque seconde pour comprendre d’où venait cette gène : c’était la première fois qu’elle voyait un homme dans un habillement aussi négligé. Elle resta immobile, à détailler les yeux brumeux qui la dévisageaient lorsque la main libre du Comte se posa contre sa jambe. Un long frison traversa la colonne de la chasseuse tandis quelle baissait la tête pour observer la main posé au-dessus de son genoux. Un souvenir traversa alors sa mémoire et pendant l’espace d’une seconde la mine joueuse et frimeur d’Alexender refit surface alors qu’il avait eu exactement le même geste le lendemain du bal. Un vide se creusa dans le cœur de la jeune Spencer et sa colère revient. Se dégageant des mains du vampire, elle fit demi-tour dans la pièce mettant une distance entre elle et le Comte Keï avant de lui faire face de nouveau. Les bras croisés, elle ramena ses longs cheveux brun et ondulés contre sa gorge cachant un peu de sa peau blanche.


-Je ne crois pas être celle que vous cherchez monsieur... et puis ce n'est qu'un rêve...

La remarque était cinglante. La demoiselle avait utilisé des termes précis servant à mettre une distance entre elle et le jeune homme. Sa curiosité l’avait poussé à revenir dans cette chambre, geste qui lui laissait un goût amer à présent. Mais qu’importe, elle n’aurait pu que retarder cette rencontre inévitable de toute façon.


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 3 Mai - 21:45

Lorsque Sarah se soustrait de son contact et qu'elle recula en lui répliquant de manière sanguine, cela énerva passablement le Comte. Finalement, il se leva. Debout dans son cercueil, il jeta une de ses mèches derrière son épaule et rajusta sa chemise.

- Oui ce n'est qu'un rêve...En tous cas ce n'est pas toi que j'y cherche, cela est certain. A moins que tu ne sois un homme devenu sénile et dont le corps ressemble plus à celui d'une momie!

Jirômaru sortit du cercueil, s'avançant de toute sa hauteur vers la jeune humaine.

- Et toi, Sarah, que cherches-tu donc? Pourquoi me réveiller? Tu as besoin de quelque chose? Ou est-ce ta curiosité maladive qui t'as menée dans ma chambre? A mois que ce ne soit une douce envie de me tuer?

Le Vampire avait perdu toute sa tendresse et, comme cela lui était déjà arrivé, il était devenu aussi froid que le marbre et ses mots, accordés à son regard, se faisaient de plus en plus durs et pressants.

- Tu es bien comme tous les humains...

Le Comte était arrivé devant la jeune femme et sans crier gare, il l'a saisit d'une main à son poignet droit et de l'autre il lui attrapa la gorge. Il rapprocha son visage de glace du sien et lui dit sans desserrer les dents:

- Tu joues avec ma patience, petite femme...N'as-tu donc rien compris?

La dévisageant l'air furieux, le Comte la regarda alors avec envie. Le désir charnel ne l'avait jamais quitté et Sarah attisait chez lui un feu qu'il brulait de nourrir. Ses yeux descendirent d'abord dans son cou, le long de ses épaules puis vers sa jeune poitrine. Sarah était belle et bien faite. Il fallait être fou pour ne pas le remarquer, surtout dans cette tenue alléchante de voiles et de bas blancs, couleur de l'innocence. Ses vêtements ne dissimulaient pas ses formes parfaites et, aguicheuse comme elle était, n'importe quel homme aurait posé ses yeux sur elle avec envie.
Cette fois, elle était allée trop loin. Venir ainsi le perturber dans son sommeil pour finalement ne rien lui demander ni avoir un minimum d'attention pour ses tendres caresses ne relevait plus de la témérité mais bien de l'inconscience. C'était un Vampire, le plus puissant qu'il soit, et c'était un homme...
Brusquement, il l'embrassa, forçant la jeune femme et la maintenant fermement de ses bras puissants. Puis, il desserra soudainement son étreinte pour la pousser en avant et la jeter vers le cercueil. Sa force surhumaine envoya ses deux belles jambes buter contre le bord du meuble couché. Toutes les bougies, à l'exception d'une seule s'éteignirent.


- Nous allons voir si ta vertu est toujours de mise...

Le Comte jeta un regard venimeux à Sarah et, tout en enlevant sa chemise, s'approcha d'elle comme un fauve en chasse. Soudain, il se jeta sur la jeune femme pour la tenir à terre.

- Apprêtes-toi à sentir mon furieux désir, tu verras...ce n'est que bonheur...

La bienséance n'était plus. Ce n'était pas son sang qu'il réclamait en cet instant...Sans se soucier du reste, Jirômaru caressait maintenant les jambes de la chasseuse avec fougue tout en l'embrassant partout où il le pouvait et le voulait. La maintenant durement, il commença à lui enlever ses beaux vêtements...


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mer 4 Mai - 2:11

L’impression de vide à l’intérieur d’elle s’accentuait rapidement. Un mauvais pressentiment dressait les cheveux de la huntersur la tête et elle avait désormais l’impression d’être devant un prédateur. Pourquoi était-elle entrée ici? La chasseuse commençait à regretter durement sa décision. Ses sens en alerte, elle observait les moindre geste du jeune homme pour réprimer l’envie qu’elle avait de prendre ses jambes à son cou. Elle n’eu cependant pas le temps de réagir que déjà il la saisissait avec brusquerie. Les doigts sur sa gorge, elle ne pu s’empêcher de pousser un petit cri de surprise. Cette fois, elle reconnaissait bien l’homme qui la poursuivait depuis si longtemps. Elle voyait l’éclat dur qui traversait les iris brumeux du Comte, mais cette fois, ses yeux avaient des allures indécentes. Comprenant l’enjeu, Sarah amorça un mouvement de recul, mais pas assez rapidement. Elle se retrouva prisonnière dans l’étau serré des bras puissant du vampire qui l’embrassa sauvagement. Ce baiser remplis de violence n’était rien à comparer de ceux d’Alexender qui étaient toujours remplis de douceur et d’une passion empreinte de tendresse. Après cette brusquerie, il la relâcha avant de la pousser vers l’arrière. La jeune femme recula de quelque pas avant de heurter le cercueil de bois derrière elle qui lui fit perdre l’équilibre. Elle tomba alors durement de tout son long sur le moelleux tapis. Légèrement sonnée, ses yeux perdirent pendant quelque secondes leur précision, car toute les bougies exceptées une c’étaient éteinte au moment de sa chute.

Les paroles de Jirômaru lui jetèrent des frissons de peur et elle se redressa sur ses coudes pour se relever mais encore une fois, elle n’eu le temps de terminer son geste car le vampire c’était jeter sur elle, son poids la maintenant au sol. La magicienne se débattit comme elle pu, tentant de repousser les bras puissants, désormais nue de tout vêtement, qui remontait le long de ses jambes et remontait sa chemise de nuit au passage. La panique s’empara de l’aristocrate et ses yeux se remplirent de larmes en même temps que montait en elle une haine féroce. Son niveau social et son caractère tout dans son éducation et sa manière d’être refusait cette situation. Le bruit de tissus déchirer la ramena à la réalité…

Se redressant légèrement, elle asséna un puissant coup de genoux dans l’espace entre les côtes et la hanche du Comte le forçant à se relever un peu. Sa main le gifla bruyamment au même moment, on entendit un crissement sinistre venant du poignet de la chasseuse indiquant que son poignet était foulé. Elle avait oublié que, outre leur puissance surhumaine, les vampires étaient aussi très résistants. Légèrement plus libre, la jeune femme rampa pour se sortir de l’étau qu’exerçait Jirômaru sur elle. Sa chemise de nuit était déchirée le long de sa cuisse mettant à jour un peu plus de son bas de soi blanche. L’une des manches également avait cédé face au assaut passionné du vampire, dévoilant le côté de son cou et son épaule mais heureusement pour elle, le vêtement ne dévoilait rien de sa poitrine. Le sang bouillonnant, ce n’étaient plus du défis qui se lisait dans les yeux de l’aristocrate mais une intense colère comme elle n’en avait jamais ressentit. Ses iris brillaient d’une haine féroce et ses lèvres tremblaient comme le reste de son corps.


