L'Ombre de Londres
Bienvenue à Londres!

La capitale entre dans le chaos: les Vampires complotent, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se réveillent doucement, les Lycanthropes s'assoupissent et les Loups-Garous recommencent à errer.

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses....
 
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Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41]

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Comte Keï
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MessageSujet: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 10 Avr - 14:30

[HRP/Revenant du musée de Mme Tussaud, "Un démon révélé"/HRP]

Pressé par le temps, le Comte Kei avait accéléré le pas et s'était même mit à courir pour se rendre à l'Opéra: le jour allait bientôt se lever et il sentait déjà la lumière diurne arriver. Dans ses bras Sarah ne pesait rien et si elle le gênait un peu pour escalader les toits ou descendre dans les ruelles, elle n'était pas un fardeau. Le Vampire prenait garde à sa tête et il faisait attention également à ce que la jeune femme ne ressente pas trop la cadence de ses pas et ne s'éveille. Il n'avait croisé que deux personnes mais ces dernières n'avaient même pas sentit sa présence tant il maîtrisait l'art de la discrétion. Sa souplesse lui avait permit d'éviter bien des obstacles et les humains ne pouvaient pas le suivre dans la demi pénombre où il se fondait.

Enfin, au détour d'une large rue, il arriva devant l'immense bâtiment dont les hautes colonnades soutenaient un magnifique bas relief triangulaire. La pluie avait cessée, mais l’eau  ruisselait toujours entre les pavés trempant le bas de la longue cape du Comte.
Dénigrant la double porte d’entrée et les deux entrées secondaires, le Vampire partit sur la droite et contourna l’édifice pour arriver devant une porte en bois, terne et miteuse. D’un petit coup de pied il l’ouvrit et entra tandis qu’elle se refermait en grinçant légèrement derrière lui. Après un petit couloir totalement plongé dans le noir, le Comte ouvrit une autre porte mais cette fois, c’était une porte massive en chêne qui ne s’ouvrit qu’après qu’il eut tourné la lourde poignée de fer. Il écarta du revers de la main une tenture et se retrouva dans un couloir où brûlait une unique torche à courtes flammes. Il avança un peu dans le couloir et se retrouva bientôt devant un immense escalier de pierre. Le Vampire gravit les marches en silence et arriva dans les gradins supérieurs d’une petite salle de l’Opéra. Après un bref coup d’œil vers la scène et un léger temps d’arrêt, il traversa plusieurs gradins, monta une volée de marches en bois recouvert d’un fin tapis pourpre et écarta un rideau pour descendre un long escalier en colimaçon. Le Comte ne s’arrêta pas au niveau des gradins inférieur de la salle mais continua de s’enfoncer dans les profondeurs de l’Opéra. Il passa par-dessus une chaîne en fer et continua son chemin sans se presser.
Il y avait de nombreux passages pour accéder à son repaire mais étrangement il avait décidé de prendre un des plus compliqués.
Après une vingtaine de marches, il se retrouva dans un cul de sac où une unique porte donnait sur les ateliers. Mais il dénigra cette dernière et passa sa main sur le mur en face de lui. Le mur pivota et le Vampire s’engouffra dans l’antre sombre avant que le passage ne se referme.
Deux ombres se tenaient derrière le passage…


- Monseigneur vous voilà rentré ! Nous commencions à nous faire du souci pour vous…fit une voix faible et pitoyable.
- Depuis quand les Vampires se font-ils du soucis les uns pour les autres ? répliqua le Comte d’une voix grave sans même regarder son disciple. Tu serais un des premiers à vouloir ma peau si tu étais plus fort Arminthias. Le Comte ajouta : Ilsa doit venir, faites en sorte qu’elle n’ai aucune difficulté à entrer.

Jirômaru continua sa marche. Il était arrivé dans une pièce froide dont les murs de pierres grises portaient quelques chandeliers allumés. Le sol était également de pierre et les seuls meubles qu’il y avait là étaient une table basse, trois sièges et cinq cercueils ordonnés contre les murs.
Le Comte passa une porte de bois qui fut ouverte pour lui de l’autre côté par une femme aux longs cheveux noirs et filasse. Dans cette nouvelle pièce rendue plus accueillante que la précédente par un long tapis, trois Vampires firent courbettes à son passage. Sans baisser les yeux sur eux ou prononcer ne serait-ce qu’un mot, Jirômaru passa une autre porte et se retrouva dans une des pièces capitales de son repaire : le hall où dormaient une vingtaine de ces disciples. Un long escalier permettait de remonter vers les couloirs et d’accéder aux pièces de l’Opéra par maints passages clôts par les Vampires, la salle était criblée de petites niches où plusieurs cercueils attendaient leurs maîtres, deux lustres éclairaient faiblement l’air, près de quinze cercueils reposaient en rang le long des murs, deux portes ouvragées étaient closes au bout de la salle tandis qu’à son centre descendait un escalier dans les galeries les plus reculées de son repaire.


- Il est rare de vous voir revenir si tard maître…Vous prenez des risques qui
- Silence ! Lorsque j’aurais besoin de tes conseils, Asman, je te ferais appeler.

Le Vampire aux cheveux blonds en bataille recula la tête basse et se rangea parmi la vingtaine de Vampires qui s’étaient levés à l’arrivée du Comte. Ce dernier releva la tête de Sarah et clama :

- Mes chers disciples ! Je vous présente Sarah ! Observez-la bien car je tuerais sans retenu le premier d’entre vous qui osera porter la main ou les canines sur elle !

Les yeux des Vampires brillèrent. Certains sourirent face à ce nouveau jeu auquel jouait le Comte en ramenant une humaine parmi eux, d’autres froncèrent les sourcils songeant aux nombreux problèmes que la jeune femme allait leur ramener. Les uns étaient habitués aux extravagances de leur chef, les autres ne le comprenaient pas du tout et craignaient ses penchants lunatiques.
Dans un mouvement de cape, Jirômaru disparu par l’escalier au centre de la pièce. Il traversa plusieurs couloirs et plusieurs pièces dont la décoration était de plus en plus confortable, riche et colorée. Au bout d’un moment, après quelques instructions données à ses disciples ou à des esclaves humains, le Vampire posa sa main sur une immense double porte en chêne gravée de figures imposantes et de scènes de combats. La porte s’ouvrit sur une pièce grandiose au luxe incroyable, presque ostentatoire. Le sol était couvert de tapis brodés d’or, les murs étaient éclairés par des torches disposées entre de grands portraits, du plafond tombaient des tentures et des lustres ouvragés, tout, depuis le mobilier aux objets décoratifs étaient d’une richesse incommensurable et deux symboles revenaient souvent : le masque d’un samouraï traversé d’un catana et la rose blanche qui non seulement était gravée et tissée mais qui en plus apparaissait concrètement dans des vases ou des récipients.
Le Comte déposa Sarah sur un magnifique lit à baldaquin recouvert de draps de satin. Il se pencha au-dessus d’elle doucement, enleva ses gants blancs et écarta quelques mèches des beaux cheveux de la chasseuse qui lui collaient le visage.


> Jirômaru Keisuke <

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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Ven 11 Avr - 0:16

Dehors, la pluie avait cessé et la lumière du jour commençait à poindre. Ilsa, le petit loup tenu fermement à bout de bras, sautait de toit en toit, pour atteindre dans les plus bref délais l'Opéra et ses sombres sous sols. L'animal s'était tue, au grand soulagement de la Vampire, car il faisait du bruit et puis elle n'aimait pas ces bêtes. Comment le Comte pouvait-il accepter d'amener une boule de poils pareille dans sa luxurieuse demeure? Elle ne comprenait pas ce que cette femme avait pu lui faire pour qu'il fasse de telles concessions. Ilsa était profondément dégoutée et en même temps, elle savait que Jirômaru faisait tout cela pour répondre à ses désirs. Comme à son habitude.
La jeune femme était arrivé à l'imposant "Royal Opéra House", repaire du Comte. Elle jeta un regard dans la rue du dessous, quelques humains étaient déjà levés. Ilsa retourna sur ses pas et sauta dans une sombre ruelle, où personne ne se trouvait. Ensuite, elle marcha avec sa discrétion naturelle de Vampire, jusqu'à une plaque qui menait aux égouts. Elle aurait préféré éviter de passer par cet endroit malodorant et sale, mais il était tôt et la lumière commençait déjà à l'affaiblir. D'une main, Ilsa souleva la plaque et sauta dans le trou, elle fit une moue, car elle ne pouvait fermer le passage à cause du louveteau qui se débâtait entre ses mains. La Vampire lui montra les dents, contrariée. Elle ne pouvait le laisser ouvert. De sa main libre, elle arracha un bout de sa robe et attacha la boule de poils, puis vite comme l'éclair, elle sauta au dehors, attrapa la plaque et ferma enfin les égouts. En quelques secondes, la jeune femme était revenue près du louveteau, l'avait reprit par la peau du dos et avait fourré le tissu dans sa poche. Elle marcha ensuite vers l'Opéra, sans avoir de problème pour se repérer, car les égouts formaient une réplique des rues de Londres. Enfin, elle parvint à une porte de fer, comme celle que l'on voit dans les prisons. A peine s'était-elle arrêtée, qu'un Vampire apparût et lui ouvrit la porte, avec un sourire, elle le remercia. Il regarda un instant le Loup qu'elle tenait, mais se retint d'y faire référence, cependant il affichait une mine dégoûtée.


- Je vais vous conduire au Comte.

Ilsa ne rechigna pas, il avait surement fait en sorte qu'on la mène à lui. En silence, elle suivit donc le disciple de Jirômaru. Il lui semblait qu'il se nommait Arminthias, mais elle n'en était pas certaine. Les couloirs se succédaient, se ressemblant les un les autres, ils allaient une fois dans une direction puis dans une autre. Ce lieu était un vrai labyrinthe pour la Vampire, ce qui ne semblait pas poser de problème à celui qui la conduisait.
Enfin, ils passèrent une porte de bois, fermée à double tours, puis de nouveaux passages tout aussi tordus se dessinèrent devant les yeux de la jeune femme. Elle passait devant des Vampires qu'elle n'avait jamais vu, certainement des nouveaux "moutons" de Jirômaru. Quelques temps passèrent encore, puis Arminthias la laissa devant une grande porte de chêne ornementé, qu'elle connaissait déjà. Le Vampire se retira et Ilsa entra. Jusque-là, les pièces c'étaient faites plus belles, mais elle venait d'entrer dans le summum du grandiose. Cet endroit retraçait nettement l'amour qu'avait le Comte pour la luxure.
Ilsa referma la porte, puis sourit devant le tableau que représentaient Jirômaru, assit sur le lit à baldaquin prenant soin de la jeune femme endormie.


- Te prendrais-tu pour le Prince Charmant qui va réveiller sa belle? Dit la Vampire ironique et amusée.

Elle s'avança dans la grande pièce, dans sa robe humide, faisant coller ses vêtements sur sa peau blanchâtre. Elle lâchât alors le louveteau et s'écarta d'elle à toute vitesse.


- Quel animal de compagnie déplorable...

Sans y faire plus attention, Ilsa se dirigea vers une grande et belle amoire. Elle en ouvrit une porte, qui grinça méchamment. De nombreux vêtement de grande beauté y étaient entreposés, elle tendit la main au hasard et prit une robe.

- Je te l'empreinte.

La jeune femme referma l'armoire et posa sa nouvelle acquisition sur le dos d'une chaise. En quelques geste, elle se dénuda, sans se soucier du Comte, certainement trop occupé à regarder la chasseuse. Ainsi, elle se revêtit d'une robe qui lui seyait à merveille, épousant ses formes et les mettant en valeur, surtout qu'elle n'avait même plus de sous-vêtements.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Ven 11 Avr - 3:09

[HRP: En provenance du musée de Mme Tussaud Un démon révélé]


Le louveteau avait bondis hors de la porté de Ilsa aussitôt que celle-ci l’avait lâché au sol. Avoir été ainsi trimbaler a travers la moitié de la ville avait rendue l’animal légèrement agressif. Son instinct sauvage lui faisait détester les endroits terreux et sans aire. Comme la pièce dans laquelle il se trouvait présentement. Chez Sarah la première chose importante qu’elle avait exiger dans sa chambre avait été des fenêtres. De grande fenêtre qui laissait filtré le soleil en été et qui permettait une vue nostalgie sur la ville les jours de pluie. La pièce dans laquelle l’animal se trouvais désormais n’en possédait aucune et pour cause. Situer sous l’opéra il aurait été tout simplement impossible d’en faire et de plus les habitant d’ici bas ne devait certainement pas apprécier les rayons chaud du soleil. Quoi qu’il en soit le louveteau s’approcha d’un pas rapide et feutré vers sa maîtresse qui dormait sur un grand lit. Pencher au dessus d’elle l’homme qui l’avait jeter dehors sous la pluie semblait veiller sur son sommeille. Comme cet homme ne possédait ni d’oreille pouvant bouger ni de queue pour exprimer son humeur le louveteau restait méfiant et sur ses gardes. L’une des mains de Sarah dépassait légèrement du lit en balequin. L’animal ne voulait en aucun cas monter sur le matelas recouvert de soie. Ses tissus vivants s’accrochaient à ses griffes et ils finissaient toujours par avoir le dessus sur le petit animal qu’il était. Aussi il préféra donner quelque coup de museau froid contre les longs doigts de pianiste de sa maîtresse espérant une réaction. N’en voyant aucune le petit loup tourna plusieurs fois sur lui-même avant de se laisser tomber au sol. Sa fourrure déjà sèche remuait doucement à chaque gémissement qu’il poussait…

Du noir…Que du noir et des paroles, des bribes de conversations, le tout si emmêler qu’il en devenait un mélange homogène noir et poisseux dans lequel Sarah se noyait. Son corps enfin reposer restait sourd à ses demandes et il se mouvait aussi rapidement qu’une roche. Elle resta longtemps ainsi à flotter entre deux mondes. La pauvre jeune femme encore légèrement dans les vaps reprenait tranquillement des couleurs. Bien reposer elle serait de nouveau sur pied à coup sur. Simplement, en attendant, la fièvre et le délire pouvais se montré sournois et sans pitié pour elle qui, ayant perdue beaucoup de sang, ne serait pas des plus forte pour les combattent.