-Vous êtes... tu...

Elle en perdait ses mots tant elle était contrarié. Jamais elle n’avait été traité ainsi excepté par cet homme qui osait se prétendre lord à la cours de Sa Majesté. Ramenant son poignet douloureux contre elle, elle reteint les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues.

-Vous n’êtes qu’un goujat!


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Dim 8 Mai - 22:38

Dans sa fougue et sa colère, le Comte avait soulevé ce qui habillait la chasseuse. Son corps sublime, blanc comme la neige, se dévoila à lui. Elle était magnifique, si bien faite, proportionnée comme une déesse! Ses bas blancs, ultimes remparts à sa parfaite nudité, la rendait irrésistible...Le visage défait par la surprise, l'effroi et la colère donnait à la belle humaine un air de jeune première effarouchée, de vierge, de prude, d'une jeune fille à croquer! Elle était si pleine de vie, si agréable pour le regard et le toucher!
Le Vampire faisait glisser ses mains sur sa peau nue, douce comme une pêche, se repaissant de son parfum, de sa chaleur et de sa beauté, tout en terminant de lui enlever sa chemise de nuit. Mais avant d'aller plus loin que son ventre, ses cuisses et ses hanches, Sarah lui planta son genoux dans les côtes et lui assena une telle gifle qu'elle se foula le poignet.

Le Comte lui sourit, une main sur la joue. Il s'était arrêté et redressé. Il la regarda dans les yeux, décelant toute la détresse et la colère de la jeune femme dans les siens, d'un bleu étincellent. Calmement, il se pencha vers elle avec un sourire ironique:


- Non Sarah, je ne suis pas seulement un goujat...je suis aussi un Vampire!

Brusquement, il empoigna la chasseuse par le bras et la tira à lui. Il lui attrapa le cou, glissant ses doigts entre ses cheveux et sa nuque, sans lui faire de mal mais en la tenant fermement. Puis le Vampire découvrit ses canines et les planta dans la peau de la jeune femme, sans trop de violence. Certes, le fait de percer la peau était douloureux, mais la salive du Comte anesthésia si vite les deux points de la blessure que Sarah ne dû ressentir que l'effet d'une piqûre d'abeille. La sensation était vive mais très brève. C'était le but. Le Comte avait dosé sa force et son intention en cet instant n'était pas de faire mal à Sarah, au contraire: cette fois il allait l'entraîner avec lui dans les méandres agréables du plaisir que dégageait une morsure sensuelle. Son don obscur lui donnait une aura de désir et de douce ivresse. Ses gestes étaient tendres et passionnés au possible. Son souffle, dans le cou de la jeune humaine, et sa main, posée sur sa hanche, devaient la faire chavirer dans les délices que ressentent les amants lorsqu'ils se lient l'un à l'autre. C'était ainsi, "le baiser du Vampire", l'éternel baiser de sensations qui faisait basculer l'âme et amène parfois jusqu'à "la petite mort" que l'on trouve dans les relations charnelles. Ce seul contact de sucions pouvait amener, si cela était voulu par l'être de la nuit, à une véritable union des corps et de la pensée. L'amour pouvait couler d'un corps à l'autre, d'une veine à l'autre tandis qu'il circulait ainsi. La beauté des sentiments se transvasait et s'amplifiait dans un mélange de charmes, de plaisirs et de merveilleuses jouissances: la morsure pouvait mener à la félicité la plus totale, au bonheur d'être aimé et aux meilleures sensations dont le corps, friand de fantasmes, ne cherchait qu'à s'accaparer naturellement depuis la nuit des temps.

Comme dans un baiser, le Comte ne restait pas droit et figé: il promenait sa main dans le cou de la chasseuse et jouait gentiment avec ses beaux cheveux parfumés tandis que la main qu'il avait sur sa hanche la rapprochait de lui et lui permettait d'être réellement présent physiquement pour elle en y collant la sienne. Comme tout amant, il l'enlaçait et la caressait sans dépasser les limites: il voulait que ce soit elle qui, enivrée, se livre à lui. Il n'avait jamais voulu la forcer. A force de jouer avec ses nerfs et sa patience, cette dernière avait lâché mais il n'avait jamais réellement prévu de forcer Sarah un jour. L'enfermer avec lui sous l'Opéra n'était pas la mettre en cage pour lui, c'était surtout s'assurer qu'elle finisse par tomber amoureuse de lui, en jouant des proximités.

Le Vampire aurait voulu que Sarah le laisse découvrir ses sentiments et qu'elle se donne volontiers pour cette expérience, mais son caractère l'avait aujourd'hui confronté à la réalité: sans la mordre lui-même, jamais Sarah ne se laisserait faire et jamais il ne pourrait lui faire voir ces merveilleuses sensations. Peut-être qu'après avoir ressentit autant de plaisir elle souhaiterait y revenir d'elle-même? C'était en tous cas une manière de lui donner un avant goût prometteur de ce qu'elle pourrait vivre avec lui...

Le "baiser" fut long et lentement le Compte poussa la chasseuse vers le lit. S'abandonnerait-elle cette fois? Au moins à apprécier la morsure? Jirômaru ne désirait plus la relation charnelle, elle pouvait encore attendre, mais il voulait, comme la première fois qu'il l'avait fait venir ici, sur ce même lit, la coucher sur le satin et lui faire vivre l'acte d'amour par cette substitution délicieuse qui lui donnait encore plus le goût de l'interdit et du désir assouvi. Cependant, ce qui restait des vêtements de la chasseuse lui donnait un air si sauvage que le Comte oscillait tout de même vers l'acte charnel. Sarah était une femme si belle! Lui-même dégageait un charme fou: ses vêtements, aussi faciles à enlever que ceux de la jeune femme, révélaient la musculature de l'homme qu'il était d'une manière si sensuelle qu'elle ne pouvait y être indifférente. La bougie qui brulait encore projetait les ombres des meubles et des rideaux du lit avec romantisme. Les roses blanches qui décoraient la pièce silencieusement, les tapis, les bibelots, les livres...tout avait un air de rêve et de grandiose complicité avec la scène qui se déroulait maintenant sous l'Opéra...




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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 10 Mai - 5:02

La chasseuse se sentait piégé. Les yeux hagards, elle cherchait un moyen de se sortir de cette situation. Crier ne lui était d’aucun secours; qui pourrait bien venir à son aide après tout? L’envie de voir débarquer une dizaine de vampire dans cette pièce à ce moment précis ne lui était d’aucun intérêt. Sa robe de nuit était à moitié déchirée et dévoilait sa gorge blanche. Un véritable attrait pour une créature de la nuit. Son attaque avait eu un léger effet, le Comte c’était redressé, la laissant s’échapper de son emprise et instaurer une certaine distance entre eux. Redresser sur ses coudes, son poignet meurtrit contre sa poitrine, la jeune femme avait l’esprit en action élaborant un plan qui lui permettrait de tenir l’homme à distance. Ses idées en place, elle eu un léger froncement de sourcils lorsqu’elle entendit la réplique de son assaillant. Un nuage de brume se dressait derrière lui, prenant lentement la forme d’un loup...

Avant que la créature ne soit totalement formée, le jeune homme empoigna la magicienne qui se retrouva de nouveau contre lui, la tête légèrement rejeté vers l’arrière. Sarah se débattit et tandis que l’animal de brume se jetait sur le Comte, celui-ci enfonça ses crocs d’ivoire dans sa peau tendre. La manifestation magique s’éteignit dans l’obscurité et l’aristocrate ferma les yeux.

La demoiselle c’était attendue à une douleur fulgurante, mais ce ne fus qu’un léger pincement qui s’estompa rapidement. Elle eu alors l’impression qu’une vague de chaleur la happa, cherchant à l’entrainer vers une destination inconnue. Elle se débattit encore un peu, plus par instinct que par réelle conscience. Elle luttait de toutes ses forces pour ne pas céder, pour resté vivante, pour rester humaine et ne pas se laisser tenter par l’aspect primitif qui cherchait à s’emparer de ses sens... Sa résistance mentale était remarquable surtout qu’elle devait lutter contre un homme beaucoup plus puissant. Mais la douce image d’Alexender l’aidait à trouver la force. Les vagues se faisaient beaucoup plus fortes et continues et elle avait l’impression de se noyer en elle-même.

L’aura du Comte affaiblissait ses dernières réserves de volonté et une vague plus forte l’entraina loin du rivage de sa conscience morale. La vague balaya tout sur son passage réduisant en cendre l’ensemble de ses pensées. La jeune Spencer étouffa un gémissement tandis que ses doigts se crispèrent sur les épaules du vampire. Ce ne fut que lorsqu’il la coucha doucement sur le lit quelle chavira. Elle n’eu réellement conscience d’être couchée que lorsque sa peau blanche et rendue extrêmement sensible se posa sur le tissus soyeux des draps de soie.

Elle ouvrit doucement les yeux, ses pupilles dilatés prêtent à soulevé le monde. Sarah se sentit réduite à néant. Elle s’oubliait complètement, en proie à un émerveillement sans cesse croissant. Elle entendait le flot de son sang couler à l’intérieur des veines du vampire. L’unique lumière de la pièce se fondit dans un brouillard qui se mouvait amoureusement comme une fumée pâle dans l’obscurité. Le mouvement des lèvres dans son cou fit hérisser chaque poil de sa peau, provoquant dans son corps tout entier une onde de sensation qui n’était pas dissemblable au plaisir de la passion.

La chasseuse entendait un rythme effréné dans sa tête, comme une mélodie qui se répercutait encore et encore. Au bout de quelque seconde, la demoiselle se rendit compte que le bruit qu’elle entendait était le battement de son cœur et de celui du vampire mêlée ensemble, dans une symphonie qui ne pouvait plus être séparé.
Elle se retrouvait liée de corps et d’esprit, un lien psychologique s’insérait dans le sang qu’ils partageaient. Elle sentait qu’elle lui offrait toute ses pensées, ses souvenirs, ses désirs et ses envies sans aucune retenue. Qu’elle s’offrait elle-même, son âme vierge et pure, sur un plateau d’or. L’aristocrate glissait dans une volupté qui lui était alors totalement inconnue. Ses doigts remontèrent le long des épaules puissantes pour s’agripper au cou de Jirômaru et l’attirer contre elle encore plus. La jeune femme ne le repoussait plus. Son dos s’arquait de lui-même pour se presser encore plus contre le corps d’argiles blanches du vampire. Tout n’était que tourbillon de sensation, aucune pensée concise ne pouvait émergée. La tête toujours rejeté vers l’arrière, elle cherchait imperceptiblement cette morsure qui la perdait à chaque seconde un peu plus...


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Dim 15 Mai - 12:04

Le Comte l'avait sentit, cette force, cette aura magique qu'avait dégagé la jeune femme dans son ultime tentative de défense. Comme la dernière fois qu'elle était venue sous l'Opéra et qu'elle avait joué de ses pouvoirs...ou du moins de sa magie. Mais d'où les Humains avaient-ils obtenus des pouvoirs? Cette façon d'invoquer des puissances de brume capable de toucher l'être vivant était un mystère pour lui.

Mais pour le moment, l'invocation de Sarah fut tellement rapide et brève qu'il ne s'en soucia pas. L'ayant entièrement pour lui, ses crocs d'ivoire plantés dans sa magnifique gorge, il lui faisait vivre un moment d'extase indicible. Lui-même, cela faisait des années qu'ils n'avait pas réellement sentit cette impression de totale béatitude. Quel moment! La chasseuse sembla se débattre l'espace d'une seconde mais bientôt il eut raison d'elle. La jeune Humaine se laissa faire et même plus: elle s'accrocha à son cou, goutant à son tour l'ivresse du "baiser", cherchant fiévreusement le sommet des délices avec lui. Heureux comme jamais, le Comte accentua ses caresses et l'allongea sur le lit. Sarah semblait désormais abandonnée à lui, complètement soumise à la passion et convaincue de ce que ce moment lui appartenait aussi.
Jirômaru lui tint les cheveux, tendrement, et, sans défaire son étreinte, il enleva sa propre chemise de lin d'une seule main. Enivré d'elle, de son parfum, de sa chaleur..., désormais torse nu, il se colla à la jeune femme qui n'avait plus de vêtement. Son corps magnifique était pressé sous le sien et si le Vampire ne semblait pas le regarder réellement, étant plutôt focalisé sur la morsure, il sentait ses formes voluptueuses sous lui et il laissa sentir à la belle Humaine qu'il appréciait aussi la chose physiquement. Bientôt, il enleva ses crocs, sans que la sensation de plaisir ne s'en aille, et il l'embrassa dans le cou, sur l'oreille, sur la joue et sur ses superbes lèvres enflammées de désir. L'acte commençait à devenir plus humain. Jirômaru se sentit enlevé par sa propre fougue, prêt à tout, dément de désir, fou des perspectives qui s'offraient à lui, à elle, à eux...et, au fur et à mesure que ses caresses dépassaient les limites, il songea à aller plus loin. Bientôt ses mains froides trouvèrent les seins de la jeune femme. Et quels seins! Rebondis, blancs, fermes, d'une douceur incomparable! Quel plaisir que de les tenir et de les sentir contre ses paumes! Sarah était parfaite!
Les idées du Vampire basculèrent définitivement dans la sensualité la plus totale et il aurait été jusqu'au bout de l'acte si Arath n'était pas arrivé comme un diable dans la chambre en ouvrant la porte d'un coup sec.


- Seigneur! Les Loups ont tué Huysman sur les quais!!

- IMBECILE! Hurla le Conte en se relevant d'un coup et couvrant Sarah de la couverture d'un geste effroyablement rapide. La bougie s'éteignit, Arath se retrouva à terre bousculé par des ombres titanesques et il disparu dans un cri de terreur avalé dans un torrent d'ombres plus noires que l'obscurité des lieux.

Debout, les cheveux en bataille, le pantalon un peu ouvert et les dents serrées, le Comte se tint quelques secondes comme un fou, les muscles bandés, les poings fermés, complètement hors de lui. Encore un peu et il l'aurait tué...Huysman, mort...Une belle affaire! Quel crétin! Et Sarah...?
Le Vampire fit un geste de la main et toutes les bougies de la pièces s'allumèrent d'une flamme bleutée, même les candélabres sur les commodes et les torches près des tentures rougeoyantes s'animèrent pour redonner vie à la chambre. L'air de la pièce redevint totalement sain et les roses blanches s'ouvrirent, au milieux du décors complètement éclairé, pour donner à la chambre l'atmosphère des anciens jardins antiques, un air un peu mystique.