Sarah sentit une chose douce et humide frôler ses doigts. Encore en rêve? Un écho lointain lui parvint doucement comme une jérémiade de plainte qui ne faisait qu’accentuer les élancements qu’elle ressentait aux tempes. Mais pourquoi Alice n’allait pas fermer les volets que diable! Elle voulait encore dormir! Avec toute la pluie qui avait tomber la veille…la veille? Jirômaru! Les vampires! Esseillant de s’extirper de cet torpeur qui languissait son corps Sarah se forcea à reprendre conscience. Gardant les yeux fermer elle fut surprise de se savoir encore vivante. Il lui avait sembler à un moment de délire, avoir entrevue l’autre monde, blanc et ensoleillée…Et pourtant ces dans le triste bas monde qu’elle était revenue. Ses sens reprenant tranquillement leur poste envoyèrent de nouvelle information à la jeune femme aussi vite que l’eau d’une veille fontaine. Elle était vivante…Oui mais à quel prix? Une douleur à sa main droite lui rappela une brûlure tandis qu’elle ressentait un léger pincement au niveau de sa joue souvenir d’un des amis du Comte. Le reste n’était que courbature et élancement du à la sur dose d’effort physique et mental qu’elle avait fait.

Se fut le contacte soyeux et surtout moelleux contre son corps qui surpris une fois de plus la chasseuse. Ainsi elle n’était plus au musée… Une lourdeur anormale sur son flan la rassura. Son épée était toujours là. Mais comment diable avait t’elle fait pour changer d’endroit? Le dernier souvenir qu’elle avait était celui du sol dur cognant contre sa tête et de la pluie froide qui noyait doucement les maisons de Londres. Dans la pièce, car cela devais en être une, flottait une odeur particulière. Ni désagréable, ni très rechercher… Plutôt coutumière…Oui elle connaissait ce parfum léger et fin. Des roses... Cela sentait les roses pareil comme celle qui poussait dans un coin de son jardin…Il devait donc y avoir de ces charmantes fleurs dans la pièces…Soudain une chose qu’elle n’avait pas du tout remarquer se fit plus fort. Des voix. Il y avait une conversation qui se déroulait et elle venait à peine de s’en rendre compte! Une voix en particulier lui fit ouvrir les yeux en sursaut alors qu’elle tentait en vain de se redresser sur les coudes.

-Jirômaru!

Sa voix faible et à peine audible était méconnaissable mais pire ce simple geste lui avait rapidement rappeler l’état de faiblesse dans lequel elle se trouvait. Elle se laissa tomber sur le dos le souffle soudainement audible. Ses yeux aux reflet rougeâtre encore ouvert ne parvenaient point à distinguer se qu’ils voyait. Un mélange de couleur floue et imprécis entourait la jeune femme qui à bout de nerf referma les yeux. Son état était stable et non en super forme! Sotte qu’elle était! Comment pouvait t’elle espérer rester vivante si elle était incapable de voir les choses évidentes? Parler lui avait fait remonter à la bouche un goût âcre et acide qui lui rappelait celui du sang. Le sommeille était encore à ses trousse elle le sentait et pourtant elle ne faisait que le fuir. Si le comte était encore à ses coter de même que miss Ilsa si la deuxième voix était bel et bien la sienne, cela voulait dire qu’elle avait effectivement changer d’endroit. L’idée de se trouver dans le repère de l’un des deux vampires fit monter un frisson le long de la colonne de la jeune femme. Elle resta immobile, sa respirations se calmant graduellement. Les élancement sur ses tempes était encore présent et légèrement plus fort mais à présent l’esprit de Sarah tournais des questions et des scénarios dans tout les sens. Au fond oui…elle avait peur…msis elle allait se battre...Sarah ouvrit de nouveau les yeux et cligna plusieurs fois pour adapter sa vue. Au bout d’un moment elle pus enfin voir se qu’il l’entourait. La pièce était si richement décorer que Sarah ne pus s’empêcher de la comparer a celle d’un palais. Des meubles finement ouvrager, un tapis au éclat doré un masque de samouraï traverser d’un katana était accrocher sur l’un des murs… tout était si riche si beau que les yeux de Sarah se fatiguèrent rapidement à tout regarder. Il finirent par se poser sur une commode non loin du lit sur la quelle reposait un vase ancien de style chinois. Dedans plusieurs roses blanches était posé et dégageait une douce aura de vitalité dans la pièce. Sarah ferma les yeux quelque seconde, lasse, puis les ouvris a demis pour regarder le comte. Ses iris grisâtre dans les quelle elle se perdait doucement ne réussirent pas à calmer son esprit.

-Où suis-je? Pourquoi m’avez-vous amener ici? Pourquoi…

La dernière phrase restât suspendue puisque l’oratrice avait épuisé ses forces en paroles. Elle venait de soulever un des mystères existentiels…pourquoi… Le louveteau, entendent de nouveau la voix de sa maîtresse se redressa et poussa un petit jappement avant de remuer la queue signalant sa joie. Un faible sourire éclaira pendant quelque seconde le visage de la jeune femme avant de disparaître.Ses yeux toujours posé sur le comte avait légèrement perdue leur éclat de défis.




Dernière édition par Sarah Spencer le Dim 8 Mai - 21:12, édité 1 fois
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Ven 11 Avr - 14:09

Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir et le voix d'Ilsa lui lancer une de ses habituelles phrases ironiques, le Comte sourit tout en continuant de caresser les cheveux de Sarah.

- Ilsa, Ilsa...Tu sais bien que je n'ai rien d'un prince charmant...

Le louveteau se rapprocha mais il ne monta pas sur le lit se contentant de toucher du bout du museau une des mains de sa maîtresse. Ilsa avait raison, cet animal était répugnant...Jirômaru fronça le nez: c'était une race qu'il haïssait et même s'il n'était qu'un des représentants les plus innocents, le Comte faisait tout pour l'ignorer.
Pendant qu'Ilsa se servait dans une de ses grandes armoires prévues pour ses compagnes, le Vampire observait l'état de la jeune chasseuse: elle était faible mais son sang revenait peu à peu lui apportant des couleurs et un peu de vitalité. La fièvre la guettait, sa peau était froide et sa bouche sèche...
Maintenant qu'il y repensait, lorsqu'il l'avait vu la première fois elle revenait d'une course-poursuite avec l'un de ses disciples. Déjà affaiblie et blessée, il était arrivé et lui avait soutirer une grande partie de son essence vitale, il lui avait ensuite fait subir une terrifiante traque dans le musée de cire et avait joué avec ses nerfs jusqu'au bout. Finalement elle était tombée sur le vieux gardien et, sous la pluie, s'était à nouveau retrouvée inconsciente. Cette nuit avait dû être extrêmement éprouvant pour la jeune femme qu'elle était. Même si elle était forte, cela le Comte n'en doutait pas, il était normal qu'elle soit réellement épuisée et presque malade.
Jirômaru tourna la tête vers Ilsa qui venait de revêtir une robe magnifique. Sans retenu il la regarda de haut en bas puis dans le sens inverse. Il lui sourit avec un air pervers qu'elle devait bien lui connaître.


- Te prendrais-tu pour la belle que le Prince Charmant aurait réveillé ?

Il allait se lever lorsque Sarah se réveilla en sursaut en prononçant son prénom. Surpris, le Comte recentra son attention sur la jeune aristocrate. Elle lui paru d'une grande faiblesse mais elle avait de la volonté, cela était flagrant, elle tentait de s'extirper de ses songes et de revenir à la réalité.
Jirômaru la laissa reprendre peu à peu conscience et observer la pièce dans laquelle elle se trouvait. Sans dire mot, il la fixait de ses yeux gris un sourire étrange sur les lèvres comme s'il assistait à la renaissance d'un enfant qu'il avait perdu ou au réveil d'un objet qu'il désirait depuis longtemps...
Enfin Sarah le regarda et l'interrogea. Le Comte lui caressa les cheveux et répondit de sa voix grave et douce:


- Tu es ici dans mon antre, Sarah. C'est un lieu d'où tu ne peux espérer ressortir si tu n'es pas docile...

Un sourire sadique transforma celui de l'être attentionné. Jirômaru jouissait de la situation, il avait toutes les cartes en mains et cela lui plaisait toujours de tout contrôler.

- Tu me demande pourquoi je t'ai amené ici ? Ho mais doit-on avoir une raison particulière pour coucher sur le satin une aussi jolie fille que toi ?

Avec un rire étrange, le Comte se leva et s'éloigna du lit. Il dégrafa sa lourde cape trempée et la jeta sur un siège au style ancien et tapageur. En chemise blanche, il releva ses manches et se saisit d'une cruche argentée. Ce ne pouvait certes pas être de l'argent mais cela l'imitait au mieux. Il versa dans une coupe du même matériau le liquide rouge qu'elle contenait et s'approcha d'Ilsa avec un sourire charmeur. Il lui fit passer sous le nez la coupe pour qu'elle sente l'odeur métallique qui se dégageait du liquide et lui murmura:

- J'ai besoin d'un nouveau Calice...Celui-ci ne me convient plus...Sens comme son sang est sale...Il me faut un sang nouveau !

Il montra Sarah de sa coupe.

- Le sien me plait...

Le Vampire bu une gorgé et saisit Ilsa par la taille pour la coller à lui. Il l'embrassa longuement partageant avec elle le sang qui lui était resté sur les lèvres et lorsqu'il la lâcha, il lui sourit et se passa la langue sur une de ses longues canines d'ivoire.

- Avant qu'il ne s'altère, prépare-la. Débarrasse-la de ses vêtements trempés, donne lui-en de nouveaux après qu'elle se sera lavée et parle-lui...Il ne faut pas l'effrayer. Moi je ne peux m'occuper d'elle sans qu'elle ne soit gênée: elle fait partie des humains qui gardent profondément en eux la pudeur hors, je suis un homme, a moins que tu en doutes encore...

Jirômaru sourit les yeux malicieux et revint vers le lit. Il déposa sa coupe devant le louveteau qui baissait les oreilles à son approche. Même s'il était plus ou moins apprivoisé, cela restait un animal carnivore et le Comte riait intérieurement de présenter ainsi au louveteau du sang humain. Il se mit à tourner autour du lit tout en fixant Sarah de ses pupilles presque vides.

- Ne t'en fais pas ma belle, je ne veux ni te tuer, ni te torturer...Pour l'instant, tu es fatiguée et je me dois de faire ce que tout gentilhomme se doit lorsqu'une dame mal en point se trouve chez lui. Ilsa est gentille, elle va s'occuper de toi. Tu dois te réchauffer un peu car contrairement à nous tu as besoin de chaleur pour vivre...


> Jirômaru Keisuke <

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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 12 Avr - 0:12

Ilsa ne répondit pas, mais elle n'en pensait pas moins. Certes, il n'avait rien d'un prince charmant quand on le connaissait, mais dans son apparence, quand il jouait les gentlemans, il avait tout de l'homme au grand coeur et parfait que l'on décrivait dans les Contes. Oui, il n'était pas le gentilhomme dont toutes les jeunes filles rêvaient, mais plutôt un prédateur sans cesse affamé, sadique et manipulateur, un comédien né, qui jouait des différents et multiples masques qu'il revêtait sans le moindre problème. Et même quand on le connaissait, il n'en restait pas moins attirant, il était le prince de la nuit. A cette idée, la vampire sourit, le Comte avait aussi de l'emprise sur elle, peut-être contre son gré, mais Ilsa l'acceptait, ne se sentait pas le moindre du monde gênée.

Une fois revêtue, elle reporta son attention sur le lit où se trouvaient Jirômaru et la demoiselle endormie. Le louveteau touchait de sa truffe sale l'objet des désirs du Comte, il ne bonchait pas et Ilsa se demandait encore ce qu'il pouvait bien trouver à ce pantin désarticulé, qui ne tenait même plus sur ses jambes. Son état était déplorable, ses vêtements mouillés, déchirés, sales par endroits, souillaient les couvertures de satin. Sa peau était blanche, vidée de presque tout son sang, mais on pouvait encore voir sur elle l'éclat d'une beauté qui s'amenuisait. Le Comte avait dit à la vampire qu'il lui révélerait ce qu'il comptait faire de cette jeune femme, mais pour le moment il n'en avait rien fait et se contentait de caresser la chevelure brune de la jolie poupée.

Sans pour autant s'impatienter, Ilsa admira la beauté de la pièce. Grande et pleine de meubles tapageurs, rien que l'armoire où pendaient les robes rendait compte de la richesse des lieux. De longs rideaux allaient du sol au plafond, lourds et de belle couleurs, brodés dans des fils d'or fin. Il y avait aussi des œuvres d'art, peintures, poteries ou sculptures, toutes onéreuses et d'une beauté qui fit frémir Ilsa, qui était elle même une artiste. Une œuvre attira son regard. C'était un tableau classique, qui jouait sur le clair obscur, il représentait une vanité qui différait des coutumes, car il n'y avait pas seulement une tête de mort, mais tout un squelette, entremêlé dans des bijoux, livres ou croix catholiques. Elle sourit, étonnée de voir un tel tableau sous l'Opéra, car il était censé représenter la mise en garde face à la mort, mort qui ne devait aucunement faire peur à Jirômaru. La vampire pensa qu'il devait comme elle, simplement apprécier cette représentation.

Des mouvements la sortirent de ses pensées, elle se retourna pour voir que le Comte regardait son corps avec un sourire plein de sens. C'était comme si il admirait un objet d'art, sauf qu'il était chaud et bien vivant, apportant surement plus de plaisir et de désir. Ilsa lui rendit son sourire, en découvrant ses canines.


- Je n'irais pas perdre mon temps à dormir en attendant qu'il vienne me réveiller, elle passa sa langue sur ses lèvres, puis se tue, en s'apercevant que le vampire avait reporté son attention sur la chasseuse.

Elle se renfrogna, car elle venait de perdre une nouvelle fois un temps fort amusant à tergiverser avec le Comte. C'était pour cela qu'elle aimait sa compagnie, c'était parce qu'il la divertissait qu'elle restait à ses côtés. Pour d'autre choses aussi, mais en partie parce que Jirômaru avait l'ironie et le mordant que certains ne pouvait lui apporter. Le voir ainsi monopolisé par une humaine mettait l'humeur d'Ilsa à l'épreuve, mais elle tentait de relativiser les choses: elle voulait avant tout prendre du bon temps et non se crêper le chignon avec une femme, pour un homme qui plus est. La Vampire prit donc son mal en patience, et écouta sans se cacher les douces paroles que le Comte échangeait avec la dormeuse.

Après quelques phrases, il laissa la demoiselle à son réveil et s'occupa de lui. Pendant ce temps, Ilsa le regardait, tout en marchant lentement dans la pièce. Il lui présenta une coupe, d'où elle sentit l'odeur du sang froid et pauvre s'en échapper.