Doucement, le Comte s'approcha du lit où Sarah était enfouie dans le satin, merveilleux nid de douceur aux plis tortueusement agencés. Sa belle figure se détachait du tissu pourpre et des draps blancs, mélange de prune et de crème. Il craignait qu'elle ait eu trop peur: les Humaines s'évanouissaient si facilement, surtout dans ce genre de scène...Il planta ses yeux dans les siens comme pour la questionner et la rassurer. Il lui fit comprendre sa grande tristesse, sa déception et son amour. La sensation de plaisir devait avoir presque totalement disparue chez la chasseus, comme pour lui, et la chose devait même s'être transformée en sensation de malaise, comme lorsque deux amants se séparent avant la fin, dérangés par quelques marâtre ou problèmes personnels. Conscient que Sarah devait s'être détachée du charme du moment, le Comte s'assit sur le lit en lui tournant le dos, pudique intention. Il resta là, l'air songeur, le regard perdu dans le vide. Oui, il avait faillit atteindre l'ultime sommet avec elle, mais maintenant il ne la forcerait pas si elle voulait revenir complètement dans le monde tangible. Au moins lui aura-t-il donné un avant-goût merveilleux! Peut être y reviendrait-elle d'elle-même? C'était tout ce qu'il espérait...


***************************
[Dans la pièce noire]

Arath, trouble fête et guerrier de nature, se releva complètement brisé. Il était dans le noir, pas le noir habituel, mais la plus grande de toutes les noirceurs possibles, celle où même les êtres de la nuit ne voyaient plus...l'obscurité du monde primitif, les ténèbres originelles...
Tout ses membres lui faisaient mal, plus rien ne semblait fonctionner sans douleur chez lui et son corps lui devint rapidement insupportable. Changer de peau, vite! Avec ses ongles il commença à s'en arracher des lambeaux, grattant, saignant, mordant...comme une bête dérangée près des os, folle de rage de ne pas voir la minuscule saleté qui le démange.
Puis une voix éloignée lui fit relever la tête. Une voix de femme, douce et résonnante, la voix de sa femme, morte depuis près de 50 ans...


- Gladiss...Où es-tu?

Une lumière pâle, un cadavre décharné de l'ancien temps, puis plus rien, le néant. Le sol se dérobe et la chute est continuelle. Nul mur à sa prison, ni sol, ni plafond. Aucune porte de sortie. Rien. La démence, le trouble, la torture des abysses...Le chaos de l'aurore de tous les âges, la malice, la formation de toute choses, dans la douleur, la terrible douleur...la souffrance...souffrance...


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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Dim 15 Mai - 23:50

Sarah glissait dans une douce volupté et elle avait l’impression que des ailes lui poussaient. C’était comme frôler un bonheur incommensurable. Son corps n’était plus que des centaines de frissons d’excitation qui parcouraient ses membres. Son sang bouillonnait dans ses veines, véritable tourbillon qu’elle partageait avec le vampire qui s’en abreuvait. Il n’y avait plus de futur, plus de passé; tout se déroulait et se vivait dans le présent. Ses souvenirs avait disparut, il ne restait plus que ses soubresaut de son être. Son âme avait chaviré, frôlant la noirceur la plus total.

Son corps abandonner sur les tissus soyeux semblait totalement échouer telle une sirène sur un rivage. La jeune femme sentit la froideur du Comte lorsqu’il s’allongea contre sa peau devenue braise. Elle ne pu étouffer le gémissement qui s’échappa de sa gorge offerte lorsqu’elle sentit le désir d’homme du vampire qui se pressait contre elle. La chasseuse atteignait une félicité totale. Dans cet état de béatitude totale, elle ne sentit pas les crocs qui quittaient sa chair. Souriant sous les baisers qu’il lui donnait, elle eu un petit rire lorsque les lèvres froides du vampire embrassèrent son oreille avant de trouvé ses lèvres. L’une de ses mains se crispa dans les longues mèches argentées de Jirômaru tandis que l’autre caressait la joue froide, prolongeant le baiser avec passion et désir. Avide, l’aristocrate goutait son propre sang sur les lèvres mince du Comte. Un nouveau gémissement la fit quitter les lèvres pleines de désir du jeune homme lorsque ses caresses se firent plus osées. Son visage glissa le long de la joue froide pour atteindre l’oreille qu’elle embrassa à son tour avant de descendre le long du cou et de venir mordiller légèrement la chair à la base de celui-ci.

Emporter par sa passion, la magicienne aurait sans doute continué ainsi un bon moment, si l’un des disciples du Comte n’était pas entré en coup de vent. Le cri du vampire la sortit de sa torpeur et sans qu’elle ne comprenne ce qui se passe, Sarah se retrouva recouverte par un drap de soie, totalement plongé dans l’obscurité tandis que les ombres se chargeaient de faire disparaître l’intrus. Ainsi relâcher, la chasseuse eu un hoquet de surprise, prenant conscience qu’elle avait à peine respiré pendant tout l’échange de caresse. Libérer de toute emprise, le corps de la jeune femme fut prit d’un frisson et elle se tordit doucement, ses doigts se crispant sur la couverture. Son corps appelait les caresses, c’étais comme s’il lui manquait quelque chose d’aussi essentielle que l’air. Elle se redressa sur ses coudes en retenant une grimace. Son poignet lui faisait mal et elle avait l’impression que son centre de gravité avait disparut la laissant en proie a de terribles vertiges. Lorsque les chandelles de la pièce se rallumèrent, la hunter se retourna sur le ventre et enfouit son visage dans la mer de satin et le moelleux matelas en retenant un gémissement de douleur. Ses pupilles c’étaient dilaté au maximum dans la noirceur et la soudaine lumière avait résonné dans son cerveau comme un écho douloureux. Ses mains sur son visage, l’aristocrate prit quelque seconde pour s’habitué à la soudaine clareté avant de relever la tête croisant les yeux brumeux du Comte. Elle nota des expressions qu’elle n’avait jusque là qu’aperçus chez le vampire. Soudainement gênée, la demoiselle baissa la tête dans les couvertures.

Elle était nue, dans le lit d'un homme quelle détestait une heure plustôt. À présent, il lui avait fait gouter une douceur et une passion qu'elle ne croyait pas possible...Quelle étourdie elle était...Un petit rire, frêle et traduisant son malaise et à moitié étouffé par les draps secoua son corps donnant l’impression qu’elle sanglotait doucement. Le rire prit de plus en plus d’ampleur avant de se transformer en véritable fou rire, se répercutant bientôt dans toute la pièce, cristallin et joyeux chose qui était si rare dans ce lieu de ténèbres.
Rapidement à bout de souffle, la magicienne essuya d’un revers de main les larmes qui lui étaient monté aux yeux avant de prendre de grande respiration, profonde et ayant pour but de calmer toute la tension qu’elle éprouvait. Si la tension de désir et de fascination c’étais dissiper, la jeune femme ressentait encore quelque effet de plénitude de la morsure.

Elle resta un moment couché à rassembler ses idées avant de s’asseoir sur le lit et d’enroulé l’un des draps de soie autour de son corps pour caché sa nudité. Comme si elle venait à peine de le remarqué, ses joues deveinrent rouge de timidité. Ses cheveux ébouriffés en cascade sur son dos, ses lèvres fiévreuses, une petite goutte de sang qui perlait de sa morsure, la demoiselle ressemblait à une vraie furie ou a une quel conte déesse sauvage. Avec une lenteur incertaine, elle s’approcha du Comte avant de poser sa main en douceur sur le bras ce celui-ci. Ses yeux bleus cherchèrent dans la pièce l’intrus qu’elle ne trouva pas. Puis se souvenant des ombres qui l’avait amené, elle eu un petit frisson de malaise. Il avait du être amener dans la pièce noire. Au souvenir de cet endroit dénudé d’espoir, la jeune femme se mit à avoir froid. Observant le dos du vampire elle chercha et deviner ses pensées avant de prendre parole.


-Vous de...euh...

Sarah se mordit la lèvre inférieure. Elle ne pouvait vouvoyer Jirômaru, pas après cet instant. Encore confuse, elle prit une grande inspiration.

-Tu devrais le sortir de là...

Elle parlait bien attendue du pauvre malheureux qui devait désespérer dans le recoin sombre de l’esprit tortueux du Vampire. Bien qu’elle ne portait pas les vampires dans son cœur, l’idée qu’une personne se retrouve coincé dans un tel endroit lui était insupportable.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Mar 31 Mai - 12:27

Huysman mort...Oui, cela était terrible...Mais pourquoi dans un moment pareil?

Le Comte se perdait dans ses sombres songes. Le dos tourné vers la jeune Sarah Spencer, le Vampire avait de nouveau un flot continu de pensées qui envahissait son esprit. Sa mission, un membre des Sept en moins, Elle...Il fallait qu'il se bouge. Cette oisiveté chérie et cet espoir ne devaient plus interférer dans ses plans. Il fallait qu'il retrouve Ilsa. Il fallait qu'il ravage les quais une fois encore pour venger Huysman...Mais pourquoi le venger? Quelle importance? Ce n'était qu'un pion! Même si...peut-être...

Complètement mélangées, les pensées du Comtes tourbillonnaient dans sa tête. Il était perdu. Cela faisait longtemps que cet état ne lui était pas tombé dessus! Que faire? Où aller? Pourquoi? Avec qui? Comment?
Mais le puissant Vampire n'était pas du genre à céder à la panique qui aurait pu alors suivre ce moment de perdition et de fureur. Il s'était calmé et il tentait maintenant d'organiser ses pensées. Lorsque Sarah lui demanda, en le tutoyant enfin, de faire quelques chose pour Arath enfermé dans la Pièce Noire, il se tourna lentement vers elle. Ses yeux brumeux la dévisagèrent tendrement. Elle était là, enroulée dans les draps, sa douce main posée sur son bras glacial. Elle frissonnait.


- Comme tu es belle, ma chère Sarah, fit le Comte en lui caressant les cheveux dans un mouvement affectueux. Belle et compatissante...

Cela était mignon. La chasseuse avait pitié pour Arath, ce fauteur de trouble, alors même que c'était un Vampire! Le Comte savait bien qu'au fond de l'humaine sa haine des Vampires était peu fondée et qu'il ne lui fallait qu'ouvrir les yeux pour qu'elle soit définitivement persuadée qu'ils n'étaient pas tous mauvais. Il le lui prouverait.

Le Comte se leva alors, se dégageant doucement de la minime étreinte de Sarah. Il saisit sa chemise et s'occupa à la reboutonner sur son torse. Ainsi, il se rhabilla, fermant au passage son pantalon un peu ouvert en tournant le dos à la jeune Humain. Non, ils n'avaient pas pu aller jusqu'au bout de leur désir, mais cela n'était pas si grave, il lui avait au moins fait sentir la "morsure" et un soupçon de sa virilité. Cela n'était pas négligeable. Et il avait bien retenu que la jeune femme s'était abandonnée, prête, semble-t-il, à s'adonner à des plaisirs plus avancés avec lui...C'était un pas de géant dans leur relation! C'était même inespéré! Avait-elle donc développé des sentiments pour lui, finalement?

Jirômaru sourit à Sarah tout en mettant ses bottes de cuir noir:


- Je vais le chercher. En attendant, occupe-toi comme tu le souhaites. Je te conseille de te rhabiller et de retourner dans ta chambre. Il va bientôt être midi pour toi et Maria va t'apporter de quoi te nourrir à ta manière. Une fois que j'aurais ramené Arath, j'irais me coucher, je suis fort las et pour moi l'heure de me reposer est déjà bien avancé. A l'avenir, ne viens pas me déranger dans mon cercueil sans bonne raison...à moins que tu n'aies un soucis ou que tu ne veuilles dormir avec moi...

C'était dit. Oui il lui fallait dormir, il était fatigué au possible et la chasseuse était venu d'elle-même le réveiller. Ce n'était pas lui qui avait provoqué cette situation, qu'elle s'en souvienne donc! Mais il venait aussi de lui proposer de venir le voir à l'occasion si elle voulait passer du temps dans ses bras.

Le Comte s'approcha de Sarah, lui posa les mains sur ses blanches épaules et lui embrasa le front. Il sourit une dernière fois à la jeune humaine et s'enfonça dans le sol, entouré d'ombres et de nuit, jusqu'à disparaitre totalement, laissant derrière lui la chambre éclairée des chandelles bleues.


*******************
[Dans la Pièce Noire]

Ses bottes résonnaient sur le sol invisible. L'obscurité était totale mais il maîtrisait cet espace sans limite et ne craignait rien dans sa propre création. Tout en marchant, il réfléchissait.

Que faire? Il ne pouvait garder la jeune humaine éternellement sous l'Opéra! Il savait que les Humains aimaient la lumière et que sans cette dernière ils dépérissaient. Il ne souhaitait pas voir la jeune chasseuse déprimer et se laisser mourir. Quoiqu'il était persuadé qu'elle préfèrerait tenter de s'échapper par tous les moyen, voire de le tuer, plutôt que de se laisser aller au désespoir. L'aimait-elle? Il l'espérait! Mais que pouvait donc vouloir une humaine de lui? Il ne lui apporterait pas grand chose...Même si...
Elonie...Il avait réussit à vivre avec elle pendant trois mois! Oui mais c'était sans compter qu'elle ignorait sa condition de Vampire et qu'elle l'avait trahit dès la révélation de cette dernière! Sarah ferait de même, un jour...Même s'il arrivait à la rendre plus docile, à moins d'un amour sincère de la jeune chasseuse, elle le poignarderait un jour! C'était certain! Surtout si sa haine était profonde au point de se faire chasseuse...
Quelle pitié que d'être si différents et de n'être vu uniquement que comme un animal furieux! Ces Humains...Après tout il l'avait été, humain. Et il en gardait toujours les marques, les sentiments, l'apparence...Pourquoi cela ne marcherait-il pas?

Jirômaru se rendit compte qu'il était en train de se perdre pour Sarah. Quelle stupidité! Il était temps de changer de point de vue! La lutte serait éternelle entre-eux, à moins qu'elle ne l'aime. Pour cela, il ne pouvait la contraindre. Il fallait donc attendre puis agir bientôt pour sauver son propre esprit. Tel Enée, il était en train de se détourner de sa voix à cause d'une Didon! Reine ou pas, il fallait qu'il se remette en chemin pour accomplir son destin.

Arath était là, dans la vase noirâtre de son propre esprit. Presque devenu fou, il errait, à quatre patte, perdu dans le noir absolu. Le Comte le saisit par le col et le releva sans douceur, empoignant du même coup une de ses épaules.


- Debout cafard! Tu as de la chance aujourd'hui, je suis dans un de mes jours de clémence. Tu devra ta vie à Sarah, tiens-toi le pour dit! Sans elle, je t'aurais laissé ici...

Arath ne pouvait plus parler. Tout juste il baragouinait des supplications au milieux de ses gémissements déments.