Avant même qu'il ne continu, la Vampire avait comprit la raison pour laquelle il avait amené la chasseuse dans sa demeure secrète. Il voulait se servir d'elle comme Calice. Le sang de la demoiselle lui plaisait et en plus de cela, elle avait une grande beauté. Tout ce qu'il fallait pour convenir au Comte, mais pas seulement, il ne se contenterait pas seulement de cela, elle devait avoir une chose qui l'intriguait. Mais ce n'était pas le problème d'Ilsa.

Soudainement, Jirômaru se colla contre son corps et lui fit un long et délicieux baisé. En effet, le sang n'avait plus sa bonne saveur d'entant.


- Je comprends pourquoi tu veux un nouveau Calice, ce sang n'a plus rien d'attrayant pour toi.

Il lui faudrait s'occuper de la demoiselle. Ilsa se sentit offensée par cette demande, mais n'en montra rien. Elle ferait ce qu'il lui demandait, pour le plaisir de voir ce qu'il allait faire de la jeune femme.

- En plus d'être un homme, tu es un Vampire qui l'a traumatisé, la pauvre petite...

Jirômaru s'éloigna, la coupe à la main et la posa au sol, pour que le loup en profite. La Vampire trouva ce geste répugnant et elle ne cachât pas son dégoût. Comment pouvait-il s'abaisser à donner du sang à un Loup?
Ilsa s'approcha du lit, pour que la chasseuse puisse la regarder s'il lui en prenait l'envie. Elle afficha un sourire bienveillant, digne d'une mère qui voulait protéger son enfant. Tout comme le Comte, elle ne lui voulait aucun mal, elle éprouvait même une certaine pitié envers cet être enfermé dans les sous sols, dans le froid, entouré de hordes de Vampires, avec pour seule compagnie et connaissance, un louveteau tout aussi apeuré que sa maîtresse.
Ilsa s'assit sur le bord du lit, puis prit l'une des mains de la jeune femme dans les siennes et la caressa avec douceur.


- Vous devez avoir froid, nous allons vous mettre à votre aise, elle regarda ensuite le Comte, je pense que tu devrais quitter la pièce, à moins que tu ne veuille jouer les voyeurs, ce serait bien ton genre, dit elle avec un petit sourire.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 12 Avr - 5:02

Sarah écouta la conversation d’une oreille distraite. Un sourire sadique et arrogant étirait ses lèvres sans quelle ne sache pourquoi. La situation pourtant des plus affolante l’amusait tout simplement. Retirant sa main de celle d’Ilsa elle se redressa sur les coudes avant de s’assoire totalement dans le lit. Ses iris brillait toujours de leur éclat de défis mais à présent une faible lueur de folie y brillait également accentuer par les cernes qui maquillait le visage de la jeune femme. D’une voix légèrement plus claire elle répondit à Ilsa en gardant son sourire déplacé.

-Oh mais je ne suis pas aussi gourde que j’en aie l’air vous savez…Vous me dite faible? Soit… je n’en demeure pas pour autant sourde!

Elle se leva du lit prenant appuie sur ses jambes encore faible qui néanmoins supportèrent son poids. Sarah riait intérieurement des propos du comte. Il parlait d’elle comme si elle n’était qu’une simple poupée…Quesqu’il s’imaginait? Qu’elle allait obéir comme sa? Que pour ses beaux yeux? Hum… Il pouvait toujours rêver…Ou était-ce elle qui rêvait…Peu importe. Une pointe de claustrophobie enivrait ses sens. La pièce bien que accueillante et richement décorer ressemblait à une cage d’or. Sarah se tourna vers le comte qui était toujours présent. Il avait parlé de gentleman? Lui? Lui qui avait esseiller de la tuer pendant une partie de la nuit? Devait t’elle lui rappeler l’absurdité de ses propos? Non il s’en rendrais compte un jours ou l’autre. Qu’attendait t’il de sa part? Des remerciements? Des supplications? Qu’elle s’abaisse au niveau des concubines avec les qu’elles il avait l’affaire d’habitude? Certainement pas! Sarah était vexé au plus haut point! Être considérer comme une chose et non comme se quelle était la mettait dans une rage incontrôlable. Et pourtant…pourtant…Elle eu un petit rire nerveux.

Le loup était intrigué par le contenue de la coupe. Une odeur familière et pourtant différente en dégageait. Les soudains mouvements de sa maîtresse le sortirent de son observation. Quelque chose n’allait pas… Elle semblait agiter… Le loup apeurer baissa les oreilles et recula la queue entre les jambes pour aller se cacher sous le lit en gémissant. Juste à temps car au même moment la coupe fut levée du sol…

Sarah s’approcha du comte avec une démarche chancelante presque familière des pauvres laquets de ville ayant trop but. La jeune femme s’arrêta face à son assaillant qui lui faisait ombrage de sa stature. D’un geste théâtrale elle prit une gorgée de la coupe faisant mine de déplacer le liquide dans sa bouche pour mieux en relever le goût. Contre toute attente elle recracha la gorgée prise au visage du comte. Le liquide poisseux dégouttait lentement le long de la joue blanche de l’homme. Un affront que peu de gens se risquaient devant le Comte Kai Gardant son sourire de défis la chasseuse laissa tomber la coupe au sol n’ayant plus de force pour la tenir dans ses mains. Si elle tentait de ne rien laisser paraître de son état de faiblesse ses yeux et son corps eux disait le contraire. La fièvre l’ayant gagné ses iris avait un aspect encore plus rougeâtre et ils brillaient d’un éclat de pure folie. Emporter par ses élans la jeune femme ne voyait rien des tremblements qui secouait son corps.

-J'en convient parfaitement! Je dirais d’après le goût qu’il est ternis…ou que la personne à qui il appartenait était passablement apeuré se qui a fait tourner le tout...Malheureusement pour vous je ne compte pas vous donnez le mien…Cependant...Et avec tout les remerciements qu’il en est dû...Je vous prend congé chère Jirômaru...Mercis pour la merveilleuse soirée que vous m’avez fait vivre, Dit-elle l’aire faussement combler, je sens que je ne l’oublierait pas de sitôt...Elle se tourna vers la jeune femme toujours assise sur le lit. Mademoiselle Ilsa...Je vous laisse au soin du comte...*Et elle ne va surment pas s'en plaindre...* Si vous voulez m’excuser...

Elle se tourna vers la porte et marcha à grand pas dans sa direction. Arrivée dans le large portail la chasseuse tenta vainement de tourner la poigné. Non pas qu’elle était verrouillée mais ses doigts tremblants glissait le long de la poignée sans parvenir à la saisir. Baissant misérablement la tête Sarah appuya son front contre le bois fermant les yeux. Son autre main à la hauteur de sa tête était posée à pleine paume contre l’encadrement qui était en bois également. De petit cercle noir se formait sous les doigts tremblant de la jeune femme brûlant légèrement ce qui était en contacte avec la peau. Le phénomène cessa rapidement tandis qu’un petit rire secouait de nouveau les frêle épaule de la chasseuse déjà ébranler par ses tremblements. Le néant bousculait ses pensées l’empêchant de contrôler ses gestes et paroles. Une larme rouge s’échappa de l’une des paupières closes de Sarah et se mit à rouler sur sa joue encore indemne souillant au passage la blancheur maladive de sa peau.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 12 Avr - 15:31

Quelques peu amusé par les répliques d'Ilsa, le Comte souriait tout en parlant à Sarah. Lorsque la Vampire les rejoint sur le lit avec un air bienveillant et des paroles qui se voulaient rassurantes, Jirômaru lui jeta un coup d'œil ironique: comme si elle pouvait se charger d'une humaine avec affection...
La réaction de Sarah face à leurs attentions surpris quelque peu le Comte: elle qui était si faible se leva pourtant et se pris à un jeu d'actrice sur un ton ironique. Jirômaru la laissa prendre la coupe au sol et s'approcher de lui. La jeune aristocrate feignait de ne pas le craindre et le Vampire restait droit en l'écoutant les yeux baissés sur elle. Que les humains étaient stupides...Ce genre de petit manège était flagrant...
Sarah lui cracha soudainement au visage le sang qu'elle venait de boire dans la coupe et son ton devint insolent. Tandis qu'elle "prenait congé" et tentait de sortir de la pièce, le Comte se mit à rire et essuya son visage du revers de la main. Sa chemise blanche était souillée de sang: cela le rendait encore plus effrayant et lui donnait un air de fou.


- Hahaha Tu vois Ilsa, celle-ci est bien plus savoureuse que nombre de mes esclaves ! Insolente ! Magicienne et insolente ! Que pouvais-je espérer de mieux pour me divertir...?

Le Vampire avança à grand pas vers Sarah et l'attrapa brutalement par un bras pour la tirer en arrière et l'éloigner de la porte. Son visage humide de sang tout près du sien et ses longs cheveux blancs en bataille, il lui sourit toutes canines dehors.

- Où crois-tu pouvoir aller ma belle ? Tu es ici dans le pire endroit qu'il soit pour les humains à part les docks les nuits de pleine lune...Est-ce donc la mort que tu cherches en tentant de t'enfuir ?

Jirômaru lui caressa la joue d'une de ses mains gantées et essauya l'étrange larme qui lui glissait sur le visage.

- Ce serait une perte regrettable...Ha !

Il poussa Sarah dans les bras d'Ilsa et enleva sa chemise d'un geste brusque. Il la lança a travers la pièce et fit suivre ses deux gants. Attrapant une rose au passage, il s'approcha de Sarah et lui mit sous le nez la magnifique fleur dont la tige épineuse pliait sous son poids.

- Voudrais-tu que je te la donne, hum ? Elle est aussi belle que la Mort...La veux-tu ? Si tu sors d'ici, elle trônera près de ton corps...comme ce vieux gardien de musée...Hahaha...

Jirômaru jeta la rose sur un meuble avec un rire sadique et s'arrêta devant le portrait d'une femme richement vêtue dont les yeux reflétaient la tristesse d'une vie trop longue.
Le dos tourné à Sarah et Ilsa, il soupira.


- Un Calice...Sais-tu ce que c'est, Sarah ?

Faisant volte face, le Comte s'appuya sur un meuble près de lui et se mit à jouer avec un morceau d'étoffe soyeuse.

- C'est un humain que l'on soigne et que l'on garde près de soi pour avoir en permanence son sang à disposition, expliqua-t-il en fixant les yeux de l'aristocrate. Nulle douleur particulière ne lui est faite s'il nous obéit et s'il nous convient. Protégé du Vampire qui s'est accaparé seul le droit de le goûter, le Calice s'habitue à la vie nocturne et exécute des tâches que lui seul peut faire le jour.

Le Vampire laissa l'étoffe en paix et s'approcha de Sarah.

- En échange d'une protection contre ceux que tu chassais jusqu'ici et d'une vie plus luxueuse que celle d'une reine, tu me laissera boire à ton cou...Nous pouvons anesthésier la morsure et tu verra que tu ressentira un plaisir intense à chaque gorgée que je te prendrai...Ne veux-tu pas d'une vie faite de plaisirs et de protection ?

Il obtiendrais d'elle ce qu'il voulait ou elle mourrait: ainsi avait-il d'abord pensé et ainsi fonctionnait le Comte en général. Mais d'autres idées lui traversèrent l'esprit pour le cas de Sarah: la torturer, l'enfermer, la forcer ou la relâcher...toutes ces options étaient délicieuses pour lui car l'art de la torture le remplissait de joie, l'enfermement était équivalent à la torture, la force lui donnait du plaisir et la traque l'enivrait d'un sentiment de puissance !
Ses yeux gris croisèrent ceux d'Ilsa: elle le connaissait mieux que n'importe qui et devait se douter des nombreux chemins que pouvait prendre la vie de Sarah entre ses mains...


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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 12 Avr - 16:30

Ilsa laissa la demoiselle retirer sa main et haussa les sourcils en la voyant se relever, son sourire s'étira. *Oh, mais voila qu'elle se rebelle*, elle étouffa un rire *elle ne sait pas ce qui l'attend*. La vampire regarda la réaction du Comte qui semblait un peu surprit, mais plutôt content. Elle se retourna, toujours assise sur le lit, pour mieux voir la scène qui allait suivre, la femme se tenait devant le vampire, tentant de jouer de la mauvaise comédie à un acteur. Ce n'était que sottises, mais cela l'amusa grandement. Les humains étaient tellement drôles quand ils voulaient montrer les crocs, ils ne se rendaient pas compte de leur faiblesse, rien que leur longévité était bénigne, comment pouvaient-ils s'imaginer rivaliser avec leur race?
Soudain, la chasseuse cracha le sang qu'elle avait porté à sa bouche sur le visage de Jirômaru et prit congé. "Je vous laisse au soin du Comte" avait-elle dit, à ce moment là, Ilsa ne se retint pas, elle rit à gorge déployée. *Quelle petite idiote! Il aime qu'on lui résiste, elle ne fait que s'enfoncer... *. Rien qu'à voir la réaction du Comte, tout était dit, il l'avait prise pour son caractère bien trempé, parce qu'ainsi, elle le divertirait. Cependant, la jeune femme s'affaiblissait et Ilsa s'en aperçut bien vite, à se train la, elle mourrait avant même d'avoir servit.


- J'en conviens, mais tu ferais mieux de la laisser se reposer, tu ne pourras pas en profiter pleinement si elle meurt devant cette porte.

Non pas que la Vampire voulait réellement que la jeune femme survive, mais voir une pauvre chose traitée ainsi la blessait. Et puis, si elle venait à expirer, le Comte serait surement furieux et cela allait se retourner contre Ilsa et elle se refusait à subir son courroux.
Jirômaru poussa la demoiselle dans les bras de la vampire qui se leva du lit sur lequel elle s'était allongée à son aise et la rattrapa avant qu'elle ne tombe. Elle la remit debout avec douceur et la tint par les épaules, fermement, mais sans lui faire de mal. Le Comte retira sa chemise, découvrant son torse musculeux, et s'approcha de la chasseuse, une rose à la main. Il lui sort le grand jeu, se dit la vampire en souriant. Il expliqua alors, le dos tourné, ce que représentait un calice pour les vampires, puis se rapprocha de nouveau. Il lui proposait une vie dorée, mais la chasseuse était comme ce louveteau qui furetait depuis quelques temps dans la pièce, cherchant une hypothétique sortie, elle n'était qu'un animal sauvage, dont une cage détruirait la beauté. Le Comte s'en rendait-il seulement compte? A moins qu'il ne lui réserve un autre sort. Ilsa pensa alors qu'il pouvait s'amuser à la faire souffrir moralement, pour qu'elle finisse par lui obéir comme un pantin, mais avant cela, elle se serait débattue. C'était ce qu'il voulait après tout, il aimait la torture.
Ilsa croisa son regard. Oui, il allait lui mener la vie dure. Un sourire carnassier découvrit ses canines. Malgré elle, elle ressentait des sentiments qui allient en parallèle avec ceux de Jirômaru, pourtant d'habitude, elle n'avait aucun plaisir à penser à de telles choses. La simple présence du Comte la rendrait-elle réceptive au sadisme? Certainement et contre toute attente, elle avait envie d'aller plus loin.
Elle lâchât une épaule de la chasseuse et passa sa main dans ses cheveux humides, puis elle plaça son index en haut de sa colonne vertébrale de la jeune femme et descendit lentement, jusqu'au bas de son dos.


- Fais attention à ce que tu vas dire,... Ta vie est en jeu, n'ose même pas imaginer que la mort te sera donné sans souffrances et ne crois pas pouvoir t'échapper d'ici, il y a bien trop de passages, trop de Vampires et toi pauvre chose, tu es seule.

Ilsa commençait à s'amuser et imaginais toute sorte de scénarios, plus fou les uns que les autres. Mais, elle savait que c'était au Comte de choisir, elle ne serait que spectatrice, rien de plus. Cela ne lui plaisait pas moins.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 12 Avr - 18:13

Sarah se retourna à l’approche du comte avec l’intention de le frapper mais son poignet fut attraper brusquement tandis qu’elle était tirer vers l’arrière. Elle put contempler le regard ardent du comte avant d’être de nouveau poussé. Alors qu’elle croyais tomber au sol deux main la retinrent empêchant sa chute. Ilsa désormais dans son dos écoutait avec elle la mise en scène du Comte Kei. Les yeux de Sarah c’était agrandie tandis qu’elle serrait les poings. Malgré son état de faiblesse de plus en plus flagrant son esprit bouillonnait. Elle avait vue juste. Ainsi donc il allait se servir d’elle. Comme bien des gens avaient tenté avant lui mais le comte était une bien plus grande menace que les hommes que Sarah avait rencontré. Rentré sous la protection d’un patron puissant craint de tous? Non jamais! Se faire utiliser que pour le divertissement du comte outrepassaient les limites déjà largement dépasser. Les idées encore confuse et pourtant claire de la chasseuse faisaient tournoyer son esprit dans tout les sens. Jirômaru c’était de nouveau approcher et il attendait sa réponse. Dans son dos Ilsa posa un index dans ses cheveux à la naissance de sa colonne vertébrale. Un inévitable frisson secoua la jeune femme qui s’éloigna de Ilsa rapidement. Sarah resta un moment perdue dans ses pensées ou ses folies, contemplant la rose blanche rejeté avec force contre un meuble. Elle huma doucement le parfum enivrant de la fleur comme pour se donner contacte avec la réalité avant de se retourner pour braquer un regard noir et glaciale sur le comte.

-Que je courbe l’échine devant vous? Que par crainte et par salut pour ma misérable vie j’en devienne à vos bonnes grâces? Non mercis! Ressembler à ce que vous appeler vos disciples mais qui ne restent que dans votre ombrage que par lâcheté et par sournoiserie? Jamais! L’homme libre est celui qui choisit sa propre cage? Je n’en suis pas un et moi je choisis la liberté…Elle pointa la rose en direction du comte. Je suis captive ici n’espérer pas qu’en plus je vous facilite la tâche... Si ses la morts qui m’attend... Mieux vos mourir pour un but que vivre en errance et de n’avoir que regret et remord sur la conscience!

Le grand talent d’oratrice de la jeune femme avait déjà fait bien des éclats dans les salons de discussion de Londres. La plus part des débats oral se terminait par l’intervention du père de la jeune femme qui avait pourtant le dessus sur son adversaire. Sarah pencha la tête ses yeux prenant un aire hagard et distant comme si à cet instant elle venait de quitter la pièce. Son père... Sa disparition ne tarderait pas à se faire savoir. Sa cape de même que son arc serait retrouver dans le parc et ont croirais sans doute à une nouvelle disparition ou un enlèvement... Personne ne viendrait la chercher ici...

Néanmoins Sarah se redressa et jeta un bref coup d’œil au masque de samouraï accrocher sur l’un des murs. Avec un sourire accusateur elle regarda de nouveau Jirômaru. Comment un homme qui faisait passer l’honneur avant tout avait il pus changer ainsi...Lasse lasse et lasse...Sarah se retourna en haussant les épaules laissant mollement tomber la rose au sol. Appuyant ses deux mains sur le meuble elle sentit ses genoux fléchir doucement. Dormir, mourir... Où était la différence... Il fallait quelle dorme et pourtant sa volonté l’empêchait de tomber au sol à cet instant.

Le louveteau qui était pres de la porte regarda sa maitresse de ses yeux d'ambre. Voila peut être se qui liait ses deux êtres. Sauvage ils ne connaissaient qu'une chose plus précieuse que tout l'or du monde, la liberté une illusion pourtant si inaccessible.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Dim 13 Avr - 14:35

Le Comte resta interdit devant la réponse de la jeune aristocrate : elle refusait d’être sous sa protection, elle criait le mot liberté et rejetait tout ce qui pouvait avoir un rapport avec sa proposition…Il n’en attendait pas moins d’elle, ce n’était pas pour rien qu’il lui avait épargné la vie et que depuis bien des heures il la tourmentait en la tentant, en l’effrayant et en l’affaiblissant toujours plus physiquement et moralement.
Un sourire de déception étira son visage. Avec un soupir il leva les paumes de ses mains vers le plafond et murmura :


- Comme cela est dommage…

Brusquement ses yeux fixèrent les pupilles défaillantes de Sarah et il lui saisit le visage sans douceur.

- Très bien, vous avez choisit.

Son retour soudain au vouvoiement marquait clairement la fin d’un jeu auquel il s’était pris jusque là. Il repoussa le visage de la belle de son index et s’éloigna vers un buffet où reposait une bassine. Il se lava le visage et les mains pour se débarrasser des quelques gouttes de vin qui lui restaient puis il alla vers une armoire. Le Vampire ouvrit la porte de bois gravée et extrait une chemise d’homme, blanche à longues manches en dentelles.

- Demain je vous ramènerai là où je vous ai prise mais pour le moment le soleil m’empêche de sortir et je pense que vous comprendrez que je ne veuille pas que vous sachiez où nous nous trouvons.

Le Comte revint vers Sarah après avoir jeté sur une de ses épaules son long manteau qu’il avait saisit au passage sur le fauteuil et lança un regard sombre au louveteau. Dominant la jeune femme de sa taille et sa carrure sans pourtant vouloir être impressionnant, Jirômaru paraissait contrarié mais pas en colère.

- Vous allez devoir attendre jusqu’à la nuit prochaine ici. Ce lit est vôtre, reposez-vous, vous aurez besoin de forces…Je vais vous faire amener de quoi vous restaurer et si vous voulez vous changer, il y a tout ce que vous voulez dans les armoires…

Le Vampire s’éloigna vers la porte et, après avoir fouillé dans une poche de son manteau, il verrouilla la chambre avec une clée imposante. Enfin, il alla au bout de la pièce près d’une table et écarta une tenture qui révéla une entrée. Il jeta la chemise et son manteau dans la pièce d’à côté et donna un coup de tête dans la direction d’Ilsa puis de la pièce pour l’inviter à y entrer et à laisser Sarah seule avec son animal de compagnie.

- J’ose espérer que vous ne tenterez pas d’errer dans mes couloirs, fit-il à l’attention de la jeune humaine. Si vous désirez encore nous chasser, éviter de vous frotter à nous dans notre repaire seule…Je ne pense pas que même dans votre meilleure forme vous parviendriez à venir à bout d’une demi centaine de mes…semblables. D’ailleurs je tiens à mettre ceci au clair : vous dites que mes disciples sont mes pantins, certes, c’est exacte d’un certain point de vue, et ils restent sous ma domination mais ils gardent une certaine liberté qui les rend dangereux pour vous, votre race et même moi, ne l’oubliez pas.

Le Comte marqua un temps d’arrêt comme s’il cherchait ses mots et fini par revenir près de la magicienne.

- Je vous demande de réfléchir encore à ma proposition. Vous avez la journée pour vous remettre de la nuit et pour songer à ce que vous allez perdre en refusant d’être ce que je vous demande…Il caressa une mèche des cheveux de l’insolente humaine et approcha encore son visage du sien comme pour s’apprêter à l’embrasser. Je ne vous demande pas d’être un de mes disciples, votre état n’aurait absolument rien à voir avec le leur…Songez…Songez à la vie que je vous propose…Vous seriez plus riche qu’une reine, vous n’auriez plus peur de marcher dans la rue le soir car nous serions là dans l’ombre pour veiller à votre sécurité, vous jouiriez de mille douceurs et attentions…

Le Vampire frôla la hanche de la jeune femme mais retint son geste.

- Au moindre problème, criez mon prénom…

Il baissa les yeux sur le col de Sarah et, après un long regard rempli de désir, il l’abandonna pour suivre Ilsa dans le passage. Il laissait sa propre chambre à une humaine, ce n’était peut-être pas la première fois mais les circonstances étaient bien différentes…

La pièce dans laquelle il venait de pénétrer était sa deuxième chambre où il s’adonnait à des plaisirs très controversés. Les uniques meubles étaient deux immenses lits entourés de quelques étagères où reposaient bougies et livres. Le sol était recouvert de tapis moelleux et les murs de tapisseries luxueuses qui rendaient le lieu encore plus confiné et agréable. Et toujours, des roses, d’une blancheur éclatante, agrémentaient la décoration.
En entrant, le Comte mit dans un coin son manteau et enfila sa chemise qu’il ne prit pas soin de fermer jusqu’en haut.


- Ilsa…Ilsa…Ilsa…Je suis profondément déçu…fit-il avec une voix faussement éplorée. Les humains ne sont plus ce qu’ils étaient…Comme cela me fend le cœur…Les mots et les regards ont toujours plus d’ampleur que les lames ou les balles tu ne penses pas ?

Jirômaru lança un regard amusé à la Vampire. Ce n’était pas la première fois qu’ils se retrouvaient dans cette pièce et cela lui rappelait quelques souvenirs…


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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Dim 13 Avr - 22:52

Malgré la fatigue, Sarah continuait à jouer les jeunes filles revêches, Ilsa la laissa s’éloigner d’elle et la regarda fleur en main, jeter un regard des plus noirs au Comte. La vampire se sentait mise de côté, comme si elle n’était qu’une actrice de second rôle, une femme de l’ombre que l’on appelait seulement pour les besoins d’un scénario. Elle se recula, pendant que la chasseuse crachait son venin inoffensif sur Jirômaru. Mais d’une autre manière, elle n’aurait pas aimé se retrouver à la place de cette jeune femme sans défense, vu comme cela, le fait de ne pas être l’un des protagonistes était plus enviable. Oui, Ilsa avait depuis longtemps apprit à garder sa place et à ne pas empiéter sur le territoire d’autrui, surtout quand cet autre était le Comte, qui n’était pas tendre avec ses ennemis, ou simplement ceux qui touchaient à ses choses. L’image du gardien de musé se dessina dans l’esprit de la vampire. Il en était mieux ainsi. Et pourtant, en pensant à ce que la chasseuse prônait, Ilsa n’éprouvait pas cette recherche constante de la liberté, car en effet, elle avait choisit délibérément son futur vampirique et ses choix, même ceux de rester ainsi dans l’ombre, étaient faits pour lui éviter tout problème. Elle détestait se battre, d’ailleurs c’était la raison pour laquelle elle ne portait jamais une arme sur elle. Et cette habitude n’allait pas changer de si tôt, pas pour avoir une meilleure place dans la société des vampires en tout les cas. Cela ne l’intéressait pas le moins du monde.
La voix de Jirômaru, même murmurée, sortit Ilsa de ses pensées. Elle lui jeta un regard, il semblait déçut du refus de la jeune femme. Puis, tout à coup, il s’approcha de la demoiselle et la vouvoya. Ilsa sentit alors un petit frisson parcourir ses membres. Le changement du Comte était flagrant, autant dans la façon de s’exprimer que dans celle d’agir. Ce qui étonna le plus la vampire, c’est qu’il allait laisser la vie sauve à la chasseuse, alors qu’elle devait savoir qu’ils étaient dans les sous-sols de l’Opéra. A moins que… Non, elle était inconsciente quand ils l’avaient retrouvé allongée dans la rue. La vampire sourit, le Comte lui laissait la vie, seulement parce qu’elle ne connaissait pas son repère, et aussi, comme il lui fit savoir, qu’elle pourrait changer d’avis et revenir dans leurs rangs.

Ilsa se décida enfin à bouger quand le Comte revint vers la jeune femme. Elle reprit sa robe et ses vêtements et s’éclipsa derrière la tenture. Mais, elle entendit tout de même Jirômaru dire ‘Au moindre problème, criez mon prénom’, à t instant, la vampire leva les yeux au ciel, exaspérée par toute ces demandes auxquelles s’abaissaient le Comte. N’avait-il pas conscience de la faiblesse dont il faisait preuve ? Elle posa la robe à moitié repliée sur le coin d’un meuble et s’assit sur un des lit, replia ses jambes sous elle, faisant tout de même attention à la magnifique robe qu’elle s’était appropriée. Elle passa ensuite une main dans ses cheveux noirs et soupira. La nuit avait été longue. La vampire posa son regard sur le second lit et sourit, elle le savait moelleux et très confortable quand il s’agissait d’y passer quelques heures avec un homme. Le Comte et elle s’y était déjà roulé plus d’une fois par le passé, même si les occasions étaient rares.

C’est ce moment qu’il choisit pour entrer dans la chambre, Ilsa tourna son regard vers lui, malicieuse. Cependant, ses pensées à lui étaient encore tournées vers cette fameuse chasseuse. Elle choisit de prendre son mal en patience et l’écouta déplorer la race humaine.


- La pauvre petite est passée à côté d’une occasion en or : se pavaner près de toi et faire la fière, jusqu’à ce que tu la rejettes. Quelle petite sotte ! Qui ne voudrait pas subir tes lunatiques changements de personnalité ? Ilsa le leva et s’approcha de Jirômaru. Mais tu sais il y a des personnes ici, qui t’apprécient… Et puis, pour moi, les mots ou les regards, ne sont rien comparé aux actes en eux même…

Ilsa était maintenant à quelques centimètres du Comte, une de ses mains était évasivement en train de caresser ses cheveux blancs et l’autre se promenait sur son torse.