- Rejoint les Sept et dit-leur que ma fureur est sans pareille. Je vais dormir et demain, préparez-vous à sortir pour tuer. Nous irons aux quais massacrer ces misérables chiens pour venger Huysman. Rassemblez une dizaine de disciples et tenez-vous prêt au crépuscule dans la grande salle!

*******************
La pièce se ferma, Arath se réveilla dans la salle du conseil, aidé par Manouk. Il mit plusieurs heures avant de pouvoir marcher correctement et pour pouvoir parler sans trembler. Le message fut transmis.
Le Comte resta un moment dans la Pièce Noire, réfléchissant, devant le cadavre de son maître.


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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Ven 10 Juin - 6:49

Encore dans les dernières voluptés de la morsure, la jeune Spencer observait de ses grands yeux bleus le visage soucieux du vampire, cherchant à déchiffrer les pensés qui pouvaient encombrer son esprit. Le corps enroulé dans les draps de soie, a genoux, une main appuyée contre l’épaule blanche du jeune homme, son équilibre étant trop précaire. Il semblait que l’un des disciples du Comte était mort. Cette nouvelle en elle-même n’était pas très importante, mais elle avait l’air de causé bien du tord à Jirômaru. Lorsqu’il tourna légèrement la tête pour rencontré son regard, la demoiselle sentit l’inquiétude qu’il tentait de lui cacher. Malgré ses iris presque transparentes, elle commençait à mieux cerner ces réactions et en ce moment, il avait l’air si mélangé.

Lorsqu’il lui dit qu’elle était belle, ses doigts froids frôlant la pointe de son oreille tandis qu’ils s’enfonçaient dans ses cheveux, la jeune femme frissonna de nouveau. Étrangement, lorsqu’il lui disait qu’elle était compatissante, elle sentait comme un reproche dans la voix du vampire. Le voyant se levé et se dégagé doucement de son étreinte elle s’assit sur le lit, ramenant ses deux mains contre elle. Suivant ses gestes, elle le regarda s’habiller tranquillement, chacun de ses mouvements reflétant un léger regret de devoir se mettre en action. Comme si elle était dans un rêve, la demoiselle l’observait, les yeux dénudés d’éclat et étrangement éteint. Elle semblait épuisée et pourtant parfaitement réveillée. Ainsi, avec ce fut avec ce même regard qu’elle observa Jirômaru remettre c’est bottes tout en lui parlant.


-Je vais le chercher. En attendant, occupe-toi comme tu le souhaites. Je te conseille de te rhabiller et de retourner dans ta chambre. Il va bientôt être midi pour toi et Maria va t'apporter de quoi te nourrir à ta manière. Une fois que j'aurais ramené Arath, j'irais me coucher, je suis fort las et pour moi l'heure de me reposer est déjà bien avancé. A l'avenir, ne viens pas me déranger dans mon cercueil sans bonne raison...à moins que tu n'aies un souci ou que tu ne veuilles dormir avec moi...

Une moue enfantine étira les traits fragiles de la magicienne. Elle demeura immobile lorsqu’il vient l’embrasser sur le front, mais elle ne put retenir un nouveau frison au contacte de ses lèvres froides sur sa peau. Puis, la chasseuse regarda les ombres se saisirent du vampire et l’entrainèrent à leurs suites dans le sol jusqu'à l’absorber totalement.

Lorsqu’il disparut, la jeune femme ressentit comme un grand froid se saisir de ses membres. D’abord lentement, partant du bout de ses doigts créant un léger picotement. Le froid s’intensifia, s’insérant dans ses os jusqu'à devenir plus intense, la faisant trembler littéralement. Se laissant choir sur le lit, la demoiselle porta ses mains à ses tempes tandis que ses pensées revenaient à sa mémoire comme l’eau d’une vieille fontaine. Chaque détail était comme une lame qui se frayait un chemin dans son cerveau.

Tel Lysandre, elle c’étais laissée aller au charme des sortilèges sans s’en rendre compte, échangeant une passion pour une autre. Désormais libérer de cette fascination macabre, la réintégration de son corps, et plus précisément de ses souvenirs, ne se faisait pas sans douleur. Le mal cloua la demoiselle sur le matelas tandis que des larmes montaient à ses yeux. Elle l’avait trahis, trahis son propre amour, son Alexender. Comment avait-elle pu? Elle se sentait brisée, en colère contre le Comte et surtout contre elle-même.

La chasseuse demeura un long moment immobile sur le lit, maudissant son sort et sa faiblesse. Vidée de son énergie, elle se refusa de rester plus longtemps en ce lieu. Sa robe de nuit étant irrécupérable, elle du se résoudre à se diriger vers la grande armoire au pied du lit. Ses jambes tremblantes eurent de la difficulté à la portée secouée comme elle l’était. Rendue à destination, la magicienne attrapa une robe bleu foncée qu’elle enfila. Ses pieds demeurant nue sur le sol froid, elle préféra ne pas s’en soucier. Ne pouvant rester immobile, elle ce décida de quitter la chambre du vampire. D’un geste colérique, elle repoussa une tenture et ouvrit la porte qu’elle dissimulait. Se retrouvant dans sa chambre, elle attrapa le vieux livre près de la statue de Mab avant de transférer en direction de la petite bibliothèque. L’esprit toujours en déraison, le seule moyen que la demoiselle avait pour ne pas céder à la panique et la folie qui la menaçait était de satisfaire sa curiosité. Rendue à la bibliothèque, elle respira un peu mieux. La présence des grandes étagères remplis de livres avait quelque chose d’apaisant sur son esprit. Ouvrant l’épais volume, elle se pencha sur la fine écriture repoussant mentalement l’image d’Alexender qui tentait toujours de s’imposer. Elle ne se le pardonnerait jamais...


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Ven 10 Juin - 14:58

Au bout d'un moment, le Comte cessa de rêvasser devant son ancien maître maintenant réduit à l'état de squelette déconfit. Son esprit était embrouillé. Que faire? Sarah commençait à se livrer, cela était une bonne chose. Cependant, elle ne tarderait pas soit à dépérir, soit à vouloir s'enfuir, à moins qu'elle n'aie assez de sentiments pour rester en sa compagnie, mais cela, le Vampire en doutait fortement. Car malgré son affection, malgré son attirance, tout cela était dû en partie à son pouvoir de fascination, même s'il avait refusé de l'exercer sur la jeune femme, ce dernier fonctionnait relativement seul.

Jirômaru se redressa et sortit de la Pièce Noire. L'obscurité s'atténua et bientôt il se retrouva dans sa chambre. Sarah n'y était plus. Elle avait certainement regagné sa propre chambre. Le Comte hésita à aller vérifier. Mais finalement il savait que la chasseuse ne pouvait aller bien loin. Fatigué au possible, il claqua des doigts pour éteindre toutes les bougies bleutés de la pièce et s'enferma dans son cercueil. Cette fois, il le scella pour être certain de ne pas être dérangé. Car il savait que l'accumulation de fatigue pouvait provoquer chez lui de tels accès de fureur qu'il n'était pas bon pour l'humaine et lui qu'il continue à rester éveillé. De toute manière, s'il y avait un soucis quelconque, Salluste avait le droit et le pouvoir de s'adresser à lui par l'esprit. C'était risqué, certes, car les défense mentales du Comte étaient élevées, mais c'était une mesure de sécurité dont ils avaient longtemps parlé.