- Tu m’as l’air fatigué, non ?
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Lun 14 Avr - 3:30

Sarah attendit que la porte se referme derrière Jirômaru avant de se laisser tomber sur le lit. Encore une fois ses idées se bousculaient. Elle était confrontée à un choix difficile mais au fond le poids des responsabilités lui pesait lourd sur les épaules. Ses sur ces réflexions qu’elle s’endormie. Pendant ce temps le petit louveteau erra dans la pièce à la recherche d’une issus ou encore d’une jolie petite chauve-souris à se mettre sous les dents. Son sommeille réparateur la garda endormie pendant de longues heures[i]

[i]Encore endormie la chasseuse ouvrit néanmoins les yeux. Sa fièvre l’avait quitté et elle se sentait légèrement mieux malgré son état encore fragile. Elle s’assit au milieu de l’océan de soies et regarda la salle. Rien n’avait changer excepter un plateau de nourriture poser sur la table et que le louveteau avait tout bonnement disparut. Intrigué Sarah se leva doucement regardant les alentours avec attentions. Un morceau de queue gris dépassant d’une chaise lui fit repérer le petit animal. Celui-ci c’était endormie sur la chaise de velours qui semblait plus confortable que le sol.


-Bonne sieste mon beau...

Avec un petit sourire la jeune femme redressa la tête croisant par la même occasion son reflet dans le grand miroir. Le visage sale et ensanglanter, les cheveux en bataille et les vêtements déchirer à certain endroit la fit soupirer. Le tissus devenue rugueux et humide grafignait sa peau blanche et satiné. Elle était vraiment dans un état lamentable.

Secouant légèrement la tête Sarah soupira avant de se retourner vers l’armoire encore entrouverte dans laquelle Ilsa avait prit une robe. Elle ouvrit grand les portes du meuble ancien et contempla d’un œil étonné le nombre de vêtements présents. Tous beau et richement décorer comme la pièce. Des robes en velours, soie et autres tissus précieux était présent. La chasseuse était de plus en plus décourager par toute ces couleur lorsque soudain ses yeux s’arrêtèrent sur une robe particulièrement au goût de la jeune femme. Elle était fait en velours bleu foncée. Les manches s’arrêtaient au niveau des coudes et le bas possédait des engageantes de dentelle blanche. Sarah prit le vêtement et referma l’armoire silencieusement avant d’aller vers le buffet où se tenait une bassine remplie d’eau légèrement rougeâtre. Lentement la chasseuse dénoua la ceinture sur laquelle le fourreau de son épée était attaché. Elle posa l’arme sur une chaise avant de détacher les lacets de son corset qui rejoint rapidement l'arme. Désormais seule une chemise blanche couvrait le haut de son corps. Sarah attrapa un morceau de tissus quelle trempa dans l’eau avant de le passer sur son visage. Elle du frotter au niveau de sa joue pour enlever le sang sécher qui avait coller à sa blessure. Son visage nettoyer, la chasseuse enleva sa chemise qui tomba au sol. Les iris de la jeune femme restèrent un moment hypnotiser par les deux trous qui perlait sa peau. Hésitante, elle toucha la blessure du bout des doigts avant de la nettoyer avec le morceau de tissus. Retournant vers l’armoire elle y trouva une brosse dont le dos portait l’effigie de la rose blanche. Rapidement Sarah se peigna les cheveux enlevant les petites feuilles qui avaient trouvé refuge dans ses boucles brunes. Puis penchant son visage légèrement vers l’avant, elle s’aspergea d'eau. Le liquide froid coula sur sa nuque et descendit le long de sa colonne vertébrale. Se redressant elle termina de se déshabiller avant d’enfiler la robe. Regardant de nouveau son reflet Sarah ne pus retenir un sourire. Si sa mère la voyait...Elle tomberait au sol à coup sur de voir sa fille ainsi habiller, elle qui détestait les robes trop noble.

Sarah se pencha et ramassa ses vêtements sales. Alors qu’elle les déposait sur la chaise un éclat au sol lui fit tourner la tête. Parmi les motifs dorés du tapis se trouvait un pendentif en forme de lune. La lune avait été sculptée dans un morceau de cristal. Dépendamment de la température le cristal prenait des teintes ombrager. La corde du pendentif était une chaînette dorée. Il avait du tomber lorsqu'elle avait enlevé ses vêtements sans doute. Le remettant autour de son cou Sarah revint vers le centre de la pièce. En passant a coter d’un vase remplis de rose blanches elle en prit une qui était encore totalement fermer. Par maladresse la chasseuse se piqua le doigt sur l’une des nombreuses épines. Aussitôt une goutte de sang tomba sur les pétales souillant leur blancheur par la teinte rougeâtre du sang. Gardant la fleur dans ses mains Sarah se dirigea vers le mur. Sa main libre tâta le mur à la recherche d'une porte dissimuler quelle trouva rapidement. Abandonnant le louveteau endormi et son épée en argent la jeune femme traversa dans l’autre pièce.

La seconde salle était aussi spacieuse que la chambre du comte mais l’unique meuble était un imposant piano qui trônait au milieu de la pièce. À droite une se trouvait une porte en bois qui devait sans doute mener ailleurs. La jeune femme se dirigea vers l’imposant instrument déposant la rose rougit par le sang sur le dessus. Le piano était magnifique. Noir aux touches blanches ivoire des feuilles d’opéra était éparpillé dessus. Ainsi donc Jirômaru était un amateur d’opéra. Cet homme était bien étrange...Si distinct et pourtant impossible a définir... C’était peut être cela qui rendait Sarah méfiante a son égard. Toujours sous le rôle d’un comédien changeant de comportement en quelque seconde...Il était impossible de savoir si il était sincère ou si il jouait encore l’un de ses grands jeux. La jeune femme s’assit sur le banc en soupirant de nostalgie. Instinctivement ses mains vinrent enfoncer quelque touche. Aussitôt des sons envahirent la pièce. L'esprit hagard, la chasseuse chercha un moment un air à jouer mais ses idées déjà confuses n’arrivaient pas à se fixer. Au hasard Sarah se mit à jouer une comptine nostalgique. Ses doigts parcouraient les touches et bientôt la mélodie remplie la pièce d’une aura triste et mélancolique. La jeune femme ferma les yeux oubliant ses pensées se concentrant uniquement sur les notes à jouer.

La chanson terminer Sarah se leva oubliant la rose sur le piano. Emporter à la vue de l'instrument elle avait complêtement oublier pourquoi elle était entré dans cet pièce. Tournant vers la gauche elle ouvrit une porte qui la mena dans une salle remplis d'étagère contenant des livres de toute les grosseurs...Mais ou était t'elle??? Aucun endroit souterrain n'aurait pus contenir autant d'espace!...Un soupir d'anxièter franchis les lèvre de la jeune femme alors qu'elle se laissait tomber sur une chaise. Au moin ici elle se sentait plus à l'aise que dans la chambre de Jirômaru. Les livres lui rapellait sa propre bibliothèque et contrairement au autre salle, la pièce était tres bien décorer sans pour autant ressembler à un endroit royal ou irréaliste. Incitant au savoir et non à la luxure les livres quelque peu poussiéreux devait être tres intéressant mais l'envie de lire n'était pas présente dans l'esprit de Sarah. Son esprit déja aeilleur vagabondait parmis les étagères.


(HRP: http://www.youtube.com/watch?v=VFLF-gh4C2M pas du 19 ème siècle mais sa passerait)




Dernière édition par Sarah Spencer le Lun 31 Oct - 2:47, édité 1 fois
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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Lun 14 Avr - 14:58

Jirômaru pencha la tête et baissa ses yeux dans ceux de sa magnifique compagne. Car qu'était Ilsa pour le Comte si ce n'était une femme qu'il estimait ? Malgré toute apparence, le Vampire la respectait et ne la considérait pas comme toutes les autres femmes de sa race qu'il avait croisées ou avec lesquelles il passait parfois la matinée. Ilsa était à ses yeux bien plus qu'une conquête ou une associée et si parfois il l'ignorait, si tous deux s'envoyaient régulièrement des piques et jouaient avec l'ironie ou le dédain, si Ilsa refusait de faire partie de son entourage et de vivre avec lui sous l'Opéra, ils savaient qu'ensemble ils n'avaient pas une histoire banale...
Le Comte ferma les yeux et entoura de ses bras le superbe corps de la Vampire en frôlant de ses lèvres une de ses joues. Son souffle tiède descendit près de son oreille:


- Je ne suis jamais fatigué pour cela...murmura-t-il avant de glisser une main dans les cheveux de la belle et d'en descendre une au niveau de sa taille parfaite.

Avec fougue il l'embrassa une fois, puis deux...et ce ne fut plus que caresses et baisers jusqu'à ce qu'il fasse reculer Ilsa contre le lit qui faisait l'angle de la pièce. Avec fermeté il la souleva et l'allongea sur le doux matelas où il avait déjà parcourus de ses mains les moindres courbes de son corps. Il enleva ses bottes avec deux mouvements habituels, éteignit trois bougies sur quatre et se jeta sur le lit avant d'attraper Ilsa par le bras et lui rouler par dessus. Même fatigué, il se prêtait au jeu et voulait entendre rire sa compagne.

- Et toi ? Tu es fatiguée ma jolie Ilsa ? demanda-t-il avec un sourire amusé à la Vampire tandis qu'il lui caressait le visage et la dominait. Tu préfères dormir ou bien...

Sans attendre de réponse, il l'embrassa encore et entrepris de lui enlever sa robe tout en tentant de l'empêcher de le déshabiller lui-même. Avec quelques rires, il s'amusa à la mettre nue sans perdre un seul de ses vêtements.

- Ho mais ce n'est pas très équitable ça...rit-il en envoyant un coussin à Ilsa.

Finalement, il enleva sa chemise sans se soucier des deux boutons qui sautèrent et laissa Ilsa lui enlever le reste. Durant plus d'une demi-heure, les deux créatures de la nuit se livrèrent aux doux plaisirs de l'amour d'une manière plutôt silencieuse et tranquille. L'humeur du Comte n'était pas à la grande débauche et aux activités controversées mais plutôt à la tendresse et aux soupirs. De plus, il était étrangement fatigué et tourmenté depuis deux jours et Sarah dormait dans la pièce à côté. Même si les murs étaient épais et de pierre, la porte, elle, était fine et de bois...

Lorsqu'il ouvrit les yeux, l'unique bougie qui éclairait la pièce était presque morte. Ilsa dormait près de lui enroulée dans le drap de satin. Ses longs cheveux encadraient son visage serein avec beauté et accentuait la blancheur de sa peau. Le Comte se mit sur son séant et lui sourit: elle était belle, il adorait l'observer lorsqu'elle dormait.
Finalement il se leva. Jamais il n'avait réussi à s'endormir dans un lit même à des mètres sous terre. Pour se reposer, il avait absolument besoin d'un cercueil. Tout en se massant les tempes, il retrouva ses vêtements éparpillés un peu partout et se rhabilla en silence.
Sans bruit, il ouvrit le cercueil qui se trouvait au pied du second lit et avec mille précautions, il y mit Ilsa avec le drap de satin avant de le refermer. Elle serait bien plus à l'aise dans ce lit-ci que dans l'autre...

Le Vampire remit ses bottes et ses yeux se perdirent dans ses étagères. Il prit entre ses doigts une petite statuette représentant grossièrement une femme aux formes rondes et qui portait deux minuscules ailes. Elle n'était pas plus grande que son pouce et était faite de granit. "Mab" l'appelait-il...La fée des rêves dont parlait la pièce la plus connue de William Shakespeare...Il aimait beaucoup cette statuette malgré sont apparence primitive.
Tandis qu'il reposait l'objet, une mélodie lui parvint depuis la pièce d'à côté.
Surpris d'entendre quelqu'un jouer à son piano, le Comte songea aussitôt à Sarah. Qui d'autre aurait osé poser ses doigts sur ses magnifiques touches d'ivoire ? Elle était la seule à ne pas savoir que lui seul avait le droit de jouer et que s'il laissait parfois Ilsa s'asseoir sur le tabouret de velours, c'était avec un pincement au coeur.
Les yeux dans le vide, il écouta la douce mélodie envahir les couloirs de son repaire et s'approcha d'une des deux portes qui donnaient sur la salle du piano. Il posa son front sur le bois gravé et continua d'écouter. Elle jouait avec grâce, les touches étaient bien choisies et aucune fausse note ne venait perturber le cours de son œuvre...

Lorsque la jeune femme termina sur deux notes nostalgiques, le Comte l'entendit se lever et il su dès l'instant où elle tournait la poignée, qu'elle était entrée dans sa petite bibliothèque personnelle.
Jirômaru entra alors dans la salle du piano et ses yeux tombèrent aussitôt sur la rose blanche oubliée sur l'instrument. Elle contrastait avec le noir mais ce qui intrigua le Vampire c'était la goutte de sang qui colorait vivement un des pétales de la fleur. Il porta la rose sous son nez et reconnu aussitôt le sang de Sarah, il y avait goûté et en reconnaîtrait maintenant l'odeur et la saveur parmi bien d'autres.
Il se dirigea vers la bibliothèque et caressa le piano au passage. Doucement, il entra et trouva Sarah plongée dans ses pensées. Il referma la porte et comme sa présence n'avait pas encore été détectée grâce à sa nature et ses précautions, il s'avança pour que Sarah le repère. Avec un sourire, il lui tendit la rose souillée.


- Vous ne m'aviez pas dit que vous jouiez si bien...


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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Lun 14 Avr - 16:40

Ilsa apprécia le regard que le Comte lui porta, il n’allait pas la repousser. Elle sentit le plaisir monter en elle en vue de leurs prochains ébats, car Jirômaru savait y faire, il pouvait être doux et charmant quand il le voulait, c’était une part de sa personnalité qua la vampire appréciait énormément. Malgré ses colères et ses bizarreries, elle aimait se retrouver auprès de lui, dans quelque lieu que se soit, pour simplement discuter de choses et d’autres. D’ailleurs, il ne lui avait toujours pas révélé ses plans diaboliques, seulement le fait qu’il voulait faire de Sarah son nouveau Calice, ce qui n’était pas faisable pour le moment.
Il la prit alors dans ses bras, Ilsa posa les mains dans le dos de Jirômaru et le caressa en souriant. Ils commencèrent à s’embrasser. Tendresse et désir émanaient de leurs gestes répétés mainte et mainte fois. Puis vint l’heure d’aller sur le lit, Ilsa regarda le Comte retirer ses bottes en lui lançant des regards coquins et quand il la rejoignit enfin, son sourire s’étira. Au dessous de lui, elle se sentait en sécurité. Elle caressa la joue du Comte et lui fit un clin d’œil. Entre deux baisés elle lui souffla, alors qu’il avait presque terminé de la dévêtir :


- Ce n’est pas juste ! Et elle rit gaiement, cherchant toujours à lui retirer ses vêtements.