Enfin seul, dans l'obscurité réconfortante de sa couche de bois et de satin, calfeutré douillettement dans son large cercueil, le Vampire ferma les yeux, les bras en croix sur son torse pour goûter enfin au doux repos auquel il aspirait tant depuis quelques heures.
Il aurait voulu éviter les songes qui le hantaient depuis qu'il était à Londres, mais ce jour-là, il recommença à le chercher...


************

Doux filaments
Toiles flottantes
Tendre et moelleux revêtement
Sol de coton
Cercueil de pierres
Palpitations
Main décharnée
Squelette oublié

Où es-ce?
Quel est cet endroit?
Westminster? Trop simple.

Un jour, oui, il le trouverait.


************

Lorsqu'il s'éveilla enfin, le Comte avait perdu la notion du temps. Rien n'était venu troubler à nouveau son sommeil et, malgré son court songe, il avait récupéré assez de force pour se sentir à l'aise. Il repoussa le couvercle de son cercueil d'ébène et d'ivoire pour en sortir promptement.
Même s'il avait les yeux pour voir dans le noir, le Vampire préférait toujours allumer quelques bougies pour rendre les choses plus nettes et redonner de la chaleur à la pièce. Les roses blanches qui trônaient dans les vases commençaient à faner, il allait falloir les remplacer...

Une fois habillé, ses bottes de cuir noir ajustées et sa lourde cape rougeoyante jetée sur ses large épaules, le Comte entra dans la salle du conseil. Ambre était là avec Marco. Tous deux firent une courbette devant leur maître et l'écoutèrent attentivement tout en le suivant tandis qu'il traversait la pièce pour se rendre à l'étage supérieur, dans le cercle des disciples.


- Nous allons nous rassasier d'abord, puis nous irons combattre. Il est temps de montrer à ces bêtes quelle race domine la nuit. L'heure n'est plus où ils pouvaient encore se moquer de nous. Huysman sera vengé!

Arrivé dans la grande salle, le Comte s'arrêta net. Tous les Vampires présents, et ils étaient une véritable nuée, cessèrent leur vacarme et se turent pour l'écouter parler. Il était question ce soir de faire un massacre sur les quais. Cela faisait longtemps qu'ils n'étaient pas tous sortis en même temps pour une attaque ciblée et cela excitait les anciens avides de sang et les plus jeunes avides de sensations. Ils étaient plus d'une centaine ainsi rassemblés, la lutte serait sans merci et la vengeance du Comte allait se faire sentir.

- Mes frères! cria-t-il dans la pièce immense aux murs de pierres. Il est maintenant l'heure de nous organiser! Les prisonniers humains vont vous être livrés pour que vous vous gorgiez de leur sang et que vous soyez au maximum de votre force!

Un grand viva, bruyant, tonnant envahit la salle et les Vampires qui étaient dans les niches en descendirent dans divers froissement de capes ou d'ailes.

- Partagez! Il n'y en a pas assez pour tout le monde! Que tout ceux qui sont déjà prêts laissent les plus faibles se repaître avant l'attaque! Utilisez vos calices!

Un autre viva fit trembler le sol. Arath qui était proche s'agenouilla aux pieds du Comte qui lui jeta un regard froid, dénué de toute compassion.

- Maître, je ne vous décevrait pas. Je vous ai déplu récemment et je compte me faire pardonner.
- Tu sais que mon pardon n'est jamais accordé, Arath. Conduis les novices avec brio et nous en reparlerons peut être.
- Bien mon maître.

Mais le Comte s'en était déjà détaché. Il avait fait signe à Maria de venir.

- Je te confie Sarah...
- Mais maître, je veux me battre!
Le regard du Comte suffit à la faire taire et accepter la mission.
- Ta mission est bien plus importante que la nôtre, fit-il en lui baisant la main.

Maria s'empourpra un peu sous sa peau de marbre et lui fit une courbette élégante avant de reculer dans la foule qui s'approchait du Comte.
Les préparatifs furent convenus. Les prisonniers humains, souvent des clochards ramenés lors de chasses nocturnes ou des humains de basse société, furent sortis de leurs cellules pour être consommés. Cette pratique était rare sous l'Opéra mais dans pareils moments Jirômaru n'hésitait pas à prendre les Humains pour de la vulgaire nourriture. Les stocks seraient réévalués et d'autres seraient capturés pour remplacer ceux-ci.

Ainsi sous l'Opéra se préparait une bataille. Tout devait être calculé. Arath partirait avec les novices pour veiller à leur sécurité pendant la bataille. Les Sept restant engageraient la guerre sur les quais à une heure précise où les Humains ne traînaient plus dans les parages et où ils avaient apprit à observer sortir les Loups-Garous. Tout était prévu, jusqu'à leur fuite finale, après le carnage. On aurait pu croire que le Comte surestimait les Loups, mais leur nombre était en réalité élevé, sous la direction de plusieurs chefs qui n'hésiteraient pas à le liguer malgré leurs différents pour faire face aux longues canines.


************
De retour dans sa chambre, toutes les instructions données, le Comte tournait en rond comme un animal en cage. Fallait-il prévenir Sarah de cette sortie? Ou était-il mieux qu'elle le cherche un peu pour finalement tomber sur Maria qui lui dirait que le Comte n'était pas loin? Cela éviterait qu'elle se mette en tête de s'enfuir. Car s'il lui disait qu'il allait toute la nuit lutter sur les quais, elle pourrait non seulement tenter de le dissuader, par noblesse d'âme et d'esprit, mais aussi tenter de profiter de son absence programmée pour agir.
Elle lui donnait du soucis, c'était un fait. Gérer une Humaine s'avérait plus difficile que prévu, surtout s'il voulait la préserver de toute violence ou de tout désagrément! Comment la protéger tout en la persuadant de rester?

Finalement Jirômaru laissa le soin de Sarah à Maria. Peut être que la jeune humain s'était déjà couchée? En tous cas, Maria avait pour mission de lui fournir un repas magnifique et de lui présenter de nouvelles robes. Entre femmes, elle s'entendraient peut être tout de même? Maria était douce, compréhensive et très fidèle au Comte. Elle la persuaderait de rester sage et elle lui trouverait une excuse pour l'absence du Comte cette nuit-là.

Jirômaru ouvrit une armoire où reposait son armure de samouraï d'antan. Qu'elle était belle! Rouge et argentée! Son katana était-là, comme s'il l'attendait. Le Comte hésita. Il aimait bien son fouet et sa canne-épée, mais il était vrai que son katana serait plus vif...Il avait toujours son couteau au manche d'ivoire et à lame d'argent, très efficace contre les Loups.
Finalement le Comte ne garda que son fouet d'ébène et son couteau.

Les roses blanches furent changées et le diner de Sarah fut avancé. Maria alla à sa rencontre pendant que le Comte remontait à l'étage supérieur prendre le commandement de ses fidèles.


************
En tout, le Comte sortit avec 70 disciples dont 20 très jeunes, les Sept réduit au nombre de 5, et 3 calices humains qui leur servaient de dernier rempart contre la faim et qui pouvaient aussi leur servir à tout, depuis le conducteur jusqu'à l'acteur innocent qui vient s'immiscer dans la bataille pour y semer le chaos et déstabiliser l'ennemi lorsqu'il s'agissait de Hunter ou d'Humains.

[HRP/ Le Comte sort --> Massacre sur les quais/ HRP]


> Jirômaru Keisuke <

Shakespeare, Macbeth, I, 4 (1605).
Spoiler:
 

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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41] Dim 19 Juin - 22:07

Elle tournait, ses pieds nus alternant dalles froides et tapis moelleux tandis qu’elle faisait les cents pas dans la bibliothèque. Son esprit fatiguée et actif à la fois, la demoiselle partait sur une idée avant de revenir irrémédiablement au livre qui était ouvert sur la table. Ses doigts blancs tournaient les pages pour s’arrêter sur un autre passage qu’elle relisait avant de reprendre le cours de ses réflexions en marchant dans le petit espace de la bibliothèque personnelle du Comte.