Une fois nue, il lui lança un coussin, qu’elle attrapa au vol et s’en cacha la poitrine, non pas qu’elle était pudique, mais simplement pour cacher aux yeux du Comte ce qu’il dévorait du regard. Il enleva alors sa chemise, Ilsa s’approcha plus près et lui retira le reste, ainsi continua leur jeu d’amoureux, jusqu’à ce qu’enfin la Vampire s’endorme pelotonnée contre son amant.
Elle ne le sentit pas la soulever pour la déposer dans le cercueil, où elle dormit d’un sommeil plus profond encore. Pas un rêve ne vient la troubler, seul le silence et les ténèbres l’accompagnèrent.
Plus tard, elle se réveilla. Son esprit se souvint de ce qu’il c’était passé avant qu’elle ne s’endorme, la bouche pâteuse, elle bailla, mais resta encore un peu allongée à savourer le silence reposant qui régnait dans son cercueil. Ainsi, elle se sentait bien, seule avec elle-même. Elle pensa au bon moment qu’elle avait passé avec Jirômaru et souri dans la pénombre, il lui avait fait passer un bon moment.
Quelques temps plus tard, Ilsa sortit de son lit, la couverture de satin autour de sa taille. Elle regarda autour d’elle et vit ses vêtements éparpillés dans la pièce, laissant tomber la couverture sur le sol, elle ramassa la robe qu’elle avait empruntée et se revêtit. Elle s’étira, puis reprit reposa la couverture sur le lit, ou elle s’assit. Ce qu’elle aimait dans cet endroit, c’était la paix qui y régnait, peu de personnes osaient embêter le Comte, Ilsa pouvait donc faire ce qu’elle voulait ici. En attendant que Jirômaru ne revienne, elle parcourut la pièce du regard, puis se dirigea vers la petite bibliothèque, en se disant qu’elle ferait mieux de s’occuper en attendant que le Comte ne revienne. Il était certainement partit s’occuper de Sarah.
Ilsa passa son doigt sur la tranche des volumes poussiéreux, puis en prit un nommé "Dans les sentiers de l’enfer", elle s’assit sur un fauteuil moelleux et ouvrit l’ouvrage avec précaution et commença sa lecture.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mar 15 Avr - 1:31

Sarah se retourna dans un sursaut de surprise. Perdue dans ses pensées la voix du comte lui avait fait peur. Fidèle à ses habitudes il était entré sans qu’elle ne s’en aperçoive. Les cheveux en bataille et les yeux remplis de fatigue il tenait dans ses mains la rose qu’elle avait oublier sur le piano. Un sourire étirait les lèvres rougeâtres du comte. Un sourire marquant. Ni cruelle, ni joyeux... Un sourire presque humain. Ignorant qu’elle attitude prendre, Sarah hésita a répondre. Légèrement moins sur la défensive elle restait cependant méfiante. Et si ce n’était qu’un rôle dont le comte Keì avait le secret?

Il avait donc entendue la petite comptine qu’elle avait jouer. Nostalgique et mélancolique il était dur de ne pas se laisser troubler par ce morceau de musique. C’était l’une des rares fois que quelqu’un entendait Sarah jouer. Toujours transporter par les finesses de l’Art, elle savait que si sa mère avait vent de son talent le plaisir et l’amour de jouer deviendrait une obligation.

La jeune femme se leva doucement dans un bruissement de robe, avant de prendre la fleur délicatement des mains du comte frôlant sa peau nue de ses longs doigts fins presque comme une caresse. Vraiment cette rose était unique. Refermer sur elle-même, elle dégageait un léger parfum enivrant. Les pétales normalement blancs comme neige avait prit une teinte rougeâtre par endroit. Redressant finalement la tête, la jeune femme laissa son regard d’azur détailler de plus près le visage du comte avec un petit sourire.

-Et moi que vous aimiez l’opéra...

Une ombre d’inquiétude traversa les yeux de Jirômaru. Ne comprenant pas pourquoi Sarah se dépêcha d’ajouter :

-Et les pièces tragiques...

Elle fit un signe de tête en direction de la petite table ou était éparpiller des feuilles d’opéra et quelques pièces de Shakespeare. Elle-même grande amatrice de ce poète elle avait lut toute les pièces appréciant les plus tragiques qui retenait son admiration. Sarah tourna dos au comte et se dirigea vers les livres. Elle en prit un lisant la couverture. Roméo et Juliette, l’une des histoires d’amour les plus tragiques au monde. Se perdant de nouveau dans ses pensée Sarah murmura d'une voix peu audible et surtout pour elle-même quelques vers de la célèbre pièce.

-Pourquoi est que l’amour qui soit si doux en aspect mis à l’épreuve soit si tyrannique et brutal?

Son humeur nostalgique et taciturne reflétait dans les yeux de la jeune femme. Pourquoi cet phrase lui était revenue à l'esprit à cet instant? Soupirant elle repris un air moqueur avant de se retournée vers Jirômaru.

-J’ose espérer ne pas vous avoir déranger pendant vos débat avec miss Ilsa...

Pas si sotte elle se doutait que l’apparence quelque peu négliger du comte devais avoir un rapport avec le fait qu’il c’était éclipser avec l’autre vampire. Une question muette se posait. Le comte Keî avait une vie de luxure étonnante mais d’un hasard particulier avait t’il déjà rencontré l’amour? Il ressemblait à un Dom Juan des temps moderne. Insensible au ravage du temps, il continuait de vivre encore et encore. Derrière ses grands jeux de comédien elle avait l’impression de voir un jeune homme si seul...
*Faiblesse humaine...*
Croire à la seconde chance et que tout homme à un bon côté... Haussant intérieurement les épaules elle continua de regarder le comte dont les yeux possédait un éclat miroitant. Rougissant sous le regard qui la dévisageait Sarah baissa la tête humant le parfum de la rose dont les pétales lui chatouillaient le nez.

-Vous aimez donc la musique?

Elle cherchait à connaître un peu mieux Jirômaru. Pas uniquement parce que son métier de chasseuse lui obligeait mais également par curiosité humaine et parce qu’une partie d’elle quelle cherchait a refouler avait soif des secrets du comte.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mar 15 Avr - 14:39

Au contact des douces mains de Sarah, Jirômaru cligna des yeux. Quelque peu troublé, il songea un instant retenir la main de la jeune aristocrate mais son désir n'alla pas plus loin que la forme d'une pensée passagère car il fut surpris par sa réplique. Avait-elle compris qu'elle se trouvait sous l'Opéra ? Une certaine crainte traversa son coeur mais Sarah le rassura presque aussitôt en lui parlant de pièces tragiques. Quel idiot ! Bien sûr qu'elle n'en savait rien ! Elle avait simplement vu ses feuilles et regardé ce qui emplissait ses étagères !
Le Comte ne répondit rien et se contenta de garder ses yeux sur la belle humaine.
Elle saisit un exemplaire de Roméo et Juliette...Sarah lui paru soudainement si nostalgique...
Lui-même se sentit étrangement mal à l'aise lorsqu'elle parla de l'amour et avec un soupir il alla s'asseoir dans l'unique fauteuil de la petite bibliothèque. Il se passa la main sur le visage et répondit l'air absent à la petite moquerie de Sarah:


- Non...si vous nous aviez dérangée vous dormiriez à cette heure là...

Le Comte se redressa un peu et avec un haussement de sourcil constata que deux boutons de sa chemise n'étaient plus là. Il croisa le regard de Sarah et lui sourit avec un air mesquin:

- Humph...j'ai tendance à être fatiguant...

Le Vampire sentit qu'il mettait mal à l'aise la jeune femme et cela le fit rire intérieurement. Sarah tenta alors de lancer une conversation sur la musique. Malgré sa fatigue, le Comte était tout à fait enclin à parler avec elle de ce genre de chose: cela ne dévoilait rien de ses pans, son repaire, ses faiblesses, cela était simplement un passe temps, quelques renseignements sur sa vie. Et puis cela concernait plus sa personnalité d'apparence humaine que sa personnalité de Vampire. En plus de lui permettre de rester en sa compagnie et de la surveiller, cela allait lui donner l'occasion de la connaître un peu plus en lui retournant ses questions.

- La musique..., commença-t-il. Oui, j'aime beaucoup la musique et comme vous l'avez découvert, j'aime particulièrement les opéras. Je trouve qu'allier le chant, la musique et le jeu de bons comédiens relève d'un art qu'il faut conserver et savoir apprécier. La tragédie est pour moi bien plus haute que la comédie et Shakespeare, un véritable virtuose ! Je regrette de ne pas l'avoir rencontré...J'aurais pu...hélas.

Les yeux du Comte se promenaient parfois sur le beau visage de Sarah, parfois sur les étagère ou encore le bois de la table près de laquelle il était. Il semblait se perdre dans ses pensées.

- Je ne joue pas d'opéra, dit-il soudainement comme s'il revenait à la réalité. Je fais du théâtre et si vous désirez encore me tuer lorsque vous serez dehors, c'est là que vous aurez le plus de chance de m'avoir...

Le Vampire sourit avec défit à la jeune chasseuse.

- Mais ce ne serait pas très judicieux devant un public instruit qui m'imagine humain et qui me sait Lord et conseiller de la reine...Je me demande si votre fougue vous entrainerait jusque là...

Jirômaru se leva tranquillement de son fauteuil et, les mains dans le dos, il parcouru du regard la tranche de nombreux livres.

- Et vous Mademoiselle, quel genre d'art aimez-vous, à part celui de traquer ceux de ma race et d'enchanter les coeurs avec un piano ?

Le Vampire se tourna vers Sarah avec un sourire presque amical.

- Allez-vous souvent au théâtre, à l'opéra ou aux expositions scientifiques ? Qu'est-ce qui emballe votre esprit et fait chavirer votre âme ?


> Jirômaru Keisuke <

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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Mer 16 Avr - 0:26

Sarah, voyant que sa nostalgie troublait le comte, décida de paraître plus enjoué. Nullement intimidé par les propos déplacer de Jirômaru, la chasseuse se contentait de garder son sourire malicieux. Elle n’ignorait pas que le charme du vampire lui donnait nombre d’amante à travers la ville.

La discussion changea d’orientation portant sur la musique. Les yeux soudainement brillants, le comte Keì énuméra les nombreuses passions qui l’enflammaient. Adorant le doux mélange subtile du chant, de la danse, de la musique, des grands textes dramatiques. À chaque parole la voix de Jirômaru vibrait d’exaltation. Fasciné, Sarah ne parvenait pas à détacher son regard du visage animé du vampire lui trouvant un charme fou. Les répliques devenant mordante sur le sujet de la chasseuse revinrent. Le comte lui demanda ensuite son point de vue.

Encore en pleine contemplation la jeune femme baissa la tête les joues rouges. Elle murmura un E allonger cherchant ses mots.

-...À vrais dire... Je n’en sais trop rien. L’opéra, les pièces, les livres, la musique...Toute ces choses me passionne et ont mon entière admiration mais...L’Art n’est qu’un échappatoire... Un peut comme les rêves. Ce sont des douceurs qui allège l’esprit et détende les pensées. Pardonnez mon léger manque d’ardeur qui ne peut sans doute pas être comparer a la votre mais...Un sentiment trop fort se consume rapidement...

Lasse et fatiguer Sarah baissa la tête esseillant de chasser les idées sombre qui noyait ses pensées. Le manque de sommeille pesait lourd sur sa conscience de même que la proposition du comte. Et pourtant. Elle était incapable de se laisser aller dans les bras de Morphée. Se redressant elle s’approcha du Comte Keì qui la surplombait de sa taille.

-Premièrement pour ce qui est de la chasse... Je ne tue jamais au hasard. J’observe et je me renseigne le plus possible sur la créature...avant de l’abattre...je laisse quelque jours de repos à votre disciple avant de le traquer de nouveau...

Un éclat sinistre brillait dans les yeux de la chasseuse le même que celui d’un prédateur au son de sa proie. Elle se rapprocha encore plus de Jirômaru s’arrêtant à quelque centimètre de lui.

-Et deuxièmement...

Sarah ne poursuivait jamais un vampire dans les lieux public. Le risque de se faire repérer était trop grand et surtout celui de se faire reconnaître. De plus comment expliquer au gens présent le fait qu’un homme se soir désintégrer au simple contacte de l’argent? Trop compliquer...Plus précisément encore... L’envie de tuer le comte avait disparut depuis plusieurs heures déjà. Caressant le menton blanc du jeune homme Sarah laissa ses iris glisser dans les miroirs gris du vampire.

-Pour ce qui est de toi Jirômaru...

Le tutoiment soudain de la part de Sarah semblait louche mais pas autant que ses geste. Ses doigts tremblant remontèrent de quelque centimètre allant caresser la bouche fines au contour bien dessiner du comte. Puis approchant son visage du sien elle déposa un doux et tendre baiser sur le coin des lèvres du vampire.Se reculant toujours aussi doucement elle ajouta dans un murmure ,un sourire tendre sur les lèvres,:

-Vous devriez aller dormir...

Reprenant conscience de la situation la jeune femme se retourna regardant d'un oeil distrait les livres l'entourant. En temps normal ces nouveau récits aurait retenue toute son attention mais dans le cas présent une distraction l'empêchait de ce concentrer.


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 17 Avr - 13:01

Le Comte sourit lorsque Sarah parla des rêves et il la laissa s'approcher de lui. Sans bouger ne serait-ce qu'un cil, il la laissa menacer son disciple à sa guise : que lui importait-il que ce ramassis de débauche et d’insalubrité soit poursuivit par la jeune humaine ? Tant que cela ne mettait pas en péril son repaire ou sa propre vie, il n’en avait rien à faire.
Elle changea alors de ton et lui caressa le menton. Jirômaru la laissa le toucher et se perdre dans ses yeux sans réagir. Le retour soudain au tutoiement de Sarah lui fit plisser subrepticement les paupières : il se méfiait, malgré sa puissance, de la jeune humaine: c'était une chasseuse et elle pouvait jouer un jeu pour mieux obtenir de lui des informations ou encore pour gagner son entière confiance avant de le poignarder dans le dos.
Mais au fond, le Vampire sentit qu'il n'en était pas ainsi...Il était évident que la jeune femme était perdue dans ses sentiments et qu'elle éprouvait autre chose que de la haine envers lui. Elle avait pour lui une attirance particulière qui n'échappait pas à Jirômaru. Il n'était pas rare qu'un Vampire attire un humain et cela était même un jeu avant que de planter ses crocs dans la chaire de sa victime. Mais en cet instant, il comprit dans le regard de Sarah qu'elle n'avait pas simplement ce genre d'attirance que provoquait la splendeur de sa race.
Un sentiment de triomphe traversa son coeur mêlé à un autre sentiment: celui de la pitié.
Sarah ne savait pas ce qui avait fait de Jirômaru ce qu'il était. Sa débauche, sa folie...tout lui venait de l'amour et s'il ne savait plus contrôler ses pulsions meurtrières, c'était à cause de ce sentiment dont il se moquait à présent. L'amour...cela était certainement la pire chose au monde aux yeux du Comte.

Citation :
Vous devriez aller dormir...
Sarah recula et lui tourna le dos en faisant mine de s'intéresser aux livres. Jirômaru ne répondit pas immédiatement à ses paroles. Ses yeux longèrent l’épaule de Sarah et remontèrent le long de sa tendre silhouette jusqu’à son cou, jeune et beau, où ses cheveux s’enroulaient derrière ses oreilles et redescendaient le long de sa trachée.
Il aurait pu délicieusement lui enlever l’hydromel illuminant ses veines puis jeter son corps dans le cour nauséabond des égouts. Il aurait pu briser ses dernières forces et la contraindre, innocente et fragile, à subir son joug tyrannique et à ployer sous la torture. Il aurait pu lui arracher cette robe, insignifiante parmi tant d’autres, et pénétrer avec violence son intimité. Ô douce fleur, comme cette rose blanche dans sa main, fermée par une chaste volonté et pourtant souillée par la douleur et le sang…
Mais c’est avec douceur et l’image de la volupté que le Comte fit glisser une de ses mains le long d’un bras de la jeune femme tandis que l’autre lui enserrait délicatement la hanche. La peau douce de la jeune humaine, sous ses doigts de marbres, lui était aussi chaude et aussi agréable que la plus fine des soies. Cette chaleur…cette vie chez les Humains tant recherchée et appréciée des êtres tels que lui était d’une puissance passionnante chez elle.


- Comment pourrais-je dormir lorsqu’une aussi ravissante chasseuse erre dans mes couloirs obscurs ? lui murmura-t-il dans le creux de l’oreille. Comment résister ?

Le Vampire embrassa le cou de Sarah avec de petits baisers sensuels et lui tourna le visage pour chercher ses lèvres tout en soupirant les yeux à demi-clôts comme pris d’une soudaine fièvre. Ses doigts glissèrent dans la magnifique chevelure de la belle et il la poussa sans violence contre la bibliothèque.


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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 17 Avr - 14:29

L’amour... Une faiblesse humaine, l’une des raisons pour laquelle les vampires osaient se moquer de cette race imparfaite. Dos au comte, Sarah faisait de son mieux pour chasser les pulsions de son cœur. Elle avait fait un choix difficile entre son métier et sa vie d’aristocrate et maintenant qu’elle avait choisis un retour en arrière était impossible. Elle jouait à un jeu dangereux. Loin du regard de Jirômaru, ses idées devenait plus clair et elle avait l’impression de pouvoir respirer de nouveau. Combien de femme était tombé dans ce jeu? Combien avait succombé au charme du Comte Keì? Si il devait y en avoir une de plus sa ne serait pas la chasseuse.

Une main froide vient lui caresser le bras coupant cour à ses pensées. Sentant le souffle du comte dans son cou la résistance que la jeune femme c’était créer fléchis rapidement. L’avenir était improbable dans cet endroit souterrain et seule les instants présent comptais. Sarah avait fermé les yeux pour mieux oublier ou apprécier? Elle ne savait plus. L’instant d’une journée...Car après cela elle repartirait. Bien des gens là-haut l’attendait et devait s’inquiéter pour elle mais... Ce moment lui appartenait tout entier.

Elle sentit un doux contacte soyeux contre ses lèvres alors que le comte l’embrassa avec douceur. Il était surprenant pour Sarah de voir cet homme qui jusqu'à présent c’était montré brusque et passionnel, faire preuve de douceur. La suite des évènements brillait au fond du regard du comte et la jeune femme s’avait que même si elle y résistait cela n’aurais été que vain. Remord ou regrets? Peu l’importait ses deux sentiments se ressemblait tant et se méprendre n’était que coutume.

Le moment aurait pus être historique si d’autres personnes avaient assisté à la scène. Un vampire et une tueuse de vampire. Tout deux abaissant leur garde et leur méfiance. Ce moment ne serait pas éternel a coup sur simplement une pause ou un répit. Ayant pitié d’elle-même et de sa faiblesse Sarah tenta de se soustraire a ce qui ce passait croyant encore a un simple songe. La bibliothèque contre son dos et les baisser devenant plus avide du comte l’empêchait de réagir comme elle l’aurait souhaité. Avait-il conscience qu’elle pouvait le tuer? Ou inverse qu’elle risquait d’être tuer? Méfiance et corruption, l’atmosphère n’en devenait que plus lourde.

D’un geste brusque la chasseuse repoussa le comte le faisant tomber au sol par la même occasion. Entraîner par la chute de Jirômaru, Sarah se retrouva dessus lui de dominant de sa hauteur.

-Vous devriez vraiment aller dormir...

L’empêchant de répondre la jeune femme se pencha de nouveau pour l’embrasser avec douceur et passion laissant ses longs doigts caresser les joues blanches et froides du vampire tentant de lui donner un peu de chaleur humaine.

Viendra un jours ou elle devra de nouveau affronter le Comte Keì et les souvenirs de ces moments ne serait point en sa faveur...Mais ce jours encore lointain aura sans doute une issus...


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Comte Keï
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 17 Avr - 21:03

Le Comte aimait parfois autant la tendresse que la violence. Jusqu'ici, il avait été indulgent et joueur avec Sarah. Jusqu'ici il avait fait passer avant ses divers penchants de tortionnaire son attitude romantique et mystérieuse. Mais lorsqu'il sentit la jeune femme brusquement lui échapper et qu'il se sentit tomber, il sourit: elle venait de choisir à sa place le comportement qu'il devait avoir avec elle.
Il la laissa donc l'emporter dans sa chute et il toléra sa domination quelques minutes le temps de lui sourire toutes canines dehors et de lui dire ces quelques mots en caressant ses cheveux:


- Je vois que tu es toujours décidée à me résister...Comment dois-je le prendre ? Joues-tu avec tes charmes et tentes-tu de me faire languir longtemps pour que le plaisir en soit plus violent lorsque je t'aurais conquise par la force ? Ou bien n'ais-je pour toi aucune qualité assez à ton goût pour racheter à tes yeux l'horreur que constitue ma race?

Brutalement il retourna Sarah sans prendre garde aux étagères ou à la table qui pourraient cogner sa tête. Il la saisit par un poignet et la releva en tirant douloureusement sur son bras. Le Comte rapprocha son visage du sien et gronda avec mépris:

- J'aurais dû te tuer dans le parc...

Sans réaliser que son comportement aux yeux de Sarah allait encore paraître complètement fou et incompréhensible, il accula la chasseuse contre l'étagère en deux pas, sans douceur, et lui saisit le visage avec un regard où la colère se lisait.

- Demain je te relâche mais n'oublies pas que si nos pas se recroisent je n'aurais plus aucune pitié pour ta misérable vie !

Jirômaru lâcha Sarah à qui il devait avoir fait mal et disparu par la porte de la salle du piano. Il traversa la salle en diagonale d'un pas rapide et énervé puis retourna dans sa chambre. Ses yeux tombèrent aussitôt sur le louveteau en boule sur une chaise. Une envie terrible de le tuer et de répandre son sang sur les murs le prit mais il respira et ne se préoccupa plus que de retrouver son fouet qu'il avait laissé discrètement près d'un vase de fleurs. Son arme en main, il retourna dans la chambre où l'attendait Ilsa.
Dans sa fureur, il lui jeta un regard, leva les yeux au plafond exaspéré, et donna un coup de pied dans le cercueil pour l'ouvrir.


- Occupe-toi d'elle si tu n'as rien à faire, sa vue m'insupporte ! Sauf si l'Opéra prend feu, que personne n'ose troubler mon repos ou je fais un carnage !!

Le Comte disparu dans le cercueil et le referma brusquement.
Il avait besoin de sommeil et de calmer ses nerfs. Quelle idée idiote lui était donc venue dans le parc !? Ilsa avait raison: il accordait bien trop d'importance à une simple humaine! Ses plans n'avaient aucunement besoin d'elle. C'était une tueuse de Vampires, la maîtresse d'un loup, une humaine qui possédait des pouvoirs...tant de détails gênants chez elle...Rien qu'un seul d'entre eux aurait suffit à moins intelligent que lui pour lui donner immédiatement la mort !
Le Vampire eu du mal à trouver le sommeil: savoir la jeune femme libre dans son repaire n'était pas fait pour l'aider et s'il n'y avait pas eu Ilsa, certainement qu'il n'aurait jamais pu fermer l'œil. Heureusement, elle était là et saurait que faire dans ce genre de situation.
Au bout d'un moment, Jirômaru s'endormit l'esprit tourné vers Sarah et sa propre folie.


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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Jeu 17 Avr - 22:54

Ilsa ne lisait pas, même si le gros ouvrage était ouvert devant ses yeux, elle était perdue dans ses pensées. Son sommeil avait été réparateur et elle se sentait en pleine forme, physiquement et moralement. Elle n'avait aucune idée de ce qui était en train de se produire en ce moment même dans la bibliothèque du Comte, d'ailleurs cela ne l'interessait guère, il vaquait à ses tâches et elle aux siennes. La Vampire réfléchissait à sa prochaine oeuvre, se serait certainement une peinture, elle avait envie qu'elle soit différente des précédents,... Plus lumineuse. Ses pensées divaguèrent et de l'art elle passa aux humains. Certains avaient un réel talent, c'était ceux là qu'elle admirait, ceux qui créaient en alliant coeur et technique, sans pour autant inventer de choses trop inovatrice, qui gêneraient l'esprit commun. Ceux qui étaient capable de réfreiner leurs envies devant un public, et qui pourtant peigaient toute la beauté du monde dans des formes inconnues et tenaient cela caché, au fond de leurs ateleirs. Ilsa sourit, elle avait eût la chance de voir des artistes accepter de lui montrer leurs toiles méconnues. Elle avait été frappé par tant de génie,...

Des pas se firent entendre par dela la porte, qui s'ouvrit à la volée. La Vampire leva les yeux vers l'arrivant, qui semblait énervé et qui disparut dans le cercueil sans attendre. Elle n'avait pas prit la peine de répondre et farma le livre, en prenant son temps, elle le remit à sa place et se dit que le Comte ne lui avait pas dit où se trouvait la jeune demoiselle. Avec un dernier regard vers le lit de Jirômaru, Ilsa ferma la porte. Personne ne viendrat l'embêter, trop de monde le craignait pour troubler son sommeil. Elle ne vit personne dans la chambre, mais une porte était ouverte, la Vampire y mena ses pas, puis vers la bibliothèque, où elle trouva la chasseuse.
Elle s'approcha d'elle, sans cacher les bruits de pas, et s'arrêta à une distance respectable.


- Je vois que vous l'avez mit en rogne, dit elle évasivement. Enfin, cela ne m'interresse pas, il m'a juste demandé de garder un oeil sur vous, alors autant que cela se passe bien.

Ilsa s'était exprimée d'un ton plutôt amical et elle se voulait franche, car les relations difficiles ne lui plaisaient pas. Elle s'adossa à la bibliothèque et regarda quelques feuilles qui étaient sur le bureau.

- Vous vous interessez à Shakespare? Demanda elle pour combler le vide.

Elle s'en souciait guère, mais d'une autre manière, rester à se regarder du coin de l'oeil ne lui plaisait pas. Elle préférait la conversation au silence trop encombrant.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Ven 18 Avr - 4:41

Sarah resta silencieux quelque instant avant de se lever en vitesse. La douleur à sa tête avait encore augmenté d’un cran. Et après cela c’était les vampires qui osaient dire que les humains étaient incompréhensibles. Le comte était en colère? Soit, Sarah l’était tout autant. Elle traversa dans la salle de piano au moment ou le comte entrait dans la chambre où reposait Ilsa. Ignorant les paroles qu’elle entendait elle siffla de manière sur aigue avec l’aide de ses doigts. Le son se répercuta dans les corridors faisant crier les chauves-souris qui y avaient trouvé refuge. Mais plus important encore. Le cri fit réagir le petit louveteau couché comme si une aiguille l’avait piqué. Il sauta en bas de la chaise passant rapidement la porte allant rejoindre Sarah.

Prenant son épée au passage la chasseuse eu un geste tout aussi incompréhensible que le comportement du comte. Sur la table se tenait une petite coupe de vin que le comte lui avait fait apporter. La vidant d’un trait, Sarah sortit son poignard avant de se couper l’intérieur du poignet droit. L’adrénaline diminuant la douleur, la chasseuse sera le poing faisant couler le sang dans la coupe plus rapidement. Au bout de quelque instant la coupe fut remplie au ¾. Le liquide rouge brillait à la lueur des chandelles qui éclairait la pièce. Léchant le sang qui coulait encore le long de son poignet la jeune femme fit apparaître une petite sphère de feu qu’elle appliqua sur son poignet brûlant ainsi la plaie et assurant que le sang cesserait de couler.

La colère noire de la jeune femme diminua légèrement lorsqu’elle vit la rose qu’elle tenait toujours à la main. Hybride, mélanger entre deux couleurs qui n’allait pas du tout ensemble elle était cependant d’une beauté particulière. Ne pouvant se résigner a la détruire elle la laissa a coter de la coupe remplie d’un liquide très rares et très particulier. En effet une légende chez les vampires vantait le sang d’un hunter disant que le goût en était exquis.

Sarah revint vers la bibliothèque le louveteau sur ses pas. Elle venait à peine d’entré que la dénommée Ilsa vint la rejoindre. L’aire encore ensommeiller mais pleinement présente elle s’adossa à une étagère. Nullement incommoder par cela Sarah balaya l’aire d’un revers de main comme pour en chasser la discussion.

-Et bien alors suivez moi parce que je ne compte pas rester ici.

Terminant sa phrase la jeune femme ressortie par l’autre porte. Elle n’en voulait pas particulièrement à Ilsa. A vrais dire elle s’en voulait a elle-même mais il était assez dur de se varger sur soit même. Traversant la grande pièce sans se soucier de se qui l’entourait Sarah passa la seconde porte de la même manière brusque. Arriver au centre de celle si elle tourna a droite passant une deuxième porte.