Sarah tenait en ses mains la clé des songes de Jirômaru. Un être aussi nébuleux et consternant de sa personne avait des rêves qui méritaient qu’on s’y attarde. L’épais volume qu’elle avait emprunté dans la chambre qui lui était allouée avait été lut en bonne partie, le reste étant souvent écrit en langue inconnu où encore représenté avec des schémas complexe auquel elle ne comprenait rien. Son nom avait été griffonnée quelque fois, sans plus de précision, celui d’une autre aussi, mais celui-là toujours longuement barbouillé… À l’aide d’une plume, la hunter avait dessiné les petits symboles éparpiller ici et là à travers les pages, sous formes de blason. Sans savoir pourquoi, elle avait le pressentiment que cette image était importante. Quelque part, au fond de sa mémoire, elle avait l’impression d’avoir déjà vue ce blason quelque part...Une chose que révélait le journal était ce fait étrange, le vampire cherchait quelque chose, ou quelqu’un. La chasseuse penchait plus pour cet option, se remémorant les paroles du Comte lorsqu’elle l’avait réveillée. Un homme… vieux… peut-être cela ne voulait rien dire aussi...

Épuisée, elle décida de s’asseoir dans un confortable fauteuil. Depuis deux heures qu’elle tentait de se concentré sur ce livre pour oublié, la fatigue commençait à l’affaiblir et malgré tout, le visage d’Alexender revenait sans cesse à sa mémoire. Il lui manquait, terriblement. Était-il en vie? En bonne santé? Pensait-il à elle? Sur c’est nombreuses questions, la magicienne fini par s’endormir...

Un long hurlement sortit la jeune femme de sa torpeur. Elle ouvrit les yeux et se redressa, aux aguets. Sarah demeura un moment silencieuse. Les bougies de la pièce s’étaient éteintes, mais malgré l’obscurité, elle arrivait à se dirigée. Peut-être était-ce ses songes agités qui l’avait tiré du sommeille. La magicienne allait rallumée les lumières lorsque le hurlement résonna de nouveau, cette fois plus nettement. S’approchant de la porte, la demoiselle l’ouvrit légèrement pour mieux entendre. La porte donnait sur une salle plongée dans le noir. De la lumière émanait de la porte situé à son extrémités et d’après les bruits, il y avait une lutte et des cris. La pièce était très grande et remplis d’arme de toute sorte accroché ici et là sur les murs. Soudainement, la porte s’ouvrit et un vieil homme entra en courant. Il n’avait pas fait deux pas que déjà deux vampires l’avaient attrapé, le plaquant violement sur le sol.


-Imbécile! Je t’avais dit de le surveiller!
-Il m’a échappé, il ne bougeait plus je le croyais mort et...
-Suffit! Si le Comte avait vent de cette histoire nous serions emmurer vivant… Quand à toi vieil homme, profite du sang qui coule dans tes veines car dans peu de temps tu n’en auras plus… Amène les autres et dépêche toi, nous partons bientôt...

La chasseuse lâcha des yeux l’étrange petit trio, pour regarder par la porte ouverte par laquelle ils étaient sortit. Des hommes et des femmes, tous habillée comme des vagabonds étaient attachée voir même enchainée. Sarah ne prit pas bien longtemps pour comprendre ce qui se passait. Ils allaient être utilisés, comme de la vulgaire nourriture… La jeune femme recula de plusieurs pas, refermant la porte. Horrifiée elle tomba sur le sol, stupéfaite de voir ce que ce type de pratique barbare avaient lieu. Elle se releva cette fois parfaitement déterminé à quitter ce repère de démon. Elle entendit des pas qui venaient dans sa direction et son premier réflexe fut de partir en courant. Luttant contre ce réflexe, l’aristocrate se rassit et coucha sa tête sur le livre, donnant l’illusion qu’elle dormait. La porte s’ouvrit et une dame d’une grande beauté entra, un repas à la main et une chandelle dans l’autre. La magnifique jeune femme posa le plateau sur un coin de la table et après avoir rallumée quelque chandelle, quitta la pièce. Au son du mur pivotant, Sarah devina que Maria était repartie dans la chambre du Comte. Si elle voulait agir c’était maintenant où jamais...

Non il était hors de question qu’elle reste ici une minute de plus. Attrapant le livre de rêve de Jirômaru, sans s'apercevoir qu'elle emportait par la même occasion une des pièces de Shakespeare, et une chandelle, la Hunter repartie en direction de sa chambre. Ses pieds nus sur le carrelage, elle avait l’impression de ne faire aucun bruit. Arrivée à destination, elle se mit à réfléchir. La dernière fois, elle avait quittée les lieux enfermée dans un cercueil, sans jamais voir par où elle était passée. Le Comte gardait précieusement son lieu de vie, secret. Perdue dans ses pensées et dans ses idées d’évasion, la jeune femme prit quelque seconde avant de se rendre compte que la flamme de la bougie qu’elle avait posée sur le sol devant elle vacillait. Ses yeux bleu observèrent le phénomène et elle fini par se lever cherchant à savoir d’où venait le courant d’air. Ses doigts de porcelaine soulevèrent la tenture et trouvèrent l’air froid. C’était une porte! Attrapant la bougie et les deux livres, la demoiselle tata la pierre froide à la recherche d’un mécanisme. Elle fini par le trouvé et soudainement la porte bascula dévoila un passage secret. S’y engouffrant, elle le referma pour être sur de ne pas être suivit. La jeune femme se retrouva alors dans une étroite pièce comportant trois portes. Celle qu’elle venait de quitter, une autre qui devait donner dans la salle de musique et une dernière. Le temps ne jouant pas en sa faveur, Sarah ouvrit la dernière porte et se retrouva en face de deux immenses volées d’escaliers qu’elle monta à la course. Ses pieds nus sur le sol résonnaient et elle maudissait la robe qu’elle portait. Après les escaliers un autres encore plus imposant. La chasseuse commençait à paniquer. Tous étaient trop imposant, le domaine du Comte était phénoménal et c’étais incroyable qu’il puisse exister sans être aperçus. Cela prit beaucoup de temps à la magicienne pour émerger à la surface. Il lui fallut traverser des salles, passé par des passages secrets et alors qu’elle croyait s’être perdue, la jeune femme déboucha dans la grande salle de… de l’opéra!

Tournant sur elle-même, les yeux agrandies de stupéfaction, la demoiselle eu un hoquet de surprise. Le repère était du Comte était…sous l’Opéra… Ne souhaitant pas tomber sur le gardien ou encore pire un vampire, Sarah décida de sortir par l’arrière, là où sortait les artistes. Dans sa fuite, elle ne remarqua même pas qu’une page laissait une trace de son passage. Le dessin qu’elle avait fait du blason reposait sur les planches cirées de la scène.

La chasseuse quitta le repère des vampires à grand pas, s’éloignant dans la nuit. Une fois dehors, elle ne pu s’empêcher de respirer profondément. Elle voyait la pleine lune. Le ciel lui était de nouveau visible...

[HRP : Sarah se sauve de l'Opéra en courant pour… destination inconnue…] Un hennisement dans la nuit    




Dernière édition par Sarah Spencer le Jeu 27 Nov - 5:16, édité 1 fois
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Seconde visite [Sarah, Comte, Sébastian] [11 et 12/10/41]

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