Elle se trouvait désormais dans une vaste salle éclairer par des torches chandelles accrocher au mur. Derrière elle se trouvais une porte imposante en chêne que la chasseuse reconnue aussitôt. C’était celle que Jirômaru avait verrouillée à double tour. La porte de sa chambre. Donc elle devait aller de l’autre coter.

-Spencer...

Tournant la tête les yeux de Sarah furent accrochés au regard verdoyant d’un vampire qu’elle n’avait pas vue du tout. Le louveteau grogna les poils dresser sur l’échine. Le jeune homme avait des cheveux blonds en bataille et un sourire pâle sur le visage dévoilant ainsi ses canines. Ce sal vampire plus avare d’argent que de sang...Il n’était pas bien dangereux et Sarah le connaissait de façons assez coutumière. Il était une sorte de taupe. Lui donnant surtout des noms de vampires désagréable à faire disparaître. Avec un soupçon de dégoût elle laissa un nom franchir ses lèvres.

-Asman...

L’interpeller élargis son sourire au son de son prénom. Voir la jeune femme habiller d’une robe au lieu de son éternel habits de chasse...Il y avait de quoi s’en régaler les yeux...Peut-être était-ce là la raison pour laquelle le comte l’avait fait venir ici...De sa voix traînante et douceâtre il s’approcha de Sarah les mains derrière le dos.

-Tu es en retard...Je t’attendais beaucoup plus tôt...
-Un contre temps...

La mine sombre Sarah ne bougea pas d’un pouce lorsqu'elle sentit la voix du jeune homme de nouveau près de son oreille.

-Dit moi...Ton retard...Serait il du au fait que tu soit tomber sous le charme du Comte? Il appuya au niveau du cœur de la jeune femme. Il aurait trouvé ton petit point faible?

Le repoussant brusquement la chasseuse du user de toute sa patience pour ne pas frapper le vampire. Elle l’avait laisser en vie une fois elle ne se rendrerais peut-être pas a la deuxième. Sentant la présence d’une autre personne elle n’eu même pas a se retourner pour comprendre que Ilsa était entré dans la pièce seulement Asman ne semblait pas l’avoir remarquer car sur le même ton moqueur il poursuivit.

-Ton père est d’une humeur hautement désagréable aie-je ouie dire... De plus... Imagine qu’il sache se que tu fait de tes nuits...Ou encore que ceux que tu chasse apprenne qui tu est de jours...

Le jeu de mot exaspéra encore plus Sarah qui leva les yeux au ciel. Elle allait couper Asman dans son élan lorsqu’il toucha une corde sensible de ses nerfs.

-Après tout sa ne serait qu’une mort de plus sur ta conscience Sarah...Tu en as déjà deux... Comment a tu pus les tuer... Une questions qui ma toujours pleinement intéresser ta vrais raison pour laquelle tu nous chasse hum? Tu.

Il coupa sa phrase net lorsqu'il vit Ilsa. Une expression de terreur traversa ses yeux puis il repris un sourire qui sonnait faux.

-Miss Bennet quelle joie de vous voir...

Encore immobile le regard fixe et perdu comme une statue de marbre Sarah n’avait pas bougé. Elle demeurait silencieuse ce qui était des plus anormal. A pareille moquerie elle aurait tué cet énergumène mais brusquement c’était comme si elle ignorait comment réagir. Ses yeux bleu prenait de légère teinte oranger tandis que d’imperceptible petit mouvement circulaire ce créait autour de son corps faisant reculer le louveteau.


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Ilsa Bennet
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Ven 18 Avr - 13:43

Alors comme ça, la petite humaine prenait les choses en mains? Pourquoi pas, ce serait bien plus distrayant que de rester dans la bibliothèque en attendant le soir, pour qu'enfin elle reprenne sa liberté. Ilsa vit alors que son animal de compagnie était de nouveau ici, elle lui lança un regard noir, une loup n'avait rien à faire ici, l'animal saurait peut-être retrouver l'entrée de l'Opéra et les trahir tous. Il valait certainement mieux qu'elle se charge de lui tout de suite, mais il devait bien y avoir une raison pour que Jirômaru ne l'ait pas encore éliminé. Au pire des cas, il lui serait possible de s'en charger un peu plus tard.
Ilsa regarda la chasseuse quitter la bibliothèque et la suivit, de loin. De toute façon, elle ne pouvait s'échapper d'ici, mais que pouvait-elle mijoter? Elle semblait avoir une idée en tête. Les deux femmes passèrent plusieurs portes, puis se retrouvèrent dans une pièce éclairée de torches. La Vampire était restée à l'entrée, discrète comme une ombre, quand elle avait entendue une voix masculine s'adresser à la jeune Sarah. C'était un Vampire, aucun doute à cela, blond, nommé apparament Asman. A son grand étonnement, la chasseuse semblait le connaître, depuis un certain temps même. Ilsa se permit un sourire. Elle n'aimait pas sa compagnie. La Vampire les écouta parler, sans avoir aucun problème pour les entendre, son ouïe était fine depuis sa transformation. Avaient-ils au moins remarqués sa présence? Peut-être, mais rien ne semblait l'affirmer.

"Une mort de plus sur la conscience", avait-il dit, comme c'était interessant. Ces deux-la ressemblaient à de vieux complices, ce qui ne plût pas trop à Ilsa. Que faisait un Vampire à parler ainsi avec une chasseuse? Etait-il un traître? Elle s'avança dans la pièce, et attira l'attention du cher Asman, qui semblait embarassé de sa présence. Elle se souvint de lui, même si cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu. Ilsa n'aimait pas cet homme, c'était un vénal qui n'avait rien à faire ici. Mais elle n'était pas maîtresse de ces lieux et se moquait bien des pauvres idiots que le Comte avait sous ses ordres.
Elle le regarda, hautaine, sans même lui accorder un sourire.


- Quel mensonge mal dissimulé, tu es un piètre acteur, dit-elle sans cacher son méprit. Fais moi le plaisir de te retirer de ma vue, je n'ai aucune envie de t'avoir dans mes pattes.

Alors qu'il la vouvoyait, elle le traitait comme un vulgaire laquais. Elle attendit qu'il se retire, puis s'approcha de Sarah, qui semblait être ailleurs. Ilsa s'apperçut que son regard avait changé, ses yeux étaient différents et même son loup semblait effrayé. D'étranges mouvements tournoyaient autour de son corps. Cette sorcière était dangereuse, elle ne savait même pas retenir ses émotions, qui influaient directement sur ses pouvoirs.

- Mais vous allez vous calmer? Dit Ilsa sèchement. Ce n'est pas la peine de s'énerver pour un idiot dans son genre.

Mais elle se doutait bien que la jeune femme avait autre chose, il semblait que les paroles du Vampire l'avaient touchées. Alors comme ça, la chasseuse avait des morts sur la consciences et cela la gênait. Ilsa garda précieusement cette information dans sa mémoire et attendit que Sarah se calme.
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Sarah Spencer
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MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Sam 19 Avr - 2:33

Asman c’était reculer de quelque pas le dos toujours voûter en une petite courbette ridicule. Son plan avait plus ou moins fonctionné. La chasseuse dans un état second perdait tranquillement la maîtrise d’elle-même. Bientôt elle s’attaquerait à Ilsa et avec un peu de chance au Comte Keî lui-même.

Sarah les yeux dans le vide restait immobile comme une statue de marbre. Ignorant la réplique sèche de Ilsa pendant quelque seconde ses iris se figèrent prenant la forme d’une flamme.

-Vous croyez?...

Terminant sa phrase un épais brouillard apparut tournant sur lui-même. Le temps semblant suspendue dans la salle les flammes les torches vacillèrent menaçant de s’éteindre. Un loup grisâtre se forma devant Ilsa. Les yeux noirs comme l’encre et la taille anormalement grande il sauta droit devant lui. L’animal passa au travers de la vampire comme si elle n’avait jamais existé. Il avait un but précis car quelques secondes plus tard un cri de douleur remplie la pièce se répercutant vers les hauts plafonds dérangent les chauves-souris qui dormaient. Le brouillard disparut laissant apparaître un corps ensanglanter au sol. Le visage largement mutilé Asman semblait sans connaissance.

Se souciant peu de la mise en garde de Jirômaru Sarah s’approcha du corps tirant son épée. La lame lacéra profondément la joue du vampire faisant encore plus couler le sang sur son visage blanchâtre.

-Nous voilà égale...

Puis sans un avertissement elle enfonça l’épée au niveau du cœur d’Asman. Il eu un bruit de grésillement et en quelque secondes il ne restait plus qu’un petit tas de cendre. Remettant l’arme dans son fourreau la chasseuse se tourna vers Ilsa qui n’avait pas bougée. Le regard toujours aussi froid et sombre il y avait désormais une lueur machiavélique dans le fond des yeux de Sarah. Étrangement ressemblant a celui du comte. Faisant quelque pas dans sa direction la jeune femme s’arrêta devant Ilsa pointant un doigt dont le bout tenait une flamme noire. La chasseuse ouvrit la bouche comme si elle allait parler mais la referma soufflant sur simplement sur la flamme qui disparut. Elle tourna les talons parcourant quelque pas dans la pièce redevenue normal.

-Et bien...Ne soyez pas aussi muette... Vous avec une question alors posez la...

Le ton et l’humeur de la chasseuse étaient glacialement menaçants. Le louveteau lui toujours invisible ayant disparut dès l’apparition du brouillard ne semblait pas près de réapparaître. L’atmosphère de la salle encore lourde d’électricité empêchait Sarah de se calmer convenablement.


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Ilsa Bennet
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Date d'inscription : 05/04/2008
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Classe sociale : Noble
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Age (apparence) : 25 ans
Secte : Indépendant
Clan : Toréador
MessageSujet: Re: Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41] Lun 21 Avr - 20:53

Ilsa vit que la chasseuse devenait dangereuse, voir incontrôlable. D’ailleurs elle lui répondit sur un ton qui lui déplût grandement, mais la vampire s’abstint de rétorquer, cette petit trainée n’en valait pas la peine, tout comme Asman qui tardait à partir. Soudain, une brume épaisse emplit la pièce, sans pour autant éteindre les torches, la seule source de lumière qui pouvait encore permettre à Sarah de voir dans ces sous-sols. Dans ce brouillard, un loup se forma et traversa Ilsa sans lui faire le moindre mal, comme s’il n’existait pas, cependant quand elle se fut retournée, la vampire put contempler à travers ce mur opaque, que Asman gisait sur le sol, dans une mauvaise posture. Ne se souciant pas de lui, elle foudroya la jeune femme du regard. Cette demoiselle est dangereuse, elle s’attaque à tout ce qu’il passe, à croire qu’elle n’a pas toute sa tête.
La Vampire n’eût pas le temps de l’arrêter avant qu’elle ne transforme l’un de sa race en poussière, mais se soucia peu qu’elle range son épée et qu’elle s’approche d’elle en pointant une vulgaire flamme sur elle. Quelle impolitesse ! Ilsa était au comble de l’exaspération.


- Je suis loin d’être muette, répondit Ilsa bien loin d’être impressionnée par la chasseuse, et vous vous êtes mal placées pour faire la fière.

En effet, plusieurs Vampires venaient d’apparaître dans la pièce, car ils avaient senti que l’un des leur avait succombé. Ils étaient prêts à tuer la jeune femme si la plus vieille d’entre eux le leur demandait, mais celle-ci n’en fit rien, le Comte serait en rogne après ce qu’il venait de se produire, alors autant ne pas empirer les choses en achevant sa si jolie proie.
Ilsa disparut du regard de Sarah avant qu’elle n’eût pu le voir et posa la main sur le fourreau de l’épée, qui contrairement à celle qu’elle protégeait, n’était pas fait d’argent. Le fourreau se souda à la garde de l’épée, ainsi, Sarah ne pourrait plus la dégainer, d’un geste brusque, la Vampire prit possession de l’arme maléfique et la jeta avec force contre le mur. Toute cette scène s’était produite en à peine un instant, sans que la pauvre petite chasseuse n’ait pu agir. Mais Ilsa était consciente que la demoiselle avait encore des pouvoirs, qui n’étaient tout de même pas capable de tuer un Vampire.
En colère, elle se remit devant Sarah et la gifla du dos de la main, avec une telle force que la gamine recula.


- Garce! Tu vas payer pour cet affront. N’espère plus de clémence ! Cracha-elle à sa figure.

Se doutant que la jeune demoiselle ne se laisserait pas ainsi marcher sur les pieds, elle l’empoigna par le cou et lui approcha le visage du sien, ne lui laissant que la pointe des pieds sur le sol.


- Trouvez son satané loup et mettez-le dans une cage, dit Ilsa à l’intention des Vampires.

Deux d’entre eux se mirent à la recherche de la petite bête et ne tardèrent à la trouver. Ces créatures ont une odeur particulièrement détestable que les Vampires n’ont aucun mal à détecter. Pendant qu’ils s’occupaient de l’animal, Ilsa elle, prenait grand soin de Sarah. D’un geste aussi brusque que violent, elle plaqua la chasseuse au sol et posa sa main libre sur les pierres. Quelques unes changèrent de forme et vinrent emprisonner les mains et les pieds de la petite tueuse. Ainsi, elle ne pourrait plus bouger, même si elle le voulait, si elle faisait sortir des flammes de ses doigts, elle se transformerait les mains en cendres avant même d’avoir pu se libérer de la pierre.
Ilsa se releva, le regard braqué dans les yeux de la chasseuse, pleine de haine et de colère. Le Comte avait été fou de l’amener ici. Elle n’avait rien à faire avec eux, ce n’était qu’une pauvre créature atteinte, folle. Une sorcière qu’il vaudrait mieux brûler que relâcher. Mais après tout, ce n’était pas à elle d’en décider. Tout ce qui importait pour le moment, c’était que Jirômaru se réveille, il devait avoir sentit qu’une chose n’allait pas. La vampire, même si elle redoutait son courroux, espérait qu’il se décide vite à venir.


- Tente une seule chose et tu t’en voudras jusqu’à la fin de tes jours !

Une réelle agressivité perçait dans la voix de Ilsa, son contrôle d'elle même était pourtant parfait et dans cette soudaine domination de cette saleté d'humaine qu'avait ramené le Comte, elle se sentait revivre. Toute sa vie n'était qu'un théâtre et son nouveau rôle lui plaisait.
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Satin et roses blanches [Sarah, Comte, Ilsa] [12/09/41]

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